Le garçon qui voulait se venger du monde – Tome 2 – Chapitre 61

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Chapitre 61 : Le pays des demi-humains

« Quelle honte ! Commandante Cécilia ! »

« ... Mes excuses. »

J’avais baissé la tête dans le manoir féodal du seigneur, qui se trouvait sur un territoire que nous avions arraché au pays des demi-humains. À l’intérieur de la salle, les généraux qui avaient été choisis pour cette guerre étaient assis à leur place.

Ces gens ne pouvaient pas me pardonner, eux qui, bien qu’étant des roturiers à la base, s’étaient élevés jusqu’au même rang de commandement d’unité. À l’origine, le commandant d’unité était un rang que seuls les gens de la noblesse pouvaient obtenir.

Il semblerait qu’ils ne pouvaient pas pardonner le fait que moi, qui suis une roturière et qui plus étais une femme, puisse être dans la même position qu’eux. C’étaient vraiment des hommes mesquins.

« Je me demande si, comme je le pensais, le poste de commandant d’unité n’est pas trop lourd pour vous qui êtes une femme. J’espère que vous me pardonnerez. Je n’aurais jamais pensé que nos renforts seraient vaincus simplement parce que deux personnes sont intervenues, » déclara un général tout en riant à haute voix.

C’était l’homme à qui l’on avait confié le commandement de la guerre cette fois-ci, un homme qui croyait le plus en l’aristocratie parmi ces gens. Il n’arrêtait pas de me couvrir de honte.

Ça m’énervait vraiment. Ces types ne peuvent même pas esquiver mes flèches. Vous auriez dû aller vous battre contre lui aussi. Peu importe le nombre de flèches que je tirais, il bloquait tout avec une magie que je n’avais jamais vue auparavant et tranchais mes précieux subordonnés les uns après les autres avec une grosse faux. C’était un adversaire qui ferait battre en retraite même le Ciel. Je peux vous dire clairement que vous tous auriez perdu d’une manière aussi honteuse que moi.

« Quant à votre traitement, nous en discuterons à la fin de cette guerre. Eh bien, si vous avez quelque chose à dire pendant cette période, vous pouvez venir dans ma chambre la nuit. »

Les hommes rirent à haute voix d’une manière vulgaire. Qui diable allait être la partenaire de nuit de quelque chose comme toi ? J’avais ignoré les paroles du général et j’avais quitté la pièce. Ha, ça m’énervait vraiment.

« Est-ce que ça va, Cécilia ? »

« ... Je vais bien, Cel. Pourtant, comme je le pensais, je n’ai pas l’habitude de ta façon de parler. »

« On ne peut rien y faire. Certaines personnes ont des yeux ici. »

Cel disait cela tout en souriant. Il devait aussi sourire sous son masque. Lui et moi étions des soi-disant « amis d’enfance ». J’avais un an de plus et nos maisons étaient mitoyennes, je me souvenais que nous étions ensemble depuis fort longtemps.

Dans le passé, il ne portait naturellement pas de masque et son visage était aussi cool. Tous les deux ou trois jours, il était appelé par une fille qui lui faisait une confession amoureuse. Je sentais de la colère monter en moi chaque fois que je voyais ça. Mais quand Cel voyait ça, il rejetait les confessions et restait avec moi. Depuis, on s’était toujours aimés.

C’était ainsi que nous étions, mais un certain incident s’était produit. Un jour, des voleurs étaient entrés chez moi. Mes parents avaient été tués, j’étais attachée et j’avais été sur le point d’être violée. À ce moment-là, il m’avait sauvée.

Parce qu’il avait reçu Épéiste de l’oracle, il avait vaincu deux des trois personnes, mais le dernier était un homme qui pouvait utiliser la magie il avait lancé une magie de feu.

Peut-être parce que le voleur avait paniqué, il avait lancé sa magie sans se soucier de l’environnement et avait incendié l’intérieur de ma maison, à tel point qu’il n’y avait nulle part où s’échapper. Je m’étais dit : « Aah, je vais mourir ici ».

Cependant, celui qui m’avait sauvée était, bien sûr, Cel. Il avait vaincu le dernier voleur et m’avait tirée par la main. En échange, Cel avait reçu de grosses brûlures sur tout le corps. Presque la moitié de son visage cool avait aussi été brûlée. Après ça, Cel avait été entre la vie et la mort pendant presque une semaine. Je n’avais pas l’impression d’être vivante.

Si même Cel devait mourir, pensais-je...

Contrairement aux soucis que je me faisais, il s’en était bien remis. En échange de ça, personne n’avait approché Cel, lui qui était encore enveloppé dans un bandage. C’était aussi le cas de toutes les femmes qui avaient fait des confessions amoureuses. Je me sentais heureuse, mais d’un autre côté, je ne pouvais pas pardonner aux femmes qui n’aimaient Cel que pour son visage.

Je pensais aussi que c’était triste pour Cel, parce que cela ne se serait pas terminé comme ça s’il ne m’avait pas sauvée. Donc je serai toujours à ses côtés à partir de maintenant. C’était pour cela que je m’étais entraînée au tir à l’arc que je maîtrisais et que j’étais entrée dans l’Armée Impériale.

« Cécilia ? »

Alors que je me rappelais les souvenirs du passé, Cel me jeta un coup d’œil par dessous. Même s’il portait un masque, la lumière dans ses yeux ne changeait pas.

« Ce n’est rien. Plus importante, comment va ta blessure, Cel ? Est-ce qu’elle est guérie ? »

« Oui. Ma blessure a été guérie grâce à un médicament. Qu’est ce que nous allons faire à partir de maintenant ? »

« ... Nous serons temporairement dans les troupes de réserves. Il semblerait que nous ayons remporté pratiquement toutes les autres batailles, alors je voudrais essayer d’attaquer à partir de là. »

« Est-ce que c’est vrai ? Cependant, cette personne était incroyable, hein. Il a fait face à tous nos soldats comme s’il ne valait rien. Il m’avait même repoussé. »

« C’est vrai. Au final, aucune de mes flèches ne l’a touché. Mais je lui tirerai dessus la prochaine fois. »

« Et bien, si c’est Cécilia alors ce sera fin... Outch ! »

Cel se tenait soudainement son bras droit alors qu’il me parlait. J’avais remonté ses manches pour comprendre que cela n’allait pas bien sur son bras, et je vis que la blessure infligée par ce magicien des ténèbres était restée. De plus, elle gonflait tout en prenant une couleur noire bleutée.

Pourquoi ? Il aurait dû être guéri par les médicaments, non ? J’avais regardé Cel, il avait aussi une expression troublée.

Bien que nous ne connaissions pas la cause, nous nous étions dirigé vers l’endroit où se trouvait le guérisseur. Ce serait super si ce n’était rien.

◇◇◇

« ... Voici donc l’Arbre Divin, hein. »

« Oui. Pourriez-vous me dire s’il y a un grand amas de pouvoirs magiques au pied de la montagne ? C’est une barrière pour retenir la Bête Divine. Chaque représentant de race se relaye pour dresser la barrière. »

En effet, une quantité considérable de pouvoir magique se rassemblait là à l’endroit que Melda pointait. Je pouvais dire qu’il y avait en effet la présence d’une chose à l’intérieur qui ne pouvait pas exister dans ce monde.

La wyverne que Melda contrôlait se dirigeait vers la capitale du pays des demi-humains, il ne se dirigeait pas vers l’emplacement de notre objectif. Il semblerait que je devais d’abord rencontrer la Reine.

Le pays des demi-humains était un pays ayant une nature abondante, couvert par de nombreux lacs et forêts. La capitale était au centre de ce pays. C’était à cet endroit que la wyverne avait atterri.

La reine voulant nous parler tout de suite, nous avions été conduits à l’intérieur du Palais Royal sans que nous ayons pu nous reposer.

« Veuillez informer Sa Majesté que je les ai amenés. »

Il semblerait que nous ayons été conduits à un bureau dans lequel la reine était là. Une femme elfe soldate qui se tenait devant le bureau demanda la permission de nous faire entrer à la reine, ce qui lui fut immédiatement accordé.

Melda se mit devant nous et entra la première dans la pièce.

« Ufufufu, j’ai attendu, petit. »

Une elfe aux cheveux dorés si longs qu’ils étaient sur le point d’atteindre le sol était assise là.

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2 commentaires

  1. Merci pour le chapitre !

  2. Merci pour le chapitre

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