Monster no Goshujin-sama – Tome 2 – Chapitre 14 – Partie 2

Bannière de Monster no Goshujin-sama (WN) ***

Chapitre 14 : Protection et informations

Partie 2

Après avoir légèrement ri, j’avais tourné mes yeux vers Rose. « Je te laisse te charger de Kato-san. »

« Compris, » répondit Rose.

Rose qui tenait Kato dans ses bras et Gerbera qui allait veiller sur elles avaient disparu dans la forêt.

Il ne restait plus que Lily, Ayame qui sortait du chandail et moi.

Lily avait étroitement tiré l’ourlet de mes vêtements. « Maître. »

« Ça va, je comprends, » dis-je.

J’avais pris une profonde inspiration et avais calmé mon esprit.

La condition physique de Kato était inquiétante, mais nous avions notre propre tâche à faire.

Le plan avait été légèrement modifié, mais les tâches restaient les mêmes.

Je devais contacter les humains, négocier des conseils pour le village, acheter si possible des biens, et trouver un endroit pour y laisser Kato.

« Eh bien, y allons-nous aussi ? » demandai-je.

« Oui, Maître, » répondit Lily.

« Hmm. »

Nous avions chacun hoché la tête en nous blottissant l’un contre l’autre et en commençant notre marche vers les humains.

 

☆☆☆

 

Nous avions traversé la forêt en faisant le plus de bruits possible.

J’avais fait ça pour étouffer les mouvements de Rose qui s’était séparée de nous et pour les alerter que nous approchions.

« S’il vous plaît, veuillez baisser vos épées ! Nous ne sommes pas des monstres ! » criai-je.

Je m’étais assuré de les appeler bien en avance afin que nous soyons vus par le côté opposé.

Il serait insupportable d’être attaqué à cause d’un malentendu, ou plutôt, je trouvais troublant que ce ne soit pas un malentendu puisque nous étions en vérité des monstres.

C’était pour cette raison que dire quelque chose était très utile, car cela permettait à l’autre partie de faire ses propres suppositions. La raison en était que la plupart des monstres n’avaient aucune volonté claire et étaient donc incapables de comprendre le langage humain.

Cependant, c’était finalement de la pure spéculation de ma part. Il y avait la possibilité que j’aie oublié certaines circonstances, alors quelque chose pourrait arriver alors que c’était sous ma supervision, ou un sortilège pourrait tout à coup venir frapper notre chemin.

Ce voyage angoissant me donnait l’impression que mon cœur et mon estomac avaient été saisis par l’angoisse. La tension me donnait l’impression comme si vous êtes à un pas du bord d’une falaise. Si je n’avais pas la fille qui marchait à côté de moi, j’aurais pu être saisi par des vertiges.

Heureusement, j’avais deviné juste. Nous avions réussi à nous rapprocher sans être attaqués par les hommes, qui attendaient dans une formation circulaire.

Une agitation s’était répandue parmi les étudiants et les soldats après notre apparition dans la petite clairière.

« Impossible, un humain... ? » murmura quelqu’un.

J’avais saisi cette chance de parler. « Vous avez raison. Je suis un humain et non pas un ennemi. Pourriez-vous baisser vos armes ? »

À mon appel, j’avais vu des hésitations nées au bout des lames pointées vers nous.

C’est bien. Avec ça, la première étape est franchie. Pour l’instant, j’ai été capable de gagner de la place pour la discussion.

« J’aimerais parler avec votre représentant. Qui est-ce ? » demandai-je.

J’avais respectueusement et soigneusement lancé la question. Lily s’approcha de moi afin de me donner le courage dont j’avais besoin.

Une agitation s’était à nouveau levée, et le regard des étudiants s’était rassemblé en un point.

« C’est moi, » attirant l’attention quand il était sorti du groupe, comme je m’y attendais, c’était le casque blanc qui avait été le premier à remarquer notre présence.

Rengainant son épée, il marcha vers nous seul.

Il était plus petit que je ne le pensais. Les soldats qui étaient devenus des goules avaient une carrure plus large que moi, et pourtant il était encore plus petits que moi. Son visage pouvait ne pas être visible, mais son âge ne devrait pas être si différent du mien. Peut-être qu’il pourrait même être plus jeune que moi.

En considération de notre vigilance, le casque blanc s’était arrêté à deux mètres de nous.

« ... ? »

Soudain, j’avais vu quelque chose qui scintillait flottant au-dessus de son épaule, ce qui m’avait fait plisser les yeux pour avoir un regard plus clair.

C’était un orbe jaune, légèrement scintillant et pelucheux.

Sa taille était légèrement plus petite qu’un poing fermé. Il y avait une poupée faite d’argile, avec des membres et deux creux ressemblant à des globes oculaires qui brillaient.

... Qu’est-ce que c’est ?

Une créature de ce monde ? Peut-être, un monstre ? ... Dans tous les cas, cela ne semblait pas dangereux, et il se tenait là en tournant lentement alors qu’il flottait.

J’avais rapidement regardé les autres soldats, mais aucun d’entre eux ne possédait quelque chose comme ça. Cela ne semblait pas être commun pour les autres personnes du monde.

Franchement, qu’est-ce que c’est ? Je suis vraiment curieux à ce sujet. Néanmoins, je devrais d’abord me concentrer sur la personne devant moi.

Comme il était peu probable que ce soit quelque chose de dangereux, j’avais décidé de laisser cette affaire pour plus tard, puis j’avais fixé mon regard sur le casque blanc.

« Merci d’avoir répondu à mon appel. De plus, je suis désolé de vous avoir espionné, » dis-je.

« C’est bon. Considérant que nous sommes armés, votre méfiance est justifiée, » répondit-il.

« Merci de votre compréhension. Je m’appelle Majima Takahiro. Cette personne est Miho Mizushima, » avais-je dit.

« Je m’appelle Silane. Je suis la vice-chef de cet ordre chevaleresque, » répondit Silane.

Le casque blanc, ou plutôt, Silane avait fait une simple salutation.

Puis, j’avais soudain réalisé mon malentendu.

Il était... elle était une femme. La voix sévère et basse d’avant qui venait du bas du casque était un peu étouffée, alors j’avais mal compris. Mais, comme je m’approchais pour échanger des mots, il y avait une douceur particulière à une dame dans le son de sa voix.

Elle avait baissé la tête. Une action pour informer ses soldats... non, s’ils lui obéissaient je suppose qu’ils devraient être vus comme des chevaliers ?

« Les voyageurs venant d’un autre monde sont rares, » déclara Silane.

On était arrivé là. L’énorme exagération. Sa bizarrerie, est-ce dû à ses caractéristiques ? Ou juste quelque chose qui est unique aux autres gens du monde ?

En tout cas, ce qui était dit n’était pas faux.

J’avais hoché la tête, puis j’avais demandé après ça. « Oui, c’est comme vous l’avez dit. Je peux voir qu’il semblerait que vous êtes avec d’autres personnes venant d’un autre monde. Serait-il acceptable pour nous de supposer que vous connaissez nos circonstances ? »

« Tout à fait, » répondit-elle. « Ils ont été gardés en sécurité jusqu’à maintenant. »

Ces paroles ne dissimulaient aucune intention claire.

Tant qu’elle n’agissait pas, ils ne semblaient pas avoir l’intention de nous faire du mal.

Au contraire, il y avait même des indications qu’ils étaient heureux que nous soyons en sécurité.

La preuve de ceci fut quand Silane nous avait fait cette proposition. « Ça a dû être difficile. Nous adressons une invitation à vos frères pour venir dans notre pays. Si cela ne vous dérange, pourquoi ne viendriez-vous pas avec nous ? »

« C’est... justement ce que je voulais, » dis-je.

J’étais un peu perplexe.

Des informations sur le chemin vers la civilisation humaine étaient ce que nous avions l’intention de demander à l’origine. De la façon dont les choses s’étaient passées, ce développement avait été totalement favorable.

Attends un peu, notre position est assez mauvaise.

« Est-ce vraiment d’accord ? Vous faites venir des personnes suspectes jusqu’à chez vous, » demandai-je.

En prenant le bon sens en considération, les habitants d’un autre monde n’étaient pas des résidents d’une petite maison avec la prairie.

Je ne savais pas comment le bon sens fonctionnait ici, mais même si le phénomène du transfert depuis un autre monde était bien connu, nous étions des étrangers... En d’autres termes, cela ne changeait pas le fait qu’ils devraient se méfier des personnes suspectes.

« Bien sûr, ça n’a pas d’importance, » répondit-elle.

Par conséquent, je me méfiais de l’existence d’un motif sous-jacent. Mais l’attitude sincère de Silane montrait que nous étions invités à la suivre, nous, des habitants d’un autre monde.

Même l’humeur affichée donnait l’impression que c’était quelque chose de naturel à faire.

« C’est parce que vos visiteurs de si loin sont nos invités d’honneur, » continua Silane.

« Invités d’honneur... ? » demandai-je.

En quelque sorte, en entendant ces mots, cela m’avait fait redresser mon dos. En dehors de cela, il ne semblerait pas y avoir d’intention malveillante dans ses paroles.

Après Silane m’eut regardé avec une expression sincère, j’avais l’impression qu’elle ne faisait pas semblant. Par conséquent, un sentiment était venu en moins en raison de la différence de logique entre les deux mondes.

Par exemple, je me considérais comme un intrus dans ce monde, mais l’autre côté semblait penser à nous en tant qu’invité d’honneur.

Il y avait une différence dans chacune de nos perspectives. Voilà pourquoi nos pensées ne correspondaient pas.

Puisque l’autre personne venait d’un monde différent, c’était une conclusion évidente, et une affaire si simple... Bien qu’il soit facile de le dire, ne pas être capable de comprendre les pensées de l’autre était plus dangereux que tout. Même si la situation actuelle était favorable, je ne peux pas prédire quand cela allait changer.

« Je suis désolé, Silane-san. Que voulez-vous dire en disant que nous sommes des invités d’honneur ? » demandai-je.

« C’est..., » commença-t-elle.

En répondant à ma question, Silane avait remarqué quelque chose et avait coupé sa parole au milieu de la phrase.

... Zut. Étais-je trop rapide ?

Je voulais faire claquer ma langue en raison de ma propre impatience, mais Silane ne semblait pas remarquer mon malaise.

« Je suis vraiment désolée, Takahiro-dono. Nous devrions avancer avant de pouvoir parler un peu plus longtemps. Si nous nous attardons ici trop longtemps dans cette “Mer d’Arbres”, cela pourrait nous être fatal. » Silane avait dit cela en mettant ses talons ensemble et en baissant la tête.

C’était une expression sincère selon moi.

« Je comprends votre inquiétude de ne rien comprendre du tout, mais ne pourriez-vous pas commencer par venir avec nous ? » demanda-t-elle. « Nous serons en mesure d’atteindre notre destination très bientôt. Je vais tout vous expliquer après notre arrivée. »

Silane avait levé la tête. De sous son casque blanc, elle me regardait avec des yeux pleins de sincérité.

« ... Je comprends, » répondis-je.

Dans ce genre de situation, je ne pouvais pas plus longtemps lui demander des réponses. J’avais donc accepté son offre.

Une Silane qui ne connaissait pas mes pensées semblait rire de l’intérieur de son casque. « Alors, venez avec nous. Nous vous souhaitons la bienvenue. »

 

☆☆☆

 

Immédiatement après notre présentation, nous étions partis de là.

Les chevaliers en armures s’étaient divisés en deux afin de protéger le groupe de l’avant et de l’arrière.

Sur le devant se trouvait Silane, menant l’ensemble du groupe des chevaliers.

Au total, 15 étudiants, dont Lily et moi, et nous étions protégés par eux.

En premier lieu, les étudiants semblaient être divisés en différents groupes et interagissaient les uns avec les autres. Les nouveaux venus étaient allés dans les groupes d’origine et s’étaient déplacés ensemble. Grâce à ça, me coller avec Lily n’était pas vue comme étant bizarre.

« Jusqu’ici, avez-vous erré dans cette forêt ? Vous avez bien fait de survivre. »

« Maintenant, c’est bon. »

« Ces personnes nous protègent maintenant. Nous sommes sauvés. »

« Je pensais que ce ne serait que temporaire, mais nous sommes vraiment sauvés. »

« Eh bien, Majima-san a eu de la chance ! Je suis content que vous soyez encore en vie ! »

Les étudiants fatigués nous avaient adressé de chaleureux mots de bienvenue, à nous qui venions de les rejoindre.

Puisque nous avions décidé de partir peu de temps après nos présentations, je ne connaissais que leurs noms et je n’avais pas encore compris leurs personnalités. Cependant, il y en avait encore quelques-uns dont je me souvenais.

L’un d’eux était un garçon qui semblait être plus âgé que moi. Son nom semblait être Taichi Miyoshi.

À l’origine, ses compagnons étaient deux garçons et deux filles, mais il parlait avec tout le monde sans faire de cas.

En d’autres termes, est-il le médiateur de classe ? En vérité, il semble juste être un camarade de classe.

Je m’étais souvenu d’un autre étudiant, mais pas dans le bon sens.

Il était plus jeune que moi et s’appelait Sakagami Gouhuta. Je ne connaissais pas personnellement son nom, mais j’avais été informé par une Miho amère.

Pour le dire simplement, Sakagami était un délinquant. Tout en grattant ses cheveux blonds et sales, il nous avait regardés avec brusquerie. Quand son regard s’était tourné vers Lily, il avait fait un sourire indécent... Je suppose que c’était la raison de son regard. L’apparence de Lily était actuellement celle de Miho Mizushima, une belle fille, et c’était quelque chose qui manquait à leur groupe actuel.

Il y avait seulement une personne qui accompagnait Sakagami. Il s’agissait d’un petit étudiant qui semblait faible. Il portait un grand sac à dos qui semblait contenir à la fois ces propres affaires et les bagages de Sakagami, ce qui le faisait tituber en marchant. Même ici, les individus opprimaient les autres. Et personne n’arrêtait un comportement aussi déraisonnable.

Vous pourriez dire que plusieurs autres étudiants, y compris Miyoshi, étaient amers au sujet de la présence de Sakagami et du comportement en regardant simplement leurs yeux.

Eh bien, je comprenais bien leurs sentiments. Je n’aimais pas non plus ce que je voyais.

En les regardant, je m’étais remémoré des souvenirs de notre vie antérieure à l’école, qui étaient maintenant comme un passé lointain.

Les élèves de différentes années étaient mélangées alors que nous traversions actuellement une forêt. Mais cela ressemblait quand même à une salle de classe que vous trouveriez n’importe où au Japon.

Néanmoins, les étudiants ne se seraient jamais attendus à être transférés ici et être mis dans ce genre de situation.

« Est-ce que Majima-kun et Mizushima-san sont encore fatigués ? »

« Non, cela va. Merci de vous en inquiéter. »

« Miho-san, n’êtes vous pas encore un peu fatiguée ? »

« Haha. Une fille s’inquiète pour moi. Je fais de l’athlétisme sur de longues distances. Je ne vais pas me fatiguer facilement. »

De temps en temps, quelqu’un laisse échapper des mots d’encouragement alors que les trente chevaliers et les élèves traversaient la piste des animaux en étant le reste du temps silencieux.

L’une des raisons à cela était la grande fatigue que tout le monde ressentait.

L’autre raison était parce qu’il était imprudent de s’engager dans des conversations oisives tout en marchant dans la forêt. Même un enfant comprenait qu’un bruit excessif rendait plus difficile la détection des monstres qui s’approchaient.

« ... »

En tant que membre du groupe d’étudiants, j’avais continué tout en marchant silencieusement. Ce faisant, j’avais ressenti un malaise.

Un danger est présent, ce n’est pas ce que j’ai ressenti.

Cela semblait être la même chose que j’avais ressentie lors de l’échange avec Silane il y a un moment.

Je me sentais comme si j’étais un objet étranger ici. Inutile de dire que j’étais en vérité un corps étranger dans ce groupe.

Ce qui avait prouvé que j’étais un étranger ici, c’était que depuis que j’avais rejoint le groupe, je ne m’étais jamais séparé de Lily. Bien que je ne savais pas à quoi cela ressemblait de leur point de vue... Je pouvais sentir les regards un peu jaloux dans leurs yeux. En fait, il y avait un sentiment de distance et de méfiance à mon égard, même de la part des gardes.

Donc, il était certain que j’étais un étranger ici... Pourtant, ce n’était pas la cause des sentiments de mon malaise.

L’origine du sentiment venait d’autre chose. Mais je devais encore comprendre ce que c’était.

« Majima-kun. » Lily s’agrippa à ma main alors que j’étais perdu dans ses pensées.

Ses yeux étaient remplis de préoccupation, me fixaient intensément.

En même temps qu’elle faisait ça, des regards emplis de jalousie étaient dirigés vers moi, eh bien, peu importe...

« Est-ce que tu vas bien, Majima-kun ? » Cette fois, Lily ne m’appelait pas maître. Elle jouait le rôle de Miho Mizushima jusqu’à la fin. Mais cela ne changeait pas notre relation.

« Tout va bien, » lui avais-je dit.

Dans tous les cas, elle était debout et elle se tenait toujours à mes côtés. À cause de ça, je vais supporter d’aller avec les autres personnes transférées jusqu’à ce que ce sentiment de mal-être se concrétise. En d’autres termes, j’avais réfréné mes émotions et avais continué à avancer.

Nous avions bientôt commencé à grimper une pente de plus en plus abrupte. Immédiatement après ça, nous étions arrivés sur une colline et notre champ de vision devant nous s’était d’un coup élargi.

Des cris de joie avaient éclaté parmi le groupe.

La forêt qui avait constamment obscurci notre vue n’était plus devant nous.

Au lieu de ça, il y avait l’apparition d’un grand bâtiment, composé de dizaines de milliers de briques.

Il y avait une énorme forteresse où se trouvait autrefois la forêt dense, et ses murs étaient maintenant colorés en brun à cause du passage du temps.

***

Si vous avez trouvé une faute d’orthographe, informez-nous en sélectionnant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée s’il vous plaît. Il est conseillé de se connecter sur un compte avant de le faire.

2 commentaires :

  1. Merci pour le chapitre.

  2. kurokagespirit

    Merci pour le chapitre.

Laisser un commentaire