Je déteste être marié dans un monde imaginaire ! – Tome 1 – Chapitre 4 – Partie 3

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Chapitre 4 : Lève-toi, Héros !

Partie 3

Je ne savais pas vraiment ce qui s’était passé après le combat, car je m’étais effondré d’un coup après que l’adrénaline du combat se soit calmée. Quand je m’étais réveillé, Kyou-san et moi étions déjà à l’extérieur de la ville des Ss’raks. Nous avions vraisemblablement été portés avec les yeux bandés par deux des lézards sur l’ordre de la matriarche. Cela avait été fait très probablement ainsi pour que nous ne sachions pas l’emplacement exact de leur ville.

Kyou-san me regardait sans détour alors qu’elle avait sans doute besoin de repos pour soulager l’épuisement mental encouru à la suite des deniers événements. Elle ne disait pas un mot, pas de gestes, juste un regard acéré sur moi. Elle agissait ainsi alors que normalement, les contacts visuels étaient si rares entre nous.

Que pourrait-elle penser ? Pourquoi ne dit-elle rien ? Peut-être qu’elle a atteint un nouveau niveau de dégoût pour moi, qui semble n’avoir plus aucun scrupule à tuer quelqu’un.

C’est vrai, je pouvais désormais accepter les morts que j’ai provoquées. C’est peut-être parce que ce sont des ss’raks, qui sont encore très différents des humains. Ou peut-être que je suis encore sous le choc. Mais le sentiment de terreur que j’avais ressenti lorsque j’avais tué les gardes de Ss’rak, sous l’impulsion de la présence de Muaotef, avait disparu.

Je pensais toujours que c’était une honte, mais je suppose que je pouvais facilement vivre avec. Quelque chose avait changé en moi quand j’avais tué le patriarche, dont je ne connaissais même pas le nom. Et cela ne m’importait pas du tout de savoir son nom, car il était mort.

J’avais tué le patriarche et ils m’avaient laissé partir, comme si tout était bon. Il n’y avait pas eu de représailles, pas de blâme. C’était clairement leur étrange sens de l’honneur. C’était totalement contre nature, mais j’aimais bien comme ça. L’ennui, rien de mieux ! Même si la race humaine avait perdu ça depuis qu’elle était une forme de vie sensible, c’était bien qu’eux l’aient.

« Tout va bien maintenant. Allez, on y va. » Le Ss’rak qui nous portait nous avait expliqué le chemin jusqu’au sanctuaire de Heissquellen. Ce n’était pas si loin. Environ deux heures de la ville jusqu’à cet endroit et nous devrions prendre encore une autre heure au sanctuaire, ce qui fait 3 heures entre la ville et le sanctuaire. Quant au déplacement avec les ss’raks, j’avais senti le fait qu’ils avaient grimpé quelques falaises en nous portant.

Après ça, nous avions marché sur le chemin et Kyou-san ne disait toujours rien. C’était un peu comme avant, quand on se rendait à ce sanctuaire pour la première fois. C’était presque comme si le temps dans le gouffre ne s’était jamais produit.

Dire qu’on s’est rapproché. Mais là, ce n’est qu’un retour à la normale.

Une heure plus tard sans parler.

Nous étions arrivés au sanctuaire Heissquellen. Il était temps de mettre fin à ce pèlerinage stupide ! Nous n’avions besoin que de l’eau et nous pourrions retourner à la capitale. Nous devrions probablement parler au roi à propos de cette ville de Ss’rak et de Muaotef ou plutôt Kyou-san devrait le faire. Je pouvais parfaitement la soutenir sur ce point, si elle me le demandait gentiment.

Quoi qu’il en soit, il était temps d’aller chercher de l’eau. Le sanctuaire était toujours en ruines, mais cette fois, nous ne serions pas dérangés et capturés par les ss’raks.

« Attends, » Kyou-san déclara enfin quelque chose, mais sa voix semblait suspecte. « Quelque chose ne va pas. »

« D’accord, laisse-moi vérifier, » j’avais utilisé mes sens améliorés et j’avais activé toutes les compétences de perception que je connaissais, mais il n’y avait rien de suspect ici. « Tu l’imagines, c’est tout. »

« Non, » déclara Kyou-san.

« ... » Je déteste cette obstination. « Pourquoi ? »

« Intuition féminine, » déclara-t-elle.

« Écoute, il n’y a rien. Tu es peut-être tendue, mais tant que je suis ici, il n’y a pas de quoi s’inquiéter. » Alors que je me retournais, Kyou-san avait saisi mon poignet.

« Ne pars pas, » demanda-t-elle.

« Pff... Oublions tout ça, d’accord ? Si cela tu fais te sentir mieux, j’utiliserai tout mon répertoire de compétences de Furtivité, de sorte que cela te rassure. Je reviendrai vite. » J’étais parti et j’avais utilisé Furtivité et Neutralisation des Odeurs.

C’était tellement stupide ! J’étais complètement rétabli, j’avais récupéré tout mon équipement et j’étais un personnage de haut niveau. Tant qu’il n’y avait pas de Muaotef, rien ne pouvait être dangereux pour moi ici.

Je m’étais faufilé dans le sanctuaire et maintenant je me tenais devant le bassin de la source. Maintenant, je n’avais plus qu’à aller chercher de l’eau avec une fiole et nous en aurions fini ici.

Soudain, un son perçant traversa mon corps et ma vision s’estompa. La douleur me fendait la tête ! J’avais trébuché et étais tombé, incapable de maintenir mon équilibre. Je pensais même qu’il y avait du sang qui sortait de mes oreilles.

Les dommages à mes PV et aux PE n’étaient pas très importants, mais il y avait des états inquiétants. Sourd, Étourdi et Assommé. Il s’agit de malus lié au son.

Mes visions s’éclaircissaient un peu et j’avais alors vu plusieurs ss’raks devant moi. De plus, l’un d’eux avait plus de deux mètres de haut. Il s’agissait de la Voix de Muaotef. Merde, cela m’était complètement sorti de la tête. Il menait un groupe de cinq, les quatre autres étaient très larges et musclés et semblaient très habiles à utiliser les masses qu’ils tenaient.

Je ne pouvais pas entendre ce que la Voix me disait, mais ce n’était probablement qu’un discours sur la vengeance, sa grandeur et la manière qu’il avait utilisées pour m’attaquer sans que je m’en aperçoive. Seule la dernière partie serait intéressante.

Mais pour l’instant, je devrais me concentrer sur le fait de rester en vie. Les quatre guerriers m’entouraient et manipulaient leurs armes dans une intention évidente.

 

☆☆☆

 

Moi, Momokawa Kyou, je n’arrêtais pas de soupirer. Il y avait tellement de choses que je devais dire, mais en regardant Ken, je ne disais rien du tout. C’était comme si mon désir de lui dire tout ça avait disparu.

Et même si je lui disais quelque chose, il ne m’écouterait certainement pas. J’avais vraiment un mauvais pressentiment quant à ce sanctuaire. Cette fois, c’était différent de la première fois, où les signes étaient évidents. Cette fois-ci, c’était plus comme s’il y avait quelque chose dans l’air, un sentiment malicieux qui était dirigé vers nous.

Mais après tout, il y était allé. Il était trop têtu et obstiné. Il faisait toujours ce qu’il voulait, au lieu de considérer les opinions des autres.

Je ne voulais pas me mettre dans un autre danger, alors j’avais tout simplement attendu. Mais le moins que je peux faire pour confirmer mes soupçons était de garder mes yeux fixés sur son statut. Même s’il s’agissait d’une malédiction, cet effet pouvait s’avérer utile. Mais quand je pensais au reste, c’était pour la plupart un cauchemar.

Je l’avais appelé quand j’avais vu son statut changé.

Il venait d’encaisser de dégâts, et trois effets négatifs s’étaient appliqués sur lui.

Ken était dans le bâtiment de la source, donc je ne pouvais pas le voir depuis où j’étais en ce moment. Mais dans tous les cas, je devrais normalement entendre quelque chose à cette distance. Donc cela voulait dire qu’il s’agissait cette fois-ci d’un danger silencieux.

Je devrais peut-être m’enfuir. La malédiction était peut-être horrible, mais elle m’avait permis d’acquérir un certain nombre de niveaux. Je devrais maintenant être capable d’affronter la plupart des monstres par moi-même, quand je retournerai à Esse. Je pourrais rejoindre Masahiko-kun et mes autres amis, car mon niveau devrait maintenant suffire.

Il n’y avait aucun gain pour moi à aller aider Ken. C’était après tout seulement un risque inutile. Il n’y aurait probablement pas de compensation, seulement plus de ses pleurnicheries constantes de sa part.

Mais il y avait toujours la malédiction, et je ne savais comment ça marcherait s’il venait à mourir.

Mais il y avait autre chose qui était présent et c’était le sens des responsabilités.

Ken et moi étions des partenaires dans cette expédition et, en fin de compte, la plupart des choses que j’avais faites dans le groupe jusqu’à présent avaient été la guérison et la cuisine. Eh bien, j’avais tué ce Ss’rak dans le temple, mais c’était un coup de tête et je n’avais vraiment pas envie de le répéter une nouvelle fois.

Et du côté de Ken ? Il m’avait constamment protégée, il m’avait donné des conseils vraiment utiles et quand j’en avais marre de tout et que je voulais abandonner, il avait pris les choses en main et nous avait permis de traverser les dangers du gouffre. Même si la protection et les conseils faisaient partie de l’accord, il s’était chargé de la plupart des fardeaux de lui-même sans rien demander.

Il... est quand même avec moi.

Mais ne soyons pas fous. Je le surveillais et s’il n’y avait aucune raison de s’impliquer, je ne le serais pas. Si c’était trop dangereux, je pouvais toujours m’enfuir.

Lentement, j’étais entrée sur la pointe des pieds dans le bâtiment. Dans des moments comme ça, j’aimerais avoir la capacité de Furtivité.

Je n’entendais toujours pas de bruit. Il était fort probable que je n’avais qu’à traverser le bâtiment pour arriver à la source.

Je m’étais glissée après ça par une porte ouverte et soudain, comme un interrupteur de télévision qui venait d’être enclenché, des voix pouvaient être entendues : « magie, meztener zol ! »

Je connais cette voix. C’était celle de la Voix de Muaotef, ou plutôt le lézard qui s’appelait comme ça. Ken n’aurait pas dû le frapper. Une autre de ses actions illogiques et extrêmes. Il avait probablement craqué pour une raison idiote.

J’avais donc observé attentivement dans la zone ce qu’il y avait. Il y avait l’arrivée de la source, qui était entourée par le sanctuaire.

C’était là que se trouvait Ken, qui était par terre et manifestement incapable de bouger. Quatre hommes-lézards l’entouraient, tous armés d’une arme contondante.

Je crois qu’on les appelait des masses. Mais le nom n’avait pas d’importance surtout qu’elles étaient sûrement capables de casser des os avec facilité.

Je ne savais pas comment fonctionnait le système du héros avec des os cassés. Est-ce qu’il considérerait les os brisés comme étant simplement des dommages causés aux PV ou cela ajouterait-il un état « Membre Brisé » ? Si c’était ce dernier cas, je ne pourrais pas le soigner à l’heure actuelle. Elle n’avait pas de sort pour ça.

La Voix avait probablement utilisé un peu de magie pour rendre une certaine zone insonorisée et comme Ken comptait trop sur ses compétences, il était tombé dans leur piège. C’était seulement sa faute vu qu’il n’avait pas tenu compte de mes avertissements, donc je n’avais aucune raison de l’aider.

S’il mourait, cette malédiction présente sur moi pourrait être annulée.

...

J’avais alors plissé mes yeux puis j’avais regardé dans mon sac à dos. Nous avions tous les deux un Inventaire partagé, donc il y avait peut-être un de ses articles qui s’avérerait utile.

Il y avait encore ces bombes que Ken avait utilisées contre le patriarche. J’en avais mis dans mes poches. Elles devraient s’avérer utiles.

J’étais sur le point de faire quelque chose de vraiment stupide, n’est-ce pas ? Passons à autre chose.

J’avais chargé, ne regardant que ma cible. Puis je lui avais donné un coup de pied, directement dans l’estomac. Cela avait suffi à le laisser voler sur une courte distance, directement dans la source d’eau. Est-ce que c’était ma plus grande Force qui avait fait ça ? Ou bien, était-ce parce que j’étais plutôt bonne dans ça ?

En passant, ma cible était Ken.

 

Vous gagnez 3 PMA.

Même si vous avez sauvé le bien-être de votre mari, votre méthode est tout à fait discutable.

 

La ferme !

Pendant que les hommes-lézards se demandaient encore ce qui se passait, j’avais jeté une bombe en plein sur le visage de la Voix. Quelle mauvaise odeur ! Même à cette distance, cela me donnait mal à la tête !

Du côté de la Voix, par contre, il toussait et gémissait.

J’avais esquivé une masse qui voulait me frapper, puis avais dégainé mon poignard et je l’avais poussé vers le bras de l’homme-lézard qui m’attaquait. Cela l’avait coupé, mais c’était trop superficiel. Comme je le pensais, avec mes Classes, il n’y avait aucune chance que je puisse les blesser sérieusement avec une telle attaque.

Mais ça se passait toujours mieux que je ne le pensais. Donc c’était cela qui se produisait quand vous gagniez des niveaux. J’étais déjà une personne assez athlétique, mais mon corps était si léger et bougeait si bien que j’avais l’impression de marcher dans les airs.

C’est donc à ça que ressemble un héros.

J’avais lancé une bombe fumigène, je voulais ainsi obtenir un peu de dissimulation, pour que les gardes ne puissent pas m’attaquer en équipe. Les hommes de main n’étaient pas importants, seule la Voix l’était. Comment Ken l’avait-il déjà appelé... Un Boss ? Il était important de s’en débarrasser le plus rapidement.

La Voix était encore abasourdie par la bombe puante et d’un geste rapide, je m’étais placée devant lui. Puis je l’avais poignardé avec mon couteau. Une coupure profonde avait été faite juste dans son estomac. Ah, ces couteaux étaient plutôt bons quand on attaquait des ennemis immobiles.

Il n’était pas content : « Toooiii meurttt ! » Et il avait inhalé.

« Poussée Rapide ! » La région des poumons de la Voix avait alors été percée d’une lance. « Plus de magie sonore, » Ken, mouillé par l’eau de la source, se tenait juste à côté de moi. Le choix parfait du bon moment pour son intervention semblait annuler mon dégoût habituel. Ainsi, il peut paraître bien, quand il travaille dur.

 

Vous gagnez 2 PMA.

Avec un minutage parfait, votre chevalier blanc sur son cheval arrive et écrase le monstre. Vous avez de la chance d’avoir un mari si fiable.

 

Il n’était pas vraiment quelque chose proche du chevalier, mais au moins, il était moins Ken que d’habitude. Peut-être qu’il pourrait donner une impression positive, s’il avait vraiment dit quelque chose de cool. Comme « Vous ne ferez pas de mal à mon compagnon » ou « C’est malhonnête de faire du mal à une fille ». Non, avec ce dernier, mon niveau de dégoût envers lui franchirait le plafond.

« Tu es en retard, » déclarai-je. C’est irritant que je ressente un sentiment de soulagement que maintenant que Ken était à mes côtés. Il était empli de défaut et ne faisait sentir personne en sécurité, mais d’une manière ou d’une autre, il était devenu vraiment fiable. Du moins, ce n’était pas vraiment énorme et c’était le cas seulement jusqu’à ce qu’il fasse quelque chose de stupide, ce qui arrivait bien trop fréquemment à mon goût.

« J’ai failli me noyer. » Il avait alors donné un coup de pied à la Voix empalée par son arme, le lézard respirait durement sur le sol, hors du combat. « Mais, merci. »

J’avais donné un coup de pied à Ken pour le faire tomber dans la source, puisque l’eau avait des propriétés curatives et aussi pour plusieurs autres raisons. La première était que j’avais beaucoup de stress, et j’avais donc besoin d’un exutoire et Ken était parfait pour ça vu qu’il était responsable de tout cela.

Peut-être que l’effet de guérison était la chose qui lui avait permis de se rétablir ou peut-être que ses conditions s’étaient juste dissipées avec le temps. Mais finalement, il était arrivé à temps. Disons que c’était intentionnel. Oui, absolument, il n’y avait aucun doute à ce sujet.

De dedans la fumée, les quatre gardes s’approchèrent de nous, mais Ken les avait alors assommés avec un Tourbillon et avait suivi ça avec une Poussée Rapide pour empaler l’un des combattants ennemis, le rendant incapable de se battre. Deux de moins, il en restait trois.

Si fort.

Mais cela suffisait. Si Ken en neutralisait un autre, il serait difficile pour eux de battre en retraite, puisqu’ils ne pourraient pas porter les blessés. « Ken, attends. »

Il m’avait regardée d’un air déconcerté. « Pourquoi ? »

« Si nous tuons ses serviteurs, Muaotef pourrait être mécontent. Laissez-les partir. » Un frisson traversa mon corps quand j’avais mentionné le nom du dragon. Muaotef était comme une force primitive, nous rappelant qu’il y avait des choses hors de notre contrôle.

Ken avait également frissonné, mais il avait serré sa lance, comme s’il voulait affirmer qu’il était toujours au pouvoir. « Mais ils pourraient revenir ! » Il ne pensait pas d’une manière aussi lucide que d’habitude.

« Écoute-moi maintenant, c’est moi qui commande, » c’est trop stupide d’essayer de discuter avec cet idiot.

« Depuis quand ? » demanda-t-il.

« Depuis le début. » Il était bien trop têtu. En l’ignorant, j’avais parlé aux lézards, qui nous observaient avec une expression inquiète. « Écoutez-moi. On ne veut pas vous tuer, alors vous pouvez partir avec les blessés. Après ça, nous ne nous reverrons plus jamais. Votre chef a besoin de soins médicaux, alors vous devriez décider rapidement quoi faire. »

Quelque chose avait changé dans l’attitude du peuple lézard. C’était étrange. L’hostilité s’était estompée et les trois valides s’étaient fait un signe de la tête. « Je suis d’accord. » J’avais déjà vu quelque chose comme ça quand j’avais demandé aux autres gardes lézards s’ils ne tenaient pas compte de ce que disait Ken et qu’il voulait nous tuer au lieu de nous amener à la Voix.

Il y avait quelque chose qui les faisait agir comme ça. J’avais vraiment besoin de savoir ce que c’était. Cela faisait peut-être partie du système du héros et cela pouvait peut-être être utilisé à volonté.

Mais les lézards ne s’en tenaient pas là : « Voouzzz avez tué Hérozzz de l’unique. Iz honorable combat, mais ss’rak n’oublieront pazzz ! Vouzzz dangereux ! » Le visage de Ken indiquait qu’il était choqué.

Le patriarche était le héros de Muaotef ? Ça n’avait aucun sens. Pourquoi nous racontaient-ils des mensonges si évidents ?

Je surveillais en ce moment Ken, pour pouvoir l’arrêter avant qu’il ne fasse quelque chose de stupide. Encore une fois...

Les trois hommes-lézards valides avaient porté les deux autres et ils avaient grimpé sur une falaise d’où provenait la source. Ken les regarda avec hostilité, mais ne les attaqua pas. « Ça ne me semble pas bien de faire ça. »

« Tu ne peux pas éliminer tous tes problèmes ainsi. C’était juste une vengeance quant à tes actions précédentes, » avais-je dit.

« Pff... » Il avait évité après ça tout contact visuel. Donc il pourrait quand même se sentir un peu coupable.

J’avais à ce moment-là aussi soupiré, alors que je me sentais vraiment soulagée. J’espérais que je ne reverrais plus jamais ces monstres reptiliens, qu’il s’agisse de lézards ou de dragons.

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6 commentaires

  1. Bonsoir, merci pour ce travail. Mais il y a un lapsus au second paragraphe :

    Elle ne disait pas un ''mort'', pas de gestes, juste un regard acéré sur moi. Elle agissait ainsi alors que normalement, les contacts visuels étaient si rares entre nous.

  2. Merci pour le chapitre

  3. Merci pour le chap ^^

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