Nozomanu Fushi no Boukensha – Tome 3 – Chapitre 3 – Partie 7

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Chapitre 3 : Une nouvelle Évolution Existentielle

Partie 7

« Avec cela, nous avons effectué tous les tests applicables en ce qui concerne tes ailes, » annonça Lorraine, avec une expression de grande satisfaction présente sur son visage.

Sur les instructions de Lorraine, j’avais tenté de voler en infusant mes ailes de Divinité. Comme dans mes expériences précédentes, il me semblait que la Divinité et le mana coulaient chacun à travers des structures différentes à l’intérieur de mes ailes, et, heureusement, aucune explosion liée à un accident de l’Art Fusionnel ne s’était produite. Je suppose qu’il y avait suffisamment d’espace dans mes ailes pour éviter un tel accident.

Mes ailes avaient été nouvellement développées avec ma dernière évolution. Mais j’étais profondément reconnaissant qu’elles aient été conçues pour ne pas imploser, exploser ou tout mélange de ces éléments. En échange, les explosions soudaines de puissance destructrice observées lors de mon utilisation des Arts Fusionnels à base de lames ne pouvaient pas être reproduites dans mes ailes. Mais en ce qui me concerne, cela me suffisait amplement d’être capable de voler. Si j’en attendais plus, j’en demanderais un peu trop à mes nouvelles ailes.

« Ah… oui. Il y avait une chose de plus… en quoi est-ce que j’ai évolué ? » avais-je demandé, soudain conscient du fait que Lorraine ne m’avait pas classé dans la catégorie des monstres, comme elle le faisait d’habitude en de telles occasions.

Je sentais que Lorraine avait une idée générale de ce que j’étais devenu, mais je n’avais pas encore insisté sur les détails. Lorraine, pendant ce temps, secoua la tête devant ma question.

« Pour le dire franchement, Rentt, je n’en ai aucune idée, » déclara-t-elle en secouant encore la tête.

« Allons, Lorraine. Tu sembles avoir une idée générale. Tu lisais ce tome sur les vampires quand je me suis réveillé. Tu l’as sûrement fait parce que tu avais une idée de ce que je pouvais être ? » demandai-je.

Bien sûr, Lorraine aurait pu simplement feuilleter le livre en panique, à la recherche de quelque chose qui ressemble à la créature que j’étais devenu. Mais Lorraine n’avait pas l’air pressée pendant qu’elle lisait. Il me semblait plutôt que Lorraine avait déjà une idée générale de ce que j’étais devenu et qu’elle vérifiait juste le tome pour vérifier ses suppositions afin de m’informer au réveil.

Peut-être m’étais-je trompé dans mon raisonnement, quoi qu’il en soit, Lorraine continua son explication.

« Eh bien, je suppose qu’on peut dire ça… Mais tu vois, Rentt… Je ne peux plus en être sûre après avoir vu tes ailes. Les vampires ne sont pas des monstres avec des ailes. Ils sont pour la plupart impossibles à distinguer des humains — ils ont des crocs pour sucer le sang, bien sûr, mais… ah ! Oui, ça. Et ton visage ? Ajuste ton masque pour que je puisse voir, » déclara Lorraine.

J’avais hoché la tête, déplaçant mon masque pour donner à Lorraine un meilleur look. J’avais voulu mentalement que le masque change de forme et j’avais rapidement exposé la partie inférieure de mon visage. Bien que je voulais donner à Lorraine une vue plus complète, c’était une forme stable qui pouvait être maintenue pendant longtemps, et c’était finalement celle que j’avais adoptée.

Avant, mes molaires et mes mâchoires étaient visibles, avec des morceaux de chair séchée et des muscles qui s’accrochaient à ma peau ici et là, Lorraine laissait échapper un petit souffle pendant qu’elle faisait son inspection.

« Oh ! Tu as de la chair maintenant. La même peau douce et lisse que le reste de ton corps… Comme c’est détestable. Mais oui, ta peau est sans doute pâle. Si je dois le dire, tu n’as pas l’air d’être en bonne santé, » déclara Lorraine.

Bien que Lorraine ait fait une telle affirmation, j’avais personnellement trouvé que sa capacité à maintenir un teint relativement lisse tout en vivant un style de vie aussi désordonné et malsain était un exploit plus impressionnant.

Maintenant que j’y pense, Sheila avait récemment déposé une telle plainte. Bien que sa peau ait été quelque peu lisse et belle de son côté, elle avait dépensé beaucoup de temps et d’argent pour son entretien, de sorte que c’était à prévoir.

Lorraine elle-même n’était pas étrangère à de telles pratiques, fabriquant ses propres produits de soins de la peau de haute qualité et d’autres cosmétiques avec ses capacités alchimiques. Ses habitudes quotidiennes et ses choix alimentaires laissaient cependant beaucoup à désirer, de sorte qu’il n’était pas surprenant que ses actions aient tapé sur les nerfs des femmes plus mondaines de Maalt.

« Je n’arrive pas à comprendre le concept d’un mort-vivant en bonne santé, Lorraine…, » déclarai-je.

« Hm. Je suppose que c’est un bon point, Rentt. D’un côté, tu es mort, mais de l’autre, mort-vivant. Vivre dans la mort n’est pas le meilleur état de santé, non… ? Mais assez de sémantique. Tu as des crocs. Incontestablement ceux d’un vampire — du moins, je le pense…, » déclara Lorraine.

Lorraine avait levé les mains vers mes joues et avait rapidement commencé à les manipuler — en les poussant, tirant, pressant — apparemment pour essayer de mieux voir.

« Pas aussi évident que je le pensais, non ? Eh bien… on n’a pas vraiment la chance d’observer les dents de vampires tous les jours, oui… Très intéressant. Cependant, je ne peux pas encore dire avec confiance que tu es un Vampire… Il pourrait s’agir simplement d’une dentition particulièrement tranchante… Hmm…, » déclara Lorraine.

Finalement, libérant mes joues, Lorraine s’approcha de la table, ramassant une fiole de sang avant de revenir.

« Ouvre en grand, Rentt, » déclara Lorraine.

J’avais obéi en ouvrant la bouche. Lorraine avait aussitôt ouvert la bouteille, trempant un petit bâton de bois dans la fiole, et plaça l’instrument souillé de sang dans ma bouche.

« Oh. Hmm. On dirait que tes crocs s’allongent quand tu penses à sucer du sang. Ne serait-il pas facile d’identifier les vampires ? Mais pourquoi ne fait-on pas simplement en sorte que tous les habitants de la ville s’alignent et ouvrent la bouche pour un test… ? Je suppose que c’était une idée stupide. »

Il semblait que Lorraine m’utilisait comme modèle pour trouver un test de détection des vampires à utiliser sur les habitants de Maalt. Mais comme elle l’avait supposé, une telle méthode serait au mieux étrange, car il était impossible de faire participer tous les habitants de la ville. En plus de cela, les vampires vivaient généralement en groupes étroitement liés de multiples individus. Même si on en trouvait un, il en informerait sûrement les autres. Le plus souvent, il était tout simplement plus efficace de convoquer un prêtre ou une prêtresse — un saint habile dans l’identification des monstres, qui passait alors un certain temps à localiser et à éradiquer les monstres en question. La technique de Lorraine avait probablement été utile comme méthode d’identification complémentaire.

« Alors, Rentt. Montre-moi la moitié supérieure de ton visage… Les vampires ont les yeux rouges, après tout, » ordonna Lorraine.

En hochant la tête, j’avais encore une fois modifié la forme de mon masque, exposant cette fois la moitié supérieure de mon visage apparemment rempli de chair.

« Ah, oui, oui. Quelle nostalgie… je veux dire, ton visage. Bien loin de ce qu’il était, avec ces trous vides et ces brins de muscles et de chair exposés. Tu as été très éloigné de tes traits humains à un moment donné…, » déclara Lorraine.

Lorraine avait tendu la main pour me toucher le visage. Ses mains agissaient de manière douce, pas comme la manipulation brutale à laquelle elle avait exposé mes joues il y a quelques instants.

« En te regardant maintenant, j’ai l’impression que je devrais te dire quelque chose en face…, » déclara Lorraine.

J’avais penché la tête vers Lorraine. « Qu’est-ce que c’est ? »

« Qu’est-ce que ça pourrait être d’autre ? » demanda Lorraine.

Bon retour parmi nous, Rentt Faina.

Cela devait sûrement être les mots que Lorraine voulait me dire.

J’avais l’impression que quelque chose m’était vraiment revenu, peut-être un sens renouvelé de l’humanité ? Ou peut-être… J’imaginais juste des choses.

 

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« Eh bien, alors… en ce qui concerne les détails de ta classification en tant que vampire…, » déclara Lorraine.

C’était bien dans le caractère de Lorraine de sauter d’une conversation quelque peu émotive à un froid dialogue scientifique. Bien que je suppose que ce qu’elle allait dire était tout aussi important.

« Alors… qu’en penses-tu, au final ? » demandai-je.

« Eh bien… si je devais deviner, tu es devenu une sorte de Petit Vampire. Une variante, peut-être. Tu es à tous les coups un pas au-dessus d’un Thrall, et quelque chose dans les veines d’un vampire. Cependant, je n’ai pas pu trouver de classement définitif. Tes yeux sont rouges, tu as des crocs qui réagissent à la présence du sang… Tout bien considéré, tu es bien un Vampire, mais je ne suis pas sûre de grand-chose d’autre, » déclara Lorraine.

Une déclaration inhabituellement vague, étant donné sa disposition habituelle.

Peut-être mon mécontentement était-il évident sur mon visage, car Lorraine fronça les sourcils en réponse, continuant sèchement son explication.

« Que veux-tu que je fasse d’autre, Rentt ? Je n’ai jamais entendu parler d’un vampire avec des ailes. Tu attends beaucoup trop d’une érudite des campagnes et des villes frontalières comme moi. De plus… tu es bien trop éloigné de la plupart des monstres. Ton corps est spécial, et tu es… différent. En raison de ta nature unique, tu ne correspondrais à aucune classification préexistante ou variante ou sous-espèce notée. Ce serait l’observation la plus exacte. Tout au plus pourrais-je dire que tu es une existence proche d’un certain type de Petit Vampire, mais encore une fois, c’est tout ce que je peux dire objectivement, » déclara Lorraine.

« Alors, la discussion ne s’arrête-t-elle pas là si tu l’exprimais ainsi, Lorraine ? » demandai-je.

« Exactement. C’est pour ça que j’avais l’intention de ne rien dire, Rentt, » déclara Lorraine.

Lorraine était un peu ennuyée, peut-être s’attendait-elle à ce que je ne dise rien si j’en étais déjà moi-même arrivé à une conclusion similaire. Je suppose que j’étais un peu idiot…

« Je te présente mes excuses, » déclarai-je.

« C’est très bien si tu le comprends. Blague à part, tu as évolué en douceur, n’est-ce pas ? Au moins, il n’y a aucune raison de douter que tu sois en constante évolution et que tu t’améliores. Je me demande, cependant… Que deviendrais-tu à la fin, Rentt ? Je suppose que ce n’est pas quelque chose que je pourrais imaginer. Avoir des ailes étranges qui défient la classification quand on est simplement une variante du Petit Vampire… Vas-tu ensuite faire pousser des cornes, vingt bras, et peut-être cinquante globes oculaires ? Même si c’était le cas, je ne serais pas surprise, » déclara Lorraine.

« Je prie pour que je ne devienne pas comme ça…, » répliquai-je.

Ses paroles avaient provoqué dans mon esprit une image tordue d’un monstre fou qui correspondait à sa description.

L’argument de Lorraine était cependant valable, car il n’y avait pas de précédent pour supposer que je ne deviendrais pas un être étrange et inhumain. Si possible, je voulais simplement rester comme ça — et pour le reste de la journée, mes pensées étaient fixées sur ce sujet.

 

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3 commentaires :

  1. Tiens donc, les vampires de ce monde ne se transforme donc pas en chauve-souris ? 😌

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