Maou Gakuen no Hangyakusha – Tome 1 – Chapitre 2 – Partie 4

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Chapitre 2 : Cours de magie pour la première fois

Partie 4

À cause de cela, je n’avais été libéré que lorsque le carillon de la pause déjeuner avait retenti.

… Maintenant que j’y pense, j’avais complètement oublié la raison pour laquelle j’avais été convoqué au bureau du directeur.

Eh bien, grâce à cette conversation absurde, je m’étais échappé sans aucune suspension ni expulsion. J’avais également constaté que mon siège avait été correctement préparé lorsque j’étais retourné en classe. Le professeur et les élèves avaient aussi cessé de m’insulter.

Tous étaient des gens au grand cœur qui pouvaient pardonner l’échec de quelqu’un d’autre. Mais il semblait qu’il y avait encore un fossé entre nos cœurs. Ils ne rencontraient pas mon regard, et ils m’évitaient aussi quand j’essayais de leur parler.

Ils étaient timides, c’est sûr. Il n’y a aucun doute là-dessus.

Ils avaient aussi l’air effrayés, mais cela devait être mon imagination.

« Yuuto, » Lizel-senpai se tenait à l’entrée de la classe. « Et si on déjeunait ensemble ? »

Déjeuner avec Lizel-senpai !? C’était l’événement standard de la vie scolaire, celle où on mangeait notre déjeuner ensemble !

« Avec plaisir ! » déclarai-je.

J’avais sorti ma boîte à lunch de mon sac et j’avais suivi Lizel-senpai.

Nous étions allés à la cafétéria plutôt que sur le toit ou dans la cour.

Cependant, la cafétéria de l’Académie du Roi-Démon était différente de la cafétéria que je connaissais. C’était comme un restaurant de grande classe. Il y avait même un menu pour le déjeuner.

J’avais ouvert ma boîte à lunch dans un tel endroit. Je ne pourrais pas faire davantage de bêtises, même si j’essayais.

Lizel-senpai utilisait son couteau et sa fourchette avec élégance devant moi. Elle prenait un steak de bœuf de Matsusaka comme menu principal.

Parfois, elle regardait fixement mon déjeuner. J’avais mal au cœur. Elle avait sûrement pitié de moi en pensant à quelque chose comme. Quel repas miteux ! Il n’y avait aucun doute là-dessus.

« Maintenant que j’y pense, j’ai entendu dire que vous étiez appelé au bureau du directeur. Y a-t-il eu un problème ? » demanda Lizel-senpai.

« Haa... Eh bien, il ne s’est rien passé de notable…, » répondis-je.

Ou plutôt, je ne pouvais pas lui dire qu’on ne faisait que parler d’otaku. Je ne voulais même pas lui dire.

« Ce directeur, est-ce vraiment le Roi-Démon actuel ? » demandai-je.

« Oui, c’est exact, » répondit Lizel-senpai.

Franchement… ? C’était donc vrai…

Même si je pensais qu’il plaisantait, c’était la vérité. J’avais parlé avec lui en toute décontraction, mais… maintenant que j’avais appris qu’il était vraiment le Roi-Démon, je m’étais demandé avec anxiété si je m’en sortirais vraiment bien ?

Cependant, même si je m’en inquiétais, ce n’était pas quelque chose que je pouvais retirer de toute façon. Pour l’instant, j’apprécierais mon déjeuner avec Senpai.

J’avais utilisé mes baguettes pour choisir un morceau de saucisse coupé comme une pieuvre.

Les yeux de Senpai suivirent cette saucisse.

« Senpai, y a-t-il un problème ? » demandai-je.

« Non… c’est la première fois que je le vois dans la vraie vie, » répondit Lizel-senpai.

Parlait-elle de cette saucisse en forme de pieuvre ?

« Alors, Senpai, voulez-vous en goûter un ? » demandai-je.

« Est-ce que c’est d’accord ? Mais je n’ai rien d’autre à échanger que ce steak, » déclara Lizel-senpai.

« Non, ce sera plutôt un bon échange pour moi, » répondis-je.

Je n’aurais jamais pensé que je pourrais échanger une saucisse avec du bœuf de Matsusaka.

J’avais tendu ma boîte à lunch à Senpai. Elle avait poignardé l’une des saucisses avec sa fourchette et l’avait regardé avec bonheur avant de la mettre dans sa bouche.

« Ufufufu… c’est amusant. C’est aussi délicieux. La mère de Yuuto est très douée pour cuisiner, » déclara Lizel-senpai.

Senpai semblait satisfaite. Son sourire enjoué était adorable. D’habitude, elle avait l’air mature, et pourtant elle était mignonne comme une fille en ce moment. C’était injuste.

Pendant que j’étais envoûté par le visage de Senpai, elle avait coupé un gros morceau de son steak de surlonge et l’avait poignardé avec sa fourchette. Elle me l’avait ensuite apporté devant moi avec son autre main placée en dessous.

« Voilà, aahhh, » déclara Lizel-senpai.

J’avais inconsciemment regardé autour de moi.

Les étudiants qui nous regardaient jusqu’à présent avaient immédiatement détourné leur regard.

« Fufu. Ne faites pas attention aux regards de l’entourage. Ne savez-vous pas comment les membres de la royauté de France ont montré ouvertement sa vie privée à tout le monde ? » demanda Lizel-senpai.

« Non, je ne suis qu’un roturier, » répondis-je.

« Un jour, vous deviendrez roi, » déclara Lizel-senpai.

« Même si j’arrive à devenir le Roi-Démon, je veux garder ma vie privée privée, » répondis-je.

Lizel-senpai n’arrêtait pas de tenir ses deux mains en position demi-inclinée, même pendant que nous avions cette conversation. Elle devait être fatiguée de rester immobile avec cette posture. Alors j’avais penché ma tête en avant vers la viande.

Mais est-ce un baiser indirect, n’est-ce pas ?

Le fait de penser une telle chose me rendit excessivement nerveux. J’avais ouvert la bouche avec résolution et j’avais mordu la viande. La fourchette avait été retirée de mes lèvres.

J’avais mâché la viande qui restait dans ma bouche.

« … Délicieux. » Inconsciemment, j’étais tombé en transe.

« Fufufufu, c’est bien. En voulez-vous plus ? » me demanda Lizel-senpai.

« Non, comme prévu, je me sentirai coupable de manger le déjeuner de Senpai plus que ça, » répondis-je.

« Vraiment ? Alors…, » déclara Lizel-senpai.

Senpai poignarda le morceau restant sur la plaque de fer et l’amena vers sa bouche. Mais elle s’était arrêtée juste avant que la viande n’entre dans sa bouche.

« — C’est… »

On dirait qu’elle venait de remarquer le scénario du baiser indirect à l’instant. Ses yeux s’étaient légèrement élargis et ses joues avaient un peu rougi.

Comme prévu, elle n’aimait pas ça, n’est-ce pas ? Mais, peut-être hésitait-elle parce qu’elle pensait que je me sentirais blessé si elle arrêtait de le manger juste devant moi.

« Senpai, ne vous forcez pas —, » commençai-je.

Lizel-senpai avait plissé ses yeux humides avant que je puisse finir ma phrase et elle avait apporté la viande dans la bouche.

C’était embarrassant. Je devais dire quelque chose.

« Cette viande, c’est vraiment délicieux ! C’est la première fois que je mange quelque chose comme ça ! » déclarai-je afin de dissiper mon malaise.

« D’accord… le dernier morceau, pourrait être… encore plus délicieux, » déclara Lizel-senpai.

Si vous disiez quelque chose comme ça en remuant, mon cœur battrait fort comme s’il allait éclater.

« Yu-Yuuto ? On devrait y aller maintenant. Je vais vous faire visiter l’académie, » déclara Lizel-senpai.

« O-oui, » répondis-je.

Nous nous étions levés tous les deux comme pour fuir la table qui était enveloppée dans une atmosphère gênante.

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Un commentaire :

  1. La royauté de France ? Elle parle du cérémonial a Versailles et Louis XIV 😉

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