Infinite Stratos – Tome 10 – Chapitre 1 – Partie 3

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Chapitre 1 : Vers l’ouest ! En route pour Kyoto

Partie 3

« D’accord, d’accord, j’ai compris ! Vous n’avez qu’à vous mettre par deux ! »

Alors que Kanzashi semblait contrariée, Charlotte entoura l’un de ses bras.

« Je vais choisir Kanzashi. »

« Ah… Merci… »

Tout le monde était impressionné par le fait qu’elle se préoccupe de la difficulté de Kanzashi à se mettre en duo.

« Alors j’irai avec Ling. »

« L’équipe des amies d’enfance, hein. Ça marche pour moi. »

Houki et Ling.

« Il ne restera donc plus que moi et Laura. »

« Ça y ressemble. Profitons-en pour nous amuser. »

Enfin et surtout, Cécilia et Laura.

« Quoi qu’il en soit, nous nous mettrons en route une fois que nous aurons choisi nos destinations. Ichika, tu peux y aller, on t’enverra un texto. »

« J’ai compris. Alors, à plus tard. »

Tandis que Charlotte et les autres lui faisaient un signe d’adieu, Ichika se dirigea vers la route. Comme c’est l’automne à Kyoto, il y avait foule.

« Eh bien, c’est un vrai gâchis. Je suppose que je devrais faire un détour. » En s’enfonçant dans une ruelle entre deux maisons, Ichika aperçut un chat blanc qui le regardait fixement. « … ? »

Il miaula comme pour lui faire signe de le suivre, et il le fit, presque comme envoûté. Je me demande où il va me mener. En sortant de la ruelle, il se retrouva à suivre une petite rue étroite, puis à monter un escalier. Avant qu’il ne s’en rende compte, 30 minutes s’étaient écoulées.

D’accord, c’est à peu près suffisant. Charl devrait m’envoyer un message d’une minute à l’autre. À ce moment-là, le chat sauta dans les airs.

« Te voilà, Shiny. » Une femme, qui devait être la propriétaire du chat, appela ce qui devait être son nom.

Son apparence était frappante. Au-dessus d’un œil, elle portait le garde-main d’un katana, à la manière de Date Masamune. Son kimono était décollé de ses épaules et ouvert si bas qu’il en était presque indécent. Et à son épaule droite, il n’y avait qu’un moignon cicatrisé. La femme manchote et borgne tira une bouffée d’une longue pipe.

 

 

Elle n’est pas japonaise, n’est-ce pas ? Pas avec des cheveux aussi rouges. C’était évident. Sa taille, qui aurait été incroyable pour une Japonaise, était accentuée par des talons aiguilles qui faisaient contraste avec son kimono.

« Eh bien, eh bien. Tu as l’air d’avoir des problèmes. »

« Hein ? »

Une autre bouffée profonde, et de la fumée violette tourbillonna autour de la beauté mature. Ichika était désemparé, n’ayant jamais été confronté à une telle situation.

« Hmm. Comment dois-je l’exprimer ? Des problèmes de femmes, en général. Avec une possibilité de quiproquo. C’est écrit sur ton visage. »

« … Hein ? »

« Prends soin de toi, tu entends ? Quoi qu’il en soit… »

Le chat perché sur son épaule, il tourna autour de son kimono, aussi rouge que ses cheveux, et fit sa sortie.

« Qu’est-ce que c’était que ça ? » Le son d’un message entrant sortit Ichika de sa rêverie.

[Ichika, nous avons trouvé une pâtisserie qui a l’air absolument succulente. À tout à l’heure.]

La carte incluse, avec « Ici ! » encerclé en rouge, est vraiment typique de Charl.

« D’accord, maintenant je vais taper ça dans Maps… » Avec les téléphones portables d’aujourd’hui, il n’avait qu’à lui donner l’adresse et il trouverait l’itinéraire le plus rapide. Observant l’écran du coin de l’œil, Ichika se mit en route.

« Hmm… Ah, c’est un beau feuillage. »

Clac. Pendant qu’il s’y rendait, Ichika photographia paysage après paysage avec son appareil photo argentique.

 

◇◇◇

« Hé, Ichika ! Par ici ! » Charlotte fit un signe énergique du bras. À côté d’elle, Kanzashi leva timidement la main.

« Oh, wôw ! »

Ce qui attira l’attention d’Ichika, ce sont leurs kimonos : celui de Charl était d’un orange vif, celui de Kanzashi d’un bleu pâle frais et relaxant. Chacun était imprimé de feuilles cramoisies d’automne : celles de Charl pendaient aux branches, tandis que celles de Kanzashi flottaient sur l’« eau » de sa tenue. Chacune avait une ceinture beige assortie et apaisante.

« Ahaha, génial ! Le vendeur de sucreries offrait des échantillons gratuits aux filles en kimono ! Merci beaucoup d’en avoir choisi un pour moi et de m’avoir coiffée en conséquence. »

« Je… Je veux dire, tout le monde sait probablement… » Ce genre d’autodérision la marque indéniablement comme une Sarashiki, au même titre que Tatenashi.

« Mais vraiment. Je n’arrive pas à croire à quel point ça marche bien sur moi. Ça te dérange si on prend une photo ? » Charl gloussa. « Monsieur le photographe. Si ça ne te dérange pas. »

« Je ferai de mon mieux… » Embarrassé, Ichika leva son appareil photo. « Très bien, j’y vais. Dites cheese ! »

Charl sembla confuse au moment où l’obturateur se déclencha et elle demanda : « Fromage ? »

« Hein ? »

« Pourquoi est-ce que c’est du fromage, d’ailleurs ? »

« Pourquoi ? Je ne sais pas, mais c’est probablement le cas. » Même Kanzashi était un peu confuse quand Ichika la fit réfléchir à la question.

« Je ne sais pas trop. Une tradition, je suppose ? », finit-elle par répondre.

« Mais je croyais que les Japonais n’aimaient pas vraiment le fromage. »

« Je veux dire, euhhh… » Charlotte ne voulait rien dire d’offensant, mais ce commentaire était tout de même assez gênant pour Ichika et Kanzashi. Ne serait-ce que parce qu’ils se demandaient pourquoi, exactement, on parlait de « fromage ».

« Je veux dire, j’imagine que puisque tu es française, tu devrais en savoir plus sur le fromage, mais… »

« Attends, vraiment ? Je veux dire, je l’ai déjà fait avant, mais… » Charlotte se prit le menton dans la paume de la main.

« Attends, Charl, tu sais faire du fromage ? »

« C’est incroyable ! »

Alors que le duo japonais semblait ravi, elle tenta maladroitement de leur faire signe de s’éloigner.

« Non, non, ce n’est pas comme vous le pensez ! J’ai juste fait quelque chose en économie domestique, ce n’est pas comme si j’étais une experte ou quoi que ce soit d’autre ! » Charlotte ne supportait pas qu’Ichika et Kanzashi la regardent tous les deux, les yeux pétillants, et elle essaya de changer de sujet. « Qu’est-ce que c’est par rapport au fait de pouvoir dire quels poissons sont bons ? Je suppose que tous les Japonais en sont capables. »

« Eh !? »

Leurs brochettes de langoustes devaient lui avoir donné une mauvaise idée.

« Pas question ! On ne peut pas vraiment faire ça, n’est-ce pas, Kanzashi ? »

« Eh bien, hum… Je veux dire, je peux… » Kanzashi fit maladroitement le signe du V. « Tu ne peux pas, Ichika ? »

« Euh, je veux dire que je ne peux pas le faire comme un expert, mais je suppose que je peux choisir de bonnes choses pour le dîner. »

« Que veux-tu dire par “comme un expert”, Ichika ? »

« Hum… Genre, les poissons-globes et tout ça ? » Ichika attendait juste le « oh, tu veux dire quelqu’un qui a littéralement besoin d’un permis » de la part de Charlotte ou de Kanzashi.

« Quoi qu’il en soit, pourquoi ne pas essayer quelques desserts ? Les boulettes de mochi ont l’air superbes. »

« Ils ont l’air absolument appétissants. » Kanzashi ne pouvait pas se tromper sur quelque chose comme ça, et Ichika se glissa sous le rideau rouge du chariot qui les vendait avant de s’asseoir.

« Hé, laissez-moi prendre une photo de vous deux en train de les manger. »

« Vraiment ? Comme ça ? »

« Oui, Charlotte. Ce sera un souvenir de notre voyage. » Il était rare que Kanzashi se montre aussi insistante, et Charlotte acquiesça.

« Et si je disais “s’il vous plaît”, monsieur l’appareil photo ? »

« D’accord ! » Ichika aligna les deux devant un bosquet de bambous dans le viseur, puis leva les yeux.

« Attends, qu’est-ce qui ne va pas ? » Charlotte le regarda d’un air perplexe.

« Je… Je pense simplement qu’elle pourrait être plus frappante. »

« Frappante ? »

« Tu veux dire comme…, » elle inclina la tête en attendant la réponse d’Ichika.

« Je sais ! Pourquoi ne vous nourrissez-vous pas l’une et l’autre ? Ce serait vraiment mignon ! » Charlotte et Kanzashi n’étaient pas tout à fait sûres de ce qu’il voulait dire, mais les implications étaient suffisantes pour les faire rougir.

« Oh, vraiment, tu aimes ça, Ichika ? »

« Es-tu sûr que nous ne sommes pas en train de trop réfléchir ? »

« Non, ce sera parfait ! » Ichika tenta de les distraire de ses motivations en leur offrant une paire de brochettes de boulettes dégoulinantes de sauce.

« Ichika, tu es un pervers… »

« Tu es un sale type. Ce n’est pas que ça me dérange. »

Cela rougissait des deux côtés.

« D’accord, c’est parti. »

« Attendez une seconde ! »

« Charlotte, si tu continues à brandir ça, tu vas envoyer de la sauce — argh ! »

La sauce des boulettes de Charl vola sur le visage de Kanzashi. Voyant sa chance, Ichika appuya sur le déclencheur.

 

 

« Oh, wôw, celui-ci est génial ! »

« Quoi !? Non, non ! Efface celui-là, Ichika ! »

« Euh, je veux dire, c’est un appareil photo à pellicule… Il va falloir qu’il le fasse développer… »

« Et quelques autres ! »

Clac ! Clac ! Clac ! L’objectif de l’appareil photo brilla tandis qu’il prenait encore et encore des photos. Qu’il soit sérieux ou non, Charlotte et Kanzashi étaient peu enthousiastes à l’idée d’être la cible de la plaisanterie.

« Allez, Ichika, fallait-il vraiment que tu le fasses ? »

« C’est pousser le bouchon un peu loin. »

Avec colère, elles lui enfournèrent chacune leur brochette dans la bouche. À défaut d’autre chose, cela redéfinit l’expression « violence verbale ».

« Gwmph ! » Avec deux brochettes dans la bouche, Ichika pouvait à peine respirer. « Je ne peux pas respirer ! »

« Peu importe. »

« C’est bien fait pour toi. »

Charlotte et Kanzashi s’éloignèrent toutes deux, dégoûtées par Ichika. Tout ce qu’il pouvait faire, c’était ranger l’appareil photo.

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Un commentaire :

  1. merci pour le chapitre

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