Nozomanu Fushi no Boukensha – Tome 7 – Chapitre 6 – Partie 2

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Chapitre 6 : Puchi Suri

Partie 2

Je m’entraînais à nouveau dans la forêt avec Capitan pour améliorer mes capacités spirituelles quand j’avais soudain eu mal à la tête. Les maux de tête occasionnels n’étaient pas inhabituels, et c’était un entraînement assez brutal, alors peut-être que c’était tout à fait normal. Mais je n’avais pas ressenti une telle douleur humaine depuis que j’étais devenu un mort-vivant. Mes maux d’épaule, de dos, de muscles et de dents avaient tous disparu, il me semblait donc impossible d’avoir un mal de tête maintenant. Il devait y avoir une raison à cela.

« Qu’est-ce qui ne va pas ? » demanda Capitan. Même lui pensait que quelque chose était étrange.

Une fois la douleur passée, j’avais senti que j’étais connecté à quelque chose, comme si quelque chose d’inhumain m’appelait. J’avais alors deviné la cause du mal de tête. « Quelque chose est probablement arrivé à mon familier. J’ai eu un petit mal de tête, » avais-je répondu.

« Ton familier ? Celui qui rassemble des informations à Maalt ? Mais les familiers peuvent-ils communiquer avec leurs maîtres à une si grande distance ? Un dompteur de monstres que je connais me disait que ce n’est pas si pratique, » déclara Capitan.

C’était probablement le cas des monstres d’un dompteur de monstres. La façon dont ils apprivoisaient les monstres était très secrète, mais il était facile de supposer que ce n’était pas comme ce que je faisais. Les effets de leur apprivoisement devaient également être différents. Si un dompteur de monstres le voulait, il pouvait refuser de laisser son familier prendre tout mana ou esprit. Je pouvais essayer de faire la même chose si je mettais une limite à mon énergie, mais Edel prenait ce dont il avait besoin quand il en avait besoin. Cela pouvait me fatiguer un peu, mais ça ne valait pas la peine de l’arrêter. Parfois, je me demandais qui était vraiment le maître et qui était le serviteur, mais je plaisantais surtout.

Je ne savais pas que Capitan connaissait un dompteur de monstres. Il avait un nombre incroyable de relations. Mais il n’y avait pas besoin de demander ça maintenant.

« La façon dont cela fonctionne pour moi est complètement différente de celle d’un dompteur de monstres ordinaire, » avais-je répondu. « Nous sommes connectés d’une manière différente. Mais la plupart du temps, il ne peut pas entrer en contact avec moi à cette distance. Si nous sommes peut-être à une ville de distance, il peut à peine arriver à me dire quelque chose. »

« Alors peut-être que tu imagines juste des choses, » déclara-t-il.

C’était possible, mais je savais que je ressentais quelque chose. Quelque chose qui était connecté à moi avait perdu conscience. Je doutais qu’il soit mort, mais je ne pouvais pas en être sûr. En tout cas, je voulais vérifier s’il est en sécurité. Même si j’avais tendance à me plaindre de lui, il était toujours mon précieux familier. C’est peut-être un hasard, mais nous étions liés l’un à l’autre. Cela ne me dérangeait pas s’il voulait arrêter de me servir, mais je ne voulais pas que ce soit ainsi que nous nous séparions.

« Je ne l’imagine pas, » avais-je dit. « Mais je ne saurai pas ce qui est arrivé à Edel sans aller à Maalt. »

« Je vois, donc vas-tu rentrer chez toi maintenant ? » demanda-t-il.

« Oui. Mais il faudra au plus tôt cinq jours de transport. Je dois me préparer tout de suite, » répondis-je.

Je détestais mettre fin à notre formation prématurément, mais c’était sérieux. Si je prenais trop de temps avant de rentrer chez moi et que je découvrais qu’Edel était déjà mort à ce moment-là, il ne pourrait probablement pas reposer en paix.

« Il y a un moyen de rentrer à la maison en une demi-journée, tu sais, » dit Capitan alors que je me préparais à retourner au village.

« Un cercle de téléportation ? » avais-je demandé. S’il y en avait un qui menait à Maalt, je pourrais probablement y retourner en un instant.

Mais Capitan avait secoué la tête et avait dit. « Non, il y a un autre moyen. »

« Un autre moyen ? » demandai-je.

« Le mieux est de retourner au village pour l’instant afin que nous puissions en parler. Tu es pressé, non ? » demanda Capitan en partant. Je l’avais suivi frénétiquement.

S’il y avait un moyen plus rapide, alors je voulais absolument l’utiliser. J’étais inquiet pour Edel.

 

◆◇◆◇◆

« Quoi ? Quelque chose est arrivé à Edel ? » demanda Lorraine avec surprise.

La première chose que nous avions faite en arrivant au village avait été de nous rendre à la maison du maire, où Gharb enseignait à Lorraine. Contrairement à nous, elles ne s’entraînaient pas dans la forêt. Toute la magie était partie de la théorie, et cette théorie s’apprenait mieux dans une salle de classe. Alize et moi avions appris les bases de Lorraine de la même manière. Même avec une magie plus avancée, les bases étaient probablement restées les mêmes.

« Oui, je ne sais pas exactement ce qui s’est passé, mais il y a à tous les coups quelque chose d’anormal, » avais-je dit. « Cela ne s’est jamais produit auparavant. »

« Et s’il ne faisait que dormir ? » avait suggéré Lorraine.

Si c’est le cas, cela pourrait techniquement expliquer pourquoi je ne le sentais pas du tout, mais j’avais secoué la tête. « Non, s’il avait juste dormi, je n’aurais pas eu mal à la tête. De toute façon, il ne semble pas avoir besoin de beaucoup de sommeil depuis qu’il est devenu mon serviteur, mais il dort environ deux heures par jour par habitude. Quand il dort, c’est comme si mon lien avec lui se calmait, mais cette fois-ci, c’est plutôt comme si le lien avait été rompu par la force. »

Je n’avais pas pu bien l’expliquer. Peu d’humains auraient un jour à connaître cette expérience. Peut-être qu’un dompteur de monstres le pourrait, mais je ne connaissais aucun dompteur de monstres.

Lorraine avait fait un signe de tête et avait dit. « Dans ce cas, nous devrons rapidement retourner à Maalt. Notre ami est en danger. »

Je pensais qu’elle ne traitait Edel que comme un animal de compagnie, mais apparemment il était assez important pour elle. Je ressentais la même chose, alors j’étais assez content qu’elle ait accepté.

« Oui, » répondis-je d’un signe de tête.

« Mais il faut cinq jours pour y arriver. Si seulement il y avait un cercle de téléportation qui mène à Maalt, mais nous ne savons pas encore s’il y en a un. » Lorraine avait immédiatement pensé à la façon dont nous pourrions nous y rendre.

« Eh bien, il y a un moyen, » lui répondit Capitan.

 

◆◇◆◇◆

« Comment cela pourrait-il se faire ? » demanda Lorraine, qui avait penché sa tête.

Capitan avait détourné son regard d’elle et avait regardé vers mon père adoptif, le maire, Ingo Faina. « Peux-tu t’occuper de ça ? » demanda-t-il.

Je ne pouvais pas imaginer comment Ingo pourrait aider. C’était peut-être méchant de ma part de penser à cela, mais rien ne m’était venu à l’esprit. Il avait un certain pouvoir au sein du village grâce à son rôle de maire, mais je ne savais pas ce qu’il pouvait faire d’autre.

Ingo semblait voir ce que je pensais de la façon dont je le regardais. « Rentt, j’ai hérité de l’histoire de ce village tout comme Capitan et Gharb, » dit-il, déçu que je doute de lui.

Il semblait un peu triste que son fils ne dépende pas de lui. Je m’étais senti un peu mal à ce sujet. Ce n’était pas que je ne le respectais pas, mais je ne pensais pas qu’il pouvait faire quoi que ce soit pour aider dans cette situation.

Au fait, Ingo, Capitan, Lorraine, Gharb et moi étions les seuls ici. Gilda était en train de bavarder avec les autres femmes du village, tandis que Riri et Fahri s’entraînaient pour devenir chasseurs ou femmes médecins. Capitan et Gharb étaient censés leur enseigner, mais les subordonnés de Capitan l’avaient remplacé, et il y avait du travail de préparation à faire pour la formation de guérisseuse qui pouvait être assurée en solo. Cela signifiait que tout le monde ici connaissait déjà le secret du village, donc nous pouvions en parler librement.

« Tu es censé être le roi, n’est-ce pas ? Mais cela ne signifie pas nécessairement que tu as hérité de capacités spéciales comme celles de Capitan et de Gharb, » avais-je dit.

Gharb et Capitan tenaient les rôles de magicien en chef et de capitaine des chevaliers, des postes qui s’accompagnaient naturellement de quelques compétences en magie ou en combat. Mais je ne savais pas quelles compétences similaires seraient transmises de roi en roi. Je soupçonnais qu’on lui enseignait des connaissances et l’histoire au-delà de ce que les autres rôles recevaient, mais c’était à peu près tout.

Cependant, Ingo avait déclaré. « C’est vrai que je ne peux pas utiliser l’esprit ou la magie comme Capitan ou Gharb le peuvent. Mais j’ai une compétence particulière. On dirait que tu veux retourner à Maalt dès que possible. Si c’est le cas, alors mes compétences peuvent t’aider. »

« De quoi s’agit-il donc ? » avais-je demandé.

« Tu verras. Bref, es-tu prêt à partir ? » demanda-t-il.

« On peut déjà aller à Maalt ? » demandai-je.

« Oui. Vous êtes pressé, n’est-ce pas ? Essayez juste de ne rien laisser derrière vous, » nous déclara-t-il.

 

◆◇◆◇◆

« Est-ce vraiment le bon endroit ? » avais-je demandé en marchant dans la forêt.

« Oui, sans aucun doute, » répondit Ingo.

« Mais il n’y a rien ici. » Nous étions assez loin des ruines qui avaient les cercles de téléportation, et je n’avais aucune idée de l’endroit où nous allions.

Lorraine marchait à côté de moi, et elle avait l’air confuse elle aussi. « C’est ton père. Nous devons lui faire confiance, » dit-elle.

Je ne voyais pas pourquoi Ingo nous mentirait de toute façon. Mais même ainsi, je ne pouvais pas prévoir ce qui allait se passer ensuite, et cela me mettait mal à l’aise. Quoi qu’il en soit, tout ce que nous pouvions faire était de le suivre tranquillement.

« D’accord, ce devrait être un bon endroit, » déclara Ingo lorsque nous nous étions soudainement arrêtés. Nous étions dans la forêt au nord, mais c’était une zone spacieuse avec peu d’arbres. Il y avait quelques zones de ce type dans la forêt, donc ce n’était pas extraordinaire, mais je ne savais pas ce que nous pouvions bien faire ici. Mais alors Ingo avait mis ses doigts dans sa bouche et avait sifflé.

« Que fait-il ? » avais-je demandé à Lorraine.

« J’ai pensé que c’était peut-être le cas, mais je ne pensais pas que c’était possible, » avait-elle dit comme si elle savait ce qui se passait.

J’avais regardé autour de moi pour essayer de trouver ce que c’était. Soudain, une rafale m’avait frappé de là-haut.

« Que se passe-t-il ? » avais-je dit et j’avais levé les yeux. « Un dragon ? » Une créature avec de grandes ailes était descendue vers nous.

« Non, c’est un démidragon, un peu comme les tarasques. C’est un lindblum, le demidragon de la comète, » avait fait remarquer Lorraine.

Les lindblums, comme l’avait expliqué Lorraine, étaient une espèce de demidragon. Mais il ne fallait pas les sous-estimer. Ils étaient aussi difficiles à abattre qu’une tarasque et il valait mieux les laisser aux aventuriers de la classe or ou platine.

Je ne savais pas pourquoi un tel monstre était ici, mais Ingo me l’avait expliqué. « En tant que roi, j’ai hérité de la capacité d’apprivoiser les lindblums, parmi d’autres monstres normalement impossibles à apprivoiser. Je soupçonne que le but de cette capacité était de permettre au roi de s’enfuir si le pire devait arriver, mais je regrette que cette capacité soit beaucoup moins vaillante que celle de Gharb ou de Capitan. »

« Tu es donc un dompteur de monstres ? » avais-je demandé.

« En termes modernes, oui, » répondit-il.

Capitan avait mentionné qu’il connaissait un dompteur de monstres, donc il parlait probablement d’Ingo. S’il était aussi proche d’un dompteur de monstres, il aurait probablement entendu parler d’eux. Mais je n’avais jamais entendu parler de quelqu’un qui apprivoise un puissant demidragon comme un lindblum. Cela ne semblait pas possible.

« On dit que les humains ne peuvent pas entraîner quelque chose de plus grand qu’une petite wyverne, mais il semble que ce ne soit pas le cas, » déclara Lorraine, en regardant Ingo et le lindblum.

Après l’atterrissage du lindblum, Ingo avait commencé à le caresser sur le nez. En retour, le lindblum avait mis son nez contre Ingo avec joie, ce qui nous avait donné l’impression d’être complètement loyal.

« Mais avec cela, nous pouvons certainement retourner à Maalt en une demi-journée, » poursuit Lorraine. « Ce qui prendrait cinq jours en calèche ne prendra pas de temps si nous pouvons prendre les airs. La vitesse de vol d’un lindblum est même comparée à celle d’une comète ou d’un éclair. »

Si nous pouvions monter le lindblum, alors c’était probablement vrai. La seule question était de savoir si nous pouvions le chevaucher.

« Papa, ça veut dire que ça va nous amener à Maalt ? » avais-je demandé.

« Oui, il fera tout ce que je dis. Êtes-vous prêt ? » demanda-t-il en retour. Nous avions hoché la tête.

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2 commentaires :

  1. Merci pour le chapitre

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