Bienvenue au Japon, Mademoiselle l’Elfe – Tome 4 – Chapitre 8 – Partie 5

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Chapitre 8 : Le roi éternel

Partie 5

Le garçon est mort, et seule la fille elfe au talent rare est restée.

Pour Zarish, qui était également connu comme entraîneur d’esclaves, le décor était enfin planté. Il avait ralenti le raid sur le donjon, et son objectif sur cette terre serait complet dès qu’il aurait récolté les fruits magnifiquement mûrs.

Zarish caressait ses propres cheveux dorés en se reflétant dans la nuit de lune avec cette fille.

… Je veux qu’elle se tortille. Je veux qu’elle résiste jusqu’à ses limites, et une fois qu’elle sera épuisée et emplie de désespoir, je veux qu’elle me regarde avec tout ce qu’elle a. Je veux la discipliner avec froideur, et lui montrer la gentillesse occasionnelle de la faire dépendre progressivement de moi jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus vivre sans moi.

« Oh, Maître Zarish, vous avez ce regard. » En voyant cette expression sur son visage, les femmes autour de lui roucoulaient, « Pauvre fille », sans le moindre souci. Peut-être le savaient-elles déjà. Cette fille finirait comme une simple esclave, mais elle occuperait quand même l’un des sièges limités à côté de lui. Si les choses se passaient mal, il était possible qu’elles finissent par être rejetées comme Eve l’avait été.

Dans la salle, on pouvait voir Shirley, le maître d’étage, dans l’obscurité.

Elle étendit son voile, son grand corps flottant dans les airs. Le temps était venu de tuer les chevaliers stupides qui avaient pénétré dans l’ancien donjon.

« Il est temps. Je vais saisir les fruits et… »

« Qu’est-ce que c’est… ? » Au moment où il allait faire sa déclaration, quelqu’un était entré dans le hall. Les femmes s’étaient regardées en silence et Zarish avait été choqué.

« Hein… ? » Le garçon dont l’âme avait été brisée par le maître d’étage plus tôt se tenait là. Zarish s’était frotté les yeux, mais rien n’avait changé. Il fronça les sourcils comme s’il regardait un fantôme, puis il parla.

« Je vais le tuer. »

« Ah, Maître Zarish ! C’est une sorte d’erreur ! Cette elfe est apparue à la fin, elle a donc dû sauver son âme à la dernière minute ! » Une des femmes avait essayé de s’expliquer, mais Zarish s’était indigné qu’un grain de sable soit jeté dans ses plans. Les choses tourneraient mal si le fait qu’ils travaillent avec les rebelles était révélé au grand jour. Le garçon avait un outil magique sur lui, et il aurait pu devenir difficile de quitter le pays s’il avait alerté le quartier général.

Les femmes autour de Zarish s’étaient empressées de tenter de l’arrêter, mais aucune d’entre elles n’avait pu arrêter un homme dont le niveau était estimé à 140.

Pourtant, il s’était arrêté. Il avait vu les deux femmes qui s’étaient présentées après le garçon. Mariabelle, l’elfe, et…

« Ah ! Wridra ! » Quelques-unes des femmes avaient pâli devant sa voix exaltée. Elles avaient supposé que Zarish voulait que la femme draconienne fasse partie de sa collection.

Après avoir appris que Wridra était partie rejoindre le groupe du garçon, Zarish avait passé un certain temps à peine capable de manger à cause du choc.

« Montrez-moi votre pouvoir, Wridra et Mariabelle. Si votre éclat est vrai, je préparerai un siège pour chacune d’entre vous. » Il ricana, et la bataille finale avec le maître du deuxième étage commença.

++++++

Lorsque nous avions fini de descendre l’escalier en colimaçon, un monde de nuit nous attendait. Le silence était total et Marie et moi avions réagi avec étonnement en regardant un plafond qui semblait s’étendre à l’infini.

Mais cet endroit n’avait pas apporté la paix comme la nuit l’avait fait, car Shirley était descendue lentement d’en haut, avec une aura de mort émanant d’elle.

Gyaaaaaargh !

Une malédiction semblait avoir rendu tout son corps plus sombre, et d’innombrables lames sortaient de son masque alors qu’elle criait. Nous nous tenions là où nous étions, le bruit des pierres qui se broyaient les unes contre les autres venant de derrière nous. Des monstres nous avaient pourchassés en descendant l’escalier en colimaçon, et j’avais demandé à Marie de placer un mur de pierres derrière nous.

La seule sortie s’était refermée avec un bruit sourd et le silence s’était à nouveau installé.

Le voile de Shirley était descendu sans bruit sur le sol, suivi par la créature aux membres écartés, tout en expirant un souffle glacé.

La musique avait alors commencé à jouer après un court délai — l’un des airs les plus horribles que j’aie jamais entendus. Le cœur de l’auditeur battait plus vite et les voix fanatiques annonçaient le début d’une bataille sans issue.

« Ah ! La musique de combat me fait peur ! Je n’ai jamais rien entendu de tel ! » déclara Marie.

« Je ne suis pas surpris. Tu n’as pas beaucoup d’occasions d’affronter un ennemi qui dépasse le niveau 100, » répondis-je.

« Plus de 100 !? » Elle avait commencé à protester en disant que c’était impossible, mais s’était interrompue en plein milieu de la phrase. Juste à côté d’elle se trouvait un Arkdragon qui avait un niveau estimé à plus de 170… Sans oublier que ce n’était qu’un morceau de son corps principal qui utilisait l’un des sept Noyaux de Dragon.

Pourtant, cela ne changeait rien au fait que Shirley était une bête dans une classe à part. Il s’agissait pour le moins d’une entité supérieure à l’élite des chevaliers, que l’Équipe Rubis avait à peine réussi à vaincre. En la regardant maintenant, j’avais le sentiment qu’elle n’utilisait qu’une partie de son pouvoir pour analyser ses adversaires à l’époque.

Le fait de la voir s’agripper au pavé de pierre avec ses griffes pour ramper comme si elle était complètement en apesanteur m’avait donné des sueurs froides dans le dos.

« Bonsoir, Shirley. Nous nous rencontrons à nouveau. » J’avais essayé de lui parler sans aucune attente particulière, mais cela ne semblait pas servir à grand-chose. Mes mots n’arrivèrent jamais à ses oreilles et sa faux géante se déplaça avec force comme pour les trancher.

De loin, elle tenait sa faux bleue glacée à ses hanches, puis elle s’était approchée de nous en formant un arc de cercle. Cette frappe pouvait facilement nous toucher à cette distance grâce à son incroyable portée, et alors que j’essayais de bondir avec Marie dans les bras, la faux avait frappé directement vers le haut et loin de nous.

Je m’étais retourné pour trouver Wridra qui levait un bras en l’air.

« Hmm, il semble que je puisse enfin assumer mon rôle de tank, » déclara Wridra.

« Merci, Wridra. Très bien, je vais aller la voir, » déclarai-je.

« Soit prudent, » avertie Marie. « Tu n’auras pas le temps de te rendormir cette fois-ci. »

C’était vrai… C’était encore un jour de semaine, donc je ne pouvais pas dormir autant que je le voulais. Si cela devait prendre un certain temps, je n’avais pas le choix. Je sortirais d’ici avec Marie en utilisant mes compétences en matière de transport longue distance et je téléphonerais à mon bureau pour prendre un jour de congé.

Avec ce filet de sécurité en tête, je n’étais pas trop nerveux à l’idée d’affronter cet ennemi incroyablement puissant. Je m’étais téléporté directement à côté du maître d’étage sans trop y penser.

J’avais senti un frisson descendre le long de ma colonne vertébrale. D’innombrables épées apparurent soudaines en plein vol et commencèrent à trancher toute la zone qui m’entourait. J’avais marché sur le sol pour m’éloigner d’elles à l’instant suivant. J’avais ressenti un frisson lorsque je m’étais retourné pour assister à ce spectacle. Si j’avais attaqué, je serais probablement immédiatement mort.

« Whoa, c’était moins une ! C’était “des Lames Dancantes”, non ? » J’avais demandé à voix haute, et l’Arkdragon avait répondu par le biais du canal de communication mentale.

« Une malédiction de sang qui défend une zone déterminée. Il semble que la Reine éternelle dispose d’une quantité massive d’âmes. »

« Que tu attaques ou non, je devrais t’appliquer un enchantement saint. Ton épée semble être très solide, alors je vais essayer une version avancée cette fois-ci, » déclara Marie.

Ohh, un enchantement avancé. Ce n’est pas quelque chose que vous pouviez voir tous les jours.

J’avais lâché Astroblade, lui permettant de flotter dans l’air, et un anneau de lumière avait enveloppé la lame. L’anneau avait émis une lumière pure et brillante lorsqu’il avait été absorbé par l’épée. La luminosité de la lumière augmenta au fur et à mesure que la phosphorescence s’empilait sur l’arme par couches. Puis, un son aigu retentit à la fin. Ce son avait affirmé que ce pouvoir pouvait exister dans ce monde.

« Nn ! Le niveau 60 est le plus élevé possible ! » s’exclama Marie.

« C’est incroyable. Tu as dépassé à pas de géant ton ancien record, Marie, » déclarai-je.

« Je pense que cette épée peut endurer plus. Je suis désolée de le dire, mais ma magie ne peut pas suivre. Cependant, cet enchantement devrait être très puissant, alors fais attention. » L’effet était assez intense. Des taches de lumière s’échappaient de l’épée, et l’arme avait fait un son de vwoom quand je lui avais effectué un coup d’entraînement. Elle avait même laissé une image finale très cool dans son sillage.

« Ne penses-tu pas à quelque chose de stupide comme “Ça a l’air vraiment cool”, n’est-ce pas ? » demanda Marie.

« Bien sûr que non ! Oh, on dirait que nous avons de la compagnie. » Shirley avait levé une main en l’air, puis avait fait glisser ses griffes vers le sol. Des lames d’obscurité s’enfoncèrent dans le sol, puis plusieurs autres apparurent autour d’elle en un amas après un court délai. Cela devait avoir une cinquantaine de mètres de large au total.

Quand j’avais réalisé ce qui allait se passer, mes cheveux s’étaient dressés sur la tête.

« Craaap ! » Les lames d’obscurité s’étaient déchaînées à travers le sol alors qu’elles se précipitaient vers moi, et je m’étais téléporté à plusieurs reprises sur le côté pour leur échapper. J’avais réussi à m’en sortir avec quelques entailles sur mes bottes, mais c’était mauvais. Elle savait que je me téléporterais et que j’organiserais une attaque avec très peu d’espace entre les deux.

Pourrait-elle connaître toutes mes compétences parce que nos pensées se sont fusionnées plus tôt ? La pensée m’avait traversé l’esprit alors que je roulais sur le sol.

« Celle-ci était plutôt une attaque physique. Imaginons un plan, Kazuhiro, » déclara Wridra.

« C’est vrai. Marie, tu te souviens de la formation que tu as utilisée quand tu as rôti ces Koopahs ? » demandai-je.

« Bien sûr, » dit-elle avec confiance.

Même si nous mettions en place une structure défensive, Shirley utiliserait probablement une attaque non physique comme cette faux géante de tout à l’heure. Donc au lieu d’opter pour la défense, je voulais qu’elle mette en place une cage de pierre qui servirait à éliminer les ennemis. Si les circonstances s’y prêtaient, nous pourrions l’utiliser pour attaquer le maître d’étage.

« Mais Shirley est sous forme d’âme. Nous ne pourrons pas la piéger, » déclara Marie.

« C’est vrai. C’est pourquoi je veux que tu mettes en place un éventail aussi large que possible, » avais-je répondu à Marie par le biais du canal de communication d’esprit alors que je poursuivais mon sprint. Shirley était évidemment spécialisée dans les attaques à distance, et nous ne pourrions pas saisir la victoire sans nous rapprocher.

Mais juste à ce moment-là, d’innombrables sphères noires étaient apparues autour du maître d’étage, comme pour se moquer de nos efforts. Les choses qui se tordaient à l’intérieur me rappelaient, eh bien… Des têtards sur le point de naître. C’était comme ça, sauf que leur nombre augmentait rapidement.

« Whoa, je ne peux même pas tous les compter. Je me demande ce qui va sortir ? » demandai-je.

« Ce sont des résidents du royaume de l’ombre. Hmhm, ce sera une véritable épreuve, car ils suivent les lois de leur propre monde plutôt que les nôtres. Il sera intéressant de voir à quel point tu pourras résister, » déclara Wridra.

Pourquoi Wridra a-t-elle l’air si amusée ? Mais se plaindre n’allait rien changer, alors j’avais décidé de commencer à attaquer là où je pouvais. J’avais dégainé mon épée et je l’avais balancé de toutes mes forces, mais mes yeux s’étaient élargis pour découvrir que la lame était coincée à peu près à mi-chemin de la cible, malgré le puissant enchantement sacré qui lui était conféré.

« Je suppose que je vais devoir couper deux fois. » J’avais coupé en deux la sphère, et du fluide noir avait jailli de la sphère. Eww, ça a l’air pourri.

J’avais coupé deux, puis trois autres sphères, mais j’avais réalisé que la suivante subissait un changement. Un œil d’or s’était ouvert, me fixant directement.

« Whoa, ils se réveillent déjà. Comment se passe votre progression là-bas ? » demandai-je.

« Je ne suis même pas à moitié prête. Si tu peux tenir le coup, j’aimerais faire une autre rangée. Qu’en penses-tu ? » demanda Marie.

« Ne fais pas attention à moi. »

J’avais répondu. J’avais décidé de mettre ma Reprise à profit pour lui faire gagner du temps pour expérimenter.

La zone du cou de ces créatures semblait être très fine, alors j’avais mis en place une frappe qui allait couper l’os dans la fente du cou. Lorsque j’avais essayé de l’utiliser pour attaquer l’une des créatures, son œil avait perdu son éclat avant de fondre sur le sol.

Je ne voulais pas penser à combien il en restait.

Les créatures de la sphère semblaient frayer au même rythme que je les coupais, et cela montrait bien à quel point le démon du premier étage était doux, comparé à ce à quoi nous étions confrontés maintenant. Nous ne pouvions pas laisser ces choses se promener librement.

Splat.

J’avais regardé autour de moi, en respirant fortement, pour voir les habitants du royaume de l’ombre frayer les uns après les autres. J’avais levé les yeux pour trouver le masque de Shirley et son voile noir qui s’étendait autour d’elle.

Puis, elle avait tenu sa faux géante dans une position offensive, et j’avais haussé les épaules.

« Il semble que je ne t’atteindrai pas plus longtemps. Ou bien tu y vas mollo avec moi ? » J’avais souri, puis je m’étais téléporté.

***

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2 commentaires :

  1. amateur_d_aeroplanes

    Merci pour le travail. Une faute de frappe a signalé :
    « Whoa, c’était moins une ! C’était “des Lames  »Dancantes”, pour dansantes

  2. merci pour le chapitre

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