Le Dilemme d'un Archidémon – Tome 2 – Chapitre 4 – Partie 8

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Chapitre 4 : Abattre un monstre maléfique est le travail d’un Chevalier Angélique

Partie 8

« Je vois. On ne sait donc toujours pas où se trouve Chastille..., » le cardinal Clavwell murmura cela en étant en deuil après avoir reçu un rapport des subordonnés de Chastille, les Chevaliers du Ciel d’Azur.

« Mes plus sincères excuses. Nous avons été tout simplement inadéquats. »

« Ce n’est pas comme si c’était votre faute. Je suis dans la même situation dans le sens que je suis inquiet pour la sécurité de Chastille. Pour l’instant, reposez-vous, » déclara Clavwell.

« D’accord ! » Les trois chevaliers quittèrent le bureau de Clavwell avec un salut et un petit cri d’encouragement.

Lorsque la porte se referma, Clavwell fit entendre une voix triste comme s’il n’était plus capable de la supporter.

« Oooh... Chastille, ma chère chevalière... Pourquoi... ? Pourquoi ne meurs-tu pas pour moi ? » murmura-t-il.

Le visage qui sortait de ses deux mains était répugnant et déformé.

« Les sorciers sont mauvais. Et ceux qui en sont complices sont mauvais. Si un Archange est imprégné de péché, alors leur remplacement doit à la place faire respecter la vraie justice, n’est-ce pas ? »

Si Chastille était tuée, l’Épée Sacrée choisirait un nouveau maître pur. Et cette fois, c’était sûr, il l’élèverait comme l’incarnation de la justice.

Ce qu’il cachait scrupuleusement, c’était le fait que ce n’était même pas la première fois que Clavwell essayait d’assassiner un Archange. Ceux qui n’avaient pas démontré le pouvoir absolu de l’épée de la justice, ceux qui s’opposaient aux inclinaisons de Clavwell, ceux qui hésitaient à tuer des sorciers, et ceux qui étaient tout simplement indignes d’être un Archange, avaient été impitoyablement tués.

Heureusement, Kianoides était le domaine de l’Archidémon précédent, Marchosias. S’ils étaient dirigés vers ce diable, personne ne douterait de leur mort.

Ce n’était pas une défaite pour l’Épée Sacrée. Comme le manieur ne convenait pas, ils n’avaient pas été en mesure d’utiliser le vrai pouvoir et avaient péri en conséquence.

Cela, en soi, pourrait aussi être appelé la volonté de l’Épée Sacrée. Cependant, les circonstances étaient un peu différentes cette fois-ci.

« Ce fichu Raphaël a vraiment fait quelque chose d’inutile..., » déclara-t-il.

Chastille avait bêtement dit qu’elle ne voulait pas se battre contre l’Archidémon. C’est ainsi qu’ils avaient immédiatement confisqué son Épée Sacrée, et les préparatifs pour la tenue d’une cérémonie de grande exécution étaient déjà bien avancés. La raison pour laquelle elle avait été retardée... c’est qu’il y avait des objections de la part des autres cardinaux.

Oui, Clavwell ne protégeait pas du tout Chastille. C’est seulement parce que les autres cardinaux l’en empêchaient qu’elle était protégée. Et ainsi, Chastille... avait pris son Épée Sacrée et avait disparu.

Espèce d’indisciplinée... Es-tu en train de dire que tu n’es pas morte de ce poison ? C’était son précieux poison, produit dans le but de torturer les sorciers capturés. Chastille n’aurait jamais dû être en vie après avoir absorbé quelque chose de fatal, même pour le plus puissant des sorciers. Et pourtant, ni son cadavre ni l’Épée Sacrée n’avaient été découverts quelque part.

Si Raphaël ne lui avait pas suggéré de lui rendre l’Épée Sacrée, aucune de ces questions gênantes ne se serait produite et tout aurait été réglé proprement.

« Ces trois stupides chevaliers sont aussi inutiles. »

Ces trois-là avaient servi Chastille aveuglément. C’est pourquoi il les avait fait surveiller, pensant qu’ils pourraient sûrement trouver où se trouvait Chastille, mais tout ce qu’ils avaient fait, c’était se promener en ville sans planification. Peu importe le temps passé, ils ne l’avaient jamais retrouvée.

Ou peut-être... qu’ils ont remarqué qu’on les surveillait ? Malgré les apparences, ces trois chevaliers avaient été classés parmi les guerriers les plus puissants de la Cité de Kianoides. Même pendant l’incident du jour où Zagan avait succédé à Archidémon Marchosias, les trois chevaliers avaient retrouvé Chastille et avaient réussi à la sauver.

Donc, l’explication logique pour qu’ils fassent si peu d’efforts étaient qu’ils avaient remarqué qu’ils allaient guider un assassin jusqu’à Chastille.

Il avait alors dû penser à une autre manière pour gagner. Et pendant qu’il gémissait devant de telles pensées désagréables, quelqu’un frappa à sa porte.

« ... Je suis désolé, mais j’aimerais être seul maintenant. Veuillez reporter ce dont vous avez besoin pour plus tard, » déclara-t-il.

Ce n’était pas si grave, mais comme il était très en colère, il n’avait pas l’impression de pouvoir parler calmement avec une autre personne. Cependant, malgré ses instructions, la porte de la chambre avait été violemment ouverte.

« J’arrive, Clavwell, » une voix retentissante avait résonné, et celui qui apparut n’était autre que le Chevalier Angélique Raphaël.

« Qu-Qu’est-ce que vous... ? Espèce de vaurien insolent... ! » Clavwell haussa la voix avec à parts égales de la peur et de l’irritation, puis il remarqua immédiatement quelque chose d’étrange. Raphaël était couvert de sang. L’un de ses bras manquait, et c’était une blessure si grave que sa survie n’était rien de moins qu’un miracle.

« Seigneur Raphaël, quelle est cette blessure... ? Non, si on met ça de côté, on doit la traiter ! » Clavwell glissa rapidement du poison dans sa main en déclarer ces mots. Il ne savait pas ce qui s’était passé, mais cet homme était l’un des « maux » que Clavwell devait exterminer quoiqu’il arrive.

Clavwell ne savait pas exactement quel était son objectif, mais il savait que Raphaël essayait de construire une nouvelle faction dans l’Église. On l’appelait la « Faction d’Unification » ou quelque chose du genre, et si Clavwell avait su qu’ils étaient un groupe qui était contre tout ce qu’il défendait, il n’aurait probablement pas fait ce choix. Pourtant, que ce soit la bonne ou la mauvaise fortune, ceux qui pouvaient imaginer l’idéologie de Raphaël à en juger par son apparence n’existaient pas dans l’Église.

Raphaël s’était ensuite jeté sur la chaise devant Clavwell.

« Quoi, ne t’inquiète pas pour ça ? Je suis juste venu ici pour m’occuper d’une petite affaire. Je pars tout de suite après, » déclara Raphaël.

« C-Cependant..., » et après que Clavwell le déclara en appliquant le poison sur son gant, il tendit main pour panser la blessure de Raphaël avec...

« Hein... ? » Avec un bruit de rotation terne, son bras tomba sur le sol.

« Malheureusement, je n’ai pas particulièrement apprécié l’idée d’une main tachée de poison qui me touche, » déclara Raphaël.

À une vitesse bien plus rapide que ce que Clavwell pouvait percevoir de ses yeux, Raphaël avait retiré le bras droit du corps de Clavwell.

« Ghhhh... Argh ? » Alors qu’il s’accroupissait et se mettait à crier, un pied couvert d’armure s’était coincé dans sa bouche. Plusieurs de ses dents de devant écrasées s’étaient éparpillées sur le sol.

« Ne fais pas tant d’histoires. Même si j’ai l’air impitoyable, c’est la première fois que je tue un humain, tu vois ? Je suis juste un peu nerveux à cause de ça, » déclara Raphaël.

Pourquoi... moi ? Il ne pouvait pas prononcer ces mots à haute voix, mais comme Clavwell se plaignait avec ses yeux, Raphaël reçut le message fort et clair et répondit.

« Toi et moi sommes devenus séniles. Ce n’est pas à nous de mettre la main à la pâte dans chaque petite chose que fait la jeune génération. C’est-à-dire sans parler d’étouffer leurs possibilités dans l’œuf, bien sûr, » déclara Raphaël, puis il dégaina son Épée Sacrée.

« Tu vas rencontrer ta fin avec la lame de ton Épée Sacrée bien-aimée, bâtard. Et si tu faisais une tête un peu plus heureuse ? » déclara Raphaël.

« Aggggggh! » Ouvrant en grand les yeux, Clavwell essaya de secouer la tête, mais ne put rien faire avec la botte plantée dans sa bouche.

Que quelqu’un me sauve ! Pourquoi l’Archange de Kianoides ne venait-il pas le sauver ? Qu’est-il arrivé aux trois chevaliers qu’il venait de renvoyer ? En tant que porte-parole de Dieu, exécuteur de la volonté de la justice, pourquoi avait-il fallu que sa vie soit menacée par un tel « mal » ? Cependant, peu importe à quel point Clavwell gémissait dans son cœur, la « justice » en laquelle il croyait ne le protégeait pas.

« Je te rejoindrai bientôt. Attends-moi en enfer, » cela avait été les derniers mots que l’homme connu sous le nom de Cardinal Clavwell avait entendus alors qu’une Épée Sacrée était venue tranché en plein dans son cou.

Et ce fut la toute dernière scène dont Clavwell avait été témoin dans ce monde.

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4 commentaires

  1. Merci pour le chapitre.
    PS: ça, c'est fait !

  2. Merci pour le chapitre !

  3. Ouille, c'est sanglant... Qui vie par le poison périra par l'épée 🙂

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