Le Dilemme d'un Archidémon – Tome 10 – Chapitre 4 – Partie 4

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Chapitre 4 : L’idiot qui essaie de jeter un coup d’œil est mieux mort, mais je voulais au moins sauver la fille pitoyable

Partie 4

Mais elle va se noyer si on la laisse comme ça, non ? La sorcellerie ne pouvant pas être utilisée dans le bain, Néphy avait sorti Gremory de là. Manuela se sentait aussi un peu responsable et l’aida. Et pourtant, il y avait là une personne qui était figée comme si elle se souvenait d’un certain traumatisme.

« Chastille ? Y a-t-il un problème ? » demanda Néphy.

Son regard avait été cloué sur Orias.

« … Umm, vous êtes Dame Orias, n’est-ce pas ? »

« Oui, c’est exact. »

« J’imagine peut-être des choses, mais nous ne nous sommes jamais rencontrées auparavant… n’est-ce pas ? Ahahaha... »

Pour une raison quelconque, Orias avait clairement hésité à lui répondre. Et en voyant cela, Nephteros intervint.

« Ne vous êtes-vous pas rencontrées à l’église ou ailleurs ? Mère… ? » Nephteros se tourna vers Orias pour voir si elle pouvait le mentionner et continua après avoir reçu un signe de tête de sa part. « Mère se fait appeler Oberon à l’Église, après tout. »

« Oberon… Comme dans Lady Oberon… ? Maintenant que vous en parlez, j’ai ressenti quelque chose de déplacé en parlant avec elle…, » déclara Chastille.

Orias avait une fois de plus détourné son regard. Il était apparemment vrai qu’elles s’étaient déjà rencontrées par le passé. Néphy se traîna vers sa mère et commença à lui chuchoter.

« Que s’est-il réellement passé ? »

« … Umm, j’ai appris un peu à cette fille à utiliser une épée quand elle était novice, » répondit Orias.

« N’est-ce pas bien de lui dire cela ? »

Orias secoua la tête.

« Hum, je ne me suis pas assez retenue, et apparemment… ça a effacé ses souvenirs de l’époque. »

Néphy et Nephteros en étaient restées bouche bée.

Chastille a dû avoir du mal, enfant… Mais cela l’avait pleinement convaincue maintenant. Chastille avait probablement eu assez de problèmes pour pouvoir faire la queue juste à côté de Zagan quand à ceux qui avaient eu une enfance difficile. Elle se demandait pourquoi une jeune fille encore adolescente était capable de manier une épée comme celle-là, mais il s’est avéré que c’était grâce aux instructions personnelles de la légendaire chevalière angélique Oberon.

Il y avait sûrement des choses qu’il valait mieux oublier, alors Néphy avait pris une bouteille d’alcool et en avait offert à Chastille.

« Chastille, c’est une liqueur inhabituelle que nous avons commandée à Liucaon. En veux-tu ? » proposa Néphy.

« Hein ? C’est bien ça ? Je n’ai pas vraiment bu d’alcool avant. Est-ce que ça va aller ? » demanda Chastille.

Elle ne le serait probablement pas, vu la concentration d’alcool dans cette liqueur, mais elle semblait quand même intéressée, alors Néphy en avait versé dans sa tasse, et Chastille avait pris un verre.

« Hmm, ça se passe plutôt bien et ça a bon goût ! Mon corps aussi s’en trouve bien et chaud. Néphy, puis-je en avoir un autre ? » demanda Chastille.

« Bien sûr. »

Et après quelques tasses supplémentaires, Chastille avait été complètement écrasée et s’était évanouie.

« Bon sang. Tu lui en as trop donné, Néphélie, » déclara Nephteros.

« J’ai pensé que Chastille ferait mieux d’oublier cette affaire, » répliqua Néphy.

Elles avaient toutes les deux sorti Chastille du bain et l’avaient déposée à côté de Gremory. Orias se sentait également un peu coupable et lui apporta une nouvelle serviette. Et en la voyant ainsi, Néphy s’était mise à sourire.

« Tu as toutes sortes de visages, maman, » déclara Néphy.

Elle était vraiment contente de cette fête, même si c’était la seule chose qu’elle en avait tirée.

« Mais aucun d’entre eux n’est bon, » répondit Orias en faisant une grimace.

« Ce n’est pas vrai. Je veux en savoir plus sur toi, » répondit Néphy.

C’est alors que le profil de Zagan de l’autre jour lui était venu à l’esprit.

« Qu’est-ce qui ne va pas ? » demanda Orias.

« Oh, rien…, » répondit Néphy.

Néphy avait vaguement souri, mais elle avait ensuite réalisé qu’il était injuste de se taire lorsqu’elle voulait en savoir plus sur sa mère elle-même.

« Hum, je suis vraiment heureuse d’avoir pu te rencontrer, Mère. Mais…, » commença Néphy.

Elle n’était pas sûre qu’il était correct de dire cela. Mais malgré cela, Néphy avait rassemblé son courage et avait mis ses doutes en mots.

« Je pensais juste au genre de personnes qu’étaient les parents de Maître Zagan, » déclara Néphy.

Marc avait commencé à le chercher parce qu’il avait quelque chose à voir avec les parents de Zagan. Et puis il y avait la possibilité que Marc soit le pape. Alors, qui exactement pouvait mettre le pape en action ?

« C’est certainement une question intéressante, » répondit Orias d’un signe de tête. « Alors, qui étaient-ils ? »

Et tous les regards s’étaient naturellement rassemblés sur Alshiera.

« Mais c’est gênant, ça ? » dit-elle sur un ton regrettable.

« Mais n’est-ce pas vous qui avez poussé Zagan à poursuivre ce Marc ? Il n’y a personne d’autre à qui nous pouvons demander, » déclara Orias.

Il était certainement vrai qu’Alshiera était probablement la seule personne qui avait une chance de connaître la naissance de Zagan. Stella, Barbatos, et même Zagan lui-même n’avaient aucun moyen de connaître ces détails. Et de tous, c’était Foll qui avait sauté à la défense d’Alshiera.

« Le bain est amusant. Cela ne sert à rien de la forcer pendant qu’on s’amuse, » déclara Foll.

Ces paroles innocentes avaient ramené tout le monde à la raison. Orias avait également ratissé sa frange avec un sourire tendu.

« Je suppose que ma petite-fille a raison. Nous nous sommes peut-être un peu emportées. S’il vous plaît, oubliez ce que j’ai dit. »

Avec cela, elle était retournée au bain. Néphy et Nephteros l’avaient suivie. Après avoir un peu réfléchi, Alshiera inclina légèrement son verre de vin et murmura.

« Je connaissais certainement son père. »

Néphy avait été laissée sous le choc, les yeux écarquillés. Elle ne pensait pas qu’Alshiera allait répondre.

« Alshiera, est-ce bon ? » demanda Foll d’un ton inquiet.

« Il peut être approprié que quelques bavardages oisifs accompagnent nos boissons. En outre, il se peut que je sois en train d’inventer des choses, » déclara Alshiera.

Alshiera riait, mais personne ne riait avec elle. Deux personnes étaient déjà inconscientes, mais les femmes restantes dans le bain s’étaient rassemblées autour d’Alshiera. Et, avec toute son attention, elle se mit à parler avec nostalgie.

« Par où commencer ? Oh oui, c’est vrai. Nous devrions vraiment commencer par vous, » déclara Alshiera.

Pour une raison quelconque, elle avait jeté son regard sur Kuroka.

« Hein ? Moi… ? » demanda Kuroka.

« Kuroka, cet homme est l’ancien propriétaire de votre Ciel sans lune, » déclara Alshiera.

D’autres points commencent à se connecter… Et pas seulement ça, mais d’une manière que Zagan ne pouvait probablement pas prévoir. Cela avait complètement choqué tout le monde, y compris les filles de Liucaon.

« Veuillez patienter un instant, Madame. Cela signifie-t-il que Son Altesse est de Liucaon ? »

« On peut dire cela, dans un sens. Mais on peut aussi dire qu’il ne l’est pas. Eh bien, pensez simplement qu’il est un peu lié à cet endroit, » répondit Alshiera.

Elle semblait terriblement évasive, mais c’était le côté le plus clair des choses venant d’Alshiera.

« C’était un homme très fort et splendide, » poursuit-elle d’un ton charmeur. « Il s’est battu très souvent pour tout le monde, et il s’en est sortie victorieux à la fin, peu importe les chances qu’il avait de gagner. »

Ce fut certainement un souvenir précieux pour elle. Néphy avait l’impression qu’Alshiera pleurait en parlant de cela.

« Pouvons-nous demander son nom ? » demanda-t-elle timidement.

Alshiera s’était tue, hésitant à répondre, mais avait fini par prendre la parole.

« Cet homme voulait que son nom soit oublié. C’est pourquoi je suis incapable de le prononcer. Cependant, il est aussi connu sous le nom de…, » déclara Alshiera.

Alshiera avait prononcé ce nom comme s’il était un expiatoire, et comme s’il s’agissait d’un deuil.

« — »

Le bain était resté silencieux. Ce nom était parfaitement évident, dans un sens. En fait, Alshiera l’avait appelé ainsi lorsqu’elle avait rencontré Zagan pour la première fois à Liucaon.

« Comme c’est surprenant. C’est vraiment surprenant. De penser que le jour viendrait où je pourrais vous rencontrer une fois de plus. »

Et cette personne avait probablement déjà…

Personne n’avait rien dit. Et peu de temps après, Alshiera était sortie tranquillement du bain.

« J’ai un peu trop parlé. Je vais aller profiter de la brise nocturne, » déclara Alshiera.

« Lady Alshiera, » s’écrie Orias. « C’était une histoire merveilleuse. La prochaine fois, partageons un verre entre nous deux. »

« Avec vous ? Tout à fait, » déclara Alshiera.

Ainsi, Alshiera avait laissé le bain derrière elle.

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