Nozomanu Fushi no Boukensha – Tome 4 – Chapitre 2 – Partie 1

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Chapitre 2 : Matériel pour l’arme de ma disciple

Partie 1

Pendant un certain temps après avoir abattu le premier Ent Jyulapus, j’avais continué à en chasser d’autres. Le précédent avait muté à partir d’un bouleau, et j’avais supposé que le bois que j’avais collecté était de bonne qualité. Malgré cela, j’avais voulu rassembler plusieurs autres types de bois d’œuvre.

Bien que les Ents Jyulapus étaient un type de monstre arboricole en général, ils pouvaient muter et se matérialiser à partir d’une variété d’arbres. Selon Lorraine, les différents types de bois présentaient des caractéristiques différentes. Bien que Lorraine ait aussi dit qu’elle n’avait pas un type de bois en tête pour cette demande particulière, j’avais donc décidé d’en rassembler d’autres, pour être sûr. En fin de compte, j’avais ramassé du bois d’œuvre d’Ents à base d’ébène et de sapin, ce qui devrait être suffisant pour mes besoins.

J’avais aussi rencontré un Ent Jyulapus qui était une sorte de vigne. Il s’était brisé quand je l’avais frappé et m’avait aspergé d’un acide très corrosif. Il m’avait aussi jeté des sphères acides, ce qui en fait un ennemi très gênant. Bien sûr, j’étais immunisé contre les poisons de toutes sortes, mais j’avais compris que je pouvais être brûlé par des substances acides. Heureusement, la robe que je portais semblait quelque peu résistante aux acides, et j’avais réussi à éviter l’attaque. Mais même à ce moment-là, je ne voulais vraiment pas tomber sur quelque chose comme ça à nouveau.

En fait, après cette rencontre, j’avais décidé d’arrêter complètement la chasse aux Ents. Si j’étais capable d’utiliser la magie, je lancerais simplement un sort de loin, et ce faisant, je discernerais en toute sécurité entre un arbre Ent et un arbre normal. Cependant, cela m’était impossible à ce moment-ci. J’avais aussi pensé à demander à Edel, éventuellement en le laissant faire. Mais c’était futile à la fin. J’étais là pour le matériel, et Edel ne connaissait que deux sorts : une lame de vent et une boule de feu. L’un abîmerait le bois et l’autre brûlerait toute la zone. Peut-être était-il encore trop difficile pour Edel de contrôler la puissance de ces sorts récemment acquis ? Quoi qu’il en soit, cela ne pourrait être résolu que si je travaillais dur et si j’apprenais la magie dans un avenir proche.

Bien qu’Edel ait été le premier à maîtriser la façon de canaliser et de façonner ce pouvoir, une partie de son action était probablement due à son désir de m’aider. Il y avait beaucoup de monstres qui pouvaient se fondre dans leur environnement, l’Ent Jyulapus n’étant que l’un d’entre eux, et ce serait très gênant si je n’avais aucun moyen de les distinguer en cas de besoin — c’est-à-dire, autre que de les frapper avec un objet quelconque. J’étais peut-être beaucoup de choses, mais je n’étais pas un homme des cavernes.

Si l’on se trouvait dans un endroit comme le Donjon de la Réflexion de la Lune, de tels soucis ne seraient pas justifiés. Mais il n’en va pas de même pour les zones situées au-delà de cet étage. Le progrès était une bonne chose, oui, mais des monstres comme ça étaient inquiétants. J’avais supposé que j’avais juste à m’y mettre à fond.

J’avais continué à marcher, et bientôt la forêt s’était ouverte en une large clairière. Au milieu, il y avait quelque chose qui ne devrait pas exister dans une forêt naturelle et réelle : un escalier qui descendait. L’endroit exact où il avait mené n’était autre que le niveau suivant de ce donjon, le quatrième étage.

Je le savais instinctivement. En y réfléchissant calmement, je m’étais rendu compte que je ne comprenais toujours pas la raison pour laquelle ces donjon avaient été construits. Qui aurait fait un tel endroit, et pour quelle raison ? Était-ce l’œuvre des dieux ? Ou peut-être les fées ? Bien qu’il y ait eu de nombreuses théories, l’existence des donjons n’en demeure pas moins l’un des plus grands mystères du monde.

Je n’avais aucun espoir de résoudre ce mystère. Ce serait quelque chose qui serait laissé à quelqu’un comme… Lorraine, peut-être.

Mon travail était beaucoup plus simple. Tout ce que j’avais à faire était de vaincre des monstres — des monstres comme ceux qui erraient actuellement dans l’escalier.

Alors que j’avais hâte d’explorer le quatrième étage, il me semblait que le donjon n’était pas d’accord avec mon enthousiasme. Rassemblés et flânant autour de l’escalier, il y avait un bon nombre de loups des forêts.

Les loups des forêts, comme leur nom l’indique, étaient des monstres de type loup qui vivaient principalement dans les forêts. Ils habitaient également le troisième étage. Ils étaient faibles individuellement, car ils n’étaient rien de plus que des loups légèrement plus poilus. Mais ils représentaient un danger lorsqu’ils attaquaient en meute. Les monstres eux-mêmes chassaient habituellement en tant que tels, c’était leur nature. Quand plusieurs d’entre eux étaient rassemblés, comme maintenant, certains des loups hurlaient, renforçant par magie d’autres monstres dans les environs. Ils étaient très inquiétants, comme je l’avais mentionné.

Pour empirer les choses, il y avait cinq loups devant moi. Quel tracas !

Mais il fallait les vaincre si je voulais continuer. Après tout, ils bloquaient mon chemin vers l’escalier, et passer à côté d’eux en courant serait tout un défi.

Mais j’avais le choix. Je pourrais simplement rentrer chez moi pour aujourd’hui, et ne pas aller plus loin. Honnêtement, j’avais déjà plus qu’assez de matériel pour créer quelques baguettes : le bois d’Ent Jyulapus pour le manche de la baguette, et des cristaux magiques des soldats orcs morts montés sur le dessus comme médiums.

Étant donné que les soldats orcs étaient des monstres que l’on trouvait couramment aux quatrième et cinquième étages, les matériaux récoltés sur eux étaient suffisants pour la création d’une baguette. Mais ces soldats orcs s’étaient éloignés de leurs étages d’origine et avaient fait diminuer la qualité de leurs cristaux… ce qui avait nourri mon désir de collectionner de meilleurs cristaux magiques. Nous fabriquions des baguettes pour les débutants comme Alize et moi-même, donc des matériaux d’une qualité légèrement inférieure suffiraient. Mais les focalisateurs magiques avaient tendance à exploser s’ils étaient synthétisés à partir de matériaux inférieurs à la normale, et je ne voulais pas qu’Alize utilise quelque chose d’aussi dangereux. À ce titre, j’aurais aimé rassembler d’autres types de cristaux magiques si possible… ce qui m’avait amené ici.

En y pensant un peu plus, je pourrais même utiliser le cristal magique d’un Loup des Forêts. Mais je ne pourrais toujours pas rentrer chez moi, je n’aurais pas encore rassemblé le matériel dont j’avais besoin pour l’arme d’Alize. Et comme j’avais déjà fait tout ce chemin, on pourrait aussi bien revenir avec des butins du quatrième étage. Je serais sûrement en mesure d’y rassembler un certain nombre de matériaux différents.

En tenant compte de tous ces facteurs, j’avais supposé que je n’avais pas d’autre choix que de vaincre les Loups des Forêts devant moi.

J’avais placé une main à ma taille, en tirant ma lame. J’avais canalisé le mana dans mon épée et mon corps, les renforçant tous les deux. Les loups des forêts étaient des monstres qui comptaient sur leur vitesse. Un premier coup solide influencerait sûrement le déroulement de la bataille par la suite.

La première frappe devait faire couler le sang.

J’avais posé un pied au sol, levant mon épée pour une attaque préventive.

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