Mushoku Tensei (LN) – Tome 2 – Chapitre 2 – Partie 4

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Chapitre 2 : Tout se déroule-t-il comme prévu ?

Partie 4

Mais il n’était pas aussi rapide que Paul, ce qui voulait dire que je n’avais pas à paniquer. J’avais déjà fait de nombreux exercices d’entraînement contre des adversaires avec une épée. Tant que j’étais aussi performant, je pouvais sortir d’ici.

J’avais préparé ma prochaine attaque magique en planant dans les airs. D’abord, j’avais envoyé une boule de feu droit sur son visage. Elle partit lentement vers lui.

« C’est tout ce que tu as ! »

Il étudia sa trajectoire, puis prépara son épée pour la contrer. Pendant qu’il attendait que la boule de feu l’atteigne, j’avais utilisé la magie de l’eau et de la terre pour transformer le sol sous lui en une masse tourbillonnante de boue.

Quand il essaya de couper à travers ma boule de feu, il coula jusqu’aux genoux dans de la boue épaisse et collante. Maintenant, il ne pouvait plus bouger.

« Quoi !? »

Oui, j’ai gagné ! J’avais gagné, j’en étais sûr. Il ne pouvait plus courir maintenant. Il avait peut-être dévié ma boule de feu, mais nous étions déjà au-delà de sa portée d’attaque. Avec la Jeune Maîtresse dans les bras, tout ce que j’avais à faire était de disparaître dans la confusion de la foule et nous serions en sécurité. Ou, si j’en avais besoin, je pourrais crier à l’aide.

Et juste au moment où je pensais cela…

« Tu crois que je vais te laisser partir ! »

Il nous avait lancé son épée.

C’était alors que je m’étais souvenu de ce que Paul m’avait enseigné. Dans le style d’épée Dieu du Nord, même si vous coupiez la jambe de l’adversaire, il y avait toujours une technique qui consistait à lancer son épée sur vous.

La lame s’était dirigée vers moi à une vitesse fulgurante, mais je l’avais regardée comme si elle était au ralenti. Elle était dirigée droit sur ma tête.

La mort.

Juste au moment où ce mot m’était venu à l’esprit, un flou brun devant moi apparu. J’avais entendu un bruit, comme une porcelaine qui se brisait, puis l’épée était tombée.

« Hein ? »

Quelqu’un s’était interposé entre moi et les bandits. Il se tenait debout, le dos large et solide vers moi. J’avais reconnu les oreilles à l’arrière de leur tête. C’était Ghislaine Dedoldia. Elle m’avait regardé et avait hoché la tête.

« Laisse-moi faire le reste », m’avait-elle dit.

Dès qu’elle posa sa main sur l’épée à sa taille, le bout de celle-ci se transforma dans l’air en un éclair de lumière rouge.

« Hein… ? »

La tête de l’homme ayant de la boue jusqu’aux genoux tomba de son cou. Et ce, malgré la distance considérable qui le séparait de Ghislaine, trop grande pour qu’une épée puisse l’atteindre.

« Hé, où diable as-tu… »

Sa queue vacilla et, dans l’instant qui suivit, la tête de l’autre homme tomba. J’imaginais l’avoir entendue frapper le sol.

Mon cerveau n’arrivait pas à comprendre ce qui se passait. Tout ce que j’avais pu faire, c’était regarder, stupéfait, les deux corps s’effondrer jusqu’au sol, à quelques mètres de l’endroit où nous nous trouvions. Ça ne semblait pas réel. Je n’avais aucune idée de ce qui venait de se passer. Hein ? Ils sont morts ? C’était tout ce qui m’était venu à l’esprit.

« Rudeus, ces deux-là étaient-ils nos seuls ennemis ? »

J’étais revenu à l’instant présent.

« Euh, ouais. Je te remercie. Mademoiselle… Ghislaine ? »

« Arrête avec ce mademoiselle, appelle-moi Ghislaine. »

Elle regarda en arrière et hocha la tête.

« J’ai vu une explosion soudaine dans le ciel, alors je suis venue voir. On dirait que j’ai fait le bon choix. »

« Oui, tu as été très rapide. Je veux dire, tu les as vaincus en quelques secondes. »

Une minute seulement s’était écoulée depuis mon premier sort. Elle était arrivée trop vite, peu importe quel chemin elle avait pris pour cela.

« J’étais tout près. En plus, ce n’était pas si rapide. N’importe quel guerrier de la famille Dedoldia peut tuer une personne en quelques secondes. Au fait, Rudeus, c’était la première fois que tu te battais avec quelqu’un qui utilisait le style du Dieu du Nord ? »

« C’était la première fois que j’étais dans une bataille de vie ou de mort », avais-je dit.

« Alors, laisse-moi te dire que ce genre de personnes n’abandonnent pas tant que son adversaire n’est pas mort. Fais attention. »

Jusqu’à ce qu’un adversaire soit mort…

C’était vrai, j’avais failli mourir. Je tremblais en me rappelant comment l’épée du bandit avait volé vers moi. C’était une bataille de vie ou de mort. Une vraie bataille de vie ou de mort.

« Rentrons à la maison. »

Si j’avais fait une seule erreur, je serais mort. C’était vraiment un monde différent. Un monde avec de la magie et des épées.

Que se passerait-il si je mourais cette fois-ci ?

Un frisson de peur indescriptible me parcourut la colonne vertébrale.

◇ ◇ ◇

« Ouf… »

Lorsque nous étions enfin arrivés au manoir, la Jeune Maîtresse tomba à terre, complètement épuisée. Ses jambes avaient dû lâcher maintenant que ses nerfs s’étaient calmés.

Les servantes l’encerclaient, angoissées. Quand elles tendirent la main pour l’aider, elle leur enleva les mains et se leva toute seule. Ses jambes tremblaient comme celles d’un cerf nouveau-né.

Elle se tenait debout de façon imposante, les bras croisés sur la poitrine. Peut-être qu’elle avait retrouvé le moral maintenant qu’elle était à la maison. En la voyant de cette façon, les servantes semblaient se rendre compte que quelque chose d’étrange se passait, et elles étaient restées en arrière.

La Jeune Maîtresse me tendit le doigt et me souffla : « J’ai tenu ma promesse et maintenant nous sommes de retour à la maison ! Alors je peux parler maintenant, pas vrai ? »

« Oh, oui. Tu peux parler maintenant. »

En entendant à quel point elle était encore bruyante, j’avais réalisé que j’avais échoué. Ce que nous avions vécu n’était évidemment pas suffisant pour changer cette fille égoïste et violente. En fait, elle aurait pu deviner que j’avais eu peur pendant la bataille. Peut-être qu’elle me montrerait à quel point j’avais agi haut et fort malgré ma faiblesse.

« Je t’accorde le privilège spécial de m’appeler par mon nom, Éris ! »

Ses paroles m’avaient pris par surprise.

« Hein ? »

« Ce n’est pas n’importe qui qui peut faire ça, OK !? »

Alors, ça veut dire que… j’avais réussi ? Que je pourrais travailler ici en tant que son tuteur ? Oh, oh wôw ! Franchement ? Alors, j’ai réussi !? Oui !

« Merci ! Maîtresse Éris ! »

« Arrête avec ce Maîtresse ! Appelle-moi Éris ! »

Elle imitait Ghislaine. Mais au moment où elle avait fini, elle s’était évanouie.

C’était ainsi que j’étais devenu le tuteur d’Éris Boreas Greyrat.

◇ ◇ ◇

NOM : Éris B. Greyrat

OCCUPATION : Petite-fille du seigneur féodal de Fittoa.

PERSONNALITÉ : féroce

NE FAITES PAS ÇA : écoute ce que les gens disent

LECTURE/ÉCRITURE : Peut écrire son propre nom

ARITHMÉTIQUE : Peut faire des additions

MAGIE : Pas intéressée

ESCRIME : Style du Dieu de l’épée — Niveau Débutant

ÉTIQUETTE : Peut faire le salut à la Boreas.

LES GENS QU’ELLE APPRÉCIE : Grand-père, Ghislaine

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