Nozomanu Fushi no Boukensha – Tome 1 – Chapitre 1 – Partie 5

***

Chapitre 1 : Compréhension de la situation et de l’évolution existentielle

Partie 5

Comme prévu, mon hypothèse était correcte — j’avais progressé en devenant un peu plus fort avec chaque adversaire vaincu. Après cette première bataille, j’avais rencontré et rapidement vaincu un certain nombre d’autres squelettes. Chaque fois, cette étrange lumière s’élevait de leur corps et se frayait un chemin à l’intérieur du mien.

Avec chaque lumière absorbée, je me sentais plus fort et plus rapide. Ce n’était pas seulement une sorte d’illusion mentale, mes mouvements étaient devenus nettement plus rapides et plus puissants. Même mes attaques utilisant le pouvoir spirituel avaient vu leur force offensive augmentée. Alors que j’avais lutté pour enfoncer ma lame dans le crâne de l’ennemi lors de ma première rencontre, je pouvais maintenant envoyer les os de mon adversaire voler si j’y mettais toute ma force, les écrasant dans le processus.

Le temps était peut-être venu pour moi de passer à des proies plus grosses, comme les slimes. J’étais certainement devenu assez fort pour avoir de telles pensées.

Bien que les slimes soient quelque peu faibles, tout comme les squelettes de base, les qualités à ne pas sous-estimer étaient leurs formes indéterminées et leurs corps en forme de gélatine. En raison de ces caractéristiques, les attaques physiques n’allaient pas très bien fonctionner sur eux, donc la façon la plus facile de vaincre des slimes était de les attaquer avec des sorts d’une sorte ou d’une autre.

Cependant, cela étant dit, il était inexact de dire que les slimes étaient invulnérables à tout sauf à la magie, et il était encore très possible de les vaincre par des attaques physiques.

Il y avait deux façons de procéder : on pouvait écraser le noyau du slime, qui était un organe cristallin à l’intérieur du slime. Si cet objet était détruit, le slime se dissoudrait et mourrait, ne laissant que des cristaux magiques dans son sillage. Mais c’était beaucoup plus facile à dire qu’à faire. Le noyau d’un slime n’était pas stationnaire, car il se déplaçait souvent à l’intérieur de son corps fluide. Certains degrés de technique et de finesse étaient nécessaires pour l’endommager avec une épée ou une lance. De telles compétences étaient communément trouvées chez les aventuriers ayant dépassé le niveau de la classe Bronze-intermédiaire. Sur cette note, j’étais un aventurier de classe Bronze-inférieure, donc je ne pouvais évidemment rien faire de la sorte.

L’autre méthode était quelque peu désordonnée, car on pouvait simplement disperser les parties gélatineuses du slime avec des frappes de force amoindries, atteignant finalement le noyau avant que le slime ne puisse se régénérer, le détruisant ainsi. Comme il s’agissait d’une méthode extrêmement simple, même moi j’étais capable de l’exécuter. Elle allait toutefois exiger un certain temps d’exécution.

La nature gélatineuse d’un slime signifiait qu’il pouvait se réformer même s’il était dispersé, en commençant par les plus gros morceaux. Pour éviter que cela ne se produise, il fallait soit un coup relativement puissant, soit une série de coups rapides. Dans mon cas, j’avais choisi une seule et puissante attaque renforcée par le pouvoir spirituel. C’était tout ce que j’avais fait.

En gros, je n’avais pu chasser qu’un seul slime par jour dans ma vie antérieure. J’étais incroyablement faible.

Après tout, j’étais un aventurier de classe Bronze-inférieure. Pour empirer les choses, j’avais souvent voyagé seul, au lieu de me joindre à un groupe.

Les slimes étaient de simples monstres qui pouvaient être facilement vaincus même si le seul membre du groupe avait une faible capacité pour la magie. Il n’était pas nécessaire d’être un grand mage pour tuer des slimes, car une seule boule de feu ou une flèche de terre ferait l’affaire. En fait, peu d’aventuriers avaient choisi d’utiliser la méthode inefficace et fastidieuse que j’étais maintenant forcé d’utiliser.

En échange, j’avais pu chasser des monstres de niveau inférieur, comme les squelettes ou les gobelins, en nombre relativement important. Il en était résulté des revenus respectables pour un aventurier de classe Bronze-inférieure comme moi, bien que dans ma forme actuelle, je puisse même vaincre ma némésis, le slime, pour l’argent proverbial qu’il représentait.

Ayant enfin pris l’habitude de mon corps squelettique, j’avais pu donner des coups d’une force considérable, même sans utiliser le pouvoir spirituel. Ce serait sûrement suffisant pour disperser le corps gélatineux d’un slime.

Il était temps de mettre en pratique mes nouvelles compétences. J’étais parti pour une zone de la Réflexion de la Lune qui était bien connue pour être habitée par mon ennemi juré. Bien que j’en avais déjà vaincu un sur mon chemin dans les territoires inexplorés du donjon, un certain temps significatif s’était écoulé pour qu’une repop se produise, selon mes hypothèses. Bien sûr, il était tout à fait possible qu’un autre aventurier se soit rendu au slime avant moi.

Après avoir exploré les donjons pendant de si longues périodes, on finissait par développer un sens biologique du temps à l’intérieur de ses murs, ce qui était pratique pour suivre le temps depuis chaque mort occasionnée. Dans les donjons très peuplés, l’odeur du sang et du métal remplissait souvent l’air, en plus des vibrations causées par les combats que l’on pouvait sentir dans le sol et les murs. Dans mon cas, j’avais passé la majeure partie de mon temps à explorer ce donjon en particulier, et en tant que tel, j’avais une relativement bonne compréhension de son écosystème. Grâce à cela, j’avais même pu déterminer quelles zones du labyrinthe connaîtraient une forte circulation d’aventuriers à des moments précis de la journée.

En tant que tel, j’avais déterminé qu’il n’y avait aucun aventurier connu pour fréquenter ce donjon en ce moment. Ce n’était après tout pas le seul donjon proche de la ville de Maalt. Il y en avait un autre, plus grand et plus proche, apparemment appelé le Donjon de la Nouvelle Lune.

De nombreuses parties de ce donjon étaient restées inexplorées, avec de multiples zones et étages partiellement cartographiés. En conséquence, la plupart des aventuriers de Maalt s’étaient dirigés vers la Nouvelle Lune. Ceux qui avaient plutôt choisi de fréquenter le Reflet de la Lune étaient soit des aventuriers têtus, soit des aventuriers solitaires qui ne trouvaient pas de groupe pour explorer les profondeurs de la Nouvelle Lune.

Pour le dire franchement, je faisais partie de ce dernier groupe. Bien que j’avais à l’origine voulu explorer le Donjon de la Nouvelle Lune, il était peuplé d’un grand nombre de monstres, y compris ceux qui attaquaient les aventuriers en restant en meute. Un aventurier de classe inférieure qui errait dans ce donjon ne vaudrait pas mieux qu’une condamnation à mort. À moins d’avoir été invité à la dernière minute pour remplir une place dans le groupe de quelqu’un d’autre, j’avais préféré chasser dans le Donjon de la Réflexion de la Lune.

En y repensant, c’était une vie relativement solitaire que j’avais menée jusque là.

Il y avait beaucoup de raisons pour lesquelles je m’aventurais seul, mais la raison principale était simple : aucun autre aventurier ne voulait faire de groupe avec moi. Après tout, j’étais resté coincé dans la classe Bronze-inférieure pendant une dizaine d’années. Même les aventuriers les moins doués s’élèveraient au niveau de la classe Bronze-intermédiaire ou de la classe Bronze-supérieure au cours de cette longue période.

— Ce n’était évidemment pas le cas pour moi.

Mais même ainsi, je n’étais pas complètement isolé, j’étais parfois invité à me joindre à d’autres groupes. Cependant, comme je voulais devenir un aventurier de classe Mithril avec ma propre capacité, la nature de mon rêve m’avait empêché de me joindre assez souvent aux groupes d’autres aventuriers. De plus, ma longue stagnation dans les rangs des aventuriers m’avait apparemment valu le nom de « Le Classé Bronze depuis des Milliers d’Années », et par conséquent, même les invitations occasionnelles à des groupes s’étaient finalement taries.

C’était une triste histoire, alors laissons cela pour l’instant. Plus important encore, je devais chasser un slime en solo.

J’avais continué d’aller de l’avant, et j’avais rapidement été accueilli par la vue d’un monstre en gelée presque transparente qui se déplaçait lentement.

— C’était indubitablement un slime.

En dégainant mon épée, je me glissai lentement sur ma némésis, le même genre de slime que j’avais chassé ces dix dernières années.

***

Si vous avez trouvé une faute d’orthographe, informez-nous en sélectionnant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée s’il vous plaît. Il est conseillé de se connecter sur un compte avant de le faire.

2 commentaires

Laisser un commentaire