La Croix d’Argent et Dracula – Tome 4 – Chapitre 5 – Partie 3

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Chapitre 5 : Le Festival Sportif

Partie 3

« Dites, vous..., » déclara Mei.

« Quoi ? » demanda Rushella.

Mei préparait actuellement le dîner pendant que Rushella était sur le côté, s’écrasant sur la table de la salle à manger.

Bien que Rushella n’ait pas du tout aidé, s’ennuyant comme elle ne faisait rien, elle avait simplement attendu à proximité.

« ... N’avez-vous pas besoin de boire du sang ? Le sang de Hi-kun... Il y a du stock en réserve, n’est-ce pas ? » demanda Mei en montrant du doigt le petit réfrigérateur à côté du réfrigérateur normal.

C’était essentiel dans toute maison de vampire ou de dhampir d’avoir un réfrigérateur pour conserver les packs de sang.

« ... En parlant de ça, si l’utilisation de poches de sang peut satisfaire les vampires, pourquoi ont-ils encore besoin d’attaquer les humains ? Ça éviterait les tracas, » demanda Mei.

« Bien qu’il désaltère la soif, le goût est terrible ! Après l’avoir essayé une fois, j’ai eu envie de vomir chaque fois que je me remémore du goût ! Même le sang d’Hisui est mieux dans une telle situation. Je veux boire le sang directement et ça doit être au niveau du cou ! Bien que les autres zones soient bien meilleures que les packs de sang, ce n’est toujours pas satisfaisant ! » répondit Rushella.

« ... Comme c’est difficile. On dirait l’ego d’un critique gastronomique, » répliqua Mei.

« Les humains ne cherchent-ils pas de la nourriture délicieuse, à la place de se contenter d’entretenir leur vie ? Et aussi, les humains ne peuvent-ils pas manger un peu de ces “suppléments” ? » demanda Rushella.

« Vous savez choisir les points faibles. Peut-être que ce que vous dites est juste... Mais les humains n’attaquent pas les autres, » déclara Mei.

« ... »

« Si vous aviez enduré un peu à l’époque, Hi-kun n’aurait pas fini comme ça, » déclara Mei.

« ... Taisez-vous, » cria Rushella puis elle se tut.

Mei n’avait pas insisté sur la question et s’était tournée vers des questions plus pratiques.

« Bien que je comprenne que vous n’ayez pas besoin de boire tous les jours, vous êtes presque à votre limite, non ? Oh, mais plus un vampire est haut placé, plus son endurance est importante, non ? » demanda Mei.

« D’après Hisui, cette parente a fait abstinence pendant un an, c’est son meilleur record. Mais c’était aller assez loin dans ses limites. Heureusement, elle a bu du sang de réserve gardé en cas d’urgence. Un peu plus tard, elle aurait très probablement commencé à attaquer les gens sans distinction, » répondit Rushella.

« Comme c’est effrayant. Je ne pense pas que vous ayez ce niveau de maîtrise de vous, alors dépêchez-vous et buvez un peu. Si vous causez des ennuis, vous serez sûrement exécutée, vous savez ? » déclara Mei.

« ... Taisez-vous et dépêchez-vous de finir de préparer le dîner ! » déclara Rushella.

« Comme je l’ai dit, n’est-ce pas bien même si vous ne mangez pas ça ? Bon sang, pourquoi dois-je cuisiner pour vous... ? Et si je faisais une boîte à déjeuner pour Hi-kun le jour du festival sportif ? Après tout, Eruru-chan ne va certainement pas le faire, alors c’est peut-être une chance ? » déclara Mei.

« Ce garçon... va-t-il venir ? » Rushella murmura ça à elle-même.

Le festival sportif était imminent.

Dès le départ, Hisui n’était pas très motivé et maintenant avec sa santé dans cet état... Va-t-il quand même participer ?

Eruru permettrait-elle de le laisser errer librement dans un lieu au milieu de la foule... ?

« Qui sait... ? Mais n’étiez-vous pas tout excitée pour ça ? Vous entraînez-vous toujours avec la déléguée de classe ? » demanda Mei.

« ... Ouais. Mais elle a l’air fatiguée. Est-ce à cause des effets du sosie... ? » demanda Rushella.

« Vous devez aussi faire de votre mieux. Et bien sûr, je vais devoir préparer correctement une boîte à lunch spéciale pour Hi-kun ❤, » déclara Mei.

Mei attendait avec impatience le prochain festival sportif.

Rushella la regarda d’abord d’un air malheureux, puis elle pensa à quelque chose et se leva de sa chaise.

« Boîte à lunch, euh..., » murmura Rushella.

« ... Quoi ? Me demandez-vous de vous aider à en faire une ? Franchement, n’est-ce pas mieux si vous buvez du sang à la place ce jour-là ? Bien que vous ayez l’agent de blocage de la lumière, être sous le soleil est toujours désagréable, n’est-ce pas ? »

 

 

« Si bruyante ! Taisez-vous. Eh bien, euh... Voyez ça comme une expérience pratique. Ce n’est pas comme si je ne pouvais pas vous aider à cuisiner, non ? » D’une manière incroyable, Rushella avait fait un compromis et s’était approchée.

Bien qu’elle avait toujours les bras croisés et le visage levé.

« Oubliez ça, votre aide n’est pas nécessaire. La cuisine est innocente, » déclara Mei.

« Qu’est-ce que ça peut faire !? Ne soyez pas timide ! » s’écria Rushella.

« Non, ce n’est vraiment pas nécessaire ! Attendez, je tiens le couteau de cuisine ! » déclara Mei.

« Qu’est-ce que ça peut faire ? » demanda Rushella.

Quelques minutes plus tard, parce que Rushella avait insisté pour aider, l’état lamentable de la cuisine ne pouvait être décrit que comme un champ de bataille.

« Comme je l’ai dit, ne venez pas ! Non seulement le pot déborde, mais il est sur le point d’exploser !? » s’écria Mei.

« D’accord, augmentons la puissance du feu... ! » déclara Rushella.

« Arghhhh, j’en ai assez !! » s’écria Mei.

... Finalement, leur dîner de ce soir-là s’était terminé dans le chaos.

 

☆☆☆

 

Pendant ce temps, chez Eruru.

« ... J’ai l’impression qu’il se passe quelque chose de grave dans ma maison. Ce doit être que quelques choses comme le lien entre les sens d’un vampire et sa victime. C’est probablement un peu plus fiable que des prémonitions, » déclara Hisui.

« Si elle coupe le lien, n’est-ce pas inutile ? C’est purement votre propre prémonition. Bien que je pense que les prémonitions aient tendance à être réelles, » déclara Eruru.

« Dites, Kariya. Pourquoi est-ce moi qui cuisine et fais la vaisselle chaque fois ? Bien que vous me fournissiez un toit, ne pouvez-vous pas cuisiner de temps en temps ? » demanda Hisui.

« Pizza et sushis peuvent être commandés par livraison. Le dépanneur est également à proximité. Si vous marchez un peu plus loin, il y a beaucoup de restaurants, » répondit Eruru.

« Je commence à comprendre pourquoi votre croissance est retardée, » déclara Hisui.

En conséquence, Eruru donna un coup de pied à Hisui pendant qu’il faisait la vaisselle.

 

☆☆☆

 

Le premier week-end de la vie séparée d’Hisui et de Rushella était ainsi arrivé.

Alors qu’il s’agissait d’un jour habituellement sans école, ce dimanche avait également en lui la signification particulière du festival sportif. Les élèves s’étaient ainsi rendus à l’école.

Lors de l’annonce de l’ouverture du festival sportif, des feux d’artifice avaient éclaté dans le ciel pendant que tous les élèves étaient alignés à la cérémonie d’ouverture.

Debout là, d’une manière instable, Hisui avait l’air d’être un peu étrange.

Mei se tenait près de lui et elle demanda avec inquiétude. « Hé... Est-ce que ça va ? »

« ... On dirait... qu’il se passe quelque chose. Bien que je puisse surmonter la conscience floue et l’esprit étourdi qui vient avec le processus de vampirisation... La lumière du soleil est terrible. Je suppose que j’aurais dû d’abord recevoir une transfusion... ? Aussi, mon sosie... S’il n’est pas trouvé, il semble qu’il pourrait devenir dangereux..., » déclara Hisui.

« Oogami-san et Touko-san ont patrouillé dans toute l’école. J’ai entendu dire qu’Uno-san devait rester au siège du festival. Une fois le festival terminé, elle se joindra à la recherche. Disons... Vous devriez vous reposer à la maison aujourd’hui, non ? Pourquoi êtes-vous venu ici exprès ? » Eruru se pencha aussi, avant de chuchoter une réprimande en s’inquiétant.

Hisui s’était senti un peu désolé, mais avait quand même répondu avec un visage courageux. « ... Si je suis absent, Rushella se sentirait mal, non ? »

En disant cela, il jeta un coup d’œil discret à Rushella, mais il se trouvait qu’elle le regardait aussi.

Mais dès que leurs yeux s’étaient croisés, elle avait instantanément détourné le regard et avait baissé la tête.

« Quel idiot tu es ! » murmura Rushella.

« Je sais, d’accord. C’est l’heure de la marche. Dépêchez-vous d’aller à votre place, » déclara Hisui.

Mei et Eruru n’avaient pas d’autre choix que de retourner à leurs positions.

Les enseignants sur la plate-forme principale avaient alors donné des ordres et l’ensemble des élèves s’étaient mis en position d’attente en fonction de l’année et de la classe.

Le festival sportif leva officiellement son rideau.

À peine avait-il commencé que l’endurance d’Hisui avait déjà atteint ses limites.

Bien que les événements auxquels il participait étaient un sprint le matin et le relais en fin d’après-midi, il se sentait mal à l’aise même assis, car le ciel lui offrait en prime une journée ensoleillée idéale pour le festival sportif.

Il n’était donc pas surprenant qu’il se soit classé dernier dans l’épreuve du sprint.

La courte distance parcourue par Hisui lui avait rapidement fait perdre l’énergie qu’il lui restait. Arrivé à une certaine tente dans l’aire de repos, il s’était effondré en un tas comme un cadavre.

Même lorsque la cloche avait sonné pour signaler la pause déjeuner, il était resté complètement immobile.

« Hmm... Est-ce que ça va, Kujou-kun... !? » Quand il l’avait remarquée, Reina était sur le côté, le regardant avec inquiétude.

« Oh rien. Représentante de classe, allez-vous bien ? Je vois que votre visage a l’air assez pâle ? » demanda Hisui.

« Hmm, je vais bien..., » répondit Reina.

Contrairement à Hisui, elle ne subissait pas de vampirisation, mais de même, elle avait la moitié de son âme séparée.

De plus, elle avait participé à beaucoup plus d’événements que Hisui ce matin.

C’était probablement de l’épuisement physique en ce moment.

« Après ça... Il ne me reste plus que le relais, » déclara Hisui.

« Vraiment... ? Oh, il est midi, avez-vous déjà mangée ? Vos parents vous amènent-ils une boîte à lunch ? » demanda Hisui.

« Mes parents ne viennent pas... Alors, je vais devoir y aller. Vous devriez vraiment prendre soin de vous, » déclara Reina.

« D’accord..., » déclara Hisui.

Une fois au lycée, de nombreux tuteurs légaux n’avaient plus pris la peine d’assister aux festivals sportifs.

La question du déjeuner avait ainsi été principalement abordée par des groupes d’amis réunis.

Donc l’endroit où Reina allait était facile à deviner.

Cela dit... Hisui s’était quand même forcé à se lever et à la suivre.

Après cela, Rushella était venue auprès d’Hisui.

Elle transportait deux boîtes à lunch... Une expression d’appréhension était présente sur son visage.

Mais Hisui était déjà parti.

Après avoir regardé dans les environs, elle s’était aussi mise à courir pour trouver Hisui.

 

☆☆☆

 

Après s’être séparée d’Hisui, Reina s’était retrouvée dans un endroit désert se situant derrière le bâtiment scolaire.

Son corps lui faisait mal partout. De plus, elle était très fatiguée et elle manquait de force en tout temps.

Pour éviter les coups de chaleur, elle avait bu fréquemment de l’eau aujourd’hui, en prenant soin d’éviter la lumière directe du soleil.

Cependant, son endurance n’avait pas cessé de s’épuiser.

De plus, elle n’avait pas d’appétit et elle avait l’impression que tout ce qu’elle avalait s’évaporait instantanément.

Reina soupira et commença à faire des massages de son corps ainsi que des exercices d’étirement pour soulager sa fatigue.

Il y avait toujours le relais de classe se déroulant dans l’après-midi.

Elle voulait profiter de son temps pour récupérer son énergie.

« Je ne peux plus échouer, » murmura Reina.

À l’origine, elle pensait que sa fatigue venait du stress mental de ses échecs passés, mais elle ne semblait pas si obsédée par son passé.

Grâce à l’accompagnement de Rushella dans la pratique matinale, son état d’esprit s’était beaucoup détendu.

Mais cela s’était passé d’une manière vraiment incroyable... et même s’il s’agissait d’un cas grave de traumatisme mental, c’était étrange

« Est-ce que je réfléchis trop ? » se demanda-t-elle à voix haute.

« Non. »

« Hein ? »

Une voix familière s’était fait entendre.

S’en était une qu’elle entendait tous les jours, car il s’agissait de sa propre voix.

En se retournant, elle s’était vue.

L’une d’elles était en uniforme, et l’autre en tenue de gym, et cela semblaient à deux personnes vus au travers d’un miroir, mais avec des vêtements différents.

Avant que Reina ne puisse crier, l’autre avait déplacé son bras droit.

« ... ! »

Le poteau de fer dans sa main avait frappé la jambe de Reina, faisant un bruit brutal. Il s’agissait vraiment d’une violence effectuée par une femme envers une autre femme.

Après avoir subi la frappe, Reina s’était agrippée la jambe droite. Puis elle s’était effondrée sur le sol.

Il n’y avait pas de fracture ni de blessures externes évidentes... Mais c’était si douloureux qu’elle ne pouvait plus marcher.

« Qu’est-ce que tu fais... ? » s’écria Reina en vêtement de sport.

« C’est ton souhait, tu sais ? Tu ne veux pas fuir, et tu ne veux pas t’échapper de ça... C’est pour ça que je suis née. Le manque d’un fardeau dans ton cœur est dû à moi, » déclara l’autre Reina.

« ... ! ? Qu’est-ce que tu racontes ? Je... ! », s’écria la première Reina.

« Pas de problème. Je suis ton ombre. Tu as juste besoin de te détendre. Ça s’arrête là. Tu peux maintenant totalement renoncer au relais, » l’autre Reina parla, soulevant le poteau de fer au-dessus de sa tête.

Elle voulait faire une seconde frappe, mais cette fois-ci, cela allait être sur la tête de Reina.

Reina ferma les yeux en raison de la peur, endurant la douleur et la terreur.

Cependant, cette frappe finale n’était jamais venue.

« Kujou-kun... ! » Elle leva les yeux et vit Hisui saisir le bras de l’autre fille.

« Toi... ! » s’écria l’autre fille.

« Arrêtez maintenant, ça suffit, comprenez-vous ? » demanda Hisui.

« Laisse-moi partir... C’est notre problème... ! » s’écria l’autre Reina.

« ... C’est vrai. C’est pour ça que vous vous êtes frappée, » déclara Hisui.

L’autre Reina était instantanément devenue sans expression.

Mais elle avait vite récupéré, mais plutôt que d’afficher un visage vicieux rempli d’émotions négatives, elle avait repris son expression originale emplie de calme.

« Même sans détruire le festival sportif, il y a plusieurs façons de faire en sorte que la représentante de classe n’ait pas à courir. En fait, elle a juste besoin de déclarer forfait d’elle-même. Si elle est blessée, personne ne lui en voudra. Cette méthode ne blesse pas les autres, mais se blesse profondément. C’est donc la conclusion à laquelle vous êtes arrivé, c’est vrai, parce que vous êtes aussi la représentante de classe, » déclara Hisui.

« Ne parle pas comme si tu savais tout... ! », s’écria la deuxième Reina.

« Je ne sais pas. Désolé, j’ai perdu ma mémoire. Mais même en interagissant avec vous pendant ces quelques jours, je sais que vous êtes quelqu’un de bien. Ne vous faites plus de mal, » déclara Hisui.

L’autre Reina s’était mordu la lèvre.

Le poteau de fer était tombé de sa main sur le sol.

« Je ne dirai pas des choses insensibles comme vous dire d’affronter courageusement votre traumatisme mental. Après tout, vous avez déjà accompagné cette fille à l’entraînement du matin pendant si longtemps, alors vous n’avez besoin de personne d’autre pour vous réconforter. Alors... Ne supportez pas le fardeau seule. Le mieux, c’est que vous vous complétiez l’une et l’autre, » déclara Hisui.

Hisui désigna la Reina qui s’agenouillait sur le sol.

C’était son autre moi.

« Bien que... Je ne comprends pas très bien... Mais quand même, désolée, » la jeune fille qui avait eu recours à la violence avait baissé la tête de honte. « Hmm... Je suppose que c’est ma faute, non ? Alors... je serai attentionnée avec toi à partir de maintenant ! » Finalement, elle avait souri en parlant.

À cet instant, comme si quelque chose qui la possédait était parti, et l’autre Reina s’était effondrée.

Même les contours de son corps étaient en train de disparaître. C’était ainsi qu’elle était tombée sur son vrai corps.

Et la première Reina l’avait attrapée. Puis, se chevauchant, les deux corps n’avaient fait plus qu’un.

En un clin d’œil, il ne restait plus qu’une seule Reina.

« Je..., » Reina avait tenu sa jambe tout en levant les yeux vers Hisui.

En raison de la confusion dans ses souvenirs, elle ne semblait pas comprendre ce qui s’était passé avant ça. Puis, tenant simplement sa jambe droite, elle s’était assise dans une position accroupie et instable sur le sol.

« Hé, qu’est-ce qui vient de se passer !? » habillée d’un survêtement, Rangetsu courait activement vers eux en demandant ça.

Elle semblait avoir reniflé quelque chose pendant sa patrouille.

« Vous arrivez au bon moment. Pouvez-vous aller à l’infirmerie avec la représentante de la classe ? Son sosie est revenu dans son corps, » déclara Hisui.

« Vraiment !? Dieu merci... Et le vôtre ? » demanda Rangetsu.

« Pour celui-là, j’ai une intuition d’où il pourrait être. Je vais tenter ma chance, » répondit Hisui.

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Un commentaire

  1. Merci pour le chapitre !

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