Chargez sa magie avec un sourire – Tome 4 – Chapitre 116

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Chapitre 116 : Maître et Serviteurs Normaux, Parents et Enfants Anormaux

La nuit, dans une maison à un étage se trouvant à la périphérie du village. Les six enfants esclaves étaient avec moi dedans.

Les enfants dormaient en étant toutes collées ensemble. La façon dont elles dormaient ressemblait à une portée de chiots, et c’était quelque peu charmant.

Alors que je les regardais, je vérifiais également les présences dans le voisinage.

Je réalisais que moi aussi, j’avais été affecté par la mentalité de ce monde. Ces esclaves, des Esclaves Éternelles nées des Esclaves Éternelles. Elles étaient à la fois mes enfants et mes esclaves. Mais même dans un cas comme celui-là, elles étaient avant tout reconnues par tous comme étant des « esclaves ». D’après ce que j’avais pu constater, le fait qu’elles étaient mes enfants semblait négligeable pour les autres.

Leurs identités en tant que « 6 enfants esclaves » et « 6 paires d’esclaves mères et enfants » étaient fermes.

« Même si elles sont mes enfants, » je ne pouvais pas m’empêcher de murmurer cette phrase qui se moquait de moi.

Dans le passé, j’avais pensé que (même si elles étaient mignonnes et adorables) les Esclaves Éternelles étaient étranges. Elles se sentaient honorées de s’être surmenées pour leur Maître, et voulaient que leurs enfants deviennent des esclaves du même Maître. Au fond de mon cœur, j’avais ressenti cela comme quelque chose d’étrange.

Mais quelque part en cours de route, j’avais commencé à regarder mes enfants comme des esclaves. Je pensais que mon titre « Roi des Esclaves » n’était pas juste pour le décorum.

« Maître, » l’une de mes esclaves s’était réveillée. Il s’agissait de Vuela, la fille d’Yuria.

Elle était la seule enfant qui avait essayé d’agir comme une lettrée parmi elles et elle était la seule qui n’avait pas de zézaiement enfantin. Ajoutez ça à sa petite taille qui n’était pas trop loin de la petite taille d’Yuria... et elles ressemblaient plus à des sœurs qu’à une mère et une fille.

« Qu’est-ce qui ne va pas ? » lui demandai-je.

« Maître, ne dormez-vous pas ? » demanda Vuela.

« Oui, je reste éveillé un peu plus longtemps, » lui répondis-je.

« Attendez-vous quelque chose ? » demanda-t-elle.

« On pourrait dire ça, » répondis-je.

« ... est-ce des ennemis ? » demanda-t-elle.

« Pourquoi penses-tu cela ? » demandai-je en retour.

« Car vous n’avez pas lâché votre épée, » me répondit-elle.

« Vuela, tu es vraiment intelligente, » la complimentai-je tout en tendant la main afin de lui caresser la tête.

Vuela avait rougi avec timidité face à ça.

« Tu as raison, » continuai-je. « J’attends des ennemis. Voilà la raison qui m’a poussé à faire une maison à l’entrée de la ville. S’ils veulent entrer dans le village, ils doivent passer par ici. »

« Oh, c’est donc pour ça ! » s’exclama Vuela.

« Je pense que des acolytes de Midolfan vont encore venir à plusieurs reprises. Il s’agit d’une tactique d’attente et d’observation, » répondis-je.

« Je l’ai déjà entendu de ma mère, » Vuela déclara ça avec un regard sérieux. C’était très enfantin, mais ça donnait l’impression d’un enfant prodige. Elle avait vraiment des manières d’agir semblables à Yuria en ce moment. « Je parle du fait que le Maître essaye de ne pas tuer les personnes même quand elles sont comme ça. »

« C’est vrai... mais ce village m’a fait changé d’avis. Si je laisse ce genre de personnes errer librement, il y aura d’autres personnes sacrifiées inutilement à cause de leurs exactions. De plus, des villages seront détruits, » répondis-je.

À ce moment-là, j’avais réalisé ce que je faisais. Je tenais une conversation que je n’aurais pas dû avoir avec une enfant.

« Vuela »

« Oui, » me répondit-elle.

« J’ai trop parlé et j’ai soif. Pourrais-tu me faire du thé ? » demandai-je.

« D’accord, » répondit-elle.

— Magie a été augmentée de 5 000 —

Vuela se leva et alla à la cuisine qui était présente dans un coin de la pièce.

Cette maison était celle que j’avais créée en utilisant la fonction de sauvegarde et rechargement. Il s’agissait donc d’une maison avec tous les objets, outils et meubles nécessaires qui y étaient préinstallés.

Vuela avait réalisé tous mes ordres avec son petit corps pendant qu’elle faisait bouillir de l’eau et qu’elle préparait le thé. Elle était intelligente et agissait comme une grande personne, mais son corps restait quand même celui d’une enfant. La voir agir ainsi était vraiment mignon. Mais même si je pensais ça, je ne pouvais pas y faire grand-chose. Je devais la laisser faire ce qu’elle voulait.

« Merci d’avoir attendu, » déclara-t-elle en revenant après un petit moment avec une tasse de thé bouillante qu’elle tendit devant moi

Je l’avais alors pris... mais je n’en avais pas bu, car j’avais ressenti une présence.

Il s’agissait d’une capacité que j’avais apprise de la mère de Vuela, Yuria, lors d’une fin de journée de travail. Elle m’avait appris comment détecter la présence d’autres personnes.

Il y en avait cinq... non, six en tout. J’avais déposé mon thé.

« Maître ? » demanda Vuela.

« Je reviens tout de suite, » dis-je.

« N’allez-vous pas boire ? » demanda Vuela.

« Je vais boire après ça... mais pourrais-tu préparer quelques douceurs également ? » demandai-je.

— Magie a été augmentée de 5 000 —

« D’accord, » répondit Vuela.

J’étais sorti alors que Vuela hochait la tête. Je les avais vus un peu plus loin à la lumière d’une torche allumée. Ils s’approchaient du village en passant par la route présente devant ma maison.

Des subalternes de Midolfan étaient apparus à nouveau. D’après ce que j’avais détecté, il y en avait six.

J’avais froncé les sourcils en constatant quelque chose. Ils étaient tous à cheval et certains avaient des femmes attachées comme si elles étaient des bagages. Ils semblaient tous épuisés. Les femmes avaient l’air d’être des butins de guerre.

« Bâtard, es-tu Akito ? » l’un des hommes me parla. Les autres devinrent rapidement bruyants.

« Je me demandais pourquoi le chef et Vigochi n’étaient pas revenus... les as-tu... ? » demanda-t-il.

« ... Je ne vais le dire qu’une seule fois. Partez d’ici et vivez honorablement. Si vous vivez ainsi, vous pouvez aller dans mon pays où tous les besoins de bases vous sont garantis, » dis-je.

« Ne plaisante pas avec moi ! » cria l’homme. L’homme avait dégainé un katana avant de charger afin de me couper avec.

J’avais dégainé ma Véritable Esclave Éternelle avant de couper en deux l’homme et son katana. Chaque homme qui venait m’attaquer fut découpé comme le premier. Je n’avais donné qu’un seul avertissement avant de passer à l’acte.

Et à la fin...

« N-Ne vient pas plus près !! Si tu t’approches, je tuerais les femmes ! » cria le dernier survivant tout en menaçant l’une des femmes.

Sans dire un mot, j’avais lancé ma Véritable Esclave Éternelle. Le bout de l’épée s’était planté dans l’épaule de l’homme avant d’aller s’enfoncer dans un arbre présent plus loin. L’homme était donc véritablement cloué à l’arbre.

La femme qu’il avait menacée était tombée au sol. Elle semblait avoir mal, mais elle n’avait pas l’air de souffrir d’une grave blessure et ne semblait pas avoir subi de viol.

Je m’étais lentement approché de l’homme.

« S-S’il te plaît, épargne-moi..., » supplias l’homme.

« Eh bien, où sont les autres ? » demandai-je avec un ton glacial.

« L-Les autres ? » demanda-t-il.

« Je parle des autres qui étaient sous les ordres de Marato et Maxim, » déclarai-je.

« P-Pourquoi te soucies tu de... ahhh, » commença l’homme.

J’avais frappé l’homme au visage. L’épée qui le clouait à l’arbre avait bougé et un peu de sang s’échappait maintenant de sa plaie.

« Dis-le-moi ! » ordonnai-je.

« D-D’accord. Je vais te le dire, je vais te le dire..., » commença-t-il.

***

Après ça, j’étais rentré dans la maison. Vuela avait préparé quelques sucreries et elle attendait mon retour. J’en avais pris quelqu’une et j’avais bu de mon thé.

« Aie aie aie ! » On dirait que le thé est encore un peu trop chaud.

« Je vais souffler dessus, » déclara Vuela quand elle vit ma réaction face au thé trop chaud.

Mais quand elle avait fait ça, je l’avais arrêté en levant la main. « À la place de faire ça, j’ai une autre tâche à te confier. »

« Qu’est-ce que c’est !? » s’exclama Vuela avec des yeux scintillants.

Bien qu’elle soit jeune, elle restait une Esclave Éternelle, et c’était la chose qui la faisait le plus réagir.

J’avais utilisé les fonctions de ma carte pour faire venir un papier et un stylo que j’avais sauvegardé avant ça, et j’avais griffonné les informations que l’homme m’avait données. Puis j’avais tendu la feuille à Vuela.

« Va apporter ça à Maya. Le Cuirassé Risha devrait être stationné à l’ouest d’ici, » ordonnai-je.

« Dois-je uniquement lui donner ça ? » demanda Vuela.

« Donne-lui l’ordre d’annihiler toutes les personnes hostiles présentes là-bas, » dis-je.

Après avoir déclaré ça, j’avais changé de ton avant de continuer à lui parler. « C’est la nuit... mais peux-tu faire ça ? »

« C’est bon ! » s’exclama Vuela. Vuela avait attrapé la feuille présente dans ma main et s’était élancée vers la sortie.

Je l’avais regardée disparaître le long du chemin de montagne. Elle ressemblait à une enfant à qui on lui avait donné le droit de faire sa « première course ». Après l’avoir regardée pendant un moment, j’étais retourné dans la maison. J’avais un sourire ironique alors que je réalisais quelque chose. Il ne semblait pas que nous puissions avoir une relation normale père-fille.

— Magie a été augmentée de 5 000 —

Mais, comme Vuela n’était pas une fille normale, je ne pensais pas que c’était un gros problème.

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8 commentaires

  1. Merci pour le chapitre.

  2. Merci pour le chapitre.

  3. Merci pour le chapitre.

  4. Merci pour le chapitre.

  5. Moi j'y serais allé tout seul directement il a la flemme dis-donc

  6. Merci pour le chapitre 🙂

  7. Laissez une petite fille traversez le désert toute seule avec un groupe de bandits violeurs et tueurs dans les parages, quel père indigne !!!!!!

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