Le garçon qui voulait se venger du monde – Tome 2 – Chapitre 60

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Chapitre 60 : Retraite

La femme archère lâcha sans cesse ses flèches sur moi. J’allais de l’avant en bloquant tout avec mes épées courtes, mais les flèches de la femme archère ne s’arrêtaient pas. Son élan ne faiblissait pas du tout, au contraire, elle avait sacrément augmenté la quantité de flèches qu’elle tirait. Comment pouvait-elle tirer trois flèches à la fois ?

Tout en trouvant ceci très mystérieux, je continuais à aller de l’avant et, naturellement, il n’y avait aucune chance que les flèches se soient arrêtées. Les charges des soldats dans les environs augmentaient également en intensité à mesure que je me rapprochais de la femme archère.

Comme je le pensais des soldats de l’Empire. Les compétences des soldats augmentaient à mesure que je me rapprochais d’elle, surtout ceux qui portaient une armure différente des autres soldats. Je supposais qu’ils faisaient partie de la même escouade puisque la femme archère portait une armure similaire, quoique plus chic.

« Je n’aime pas le fait qu’il s’approche de Lady Cécilia ! »

« Attention aux épées courtes ! Elles tranchent même le fer ! »

« Faites également attention à la faux ! Prenez de la distance et utilisez la magie... »

Les soldats qui m’entouraient prirent peu à peu des contre-mesures en regardant mes mouvements. C’était quelque chose que mes morts-vivants n’étaient pas capables de faire.

Petit à petit, ils s’éloignèrent de ma faux et me lancèrent de la magie. En plus de cela, la femme archère continuait de m’envoyer des flèches, c’était celle qui s’appelait Cécilia.

« Comme c’est irritant. Je vais d’abord m’occuper des magiciens. »

Je ne pouvais pas arrêter Cécilia parce qu’il y avait encore une certaine distance entre nous, mais si c’étaient les soldats des environs, je pouvais les arrêter. Je vais d’abord m’occuper des soldats qui m’entourent.

Je m’étais précipité vers les soldats qui me jetaient de la magie. Les soldats essaient de s’enfuir, paniqués, mais j’étais plus rapide. Je balançais la faux et coupais les bras qu’ils avaient mis devant eux pour lancer la magie.

Je tournais la faux et je m’étais placé contre l’abdomen d’un soldat qui n’avait qu’un bras. J’avais alors utilisé ce soldat comme un bouclier et j’avais avancé ainsi. Après avoir suffisamment pénétré dans le groupe de soldats, j’avais arrêté d’avancer ainsi et j’avais coupé le soldat de haut en bas avec la faux.

Trois soldats essayèrent de profiter de cette ouverture pour s’approcher par-derrière, mais j’avais envoyé vers eux les épées courtes qui voltigeaient dans les airs. Après avoir percé leur armure au niveau des jambes et des genoux pour arrêter leurs mouvements, j’avais balancé ma faux depuis l’un des côtés.

Les soldats furent coupés en deux en un instant. La magie avait été lancée depuis l’autre côté pendant ce temps. J’avais alors fait couper la magie qui volait vers moi avec mes épées courtes, puis j’avais envoyé mes épées courtes vers ces soldats.

Les unes après les autres, mes épées transpercèrent les soldats qui étaient sur le point de lancer une nouvelle attaque magique, mais... leur nombre ne diminuait pas. Je supposais que je devais aussi augmenter le nombre de mes soldats. J’avais donc vers mes pouvoirs magiques dans les cadavres.

Les soldats qui se méfièrent de moi s’étaient soudainement arrêtés et s’étaient immobilisés. Des flèches me tombaient dessus, mais je les bloquais avec mes épées courtes. Je supposais que, même si c’était de courte durée, tout irait bien même si je ne bougeais pas.

Au fur et à mesure que mon pouvoir magique se diffusait dans les cadavres, les cadavres immobiles avaient commencé à bouger. Et puis, ils attaquèrent les soldats des environs. J’avais aussi réparé les corps qui avaient été coupés en deux pendant que j’y étais.

Voir des camarades qui se battaient à vos côtés il y avait peu de temps et qui étaient maintenant votre ennemi devait être un sacré choc pour eux. Je ne le comprenais pas, mais je supposais que c’était quelque chose d’effrayant. Sans parler de ceux qui venaient juste de mourir maintenant.

J’avais profité de la mise à terre de chaque soldat pour avancer plus en profondeur dans le camp ennemi. Je faisais tourner autour de moi toutes les épées courtes, et elles agissaient comme un bouclier qui unissait l’attaque et la défense. Toutes les flèches qui étaient tirées rapidement étaient ainsi repoussées par les épées courtes qui m’entouraient.

Mais ils ne m’avaient pas laissé m’approcher aussi facilement. Un épéiste était apparu à côté de la fille. Il portait un masque sur le visage, donc je ne pouvais pas le voir, mais d’après son physique, j’avais supposé que c’était un homme.

Alors que je relâchais mes épées courtes, l’homme les repoussa précisément avec son épée. Je ne pouvais pas non plus trancher cette épée, alors je supposais que c’était une épée assez tranchante. Si c’était impossible avec les épées courtes, alors qu’en sera-t-il avec la faux !

« Fuu ! »

« uu ! »

Gakinn ! L’homme arrêta la frappe de ma faux. Puis il glissa son épée contre elle et il la balança vers moi. Au moment où je détournais mon visage vers l’arrière afin d’éviter le coup, cette fois il se pencha vers moi.

J’avais bloqué l’épée qui était frappée vers le bas avec la lame de la faux et j’avais donné un coup de pied dans l’abdomen non protégé. Bien que l’homme l’ait immédiatement bloqué de la main gauche, il n’y avait aucune chance qu’il ait pu bloquer la force due à mes muscles renforcés, il avait été ainsi emporté.

Alors que je m’apprête à le poursuivre, de nombreuses flèches vinrent voler de côté. Je supposais que ces deux-là formaient un duo. L’homme retenait l’ennemi pendant que la femme tirait. Je supposais que c’était quelque chose comme ça.

J’avais tourné la faux pour repousser les flèches. Entre-temps, je lâchais les épées courtes pour mener la poursuite, mais l’homme s’était levé et s’était rétabli. Il les avait repoussés avec son épée une fois de plus assez rapidement. La blessure que j’avais pu lui faire n’était aussi qu’une égratignure. Mais cette égratignure était fatale.

Alors que je devais faire attention aux flèches de l’archère tout en faisant face au gars qui respirait un peu fort, un soldat s’approcha du côté de la femme archère. Elle prêta l’oreille à ce que le soldat avait à dire, tout en me regardant fixement. Je supposais qu’il s’interposerait entre nous si je profitais de l’occasion pour attaquer maintenant.

Les regards se poursuivirent pendant un certain temps et,

« Nous battons en retraite ! À toutes les troupes, retraite ! »

Cria la femme archère. Au même moment, un cor avait retenti brusquement. Alors que la femme archère me foudroyait du regard, elle regardait dans la direction des soldats qui étaient au combat. Tous mes pions avaient été tués avant même que je m’en rende compte.

Les soldats de l’Empire se replièrent les uns après les autres. Mais j’avais tué ceux qui avaient essayé de me tuer lors de leur passage.

Au bout d’un moment, Liscia, qui portait une épée couleur cendre, arriva. Je supposais que sa peau était brillante parce qu’elle était décemment satisfaite.

« Umu, c’est la première fois que je me bats avec les soldats de l’Empire, mais ils sont assez bien entraîné. Ça a fait un bon exercice d’échauffement ! »

... Elle les louait et malgré cela ce n’était pour elle qu’un exercice d’échauffement, hein. Liscia, elle est vraiment surpuissante, hein.

Nous étions retournés tels quels au campement où se trouvaient Melda et les autres. Autour de cet endroit s’étaient rassemblés les blessés, qui étaient assis ou couchés. Les cadavres étant alignés à un endroit qui se trouvait un peu plus loin...

Je les veux. Je me demande si elle me les donnerait. Probablement pas.

Je m’étais dirigé vers l’endroit où se trouvaient Melda et les autres tout en ayant l’impression que c’était vraiment du gâchis. Melda et les autres étaient à l’intérieur d’une simple tente qui était installée dans le campement. Elle était juste un peu plus grande qu’une tente ordinaire. Je suppose que c’était fait pour pouvoir rassembler beaucoup de personnes dedans.

J’étais rentré à l’intérieur de la tente pour y trouver Melda et les autres qui discutaient de diverses choses. Un nain, qui portait une splendide armure, était aussi là. Mars était assis sur une chaise et avait l’air un peu mal à l’aise.

Melda qui avait remarqué que nous étions venus ici en souriant vint dans notre direction.

« Seigneur Hardt ! Vous êtes sain et sauf, hein ! »

« Franchement, ce ne serait même pas drôle si je sortais comme ça juste pour mourir. Alors qu’est-ce qu’on va faire à partir de maintenant ? »

« Oui, à partir de maintenant... »

Après cela, nous avions parlé de nos actions futures jusqu’au coucher du soleil.

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2 commentaires

  1. Merci pour le chapitre !

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