Le garçon qui voulait se venger du monde – Tome 1 – Chapitre 4

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Chapitre 4 : Une vie de perdue

Stella tenait le couteau qui lui était donné par Lig dans ses mains tremblantes. Ses larmes coulaient pendant qu’elle disait quelque chose au prêtre. Cependant, le prêtre avait donné quelques ordres, les chevaliers avaient commencé à bouger et avait traîné quelqu’un.

En regardant les gens qui étaient traînés, Stella se figea. C’était naturel. Parce que ceux que les chevaliers avaient été amenés étaient les parents de Stella et son jeune frère.

Les parents de Stella lui faisaient face et lui disaient quelque chose, Stella hésita entre ses parents ou moi. En ce moment, son frère regardait sans savoir ce qui se passait.

Le prêtre qui était fatigué d’attendre l’hésitante Stella avait donné un ordre et, le chevalier leva son épée vers son frère. Ensuite, l’épée avait été basculée vers lui.

Mais, l’épée du chevalier s’était arrêtée juste avant qu’elle touche la tête du frère. Stella avait probablement dit quelque chose.

Stella saisit le couteau avec ses deux mains si étroitement qu’ils devinrent blancs et se dirigea vers moi. Ah, comme je le pensais, Stella le ferait aussi, hein. Eh bien, on ne pouvait rien y faire. En l’état, si elle avait continué à résister, son frère aurait été tué.

Il semblerait que mon cœur était déjà brisé. Pour ressentir autant de haine pour Stella que j’avais tant aimé, cela devait être le cas. Les larmes de Stella coulèrent alors qu’elle me disait quelque chose, mais je n’entendais rien. Même si j’avais des oreilles, je ne pensais pas que j’aurais voulu l’entendre.

Stella m’avait planté le couteau tremblant dans ma poitrine. Je ne ressentais plus de douleur. S’habituer à quelque chose comme ça était effrayant. Je regardais simplement Stella alors qu’elle faisait ça. Stella qui avait vu que je n’avais aucune réaction, enleva le couteau et partit en se couvrant la bouche.

Mais, il semblerait que Stella soit la dernière. Avec ça, je pouvais enfin mourir. Je pouvais enfin être libéré de ces douleurs et cette agonie. Bien que j’étais vraiment désolé pour ma mère... ma mère ?

Quand j’y pensais, je n’avais pas vu ma mère une seule fois. Bien sûr, elle n’était pas avec ceux qui m’avaient poignardé avec le couteau.

Juste au moment j’y avais pensé, j’avais eu une mauvaise prémonition. Si la personne que l’on appelait démon était traitée ainsi, si les villageois qui étaient dans le même village avaient été faussement accusés de m’avoir caché, puis avoir été obligés de me poignarder avec un couteau pour prouver qu’ils n’étaient pas mes compagnons, alors...

Si c’était le cas, qu’en était-il de la mère de celui que l’on appelait le démon ? Quand j’y pensais et que je regardais autour de moi, le prêtre laissa échapper un grand rire alors qu’il instruisait les chevaliers, il savait apparemment ce à quoi je pensais.

Ensuite, quelqu’un avait été traîné. Non, c’était évident même sans dire « quelqu’un ». Il n’y avait aucune chance que je ne le sache pas... parce que c’était ma précieuse famille.

Ma mère avait été traînée et amenée ici par les chevaliers. Des blessures étaient sur tout son corps, et je ne pouvais même pas dire si elle était vivante ou non d’où j’étais. Ses jambes pendaient lâchement, il y avait des blessures profondes quand on les regardait de près. Se pourrait-il que les tendons de ses jambes eussent été coupés pour qu’elle ne puisse pas s’échapper ?

Je tentais inconsciemment de me diriger vers ma mère. Cependant, il n’y avait pas de force dans mon corps en lambeaux, je m’étais effondré sur le sol qui était teint de mon sang.

Ensuite, les chevaliers m’avaient donné un coup de pied qui m’avait bougé à leur guise. Merde, même si je voulais aller à côté de ma mère, je ne pouvais pas. Pourquoi ces gars-là se mettaient-ils en travers de ma route ? Bien que je voulais tuer tous ces gars, je n’en avais pas la force. Je n’avais pas la force de sortir de cette situation.

Les chevaliers arrêtèrent de me donner des coups de pied, un autre chevalier avait amené ma mère pile devant moi. Puis, le prêtre avait crié quelque chose en montrant ma mère.

Ma mère avait apparemment repris connaissance à ce moment, car elle regardait vers moi qui était couvert de blessures, et même si elle affichait une expression emplie de douleur, elle me souriait. Juste en regardant le visage souriant de ma mère, les larmes que je pensais avoir été épuisé commencent à déborder.

Je devais faire quelque chose pour sauver ma mère ! J’avais supplié pour avoir de l’aide venant des personnes autour de moi. Parce que mes oreilles ne pouvaient pas entendre, je ne savais pas quel genre de voix j’avais. J’avais crié aussi fort que possible.

Les chevaliers commencèrent à me frapper pour tenter de m’arrêter, mais je ne m’arrêtais pas. Si cela se résumait à ceci, j’aurais déjà abandonné. Mais, cela n’avait rien à voir avec ma mère. Je voulais que ma mère vive.

Je continuais de crier en pensant à ça. Peut-être était-il énervé par mes cris, car le prêtre lança de la magie vers moi. Il s’agissait de petites flèches de lumière, et environ dix avaient été libérés vers moi, poignardant profondément mon corps.

Dans l’ouverture quand j’avais laissé à l’impact, les chevaliers étaient venus me bâillonner la bouche. Je m’étais battu contre eux, mais, lorsqu’on était entouré et maintenu par des adultes, je ne pouvais même pas trembler.

J’étais tombé au sol tel quel. Mes cheveux avaient été tirés et forcés à lever mon visage. J’étais fixé sur place pour que mes yeux ne s’éloignent pas de ma mère.

Devant mes yeux, le prêtre avait dit quelque chose, ma mère avait été mise de force dans une posture où elle était à genoux avec sa tête qui sortait. Puis, à côté d’elle, un chevalier tenait son épée.

... Non, pas possible. À-Arrêtez. Arrêtez ça ! Je vous en supplie alors arrêtez, s’il vous plaît ! Ça n’a rien à voir avec ma mère ! Ce sera fini si je meurs !

« UUuuu !! UUu! »

J’avais lutté, mais, étant maintenu ainsi, je n’avais rien pu faire. Le chevalier qui avait achevé sa préparation pendant ce temps leva son épée au-dessus de sa tête.

S’il vous plaît, arrêtez. Je vous en supplie. N’y avait-il personne ? N’y avait-il personne pour sauver ma mère !?

À ce moment-là, dans mes oreilles qui n’auraient pas pu entendre quoi que ce soit, j’entends une certaine voix.

« Hardt, je t’aime... »

Quand je regardais la propriétaire de cette voix, l’épée du chevalier avait basculé. Puis, devant mes yeux, la tête de ma mère, toujours souriante, vola dans les airs.

À ce moment-là, il y avait le bruit de quelque chose qui se cassait en moi. J’avais continué à crier pendant ce temps. Je n’allais plus croire en personne. Il n’y avait que la haine qui débordait de moi.

Même si ma gorge se fendait et que je vomissais du sang, je ne pouvais m’empêcher de crier. Ma vision se teinta en rouge, chaque être humain était pour moi comme un monstre hideux.

Si j’avais seulement la force de tuer ces gars-là. Si j’avais seulement la force de sauver ma mère. Je ne pouvais rien faire d’autre que crier. Rien d’autre, c’était sans espoir. Je me détestais tellement j’étais faible. Plus que le prêtre, plus que les chevaliers, plus que les villageois, je me détestais, moi qui étais incapable de faire quoi que ce soit puisque ma mère avait été tuée. J’avais été incapable de faire quoi que ce soit d’autre que de voir ma mère se faire tuer !

Peut-être pour me faire taire, le chevalier enfonça ma tête dans le sol de toutes ses forces. Mes dents s’étaient brisées, l’intérieur de ma bouche s’était coupé, mais je ne ressentais plus de douleur. Je continuais à regarder le chevalier.

À ce moment-là, j’étais en quelque sorte dérangé par le paysage derrière le chevalier. Je n’en connaissais pas la raison. C’était juste que je ne pouvais pas détacher mes yeux. Là-dessus, soudainement l’espace derrière le chevalier commença à se fendre.

Ce n’était pas une métaphore, il était en train *bruits de cassage* de se casser. À ce spectacle, le prêtre, les chevaliers et les villageois regardaient en silence. J’étais aussi silencieux.

Puis, ce qui sortit de l’espace fut un squelette qui portait une robe noire. Tenant dans sa main un bâton qu’on pourrait croire plutôt splendide.

Je ne savais pas qui était ce squelette, mais la seule chose que je savais, c’était que personne ici ne pouvait le vaincre. Le squelette libéra des miasmes de la mort. Le chevalier qui me retenait fut mort juste en le respirant.

Mais, rien ne m’était arrivé. Je ne souffrais pas ou je ne mourrais pas contrairement au chevalier, peu importe combien j’en respirais. Au contraire, grâce à ce miasme, la douleur dans mon corps avait disparu.

Le squelette était venu tout droit à mes côtés, me tenant dans la main qui ne tenait pas le bâton. Quand cela se produisit, j’avais ressenti une certaine tranquillité d’esprit. Je n’en connaissais pas vraiment la raison.

Le squelette pointa son bâton vers moi et, soudain, j’avais été frappé par des vagues de somnolence. Je ne pouvais pas dormir comme ça. Je devais aller au côté de ma mère ! Mais, contrairement à ce que je pensais, mes paupières se fermèrent progressivement. La dernière chose que j’avais vue était les chevaliers libérant de la magie sur le squelette et le cadavre de ma mère.

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7 commentaires

  1. ca devient intéressant

    Merci pour le chapitre et bonne continuation!

  2. Merci pour le chapitre. Vivement demain

  3. Dur comme début de novel ( j’adore 😀 )

  4. Merci pour le chapitre
    Trop Hâte de la suite

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