Le Dilemme d'un Archidémon – Tome 2 – Chapitre 4 – Partie 7

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Chapitre 4 : Abattre un monstre maléfique est le travail d’un Chevalier Angélique

Partie 7

« Il semble que j’ai été capable de voir l’épée la plus rapide parmi les Archanges. »

Couché sur le sol, Raphaël avait le sourire aux lèvres. Même maintenant, c’était un sourire féroce qui donnait l’impression qu’il pouvait attaquer à tout moment, mais en fait, il riait tout simplement.

« Ne parle pas trop. Je suis mauvais pour tout ce qui a trait à la guérison, » déclara Zagan.

Zagan effectuait les premiers soins à Raphaël en utilisant la sorcellerie, mais la blessure était trop profonde. Tout au plus, il pourrait arrêter l’hémorragie. Il avait l’impression que la chance de Raphaël s’était épuisée, car la capacité de régénération d’un dragon s’affaiblissait, lui permettant à peine de garder la main sur la vie.

Finalement, Raphaël avait parlé d’un ton fatigué.

« Chastille. Peu importe ce que tu penses de nous, tes actions elles-mêmes sont déjà devenues notre bannière. Ceux qui sympathisent avec moi... deviendront sûrement tes alliés à partir de maintenant..., » déclara Raphaël.

« Seigneur Raphaël..., » Chastille regarda Raphaël avec une expression compliquée sur son visage en disant cela. Et avec un « cependant », Zagan s’était interposé.

« Tu parles encore de la Faction d’Unification, hein ? Barbatos l’a dit plus tôt, mais je ne vois pas l’intérêt. Si tu dis que tu as besoin d’une bannière ou autre, pourquoi ne pas le faire toi-même ? Tu es l’un de ces satanés Archanges, n’est-ce pas ? » déclara Zagan.

« Si c’était seulement à l’intérieur de l’Église, ce serait possible. Cependant, c’est exactement comme cet homme l’a dit. J’ai... tué beaucoup trop de sorciers. Si je leur demandais de me tendre la main après tout ce temps, ils ne le consentiraient jamais, » déclara Raphaël.

C’est pourquoi il avait besoin d’une personne comme Chastille. Et Chastille avait été déconcertée par cela.

« C’est pour ça que vous avez utilisé le nom d’Orobas ? Parce que vous pensiez que personne ne vous croirait ? » demanda Chastille.

« En partie, oui. Mais aussi, ma survie et la création de la Faction d’Unification étaient le dernier souhait d’Orobas. C’est pourquoi son nom est le plus approprié en tant que chef, » déclara Raphaël.

Pour cet homme, l’existence d’Orobas était tout simplement absolue. Et Zagan avait été capable de comprendre cela, mais à la fin, il n’était pas vraiment convaincu.

« Alors, pourquoi avoir tué autant de sorciers ? Avais-tu une sorte de rancune ou quelque chose comme ça ? » demanda Zagan.

Zagan n’avait aucunement l’intention de prétendre que les sorciers étaient vertueux. Au contraire, les sorciers étaient, sans exception, tous des méchants. Il ne voyait aucune raison de ne pas les haïr, mais même ainsi, en tuer près de 500 n’était pas une mince affaire. Il devait avoir une raison.

Cependant, personne n’avait pu prédire la réponse de Raphaël à cette question.

« Je ne les ai pas tués parce que je le voulais. Pour une raison ou une autre, les sorciers n’arrêtaient pas de m’attaquer, » déclara Raphaël.

« Quoi... ? » Tout le monde dans la pièce avait poussé un cri de surprise en même temps.

Raphaël murmura alors quelques mots comme s’il trouvait cela étrange.

« Je me demande bien pourquoi. Tout ce que j’ai fait, c’est essayer d’avoir une conversation de gentleman avec eux. Même quand je leur ai montré un sourire pour prouver que je n’étais pas un ennemi, ces satanés sorciers n’ont pas du tout écouté ce que je disais et n’ont pas arrêté de me foncer dessus. Bien sûr, j’ai dû accepter leurs défis à ce moment-là, ce qui se terminait toujours par le fait que je les tuais, » déclara Raphaël.

Incapable de comprendre ce qu’il disait, Zagan était sous le choc.

« ... Attends un peu. N’essayais-tu pas de nous provoquer dans ce bar ? » demanda Zagan.

« J’avais simplement l’intention d’informer le bâtard qui était intime avec Chastille de la crise qui lui était arrivée..., » déclara Raphaël.

La tête de Zagan avait commencé à lui faire mal. Et en même temps, Chastille secoua la tête dans un état d’étonnement.

« C-Cependant, quand vous m’avez rencontré pour la première fois, ne m’avez-vous pas demandé combien de sorciers j’ai tués... ? Oh, ne me dites pas que c’était juste pour cacher vos vraies intentions ? » demanda Chastille.

« Qu’est-ce que tu veux dire ? Tu servirais mal de bannière si tu tuais des sorciers comme je l’ai fait, n’est-ce pas ? Et tu m’as répondu que ce n’était pas un chiffre dont je pouvais être fier, ce qui m’a convaincu que tu étais celle que je cherchais, » déclara Raphaël.

Chastille avait baissé ses épaules après avoir entendu cette réponse et avoir vu l’expression sérieuse sur son visage. Alors, après ça, elle avait hoché la tête.

« Maintenant que vous en parlez, se pourrait-il que vous négociiez pour que mon Épée Sacrée... me soit rendue ? » demanda Chastille.

« Si un Archange n’a pas d’Épée Sacrée, comment peut-il se protéger ? » demanda Raphaël.

Il semblait que quelque chose de semblable s’était produit avec Chastille, alors Zagan essaya de repenser à sa conversation avec Raphaël.

Il avait une façon détournée de parler, mais il était certainement vrai que cet homme n’avait jamais dit une seule fois qu’il voulait tuer Chastille. Bien sûr, il avait parlé du point de vue de l’Église, mais cela ne signifie pas qu’il était d’accord avec cela.

Eh bien, si un sorcier et Chevalier Angélique commençaient à devenir amis, ça finirait par ressembler à ce qui est arrivé à Chastille, hein ? En d’autres termes, il leur disait essentiellement de simplement sentir ses sentiments. Bien que franchement, cela ne ressemblait pas du tout à ça.

« Mais peux-tu vraiment tuer près de 500 personnes comme ça ? » demanda Zagan.

« C’est tout simplement ce qui s’est passé quand j’ai été attaqué jour après jour. Et quand les sorciers ont cessé de venir, l’Église m’a envoyé dans une autre région, » déclara Raphaël.

Il semblait que le cycle se répétait à mesure qu’il changeait d’endroit, de sorte que le nombre avait augmenté avant même qu’il ne s’en rende compte.

L’histoire n’était pas très convaincante, mais Zagan pouvait comprendre que c’était involontaire. Et, comme on pouvait s’y attendre, il avait poussé un soupir.

« Réfléchis à ton apparence. N’importe qui te considérerait comme un ennemi si tu agis bizarrement en ressemblant à ça, » déclara Zagan.

Après que Zagan lui ait fait cette remarque, Barbatos avait ajouté sur un « Eh, ça venant de toi » avec une voix étonnée, ce qui avait fait que Zagan avait décidé de le frapper plus tard. Puis, il serra le poing pendant que Raphaël se relevait lentement.

« Chastille... Tu devrais retourner à l’Église. Je me débarrasserai de ceux qui souhaitent ta mort. Je pourrai sûrement conserver cette vie au moins aussi longtemps..., » déclara Raphaël.

« Hein, savez-vous qui est le coupable ? » demanda Chastille.

« Laisse-moi te demander, n’as-tu pas réalisé la vérité ? » demanda Raphaël.

Ce n’était pas comme si elle n’avait aucune idée. Et quand elle l’avait compris, le visage de Chastille était devenu particulièrement pâle.

Oui, avec l’exclusion de Raphaël, il y a peu d’individus dans l’Église qui pourraient être responsables.

Zagan n’était pas bien informé des affaires internes de l’Église, mais par élimination, une seule personne lui était venue à l’esprit.

Finalement, Raphaël se tourna vers Foll.

« J’ai promis de te remettre ma tête, mais je vais te faire attendre jusque-là, » déclara Raphaël.

Foll n’avait pas été en mesure de répondre à ses paroles. Alors au lieu de ça, elle lui avait posé une question.

« ... Réponds juste à une chose. Quel genre de dragon était Orobas pour toi ? »

Raphaël hocha calmement la tête en réaction à ses paroles, puis répondit.

« Un grand dragon. Ces moments où je suis monté sur le dos de ce dragon et où je me suis battu à ses côtés... ont été les meilleurs moments de ma vie, » déclara Raphaël.

« ... Je vois, » répondit Foll.

Et alors que Raphaël partait, Foll n’avait pas essayé de le retenir ou de le tuer.

« Est-ce que tu es d’accord avec ça ? » demanda Zagan.

« ... Je ne sais pas. Mais... Je ne sais pas non plus... si c’est correct de tuer cet homme, » répondit Foll.

Zagan brossa doucement la tête de la jeune fille pour la réconforter.

« Alors, n’est-ce pas bien d’en rester là ? » demanda Zagan alors qu’il tendait la main à Foll, puis dit : « Revenons chez nous. Néphy doit être fatiguée d’attendre. »

« ... Uh, mm. »

Même Zagan ne savait pas si c’était bien d’abandonner sa revanche. Mais il savait que Foll n’avait plus un profond mépris pour les Chevaliers Angéliques.

C’est pourquoi... c’est sûrement bien comme ça.

Il était possible que sa haine refasse surface après tout cela. En fait, il était certain qu’elle finirait aussi par hésiter. Néanmoins, Zagan et Néphy avaient décidé de rester aux côtés de cette fille.

Et à ce moment-là, Chastille avait pris la parole. « Humm, et moi ? »

« Retourne dans ta foutue Église, tête de poney, » déclara Foll, envoyant Chastille au bord des larmes à cause de son hostilité nue.

D’une façon ou d’une autre, avant que quelqu’un ne s’en rende compte, Barbatos avait disparu. Ils avaient dû faire un long voyage de retour au château de Zagan en raison de son absence, et l’aube se levait déjà avant leur arrivée. Et pourtant, Néphy était toujours là, semblant attendre de les accueillir.

« Bienvenue à la maison, Maître Zagan, Foll, Chastille, » déclara Néphy.

Et ce même matin, Zagan et les autres entendirent parler du destin de Raphaël.

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3 commentaires

  1. Merci pour le chapitre !

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