Nozomanu Fushi no Boukensha – Tome 2 – Chapitre 1 – Partie 12

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Chapitre 1 : Le Labyrinthe de la Nouvelle Lune

Partie 12

« URRAAAAHHH ! »

Raiz avait réagi, presque instantanément, en fronçant les sourcils lorsqu’une voix forte se fit entendre à ses côtés.

« … Je t’attendais ! PRENDS ÇA ! » Avec une réplique furieuse, Raiz déplaça sa lame, assommant parfaitement son agresseur.

« Comme prévu, il y avait un piège ici aussi…, » déclara Laura, avec un regard exaspéré présent sur son visage.

Je ne pouvais pas lui en vouloir puisque nous étions à l’entrée du Donjon de la Nouvelle Lune. En surmontant diverses autres épreuves et tribulations, nous avions finalement réussi à revenir à ce point.

Mais immédiatement après que nous étions sortis au grand jour, un autre des hommes de main de la guilde était sur nous, et Raiz avait réagi en conséquence. Un autre piège de la guilde, bien sûr.

« Ça ne s’arrête pas tant qu’on n’a pas communiqué nos résultats à la guilde, n’est-ce pas ? » demanda Raiz.

Toute cette expérience s’était révélée extrêmement instructive pour Raiz : il n’hésitait plus et ne déplorait plus les réalités de sa situation. Cependant, il en avait assez des tours de passe-passe de la guilde, cela s’écrivait clairement sur son visage.

Comme prévu, nous avions rencontré beaucoup d’autres événements similaires sur le chemin du retour à Maalt. Après avoir vu d’innombrables pièges et survécu à de multiples embuscades jusque-là, le sourire de l’employé de la guilde avait scellé le changement chez Raiz. Plus que jamais, il avait compris ce qu’il fallait faire et le fait que ce n’était pas bon pour lui de faire trop confiance aux autres à partir de maintenant.

« … Mais… n’avons-nous pas atteint la fin ? Tout est fini maintenant… n’est-ce pas… ? » demanda Laura, sa voix teintait d’incertitude alors que nous nous tenions devant l’arrêt pour la diligence.

S’ils baissaient leur garde et ne surveillaient pas de près le cocher, il y avait une possibilité qu’ils puissent être transportés ailleurs.

« Impossible… il faut aussi… penser au chariot… non ? » répondis-je.

« Ça veut dire qu’on ne peut pas se détendre tant qu’on n’est pas de retour à Maalt… Non, retour au comptoir d’accueil de la guilde…, » déclara Raiz.

Comme on pouvait s’y attendre, ils étaient raisonnablement exaspérés. Bien que je comprenais ce qu’ils ressentaient, c’était précisément pour cela que le test avait été conçu. Pour évaluer avec précision le potentiel d’une personne, il lui faudrait surmonter de très nombreuses épreuves.

Cela étant dit, je ne pensais pas que la guilde ait d’autres pièges et embuscades à l’affût. Après avoir fait tout ce chemin, les chances que nous échouions étaient proches de zéro.

Mais bien sûr… c’était ce que la guilde voulait qu’on pense. J’avais décidé de ne pas baisser ma garde.

« … Si vous… restez vigilants et prudents… à l’avenir…, alors… vous iriez probablement… bien tous les deux. Alors… Allez-y ainsi, » déclarai-je.

Les deux autres avaient répondu à mes paroles avec des expressions étonnées, apparemment, ils ne s’attendaient pas à des éloges de la part d’une personne comme moi.

« Hé, Rentt nous a félicités ! »

« … C’est un peu embarrassant, » avaient dit Raiz et Laura en riant.

Leur embarras, apparemment contagieux, m’avait poussé à accélérer ma démarche.

◆◇◆◇◆

Après cette interaction, notre groupe avait progressé prudemment, mais sûrement. Finalement, notre retour à Maalt s’était déroulé sans incident. Le cocher, étant le même individu qui nous avait transportés ici, nous avait souri en nous rassurant sur un voyage relativement sans incident après avoir jeté un coup d’œil à mon masque. Comme promis, il nous avait ramenés à Maalt sain et sauf. Alors qu’il y avait des gens qui agissaient de façon suspecte autour de nous à Maalt, nos actions et nos mouvements indiquaient que nous étions suffisamment vigilants. Comprenant cela, les individus en question s’étaient rapidement dispersés, laissant le chemin libre jusqu’à la guilde.

Ces personnes avaient également été embauchées par la guilde. Ils étaient chargés de voler les badges des aventuriers assez stupides pour baisser la garde dès leur retour à Maalt. Contrairement à leurs collègues du donjon, ils étaient simplement chargés de voler, et non d’attaquer à tout va, même la guilde avait un cœur, du moins pour les candidats qui avaient réussi jusque-là.

Peu de temps après, nous avions finalement atteint notre objectif : nous nous tenions maintenant devant la Guilde des Aventuriers.

« … Ce n’était qu’un court laps de temps, mais c’était comme une éternité…, » déclara Raiz, avec une expression et un ton de voix qui convenaient à peine à son âge.

« C’est étrange, non ? Regarder ce bâtiment une fois de plus… J’ai l’impression que ça fait longtemps, » Laura, apparemment d’humeur similaire, avait exactement la même expression que Raiz.

Cependant, je n’avais pas eu le temps de les rejoindre émotionnellement quand à tout cela.

« … Allons-y, » dis-je, en entrant immédiatement dans les couloirs de la guilde.

Les deux m’avaient rapidement suivi à la hâte, apparemment déjà habitués à mes habitudes. Leur comportement me donnait l’impression d’avoir envie de m’aventurer dans leur groupe de temps en temps, ce n’était pas si mal.

« … Je veux vérifier. Est-ce ici qu’on dépose les badges ? » demanda Raiz, une abondance de prudence dans sa voix et ses manières. Sheila, amusée à juste titre, regarda Raiz avec un scintillement dans les yeux et un sourire sur son visage.

« Hahaha. Je vois que vous avez grandi ! Oui, c’est l’endroit, » répondit Sheila.

Sans plus attendre, nous avions tous les trois remis nos badges à Sheila, qui avait procédé à la vérification de chacun d’entre eux, en tenant les petits objets métalliques à son œil.

« … Oui. Félicitations ! À partir de ce moment, le test de progression de la classe Bronze est vraiment terminé ! » déclara Sheila, avant qu’elle commence à applaudir.

Le son avait incité tous les aventuriers dans les couloirs de la guilde à se joindre à nous, en riant et en applaudissant notre succès. C’était une atmosphère chaleureuse et paisible, car eux aussi comprenaient l’importance d’un tel test. Leurs applaudissements et leurs acclamations avaient témoigné de l’acceptation et des félicitations bien méritées pour leurs cadets.

Ceux qui n’avaient pas réussi le test étaient également présents, mais leurs expressions étaient quelque peu contradictoires. Après cela, ils avaient compris à quoi s’attendre lorsqu’ils avaient passé leur prochain test, et peut-être qu’un jour, cela sera leur tour d’aller sur le podium.

Bien que l’ensemble de la population de la guilde de Maalt ait été plutôt paisible et accueillante, les aventuriers présents n’étaient pas tous du même caractère. Certains se tenaient dans les coins, nous regardant comme si nous ne méritons pas nos récompenses. Cependant, ils étaient peu nombreux, car la guilde de Maalt était connue pour avoir créé des aventuriers bien élevés. Les brebis galeuses étaient peu nombreuses.

« Alors… sommes-nous maintenant des aventuriers de classe Bronze ? » demanda Raiz.

« Eh bien… »

Alors que Sheila était sur le point de finir sa phrase, un homme était sorti de derrière elle et lui tendit un morceau de papier. En nous regardant, l’homme avait souri en hochant la tête.

« Ces trois-là sont bons. Et voilà leur rapport de leur groupe, » déclara l’homme.

« Ah… Oui. D’accord… Hmm. Pas de problème ici, » déclara Sheila en parcourant le document.

Raiz, ne comprenant pas la vue devant lui, demanda une explication.

« Qu’est-ce qu’il se passe ? » demanda Raiz.

« Euh…, » Sheila, apparemment incapable d’expliquer, garda son silence.

« … Cet homme… était là… avec nous à… nous suivre… depuis le début, » déclarai-je.

« Hein ? »

« Vraiment ? Je ne l’ai pas remarqué du tout…, » dirent les deux, choqués.

L’homme souriant s’était approché de nous en nous offrant une explication.

« Je vous ai observé tout ce temps. Le test n’est pas seulement une question de compétences d’aventurier, nous devons aussi être sûrs de votre caractère. Il n’y a aucun moyen de vous juger pour ce que vous êtes vraiment, seulement votre performance pendant cette épreuve. Eh bien… il y a des cas où nous refusons des promotions si les candidats font quelque chose de vraiment inacceptable… C’est pourquoi je vous suivais et veillais sur vous pendant tout ce temps, » déclara l’homme.

Je m’étais souvenu du groupe d’aventuriers qui s’était précipité dans la salle du boss avant nous. Oui, ce serait très désagréable s’ils avaient aussi progressé en grade. Ils n’étaient qu’un peu rudes sur les bords, donc ils n’avaient pas l’air d’aventuriers qui commettraient des crimes. Le fait que je les aie laissés passer avant nous avait peut-être été mal vu pour notre groupe. Elle pourrait même être interprétée comme le fait que nous observions volontairement la souffrance des autres.

En tout cas, ces quatre-là n’étaient pas trop inquiétants. Ils nous avaient peut-être provoqués, mais ils n’avaient pas donné suite à leurs menaces.

Quant à moi, j’avais dégainé mon épée… Je suppose que le fait de placer sa main sur sa lame n’était qu’une autre menace, il l’aurait abaissée immédiatement si j’avais montré des signes de résistance. Celui qui paraissait être le leader du groupe était calme, presque incroyablement calme, car je tenais le tranchant de ma lame près de son cou. Si l’on observait de près, on pouvait discerner les points les plus fins de leur action.

Je suppose que c’était très bien ainsi.

L’homme avait continué : « Et donc, avec le rapport que j’ai remis à Sheila tout à l’heure… Eh bien, beaucoup de choses sont écrites à propos de votre groupe, mais surtout que vous trois n’avez aucun problème. Le test est centré sur le retour d’un badge en toute sécurité, donc vous trois, qui n’avez pas commis d’actions particulièrement accablantes, êtes tous qualifiés. Donc, en gros… vous trois, vous passez ! Vous avez tous réussi ! »

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