Genjitsushugisha no Oukokukaizouki – Tome 5 – Chapitre 4 – Partie 3

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Chapitre 4 : La venue de la Sainte

Partie 3

Cependant, l’expression de la Sainte n’avait pas du tout changé face à ce que je disais. Elle avait alors répondu. « Nous ne vous demandons pas de nous accorder un traitement préférentiel. Nous vous serions reconnaissants si vous le faites, mais pour l’instant, le simple fait de nous adopter comme religion d’État est bien assez. Dans l’Orthodoxie Lunaire, nous prêchons la tolérance envers les autres et cela vaut également pour les autres religions. Nous ne chassons pas les adeptes d’autres religions ou demandons qu’ils se convertissent. »

Puis Marie avait levé ses paumes vers le plafond avant de continuer son discours. « La lune dans le ciel change avec les saisons, et son visage change en fonction du jour et du lieu à partir duquel vous la voyez. De plus, les motifs de la lune ressemblent à un animal pour certains, et une personne à d’autres. La foi fonctionne de la même manière. Même si nos opinions divergent, nous adorons tous le même Dieu. Ce que nous voyons de notre côté sous la forme de Lady Lunaria, ceux des autres croyances la voient simplement comme quelque chose d’autre. »

J’étais resté silencieux après son discours.

Il s’agissait là d’une opinion terriblement poétique. Si elle parlait avec ses véritables sentiments, alors c’était certainement tolérant, mais... Je savais parfaitement que la façon dont son pays agissait n’était nullement conforme à ce qu’elle déclarait.

« Mais dans ce cas, pourquoi ne reconnaissez-vous pas le Culte de la Mère-Dragon ? » demandai-je.

« Dieu est dans le ciel et dans nos cœurs, » répondit Marie. « Si vous adorez quelque chose qui existe, c’est purement par peur de cette chose. Que va faire Mère-Dragon pour ses adorateurs ? N’est-il pas vrai que la Chaîne de Montagnes de l’Étoile du Dragon n’a de relations avec aucun autre pays autre que le Royaume des Chevaliers-Dragons Nothung ? »

« Il est naturel que la peur de quelque chose de plus grand que soi se développe en une foi religieuse, » déclarai-je. « La Mère-Dragon n’est-elle pas un symbole de la nature elle-même, au-delà du domaine des connaissances humaines ? »

« Il s’agit d’une différence dans notre façon de penser, » expliqua Marie avec indifférence. « Nous pensons à la foi comme le lien qui naît de la pensée de Dieu envers l’humanité, et de la pensée humaine envers Dieu. Pour nous, le culte de la Mère-Dragon ressemble à un amour illicite envers la Mère-Dragon. Nous ne pouvons pas reconnaître cela comme une foi légitime. Bien sûr, nous comprenons qu’il y a des personnes qui pensent de cette façon. »

Je supposais que dans ses paroles, elle ne disait rien de particulier qui sortait de l’ordinaire. Elle voyait ça comme s’il s’agissait d’une chose logique. Et s’il était agi de ses opinions personnelles, alors j’aurais presque voulu en parler longtemps avec elle. Mais il y avait quelques prémisses qu’elle eût tort à propos de tout ça.

« Cela semble être une bonne occasion, alors j’aimerais avoir votre avis sur quelque chose qui m’intrigue, » déclarai-je en la regardant dans les yeux.

« Qu’est-ce que ça pourrait être ? » demanda-t-elle.

« J’ai découvert que des espions d’un autre pays ont infiltré récemment la capitale royale, » déclarai-je.

« Je suppose que vous parlez de votre pays ? Il semble terriblement stable, donc c’est une surprise d’entendre cela, » bien sûr, Marie avait déclaré cela sans que son expression change le moins du monde. Il n’y avait eu aucune fluctuation dans ses émotions depuis le début de sa venue.

Vu qu’elle était allée aussi loin dans son flegme, je devrais commencer à penser qu’elle ne savait peut-être rien du côté obscur de l’État Pontifical Orthodoxe.

« Quand l’un de mes subalternes a attrapé l’un de ces espions, on m’a dit que l’espion lui avait dit : “Je vous maudis, infidèle”, » déclarai-je d’un ton neutre. « Ils devaient donc être un adepte de certaines religions. Madame Marie, vous qui croyez également en Dieu, peut-être que vous pourriez comprendre ce que signifiaient les paroles de l’espion ? »

« Je ne suis pas cet espion, donc je ne pourrais pas vous le dire, mais..., » Marie avait semblé réfléchir pendant un moment, puis avait répondu sans être particulièrement agitée quant à ma question. « Ils ont probablement vu leur propre vie comme une épreuve mise devant eux par Dieu. Ceux qui s’opposeraient à eux étaient des incroyants. En bref, c’est ainsi qu’ils ont jugé votre subordonné comme étant des infidèles. »

« Donc, fondamentalement, cela n’aurait pas d’importance s’il était un adepte d’une autre religion ou pas ? » demandai-je.

« D’après ce que vous m’avez dit, c’est ce que j’ai compris. Je m’excuse pour ma vue égocentrique, » répondit-elle.

« ... Nullement, c’est très instructif, » avais-je répondu.

Qu’est-ce que c’était ? Je sentais que j’avais de moins en moins une bonne impression sur elle même si je ne pouvais pas sentir quelque chose comme un motif derrière ces paroles. Elle m’avait donné des réponses sérieuses face à mes questions.

... Dans ce cas, était-ce une négociation ?

Dans des négociations, les deux parties avaient des objectifs, et les deux parties posaient au centre leurs idées à l’autre rebondissant de l’un à l’autre jusqu’à ce qu’elles réconcilient leurs différences. C’est pourquoi les deux parties allaient cacher des informations qui leur étaient défavorables, afin de mener la discussion dans une direction qui leur était avantageuse. Je ne pouvais pas sentir la moindre tentative de mener la conversation dans une certaine direction au regard de la façon dont elle parlait et agissait.

« ... Revenons sur le sujet principal, » avais-je finalement dit. « Vous vouliez faire de l’Orthodoxie Lunaire notre religion d’État, n’est-ce pas ? »

« Oui, » répondit-elle.

« Alors, quel mérite y a-t-il pour notre pays à accepter une telle chose ? » demandai-je. « Et aussi, si vous dites que vous êtes tolérant envers les autres religions, peu importe qui adore ces religions, pourquoi l’Orthodoxie Lunaire cherche-t-elle à devenir notre religion d’État ? »

« Je vais répondre à votre première question, » répondit Marie. « Si vous faites de l’Orthodoxie Lunaire votre religion d’État, nous sommes prêts à reconnaître Votre Majesté comme un saint. Vous êtes déjà un roi, alors vous deviendrez un roi saint. En outre, je serai très probablement envoyée par l’État Pontifical Orthodoxe pour vous servir en tant qu’évêque personnel. Je vous servirai comme je le ferais envers Dieu. »

Après avoir dit, Marie baissa la tête.

Il se passait plus ou moins ce que Roroa m’avait dit avant la réunion, bien que je n’avais jamais imaginé que la sainte viendrait me servir.

« La façon dont vous dites ça fait presque penser que cela serait comme si vous alliez m’épouser, » commentais-je.

« Si Votre Majesté le désire, vous pouvez faire avec mon corps tout ce que vous souhaitez, s’il vous plaît. Je vous offre mon corps et mon cœur comme je le fais au service de Dieu, » répondit-elle.

« Je n’ai pas encore dit que je vais accepter votre offre de roi saint, » déclarai-je.

« Désolée pour mon impertinence ! » une fois de plus, Marie baissa la tête. Cependant, elle n’avait pas du tout l’air de se sentir coupable..., ou plutôt, le regard qu’elle me faisait m’avait fait penser qu’elle ne réalisait même pas qu’elle avait fait quelque chose de mal.

Au moment où j’avais mentionné l’histoire du mariage, Aisha avait un peu sursauté, mais Liscia ne semblait pas surprise le moins du monde par ça. Tout ce qu’elle avait fait, c’était de regarder Marie avec un regard très sérieux. Comment Marie était-elle vue du point de vue de Liscia ?

« Et alors ? » demandai-je. « Si je deviens un saint roi et qu’une sainte se joint à mes côtés, quel mérite donneriez-vous à ce pays ? »

« Ce pays a grandi à une échelle où il est comparable à l’Empire Gran Chaos, » répondit-elle. « Sans aucun doute est-ce produit par votre vertu. Si vous gagnez également l’influence de l’Orthodoxie Lunaire, ce pays aura acquis un degré de puissance supérieur à celui de l’Empire. »

« Il s’agit là d’une autre prétention audacieuse, » avais-je dit. « Mais vous savez, l’Empire possède encore bien plus de territoire et plus de puissance que nous. »

Eh bien, il y avait des domaines où notre technologie était en avance sur la leur, mais je n’allais quand même pas révéler cela maintenant.

Marie secoua légèrement la tête. « Quatre personnes sur dix vivant dans l’Empire sont des adeptes de l’Orthodoxie Lunaire. Ces valeurs sont ainsi, car le Culte de la Mère-Dragon n’a pas pu prendre pied dans l’Empire, car l’Empire lui-même a combattu la Chaîne de Montagnes de l’Étoile du Dragon pendant la période où ils s’étendaient. En d’autres termes, près de la moitié de la population est adeptes de l’Orthodoxie Lunaire. Si ce pays devait entrer en conflit avec eux, avec notre influence, il serait possible de diviser l’Empire. »

« Vous dites des choses assez effrayantes comme si elles n’étaient rien pour vous, » avais-je dit. « Nous n’avons aucunement l’intention d’entrer en conflit avec l’Empire. »

« Il s’agissait simplement d’un discours hypothétique, » répondit Marie. « En résumé, je vous dis que vous pouvez acquérir la puissance vous permettant de rivaliser avec l’Empire, le pouvoir d’être la plus forte de toutes les nations de l’humanité. »

... Eh bien, en regardant la relation entre les princes de l’Europe du moyen-âge et l’Église catholique romaine, ce n’était pas impensable que cela fonctionne. Avec le pouvoir combiné du souverain et de l’église, ils dirigeraient le pays et chasseraient facilement les ennemis étrangers. C’était un moyen facile de gérer les affaires du pays. Mais c’était seulement si vous fermiez les yeux sur la lutte de pouvoir entre le dirigeant et l’église qui se produirait après la victoire.

En ce moment, nous avions pour but d’avancer dans une nouvelle ère. Je ne voulais pas imiter ce que les personnes avaient fait autrefois.

« Si je peux dire un mot, » Hakuya, qui avait regardé silencieusement nos échanges jusqu’à maintenant, avait pris la parole. « Je suis désolé de faire cela à Madame la Sainte, mais j’aimerais parler avec Sa Majesté pendant un petit moment. »

« Je vous en prie, faite, » déclara Marie.

Après avoir reçu la permission de la Sainte, Hakuya s’approcha de moi. Puis, se penchant afin d’approcher sa bouche de mon oreille alors que j’étais assis sur le trône, il me murmura : « Sire, vous semblez mal à l’aise. »

« Oui..., » murmurai-je en réponse. « Pour une raison inconnue, je ne ressens en ce moment qu’une très mauvaise impression envers tout ça. Je me sens comme il y a quelque chose qui cloche chez elle. »

« En ce qui concerne cela, je pense que nous devons penser à elle comme détaché de tout ça, » murmura-t-il.

« Vraiment ? » demandai-je.

Hakuya acquiesça. « Je l’ai observée pendant tout ce temps, et je crois qu’elle a démontré un manque total d’émotions. »

« Oui, je l’ai également remarqué, » répondis-je.

« Je suis sûr que l’État Pontifical Orthodoxe avait des raisons de l’envoyer ici, mais peut-être que Madame Marie elle-même n’a aucune idée de ce que c’est ? » déclara Hakuya. « Pourrait-elle venir ici comme une simple sainte pour seulement nous communiquer la volonté des échelons supérieurs de l’État Pontifical Orthodoxe telle une sorte de messager kui ? »

« Hein !? Elle serait donc juste une messagère ? » demandai-je.

Marie n’était donc pas la négociatrice !? Dans ce cas-là, cela avait beaucoup plus de sens... Je n’avais jamais eu l’impression de négocier avec elle pendant que je lui parlais.

L’impression que j’avais était qu’on lui avait donné une liste de questions types, avec les réponses qu’elle devrait me répondre et elle avait interagi avec moi sur cette base. Cela expliquerait pourquoi, quand je lui avais posé des questions auxquelles elle ne s’attendait pas, comme sur l’état d’esprit de cet espion, elle m’avait donné des réponses franches et honnêtes.

C’était soit ça, mais il était également possible qu’on lui avait ordonné de répondre à des questions comme ça le plus honnêtement possible. Après tout, même si son partenaire de négociation essayait de lui arracher des informations vitales, si on ne lui avait rien dit, elle répondrait honnêtement, « je ne sais pas ».

Finalement, ce n’était même plus une négociation qui se déroulait là, c’était plus comme un logiciel de lecture vocal d’un e-mail que vous auriez reçu.

Après avoir réalisé ça, j’avais jeté un coup d’œil à Marie. Au moment où elle avait remarqué mon regard, elle avait un peu incliné la tête sur le côté en n’affichant aucune expression.

... Je vois, réalisai-je. Dans un certain sens, elle a une fonction identique à une Diva.

Dans mon monde, il y avait un programme de lecture de texte anthropomorphisé appelé Divaloid. Il était devenu célèbre parce que vous pouviez utiliser une voix féminine synthétisée afin de lire des passages, ou pour chanter des chansons, et cela avait causé un grand boom, surtout sur les sites de partage de vidéos. Rapidement, son concepteur avait rajouté des illustrations d’une jolie fille et cette Divaloid avait même organisé des concerts en public en tant qu’idole virtuelle.

Je venais de réaliser que quand je parlais à Marie, j’avais la même sensation que si je parlais à l’un de ces logiciels.

« Hakuya... Comment pensez-vous que nous devrions négocier à partir de maintenant ? » demandai-je en murmurant.

« Je crois qu’il serait bon de demander une réponse à votre deuxième question plus tôt, » chuchota-t-il en réponse. « Cependant, ce que vous devriez peser n’est pas sa propre réaction, mais les intentions de l’État Pontifical Orthodoxe. »

« ... C’est ce que je vais faire, » dis-je.

Une fois que Hakuya s’était replacé à sa position antérieure, j’avais parlé à Marie. « Désolé pour l’interruption. À propos, je n’ai jamais eu de réponse pour ma deuxième question. Pourquoi l’Orthodoxie Lunaire cherche-t-elle à devenir notre religion d’État ? »

« Pour le bien de toute l’humanité, » répondit Marie sans hésitation. « Le nord du continent est maintenant devenu le Domaine du Seigneur-Démon. Bien que son expansion ait cessé pour le moment, tant que le Domaine du Seigneur-Démon existera, l’humanité ne connaîtra jamais la paix. Afin d’atteindre la paix, il sera nécessaire d’envahir le Domaine du Seigneur-Démon et d’exterminer le problème à la racine. Cependant, les démons présents dans le Domaine sont puissants, et il est impossible pour un pays de les affronter seul. Afin de pouvoir les vaincre, toutes les nations de l’humanité doivent coopérer. »

Je suppose qu’on pouvait dire que c’était une position dure, mais... c’était compréhensible.

Marie avait continué. « C’est pourquoi nous voulons que vous deveniez un roi saint. Je suis sûre qu’avec votre pouvoir combiné avec notre autorité, il sera possible d’unir toutes les nations. Si vous demandez leur coopération après avoir unifié les autres pays, même cet empire suivra vos ordres. Chez eux, deux citoyens sur cinq suivent l’Orthodoxie Lunaire, donc ils ne pourront pas se permettre de vous ignorer. De cette façon, toute l’humanité sera unie, et nous envahirons le Domaine du Seigneur-Démon. Après ça, après avoir vaincu le Seigneur-Démon qui est la racine du mal dans ce continent, nous libérerons le nord du continent. »

Marie avait déclaré cela sans une once d’hésitation dans sa voix. On aurait dit qu’elle parlait des Croisades qui s’étaient déroulées dans mon monde. Afin de récupérer notre terre perdue, nous unirions les pays par le pouvoir de la religion. Et ainsi, ils voulaient que je devienne un roi sacré afin d’agiter le drapeau de l’humanité pour leur cause.

Mais... je suis sûr que c’est la face visible de cette entité.

Ce n’était qu’une fois que j’aurais vu les individus se trouvant derrière Marie que je pourrais avoir une idée plus complète de leurs intentions. Selon moi, Marie croyait vraiment que c’était pour reprendre le nord, mais les individus derrière elle pensaient probablement différemment.

La partie à propos de l’unification des nations de l’humanité avait attiré mon attention. Il y avait déjà un système dans ce monde essayant d’unir toute l’humanité : celui que dirigeait Maria, la Déclaration de l’Humanité. Certes, il s’agissait d’un traité imparfait, mais pour l’instant, il semblait servir sa fonction.

Pour l’État Pontifical Orthodoxe, il ne pouvait pas être acceptable pour eux d’être d’une situation où Maria, qui était (de leur point de vue) une « fausse » sainte, était la chef de ce pacte et qu’à cause de ça, elle gagnait le respect de nombreuses personnes. Plus Maria se distinguerait, et plus faible serait l’influence de sa propre Sainte. Une théocratie régnait uniquement en utilisant son autorité religieuse. En d’autres termes, la perte de cette autorité était une question de vie ou de mort pour l’État.

C’est pourquoi l’État Pontifical Orthodoxe avait probablement voulu créer un autre organe de coopération internationale distinctif de la Déclaration de l’Humanité. Ils avaient besoin de créer un nouveau système où ils pourraient affirmer leur autorité et pour ce faire, ils m’avaient choisi pour être leur porte-étendard.

J’avais alors regardé Hakuya. Quand Hakuya m’avait remarqué en train de le regarder, il ferma les yeux et hocha la tête une fois, puis secoua la tête. Il aurait probablement atteint la même conclusion que j’avais obtenue.

À la lumière de cela, il m’avait laissé entendre que « nous ne devrions pas accepter cette offre. »

... Eh bien, bien sûr qu’il était impossible d’accepter ça. Mais dans un tel cas, il y avait quelque chose que je devrais demander avant de refuser son offre.

« En passant, que se passerait-il si je refusais d’adopter votre religion en tant que religion d’État ? » demandai-je.

« Ce serait décevant, mais nous n’aurions pas d’autre choix que de l’accepter, » déclara Marie. « Nous ne pouvons pas vous forcer à l’accepter. »

Ils reculaient étonnamment facilement. Je pensais qu’ils diraient quelque chose comme, si vous n’acceptez pas nos demandes, nous aurons tous nos disciples dans votre pays qui provoquerons des émeutes, ou quelque chose dans le genre.

Alors que je pensais ça, Marie continua. « Cependant, je soupçonne..., » son expression ne changea pas du tout. « Je soupçonne que nous finirions par attendre. »

« Par attendre ? » demandai-je.

« Tout à fait. Nous pourrions seulement attendre que vous ayez un changement d’avis, ou attendre qu’apparaisse un nouveau candidat pour devenir le roi saint, » répondit Marie.

J’avais brusquement inhalé en raison de la surprise.

Arg... Voilà donc comment ils vont jouer, hein.

Fondamentalement, si un pays avait commencé à devenir plus fort, ou un dirigeant avait commencé à devenir célèbre, elle disait. « Nous allons proposer exactement la même offre à eux ». De plus, son commentaire précédent selon lequel « Deux citoyens sur cinq de l’Empire sont des disciples, alors si nous en avons envie, nous pouvons diviser leur pays », serait quelque chose qui pourrait arriver aussi à notre pays.

Marie n’avait peut-être pas voulu le faire elle-même, mais c’était une menace claire qu’elle exprimait ici.

C’est... Je ne devrais pas décider ça, ici et maintenant.

Je ne voulais pas l’accepter, mais si je devais refuser, je devais le faire seulement après avoir soigneusement examiné les contre-mesures mises à ma disposition. Dans tous les cas, je voulais avoir une longue discussion avec Hakuya à propos de toute cette affaire.

À ce moment-là, je m’étais levé de mon trône et j’avais déclaré cela. « Madame Marie, je comprends parfaitement votre requête. Cependant, je ne peux pas vous donner une réponse immédiate en raison de la gravité de votre requête. J’aimerais avoir le temps de pouvoir y réfléchir sérieusement. Nous devrions continuer cette discussion à une date ultérieure. »

« Bien sûr, » répondit-elle. « Je prierai pour que vous preniez la bonne décision. »

Marie avait alors docilement pris congé. Les négociations n’étaient pas terminées, mais elle ne me parut nullement déçue.

J’avais regardé de près le visage de Marie. Pendant tout le temps de la négociation, je l’avais regardé attentivement, mais il me semblerait que son expression n’avait presque jamais changé. Elle ressemblait vraiment à une poupée ou un robot.

Une poupée... artificielle... !?

Voici ce que je venais de le réaliser. Qu’est-ce que je ressentais en elle qui était « éteinte » ?

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3 commentaires

  1. Merci pour le chapitre.

  2. Merci pour le chapitre.
    PS : En espérant qu'elle ne soit pas un golem ou quelque chose du genre...

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