Genjitsushugisha no Oukokukaizouki – Tome 7 – Chapitre 7 – Partie 2

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Chapitre 7 : L’Alliance médicale tripartite

Partie 2

Et cela nous amène au présent.

En ce moment même, les dirigeants de la République de Turgis, de l’Empire du Gran Chaos et du Royaume de Friedonia se réunissaient, même si c’était à l’aide d’une transmission par un Joyau.

Sire Gouran avait eu l’air stupéfait par l’apparition soudaine de Maria pendant un petit moment, mais son expression sans émotion était revenue à la normale.

« C’est un plaisir de vous rencontrer. Je suis le chef de la République, Gouran Taisei. » Il hocha la tête à l’impératrice sur le simple récepteur.

Le joyau était de l’autre côté du récepteur simple, de sorte que Maria pouvait voir qu’il hochait la tête vers elle.

L’image affichée sur le Joyau de Diffusion de la Voix avec Maria dessus avait ri et sourit à Sire Gouran. « Pardonnez-moi de ne pas vous avoir informé de ma participation à cette rencontre. J’ai entendu dire qu’une alliance médicale devait être discutée ici, et l’Empire aimerait beaucoup y participer. »

« J’aimerais moi aussi m’excuser, » avais-je dit. « La décision a été prise si soudainement que je n’ai pas eu le temps de vous contacter à l’avance. »

Maria et moi avions baissé la tête à l’unisson.

Sire Gouran nous avait regardés avec une expression vide pendant un moment, mais il avait ensuite laissé échapper un rire chaleureux. « Gahahaha ! On dirait que Sire Souma s’est moqué de moi ! Je n’aurais jamais pensé que vous étiez lié à l’impératrice de l’Empire ! »

Même s’il riait, ses yeux étaient fixés sur moi. Il était probablement en train de sonder prudemment mes intentions.

J’avais corrigé ma posture en m’assurant de ne pas détourner mes yeux de son regard. « Je m’excuse d’avoir gardé le silence à ce sujet. Cependant, je veux former cette alliance médicale entre le Royaume de Friedonia, la République de Turgis et l’Empire du Gran Chaos, les trois nations qui composent le sud du continent. »

Je le disais clairement à Sire Gouran et Maria.

« Je crois que les connaissances dans les domaines de la médecine et des traitements devraient être partagées également avec toute l’humanité. La maladie frappe tout le monde, sans distinction de race ou de frontières. Si une épidémie se répand dans un pays, les dégâts s’étendront certainement à ses voisins. Quand cela se produira, si un seul pays possédait les connaissances, les médicaments ou l’équipement nécessaires, serions-nous en mesure de protéger notre peuple ? ... Je dis non, non. Même s’il n’y a pas de relations entre les pays, les individus comme les marchands et les aventuriers vont et viennent constamment. Nous ne pouvons essayer de protéger que notre propre peuple, mais les maladies infectieuses continueront à se propager, » déclarai-je.

« C’est vrai, » déclara Maria. « Heureusement, je n’en ai pas moi-même fait l’expérience, mais l’histoire rapporte des épidémies occasionnelles sur ce continent, et à quel point elles ont secoué les pays qui les ont subies. »

Ouais, l’histoire avait aussi vécu la même chose dans mon monde précédent.

En étudiant l’histoire pour mes examens d’entrée, j’avais appris que la peste noire avait été transmise de l’Asie à l’Europe par la Route de la soie, semant le chaos dans de nombreux pays et se propageant ensuite en Afrique, contribuant à la chute du Sultanat mamelouk.

Dans la lutte contre les épidémies, il était important d’empêcher que l’épidémie ne se propage à ses débuts. Pour ce faire, nous devions partager nos connaissances médicales.

« Tant que nos trois pays partagent leurs connaissances médicales, si une épidémie commence à se propager dans un pays, nous pourrons peut-être limiter sa propagation au minimum, » avais-je dit. « De plus, en cas d’épidémie dans un pays autre que les trois nôtres, nous pouvons nous coordonner afin de limiter la zone de nos frontières où nous devons inspecter les individus. »

« Vous avez raison, » déclara Gouran. « Pour la république, ne pas avoir à se soucier de nos frontières avec l’Empire et le royaume serait souhaité. »

« Je suis d’accord, » acquiesça Maria. « Nos frontières sont inutilement longues, il n’y a donc rien que nous apprécierions plus qu’une légère réduction du nombre de postes de contrôle. »

Sire Gouran et Maria hochaient la tête. Je pouvais probablement supposer que j’avais eu leur soutien jusqu’à présent.

« Après avoir confirmé la nécessité d’un partage des connaissances médicales entre nos trois pays, je reviendrai sur la conversation que j’ai eue avec Sire Gouran tout à l’heure, » déclarai-je. « La discussion sur la façon dont le royaume visera à former les médecins et à améliorer leurs techniques, la république produira et développera l’équipement médical, et comment nous échangerons nos résultats ? J’ai pensé qu’il valait mieux diviser le travail, et une recherche ciblée serait efficace pour mener au développement du domaine de la médecine, en demandant à l’Empire de se joindre à nous, j’espère qu’ils s’occuperont de la production de masse et de l’amélioration des médicaments. »

« Médicaments... ? » demanda Maria, et je hochai la tête.

« Dans mon pays, la race des trois yeux a développé un antibiotique. Il s’agit d’un médicament qui fonctionne bien contre les maladies infectieuses, mais la sous-espèce de gélatine dont il est extrait nécessitera de la terre et de la main-d’œuvre pour l’élever, de sorte que nous ne sommes pas encore arrivés au point d’une production en série. Si nous ne pouvons pas en garantir la quantité, les médicaments continueront d’être très chers. Pour cette raison, je veux demander que l’Empire, avec ses terres, sa main-d’œuvre et son financement, s’occupe de la production du médicament, » déclarai-je.

« C’est merveilleux, » déclara Maria en souriant. « Si vous pouvez nous dire comment il est produit, j’aimerais immédiatement créer un système pour le produire en série. »

Je ne pouvais qu’imaginer une voix doublée disant : « Je veux votre technologie » derrière ce sourire, alors je ne pouvais m’empêcher de sourire avec ironie.

« Je vais vous dire comment il est fait..., » avais-je dit. « Cependant, je veux quelque chose en retour. »

« Bien sûr que oui. Combien voulez-vous qu’on vous paie ? » demanda Maria.

J’avais réfléchi à ce à quoi je pensais tout à l’heure. « Je ne veux pas d’argent. Je veux autre chose de vous. »

« Quelque chose d’autre ? Qu’est-ce que c’est ? » demanda Maria.

« Un Joyau de Diffusion de la Voix. En d’autres termes, un noyau de donjon. À l’échelle de l’Empire, n’en avez-vous pas beaucoup plus que nous ? J’aimerais que vous me laissiez en avoir une, » répondis-je.

« Un noyau de donjon, est-ce que c’est... ? » Maria avait eu un regard pensif sur son visage, mais elle avait dû sentir qu’il n’y avait pas de perte pour elle dans l’affaire, parce qu’elle avait rapidement acquiescé. « Très bien. J’accepte ces conditions. »

« Merci, » déclarai-je. « Et Sire Gouran. »

« Hm ? »

Cette fois, j’avais regardé Sire Gouran. « Ça ne doit pas être pratique de n’avoir qu’un seul joyau à utiliser dans les émissions nationales. Je pense vous offrir le joyau que je reçois de l’Empire. Le fait de nous fournir du matériel médical sans frais pour l’instant peut-il être considéré comme un paiement pour cela ? »

« Hm... C’est vrai qu’on ne peut pas simplement acquérir un joyau quand on veut, » Gouran avait réfléchi un moment, puis se mit à genoux. « Très bien ! Toutefois, je voudrais discuter des montants exacts à fournir plus en détail. »

« Oui. Ce sera très bien ainsi, » déclarai-je.

« C’est une négociation terriblement indirecte, » déclara Maria, un peu exaspérée.

J’avais souri avec ironie et j’avais haussé les épaules. « J’ai fait de mon mieux pour que les choses s’arrangent pour les trois parties. Si la république n’a qu’un seul joyau, c’est peu pratique pour la coordination entre les trois pays. Je pensais qu’ils en voudraient un. »

« Gahahaha ! » Sire Gouran gloussa. « On dirait que vous m’avez percé à jour. »

« Je vois..., » Maria avait un regard sérieux sur son visage. « Au fait, Sire Souma, j’ai une question à vous poser. »

« Qu’est-ce que c’est ? » demandai-je.

« En ce qui concerne les trois pays qui se lancent chacun dans un domaine de recherche, n’est-il pas permis de faire des recherches dans les autres domaines ? Dans mon pays, par exemple, ne serais-je pas en mesure de faire des recherches sur la formation des médecins ou l’équipement médical ? » demanda-t-elle.

« Non, vous êtes libre de faire des recherches dans les autres domaines. En fait, j’espère vraiment que vous le ferez, » déclarai-je.

« Alors, c’est bon ? » Sire Gouran avait vérifié pour confirmer, et j’avais acquiescé.

« La raison pour laquelle je dis que je veux que chacun d’entre nous se spécialise est au nom de l’efficacité, » avais-je dit. « Cependant, si c’est tout ce que nous faisons tous, au moment où l’un des trois pays est laxiste dans ses devoirs, tout s’écroule. En outre, pour améliorer nos médicaments et notre équipement médical, je suis sûr que les connaissances des médecins et de leurs techniques seront nécessaires. S’il vous plaît, j’aimerais que la République et l’Empire envoient tous ceux que vous voulez pour maîtriser l’étude de la médecine dans notre pays. Ils étudieront avec nous, enseigneront ce qu’ils ont appris dans votre pays à leur retour et donneront naissance à d’autres médecins. En faisant cela, l’Empire et la république devraient être en mesure d’éduquer leurs propres médecins. D’un autre côté, j’aimerais que la république nous envoie aussi un certain nombre d’artisans qui peuvent produire de l’équipement médical. Je veux après tout mettre en place un système qui nous permette de produire notre propre équipement médical si la situation l’exige. »

« Cependant, si nous faisons cela, en fin de compte, ne finirons-nous pas tous par étudier tous les domaines ? » demanda Sire Gouran. « Cela ne va-t-il pas à l’encontre de l’objectif de diviser la recherche entre nous ? »

« Non, Sire Gouran, » répondis-je. « C’est une assurance, et c’est aussi une course. Si nous divisons complètement les choses, ce sera la fin du moment où un pays décidera de rompre cette relation. En étudiant chacun d’entre nous dans chaque domaine, nous pouvons nous préparer à cette situation, si elle se présente. De plus, le fait que d’autres pays l’étudient signifie aussi que si vous négligez vos recherches, les autres pays pourraient vous devancer. »

« Je vois, » déclara Maria avec prévenance. « Afin d’éviter cela, vous avez introduit l’élément d’une course dans ce domaine. »

Vous y avez bien réfléchi, elle semblait insinuée.

Eh bien, bien sûr. J’en avais débattu à mort avec Hakuya. Nous avions passé presque tout le temps entre la convocation de cette conférence et ma sortie pour tuer les ogres en discutant de ça.

Sire Gouran avait alors dit. « Hm..., » avec un regard pensif sur son visage.

« Y avait-il un point qui n’était pas clair ? » lui avais-je demandé.

« Non, je pense que vous y avez beaucoup réfléchi, mais... il reste un problème, » déclara Sire Gouran.

« Un problème ? » demandai-je.

« Je suis sûr que vous le savez, mais en hiver, notre terre est bloquée par la neige et nos mers par la glace. Pendant cette période, les moyens de transport maritime sont limités et nous ne pouvons faire du commerce qu’en été, » déclara-t-il.

En d’autres termes, Sire Gouran était préoccupé par le transport maritime.

Dans ce monde, lorsque vous deviez essayer d’expédier de gros volumes, cela signifiait soit le transport par voie terrestre en utilisant de grandes créatures comme les rhinosaurus soient le transport maritime en utilisant des bateaux. Ni l’un ni l’autre n’était adapté à l’hiver de la République de Turgis.

La mer gelait en hiver, empêchant les navires d’entrer, et la terre était couverte de neige, ce qui interdisait l’entrée de créatures sensibles au froid comme les rhinosaurus. Il y avait des animaux de climat froid comme les numoths, mais la quantité que l’un d’eux pouvait transporter était limitée, et ils étaient aussi lents. C’était exactement pour cette raison que les commerçants ne venaient dans ce pays qu’en été.

Je ne pouvais pas reprocher à Sire Gouran de s’inquiéter. Cependant, j’avais déjà entendu cela de Kuu.

« J’ai quelques idées à ce sujet, » déclarai-je. « Roroa. »

Roroa, qui s’était tue jusque-là, s’était tenu le bras comme pour dire, j’attendais ça.

« C’est enfin mon tour ! Alors, allons leur montrer ce truc ! » déclara Roroa.

Maria et Sire Gouran avaient été surpris par son enthousiasme soudain, mais il était trop tôt pour être surpris.

Après tout, nous avions toujours un atout dans notre manche.

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6 commentaires

  1. Il font installer des chemins de fer ?
    Super une R.I.(Revolution industrielle) dans un monde fantasy ^^.
    Mrc pour le chapitre .

  2. Merci pour le chapitre !

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