Genjitsushugisha no Oukokukaizouki – Tome 4 – Histoire courte en prime 4

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Histoire courte en prime : L’Association des Victimes de Maîtres : À la recherche de nouveaux membres

— Un jour dans le 12e mois, 1 546e année du Calendrier Continental —

Il s’agissait d’une nuit d’hiver si froide que, sans un feu dans le foyer, votre haleine deviendrait blanche même à l’intérieur des murs de votre maison.

Dans la salle du Joyau du château de Parnam, le Premier ministre d’Elfrieden, Hakuya, et la petite sœur générale de l’Empire du Gran Chaos, Jeanne, tenaient l’une de leurs réunions régulières sur le Joyau de Diffusion de la Voix.

En fin de semaine, ils s’étaient mis en contact l’un avec l’autre par l’intermédiaire de l’ambassadeur en poste dans l’Empire, Piltory. Ils s’informaient des détails des négociations qui ne nécessitaient pas l’attention du roi Souma ou de l’impératrice Marie, et se racontaient les événements qui s’étaient produits dans leur propre pays afin de partager l’information. Puis, une fois cela fait, ils se plaignent de leurs dirigeants respectifs autour d’un thé. Il s’agissait de leur plaisir secret.

C’était généralement un moment pour eux deux, mais aujourd’hui, ce qui était inhabituel, ils avaient un invité supplémentaire.

« Euh, Sire Hakuya ? Qui est cette personne que vous avez avec vous ? » demanda Jeanne.

Lorsque leur réunion de routine fut terminée et qu’elle eut enfin pensé qu’il était temps de commencer leur séance de plaintes, Hakuya avait invité une autre personne dans la salle, ce qui avait laissé Jeanne perplexe.

Hakuya avait placé la personne qu’il avait invitée dans la pièce devant le joyau.

« Permettez-moi de vous présenter, » déclara Hakuya. « Voici Sire Colbert, qui était ministre des Finances de l’ancienne Principauté d’Amidonia, et qui occupe maintenant la même fonction dans notre royaume. »

« Salutations, madame Jeanne. » L’homme inclina la tête. « Je suis Gatsby Colbert. »

Jeanne s’inclina rapidement en réponse. « Oh ! Pourquoi ? Bonjour... Dois-je vous appeler Sire Gatsby ? »

« Oh, non, non. Pour une raison inconnue, Sa Majesté et la princesse insistent toutes deux pour m’appeler par mon nom de famille au lieu de mon prénom, alors, s’il vous plaît, madame Jeanne, appelez-moi aussi Colbert. »

« Hmm... Alors, Sire Colbert. C’est un plaisir de faire votre connaissance. » Jeanne salua l’homme et se tourna vers Hakuya. « Et, Seigneur Hakuya ? Pourquoi m’avez-vous présenté Sire Colbert ? »

« La vérité est que... Sa Majesté a pris l’habitude de nous appeler “l’Association pour les Victimes de Maîtres”, » déclara Hakuya.

« Hm... C’est exactement ce que nous sommes, mais... Si ma sœur nous appelait comme ça, je lui dirais : “Qui es-tu pour t’en plaindre ?” » déclara Jeanne.

Au lieu d’attaquer directement Souma, Jeanne avait mis en avant sa sœur aînée Maria et l’avait critiquée. Peu importe à quel point elle et Hakuya sympathisaient, elle savait qu’elle ne pouvait pas insulter le dirigeant d’un autre pays.

Hakuya répondit. « Je suis tout à fait d’accord », d’un signe de tête. « L’idéal serait que nous n’ayons pas besoin d’une telle association, mais... La réalité, c’est que nos maîtres sont en train de nous faire faire des pieds et des mains. En créant une association, nous pouvons partager nos luttes et peut-être trouver des moyens d’y faire face. C’est pourquoi je voulais vous présenter Colbert, qui a tout ce qu’il faut pour devenir un nouveau membre. »

« Je vois... Bref, Sire Colbert est aussi la proie de son maître ? » Jeanne acquiesça, apparemment satisfaite de cette réponse. « Sire Colbert, votre maître est-il aussi Sire Souma ? »

« Non... Ah ! je suppose qu’on pourrait dire qu’il l’est, mais celle qui m’a malmené est l’ancienne Princesse d’Amidonia qui est maintenant candidate pour devenir la troisième reine primaire de Sa Majesté Souma, la Princesse Roroa. »

« Princesse Roroa, vous dites ? » demanda Jeanne. « Vous voulez dire celle qui a forcé Sire Souma à la prendre comme fiancée après la guerre, avec son pays en même temps qu’elle ? Celle qui lui a fait annuler les réparations de guerre, puis lui a fait porter la responsabilité de s’occuper de la population de son pays ? »

Tirant pleinement parti du réseau d’information des commerçants, la jeune fille avait déjoué Souma, le sage Hakuya et même son propre frère pour s’approprier toutes les meilleures pièces. Souma avait décrit l’expérience comme suit. « J’utilisais des crevettes comme appât pour attraper la dorade, mais j’ai attrapé un requin. »

« Mais j’ai entendu dire que c’est une princesse intelligente, n’est-ce pas ? » demanda Jeanne.

« C’est tout à fait le cas... Il y a cependant quelques petits problèmes avec sa personnalité, » répondit Colbert.

« Sa personnalité ? Comment cela se fait-il ? » demanda Jeanne.

« Elle a une curiosité débordante et un amour pour les étalages voyants. Si je devais me limiter à l’économie, je pourrais dire qu’elle a une bonne personnalité pour bien utiliser l’argent, mais quand cette personnalité s’étend à sa vie personnelle, les gens comme moi se déchirent. L’autre jour, alors qu’elle rencontrait Sa Majesté pour la première fois, elle m’a soudainement dit la veille qu’elle voulait que je me procure une grande quantité de tapis... »

La veille de son audience avec Souma. Roroa avait soudain dit. « Je vais aller me marier avec Souma, mais les premières impressions sont importantes, tu sais ? Je pense que je suis plutôt mignonne..., et en ce qui concerne les filles, Souma a probablement beaucoup de beautés autour de lui. Je veux donc une première rencontre qui aura un effet significatif. »

Ce qu’elle avait trouvé, c’était de se déguiser en l’un des tapis qu’on offrirait en cadeau à Souma, puis de sauter et de surprendre Souma quand il s’en approchait. Malheureusement pour elle, il y avait eu une femme qui avait fait quelque chose de semblable dans le monde de Souma, alors il avait trop facilement compris son plan...

Quand il repense à ce moment, les épaules de Colbert s’affaissent. « La veille au soir, j’ai couru partout à la recherche de tapis de haute qualité en toute hâte, mais la surprise suprême a été si facilement déjouée. Pourquoi tous mes efforts ont-ils été gaspillés ? »

« E-Eh bien... Vous avez toute ma considération..., » Jeanne n’avait pas pu s’empêcher d’être sympathique avec lui.

Hakuya, qui les écoutait, lui avait demandé : « Avez-vous dû payer ces tapis en puisant dans votre propre portefeuille ? »

« Oh, non ! Elle s’en sort bien quand il s’agit de ce genre de choses, » avait rapidement répondu Colbert. « C’est sorti de l’argent de poche de la princesse... J’ai l’impression que le montant qu’elle avait était beaucoup trop élevé pour que je puisse l’appeler ainsi, mais j’ai pris l’argent de là. »

« Ah. Elle a donc ce genre de bon sens, » déclara Jeanne.

« Oui. Cependant, on pourrait aussi dire qu’elle n’a de l’argent qu’en ce qui la concerne. Je vous ai raconté comment j’ai ramassé tous ces tapis, mais parce que j’étais si pressé, il y en avait un bon nombre qui ne pouvait être offert en cadeau. Nous ne pouvions pas offrir ces tapis à Sa Majesté, alors je les garde toujours. Les tapis roulés ressemblent à des bûches de bois qui ont poussé sauvagement dans toute ma maison. »

« C’est terrible..., » déclara Jeanne.

Le domaine de Colbert était en Amidonia. Il vivait dans une petite maison de la capitale royale alors qu’il était là pour travailler. Cette petite maison était pleine de tapis. Il n’y avait aucun doute qu’ils devaient générer une sérieuse restriction sur son espace de vie.

« On m’a dit que Sire Sébastien viendrait éventuellement me les enlever pour les vendre, mais jusque-là, je dois vivre entouré de tapis. Il n’y a guère de place pour se tenir debout... J’avais pensé que les tapis devaient être dépliés pour que vous puissiez vous asseoir dessus, mais j’ai maintenant appris que lorsqu’ils sont roulés, vous pouvez aussi vous asseoir sur eux. »

« Vous faites des découvertes bizarres ! » s’exclama Jeanne. « Je vois que vous avez traversé beaucoup de choses. »

« Ahahaha... Eh bien, servir la princesse n’est pas si mal en soi, » avait admis Colbert. « Roroa ne pouvait que faire ces demandes égoïstes à quelqu’un en qui elle a confiance, alors je pense à elle comme à une petite sœur dans le besoin. »

Quand Colbert parlait avec un regard lointain, Jeanne sentait que cet homme aussi était l’un de leurs camarades. « Pourtant, comme avec ma sœur, ou avec Sire Souma, est-ce que ceux qui se tiennent au-dessus des autres ont tous quelque chose de défectueux ? Comme... pour équilibrer les choses ? »

« Vous pourriez être sur quelque chose là..., » Hakuya était d’accord avec un sourire ironique. « Maintenant, Madame Jeanne. Je pensais admettre Sire Colbert à notre Association pour les victimes de maîtres. Qu’est-ce que vous pensez de ça ? »

« Je ne voudrais pas qu’il en soit autrement. Bienvenue, camarade Colbert, » déclara Jeanne.

« A-Ahahaha... Merci de m’avoir admis, » déclara Colbert.

C’est ainsi que l’Association pour les Victimes de Maîtres avait obtenu un nouveau membre.

La nouvelle recrue, Colbert, s’était tournée vers Hakuya et lui avait dit. « Mais je ne m’attendais pas à ça. Dire que le sagace Hakuya dirigerait un rassemblement espiègle et ludique comme celui-ci... Oh, je suis désolé, était-ce impoli de ma part de dire ça ? »

« Vous avez raison, » rigola Jeanne. « Il n’en a peut-être pas l’air, mais Hakuya peut être très drôle. »

« ... S’il vous plaît, ne me taquinez pas comme ça. » Hakuya avait fait une grimace. « Je sers Sa Majesté qui est imprévisible et encline à prendre une mauvaise blague trop loin. Ce ne serait pas bien pour moi de me laisser aller tout le temps. »

« Vous avez tout à fait raison. J’aimerais que ma sœur se ressaisisse aussi un peu plus, » déclara Jeanne.

« Je peux vraiment sympathiser, » avait convenu Colbert. « L’autre jour... »

Ce jour-là, il était dit que ces trois individus étaient restés debout tard dans la nuit à se plaindre de leurs maîtres.

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4 commentaires

  1. Merci pour le chapitre.
    Ps: Bientôt ils feront des badges et des écharpe, AVM = Association pour les victimes de maîtres.

  2. Merci pour le chapitre.

  3. Merci pour ce chapitre !

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