Le Dilemme d'un Archidémon – Tome 1 – Chapitre 4 – Partie 1

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Chapitre 4 : L’amour non partagé est quelque chose qui peut même blesser physiquement

Partie 1

Chastille et les autres Chevaliers Angéliques s’étaient retirés.

Les trois autres qui étaient avec elle avaient été assommés, et donc, après que Zagan ait fini de réparer sa barrière, il les avait jetés hors de son domaine. Il pensait que Chastille serait tout à fait capable de se débrouiller après ça.

« J’ai impliqué quelqu’un qui n’a rien à voir là-dedans. Désolée. » Jusqu’à la fin, la fille n’arrêtait pas de répéter ce genre de phrases.

Après son retour au château, Néphy avait commencé à soigner la blessure de Zagan. Elle semblait habituée, ce qui avait surpris Zagan. Après quelques instants, il commença à interroger la fille qui s’occupait habilement de ses blessures.

« Néphy, je croyais que tu ne pouvais pas utiliser la sorcellerie, non ? » En un clin d’œil, le corps de Néphy s’était mis à trembler.

« Ce n’était pas de la sorcellerie, » murmura Néphy.

« Alors qu’est-ce que c’était ? » lui demanda Zagan.

« Vous voyez..., » l’expression de Néphy s'aigrit. Son visage en lui-même n’avait pas beaucoup changé, mais la pointe de ses oreilles pointues s’était légèrement affaissée.

En remarquant cela, Zagan haussa les épaules.

« Eh bien, peu importe. Le genre de pouvoir que tu possèdes n’est pas important pour moi. » Bien sûr, il ne savait pas si c’était de la sorcellerie ou autre chose, mais si elle possédait une sorte de pouvoir, pourquoi n’avait-elle pas résisté quand elle avait été capturée ? Pourquoi n’avait-elle pas cassé son collier ? Pourquoi n’avait-elle pas pensé à fuir Zagan ? Il y avait une montagne de questions qui l’assaillait en ce moment.

Toutefois, rien de ce qui s’était déroulé avant ça n’avait fait changé son opinion envers elle... c’était ce qu’il voulait lui transmettre, mais...

Merde ! Quand je le dis comme ça, on dirait que je me fous d’elle, pensa-t-il.

Il était clair que la façon dont il avait formulé ses pensées avait trahi ses sentiments. Voyant Néphy affaisser ses épaules d’une manière plus prononcées, Zagan avait essayé de se corriger.

« Tu es Néphy, et rien ne peut changer cela. Peu importe le pouvoir que tu possèdes, tu es toujours la même, » déclara-t-il.

Je l’ai dit correctement ! Il avait l’impression qu’il était encore un peu difficile à comprendre, mais Néphy le regardait avec émerveillement et surprise.

« ... Merci... beaucoup, » ses oreilles tombantes tremblèrent légèrement.

Pour une raison inconnue, il semblait qu’elle était un peu plus à l’aise... bien qu’on puisse encore se demander si les intentions de Zagan étaient claires ou non.

Pendant qu’ils parlaient de telles choses, elle avait fini de faire les bandages. Zagan ressentait toujours de la douleur, mais au moins, il pouvait encore bouger sa main. Grâce à cela, il savait qu’il n’aurait probablement pas de problèmes pour sa routine quotidienne. Dans une certaine mesure, il pouvait même faire un combat.

S’il n’y avait pas eu la puissance de l’Épée Sacrée, il aurait immédiatement guéri une blessure aussi mineure, mais les premiers soins de Néphy étaient parfaits.

« Hmm... Pas mal. Bien joué, » déclara-t-il.

« ... Non, après tout, c’était... ma faute..., » répliqua Néphy.

Cette fois, il pensait qu’elle serait heureuse des remerciements, mais Néphy avait penché sa tête de honte.

Zagan aurait vraiment souhaité que quelqu’un lui ait enseigné avant ça des paroles de réconfort qu’il pourrait utiliser dans une telle situation. Il envisageait même sérieusement d’arracher la langue de Barbatos et de la transplanter sur lui.

Après s’être inquiété au point où il avait l’impression que son cerveau allait bouillir, Zagan avait finalement réussi à faire sortir quelques mots.

« Aah... As-tu... eu peur ? » lui demanda-t-il.

« N’est-ce pas à moi que vous me demandez ça ? » Et contrairement à ses attentes, elle avait fait un visage qui montrait clairement sa surprise.

Cette expression donnait à Zagan l’impression d’avoir touché un point sensible. Après avoir gémi, Néphy avait timidement ouvert la bouche pour parler.

« Maître, ne pensez-vous pas... que je suis... effrayante ? » lui murmura-t-elle.

« Pourquoi ? » S’il devait dire quelque chose à propos d’elle, c’était qu’elle lui semblait encore plus charmante ces derniers temps, alors que de minuscules indices de ses sentiments se répandaient sur son visage. Qu’est-ce qui était exactement effrayant chez elle ?

Quand Zagan avait incliné la tête sur le côté avec un air sérieux, Néphy avait regardé son visage à plusieurs reprises et avait déplacé ses yeux vers le bas.

Et puis, elle murmura quelque chose, rassemblant clairement tout son courage pour le faire. « Pourquoi... ? À cause... de... la puissance... plus tôt... »

« Oh, ça. C’est quelque chose que je n’avais jamais vu auparavant. En vérité, cela m’intéresse beaucoup, mais c’est tout, » en vérité, il pensait que l’Archidémon Marchosias l’avait achetée à cause de ce pouvoir.

En disant cela, Néphy avait demandé avec un ton empli de curiosité. « Est-ce que c’est... tout ? »

« Hm ? Je crois t’avoir dit que je n’avais pas l’intention de t’utiliser comme rat de laboratoire, non ? » lui demanda-t-il.

« Je... comprends cela, mais ce n’est pas de cela que je..., » il semblait au moins qu’elle croyait enfin en sa bonne volonté.

Il en était franchement heureux, mais la perplexité de Néphy ne faisait qu’augmenter.

Peu de temps après, peut-être en se résignant au fait qu’ils ne faisaient aucun progrès, Néphy avait peigné ses cheveux blancs comme neige et avait commencé à parler.

« Ce pouvoir... n’est pas de la sorcellerie... Ça s’appelle le “mysticisme”, » déclara-t-elle.

« Mysticisme... tu dis ? » Zagan avait déjà entendu le terme auparavant.

Ce n’était pas une technique développée en accumulant les théories et les définitions de la sorcellerie. Non, avec le mysticisme, c’était le simple désir d’avoir quelque chose qui interférait avec les lois de la nature, et selon la situation, on disait qu’il pouvait même ressusciter les morts.

C’était vraiment un miracle qui surpassait l’intellect humain.

Il n’avait jamais pensé qu’il serait un jour témoin de ce pouvoir de ses propres yeux, alors Zagan avait regardé Néphy avec émerveillement.

« Donc c’est réel... Est-ce que tous les elfes peuvent utiliser ce pouvoir ? » lui demanda-t-il.

Néphy secoua négativement la tête face à ses paroles.

« Non. C’est parce que... Je suis une enfant maudite, » Néphy répéta les mots qu’elle avait hésité à dire lors de leur première rencontre. Et Zagan la regarda fixement, attendant que ses prochains mots suivent.

« J’ai... ce pouvoir étrange. Oui, c’est... un pouvoir qui ne devrait pas exister. Les enfants aux cheveux blancs qui possèdent ce pouvoir... n’auraient jamais dû naître... C’est pourquoi..., » ses yeux azur ne reflétaient aucune émotion en disant cela. Aucune larme n’avait coulé sur ses joues.

Vous n’êtes pas une personne. Vous n’avez pas le droit d’avoir une opinion. Vous n’avez même pas le droit d’avoir votre propre volonté. C’étaient les yeux d’une personne à qui l’on disait de telles choses.

Elle a traversé beaucoup de choses, hein... ? pensa-t-il.

Une fois de plus, Zagan ne savait pas quoi dire afin de la réconforter.

Et Néphy ne présentant aucune expression, telle une poupée, continua à parler. « Dans notre village, quand les humains ont attaqué, on m’a demandé d’utiliser mon pouvoir, pour... »

Alors que résonnait le son de Zagan qui déglutissait, Néphy devint complètement pâle et confessa son péché.

« Rembourser le fait d’être autorisée à vivre... Quand je les ai entendus me dire cela, j’ai senti quelque chose se briser dans ma tête, » d’une voix tremblante, elle continua à parler.

« Je n’ai pas... résisté non plus... et j’ai été capturée par les humains. C’était... ma vengeance... contre tout le village, » déclara-t-elle.

Zagan pensait que ses actions étaient tout à fait sensées. En vérité, à ses yeux, tous ceux qui voulaient protéger ceux qui les persécutaient avaient quelques vis desserrées dans leur caboche. Franchement, pourquoi ces gens pensaient-ils qu’elle se précipiterait pour leur défense ? Il semblait qu’ils étaient beaucoup trop arrogants.

« Tout le monde... s’est enfui, l’air vraiment désespéré. Il n’y en avait que quelques-uns qui ont été capturés, et tous les autres ont été tués par l’épée ou brûlés par la sorcellerie. Je suppose que personne n’a réussi à s’échapper. Après tout, même les cadavres d’elfes sont utiles, » les lèvres de Néphy avaient pris la forme d’un sourire.

« En voyant cela, la seule pensée qui m’est venue à l’esprit était “bien fait pour vous”, » sa voix tremblait.

« C’est cruel de ma part, n’est-ce pas ? Je... j’ai vu tout le monde mourir en me maudissant, et je riais du fond du cœur. Je leur avais dit “Cette fois... c’est à votre tour de souffrir”. » Après avoir terminé son histoire, le visage de Néphy était une fois de plus revenu à son état neutre.

« Après tout ce qui s’est passé, j’ai réalisé à quel point j’étais méprisable. J’ai compris que j’étais une personne qui pouvait rire calmement tout en regardant les autres mourir, » continua-t-elle.

Quand elle avait dit ça, un soupir s’était échappé des lèvres de Zagan.

Je vois. C’est pourquoi Néphy a perdu sa capacité à afficher la moindre expression..., pensa-t-il.

Parce qu’elle se détestait, elle avait fini par nier ses propres émotions.

Cependant, Zagan croyait que ses actions ne servaient qu’à prouver à quel point cette fille était vertueuse.

Néphy, n’ayant rien perçu dans les sentiments de Zagan, sombra par terre avec découragement.

« Je suis désolée. Je suis... dégoûtante, n’est-ce pas ? » déclara-t-elle.

« Pourquoi ? » Tandis que Zagan s’était placé à ses côtés, il répondit comme s’il trouvait sa question étrange.

Face à quoi, Néphy avait cligné des yeux comme si elle doutait de ses oreilles.

« E-Euh, quoi ? Non, je veux dire... N’est-ce pas... tout simplement normal ? Si cela avait été moi, j’aurais moi-même massacré les habitants du village. Ouais, j’aurais fait équipe avec les envahisseurs humains. Puisque tu ne l’as pas fait, je pense que tu es vraiment très gentille, Néphy. » Il ne bluffait pas quand il avait répondu ça.

Non, il le ferait très certainement. Il tuerait même une jolie jeune fille comme Chastille s’il le fallait. Et c’était sans parler de ceux qui lui avaient fait du mal. Il était même difficile pour lui de trouver une raison de laisser ces gens vivre. Il les aurait volontiers tous massacrés.

Et si une personne venant du village qui avait tourmenté Néphy se présentait devant lui, il l’aurait même torturé en prime juste pour le plaisir.

Néphy avait alors fait un visage encore plus déconcerté.

« Est-ce que... c’est vrai ? » lui demanda-t-elle.

« Tout à fait. Quand tu parlais à ces foutus Chevaliers Angéliques tout à l’heure, tu étais vraiment effrayante, tu sais ? Si tu peux faire autant de choses, tu aurais dû pouvoir frapper tous ces elfes sans problème. » En disant cela, Zagan avait poussé son doigt vers Néphy.

« De plus, Néphy, tu sembles mal comprendre quelque chose, » déclara Zagan.

« E-Est-ce le cas ? » lui demanda Néphy.

« Tout à fait. Tu penses au mysticisme comme quelque chose de mal, mais il n’y a pas de bien ou de mal quand il s’agit de pouvoir. Y a-t-il des idiots qui pensent qu’une lame connaît le bien ou le mal ? Je dirais que les seuls qui le pensent sont ceux qui ne les manient pas, » déclara Zagan.

Peut-être submergée par la vigueur présente dans les paroles de Zagan, Néphy hocha la tête rapidement et à plusieurs reprises. Mais même ainsi, ses oreilles tombaient toujours vers le bas.

« Mais je pense que... ce que j’ai fait... ne peut être pardonné, » déclara Néphy.

« Qui ne te pardonne pas ? » lui demanda Zagan.

« C’est... Tout le monde... dans le... village, » répondit Néphy.

« Ne sont-ils pas morts ? Alors, oublie-les. Il n’y a aucun moyen pour eux de continuer à se plaindre vu leur situation, » déclara-t-il.

Avec un *pop*, la bouche de Néphy s’était ouverte.

« Tu m’entends, Néphy ? Les gens ne peuvent pas survivre uniquement avec de bonnes pensées. Si tu possèdes le pouvoir, alors utilise-le afin de pouvoir vivre. Si tu ne le fais pas, alors tu ne feras que manquer de respect aux masses impuissantes qui sont déjà mortes, » déclara-t-il.

Comme pour dévaloriser le sens de ces mots, Néphy tapota sa poitrine.

« Est-ce vraiment acceptable... pour moi de posséder... ce pouvoir ? » lui demanda Néphy.

« Alors, laisse-moi te demander une chose. Est-ce mal de posséder de la puissance ? Est-ce mal de désirer la force ? » lui demanda-t-il.

« C’est..., » Néphy ne pouvait pas répondre, alors Zagan avait continué à lui parler affectueusement comme un père aimant.

« Au fait, la plupart des gens me considèrent comme étant un être maléfique et méprisable, » en entendant ces mots, Néphy s’était raidie.

« ... Hein ? » En réponse à cette fille choquée, Zagan avait parlé comme s’il se remémorait des souvenirs emplis de nostalgiques.

« Je ne me souviens pas qui c’était, mais ils m’ont dit que moi, qui pouvais faire n’importe quoi par moi-même, je ne pouvais pas comprendre leurs sentiments. Que les forts ne pouvaient pas comprendre les sentiments des faibles. » S’il se souvenait correctement, c’était une jeune fille extraordinairement pitoyable, mais mignonne, qui fuyait une attaque de bandit. Elle s’était perdue dans le domaine de Zagan, et avait déclenché un piège.

C’était arrivé au moment où Zagan avait commencé à acquérir la puissance en tant que sorcier. Il se sentait seul, donc il avait également en lui l’arrière-pensée de vouloir bien s’entendre avec elle s’il arrivait à la sauver. Mais il croyait vraiment que c’était une bonne chose s’il faisait de son mieux pour sauver quelqu’un dans le besoin.

Zagan avait chassé les bandits et l’avait sortie du piège, mais la seule chose que cette fille avait à dire en retour était la phrase suivante. « Est-ce mal pour les faibles de vivre ? Vous sentez-vous bien après avoir affiché votre pouvoir ? »

Il avait alors regretté de l’avoir sauvée. Et, à l’époque, il avait l’impression de vouloir vomir alors que la fille s’était enfuie.

En y repensant, il avait compris que la jeune fille était frustrée et voulait évacuer sa colère. Pourtant, cet incident l’avait rendu très méfiant envers les étrangers.

La pitié et la gentillesse n’étaient que du poison qui corrompait les gens. Et ainsi, cette fille détestait être submergée dans un sentiment si médiocre.

Sauver les gens n’avait absolument aucun sens au-delà de l’autosatisfaction.

Piétiner les faibles sous les pieds était une évidence. Après tout, ils ne valaient rien.

Il n’y a aucune chance... que je veuille comprendre les sentiments des faibles, pensa-t-il.

Comme s’il crachait sur ces souvenirs amers, Zagan avait parlé. « C’est évident. Je suis devenu fort parce que je ne voulais pas être comme ces individus. » Les faibles avaient toujours entraîné les autres avec eux.

L’idée qu’un étranger vous sauve alors que vous en aviez besoin était pathétique.

S’en remettre à quelqu’un, alors que même un parent abandonnerait son enfant, c’était la même chose que de l’inviter à profiter de vous. C’est pourquoi Zagan cherchait désespérément le pouvoir afin de devenir plus fort.

Cependant, il n’y avait rien au bout de cette route, s’était-il dit.

Après avoir cherché désespérément la puissance pendant si longtemps, il s’était rendu compte que les individus ne méritaient pas sa confiance.

Le fait d’être appelé supérieur sonnait bien et faisait qu’on se sentait bien, mais tout cela n’avait aucune valeur. Mais même ainsi, il pouvait quand même croire en lui-même.

Si cela l’aidait à survivre, il l’accepterait volontiers.

Zagan se moquait de lui-même.

Je dis ça, mais j’ai perdu mon sang-froid simplement parce que Néphy se sent un peu déprimée..., pensa-t-il.

Même lui avait trouvé ce fait humoristique. Pourtant, même s’il avait évité les autres depuis si longtemps, il n’avait pas pu s’empêcher de trouver adorable la fille se trouvant devant ses yeux.

Tout en crachant que l’amour n’était qu’une invention, il aimait quelqu’un d’autre du fond du cœur.

Il s’agissait de sa première expérience romantique.

Il savait que la contradiction pouvait un jour l’amener à la ruine, mais même ainsi, il voulait accepter ses sentiments.

C’est pourquoi Zagan avait désespérément rassemblé quelques mots maladroits.

« C’est pourquoi Néphy, tu ne dois pas t’inquiéter pour les autres. » Touchant de la main la joue blanche de Néphy, sans même savoir ce qu’il devait dire, il s’était efforcé d’exprimer ses sentiments.

« Alors... ne fais pas cette tête. Je t’ai déjà dit... que j’ai besoin de toi, n’est-ce pas ? » continua-t-il.

Ses yeux d’azur tremblèrent lorsqu’elle entendit ses paroles. Et puis, ses doigts fins avaient serré la main de Zagan.

« Puis-je... rester ici ? » lui demanda Néphy.

« Bien sûr que oui. Tu m’as nourri d’une nourriture si délicieuse. Je ne peux même pas imaginer vivre sans toi à partir de maintenant. » Il se demandait si parler de nourriture était approprié, mais au fur et à mesure qu’il prononçait ses mots, il s’était rendu compte que rien de tout cela n’avait d’importance.

Des larmes coulaient sur les joues de Néphy.

« N-Néphy ? » demanda Zagan.

« Uwah... Hic... »

Tandis que Zagan faisait entendre une voix déconcertée, Néphy s’agrippa à la poitrine de Zagan et se mit à sangloter.

« Uwaaaaaaaaaaaaaaah. » Et alors, elle avait fait entendre sa voix avant de pleurer à chaudes larmes.

Zagan n’avait rien dit, choisissant plutôt de caresser sa tête jusqu’à ce que ses larmes se tarissent.

Après s’être calmée et s’être ressaisie, Néphy avait baissé sa tête et avait froissé son tablier dans ses mains.

« ... Je vous ai montré... quelque chose d’embarrassant, » déclara Néphy.

« Ça ne me dérange pas. C’est la première fois que je te vois autant parler, Néphy. » Comme il l’avait dit pour la taquiner, la pointe des oreilles de Néphy était devenue rouge.

« Maître, c’est méchant, » déclara Néphy.

Après avoir dit cela, Néphy baissa le regard vers la main de Zagan. Il s’agissait de la main qui caressait la tête de Néphy jusqu’à il y a quelques instants.

« Maître, votre main ne vous fait-elle pas mal ? » lui demanda-t-elle.

« Hm ? Maintenant que tu en parles..., » avant qu’il ne s’en rende compte, il avait cessé de ressentir la douleur.

Ce n’était pas comme s’il avait perdu la tête, alors, pourquoi ? Tandis qu’il inclinait la tête sur le côté, Néphy avait pris cette main avec ses deux mains.

« Maître, excusez-moi, » en disant cela, elle avait commencé à démêler les bandages qu’elle avait déjà placés avant.

Et après avoir fait ça, qu’avait-elle trouvé ? La blessure, sur laquelle il y avait encore des traces de sang il y a quelques minutes à peine, avait disparu sans laisser de trace.

Voyant cela, même Zagan avait écarquillé les yeux avec étonnement.

« Néphy, as-tu fait ça ? » lui demanda-t-il.

« Je ne sais pas... Mais... probablement, » elle ne le savait probablement pas parce que c’était arrivé inconsciemment.

Comme elle avait été intimidée par les autres villageois, l’idée de guérir les blessures des autres ne lui était probablement jamais venue à l’esprit.

« Quelle surprise ! » Il semblait que le mysticisme surpassait même la puissance d’une Épée Sacrée.

« Wôw, c’est incroyable, » déclara-t-il.

« Est-ce que... c’est si... ? » demanda Néphy.

« Tout à fait. Merci, Néphy, » les yeux de Néphy s’étaient écarquillé alors qu’il exprimait avec franchise sa gratitude.

« Qu’est-ce qui ne va pas ? » lui demanda-t-il.

« Maître, c’est la première fois... que vous me dites une telle chose, » même Zagan avait été laissé perplexe par cette phrase.

Jusqu’à présent, je me rends compte que je n’ai jamais dit, « merci », même une seule fois, réalisa-t-il.

Même si Néphy avait fait tout ce qu’elle pouvait pour préparer ses repas et s’occuper de son château...

« ... Oh, à ce propos... désolé, » quand Zagan avait dit ça, le bout d’oreilles de Néphy s’était mis à frétiller, montrant sa joie.

« Après tout, je vous appartiens, Maître. » Il était très probable que ce n’était pas son imagination que sa voix semblait heureuse quand elle disait ça.

Ce sentiment de solitude, qui était présent partout dans l’être qu’était Zagan et dans sa vie, était maintenant introuvable.

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5 commentaires

  1. Merci pour ce chap mignon tout plein ^^

  2. Merci pour le chapitre !

  3. Merci pour le chapitre ??

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