Chronicle Legion – La Route de la Conquête – Tome 1 – Chapitre 2 – Partie 5

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Chapitre 2 : Légions envahissantes (2)

Partie 5

Il était de notoriété publique que les murs fortifiés et les douves étaient incapables d’arrêter le vol d’un Légionnaire.

Cependant, les forts tutélaires possédaient des barrières défensives modernes lui permettant de remplacer de telles choses. Reposant sur le même principe que les renards de liaison, il s’agissait d’esprits donnés par le Seigneur Tenryuu, mais dans leur cas, il s’agissait d’être de bien plus hauts rangs que les renards.

« Ifrit, Seiryuu..., » au moment où l’image de Sakuya avait prononcé ces deux noms, un gigantesque cercle magique était progressivement apparu.

Il s’agissait d’un cercle de lumière bleue, de soixante-dix mètres de diamètre, qui se manifestait dans l’air au-dessus du fort tutélaire. Il y avait des motifs compliqués et des caractères sanscrits présents à l’intérieur du cercle.

Derrière le cercle magique, un dragon tout aussi gigantesque avait peu à peu pris forme. Pour être plus précis, il s’agissait de « l’image d’un gigantesque dragon ».

Le corps mince et serpentin était recouvert d’écailles bleu-saphir.

Le gigantesque dragon avait aussi deux ramures et quatre membres courts. La majesté de sa forme sacrée et indubitablement solennelle appartenait au symbole oriental du roi, la Bête Sacrée connue sous le nom de « dragon ». Le corps translucide avait indiqué à tous qu’il s’agissait d’une image projetée.

Le fort tutélaire de Suruga n’était pas à une altitude élevée, mais il était au moins situé sur le sommet d’une montagne.

Les zones urbaines environnantes pouvaient donc également voir l’image de Seiryuu. Les zones urbaines voisines du fort tutélaire sonnaient déjà l’alarme afin de proclamer la loi martiale.

« Des légionnaires d’affiliation non identifiée avancent sur le fort tutélaire ? Et ils faisaient semblant d’être des pirates... ! » Le châtelain provisoire de Suruga, le Chevalier Kamamoto, murmura cela en regardant la situation.

Actuellement, il chevauchait une wyverne bleue et survolait le fort tutélaire. La wyverne était identique en apparence à un lézard, sauf avec des ailes qui poussaient depuis ses épaules au lieu de ses membres antérieurs.

La wyverne était plus de deux fois plus grande qu’un cheval de course, une bête de rétention dont la taille moyenne était d’environ quatre mètres de long.

Alors qu’il était monté sur la selle d’une wyverne, le Chevalier Kamamoto avait alors déclaré. « Au nom de Zuihou, l’Appel nous a été décerné à nous, guerriers du Japon Impérial... Assemblez-vous ! »

Un miroir rond était alors apparu dans la main droite du chevalier âgé.

Le miroir rond uni semblait être fait de cuivre poli et avait la taille de la paume. Il s’agissait du Zuihou, le sceau du Chevalier qui lui permettait d’invoquer le légionnaire du Japon Impérial, le Kamuy, ainsi qu’un glorieux insigne de leur valeur.

S’élevant dans les cieux alors qu’il était monté sur sa wyverne, le vieil homme avait libéré une grande quantité de noèses. Le flux de noèses s’était immédiatement matérialisée, devenant une armée de légionnaires, communément appeler, une légion.

Un total de vingt-sept Kamuys, équipés d’armures et d’uniformes colorés avec le fameux « bleu samouraï ». Alors qu’ils étaient tous armés d’un fusil à baïonnette standard, les Légionnaires avaient suivi Kamamoto dans la bataille.

Le vieux Chevalier avait remarqué que l’ennemi s’approchait par le sud... donc, depuis la baie de Suruga.

« Ils arrivent ! »

La vue était assez large pour voir entièrement le fort tutélaire de Suruga ainsi que le plateau environnant.

La baie de Suruga était au sud, le port de Shimizu était à l’est tandis que le nord-est offrait une vue magnifique sur le pic sacré, le mont Fuji. Contrairement aux villes ou lieux ordinaires entourés de montagnes, la géographie était très diverse ici.

Dans cette vue de première classe, les signes de l’avancée de l’armée ennemie inconnue étaient visibles.

Il y avait une trentaine de « silhouettes humaines » qui venaient de la baie de Suruga, et cette armée ennemie se cachait derrière des techniques de furtivité noétique. Après avoir été découverts par des dragons marins, ils avaient volé directement dans l’air et non plus à ras les pâquerettes comme avant.

Sans montrer le moindre signe d’organisation, les « silhouettes humaines » volaient dans une formation dispersée.

La mer et le paysage urbain de Suruga avaient progressivement été teints en rouge par le soleil couchant. Nous étions presque arrivés au coucher du soleil.

Un compte plus prudent avait pu dénombrer trente-quatre ennemis. Le Chevalier Kamamoto avait vingt-sept Kamuys sous son commandement. L’ennemi détenait la supériorité numérique, mais les défenseurs avaient le soutien de l’Ifrit, Seiryuu.

L’image d’un gigantesque dragon d’azur, avec un cercle magique derrière son dos, occupait l’air au-dessus du fort tutélaire.

Au sud, le Chevalier Kamamoto menant une Légion de vingt-sept Kamuys se tenait immobile dans les airs.

Une ou deux minutes plus tard, les « silhouettes humaines » ennemies atteignirent la rive. Seuls quelques kilomètres les séparaient du fort tutélaire de Suruga. À ce moment-là, Seiryuu avait effectué un mouvement.

« Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh..., » Seiryuu avait émis un rugissement en provenance directe de ses gigantesques mâchoires.

Puis, le ciel était devenu sombre alors qu’un rassemblement de nuages ​​d’orage put être visible dans la zone. La foudre avait commencé à frapper depuis la couche supérieure de l’atmosphère.

Boom ! Boom ! Boom ! Boom ! Boom ! Boom ! Boom !

Sans un instant de répit, les sombres nuages avaient continué à libérer la foudre. Seiryuu avait invoqué un jugement divin sous une forme météorologique. Il s’agissait d’un pouvoir spirituel pouvant contrôler les phénomènes météorologiques qui lui avait été conféré par le Seigneur Tenryuu, la Bête Sacrée du Japon.

Frappé par la foudre, un certain nombre de « silhouettes humaines » avait été emporté au loin avec violence. Cependant, les géants enveloppés dans la brume n’avaient pas pris trop de dégâts. De simples éclairs ne suffisaient pas à neutraliser des Légionnaires.

La foudre s’était transformée en un barrage continu, mais son but était d’empêcher l’avancée des troupes ennemies. Tel était le but du décret météorologique utilisé en tant qu’arme.

Au milieu du ciel rempli d’éclairs descendants, une « silhouette humaine » solitaire hurlait. « Ohhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ! »

Il s’agissait probablement d’une sorte d’ordre venant d’être libéré.

La trentaine de « silhouettes humaines » avaient alors commencé à accélérer, s’éloignant les unes des autres. Après avoir amplifié leur formation dispersée, ils purent ainsi avancer à haute vitesse.

Il était incontestable que l’ennemi se précipitait sur l’armée de Kamuys dirigée par la Chevalier Kamamoto.

« Hmm !? » s’exclama Kamamoto. Il avait été pris par surprise. Au moment où ils avaient accéléré, l’ennemi avait abandonné son camouflage. Volant rapidement sans craindre le barrage de foudre, ils n’étaient plus une armée de « silhouettes humaines ».

« Des Croisés... ! » s’exclama-t-il.

Les Croisés étaient plus grands et plus larges que les Kamuys. Sur leur corps, ils avaient également une armure plus épaisse que celle des Kamuys. Un blanc réfléchissant se trouvait être la coloration générale de ces combattants, et il y avait également de lignes rouges qui ornait diverses positions de leur corps. Cette apparence appartenait sans aucun doute aux Croisés, le pilier des Légionnaires des Forces Impériales Britanniques.

« Ainsi, c’est un chevalier britannique qui est venu nous envahir !? » s’exclama-t-il.

Il s’agissait d’une situation tout à fait logique et simple à comprendre. Le Japon Impérial était allié à la Rome Orientale. Si quelqu’un osait attaquer un fort tutélaire japonais, « l’autre empire » en Asie était le seul candidat logique.

Cela étant dit, le Chevalier Kamamoto avait fait claquer sa langue. « Le fort tutélaire doit-il encore déployer une barrière de noèses... ? C’était vrai, Sakuya avait mentionné sa mauvaise condition. »

L’ennemi avait lancé un assaut féroce dans une tentative de conquérir le fort tutélaire de Suruga.

Comme on l’appelait dans les temps anciens, une « bataille de siège » était sur le point de commencer. Responsable de la défense, l’Ifrit Seiryuu avait continué à faire pleuvoir des éclairs en tant que signe de sa résistance, équivalents à des flèches et à des canons utilisés en tant que « tirs antiaériens ».

Le problème était que sans « muraille », il n’y aurait pas de château...

Pendant ce temps, les Croisés continuaient de rapidement voler vers leur objectif, sans être ébranlés par les éclairs en provenance des cieux.

Ils avaient sans relâché même lorsque leurs camarades avaient été directement frappés par un éclair. Puis, avançant toujours sur une trajectoire rectiligne, les légionnaires britanniques avaient commencé à utiliser leurs fusils à baïonnette en un tir de suppression. Mais plutôt que des balles physiques, il s’agissait de faisceaux de chaleur qui sortaient au bout des canons des armes.

Des dizaines de flashs avaient volé dans les airs tels des flèches magiques, approchant les vingt-sept Kamuys du Japon Impérial.

« Activation des barrières ! » ordonna Kamamoto. Les Kamuys exécutèrent rapidement l’ordre du Chevalier Kamamoto.

De minuscules lumières voltigeaient comme des particules, suspendues dans les airs autour des vingt-sept Kamuys.

Ce type de lumière avait eu pour effet d’affaiblir les tirs ennemis. En conséquence, les Kamuys de Kamamoto avaient réussi à faire face aux trente-quatre croisées sans perte de leur côté.

Une bataille au corps à corps s’était alors déroulée dans les airs.

Les baïonnettes des fusils furent dès lors utilisées par les deux côtés alors qu’elles étaient utilisées comme des « lances » lors de cet affrontement à bout portant ou des frappes et de vives accélérations pouvaient être vues de part et d’autre des deux camps.

Tout comme pour les humains, la tête, la poitrine et l’abdomen des légionnaires étaient des parties vitales de leur anatomie. Un Légionnaire blessé dans ces zones perdrait la capacité de voler et finirait donc par s’écraser.

« Le cœur de la bataille est... contre moi, hein !? » s’exclama le vieux chevalier.

Le Croisé était supérieur au Kamuy en raison de leur carrure et de la force présente en eux.

La seule façon pour des Kamuys de s’opposer aux Croisés était de faire usage de leur agilité dans une tactique d’escarmouches ou de guérillas. En gros,

Mais une fois que les deux parties s’étaient engagées dans un combat rapproché avec des soldats mélangés de manière chaotique, le camp avec une force supérieure aurait un avantage absolu. À peine le vieux chevalier dit-il qu’un Croisé poignarda un Kamuy au visage avec sa baïonnette et actionna directement après ça la gâchette de son arme.

 

 

Le fusil à baïonnette était une arme constituée d’un fusil à usage militaire avec une lame fixée sur l’extrémité avant de son canon.

Naturellement, le faisceau tiré depuis la bouche du canon avait fait exploser la tête du Kamuy.

De plus, le faisceau continuait en ligne droite, perçant une nouvelle cible. Malheureusement, la wyverne utilisée comme monture par le Chevalier Kamamoto avait ainsi été abattue.

« Ohhhhhh !? » s’écria-t-il.

Le rayon avait arraché l’une des ailes de la wyverne.

Puis, comme elle avait perdu la capacité de voler, la wyverne était tombée, emportant par la même son cavalier avec elle. La hauteur de la chute était d’environ soixante à soixante-dix mètres.

Le Chevalier Kamamoto s’était ainsi écrasé sur le sommet d’une colline de verdure. Heureusement, le corps géant de la wyverne avait aidé à amortir la chute, alors il avait pu survivre avec seulement quelques fractures et ecchymoses.

Cependant...

Un géant était descendu avant de se positionner devant le chevalier Kamamoto qui avait survécu jusque là.

Il s’agissait d’un Croisé qui avait l’intention de mettre à mort le Chevalier Kamamoto. L’atterrissage du Légionnaire britannique avait fait trembler le sol et un grondement avait pu être entendu. De près, il semblait aussi grand qu’un immeuble de trois ou quatre étages.

Le fusil à baïonnette présent dans la main du géant faisait environ quatre mètres de long. C’était plus de deux fois la taille du vieil homme.

Aussi bien la baïonnette montée sur le canon que le laser provenant de l’arme pourraient facilement mettre un terme à la vie du chevalier Kamamoto. Fidèle à sa fierté de soldat de l’Armée Impériale, le vieil homme avait incité son corps blessé à se lever le plus vite possible. Dans le même temps, il avait dégainé le pistolet semi-automatique de 9 mm se trouvant dans l’étui à sa taille.

Cependant, ce genre d’arme ne pouvait nullement arrêter un gigantesque Légionnaire.

Sans même utiliser son fusil à baïonnette, le Croisé avait déplacé avec force sa jambe gauche comme s’il voulait effectuer un coup de pied dans un caillou se trouvant sur sa route.

Ce petit mouvement avait heurté le Chevalier Kamamoto, le projetant en l’air. Au moment où il était sur le point de perdre conscience, il avait désespérément ordonné son dernier ordre à ses Kamuys encore sous son commandement.

Il avait ordonné en son nom aux Kamuys de défendre le fort tutélaire jusqu’au bout. Cette pensée était ainsi devenue la volonté et le testament final du vieil homme.

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Un commentaire

  1. Merci pour le chapitre. Premier round remporté par les Anglois...

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