Kimi kara Uketsugu Brave Chronicle – Chapitre 4 – Partie 8

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Chapitre 4 : La Guerre Absolue

Partie 8

Juste après avoir vaincu Grom, j’étais retourné dans la salle de contrôle. Alors que je regardais Yukihime combattre Elemia à l’écran, j’avais remarqué un autre point rouge à proximité. C’était beaucoup plus grand que celui d’Elemia, de Grom et même celui d’Yukihime.

« Quel genre de monstre est-ce ? » Non seulement il possédait une quantité massive de Puissance des Étoiles, mais il se dirigeait également vers Yukihime.

« Towa, je dois aller rejoindre Yukihime ! » déclarai-je.

« ... Je viens aussi avec toi, » répondit Towa.

« Mais..., » commençai-je.

« Te souviens-tu de ce que je t’ai dit plus tôt ? Cette fois-ci, je me joins à toi. Yukihime a dit que je ne peux pas me permettre d’hésiter quand viendra le moment. Et ce moment est arrivé ! » Elle n’avait clairement pas l’intention de reculer.

« D’accord... Allons-y ! » dis-je.

***

En effectuant un coup de poing de grande puissance, j’avais réussi à repousser l’homme ayant l’énorme quantité de Puissance des Étoiles. Cependant, je ne l’avais probablement pas blessé.

Towa se cachait derrière moi dans l’ombre. Je devais obtenir une attaque solide et ensuite sauver Yukihime, donc je n’avais utilisé aucun des pouvoirs imprévisibles de Towa.

J’avais réussi à sauver Yukihime, mais...

« Hé Yukihime ! Qui est ce type !? Je n’ai jamais vu quelqu’un avec autant de Puissances des Étoiles ! » déclarai-je.

« C’est faux, je connais quelqu’un comme lui... toi, quand tu utilisais les pouvoirs de Towa, » répondit-elle.

« Veux-tu dire par là qu’il est aussi fort que le Destructeur ? » demandai-je.

Pendant un moment, je pensais qu’il était celui qui utilisait le Destructeur de leur monde, mais ils étaient là pour voler le nôtre, donc ça n’avait pas de sens.

« C’est leur chef, » murmura Yukihime. « Redge, l’Empereur des Ténèbres de Khaos Schwartz... Kokuya, écoute attentivement ce que je vais te dire, » déclara-t-elle.

Yukihime m’avait rapidement expliqué ce qui venait de se produire. Téléportation, frappes invisibles et attaques puissantes qui pourraient même traverser le Mur d’Azure et annuler le Zéro Absolu.

« Mais ce n’est pas juste..., » déclarai-je.

« Maintenant, cela n’a pas d’importance. Nous devons le vaincre, ou nous ne gagnerons jamais cette guerre ! » répondit Yukihime.

« Donc il est le dernier Boss, hein ? » J’avais fait un pas vers l’avant. « Toi, repose-toi ! »

Pour autant que je sache, Yukihime avait dépensé trop de Puissance des Étoiles. Elle n’avait aucun moyen de continuer à se battre, et l’homme aux cheveux argentés, Redge, se dirigeait déjà vers nous.

« Je peux sentir la Puissance des Étoiles de Grom se dissiper, » déclara-t-il.

« Exact. Je l’ai tout simplement battu, » répondis-je.

« ... Et quel est ton nom ? » demanda-t-il.

« Kokuya Kurono. Je suis la deuxième personne la plus forte au monde, à côté d’elle, » dis-je en mentionnant Yukihime avec mon pouce droit.

« Alors tu n’as aucun espoir de me vaincre, » déclara-t-il tout simplement.

« Parfois, les personnes ont encore besoin de se battre, même si elles n’ont aucun espoir, » je savais que je ne lui correspondais pas en termes de puissance, mais je savais aussi que je ne pouvais pas m’enfuir. « Allez, venez ici... »

Au moment où je commençai à courir vers Redge, il avait disparu. Est-ce ce que c’est cela qu’elle voulait dire par téléportation ?

Il était soudainement apparu juste en face de moi. J’avais frappé avec mon poing droit — et je l’avais manqué. Redge s’était à nouveau téléporté. Cette fois, il était apparu sur ma droite, très proche de moi, avec son épée levée afin de me frapper.

L’épée d’argent luminescente vint s’abattre sur moi. J’avais entendu un son écœurant de quelque chose se faisant couper, puis j’avais regardé le fait qu’il venait de me couper mon épaule droite. Mon bras droit était tombé au sol en produisant un bruit sourd.

« C’est la fin, » déclara Redge.

Redge replaça rapidement son épée en position, puis il frappa à nouveau. Mais cette fois-ci par le côté. J’avais fait tourner ma lame jumelle avec frénésie dans ma main gauche puis j’avais sauté en arrière dès que j’avais pu accélérer. Il était bien trop rapide. Et pour couronner le tout, il avait coupé mon bras droit. S’il était assez puissant pour détruire un Mur d’Azur, cela signifiait que je n’avais aucun moyen de me défendre face à lui. Je devrais juste esquiver chaque attaque qu’il effectuait contre moi.

Mais comment ? Sans mon bras droit, j’avais peu de moyens d’attaquer. J’avais également utilisé la plus grande partie de ma Puissance des Étoiles au cours de la bataille contre Grom. Si je continuais comme ça, j’aurais complètement épuisé ma réserve de Puissance des Étoiles, ou mon corps atteindrait sa limite physique. Y avait-il une chance que je puisse le vaincre avec le peu qui me restait ?

... Non. Je ne peux pas le battre, pensai-je.

Puis, alors que je commençais à accepter ma défaite...

« Grand frère ! » Towa cria ça en courant jusqu’à moi.

« Reste en arrière, idiote ! » dis-je.

« C’est toi qui es l’idiot ici, grand frère ! » répliqua Towa.

Elle avait raison. Je n’avais rien à rétorquer face à ça.

Towa m’avait tendu sa main. « Arrête avec tes hésitations. Dépêche-toi ! »

« ... D’accord ! » répondis-je.

J’avais appuyé sur l’interrupteur se trouvant sur mon épaule, enlevant ce qui restait de mon bras prothétique. Alors que la partie restante de mon bras droit coupé tombait au sol, j’avais commencé l’incantation qui allait transformer ma petite sœur en une arme.

« Libération – Le Destructeur. »

Le corps de Towa commença à briller avant de disparaître. Sa lumière s’était rassemblée autour de mon épaule puis elle se transforma en un nouveau bras en argent.

Comme toujours, j’avais serré mon poing droit. « Faisons-le. »

« D’accord ! » répondit Towa dans ma tête.

Derrière moi, l’apparition fantomatique de Towa était apparue. Dès que Redge avait vu cela, ses yeux s’étaient écarquillé.

« Le Destructeur de l’Étoile d’Azur..., » murmura-t-il.

Il regardait mon bras droit. Quand nous nous étions affrontés pour la première fois, on aurait dit qu’il était très calme, composé et puissant, mais quand je vis maintenant la soif de sang qui coulait de ses yeux, j’avais commencé à avoir la sensation de lui avoir fait une mauvaise impression.

« Ainsi... c’est toi qui as tué mon Mentor, » déclara-t-il.

Même si vous aviez rassemblé toute la haine et le ressentiment qui remplissaient les fosses de l’enfer, cela aurait quand même semblé plus faible que les miasmes enragés qui se déversaient dans les mots froids et déterminés de Redge.

Mentor ? Moi ? Je n’avais aucune idée de ce dont il parlait. Mais je ne pouvais nier la véritable émotion que je pouvais ressentir dans la voix de Redge. C’était soit moi ou Towa, ou peut-être même les deux, qui étions clairement connectés à son mentor.

Cet homme venait de Khaos Schwartz... Et il avait changé d’attitude au moment où il avait vu Towa devenir mon bras droit.

Soudainement, une possibilité m’était apparue à l’esprit — et au moment où cela s’était produit, j’avais compris pourquoi il était devenu si contrarié. Mais de mon côté, j’avais senti ma propre rage déborder hors de mon corps.

J’avais lutté afin de garder le contrôle et j’avais ouvert la bouche. « Il y a dix ans, un homme et une femme ont été tués dans un laboratoire se trouvant ici dans l’Étoile d’Azur. Vous étiez là quand cela est arrivé, n’est-ce pas ? »

Après avoir entendu ma question, Redge avait ri. C’était un rire pas très convaincant, comme pour dire. « Oui, je serais heureux de jouer avec ton petit jeu. »

Il me dévisagea avec des yeux indifférents et acquiesça. « Tout à fait... ce qui signifie que tu dois être celui qui à l’époque a utilisé le Destructeur. »

Il s’agissait d’une confirmation formelle. Notre connexion était désormais claire.

« ... C’est exact... je le suis, » dis-je.

Quelques secondes s’écoulèrent avant qu’il ne parle à nouveau. « Dix ans... J’ai attendu dix ans pour cela. » L’émotion avait lentement commencé à déformer son visage. La haine, la rage et la joie. « Maintenant, je peux enfin te tuer de mes propres mains, et venger mon mentor ! »

À ce moment, il avait cessé d’être un dirigeant — il brandissait son épée pour des raisons purement personnelles. Voilà le niveau de haine qu’il ressentait à mon encontre.

Mon sourire semblait probablement aussi vide de sens que le sien. J’avais lutté afin de garder mon sourire, mais à la place, cela avait éclaté en un hurlement incontrôlable de rage.

« Vous avez envahi notre monde, tuez mes parents, et maintenant vous avez le culot de me dire cela ? » demandai-je. C’est lui qui les a tués. Il était celui qui a volé toute la joie de nos vies. Il est celui qui a poussé un destin cruel sur Towa. « Qu’est-ce qui pourrait vous faire penser que vous avez le droit de vous venger ? »

Je pouvais sentir mon esprit se noyer, être submergé dans une couleur plus sombre que n’importe quelle nuance de noir, débordant d’une rage meurtrière. C’était le même sentiment que j’avais eu cette nuit-là, quand mes parents étaient morts devant mes yeux.

Tue ! Comme la dernière fois, la voix fit écho dans ma tête.

Je m’étais élancé avant d’immédiatement accélérer le plus possible. Ce seul mouvement était plus rapide que tout ce que j’avais effectué jusqu’à présent. J’étais plus rapide que je ne l’avais jamais été, parce que j’avais accès à beaucoup plus de Puissances des Étoiles. J’étais réellement une personne complètement différente.

J’avais frappé à l’aide de ma longue épée en effectuant une attaque depuis le haut, mais Redge l’avait bloquée. J’avais également senti l’apparition de sa Puissance des Étoiles, puis j’avais ressenti plusieurs coupures qui apparaissaient sur mon corps. Donc, ce sont les attaques invisibles dont parlait Yukihime.

J’avais alors sauté en arrière. Il semblait être plus compétent que moi quand il s’agissait de combats à courte portée, mais c’était la seule option que j’avais à ma disposition.

J’avais alors tourné ma lame jumelle vers la gauche. Je pense que j’ai trouvé un moyen de battre ces attaques invisibles...

Faire tourner ma lame jumelle vers la gauche me permettait de ralentir le temps. Habituellement, je n’avais jamais la possibilité de le faire, mais maintenant que j’avais le pouvoir de Towa, je pouvais envoyer ma Sorcellerie des Étoiles au-delà de mon propre corps.

J’avais envoyé ma Puissance des Étoiles dans l’atmosphère, puis j’avais ralenti le temps de Redge, avant de me précipiter à nouveau vers lui. Les blessures créées par ses frappes invisibles semblaient maintenant beaucoup plus lentes, et Redge lui-même avait également ralenti.

J’avais fait avancer mon épée longue. Redge l’avait parée avec le côté de son épée, alors j’avais rapidement reculé. Cette fois, j’avais visé son cou, et j’avais l’impression que j’allais le toucher — cependant, Redge avait soudainement accéléré et l’a bloquée à nouveau avec son épée..

Non, il n’a pas accéléré. Le sang avait jailli depuis de nombreux endroits de mon corps. L’écoulement du temps est revenu à la normale.

Le ralentissement durait habituellement cinq secondes, mais cette fois, je n’avais même pas pu le maintenir pendant trois secondes. Le Zéro Absolu n’avait même pas fonctionné sur lui, alors d’une certaine manière il était logique que le ralentissement du temps ne fasse pas exception.

J’avais ensuite sauté hors de sa portée, pendant que Redge frappait avec son épée depuis le côté. Elle brillait d’une aura d’argent et, alors qu’elle traversait l’air, une attaque d’argent apparut. Redge et moi étions debout à plus de dix mètres de distance, mais son arc de cercle de lumière argentée avait facilement parcouru cette distance. Immédiatement, j’avais insufflé de la Puissance des Étoiles dans ma lame jumelle jusqu’à ce qu’elle commence à briller en produisant une lumière dorée. Alors que l’attaque s’approchait de moi, j’avais également frappé avec ma lame lumineuse, créant moi aussi une attaque magique. Il s’agissait d’une attaque à longue distance, que je n’aurais jamais pu utiliser sans la présence de Towa à mes côtés.

Mon arc de cercle doré entra en collision avec l’attaque argentée de Redge. Un éclair aveuglant apparut en même temps qu’un son assourdissant, et ainsi, les deux attaques s’annulèrent.

Immédiatement après ça, j’avais frappé avec mon poignard, envoyant une nouvelle attaque dorée vers Redge. Comme s’il se moquait de moi, Redge avait lentement effectué une attaque avec son épée comme s’il était paresseux, et il trancha mon attaque en deux.

À ce rythme, ça ne finira jamais. Je doutais que je sois à court de Puissance des Étoiles dans cet état, mais on ne savait pas quand mon corps céderait. Je n’avais tout simplement pas été conçu pour de longues batailles, ce qui voulait dire que j’avais besoin de finir aussi vite que possible.

Mais comment ? Que devrais-je faire ? Vu la façon dont cela se passe, je vais à coup sûr perdre. Je ne pouvais même pas battre Yukihime avec Towa, et elle a perdu contre ce mec ! Je ne serais donc pas en mesure de le battre, pensai-je.

Cela semblait impossible — ce qui signifiait que je devais simplement faire l’impossible. Je m’étais alors souvenu de ce qu’Yukihime m’avait dit. Redge avait annulé le Zéro Absolu, mais elle avait quand même réussi à l’attaquer. Cela avait été une attaque superficielle, et cela avait été incapable de le vaincre, mais il semblait que même si Redge pouvait annuler la manipulation du temps, cela lui avait au moins pris du temps pour le faire.

Si je peux arrêter le temps, alors je peux l’attaquer, pensai-je.

Même si j’étais Élémentaliste du Temps, l’arrêt du temps n’était pas une tâche facile. Habituellement, puisque je ne pouvais pas affecter autre chose que moi avec ma Sorcellerie des Étoiles, c’était tout bonnement impossible à réaliser. Apparemment, mon père savait le faire, mais comme ça nécessitait tellement de Puissances des Étoiles, cela l’empêchait d’utiliser une autre Sorcellerie des Étoiles après ça. Cela plaçait également un monstrueux fardeau sur son corps, et ce sort ne pouvait pas être maintenu pendant plus d’une seconde.

La fois où il avait dû l’utiliser, cela lui avait fait cracher du sang après ça, et cela l’avait empêché d’utiliser n’importe quelle autre Sorcellerie des Étoiles, et son sort avait duré à peine une seconde. C’était très difficile d’arrêter le temps. Cela m’avait fait réaliser à quel point Yukihime était vraiment incroyable.

Je ne peux pas arrêter le temps ici. Ce n’est pas le genre de sort que vous pouvez jeter dans un tel endroit... Mais s’il fallait ralentir le temps... Si je pouvais ralentir le temps à un degré extrême, je pourrais être en mesure d’imiter l’effet d’arrêt du temps. Je vais juste devoir continuer à ralentir le temps, jusqu’à ce qu’il ne puisse plus le supporter ! pensai-je.

J’avais fait tourner ma lame jumelle vers la gauche. Une fois, deux fois, trois fois... Je continuais à le faire sans arrêt. Sans l’aide de Towa, je serais déjà à court de Puissance des Étoiles.

Ma Puissance des Étoiles avait commencé à affronter celle de Redge, et je pouvais sentir que la mienne était neutralisée. Quoi qu’il en soit, j’avais continué à envoyer ma Sorcellerie des Étoiles de ralentissement vers lui — puis, j’avais tourné ma lame jumelle une fois sur la droite avant de me précipiter vers lui.

Arrête-toi ! Arrête-toi ! Arrête-toi ! J’avais supplié encore et encore pendant que je continuais à déclencher à la chaîne mon sort. Encore plus ! Plus vite ! Encore plus vite ! J’avais accéléré en même temps mon propre corps. Je m’étais déplacé aussi près que possible, puis j’avais effectué une attaque dorée.

Bien sûr, Redge l’avait bloquée. Mais juste après cela, pendant un instant, il avait ralenti. Je m’étais déplacé juste à côté de lui et j’avais effectué une attaque montante avec mon épée longue. Il avait été capable de bloquer mon attaque avec sa lame, mais au moment où je reculais un peu, j’avais frappé avec mon poignard de haut en bas cette fois-ci. Il avait également été capable de le bloquer, mais je n’étais pas inquiet. J’avais utilisé l’élan qu’il m’avait donné quand il avait dévié ma lame double et je l’avais contourné en passant par la gauche. À ce moment-là, je me mis à ralentir avec force le temps, avec un mépris total pour le stress que cela occasionnait à mon corps.

Tu n’as qu’à t’arrêter maintenant ! pensai-je.

À l’instant suivant, j’avais ressenti le silence. Le temps ne s’était pas arrêté, mais ma Sorcellerie des Étoiles fonctionnait, et les choses avaient ralenti à un niveau vraiment incroyable. Redge l’annulera sûrement bientôt, mais tant que j’avais une petite chance d’attaquer, ça en valait la peine.

« Accélération du Système ! » murmurai-je.

J’avais alors libéré la Puissance des Étoiles que je stockais dans mon bras droit depuis le début de la bataille et je l’avais insufflée dans une seule attaque.

Tant que cela le frappe, ça va valoir la peine, pensai-je.

J’avais frappé avec mon poing, et à la fraction de seconde où il rentra en collision avec Redge, ma Sorcellerie des Étoiles cessa de fonctionner. Le corps de Redge avait été projeté avec violence vers l’arrière puis il avait rebondi à plusieurs reprises sur le sol avant de s’arrêter.

Mais à suite de ça, je haletais violemment. J’avais utilisé une quantité incroyable de Sorcellerie des Étoiles depuis mon combat contre Grom. Tout ce que je pouvais goûter dans ma bouche était le goût cuivré de mon sang.

Mon attaque utilisant toute ma force avait atteint sa cible. Si Redge réussissait à se lever après ça, cela serait fini pour moi.

Alors que ma vision était brouillée, et j’étais même tombé à genoux. Malgré ma fatigue, j’avais toujours l’impression que mon corps débordait de Puissance des Étoiles. Le Destructeur était vraiment incroyable... Mais mon corps n’était pas capable d’encaisser toute cette puissance. Peu importe la quantité de Puissance des Étoiles que je possédais, cela ne signifiait rien si j’étais trop faible pour la supporter.

Soudainement, Redge s’était relevé sur ses pieds. Tout en laissant derrière lui de petites flaques de sang, il me regardait tel un spectre sanguinaire.

Tu te fous de moi... Une fois de plus... J’avais juste besoin de faire une attaque en plus. Il tenait à peine debout.

Mes jambes tremblaient en ce moment. J’ai besoin de me lever. Je dois me lever et le tuer !

J’avais essayé de retrouver ma force, mais il n’y avait rien que je puisse faire en ce moment. Mon corps gémissait en réponse à la pression que j’avais placée dessus, et je laissais sortir encore plus de sang de tout mon corps.

Alors que je glissais sur les flaques rouges qui étaient sorties de mon corps, Redge frappa avec son arme, projetant vers moi une nouvelle attaque magique argentée.

J’avais également frappé avec ma lame jumelle et j’avais essayé de créer ma propre attaque dorée, mais je ne l’avais pas fait à temps. À la place, j’avais paré la force de l’attaque d’argent avec mon épée longue emplie de lumière qui se brisa en deux.

La partie supérieure de ma lame jumelle était maintenant à moitié moins longue qu’auparavant. L’épée elle-même était l’aiguille principale d’une horloge, et si je perdais l’une ou l’autre aiguille, alors, je devenais incapable à la fois d’accélérer et de ralentir le temps. Il n’y avait plus aucune chance pour moi de continuer à me battre dans un tel cas.

Pendant ce temps, Redge frappa encore avec sa grande épée. Je pouvais sentir une immense quantité de Puissance des Étoiles se rassembler autour de la lame entourée par une lueur argentée.

Je suppose que de toute façon j’étais destiné à mourir. Même avec ma lame jumelle, je ne pourrais pas bloquer ça. Pensai-je.

Je suis mort.

C’était tellement clair maintenant. Je ne pouvais pas bouger, et je n’avais plus aucun moyen d’esquiver ou de bloquer sa frappe.

J’avais désactivé Towa.

« Pourquoi grand frère !? » demanda Towa.

« Towa, tu dois fuir, » dis-je.

« Non ! Je veux rester avec toi ! » déclara Towa.

« Désolé... mais je ne peux plus du tout bouger ! » répondis-je.

« Alors, je vais juste devoir te porter ! » déclara Towa.

Towa avait trébuché alors qu’elle avait essayé de me tirer avec elle. Peu importe à quel point elle avait essayé, c’était impossible pour elle de le faire.

« Dépêche-toi et va-t’en ! Tu dois t’enfuir afin de survivre ! » dis-je.

« Non ! Je... Je ne partirais jamais..., » les larmes avaient jailli hors des yeux de Towa.

Ce n’était pas le bon moment pour pleurer. Mais que pouvions-nous faire d’autre ? Si seulement je pouvais éloigner Towa d’ici.

Redge avait à nouveau frappé avec sa lame d’argent, écrasant mes espoirs. Son attaque d’argent était sur la bonne voie pour parfaitement me trancher en deux. Je suis mort...

« Mur d’Azur ! »

Yukihime avait sauté devant moi, bloquant l’attaque avec son mur protecteur. Mais son mur ne faisait pas le poids face à la frappe de Redge, et il s’était fendu, brisant la glace et déchirant le corps élancé d’Yukihime.

« Ahh... Ahh... »

Alors que je regardais Yukihime saigner, j’étais sans voix. Son corps s’était effondré devant mes yeux, et le sang cramoisi avait jailli d’une large blessure. Je pouvais dire d’un coup d’œil qu’elle ne survivrait jamais.

« Tu es une idiote... Pourquoi... » demandai-je.

« Tu es l’idiot. Je te l’ai déjà dit... C’est mon devoir..., » répondit Yukihime.

« Cela n’a aucun sens... Comment pourrais-tu mourir juste pour un stupide devoir ? » demandai-je.

Je semblais être devenu fou. Le devoir d’Yukihime était de protéger Towa. Je ne pourrais jamais lui demander de se sacrifier pour ça. Je ne pouvais pas non plus choisir entre Yukihime ou Towa. J’aurais dû mourir à la place.

« Oh, c’est facile, » répondit Yukihime. « Et je ne meurs pas juste pour mon devoir... Tu es également là, t’en souviens-tu ? »

« Pourquoi mourrais-tu pour quelqu’un comme moi ? » demandai-je.

« Quelqu’un comme toi ? Tu es mon meilleur ami, mon partenaire, mon rival, mon serviteur, et..., » continua Yukihime.

Ses mots s’interrompirent alors que plus de sang sortait de son corps.

« Hé, arrête de parler ! Ta blessure va s’ouvrir encore plus..., » dis-je.

« Kokuya..., » Yukihime m’avait ignoré et avait continué à parler. « Je vois parfois ce rêve. Il s’agit d’un si beau rêve. Mes parents et tes parents sont toujours en vie, et nous sommes tous là avec Towa. Tout le monde sourit. »

Yukihime avait tendu sa fine main vers moi. J’avais fait avancer mon corps vers elle, et sa belle main blanche avait caressé ma joue.

« Mon rêve ne se réalisera jamais, mais il y a encore de l’espoir pour toi et Towa, » continua-t-elle. « Et pour tous les autres habitants de notre monde... Tu dois t’assurer que leurs rêves deviennent réalité. »

« Je ne peux pas, » répondis-je. « Es-tu folle ? Sans toi, je ne peux rien faire... »

« Tais-toi et fais comme ton maître le dit... Prends tout cela entre tes mains... Je te confie maintenant mon devoir, » déclara Yukihime.

« Pourquoi ? Pourquoi moi ? Franchement, ce n’est pas ce dont nous avions parlé... Nous étions censés protéger le monde ensemble ! » dis-je.

« Arrête d’être égoïste... Tu devras continuer à le protéger même après mon départ... Tu me l’as promis... Détends-toi, je sais que tu peux le faire, » déclara Yukihime.

« Je ne peux pas le faire. Pas sans toi, » répliquai-je.

« Oui, tu le peux... Oh, il y avait tellement plus de chose que je voulais dire, tellement plus de choses que je voulais faire... Mais je suppose que c’est fini pour moi. Puis-je dire une dernière chose ? » demanda-t-elle.

« Non ! Ce n’est pas la fin ! Ne parle pas comme ça ! » criai-je.

« ... Kokuya, je... Je t’aime, » avoua Yukihime.

Pendant un instant, j’avais pensé que le temps s’était arrêté. J’étais en même temps devenu daltonien et sourd. À ce moment-là, tout ce qui n’était pas Yukihime s’était simplement estompé au point où j’avais l’impression qu’ils n’existaient pas. Il s’agissait des mots que je voulais lui dire tant de fois, mais je les avais tout simplement gardés à l’intérieur de moi.

« Ton entêtement, la façon dont tu essayais toujours d’agir durement. La façon dont tu ne peux jamais être honnête à propos de certaines choses. Le fait que tu détestes autant perdre. La manière dont tu es toujours si concentré sur certaines choses. Le fait que tu puisses être si facile à décourager. Même le fait que tu n’es qu’un idiot et un pervers. Et le fait que tu essayes contre toute attente à devenir le plus fort. Oui, j’aime tout cela, » déclara Yukihime.

C’étaient les mots que je continuais à pousser au fond de moi-même, me mentant sur la façon dont je n’étais pas encore assez fort pour elle.

« Moi aussi ! Je t’aime également ! » lui dis-je. « J’aime également tout de toi. J’aime la manière dont tu peux être idiote, ou quand tu te ridiculises sur des détails. J’aime aussi la manière dont tu peux être déprimée à propos de détails sans importance. J’aime aussi le fait que tu essayes toujours de paraître cool alors que tu es dans une situation des plus stupides. J’aime aussi le fait que tu arrives si facilement à t’effrayer... j’aime tout de toi... Tes cheveux, tes yeux, ta voix, là si magnifique glace que tu créais, je l’aime, j’aime tout de toi ! » Une fois que j’avais commencé, je ne pouvais plus arrêter le flot de mes paroles. « Je n’ai jamais été capable de te le dire jusqu’à maintenant, mais j’ai toujours été... »

« ... Idiot. Je le savais déjà, » répondit-elle.

« Je suis désolé d’avoir mis si longtemps à te le dire, » déclarai-je.

« Ce n’est pas grave ! Car maintenant, tu as réussi à tout avouer, n’est-ce pas ? Nous aurions dû être plus honnêtes l’un envers l’autre, » dit-elle.

« Tout à fait, » dis-je.

Je sais que j’ai pris trop de temps, mais, s’il te plaît... S’il te plaît, ne meurs pas, suppliai-je.

***

« Ne voudrais-tu pas dès maintenant t’arrêter ? » demandai-je.

J’avais perdu la trace du nombre de fois où je lui avais dit ça. Et pourtant, il avait continué à marcher jusqu’à moi — Kokuya Kurono. J’étais celle qui l’avait défié en premier. C’était tellement frustrant après qu’il m’avait battu avec le Destructeur. Je pensais pouvoir le battre quand il l’utilisait.

« Ce n’est pas si difficile à comprendre, » dis-je.

« ... »

« Je suis la Sorcière des Étoiles la plus forte au monde et tu n’es qu’un Rang-G. Tu ne pourras jamais me battre, même si tu mettais sens dessus dessous le monde, » déclarai-je.

« Tais-toi ! » cria-t-il.

« ... Qu’as-tu dit ? » demandai-je.

« Je t’ai dit de te taire. Es-tu la plus forte ? Et suis-je simplement un Rang-G ? Qui se soucie de ses stupides rangs ? Je vais mettre dès maintenant ton monde sens dessus dessous. »

« D’où tires-tu tout cet entêtement ? » demandai-je.

« J’ai promis de la protéger, » dit-il.

« Ta petite sœur ? Pourquoi ne me laisses-tu pas faire ça ? » demandai-je.

« Towa est ma petite sœur. J’ai besoin de la protéger. Moi et personne d’autre, » répondit-il.

Pour une raison inconnue, il semblait vraiment accroché à sa petite sœur. Towa Kurono était le Destructeur, une arme capable de détruire le monde. Comme j’étais la plus forte, il était de mon devoir de la protéger et de m’assurer qu’elle ne tombe pas entre de mauvaises mains. Je n’avais pas compris pourquoi il avait un problème avec ça.

Mais Kokuya avait continué à me défier. Jour après jour, il s’était battu et avait chaque fois perdu contre moi, mais il n’avait jamais abandonné. Tous les autres étudiants de l’académie s’étaient moqués de lui. « Il ne la battra jamais. Il n’y a aucune chance de réussir. Ne peut-il pas voir à quel point elle est plus forte ? » Il devait écouter ça tous les jours. J’avais même pensé des choses similaires.

Pourtant, il y avait une chose que je comprenais que les autres ne feraient pas — Kokuya ferait n’importe quoi pour sa petite sœur. Il était obsédé par elle au point ou cela en devenait effrayant. Cependant, j’avais en quelque sorte compris la raison. Après tout, je ferais n’importe quoi pour mes parents. Même si quelque chose semblait impossible, cela n’avait pas d’importance. Et le simple fait que quelque chose semblait impossible à un moment donné ne me donnait pas du tout envie d’abandonner. Si je ne pouvais pas le faire une fois, je devrais continuer à essayer jusqu’à ce que je puisse le faire, – tout comme lorsqu’il insistait pour se battre contre moi jusqu’à ce qu’il arrive à gagner. D’une certaine manière, nous étions pareils.

Il était aussi le seul qui m’avait traité en tant qu’égal. Quand j’étais née, tant de choses avaient instantanément été décidées pour moi. Je devais devenir la Sorcière des Étoiles la plus forte du monde et la Directrice de l’Académie. Tout était prévu avant même que je prononce mon premier mot. J’avais même entendu des personnes m’appeler « le plus beau chef-d’œuvre de la maison Yukigane ». Comme j’étais née de parents exceptionnels, il était de mon devoir d’être également exceptionnel.

Je pouvais comprendre pourquoi certaines personnes pensaient que décider des choses basées sur le patrimoine était une mauvaise chose. Ce n’était pas comme si j’étais une adoratrice d’avoir d’autres personnes qui prenaient les décisions à ma place. Et cela même si ces choses coïncidaient avec ce que vous vouliez être. Et si vous aviez aimé le chemin qu’ils avaient tracé pour vous ? J’étais fier du chemin que mes parents avaient tracé pour moi, et le devoir qu’ils m’avaient confié.

Bien que j’avais eu ma part de plaintes, les personnes autour de moi ne m’avaient vu que comme la fille de la maison Yukigane, et ne m’avaient traité qu’en tant que tél. Certains me respectaient, certains m’enviaient, et d’autres essayaient désespérément de s’attirer mes faveurs. Peu importe l’attitude qu’elles avaient prise, chaque personne m’ayant approché ne m’avait vu que comme la fille de la maison Yukigane, et rien de plus.

Il était le seul, – Kokuya était le seul à ne pas penser à ces choses et à me voir juste moi et rien de plus. Il ne se souciait nullement que j’étais la fille de la maison Yukigane, ou même que j’étais la plus forte Sorcière des Étoiles au monde. Il avait juste continué à me défier parce qu’il savait que j’étais plus forte que lui. Et cela m’avait fait tellement plaisir. Cela m’avait fait tellement plaisir de savoir qu’à ses yeux, je n’étais pas la fille de la maison Yukigane, mais Yukihime Yukigane.

Devant ses seuls yeux, je pouvais vraiment être moi-même. Il me regardait depuis les sommets du monde et il m’avait transformé en une simple fille tout à fait normale.

J’avais l’impression de regarder un kaléidoscope. Les vieux souvenirs du temps que j’avais passé avec Kokuya me traversaient l’esprit les uns après les autres — alors je l’avais vu. Redge qui envoyait son attaque argentée.

Si je devais remplir mon devoir en tant que Directrice, j’avais besoin de protéger Towa avec ma vie. Nous pouvions toujours trouver un autre utilisateur compatible, mais il n’y avait qu’un seul Destructeur.

En d’autres termes, j’aurais dû laisser mourir Kokuya. Mais je ne l’avais pas fait. Il n’y avait aucune chance que je puisse laisser faire ça.

À ce moment-là, je n’agissais plus en tant que Directrice. Je faisais ce que je voulais faire. J’étais juste une fille ordinaire, prête à faire n’importe quoi pour protéger celui qu’elle aimait.

Je n’avais aucun regret... Non, c’était un mensonge. J’avais échoué à remplir mon devoir envers lui. J’avais voulu rester à ses côtés pour toujours.

Et pourtant, curieusement, je me sentais satisfaite — car je savais qu’il hériterait et finirait tout ce que j’avais commencé.

Le sang jaillit hors de mon corps. À côté de moi, je pouvais voir Kokuya, pleurant alors que des larmes coulaient sur son visage. Je savais que j’étais foutue... Je le savais déjà... Mais...

« Je n’ai jamais été capable de te le dire jusqu’à maintenant, mais j’ai toujours été..., » dit-il.

« ... Idiot. Je le savais déjà, » répondis-je.

« Je suis désolé d’avoir mis si longtemps à le dire, » déclara-t-il.

« Ce n’est pas grave ! Car maintenant, tu as réussi à tout avouer, n’est-ce pas ? Nous aurions dû être plus honnêtes l’un envers l’autre, » dis-je.

J’avais bloqué sur les mots suivants. Si je devais mourir ici, je savais ce que j’avais besoin de le dire.

« Mais je suis satisfaite, » dis-je.

Je lui avais dit comment je me sentais réellement. Je pourrais enfin fermer les yeux.

Enfin, j’avais réussi à le dire, juste avant de mourir.

***

« Mais je suis satisfaite, » déclara Yukihime alors qu’elle m’embrassait.

Ses lèvres étaient froides et douces.

Elle avait attrapé ma main gauche, qui tenait les restes de son épée, puis l’avait déplacée vers sa poitrine.

« Je veux tout te donner. Mon amour, ma vie... J’ai fait tout le travail jusqu’à maintenant, donc si tu ne gagnes pas avec ça, tu auras affaire à moi..., » dit-elle.

Yukihime avait poussé l’épée vers sa poitrine et avait saisi mes mains.

Pourquoi ? Mais je connaissais déjà la réponse. Et bientôt, une grande puissance avait commencé à remplir mon corps.

Le Destructeur avait la capacité de voler la Puissance des Étoiles de ceux qu’elle tuait.

Juste avant de mourir, Yukihime m’avait donné toute sa force.

« Tu en fais une de ces têtes, » lentement, il apparut devant moi, traînant son épée derrière lui. Redge — l’homme qui avait tué Yukihime.

« Vous..., » je l’avais regardé.

Il avait croisé mon regard et était resté fixé sur moi. « Je vois que cette femme avait beaucoup d’importance pour toi. »

« ... À quoi veux-tu en venir ? » demandai-je.

« Ne te méprends pas. Je ne l’ai pas tuée afin de me venger de toi. La mort d’un grand guerrier ne devrait pas être corrompue par de telles choses... Mais par hasard, je suppose que ça peut ressembler à ça..., » dit-il.

« Par... hazard? Êtes-vous complètement débile !? Vous êtes ceux qui ont envahi notre monde et avez commencé à nous donner des ordres ! » dis-je.

« Zol et moi étions simplement forcés de venir ici en mission, » dit-il. « Tu es celui qui a choisi de chercher la vengeance pour tes parents. Mais ce n’est pas comme si je pouvais te blâmer pour ça. Tout comme toi, je cherche la vengeance pour mon mentor, par conséquent, je n’ai pas le droit de te juger. Nous voulons tous deux assassiner celui qui a pris quelqu’un qui nous était précieux. C’est tout ce qu’on peut en dire. Notre relation est vraiment très simple. »

Il avait juste continué, encore et encore. Il avait assassiné Yukihime, tandis que son mentor avait assassiné mes parents.

Si seulement ces deux personnes n’étaient jamais venues nous trouver.

Il va le payer.

« Dans ce cas, vous allez mourir. Je vais vous tuer, » dis-je.

« Comme tu le souhaites. Si c’est une mort sans signification que tu veux, je vais te rendre service, » dit-il.

Encore une fois... Je pouvais sentir la rage meurtrière se reprendre.

Redge avait alors levé sa grande épée. Je n’avais plus aucun moyen pour la bloquer. Towa m’avait fourni une Puissance des Étoiles illimitée, tout comme Yukihime. Je n’en manquerais jamais, mais mon corps ne pouvait tout simplement plus le supporter. Je ne pouvais rien faire.

Vais-je vraiment mourir ici ? Sans le tuer ?

Soudain...

« Je vais m’assurer de te faire payer pour ce que tu as fait, » Towa se plaça entre Redge et moi, leva ses deux bras et le regarda. « Tu m’entends ? » Je ne l’avais jamais entendu parler comme ça avant.

Redge avait rétréci ses yeux. « Destructeur... Que pourriez-vous faire sous cette forme ? » il se moquait d’elle. « Malheureusement, je ne peux pas vous humilier. Car je dois vous prendre vivante. » Redge avait laissé tomber son épée et avait tendu la main pour attraper Towa.

« Towa, idiote ! Cours ! » criai-je.

À l’instant suivant, une lame de vent avait jailli vers Redge, seulement pour être coupée en morceaux par une épée d’argent qui s’était allongée.

« Seigneur Redge ! »

« Kurono ! »

Nagisaki et Elemia se tenaient côte à côte.

« Monseigneur, nous devrions nous retirer pour le moment ! Si nous nous regroupons, nous pourrons revenir et voler le Destructeur en un éclair ! » Elemia accourut auprès de Redge.

« Ne t’inquiète pas. Je suis sur le point de tout finir maintenant, » Redge avait haussé les épaules d’Elemia et il avait essayé de continuer la bataille.

Mais Elemia avait continué à parler. « Valt a été attaquée sur le chemin du retour. À ce rythme-là... »

En entendant cela, Redge avait cessé de bouger.

« Ne pensez pas que je vais vous laisser partir ainsi ! » Nagisaki avait frappé à l’aide de sa faux vers Elemia, qui l’avait déviée avec son épée.

Redge me regardait avec ses yeux d’argent et criait. « Souviens-toi de ces mots — nous reviendrons pour finir cela très bientôt ! »

Après que la haine ait retenti dans sa voix, Redge avait disparu avec Elemia.

Ils ne nous avaient laissés avec rien, à part des restes en lambeaux. De la glace brisée. Un énorme cratère. Des centaines de cadavres de monstres pâles. D’innombrables cicatrices de guerre.

Je m’étais penché devant celle que j’avais tuée — devant les restes de ma bien-aimée — et j’avais alors pleuré.

***

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6 commentaires




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    Merci pour ce tragique chapitre.
    P.S : je vais proposer une solution alternative et demande à tout ceux qui liront ce message de me dire pourquoi elle aurait été impossible :
    Que ceux de Khaos demande assistance auprès des sorciers de l'étoile d'azur pour une campagne contre les monstres avec si la participation de leur destructeur et leur Poing (final ou destructeur, je ne sais plus).
    La collaboration prendrait fin jusqu'à la fin de la guerre ou la récupération de leur destructeur.
    En contre partie Khaos pourrait fournir
    un personnage important à l'étoile d'azur (comme otage)
    et/ou
    un partage de technologie avec l'autre partie.
    ou autre si vous avez une autre idée.
    Guerre évité
    Gain de temps
    Ressource humaine préservée.
    Avancée vertigineuse vers une paix future.




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      On peut supposé qu’ils l’ont proposé lors de la réunion, mais Khaos refuse tout ce qui n’est pas un accès illimité et sans contrôle du Destructeur. Ne pas oublier que Khaos considère l’Étoile d’Azur comme des attardés en termes de Sorcellerie des Étoiles (sauf si ce n’est pas déjà dit, mais je crois que oui)

      Tu comprendras aussi avec l’un des derniers interactes la mentalité du Seigneur des Ténèbres.

      Selon moi, le destructeur d’Azur n’aurait pas survécu, vu qu’elle était son ennemie (tué son Mentor).

      J'en dirais pas plus pour ne pas utiliser des informations qui sont accessibles plus tard.




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        Alors cette situation tragique résulte basiquement de l'excès d'orgueil de Khaos (question simple s'il sont si inférieur que ça pourquoi il ont perdu la guerre. non pire même un nombre conséquent d'idiot ça peut être force dans une guerre)
        et du fait que le dirigeant à préférer suivre ses émotions plutôt que son devoir (son but originel c'était pas de protéger l'empire ?)
        Par contre j'ai pas compris justement, il est le 1er chevalier et ou l'empereur lui-même ?




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          Il est l’empereur lui-même, car dans leur peuple, le plus fort devient l’empereur.

          Et s’ils ont perdu la guerre, c’est qu’ils peuvent utiliser qu’une petite fraction de leur force contre l’Étoile d’Azur, car le reste doit être alloué pour la guerre contre les monstres.

          Mais là, son but a été entièrement jeté aux orties quand il a vu qui était son ennemi, et il ne veut plus que le tuer...




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            Merci pour l'info.
            C'est sérieusement hypocrite stupide quand on y prête attention :
            - Il ne reconnaisse que la force.
            - Ils ont perdus (Même s'il se sont retenues, s'ils ont perdues, c'est qu'ils ont mal jugées leur adversaire, et devraient donc reconnaître, même aussi insignifiante soit-elle la force de leur adversaire qui est ressorties vainqueur du combat)
            - Ils sont dans un combat serrés, donc tout ajout de nouvelle force est non négligeable.
            - Et malgré tout ça il parte pour une troisième guerre, en ne retenant absolument rien des 2 autres...
            Ma vision (sans doute incomplète) des choses




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              Elle est assez juste. Et ils ont en plus procédé à d’autres guerres avec au moins un autre monde.

              Bon après, on est pas sûr à 100 % de qui a fait ces guerres, car cela aurait aussi pu être les monstres afin d’avoir du pouvoir. C’est fort possible que ceux qui ont fait ces guerres soient morts, tués par leur propre peuple puis remplacés par d’autres qui se pensaient « meilleurs ».

              Car là, c'est le dirigeant d'un seul royaume humain, mais qui est le plus gros et à l'hégémonie sur leur monde coté humain.

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