Le garçon qui voulait se venger du monde – Tome 2 – Chapitre 53

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Chapitre 53 : La raison de toutes choses

Le pouvoir magique qui s’amplifiait avait englouti Cancer et changea son apparence. Quatre grandes ailes poussèrent sur son dos et ses mains se transformèrent en pinces de crabe. Cancer s’était alors mis à voler avec ses grandes ailes et planait dans le ciel.

« Kukuu, avec ce pouvoir que j’ai reçu de la déesse, avec le pouvoir d’un ange, je vais te tuer ! »

Cancer volait tout en disant ça. C’était donc l’apparence qu’avaient les anges ? Si c’était un ange, alors même un lutin l’était aussi. Il éparpillait ce foutu pouvoir magique. Pour une raison quelconque, j’avais rejeté l’aura de ce pouvoir magique. Serait-ce parce que j’avais entendu dire que c’était le pouvoir de la déesse ?

Cancer volait comme une mouche. Je pensais pouvoir m’amuser un peu, mais ce pouvoir magique était vraiment désagréable. Peut-être qu’en raison de la puissance du Dieu mâle qui était en moi, je m’irritais rien qu’en pensant que la puissance magique de cette déesse était en train de flotter dans cette zone.

... Changement de plan. J’allais le tuer rapidement. J’avais fait retomber l’Ombre du Diable et j’avais activé le Soleil de l’Érosion autour de moi. Au total, 8 sphères d’environ 10 cm flottèrent autour de moi.

« Crève ! »

Cancer se rapprocha de moi en volant irrégulièrement dans les airs. Avec les pinces qui avaient été créées par le pouvoir magique, il me lâcha des attaques tranchantes tout comme il venait de le faire avant ça.

Ces attaques tranchantes me tombèrent dessus comme une pluie, ça me tombait dessus à tel point que je n’avais même pas de possibilités pour l’éviter, mais, laissant toutes ces attaques tranchantes à mes soleils de l’érosion, j’avais regardé les mouvements de Cancer en restant immobile.

Les sphères avaient réagi à toute puissance magique qui s’approchait et se déplaçait en conséquence, de sorte qu’elles se déplaçaient rapidement sous mes yeux. Après un certain temps, je m’étais habitué aux mouvements de Cancer. Il était temps pour moi de me mettre au travail.

De plus, j’avais activé des sphères dans mes deux mains et je changeais leur forme. Les deux sphères s’unirent et s’étendirent. Au final, ce qui était apparu, c’était une faux noire de jais. J’étais conscient de vouloir « faucher sa vie », c’était pour cela que j’avais fait apparaître cette faux.

Tenant la faux qui ne reflétait que le noir, je m’étais dirigé vers Cancer. Cancer me regardait comme ça tout en se moquant de moi. Je supposais qu’il était fort probable qu’il pensait que je n’atteindrais pas celui qui volait dans les airs.

Est-ce que ce type était un idiot ? Si je ne l’atteignais pas, alors il y avait quand même moyen de faire les choses sans l’atteindre, mais, évidemment, je me dirigeais vers lui parce que je l’atteindrai quand même.

J’avais dirigé ma conscience vers les sphères, car elles s’approchèrent de moi lorsque je me dirigeais vers lui. J’avais laissé derrière moi trois sphères qui bougeaient pour réagir et se défendre contre les attaques meurtrières qui m’étaient lâchées encore maintenant et je me déplaçais les trois autres avec ma propre conscience.

J’avais arrêté les trois sphères devant moi dans une position légèrement plus élevée que moi et je changeais leurs formes. Leurs formes avaient été transformées en disque plat et ils volèrent dans les airs. Ils faisaient environ 60 cm de diamètre. J’avais alors sauté sur eux. Je m’étais placé sur le premier disque et j’avais sauté encore plus vite sur le suivant. C’était la méthode que j’avais créée pour lutter lors de combat aérien.

Si je ne pouvais pas voler, je pouvais juste obtenir des prises pour mes pieds dans l’air. C’était typiquement une technique de force brute. Ce disque me permettait d’avoir une prise d’appui stabilisé, et c’était utilisable à l’infini.

Je déplaçais les trois disques vers l’avant et vers le haut petit à petit et je sautais dessus. En faisant ça encore et encore, je me rapprochais de Cancer. Cancer était surpris et essayait de s’enfuir, mais j’étais plus rapide que lui.

J’avais alors levé la faux et, peut-être parce qu’il pensait qu’il ne pouvait pas l’éviter, Cancer croisa les deux bras et essaya de la bloquer.

Cependant, cette faux était une arme que j’avais dérivée et fabriquée à partir d’Éclipse Solaire. Naturellement, elle possédait la capacité de réagir aux pouvoirs magiques, et elle possédait aussi la finesse suffisante pour couper une épée tranchante, même si c’était une faux.

La faux que j’avais fait pivoter vers le bas n’avait pratiquement pas trouvé de résistance, elle coupa les deux bras croisés de Cancer. En raison de son écrasante acuité, le sang n’avait pas immédiatement jailli des bras fraîchement coupés et Cancer avait fait un visage perplexe, car il n’y avait apparemment pas de douleur, mais, il semblerait que la douleur était venue progressivement, car il avait commencé à crier.

J’ignorais cette voix, j’avais fait un saut périlleux de face avec l’élan de la faux, et avec la main qui tenait le bout de la faux, je frappais Cancer depuis le haut vers lui. Parce que j’avais frappé le visage du Cancer verticalement, Cancer tomba face contre terre.

Une ombre que j’avais créée attendait, les bras grand ouverts, à l’endroit où Cancer était en train de tomber. Et puis, il attrapa Cancer par-derrière et...

« Gaa !? »

Des épines tranchantes jaillirent l’une après l’autre de la poitrine de Cancer. L’ombre avait changé une partie de son corps et avait fait germer des épines. Ces épines avaient ensuite percé le dos du Cancer et étaient sorties de sa poitrine.

Bien que Cancer luttait pour tenter d’enlever les épines, l’emprise de l’ombre était plus forte et les plaies ne faisaient que s’élargir. La force de Cancer s’estompait graduellement et à la fin, il avait cessé de bouger, son corps était coincé sur les épines.

Je me demandais si je n’aurais pas dû le laisser vivre un peu plus longtemps. Il aurait fallu certainement le tuer après avoir obtenu des informations de sa part, mais ce qui était fait était fait et il n’y avait plus rien à faire.

J’étais sur le point de laisser le cadavre de Cancer à l’ombre pour me diriger vers l’endroit où Liscia se battait actuellement, quand, à ce moment, une pression énorme m’assaillit par-derrière.

Je me préparais immédiatement à me battre tout en prenant de la distance par rapport à la pression venant de derrière. Quand j’essayais de me retourner pour regarder, l’ombre était dispersée par cette pression et il ne restait que le cadavre du Cancer.

De plus, le cadavre qui aurait dû être mort commença à bouger. C’était comme si je l’avais ranimé, comme si c’était un monstre. Alors que le cadavre du Cancer me regardait avec ses yeux inorganiques, il me lança un regard scrutateur.

« Vous avez tué cet enfant, hein ? »

Sa bouche s’était ouverte. Néanmoins, le ton n’était pas celui de Cancer, c’était la voix d’une femme tellement belle que quiconque l’entendrait en serait enchanté. Pour moi, je ne pouvais pas penser que c’était une voix désagréable.

La manière dont il se tenait aussi avait toutes les apparences et les attitudes d’une femme, c’était très dégoûtant. Je supposais que quelqu’un possédait le cadavre.

« Bon... sang, moi qui me suis donné tant de mal pour créer ce jouet ! Enfin, c’était amusant, je me le demande ? Ce soldat modifié ? »

« Soldat modifié, dites-vous ? »

« J’ai trafiqué la mémoire d’un simple soldat et je lui ai donné un peu de mon pouvoir. C’était amusant, n’est-ce pas ? Avec son apparence hautaine, il pensait qu’il est lui-même l’un des Douze Saints Dévas. »

La femme se moqua de l’apparence de Cancer. D’après ce que j’entendis depuis peu, ce type était...

Je la frappais avec ma faux sans dire un mot. La faux qu’il avait utilisée pour attaquer coupa vigoureusement Cancer... ce n’était pas comme s’il était obstrué par un mur invisible.

« Un homme impatient ne sera pas apprécié, tu sais. Mais je suis contente d’avoir pu trouver le pouvoir de cette personne qui m’a échappé. Quand j’ai entendu que cet ennuyeux Darx était apparu et que tu t’es enfui, j’avais réfléchi à ce que j’allais te faire, mais, fufuu, je veux te tuer rapidement et obtenir le pouvoir de cette personne. »

« Dans ce cas, vas-y, déesse Fistoria. J’ai aussi envie de te tuer. »

Je jetais un regard provocateur sur la femme qui possédait Cancer. La femme qui possédait Cancer haussa les épaules et me regarda. C’était quoi ce comportement ? Ça m’énervait vraiment.

« Bien que je veuille te laisser faire, les blessures infligées par Darx ne sont toujours pas guéries. Bien que je veuille personnellement te tordre le cou, ce dont je suis capable maintenant, c’est de posséder des cadavres, au mieux. Mais, cette génération est plutôt bonne. Plusieurs personnes sont nées avec mes pouvoirs, la Sainte Vierge et le Héros sont aussi nés. Avec cela, mes pouvoirs de Déesse, que j’avais attendus durant plusieurs centaines d’années, peuvent enfin être activés. Fufu, si tu veux me tuer, viens jusqu’au Saint Royaume. Je suppose que tu pourras me rencontrer si tu es capable de survivre jusque-là. Eh bien, je ne t’attendrai pas non plus sans rien faire. »

Fistoria avait souri à la fin et peu à peu, puis sa présence avait disparu. Je l’avais frappé juste avant qu’elle disparaisse, mais ce que j’avais coupé n’était que Cancer... le cadavre de Cancer. Ça ne servait à rien, hein ?

« Oi, Maître ! Il y avait une présence énorme tout à l’heure, s’est-il passé quelque chose !? »

Peut-être parce qu’elle sentait la présence de Fistoria, Liscia avait fait tout ce chemin à mes côtés dans l’urgence. Dans sa main, elle tenait la tête décapitée du type. Je regardais Liscia et il semblerait qu’elle n’avait pas de blessure particulière.

Cependant, cet endroit avait été découvert, hein. D’après sa façon de parler, elle devait nous narguer. Je pense qu’elle ne viendrait pas tout de suite puisqu’il y avait beaucoup de distance, mais il y avait aussi cette fois-ci l’affaire des faux 12 Saint Dévas. Je supposais que j’allais procéder un peu plus vite.

Merde, mon irritation ne se calmait pas parce que j’avais affronté cette déesse de merde. Je devais à partir de maintenant juger ceux qui nous avaient trahis, mais j’avais l’impression que j’allais laisser sortir toute mon irritation et me déchaîner contre eux.

J’avais dit : « C’est bon », à Liscia, puis je m’étais dirigé vers le Roi et ses ministres, ils étaient entourés par Mylène et les autres. Ah..., j’étais irrité.

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3 commentaires

  1. Merci pour le chapitre !

  2. Merci pour le chapitre

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