La Croix d’Argent et Dracula – Tome 2 – Chapitre 4 – Partie 2

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Chapitre 4 : Camp d’entraînement du printemps

Partie 2

Lors de cette occasion rare où il y avait autant de monde pour le dîner, le repas était un pot-au-feu japonais.

En utilisant du bouillon de poulet comme base à la soupe, les deux ingrédients principaux du pot-au-feu consistaient de boulettes et de morceau de poulet. Des légumes verts soigneusement disposés flottaient au milieu de la soupe blanche et onctueuse.

« C’est parfait. S’il vous plaît, profitez bien du repas, », Hisui avait parlé alors qu’il apportait le pot à la table.

Pour Rushella, ce souper était une première expérience depuis son réveil et c’était la première fois qu’elle partageait un repas à la table dans le cadre de ce groupe de quatre personnes.

« ... Dans un certain sens, j’ai l’impression que ce repas est plus somptueux que d’habitude ? » demanda Rushella. « Serait-ce que tu as fait un effort particulier juste parce que ces deux-là sont venues ? »

« Ce n’est pas comme si je faisais un effort particulier, » répondit Hisui. « Bien que le pot-au-feu donne un sentiment de luxe et des estomacs bien remplis, en réalité, il n’est pas du tout difficile à préparer et c’est un moyen très efficace de cuisiner. Il utilise également pleinement les restes de légumes. Au fait, vous les filles, vous devriez vraiment manger vos légumes. »

Ignorant la moue de Rushella, il commença à profiter du repas avec tout le monde.

Hisui s’était occupé des ingrédients et de la soupe pour le pot-au-feu. Afin de maintenir le sentiment de fraîcheur de la soupe, il avait utilisé un filtre afin de ramasser la mousse et l’excédent d’huile présente dans le liquide. Puis, avec diligence, il avait ajouté du poulet frais, des boulettes de viande ainsi que divers légumes.

« Hi-kun, tu es vraiment pro quant à la cuisine. En ce moment, je te prendrais volontiers comme ma jeune épouse ❤ ! » déclara Mei.

« Ce n’est pas quelque chose que tu peux dire à un garçon, je ne suis pas une fille ! » répliqua Hisui.

« Oh ! Mon Dieu ! Comme tu peux être trop sérieux ! Quant tu es comme ça, je pourrais te dévorer ici et maintenant ❤ ! » Tout en disant ça, Mei lécha ses lèvres pulpeuses et humides.

Hisui savait très bien qu’elle ne plaisantait pas et détourna son regard sans dire un mot. Peut-être que comme Rushella l’avait dit, le fait de la laisser entrer dans la maison n’était pas une sage décision.

« Hmm... Eh bien, le goût n’est pas mauvais. Tu as vraiment fait un effort supplémentaire aujourd’hui, non ? » Même si Rushella était satisfaite du goût après avoir goûté au pot, elle n’était toujours pas de bonne humeur, et donc, c’était avec un mécontentement évident sur son visage lorsqu’elle lui parlait.

« J’ai déjà dit que je n’avais rien fait de spécial, » déclara Hisui. « Comme toujours, j’ai pris des raccourcis en raison de la paresse. En outre, le pot-au-feu comme choix est en lui-même déjà de la paresse. »

« Menteur ! Alors comment cela pourrait-il être si savoureux !? » s’écria Rushella.

« Je n’ai pas menti, » répondit Hisui. « Si tu dois dire que quelque chose est différent, alors c’est simplement en raison du fait que j’ai cuisiné un pot-au-feu. »

« ... ? »

« Ou est-ce peut-être en raison du fait que nous avons pour une fois de la compagnie pour manger ? » continua Hisui.

« Qu’est-ce que cela a à voir avoir avec le goût ? » demanda Rushella.

« Car c’est le genre de situation parfaite pour un pot-au-feu en tant que plat, » déclara Hisui.

Hisui avait pris l’assiette que Rushella avait posée devant lui et il lui avait servi divers aliments dans des proportions équilibrées. Naturellement, il avait également placé une bonne quantité de légumes que Rushella voulait toujours éviter.

« Qu’est-ce que tu fais !? Ne me donne pas ce que tu as choisi au hasard ! » s’écria Rushella.

« Comme je l’ai déjà dit, mange plus de légumes. De plus, arrête de briser le tofu soyeux en petits morceaux, » déclara Hisui. « Si tu ne peux pas les ramasser avec tes baguettes, alors utilise simplement une culière. »

Hisui avait fait cette petite conférence tout en ajoutant une bonne quantité de tofu dans son assiette.

« ... C’est parce que c’est bien trop difficile... Tout cela est à cause de ces ustensiles ! » cria Rushella.

En dépit de se plaindre verbalement, Rushella continua à fourrer dans sa bouche le tofu que Hisui lui avait servi.

Même Eruru, qui n’avait pas dit un seul mot, consommait sans s’arrêter la nourriture avec ses baguettes. Apparemment, la cuisine de ce soir était plutôt adaptée à ses goûts.

« Mais tu... n’as jamais fait de pot-au-feu pour moi avant aujourd’hui. Pourquoi l’as-tu fait aujourd’hui ? » demanda Rushella.

La question de Rushella avait obscurci l’expression de Hisui.

« ... Car le fait de manger du pot-au-feu quand nous ne sommes que deux est un peu trop difficile pour moi, » répondit Hisui.

« Que veux-tu dire par là !? As-tu quelque chose contre le fait de manger avec moi !? » demanda Rushella.

« Le pot-au-feu me fait me souvenir de certaines choses que je préfère oublier..., » Hisui avait déclaré cela avec indifférence avant de se lever.

« Il est temps de terminer ce repas de pot-au-feu avec du porridge, » tout en disant cela, il était entré dans la cuisine afin de préparer les ingrédients.

Tout en regardant le dos d’Hisui alors qu’il partait, Rushella s’imaginait la vie du garçon avant qu’elle ne le rencontre.

Et très probablement qu’elle n’était pas trop différente de sa vie de nos jours qu’il avait avec elle.

Deux personnes qui prenaient un repas face à face.

Avec qui ?

Avec sa famille.

Avec une vampire.

Mais après ça, il s’était retrouvé seul.

Et quel type de cuisine ferait-il le mieux ressortir cette sensation déchirante de solitude ?

Et la réponse était très certainement une cuisine qui exigeait au moins deux participants pour pouvoir l’apprécier.

Et par exemple, le pot-au-feu était clairement ce genre de plat.

Même avec un nouveau membre dans sa famille, et alors même que Rushella avait rejoint la table, la solitude de Hisui ne pouvait-elle toujours pas être dissipée ?

« ... Quel faible lâche ! » Rushella grogna de mécontentement, plaçant le reste de la nourriture trouvable dans le plat du pot-au-feu dans son assiette.

Un peu plus tard, après avoir fini de manger le porridge qu’il avait préparé, Hisui avait consciencieusement nettoyé la table et avait commencé à laver la vaisselle et la table.

Juste au moment où il lavait la cuisine, Eruru s’approcha soudain de lui avant de dire. « Laissez-moi vous aider. Accepter l’hospitalité de quelqu’un sans rien faire en retour ne convient pas à mon style. »

« Merci... Bien que je vous remercie sincèrement pour votre offre, qu’est-ce qui se passe avec cette expression plaintive sur votre visage ? » demanda Hisui.

« Je ne me plains nullement à propos de votre cuisine, » répondit Eruru. « Cependant, je souhaite commencer dès le possible ce qui concerne le véritable but qui m’a fait venir à cet endroit. »

« J’ai compris, » répondit Hisui. « Laissez-moi d’abord finir tout ça et après on y va. »

« Voilà la raison qui fait que je vous aide maintenant. Ainsi, vous aurez fini plus rapidement avec cela, » répliqua Eruru.

Tout comme Eruru était prompte verbalement, elle était aussi très efficace dans l’action. En peu de temps, toute la vaisselle avait été lavée et elle allait finalement pouvoir passer au but principal de cette venue et commencer son travail.

« ... Alors, allons-y. Tous les documents se trouvent dans le sous-sol, » déclara Hisui.

Hisui l’avait ainsi menée à travers le salon.

Et il avait fini par être intercepté par Rushella qui comme toujours l’observait. « Qu’allez-vous faire tous les deux !? »

« Oh, mon Dieu ! Vous allez quelque part tous les deux afin de rester seuls. N’avez-vous pas fait équipe assez souvent ces derniers temps ? » Mei s’était également jointe à la conversation, interrogeant Hisui alors qu’elle posait son menton sur ses mains.

Hisui ne semblait pas dérangé alors qu’il lui répondit. « C’est pour du travail, je le répète, du travail. Je ne sais pas combien de temps elle va prendre, mais je reviens immédiatement après l’avoir emmené au bon endroit. Vous deux, vous devriez prendre dès maintenant un bain. »

« J’ai compris. Et je vais t’attendre après ça dans ton lit. Alors, s’il te plaît, dépêche-toi de venir me rejoindre, » déclara Mei.

« ... Je dors sur le canapé du salon ce soir, d’accord ? » Hisui grommela en réponse aux tentations emplies de séduction de Mei, puis il conduisit Eruru au sous-sol.

En descendant l’escalier, l’éclairage était passé des ampoules électriques à des chandeliers à l’ancienne. Avec beaucoup d’intérêt, Eruru avait scruté son environnement.

« Ce style et cette atmosphère sont plutôt efficaces, » constata Eruru. « J’ai finalement l’impression que je visite le château d’un vampire. »

« Tout cela n’est que du passé. Maintenant, il s’agit de la maison d’un humain, moi, » répondit Hisui.

« N’y a-t-il pas une vampire qui vit ici actuellement ? Est-ce qu’elle est déjà descendue ici ? » demanda Eruru.

« Y a-t-il des vampires dans ce monde qui iraient volontiers à un endroit où il y a une croix géante plantée dans le sol ? » demanda Hisui. « Elle était curieuse à l’origine, mais une fois que je lui ai dit cela, elle a décidé d’éviter cet endroit. »

« ... » L’explication de Hisui avait rendu Eruru mal à l’aise. Après tout, elle avait également peur des croix.

« Ne vous inquiétez pas pour ça, car je l’ai déplacée ailleurs pour aujourd’hui, » déclara Hisui.

« ... Merci beaucoup, » déclara Eruru.

« Nous sommes arrivés ! » déclara Hisui tout en s’arrêtant, puis en pointant du doigt quelque part devant lui.

Illuminée par la lueur des bougies, on pouvait voir une bibliothèque qui comprenait d’innombrables étagères bien remplie.

Il y avait également des livres dispersés sur le sol qui devaient être là, car ils ne pouvaient pas aller sur les étagères qui étaient déjà bien trop lourdement chargées de livres. Cela affichait clairement le nombre très important de livres, et l’ancienneté de cette collection.

La collection de livres de la bibliothèque était assez variée et approfondie, avec la plus grande part des ouvrages qui étaient écrits dans des langues étrangères, exposant clairement les vastes connaissances de l’ancienne propriétaire.

« C’est..., » commença Eruru.

« Je suppose que cela compte comme l’héritage laissé par mon parent adoptif, » déclara Hisui. « Elle aimait vraiment les livres et elle restait parfois enfermée pendant des jours en ne faisant que lire. Donc, ce que vous cherchez devrait être là-bas, non ? »

Hisui se dirigea vers un certain coin de la bibliothèque et demanda à Eruru en montrant un endroit spécifique de la vaste collection de livres.

« C’est probablement quelque part ici... que vous trouverez des livres sur les sorcières, » déclara-t-il.

Eruru avait soigneusement parcouru les titres sur les couvertures des livres, à la recherche du mot-clé « sorcière ». Même avec ses capacités en langues étrangères, elle ne pouvait en lire que la moitié, mais elle avait vite trouvé un livre sur les sorcières.

« Une vampire collectionnant des livres sur les sorcières... ? Quel but avait-elle en faisant ça ? » demanda Eruru.

« À mon avis, c’était purement par curiosité ? » répondit Hisui. « De plus, elle a elle-même vécu des “chasses aux sorcières”. Elle a mentionné qu’elle avait failli être confondue avec une sorcière. »

« J’ai entendu parler de traditions qui considèrent que les vampires et les sorcières sont les mêmes, est-ce que cela pourrait venir de votre parent adoptif ? » demanda Eruru.

« Cela me vexe, mais je n’ai aucun moyen de réfuter cette possibilité..., » répondit Hisui. « Eh bien, faites des recherches autant que vous le voulez. Si nécessaire, vous pouvez même les emprunter et les emporter avec vous. »

« Alors j’accepterai respectueusement votre offre, » répondit Eruru.

Eruru s’était alors assise par terre puis elle commença à feuilleter un livre qu’elle avait saisi au hasard.

Cela allait être une tâche plutôt ardue, mais il n’y avait pas d’hésitation dans ses yeux.

« ... Ne vous surmenez pas avec toutes ces recherches, d’accord ? » déclara Hisui.

« Je n’ai pas besoin que vous vous inquiétiez pour moi, » répondit Eruru.

Puis, en entendant la réponse froide d’Eruru, Hisui avait froncé les sourcils puis il avait quitté le sous-sol.

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