Le garçon qui voulait se venger du monde – Tome 2 – Chapitre 40

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Chapitre 40 : Le rêve de la nuit sainte

« Hora ~, Hardt ~, réveille-toi ~ »

« Uun ~, cinq minutes de plus. »

En écoutant la voix diabolique de ma mère, je me couvrais la tête avec le futon avant de me rendormir. Le vent qui venait de l’interstice entre les murs était froid, je n’avais aucun désir de quitter le futon.

Je vais continuer à dormir comme ça !, pensais-je tout en fermant les yeux quand de bruyants pas s’approchèrent de ma chambre.

Et la porte s’ouvrit vigoureusement. Pourtant, je l’ignorais, quand...

« Koraa ! N’ai-je pas dit te réveiller ? »

Ma mère arracha le futon de toutes ses forces. L’intérieur du futon qui s’était réchauffé avec la température de mon corps avait été soudainement refroidi par l’air extérieur. Fr-froid !!

« Quoi ? Qu’est-ce que tu fais, maman ? »

« Hardt, c’est parce que tu ne te réveilles pas du tout, pas vrai ! Aujourd’hui, c’est la préparation du festival, exact. »

« ... Je déteste le festival. »

Je me détournais tandis que je frottais mon corps frigorifié. Alors, « Haa », ma mère soupira. Uuu, j’étais méchant face aux soupirs de ma mère. Chaque fois que ma mère soupirait, c’était toujours parce qu’elle s’inquiétait pour moi. Mais, cette fois, ce que je haïssais était ce que je détestais vraiment.

Une fois par an, il y avait un festival où Dieu nous donnait des cadeaux, mais, en tout cas, ma mère et moi nous ne pouvions pas participer. Non seulement cela, parce que la plupart des villageois participaient, ma mère qui ne participait pas était contrainte de surveiller dans le froid. Je détestais ce fait et c’était intolérable.

« Bon sang ! Quel enfant inquiétant ! »

Ma mère me souriait amèrement, moi qui lui tournait le dos alors qu’elle était assise à côté de moi. Et elle m’avait embrassé doucement.

« Hardt, je comprends que tu penses à moi, mais je pense que je détesterais ça si tu es exclu à cause de ça. »

« Mais... »

Je tenais ma tête et ma mère me la tapota doucement. Et puis, elle me tapa le dos de toutes ses forces. Aie !

« Horaa, ne fais pas une tête comme ça et vas-y ! Écoute bien ce que disent Stella et Lig ! »

J’étais sorti de la pièce, incapable de dire quoi que ce soit à ma mère qui souriait. Je m’étais lavé le visage avec le seau à l’extérieur, mais c’était dur en cette saison froide. Néanmoins, je le supportais avec elle. Je me lavais le visage, et me dirigeais vers la destination après avoir mangé mon petit-déjeuner.

Là-bas, Lig, Stella, les autres enfants et moi nous nous préparions pour le festival en accord avec les instructions des adultes. Cependant, il y avait diverses différences entre Lig et les autres, et moi.

Lig et les autres pouvaient être pardonnés avec un sourire même s’ils gâchaient tandis que si je gâche quoi que ce soit, je me faisais gronder, battu dans les pires cas. Il y avait aussi des occasions où Stella me taquinait, mais elle arrêtait de dire n’importe quoi quand Lig disait que c’était de ma faute si j’étais lent.

Et parmi eux, il y avait Regul et ses amis. C’étaient ceux qui riaient quand ils croisaient mon regard. Regul était le fils du chef du village, donc il était exempté des préparatifs et ainsi de suite.

Les préparatifs s’étaient terminés d’une manière ou d’une autre avant la nuit, mais je ne pouvais pas y participer. Quelle était la raison à nouveau ? Si je me souvenais bien, c’était un festival qui était célébré par toute la famille, ceux qui n’avaient pas de famille ne pouvaient pas participer ou quelque chose comme ça. C’était comme ça.

Il n’y avait probablement jamais eu de telle règle. Cependant, en réalité, seule ma famille était sans père, il n’y avait aucun moyen pour moi qui était impuissant de dire une telle chose, je regardais simplement comment tout le monde mangeait de la nourriture délicieuse et s’amusait.

Enfin, il y avait quelque chose comme le don de cadeaux aux enfants, mais, naturellement, il n’y en avait pas pour moi. Je mangeais mon pain noir et dur habituel, de la viande séchée salée, et je rentrais à la maison.

Ma mère ne pouvait pas partir parce qu’elle surveillait toujours, donc il n’y avait que moi seul dans la maison. Le feu n’était pas allumé et il faisait extrêmement froid. Afin que quand ma mère revint, elle puisse passer paisiblement son repos dans la chaleur, j’avais allumé le feu et m’asseyais sur une chaise.

Quand j’avais réalisé que je dormais apparemment sur la chaise, ce que je pouvais entendre faiblement, c’était la voix de ma mère qui pleurait, et ses excuses envers moi. Ah, ne t’excuse pas, maman. Maman n’avait rien fait de mal. Alors, ne t’excuse pas...

◇ ◇ ◇

« ... Qu’est-ce que c’est. »

La première chose qui était entrée dans ma vue quand je m’étais réveillé était quelque chose de doux et de la couleur chair. Parce que mon visage était tenu entre une paire de choses douces et que j’étais enlacé à l’arrière de ma tête, je ne pouvais pas bouger. La sensation du tapotement doux sur ma tête me dérangeait occasionnellement.

C’était une sensation incroyablement douce, accompagnée d’un doux parfum. Je pensais à ce que j’étais en train de faire tandis que j’essayais de lever la tête et, là-bas, il y avait la silhouette de Mylène qui pleurait... pourquoi pleurait-elle ?

« Ah, t’es-tu réveillé, Seigneur Hardt ? »

« Ah, euh, bonjour, Mylène. Alors, quelles sont les nouvelles ? »

« Bonjour, Seigneur Hardt. Pour commencer, il y a quelque chose pour lequel j’ai besoin de m’excuser auprès de vous. »

Mylène disait ça tout en soulevant son corps. Parce qu’elle s’était levée sans couvrir sa belle peau sans tache, je la couvrais avec les draps afin qu’elle n’ait pas froid. Mylène qui me rendit grâce en s’excusant. Pourquoi s’excusait-elle ?

« Depuis que vous m’avez laissé passer la nuit ensemble, il y a eu des fois où vous avez des cauchemars. Vous en souvenez-vous ? »

« Non, je ne me souviens pas, mais... est-ce le cas ? »

Je n’avais aucun souvenir. Je dormais avec Mylène tous les jours et j’avais l’impression de me réveiller agréablement tous les matins.

« Pour le dire vraiment, j’ai utilisé la magie qui calme l’esprit quand vous faites des cauchemars. »

Fumu... nn ? N’était-ce pas quelque chose qui me faisait du bien ? Et pourtant, pourquoi Mylène s’excusait-elle ?

« À cette occasion, je... regardais chaque fois vos rêves, Seigneur Hardt ! »

... Ah..., c’est de cela qu’il s’agissait. Elle s’excusait du fait qu’elle avait regardé dans mes rêves comme elle le voulait, Hmm. Mais, je n’étais pas dérangé par cela à ce moment-là. J’avais déjà tout montré à Mylène quand je lui avais fait éprouver ma douleur.

Peut-être qu’en se souvenant du contenu de mes rêves, Mylène s’était dit des trucs embarrassants comme le jeune moi était aussi mignon et ainsi de suite, mais, elle changea d’expression et me regarda.

« Premièrement, il n’y a pas de règle pour que l’on ne puisse pas participer au festival de la nuit sainte si l’on n’avait pas de membre de la famille. »

Le festival de la nuit sainte ? ... Ah... c’était le festival du village, hein. Ça s’appelait le festival de la nuit sainte, hein. Je ne le savais pas.

« En réalité, le chef de mon village est naturellement au courant de cela. Il y a diverses choses pendant le festival de la nuit sacrée et la remise de cadeaux aux enfants est aussi l’un des événements. Pour cette raison, la part d’impôt du festival est soustraite de la taxe du village, l’argent pour les cadeaux doit également être inclus. C’est pourquoi... »

« Ce qui veut dire que ma part est devenue celle du chef de village, ou celle de Regul ? »

Mylène hocha la tête à ce que je disais. Elle dévoila une expression furieuse que je n’avais jamais vue auparavant. Ne fais pas un visage comme ça. Je voulais voir le sourire de Mylène.

En effet, maintenant que j’y pensais, mon traitement était le pire dans ce village. Je n’en connaissais pas la raison de ce traitement, mais, je supposais que c’était assez étrange pour Mylène qui connaissait d’autres styles de vie de faire une telle expression.

« Eh bien, c’est déjà passé ce moment. C’est moi qui n’ai pas essayé de résister à ça, je suis en faute. Alors, ne fais pas un visage comme ça. C’est un gâchis pour ton beau visage. De plus, je vais dans tous les cas détruire ce village. »

« Oui ! Je vais aussi aider ! Ah, mais s’il vous plaît, laissez-moi rester un peu comme ça. »

Quand je pensais que Mylène revenait à son visage souriant, Mylène entoura à nouveau ma tête comme si elle l’étreignait. Et puis, elle tapota doucement le haut de ma tête en faisant des, « Là, là ». Cette sensation... c’était comme quand ma mère l’avait fait pour moi. Mes larmes étaient sur le point de sortir inconsciemment, mais je l’avais supporté d’une façon ou d’une autre. C’était un peu embarrassant de pleurer devant Mylène.

Après cela, ma tête avait été caressée par Mylène jusqu’à ce qu’elle soit satisfaite, et nous avions changé nos vêtements. C’était génial que le visage de Mylène ait l’air satisfait, mais c’était terriblement embarrassant. J’avais presque instinctivement dit « Maman ». Ce n’était pas passé loin.

Mylène et moi vivions actuellement dans une chambre d’amis au premier étage du château. Nero et les autres avaient créé un sous-sol et augmentaient avec diligence le nombre de soldats là-bas. Il semblerait qu’il y ait une forêt à proximité et ils apportaient apparemment des cadavres qui étaient morts dans la zone.

Ensuite, ils venaient aussi du cimetière de ce que je savais, mais il le faisait peu à peu. S’ils devaient tout ramasser d’un coup, le sol s’effondrerait et il y aurait un gros trou qui pourrait se créer.

« Que faisons-nous aujourd’hui ? »

« Je veux enquêter sur les pays voisins. Pour rassembler des forces, ce pays seul n’est pas eno... »

« Quoi ? Qu’est-ce que tu fais, Henrir !? Lâche ma main ! »

Nous marchions dans le couloir alors que nous parlions des plans d’aujourd’hui et la voix de Fia avait été entendue, suivie par la voix d’un homme. Incapable de l’ignorer, j’étais allé dans cette direction, et, là-bas, un homme avait saisi le bras de Fia et s’apprêtait à l’emmener quelque part. Cette personne, si je ne me trompais pas, était le prince héritier. J’avais ainsi vu qu’il était retourné dans la capitale. Toutefois...

« Que fais-tu de ma propriété ? »

Je ne pouvais pas le laisser essayer d’amener mon esclave quelque part.

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3 commentaires

  1. Merci pour le chapitre !

  2. Merci pour le chapitre

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