J’ai été réincarné en une Académie de Magie ! – Tome 4 – Chapitre 53 – Partie 1

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Chapitre 53 : Ayuseya fait un pas en avant

Partie 1

Dans l’ensemble, la chambre était bien meilleure que celles que nous avions reçues à l’auberge de Neyalin. Le bain de métal était digne d’un humain, mais pas d’un draconien. En parlant de ça, Ayuseya avait dû se plier un peu pour entrer, et le cadre de la porte était un peu trop bas pour elle. La même chose s’était produite à Perto. Chaque bâtiment n’avait été construit ici que pour des espèces à taille humaine comme les elfes, les El’Doraws, les nekatars et les nains. Les grands draconiens n’étaient pas censés entrer dans ces endroits, et pour le dire franchement, je n’en avais vu aucun dans la rue. On pourrait dire qu’Ayuseya était une rareté ici. Cela ou il n’y en avait tout simplement pas un seul qui errait dans les rues à cette heure-ci et dans cet endroit.

En étirant les bras, je m’étais dirigé vers l’un des lits et j’avais testé sa qualité. Il avait été conclu que le mien était bien meilleur.

« Quand nous irons au lit, rappelez-moi d’absorber ces choses et de les remplacer par ceux dans lesquelles nous avons dormi la nuit dernière, » avais-je dit en me retournant pour regarder les filles.

« Pourquoi ? » demanda Nanya en plissant son front.

« J’aime bien le mien, d’ailleurs... celui-ci est trop petit pour Ayuseya. Elle sera un peu mal à l’aise, » j’avais pointé du doigt le bord du lit.

Il faisait deux mètres. Il en va de même pour l’autre lit dans cette chambre. Si ma femme dormait dans l’un de ces lits, elle serait certainement mal à l’aise. Moi, par contre, je pourrais me débrouiller d’une façon ou d’une autre.

« On n’a rien à déballer. On va manger quelque chose et prendre un bain au sauna du coin ? » demanda Nanya.

« Tamara ne pourra pas entrer avec nous, » avait souligné Shanteya.

« Tamara reste et garde sa culotte ! » cria le chat.

À ce moment-là, elles m’avaient toutes regardé dans les yeux.

« Quoi ? » demandai-je en plissant mon front.

« Ne t’avise pas d’utiliser ce sort ! » prévient Nanya.

« Comment pourrais-je l’utiliser ? Vous n’êtes même pas dans mon Territoire de Donjon ! » m’étais-je plaint.

Leur regard m’avait dit qu’elles ne me croyaient pas.

« Très bien ! Je vais le prouver ! Colly Tos ! » avais-je dit. Et quand rien n’était apparu devant moi, j’avais souri et j’avais pris une pose de la victoire. « Vous voyez ! Il ne s’est rien passé ! »

Nanya, avec ses joues rougissantes, s’était approchée de moi et m’avait pris quelque chose sur le dessus de mon capuchon. J’avais cligné des yeux quand elle avait fait ça et j’avais regardé sa main. Elle tenait une culotte rose avec un petit ruban dessus.

« Eh bien, n’est-elle pas... ? » avais-je dit. Puis j’avais froncé mon front.

« Toi et tes sorts brisés ! » elle grogna et se retourna.

Pendant qu’elle la mettait, j’avais regardé les autres, qui secouaient légèrement la tête en désapprouvant.

« Je le jure devant Dieu, je ne pensais pas que cela marcherait ! » m’étais-je défendu.

« Tout va bien, Illsy. Nous comprenons qu’en tant qu’homme, tu as certains... passe-temps ? » déclara Ayuseya avec un sourire forcé.

« Mon hobby n’est pas de voler des culottes avec Colly Tos ! » Je m’étais plaint, et la culotte rose était apparue une fois de plus au-dessus de moi, flottant lentement dans ma main droite.

« Espèce d’idiot... Je viens de la remettre, » grogna la démone.

« Pardon ? » Je la lui avais remise.

« Vous voyez ? La nature d’un homme se révèle toujours ! » ricana la draconienne.

« Stupide, cassé, compétence inutile..., » m’étais-je plaint à moi-même.

« Cela doit juste signifier que le Maître aime vraiment Nanya, » ricana Shanteya.

Quand elle avait dit cela, Ayuseya avait baissé les yeux un instant.

« Ou ma culotte..., » la démone m’avait regardé dans les yeux après qu’elle ait fini de la remettre.

« Techniquement, le sort qui ne doit pas être nommé est décrit comme n’étant pas un sort ciblé..., » avais-je dit pour ma défense.

« Techniquement, pas dans la pratique, » avait souligné l’El’Doraw.

« Et ce bain, alors ? » demanda Ayuseya après coup, en essayant de changer de sujet.

« Et pour Tamara ? » demanda le chaton.

« Eh bien, alors on va te laver dans cette baignoire ! » déclara Nanya en souriant.

En aplatissant ses oreilles, le nekatar regarda le bain, puis la regarda et secoua rapidement la tête de poils. De toute évidence, elle n’aimait pas l’idée d’un « bain ».

« Relax, Tamara. Ça ne va pas mordre, » j’avais souri et je lui avais caressé la tête.

« Miaou ! Mais l’eau est humide..., » se plaignait-elle.

Est-ce un argument valable ?

« Comme c’est mignon. » Ayuseya gloussa.

« Alors c’est réglé ! Allons voir ce qu’on peut trouver pour se remplir l’estomac ! » avais-je déclaré.

« Toi, une vache, » sourit Nanya et me gifla les fesses.

« Hé ! » Je m’étais plaint, mais les autres avaient juste gloussé et étaient passées devant moi.

En soupirant, j’avais fermé la porte derrière nous. Après l’avoir verrouillée, j’avais rangé la clé et je les avais suivies en bas. Cet endroit ne servait que de l’alcool, donc pour la nourriture, nous étions allés dans un restaurant voisin. Ce n’était pas si loin de nous, mais le serveur à la porte nous avait arrêtés avant que nous puissions entrer.

« Je suis désolé, mais nous ne servons pas..., » il avait dégluti. Puis il leva les yeux vers Ayuseya « les draconiens et les nekatars. »

J’avais plissé les sourcils vers lui.

« Pour quelle raison ? » lui avais-je demandé.

« Le patron ne veut pas qu’on le fasse, » expliqua-t-il.

« Soupir, allons ailleurs. Tu peux dire à ton patron que je ne vais pas recommander cet endroit ! » avais-je dit. Puis je lui avais jeté une pièce d’argent.

« Monsieur ? » le garçon regarda la pièce en étant confus.

Nous n’avions rien dit et nous avions continué à marcher.

Après quelques pas de là, Nanya m’avait demandé. « Pourquoi as-tu donné une pièce pour rien ? »

« Dans une ville comme celle-ci, lancer une pièce sur un inconnu ne peut signifier qu’une seule chose : que tu es riche. Si j’avais jeté une goldiette, j’aurais laissé entendre que nous sommes des nobles, si c’était une cuivrette, alors des gens ordinaires avec des pièces à dépenser. Cependant, une silverette signifie que nous sommes de riches aventuriers. Assez avide pour ne pas donner une goldiette, assez riche pour ne pas se soucier d’une silverette, » avais-je souri.

« Et à quoi cela mènera-t-il ? » demanda Ayuseya un peu confuse.

« Deux choses en gros. Soit le garçon gardera ça secret et la prochaine fois qu’il nous verra, il sera terriblement poli et amical avec nous. Au cas où nous aurions besoin d’informations, il pourrait être prêt à nous les fournir. Après tout, un serveur dans un restaurant chic peut entendre des choses intéressantes de temps en temps. L’autre option est qu’il le montre à son patron et qu’il repense un peu sa stratégie. Après tout, l’instinct d’un commerçant est de faire d’abord de l’argent, puis de se préoccuper de politique. Ainsi, il pourrait être disposé à changer sa politique sur le type de clientèle à servir, » lui avais-je expliqué.

« En d’autres termes, tu as gaspillé une silverette sur un coup de tête, pensant qu’elle servirait à quelque chose à l’avenir, non ? » demanda Nanya en plissant les sourcils.

« Argh... Je ne peux pas être cool et intelligent une minute ? » déclarai-je alors que je la regardais pendant un bref délai dans les yeux.

« Peuttttt-être ? » elle gloussa et embrassa ma joue. « J’aime un Illsy stupide autant qu’un Illsy intelligent. »

J’avais soupiré et j’avais laissé passer la remarque. Je ne me doutais pas que mon « caprice » allait changer quelque chose.

☆☆☆

[Point de vue du serveur]

Il m’avait lancé une pièce. Juste comme ça, sans rien demander ! Je ne savais pas si cet homme était un bâtard arrogant ou juste un homme riche au cœur généreux. Eh bien, je n’étais pas le garçon le plus intelligent de ma famille, mais je savais une chose, c’était de ne jamais prendre la générosité d’un homme en vain !

J’avais caché la pièce dans les poches de mon pantalon et j’avais fait comme si de rien n’était, mais si cet homme passait et me demandait quoi que ce soit, je ne voyais aucune raison de ne pas répondre avec honnêteté.

Hm, peut-être que si un jour j’ouvre ma propre boutique, je laisserai entrer tout le monde ! Ouais, ça a l’air bien ! Je pense que je vais considérer cette pièce d’argent comme une pièce porte-bonheur, avais-je pensé et pour la première fois de ma vie, j’avais envie de faire quelque chose de plus.

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6 commentaires

  1. Merci pour le chapitre

  2. merci beaucoup pour cette première partie^^.

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