Divas de la Bataille – Tome 1 – Épilogue

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Épilogue

Alnoa avait dormi comme une bûche pendant un moment. Il se réveilla finalement dans son propre lit. Il ne savait pas combien de temps s’était écoulé depuis.

« Outch... J’ai vraiment exagéré cette fois. J’ai mal partout..., » murmura-t-il.

Alnoa s’était retourné dans son lit, à moitié endormi. Mais ce qu’il avait ensuite vu l’avait subitement réveillé.

« Hein ? » s’exclama-t-il.

Sharon dormait paisiblement à côté de lui. Il ne se souciait plus de la façon dont il était retourné à son lit ou de ce qui s’était passé après s’être évanoui sur le champ de bataille.

« J’ai dormi tout ce temps. Rien... de fâcheux n’aurait pu se produire. J’en suis sûr, » déclara-t-il avec conviction.

Il s’était rapidement retourné, de sorte qu’il ne regardait pas directement le visage endormi de Sharon.

« Wôw ! » s’écria-t-il.

Sauf que Feena dormait de l’autre côté. Après un bref arrêt d’urgence, son cerveau s’était remis en action alors qu’il essayait de comprendre la situation. Tout ce qu’il avait pu en conclure, c’était que, pour une raison inconnue, il dormait entre les deux Divas.

« Que s’est-il passé… ? » murmura-t-il.

Il avait besoin d’espace pour se calmer, alors il avait voulu s’asseoir... mais il trouva Cécilia étendue sur lui, couverte d’une fine couverture.

« Qu’est-ce que…, » murmura-t-il.

Il leva les mains vers son visage dans la confusion et le désespoir, puis sentit quelque chose bouger sur ses genoux.

« Oh mon Dieu. T’es-tu enfin réveillé ? » demanda Cécilia.

« Cécilia, que se passe-t-il ? » demanda en retour Alnoa.

Il y avait d’innombrables sujets de préoccupation pour Alnoa, mais la compréhension de sa situation actuelle était la plus urgente de toutes.

« Qu’est-ce qu’il y a ? Je suis juste là pour te soigner et te remettre sur pied, » lui répondit-elle avec nonchalance. Elle avait incliné la tête d’une manière raffinée, malgré le fait que rien n’avait été fait pour améliorer la situation. Il avait remarqué du matériel sanitaire à côté du lit, un seau plein d’eau et des serviettes sur la table. Mais cela n’expliquait pas pourquoi il était entouré de trois filles.

« Oh mon Dieu. Ces filles m’ont promis qu’elles n’iraient pas dans ton lit. Je vais devoir les gronder sévèrement plus tard, » déclara Cécilia.

Elle l’avait dit en plaisantant, mais ses yeux étaient très sérieux. Cependant, les préoccupations d’Alnoa étaient restées sans réponses. Même si les deux autres filles s’étaient introduites en douce dans son lit pour une raison inconnue, une question restait sans réponse.

« Cécilia, pourquoi dormais-tu sur moi !? » demanda Alnoa.

« Eh bien, tu as été dans le coma pendant deux jours d’affilée ! Nous avons décidé de prendre soin de toi à tour de rôle…, » commença Cécilia.

Son explication tant attendue avait été interrompue par un coup à la porte.

« Lady Cécilia, comment va Alnoa... ? » commença Jamka, puis il s’était figé en voyant l’état actuel de la pièce.

« Ah, Jamka ! Est-ce que ça va ? » demanda Alnoa.

Alnoa avait essayé de changer le sujet présent dans les pensées de Jamka avec une voix desséchée, mais en vain. Les yeux de Jamka étaient collés sur le lit. Se souvenant de leur combat, il baissa le regard vers le bras droit de Jamka. Sa manche creuse était présente à côté de lui.

« Jamka…, » commença Alnoa.

Alnoa n’arrivait pas à justifier ses actes. Il avait juste baissé la tête.

« Ah, ça ? Ne t’inquiète pas pour ça. Honnêtement, c’est une punition bien appropriée pour un traître, » déclara Jamka avec désinvolture.

« Oui, je dois m’excuser... Je n’ai pas pu guérir son bras droit, même si j’ai tant essayé, » déclara Cécilia.

« Pas de problème. Je suis content que tu aies pu récupérer celui de gauche ! » Il agita joyeusement son bras intact. « Quoi qu’il en soit, qu’est-ce qui se passe ici ? Es-tu encore en train de te vanter !? »

En une seconde, son sourire s’était transformé en une expression sérieuse.

« Je n’en ai aucune idée. À toi de me le dire ! » demanda Alnoa.

« Pas mal, Alnoa, pas mal. J’aimerais bien un jour me réveiller face à un tel festin, bon sang ! » s’écria Jamka.

« Jamka, écoute-moi ! » demanda Alnoa.

Alnoa voulait s’expliquer, mais cela s’était avéré difficile sans savoir comment il s’était retrouvé dans ce pétrin.

« Alnoa, oublie ça une seconde, je veux te dire quelque chose. » Pendant qu’Alnoa se creusait la tête pour trouver une excuse, Jamka l’avait coupé en affichant un ton sérieux. Alnoa avait englouti son désir de s’expliquer et hocha la tête.

« Honnêtement, je ne peux pas me ranger derrière ton rêve. Mais même si je ne peux pas y adhérer du fond de mon cœur, je peux quand même t’aider à essayer de le réaliser. Et qui sait, je trouverai peut-être un rêve en cours de route. Donc, ce que je veux dire c’est, euh... ça te dérangerait de me permettre de revenir à tes côtés ? » demanda Jamka.

« Oh oui, Alnoa. Jamka a juré de travailler jour et nuit pour aider à l’après-bataille, et il a même promis d’offrir sa chair et son sang. S’il te plaît, pardonne-lui, » demanda Cécilia.

Il a fait quoi maintenant ?

Alnoa soupira, doutant de l’authenticité des paroles de Cécilia. Mais c’était hors sujet.

« Bien sûr que je te pardonnerai ! La perte de ton bras droit est une punition appropriée pour tes crimes ! Ce que je veux dire par là c’est que ce n’est pas comme si l’on avait une punition fixe pour la trahison ici. Bref, aide-moi juste à découvrir ce qui se passe ici ! » demanda Alnoa.

Malheureusement, l’appel à l’aide d’Alnoa n’avait pas été entendu. Jamka, ayant obtenu le pardon, était passé à une question beaucoup plus urgente. Il s’était effondré à genoux avec son seul bras appuyé contre le sol et s’était plaint de la façon dont l’homme, dont sa précieuse sœur était tombée amoureuse, était maintenant au lit avec son propre harem de jolies demoiselles.

« Je sais que c’est ce que ma sœur veut, mais un play-boy comme toi... ? » murmura Jamka.

Alnoa avait commencé à douter que Jamka regrettât vraiment ses actions. Puis, pour empirer les choses, la petite fille susmentionnée avait sauté par-dessus Jamka et s’était jetée joyeusement vers Alnoa.

« Roi Al ! » cria Brusch.

Brusch avait trébuché à travers le lit et avait atterri dans les bras d’Alnoa, réveillant les Divas endormies se trouvant à côté d’eux.

« Hein ? Est-ce déjà l’heure du petit-déjeuner ? » demanda Sharon.

« Baissez d’un ton. Donnez-moi juste six heures de plus…, » demanda une Feena endormie.

« Roi Al ! Roi Al ! Je... Je..., » les yeux de Brusch étaient remplis de larmes et ses joues étaient rouges. « Je veux aussi être l’une de tes candidates au mariage ! »

« Hein !? » s’exclama Alnoa.

Alnoa était totalement perplexe quant à la situation.

« Mon Dieu, mon Dieu..., » murmura Cécilia.

Cécilia avait gardé son sourire habituel. Elle avait déjà quitté le lit à ce moment-là, donc elle n’était pas prise dans les pitreries de Brusch.

« Comme si ça m’intéressait ! » Sharon détourna son regard.

« Je ne te laisserai pas prendre ma place en tant qu’épouse légale. » Feena répondit avec une expression encore plus stoïque que d’habitude.

« Gaaah ! Ma petite sœur, entre les mains de ce type !? » Jamka s’était mis à pleurer par terre.

« Bon sang, qu’est-ce qui se passe ici !? » Alnoa avait regardé autour de lui, cherchant désespérément pour avoir une réponse. Mais étant donné les occupants actuels de la pièce, il était clair qu’il n’en obtiendrait jamais. À ce moment-là, il entendit un petit coup à la porte.

« Excusez-moi, » Lilicia était entrée dans la pièce.

« Lilicia, pourquoi es-tu... ? » commença Alnoa.

Alnoa avait d’innombrables questions à lui poser, mais ce n’était ni le moment ni le lieu pour eux.

« Roi Al. Esanthel a été renversé par l’Empire, » Lilicia informa d’urgence le jeune roi alité de la nouvelle accablante.

 

 

Fin du tome 1

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Un commentaire

  1. La dernière phrase casse toute l'ambiance...

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