Le garçon qui voulait se venger du monde – Tome 1 – Chapitre 30

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Chapitre 30 : Piège

« ... Je le comprends, mais, en tant que prince de ce pays, cette vision est quelque chose d’angoissant. »

La vue qui s’étendait devant mes yeux était la cause de mes paroles. Je me sentais encore plus frustré à la vue de ces rangées de troupes se tenant debout. En réalité, ils auraient dû être des camarades qui se tiendraient à nos côtés, mais maintenant, nous devions pointer nos épées vers ces camarades à partir de maintenant.

« S’il vous plaît, décidez-vous, Votre Altesse. »

« Je le sais. Puisque nous ne pouvons pas non plus nous permettre de perdre, nous allons devoir agir. Est-ce que les préparatifs sont finis, général ? »

« Oui Votre Altesse. Les ordres ont déjà été donnés. Et il ne manque plus que votre ratification finale. »

« Je comprends, faites-le. »

Le général qui avait entendu ce que j’avais dit donna des instructions aux soldats. Et puis, de notre côté, un soldat qui montait un cheval se dirigea vers l’armée rebelle.

Le soldat s’arrêta à mi-chemin entre nos troupes et l’armée rebelle et donna à l’armée rebelle la dernière demande de reddition. Ce serait bien s’ils se rendaient avec ça, mais... il n’y avait aucun moyen que cela arrive après être arrivé si loin. L’armée rebelle avait ignoré la demande et avait tiré une flèche sur nous. Et bien qu’elle n’avait pas frappé le soldat, il s’agissait d’un acte hostile.

« ... Malheureusement, la dernière demande a également été repoussée. Toutes les troupes, préparez-vous à la bataille. »

C’était la première fois que je menais un combat avec le moral aussi bas, bien que cela ne soit pas surprenant. Il serait au contraire étrange que le moral soit élevé durant un conflit entre des habitants du même pays.

« Tirez ! »

J’avais pensé à de telles choses et, à la suite de l’ordre du général, des flèches avaient été libérées. L’escouade d’archers avait tiré les flèches sur l’armée ennemie. L’armée rebelle avait mis en place leurs boucliers pour se protéger, mais... qu’est-ce que c’était ?

Normalement, afin de bloquer les flèches, plusieurs personnes par groupe constituant les troupes mettaient leurs boucliers ensemble pour former un grand mur. Mais aujourd’hui, la façon dont ils plaçaient leurs boucliers était mauvaise, et des trous apparaissaient entre les boucliers. Ainsi, des flèches perçaient les soldats. Le commandant de l’armée rebelle était-il stupide ?

« Votre Altesse, cela pourrait-il être un piège ? »

« ... Je ne sais pas. Je ne sais vraiment pas, mais continuons sans baisser notre garde. Cela pourrait être un piège pour nous attirer dans leur camp comme le Général l’a dit... si oui, le gars qui a pensé à cela est vraiment le pire. »

Le général hocha la tête à ce que je disais. Même si c’était juste un peu, finissons rapidement cette bataille. Je ne pouvais pas blesser les soldats et les habitants de notre pays pour quelque chose qui n’avait pas de sens.

Après cela, nous avions diminué peu à peu notre distance et avions encerclé l’armée rebelle. Il n’y avait peut-être pas de commandant parmi l’armée rebelle, car les soldats se déplaçaient à leur guise. Ils n’étaient absolument pas en ordre au cours de cette bataille.

Je ne comprenais pas du tout l’intention de l’armée rebelle. Il avait déclaré la guerre de leur côté, mais ils ne se battaient pas du tout. D’une certaine manière, ne s’étaient-ils pas rebellés parce qu’ils avaient une chance de gagner ?

« ... Votre Altesse, que faisons-nous ? D’après les apparences, je pense que si nous leur conseillons de se rendre, il y aura plus de chance qu’ils l’acceptent par rapport au départ. »

Que devrais-je faire ? En effet, comme l’avait dit le Général, l’armée rebelle était déjà dans l’état d’annihilation. Sans parler de l’effondrement des troupes, il y en avait même parmi eux qui s’enfuyaient. C’était comme s’ils n’étaient pas une armée.

« Vous avez raison. Traitez ceux qui se rendent cordialement. Dans la mesure du possible, essayez aussi de ne pas tuer ceux qui résistent. »

« Entendu. »

Après cela, le général était parti et il avait donné ses ordres. La majorité de l’armée rebelle se rendit. Jusqu’à présent, une heure ne s’était même pas écoulée depuis le début de la bataille. Et la rébellion avait été supprimée en un clin d’œil.

Après cela, j’étais retourné au camp, car il ne restait que le nettoyage d’après-guerre. Alors que je rangeais des documents dans ma tente, le général entra. À ce propos, Yunez était en route pour la capitale. Informer Père de cette situation.

« Et le meneur ? »

« Eh bien, les nobles n’ont pas retrouvé. Le général menant cette armée semblait être un type qui était habituellement un commandant ordinaire dans une ville. »

« Pourquoi faire d’un tel camarade le général ? ... Pour l’instant, amenez-le ici. »

L’individu amené ici par le général sous mes ordres était en effet peu attrayant. Il ne cessait de marmonner des choses comme « Ce n’est pas ma faute » ou « On m’a forcée à le faire ».

« Savez-vous pourquoi vous avez été amené ici ? »

« S-S’il vous plaît, attendez une minute, Votre Altesse ! Ce n’est pas ça ! J’ai été forcé à assumer ce rôle ! S’il vous plaît, croyez-moi ! »

« Alors, qui est l’individu qui vous a ordonné de telles choses ? Le marquis ? »

« C-C’est... gubuu ? »

Quand j’essayais de demander au soldat qui avait été capturé de me donner le nom du leader, le soldat avait soudainement commencé à avoir mal. Le général se tenait devant moi pour qu’il puisse réagir et me protéger quoiqu’il arrive. Même en ce moment, le soldat se tordait de douleur au sol.

Et puis, le soldat avait soudainement cessé de bouger.

« ... Est-il mort ? »

« Je n’en suis pas sûr, mais je vais vérifier. S’il vous plaît, Votre Altesse, reculez. »

Le général avait déclaré cela tout en se rapprochant prudemment du soldat. Je m’étais aussi préparé pour que je puisse réagir immédiatement pendant que je regardais et, « Gabaa » le soldat leva vigoureusement la tête. Nous nous étions immédiatement mis en position défensive, mais il ne bougea pas de là. Je suppose que c’était logique puisque ses membres étaient ligotés. Et alors :

« Comme je le pensais, une armée impromptue ne peut pas gagner, hein. »

Le soldat commença soudainement à parler. Cependant, à en juger par l’atmosphère, ce n’était pas le soldat d’avant... c’était quelqu’un qui le possédait ? Y avait-il une telle magie ?

« ... Qui êtes-vous ? Est-ce vous le meneur ? »

« Oh, ravi de vous rencontrer, Votre Altesse. Et merci d’être complètement tombé dans le piège. »

Un sourire qui nous indiquait qu’il nous regardait avec dédain était présent sur le visage du soldat. Bien que celui qui riait ne soit pas le soldat, je voulais quand même lui trancher la tête. Je devais me retenir pour le moment, afin de recueillir la moindre information de ce type.

« En remerciement, je vais vous donner un cadeau. Ce serait génial si vous pouviez en être satisfait. »

Au moment où celui qui possédait le soldat avait dit cela, un cri qui ne pouvait pas être celui d’un humain avait été entendu venant de l’extérieur.

« Maintenant, allons-nous entrer dans le deuxième round ? Et après cela, la capitale aura disparu si vous ne repartez pas rapidement. »

La tête du soldat pendit puis il s’était effondré après avoir dit cela. Cette fois, c’était sûr, il était vraiment mort.

Le général et moi avions quitté précipitamment la tente, car la bataille avait déjà commencé dehors. Ce n’était pas l’armée rebelle que nous combattions jusqu’à maintenant, mais des zombies qui s’animaient des cadavres de l’armée rebelle ainsi que des squelettes qui rampaient hors de la terre. Et enfin, un monstre géant qui semblait être fait de plusieurs êtres humains était apparu.

« Q-Qu’est-ce que c’est ? »

Les soldats couraient, essayant d’échapper à cette situation complètement imprévue. Cela avait du sens. Après tout, immédiatement après la fin de la bataille, ils devaient mettre leur vie en jeu. Une telle chose arrivait alors qu’ils se détendaient, donc leur dire de ne pas paniquer était impossible.

« Quoi qu’il en soit, nous quitterons rapidement cet endroit ! Nous faisons face à un nombre de créatures que nous pouvons vaincre si nous nous regroupons rapidement ! »

« Entendu ! »

... En outre, j’étais dérangé par ce que le meneur avait dit à la fin. Que se passerait-il dans la capitale ? ... Kuu, c’était frustrant, mais je devais compter sur toi, Grande soeur.

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3 commentaires

  1. Merci pour le chapitre

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