Le garçon qui voulait se venger du monde – Tome 1 – Chapitre 23

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Chapitre 23 : L’histoire d’un certain aventurier (6)

« Tu parles un peu trop, Nero. »

Peut-être parce que son humeur était joyeuse, Nero était même en train de dire des choses qu’il n’aurait pas du dire. Peut-être que Nero pensait aussi qu’il avait trop parlé une fois que je le lui avais signalé, car il baissa alors la tête devant moi. Eh bien, il n’avait révélé que mon nom et celui de Liscia, donc il n’y avait pas de problème particulier. Bien qu’il y aurait eu un léger problème s’il s’agissait des noms de Darx ou de Chrono.

« Mes excuses. J’étais excité après avoir regardé le désespoir dans l’expression de cette femme. »

« Eh bien, ça va parce que tu n’as rien dit de très important. Maintenant, c’est un plaisir de te rencontrer, bonne sœur. Je m’appelle Hardt. Je suis le sorcier des ténèbres qui a créé ce nécromancien là-bas, et aussi celui qui a attaqué la ville. »

En me présentant, je libérais mon pouvoir magique et l’exposais sur la femme. Son visage pâlissait et son corps tremblait, peut-être était-ce dû au fait qu’elle avait été exposée aux miasmes inclus dans mon pouvoir magique. Ses gros seins qui dépassaient, comme s’ils étaient mis en avant, tremblaient également.

De la sueur coulait sur son front, et sa respiration devenait aussi saccadée. D’après ce que j’avais vu depuis mon coin, elle avait été brisée dans une certaine mesure à la suite de la conversation avec Nero, mais je me demandais si cela l’avait complètement brisée. Je me rapprochais de la femme et m’accroupissais pour faire en sorte que nos regards se croisaient.

Parce que je ne pouvais pas voir l’expression de la femme tant qu’elle avait la tête baissée, je levais son menton en utilisant ma main droite. C’est l’agokui [1] auquel les filles semblaient aspirer. Je me souvenais par le passé quand Lig le faisait aussi aux filles du village et qu’elles criaient « Quoi... Kya ... ».

J’avais essayé de le faire, mais, comme je l’avais déjà prévu, ce que je voyais n’était pas un visage rougi d’embarras, c’était un visage pâle et désespéré, avec des larmes qui coulaient.

Bien que je pensais « évidemment » quand j’avais vu ça, d’un autre côté, il y avait une partie de moi qui était légèrement excitée, même si ce n’était pas comme Nero. D’une certaine manière, je voulais encore plus voir cette expression. C’était comme si cela titillait mon sadisme.

... Fumu, devrais-je essayer de la taquiner un peu plus... en quelque sorte, c’était comme la pensée d’un chef d’un groupe d’enfants qui était méchant avec la fille qu’il aimait, mais il y avait besoin de plus de matériel d’étude pour tâter de cette personnalité.

« Tu ne veux pas mourir, n’est-ce pas ? »

« ... Oui. »

Bien que lentement, la femme hocha la tête à ce que j’avais dit. Bien qu’elle avait des yeux ressemblant à ceux d’un poisson mort, la lumière revint légèrement avec ce que j’avais dit. Eh bien, ces yeux éteints reviendront probablement encore une fois.

« Si c’est le cas, je vais te montrer le chemin pour survivre. »

« ... Un chemin dans lequel je peux vivre ? »

« Ah. C’est correct pour toi de choisir cela ou non. Cependant, je ne te laisserais que ce chemin pour survivre. Qu’en penses-tu ? »

Quand je le lui avais demandé, la femme avait essayé à nouveau de baisser la tête, mais l’agokui ne lui permettait pas de faire face. Je la faisais répondre en me regardant dans les yeux. Alors elle savait qu’elle vendait son âme à l’ennemi.

« ... Compris. »

Même si elle avait l’air agacée par ce que j’avais dit, une légère expression de soulagement était visible. Je me demandais si elle pouvait faire le même visage après avoir entendu ce que je lui dirais. Avec un sourire sur mon visage, je regardais la femme. Et alors

« Le seul chemin pour survivre est de devenir ma subordonnée et de tuer tes camarades. »

Je me demandais ce que cette femme ferait à la suite de mon murmure démoniaque ? Au fait, j’en avais entendu parler par la suite par Liscia, mais il me semblerait que j’avais en ce moment un sourire diabolique sur mon visage. Quel genre de sourire était-ce... ?

 

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« Merde ! Qui sont donc ces villageois !? »

Ne comprenant rien du tout à ce qui s’était passé en ville, je donnais un coup de pied dans une boîte en bois à proximité et l’envoyais voler. Nous avions réussi à nous échapper de la ville en vie, mais pourquoi ses habitants nous avaient-ils attaqués ? En outre, ils étaient du côté des zombies !

« Calme-toi, Lynk. Cela ne sera pas résolu même si cela t’irrite, n’est-ce pas ? »

Marie me regardait comme si elle était choquée. Cette attitude me rendait inutilement énervé.

« Comment peux-tu être aussi calme ? Pour ce que nous en savons, Mylène a peut-être déjà été tuée ! »

« Je le comprends bien. Mais, nous ne serons pas capables de faire quoi que ce soit si nous sommes impatients ! Nous avons seulement quelques personnes de notre côté alors que nos opposants en ont quelques centaines si tu comptes les villageois et les zombies. Penses-tu que nous avons maintenant une chance de gagner ? »

« Mais ! Mais quand même ! »

« Calme-toi, Lynk. C’est comme Marie l’a dit. Même si nous nous précipitons et rentrons dans la ville, nous verrons juste que les rôles seront inversés. »

« Même Gand... merde ! Je ne peux rien faire ! Je ne peux même pas sauver l’un de nos précieux camarades... »

« Lynk, je comprends ce que tu ressens. Gand ainsi que moi, nous avons tous l’envie de vouloir sauver Mylène. Bien que ce soit frustrant, nous ne pouvons pas la sauver par nous-mêmes. »

Quand je l’avais remarqué, Marie qui avait des larmes coulant de ses yeux me tenait la main. Gand qui était à côté d’elle aussi... c’était vrai, je n’étais pas le seul à être frustré. Marie aussi, Gand aussi, elle était notre précieuse camarade avec qui nous avions fait tout ce chemin. Pour ces gars aussi, Mylène devrait être quelqu’un d’important. Mais même ainsi, j’avais pensé que de mon côté, et j’étais moi-même brisé...

« C’est ma faute, Marie, Gand. J’ai un peu trop parlé. »

« C’est bon. Nous connaissons bien la douleur que tu ressens. »

« C’est vrai. D’ailleurs, ce n’est pas la première fois que ce genre de chose nous arrive de toute façon. »

Marie et Gand riaient quand ils dirent cela. Bon sang, ces gars-là.

« Alors, que faisons-nous à partir de maintenant ? Nous ne pouvons pas continuer à courir comme ça, n’est-ce pas ? »

« Ah. Pour l’instant, revenons auprès du seigneur féodal. Nous arriverons probablement en un peu plus d’une journée. Nous parlerons des circonstances et nous devrons lui demander d’envoyer des soldats. »

« Exact. Si une ville a été occupée, le seigneur féodal ne devrait pas non plus rester silencieux sur ce sujet. »

« D’accord. Dans ce cas, direction la ville où se trouve le seigneur féodal ! »

De mon côté, je regardais la ville qui était visible de loin. Attends-moi, Mylène. J’irais à coup sûr te sauver !

Notes

  • 1顎 ク イ: Agokui. Fondamentalement, mettre la main sous le menton et le soulever.

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4 commentaires

  1. Merci pour le chapitre !

  2. Merci pour le chapitre
    Ça me semble trop tôt pour des retrouvaille hardt/marie

  3. Merci pour le chapitre

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