Le garçon qui voulait se venger du monde – Tome 2 – Chapitre 41

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Chapitre 41 : Promesse

« Elle est ma propriété. Que fais-tu avec elle ? »

L’homme avait attrapé le bras de mon esclave Fia. Je savais qui était cet homme et quel genre de relation il avait avec Fia. Mais, cela me faisait un peu chier qu’un autre homme que moi puisse toucher Fia qui était mon esclave. Ma possessivité envers les esclaves était-elle si forte ?

« Propriété, dis-tu ? Traites-tu ma petite sœur comme une propriété ? »

« Hein ? Ai-je dit quelque chose d’étrange ? Les esclaves devraient être traités comme l’objet du propriétaire. N’est-ce pas, Mylène ? »

« Oui, c’est effectivement le cas. Je suis jalouse. »

Hé, Mylène. Je ne t’avais pas demandé une telle chose maintenant. D’ailleurs, même sans la contraindre, Mylène était déjà mon esclave. Je ne la laisserais à personne.

« Si c’est le cas, combien dois-je payer ? Si ma petite sœur est une esclave alors je l’achèterai. Ton prix demandé sera le mien. »

J’avais ri involontairement de ce qu’il avait dit. Qu’est-ce que cet homme disait ? Pour commencer, les prémisses étaient erronées.

« ... Qu’est-ce qui est amusant ? »

« Kukuu, voici une chose qui est amusante. Je me demandais si c’était une bonne chose pour le prince héritier d’être aussi stupide. »

« Quoi ? »

« C’est vrai, n’est-ce pas ? Ce pays est un pays vaincu par nous. Il a perdu la guerre. Et même si elle devient otage pour que les citoyens ne soient pas tués... tu paieras donc pour la libérer ? En premier lieu, toi qui es le prince héritier du pays qui a perdu, tu n’as aucun privilège de négociation ou toute autre chose du genre. D’ailleurs, est-ce que c’est bon même si tu détruis le pays qu’elle a protégé en allant jusqu’à baisser la tête ? »

« ... Quoi ? »

Peut-être que le prince héritier n’était pas vraiment informé, ou peut-être qu’il était mal à l’aise. De toute façon, il était temps de lui faire retirer sa main. J’avais pris la main gauche de Fia qui était libre et la tirait vers moi.

« Kyaa! »

Et puis, je l’étreignais à la taille pour ainsi montrer qu’elle était ma possession. Peut-être que Fia pensait aussi que me repousser dans la situation actuelle était mauvais, car elle était juste restée raide dans mes bras.

Oui, Mylène. Ne dis pas que tu es jalouse. Je te le fais toujours, pas vrai.

« Uu! Toi, sal... »

« Arrête, Henrir ! »

Peut-être que mon action lui avait fait atteindre ses limites, car le prince héritier plaça sa main sur l’épée à sa taille et était sur le point de la dégainer. Mais comme on pouvait s’y attendre, Fia ne pouvait pas ignorer cela alors elle fit entendre une voix colérique. Oo, ses mouvements s’arrêtèrent avec la voix de Fia.

« À quoi, penses-tu ! Nous avons perdu ! On nous a permis de vivre malgré tout grâce à Hardt... à la gentillesse de Seigneur Hardt ! Et pourtant tu allais pointer ton épée vers lui ! »

« Ma-Mais, petite sœur. Si cela continue, ma petite sœur sera... »

Oui, le fait de continuer à regarder le frère et la sœur se quereller comme ceci était aussi un peu... amusant.

« Dans ce cas, je la libérerai si le prince héritier gagne contre moi, ici et maintenant. »

« Vraiment !? »

« Ah, bien sûr, je tiendrai ma promesse. »

Le prince héritier qui avait entendu ce que j’avais dit s’était déchaîné. Il s’éloigna légèrement de moi et vérifia son épée et ses protections. Le domestique qui était à côté de lui avait l’air inquiet.

« Seigneur Hardt, quel est votre objectif ? Cette bataille ne présente aucun avantage pour vous, le savez-vous ? »

« Hein ? Il y en a deux. Premièrement, je peux fermer la bouche de cet homme. Je ne le tuerai pas, sois tranquille. Deuxièmement, je vais juste faire tenir au roi la promesse sur le fait qu’aucune épée ne doit être pointée contre moi. »

Le visage de Fia avait pâli après avoir entendu ce que j’avais dit. Puis, elle essaya d’arrêter le prince héritier, mais, Mylène la tenait fermement par derrière pour qu’elle ne bouge pas. Désolé, mais c’était déjà trop tard.

« Viens maintenant, tu peux venir à tout moment. »

« Tu ne portes pas d’arme ? »

« Je n’ai pas vraiment d’arme. »

Alors que je disais cela, le prince héritier dégaina son épée et se prépara. Oui, c’était tout à fait la position d’une personne expérimentée. Cependant, ce n’était pas au niveau de Liscia.

« Allons-y ! »

Et le prince héritier commença à courir. Comme je le pensais, ce n’était pas du même niveau que Liscia, donc c’était lent. Ce n’était pas satisfaisant pour moi qui m’entraînais avec elle tous les jours.

« Haa! »

J’esquivais prestement l’épée du prince héritier qui tranchait en diagonale depuis l’épaule et j’attrapais son col. Après ça, je l’avais soulevé tel quel et le jetais contre le mur du couloir. « Dogan ». Le prince héritier brisa le mur. Il était enterré dans les décombres et ne bougeait même pas un muscle. Il semblerait qu’il ait perdu connaissance.

« Maintenant, allons-nous l’amener et aller à l’endroit où se trouve le roi ? Voulez-vous bien transporter le prince héritier ? »

Je le demandais au serviteur du prince héritier. Il hocha la tête, puis il porta le prince héritier qu’il avait sorti des décombres sur ses épaules et nous suivi.

« Seigneur Hardt, s’il vous plaît, je serai le bouc émissaire, alors est-ce que vous pouvez vous abstenir de tuer des personnes ? »

« C’est impossible. Je l’ai dit au roi et aux ministres à l’avance. S’ils avaient transmis cette affaire au Prince héritier, cela ne se serait pas transformé en quelque chose comme ça. C’est le roi qui a négligé ça et il est en faute. »

Fia avait affiché un visage qui indiquait qu’elle était sur le point de pleurer à tout moment face à ce que j’avais dit. Juste cette fois, je ne pouvais pas reculer autant. Si j’étais doux ici, le roi et les autres le prendraient ainsi, et ils seraient encouragés par cela. Puis ils répéteraient probablement la même chose. Si c’était le cas, c’était exactement à ce moment-là que je serais obligé de tuer tous les citoyens.

Comme on pouvait s’y attendre, nous ne souhaitions pas aller aussi loin, vu que la nourriture et toutes les choses dont nous avions besoin aussi longtemps que nous vivront ne pouvait pas être produites par les morts-vivants.

Nous nous étions dirigés vers le bureau où se trouvait le roi. Au moment où j’étais arrivé, j’y étais entré sans même frapper et le roi me regarda avec ses yeux ouverts. J’entrais sans y penser.

« Salut, roi »

« ... Quelles affaires vous amènent ici ? Nous faisons exactement ce que vous avez demandé, non ? »

« C’est vrai, mais tu sais, il a pointé son épée vers moi. »

Le serviteur s’avança en s’excusant. Le roi qui avait vu le serviteur et le prince héritier s’était penché sur sa chaise en se tenant la tête.

« Comme promis, j’utiliserai les citoyens comme nourriture de mes sous-fifres. Eh bien, puisque c’est la première fois, Roi, tu choisiras une famille qui me conviendra, quand bien même ils ne sont pas là et tu me les ramèneras ici. La date limite sera la tombée de la nuit. »

J’avais uniquement dit ça, puis j’avais quitté le bureau. Mylène était la seule qui me suivait. À partir de maintenant, devrais-je enquêter sur les pays voisins comme prévu.

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3 commentaires

  1. Merci pour le chapitre !

  2. Merci pour le chapitre

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