Bienvenue au Japon, Mademoiselle l'Elfe – Tome 4 – Chapitre 3 – Partie 4

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Chapitre 3 : La rencontre avec le candidat héros

Partie 4

La chambre qui avait été préparée pour son séjour clignotait d’une lumière blanc-bleuâtre.

L’homme qui se tenait au milieu du cercle magique n’était autre que celui dont on disait qu’il était le candidat héros, Zarish. Il possédait un niveau de pouvoir différent de la plupart des autres, et on disait que tout ce qui se trouvait devant lui serait anéanti dès qu’il tirerait sa lame. Son sourire s’élargissait alors qu’il parlait dans le vide.

« … Est-ce que les choses avancent dans ce sens ? Oui, je sais que nous avons besoin de plus de personnes. On s’en occupera bien assez tôt. Je me suis arrangé pour faire avancer la situation de mon côté aussi. » Il s’était rappelé des personnalités de la Guilde des Aventuriers avec qui il s’était entretenu plus tôt. Il avait gardé ses désirs cachés sous la surface, observant et appréciant secrètement ce qu’il allait gagner bien assez tôt.

« Ils iront de l’avant dès que la célébration sera terminée, mais en se concentrent pour l’instant sur le ralentissement de l’invasion. Oui, je vais m’occuper du reste. » Le cercle magique de discussion avait été créé grâce à l’une de ses compétences uniques. Se tenir à l’intérieur du cercle empêchait toute capacité de détection ou d’analyse et le gardait complètement en sécurité. Cela signifiait que le cercle empêchait tout son de s’échapper de sa zone.

« Bonne chance. Les choses vont être très occupées à partir de demain. » C’est ainsi que la conversation s’était terminée. Les clignotements pâles s’estompèrent, et Zarish soupira d’excitation.

C’est à ce moment que des messages privés étaient arrivés. Il semblerait que quelqu’un ait tenté de le contacter à plusieurs reprises alors qu’il était en communication.

« Ah, j’étais en train de discuter avec une dame. Alors, il y a eu du mouvement ? » demanda Zarish.

« Oui. Ce gamin s’est juste éloigné de la cible. L’elfe est seule sur le balcon. » Zarish avait redressé son col et avait ouvert la porte, laissant entrer l’atmosphère animée de la cage d’escalier. On pouvait voir un garçon à l’air endormi se promener dans le couloir, et Zarish avait envoyé un message privé à la femme à la peau sombre qui se trouvait à proximité.

« Commence la mission. Eve, ne me déçois pas davantage, » déclara Zarish.

« … Oui, monsieur. Je ne manquerai pas de répondre à vos attentes. » Il avait préalablement formé un groupe avec certains membres, leur permettant de communiquer via le chat privé. Ils avaient commencé à bouger. Pour eux, ce n’était pas une occasion de faire la fête, c’était un champ de bataille. Comme d’habitude, Zarish avait activé nonchalamment ses compétences, comme celles qui l’empêcheraient d’être détecté par les autres.

« Patron, n’allez-vous pas utiliser votre méthode habituelle ? »

« Ce n’est pas nécessaire. C’est juste une fille avec qui on a affaire. Prends soin de ce garçon, Eve, » ordonna Zarish.

« … Oui, monsieur. » Eve n’était pas contente de la tâche qu’on lui avait confiée. Il était possible que cette personne finisse par la remplacer, et on lui avait demandé de le faire… mais si elle ne se pliait pas à cette exigence, elle serait bannie de sa collection, c’est certain.

Elle avait claqué sa langue de frustration, avait regardé le garçon qui prenait un verre, puis s’était lentement levée.

La nuit, la salle était remplie d’une excitation silencieuse. Les artistes avaient déjà commencé à jouer de la musique traditionnelle qui existait depuis les temps anciens. La foule l’écoutait avec une expression rêveuse.

« J’ai entendu dire que les pays voisins se préparaient à la guerre…, » ceux qui n’étaient pas venus que pour se divertir avaient commencé à faire des affaires dans le hall à voix basse.

« Ce ne sont que des sauvages d’origine démoniaque. Il n’est pas surprenant qu’ils soient… Oh, si ce n’est pas le Seigneur Zarish. » Les marchands d’armes avaient baissé la tête en hâte, et Zarish était passé après leur avoir fait un signe de tête. Plus on s’approchait de la zone où se tenait la famille royale, plus ils entendaient parler d’affaires louches.

Mais une pensée avait traversé l’esprit de Zarish.

Il se rendait compte que rejeter l’elfe comme une petite fille et la laisser faire ce qu’elle voulait était une erreur de sa part. Il connaissait la classe des sorcières spirituelles depuis un certain temps, mais il ne s’attendait pas à ce qu’elle soit capable d’éliminer une telle quantité d’ennemis. Non, il y avait quelque chose de spécial chez cette elfe.

Alors que Zarish s’avançait sur le balcon, il avait vu la fille qui regardait la pluie avec un animal inconnu sur ses genoux. Ses yeux étaient attirés par ce cou élancé et ce profil latéral sophistiqué, confirmant ce que son intuition lui avait dit plus tôt.

Elle était comme la reine des fées.

Malgré l’obscurité, ses cheveux et sa peau semblaient briller dans la nuit. Sa peau était pâle et ses cheveux étaient plus blancs que tous ceux qu’il avait déjà vus. Elle se démarquait des autres, et avait un air distinct, comme si elle était en pleine maturation d’enfant à adulte.

… Elle est parfaite pour ma collection. Je voulais aussi la draconienne, mais… eh bien…

Les draconiens étaient si rares qu’on ne pouvait les trouver que dans des documents écrits. On disait qu’ils étaient très inconstants, d’un tempérament étonnamment volcanique, mais qu’ils possédaient un pouvoir immense qui dépassait l’imagination.

Tout cela à cause de ce garçon à l’air stupide. La haine bouillonnait au sein de Zarish, et il voulait gifler ce garçon pour ne pas l’avoir gardée quelques jours de plus.

Alors qu’il s’avançait, l’animal sur les genoux de la fille s’était relevé et elle s’était également tournée vers lui.

« Cette pluie est une bénédiction sur cette terre désertique. Êtes-vous seule ? » demanda Zarish.

« Ah, Seigneur… Zarish. » Les yeux de l’elfe s’élargirent et elle essaya de se lever rapidement, mais Zarish lui fit signe de rester assise.

Dans le coin de sa vision, il avait aperçu Eve qui tombait sur le garçon. La boisson qu’il tenait à la main s’était répandue sur sa robe, et il leur avait jeté un regard de côté en continuant à avancer vers son objectif.

La présence de Zarish exigeait un tel respect que même les étrangers s’adressaient à lui avec un titre. Ce titre n’était pas seulement attribué à son haut niveau, mais aussi à sa vaste fortune, à son éducation, à son étiquette et à son beau visage qui pouvait captiver les femmes. Sa présence dégageait une aura de succès que les femmes ne pouvaient s’empêcher de remarquer.

Zarish avait souri calmement, puis avait parlé d’une voix douce. « Je suis venu ici pour prendre l’air. Cela vous dérange si je me repose à côté de vous ? »

« Pas du tout, s’il vous plaît, prenez votre temps. J’étais sur le point de retourner à l’intérieur. » Le processus de pensée de Zarish s’était figé pendant un moment.

Beaucoup auraient risqué leur vie pour avoir la chance de passer du temps avec lui. Il avait un grand pouvoir, et tout ce qu’il souhaitait, il pouvait le réaliser. Malgré cela, la jeune fille s’était levée, s’était inclinée avec grâce et avait été prête à passer à côté de lui sans autre émotion.

« A-Ah… Je voulais dire qu’il y a quelque chose que je souhaite vous dire, » il s’était avancé, et la fille s’était retournée avec une expression perplexe. Ils se tenaient maintenant plus près l’un de l’autre, et il pouvait voir ses yeux d’améthyste et ses lèvres douces et vives plus en détail.

« Je viens d’apprendre que vous avez défié l’ancien labyrinthe avec seulement un groupe de deux personnes. Je veux savoir pourquoi il met une fille aussi charmante que vous dans une situation aussi dangereuse, » déclara Zarish.

« Il ? Voulez-vous dire Kazuhiro ? » Elle le regarda, semblant surprise par le commentaire. Il semblait que le garçon avait au moins gagné le strict minimum de sa confiance, à en juger par le fait qu’elle ne semblait pas s’attendre à ce que quelqu’un porte cela à son attention.

Dans ce cas, la question serait simple.

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