Nozomanu Fushi no Boukensha – Tome 1 – Chapitre 4 – Partie 4

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Chapitre 4 : Le Donjon de la Réflexion de la Lune et des restrictions gênantes

Partie 4

« … Q-Qu’est-ce que c’est ? Quoi ? Mais ce n’est pas sur la carte ! »

Évidemment abasourdi, c’était ce que l’homme parvenait à bégayer lorsque nous étions arrivés de l’autre côté du couloir.

Je savais déjà ce que l’homme avait à dire — Je pouvais le dire, car j’avais ressenti la même chose lorsque j’avais découvert l’endroit pour la première fois. En vérité, j’avais été totalement submergé par les sentiments liés à la découverte, et j’avais alors simplement marché droit dans le lieu, ignorant les dangers qui l’attendaient.

En effet, c’était une chose très dangereuse et insensée à faire. Dans des circonstances normales, on se retirerait jusqu’à Maalt et on chercherait un partenaire adéquat avant de continuer à explorer cette zone inconnue.

Bien que je sois un aventurier chevronné, j’avais une excuse pour expliquer pourquoi j’avais agi différemment : si je n’avais pas dressé une carte de la région après ma découverte, il y avait une chance qu’un autre aventurier puisse présenter un rapport avant moi. C’était la raison pour laquelle j’avais paniqué et j’avais à l’époque marché profondément dans le secteur inexploré.

En y repensant, j’avais réalisé que peu d’individus, s’il y en avait, visiteraient pour commencer cet endroit précis, puisqu’il s’agissait d’une impasse. En réalité, j’étais arrivé à cet endroit alors que j’étais en train de chasser des monstres, alors peut-être que ce n’était pas trop difficile à dire que personne ne visiterait cet endroit sur la carte.

En plus, j’avais l’habitude de m’aventurer seul.

En d’autres termes, je n’avais personne pour m’accompagner dans cette nouvelle découverte. Lorraine était une option, bien sûr, mais elle était d’abord et avant tout une érudite. Je lui avais enseigné les bases (et beaucoup plus) de l’aventure, de sorte que, combinée avec ses compétences en magie, elle était plus que capable en tant qu’aventurière de classe Argent. Cependant, son expérience réelle sur le terrain dans le domaine de l’aventure était encore relativement faible. C’était peut-être approprié pour un érudit, car Lorraine me laissait le soin de rassembler les ingrédients et les autres tâches.

Ces derniers temps, il semblerait que la recherche de Lorraine soit entrée dans une nouvelle étape intense, où elle devenait de plus en plus occupée. Elle était devenue si occupée qu’elle n’avait presque jamais demandé mes services. Le dernier facteur dans tout cela était très probablement dû à une mauvaise décision de ma part — j’avais, j’en étais sûr, supposé qu’il serait impossible pour un grand monstre d’exister à la fin d’un passage de taille relativement normale. C’est pourquoi j’étais entré seul.

Les monstres forts et leurs semblables dégageaient généralement une grande aura, si l’on se concentrait, on pouvait facilement la détecter. Bien que les monstres de haut niveau et d’autres semblables puissent cacher leur aura, la Réflexion de la Lune n’était pas en vérité connue pour les monstres plus forts. Même si un monstre spécial m’attendait, j’étais persuadé que j’aurais la capacité de faire quelque chose. Bien sûr, par là, je ne voulais pas dire que cela consistait à m’engager dans le combat, mais plutôt préparer un plan et une voie d’évasion.

Mais pour le dire franchement, je ne savais pas à quoi m’attendre. J’agissais simplement en supposant que la probabilité qu’un monstre aussi puissant apparaisse dans la Réflexion de la Lune, relativement plus indulgente, était quelque peu faible. On pouvait difficilement être considéré comme un aventurier de bonne qualité si l’on restait constamment inquiet face à l’inconnu. Mais pour être honnête, je n’y avais pas vraiment réfléchi à l’époque, ce qui m’avait conduit à ma rencontre avec le Dragon.

En y repensant, il n’y avait peut-être pas grand-chose que j’aurais pu faire. En plus du fait que le Dragon ne dégageait aucune aura, mon corps avait refusé de bouger lorsque j’avais tenté de courir. Ce n’était pas exactement un adversaire qui pouvait être battu par le nombre ou une simple stratégie — même si j’étais un peu prudent, j’avais rencontré cet adversaire, et c’était la fin.

Le fait de réfléchir sur le passé ne m’avait pas servi à grand-chose — car je n’avais tout simplement pas de bonnes informations avec lesquelles travailler à l’époque.

J’avais tourné mon attention vers le présent, vers mon incursion actuelle de vouloir retourner au même endroit, mais je n’avais pas l’impression que quelque chose clochait ici. Je ne pouvais pas sentir la présence du Dragon sous aucune forme que ce soit.

Bien qu’il puisse facilement apparaître soudainement comme par le passé, il n’y avait rien que je puisse faire contre une telle possibilité. Après tout, une partie de la vie d’aventurier était d’apprendre à prendre des risques. Si quelque chose comme ça arrivait vraiment, je pourrais utiliser l’homme derrière moi comme appât et m’échapper. Ce serait extrêmement immoral, oui, mais ma main serait forcée dans une telle situation.

En y pensant logiquement, si le Dragon avait deux cibles, l’une d’elles pourrait s’en sortir vivante. Même si l’homme en question recevait l’argent dont il avait besoin si nous réussissions notre expédition, il avait fait tout ce chemin sans rien savoir des risques encourus. J’avais essayé de me convaincre que c’était acceptable, mais je n’y étais pas parvenu. C’était une chose terrible à faire. Mais il n’y avait plus grand-chose à faire.

« … Laissez-moi… marcher… en avant, » déclarai-je.

Dans tous les cas, l’homme ne s’était pas précipité tout seul. S’il restait derrière moi, ses chances de survie augmenteraient un peu. Si un Dragon était apparu devant lui comme il l’avait fait lors de ma précédente exploration du secteur, tout serait terminé. Si je marchais devant lui, il aurait probablement une certaine distance pour agir.

J’avançais le long du chemin, progressant à un rythme trop prudent et lent. Le passage n’était pas très différent de ceux que nous parcourions pendant tout ce temps. Il semblait être peuplé de squelettes, de gobelins et de slimes — ce qui ne m’avait pas causé beaucoup de problèmes.

Bien que l’homme ait essayé de m’aider au combat, il était clair qu’il n’avait aucune compétence dans ce domaine. Je suppose que les individus pouvaient vraiment prendre des décisions impulsives par curiosité ou par nécessité. Peut-être, qu’il aurait pu s’entraîner à devenir un aventurier suffisamment compétent au fil du temps, mais le temps disponible de cet homme n’était que quelques jours. Même moi, je n’aurais pas pu l’entraîner en si peu de temps. L’homme devrait renoncer à l’aventure — et cela réglerait le problème.

Cependant, avec son manque de compétence choquant, la guilde ne serait probablement pas prête à croire qu’il avait découvert et cartographié un secteur inconnu. Ainsi, j’avais décidé de lui transmettre quelques compétences de base, ainsi que des connaissances pour fuir aux monstres. S’il en savait autant, la possibilité qu’il atteigne cette zone ne serait pas trop exagérée, ce serait au moins quelque peu possible. Et si l’on regarde bien, il s’agissait d’un étage accessible d’un Donjon relativement facile.

En continuant à avancer sur le chemin, nous l’avions enfin atteint — un espace dégagé, caverneux, s’étendant au-delà de l’extrémité du passage.

L’endroit où j’avais rencontré le Dragon, et l’endroit même où je m’étais transformé en squelette.

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