Nozomanu Fushi no Boukensha – Tome 1 – Chapitre 3 – Partie 7

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Chapitre 3 : L’infiltration en ville d’un certain mort-vivant

Partie 7

Bien que Lorraine détienne déjà le titre de « Grand Professeur » à l’âge de 14 ans, il y avait une autre exigence pour obtenir le titre en plus des résultats académiques. Plus précisément, il fallait aussi avoir un certain niveau de maîtrise de la magie. En tant que tel, il faudrait utiliser la magie, et bien la maîtriser. Selon les standards de la guilde, ce niveau de compétence serait chez un mage de classe Argent.

Cependant, cette classification et ce rang n’étaient pas l’équivalent d’un aventurier de classe Argent, car cela ne tenait compte que de son aptitude à la magie et au lancement de sorts. Dans des circonstances normales, un mage de classe Argent serait probablement également un aventurier ayant acquis une quantité proportionnelle d’expérience. Mais le cas de Lorraine était légèrement différent — en raison de sa nature académique et de ses domaines d’études, elle avait atteint un niveau similaire de talents magique sans jamais mettre les pieds à l’extérieur.

Alors qu’une personne avec une telle histoire ne pourrait jamais espérer devenir un mage à part entière en raison d’un manque d’expérience au combat, Lorraine avait été bénie — ou peut-être maudite dans cet aspect — en ayant déjà exercé les capacités requises en raison de son talent. Même si elle n’avait aucune expérience au combat, elle était capable d’utiliser instinctivement divers sorts magiques et avait fini par apprendre beaucoup de sorts de la classe Argent.

À l’époque, Lorraine était confrontée à une énigme particulière : elle avait besoin de l’autorisation de la guilde pour entrer dans une certaine zone dans le but exprès de collecter des ingrédients. Lorraine avait donc rendu visite à la guilde dans l’espoir de s’inscrire afin qu’elle puisse ramasser les herbes requises. Cependant, la réceptionniste de l’époque ne prêtait pas beaucoup d’attention à Lorraine, et avait supposé d’après son titre de « Grand Professeur » qu’elle était en quelque sorte une aventurière de classe Argent, l’inscrivant sous ce rang. Bien que l’inscription des aventuriers ne pouvait se faire que si la personne en question avait plus de 15 ans, le titre de Lorraine remplaçait son âge.

Strictement parlant, la gestion du processus d’enregistrement de Lorraine était truffée d’erreurs. S’il était vrai qu’elle portait le titre de « Grand Professeur », la décision de la Guilde sur les restrictions d’âge avait toujours été prise en premier.

Pourtant, cette décision s’était accompagnée d’un problème sémantique quelque peu persistant. Le consensus ou l’hypothèse générale de la guilde et de ses membres en ce qui concerne le titre de « Grand Professeur » était simple : un tel titre ne pouvait pas être mérité par une personne de moins de 15 ans. Les auteurs de la règle n’avaient pas pensé à tenir compte d’une telle possibilité. Le problème avait été exacerbé par les actions de la réceptionniste, qui avait fait diverses hypothèses concernant ladite situation.

Il convient également de noter que cette règle particulière était encore intacte et inchangée. Ainsi, une personne âgée de moins de 15 ans pourrait s’inscrire en tant qu’aventurier — du moins, si elle détenait le titre de « Grand Professeur ».

Bien que Lorraine elle-même pensait qu’il y avait des problèmes avec le processus, elle n’était pas sur le point de dire à la réceptionniste comment faire son travail, et ainsi, elle avait gardé le silence sur la question. En raison des circonstances mentionnées précédemment, Lorraine s’était retrouvée avec un permis d’aventurier en argent brillant, et avec cela, elle était sur le point de partir pour sa destination dans une humeur relativement positive.

L’objectif de Lorraine était explicite : elle allait se faire un peu d’argent par elle-même, en plus de ramasser l’herbe qu’elle était venue chercher à l’origine.

Cependant, une voix l’avait appelée avant qu’elle ne franchisse les portes de la guilde. En se retournant sans trop réfléchir, Lorraine avait été accueillie par un grand épéiste musclé, et à l’allure un peu particulière.

« Hé, jeune mademoiselle… Vous avez pris la quête de la forêt d’Azuul, n’est-ce pas ? Alors, amenez ce type avec vous — il portera au moins vos affaires. » En disant cela, l’épéiste avait poussé un jeune homme vers Lorraine tout en semblant s’amuser.

Bien que Lorraine n’y pensait pas grand-chose à l’époque, ce fut en fait un tournant majeur dans sa vie, car ce jeune homme n’était autre que Rentt Faina.

Bien sûr, l’épéiste savait que Lorraine aurait des réserves, et recommander un aventurier à un autre de cette façon n’était pas après tout quelque chose qui se faisait tous les jours. En vérité, l’épéiste offrait volontiers une explication pour ses actions.

« Vous voyez… Ce type est encore un peu nouveau. Il veut acquérir toutes sortes d’expérience, et me suit habituellement dans la forêt pour ramasser les ingrédients. Mais alors, vous voyez, je suis occupé aujourd’hui — quelque chose d’autre au programme — donc j’ai cherché quelqu’un d’autre pour le sortir un peu aujourd’hui. C’est là que vous êtes arrivée, jeune mademoiselle… Alors, qu’en dites-vous ? Ce n’est pas une mauvaise affaire, n’est-ce pas ? Il portera vos affaires. »

C’était vraiment quelque chose de soudain qui se présentait à elle. Ce n’était pas vraiment une pratique courante d’emmener quelqu’un que l’on n’avait jamais vu auparavant lors d’une expédition. D’après la conversation, le jeune en question était probablement de classe Bronze ou moins. En d’autres termes, ils ne seraient rien de plus qu’un obstacle pour Lorraine, un aventurier de classe Argent (nouvellement baptisé).

Alors qu’elle s’apprêtait à refuser, l’étrange épéiste, affichant une fois de plus ses facultés cognitives, avait interrompu Lorraine.

« Haha, ne vous inquiétez pas — je ne vous demanderai même pas de frais d’embauche ! Amenez cet imbécile avec vous. La quête que vous venez d’accepter était une mission de récolte, n’est-ce pas ? Si vous l’emmenez, vos récompenses ne feront que monter — plus de mains, vous comprenez. Et bien sûr, vous pouvez tout garder… Et il va tout porter pour vous. Alors, vous voyez. Allez, jeune mademoiselle. Retirez-moi une épine du pied, » déclara l’épéiste.

L’épéiste était arrogant, c’était peu dire. Il n’avait montré aucun signe de recul par rapport à sa demande farfelue. C’est ainsi que Lorraine, n’ayant pas d’autre choix que de hocher la tête, avait fini par emmener un jeune qu’elle connaissait à peine dans sa mission. Cependant, Lorraine ne savait pas qu’elle remercierait du fond du cœur toute sa vie ce jeune.

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Un commentaire

  1. Merci pour le chapitre.

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