Kujibiki Tokushou: Musou Haremu ken – Tome 6 – Chapitre 167

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Chapitre 167 : La régence des trois seigneurs

La bataille était terminée et l’armée d’Aegina commença à se retirer de la forteresse.

Sélène ne voyageait pas à cheval, mais voyageait dans une grande calèche. Elle était aussi large qu’une pièce de huit tatamis (3,64 m × 3,64 m). Elle avait un toit, et cela ressemblait à un salon ordinaire.

Elle avait d’énormes roues sur ses deux côtés, et était tirée par 13 chevaux décorés.

Quand je l’avais vu pour la première fois, j’avais pensé : « Est-ce vraiment une calèche ? Un palanquin ? Un camping-car ? »

J’avais eu ce genre d’idée à la vue de cette calèche.

Au fait, on dirait que 13 chevaux étaient le signe d’une personne de la famille royale.

« Il y a même une loi pour les chariots dans Aegina. Pour ce qui concerne Xiphos, le roi a 17 chevaux, la reine et le prince-héritier ont 15 chevaux, et les autres membres de la famille royale ont 13 chevaux... ainsi, le nombre de chevaux qu’ils devaient utiliser était codifié. »

Alors que je réfléchissais au sujet de ces 13 chevaux, Hélèna qui était toujours dans mes bras me l’avait expliqué.

Sélène était assise à côté de moi, mais bien sûr, elle ne pouvait pas l’entendre.

En ce moment, Hélèna était camouflée par l’Épée Démoniaque, et personne ne pouvait la voir si ce n’était moi.

Cependant, cela semble intéressant. Aegina a ce genre de règles, hein.

Et alors que je pensais à ça, Sélène m’avait parlé.

« Toi, quel est ton nom ? »

« C’est Shou. »

« Shou... »

Sélène murmura l’alias que j’avais utilisé et avait souri.

Ses yeux brillaient en me regardant. Elle regardait ma main gauche bouger d’avant en arrière. Ses yeux étaient comme ceux d’une héroïne tout droit sortie d’un manga shoujo. Franchement, c’était une réaction inattendue.

« Ne~, ne~, est-ce que tu enlaces toujours la déesse de la victoire ? »

C’était Hélèna qui était là.

« Oui, elle est toujours là. Je suis invincible tant qu’elle est dans mes bras. »

« Incroyable ! »

« K-Kakeru... »

Leurs réactions étaient opposées.

Sélène avait un visage souriant et était excitée.

Hélèna était toute rouge et baissa les yeux timidement.

« Ahh, je veux tout de suite voir Shou se battre. »

« Pourquoi voulez-vous autant le voir ? »

« Hmm ! Après tout, l’apparence de Shou au combat est plus belle que tout ce que je n’ai jamais vu ! Plus que celle de n’importe quelle peinture, plus que celle de n’importe quel danseur, plus que celle de n’importe quels décor et endroit scénique. »

Sélène s’était enthousiasmée. Ses yeux avaient aussi commencé à se remplir de chaleur.

« L’apparence de Shou au combat est la plus belle ! »

Je n’y avais pas pensé. Je ne pensais réellement pas que mon apparence au combat était belle.

Bien sûr, c’était aussi la première fois que quelqu’un me le disait. Personne ne m’avait jamais dit ça. Sélène, on dirait qu’elle possédait un rare sens de la beauté.

« C’est pourquoi, s’il te plaît, attends encore un peu. J’ai déjà envoyé un messager à Abraham. Il préparera immédiatement le prochain champ de bataille. »

« Abraham ? »

« Mon serviteur. »

« ... Abraham Papadopoulos, marquis du royaume d’Aegina. Il était titulaire du poste de tuteur royal », dit Hélèna.

« Tuteur Royal ? », lui avais-je demandé d’un coup d’œil.

« C’est le titre accordé à la personne qui est le précepteur des princes et des princesses. C’est celui qui s’occupe spécialement de leurs éducations. Mais plutôt que d’avoir eu des réalisations académiques, il est généralement donné à une personne de caractère. »

Quelque chose comme ça existe, hein.

Cependant, j’avais regardé Sélène.

Comment sa personnalité est-elle devenue ainsi sachant qu’elle avait un expert pour l’éduquer ?

Ce n’était pas comme si j’y attachais une grande importance.

« Je sais ! Shou, que veux-tu ? Je ferai n’importe quoi pour toi et t’achèterai ce que tu désires, dis-le-moi simplement. »

{Kukuku, elle a l’air d’une fille qui ne connaît rien du monde, et qui soutient un méchant.}

J’avais donné un léger coup à Éléanore avec un doigt.

Un beau son en était sorti, mais bien sûr, Sélène ne l’avait pas entendu.

Elle avait comme d’habitude des yeux brillants d’émotions, et me regardait fixement.

« N’importe quoi ? »

« Oui, n’importe quoi. »

« Je n’ai besoin de rien de spécial. C’est bon, tant qu’il y a un champ de bataille. »

« Es-tu d’accord avec ça ? »

« Oui. »

J’avais hoché la tête.

« Je suis venu ici, pour faire de vous la Première ministre Princesse. Plus il y a de champs de bataille, mieux ce sera. »

« Shou... merci ! »

Sélène semblait touchée, et ses yeux devinrent humides.

Comment pouvais-je dire cela ? Elle était trop simple.

Non, je pensais que c’était quelque chose d’un tout autre niveau que la simplicité.

Comment puis-je dire ceci ? Hmm, elle est étrange.

Oui, elle est assez étrange, pensais-je.

☆☆☆

Dans le royaume d’Aegina, dans la capitale de Rethim.

La calèche de Sélène, ayant fait un « retour triomphal », traversa la ville du château et entra aussitôt dans le palais royal.

« He~, quel beau palais ! C’est comme les jardins suspendus de Babylone. »

« C’est le fameux “Palais d’été”. »

« Palais d’été ? Qu’est-ce que c’est ? »

J’avais demandé ça à Hélèna qui semblait très émue.

« Il y a deux palais à Rethim. L’un d’eux s’appelle le Palais d’Hiver, et l’autre est celui-ci, il s’appelle le Palais d’Été. On dit qu’il avait été construit à l’origine par un roi pour impressionner sa reine, il est donc beaucoup plus grand et beau que le palais d’origine qui est le palais d’hiver. »

« He~ »

J’avais regardé le palais.

C’était peut-être la construction la plus splendide et belle que j’avais jamais vue.

J’avais envie de me promener ici et là comme un touriste.

« Vous êtes revenue, Votre Altesse »

Un homme était sorti du palais, puis il fit un salut respectueux à Sélène qui venait de sortir du carrosse.

« Abraham, as-tu trouvé un autre champ de bataille ? »

Je vois, cet individu est cet Abraham, hein.

Même si... ce visage.

{Quelque chose est arrivé ?}

On dirait qu’Éléanore avait aussi remarqué.

Le visage d’Abraham, on dirait qu’il était rendu dans une impasse.

« Ce n’est pas le moment pour ça. »

« Quoi ? Qu’est-ce que tu veux dire par, ce n’est pas le moment pour ça ? »

Sélène fit un visage qui semblait clairement insatisfait. Le visage qu’elle avait fait plus tôt était inattendu, mais celui-ci était un visage qui était conforme à mes attentes.

C’était un visage comparable à celui d’un enfant boudeur, parce que les choses ne se passaient pas comme prévu.

« Le duc Melina est venu vous voir. »

« Haa ? Que diable ces vieillards sont-ils venus faire ici ? »

« C’est pour la Régence des Trois Seigneurs »

« ... Ha ? »

« Parce qu’il y a une instabilité gouvernementale, ils ont demandé de restaurer l’ancien système : la Régence des Trois Seigneurs »

« Ha ? Qu’est-ce que c’est ? Fais-leur faire machine arrière. Je serai bientôt la Première Ministre Princesse. Dis-leur que les vieillards ne sont plus nécessaires. »

« Le royaume va tomber si l’on joue dans le jeu d’une petite fille. »

Un vieil homme était sorti du palais. Il avait une ample robe, et une barbe blanche.

Ayant l’apparence, au premier coup d’œil, d’un sage ou d’un dieu, ce vieil homme était sorti en regardant Sélène.

***

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7 commentaires

  1. Merci pour le chapitre !

  2. Merci pour le chapitre.

  3. Merci pour le chapitre

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