Bienvenue au Japon, Mademoiselle l'Elfe – Tome 1 – Chapitre 7 – Partie 1

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Épisode 3 : Une fin de semaine reposante

Partie 1

J’avais évité d’allumer la télé après mon réveil parce que je voulais profiter un peu plus longtemps de mes rêves.

Je m’étais assis sur une chaise et je m’étais détendu en sirotant une boisson chaude. Alors que la nuit disparaissait, j’étais retourné à ma vie quotidienne normale.

« Veux-tu une boisson chaude, Marie ? » demandai-je.

« Oh, ce serait merveilleux ! J’ai l’impression d’être un membre de la royauté en me faisant servir à boire le matin, » déclara Marie.

Comme avec la télé, mes habitudes avaient changé dernièrement. Aujourd’hui, je m’étais réveillé avec une elfe provenant d’un monde onirique à côté de moi, qui me répondait chaque fois que je lui parlais. C’était comme si mes rêves s’étaient prolongés, et même ma vie après mon réveil devenait quelque peu agréable. Je passais moins de temps à aspirer à ce que la nuit vienne, et la seule partie de ma routine à rester était mon verre du matin.

Il faisait déjà beau dehors, mais il était encore un peu trop tôt pour préparer le petit déjeuner. Je m’étais levé du lit pour commencer à profiter de ma journée de congé et j’avais décidé de réchauffer du lait dans la cuisine. C’était peut-être un peu enfantin, mais j’avais toujours adoré le lait chaud. Je le buvais de temps en temps, mais sa saveur simple, mais délicieuse me surprenait parfois.

Je m’étais demandé si une elfe préférerait du miel ou du sucre, mais j’avais fini par choisir le premier. Les fruits étaient à peu près les seules sucreries disponibles dans son monde, et le miel était un article de luxe qu’il était difficile d’obtenir en grandes quantités. Vu ça, j’étais sûr qu’elle apprécierait le miel et le lait.

Ding ! J’avais sorti les deux tasses du four à micro-ondes et je les avais apportées dans la chambre à coucher, c’est-à-dire que j’étais passé devant l’armoire basse qui la séparait de la cuisine. L’elfe était assise sur le bord du lit, observant tranquillement le monde extérieur.

Le mot « pittoresque » m’était venu à l’esprit, et c’était parfaitement adapté à la scène. Le soleil du matin brillait à travers ses cheveux blancs, chaque mèche rayonnant comme de l’argenterie. Sa peau pâle et ses yeux d’améthyste la faisaient passer pour une œuvre d’art ou une fée. J’avais presque l’impression que le fait de lui parler maintenant ruinerait la vision parfaite qui était devant moi, et j’avais senti une petite bosse dans ma gorge pendant que je parlais.

« … Voilà. Attention, c’est chaud, » déclarai-je.

« Oh, merci. Désolée, j’étais un peu dans la lune, » déclara Marie.

« C’est bon, on a traversé tellement de choses plus tôt. Bois un peu, ça t’aidera à te détendre, » déclarai-je.

Un doux parfum remplissait l’air, et ses yeux pourpres regardaient avec curiosité dans la tasse. Elle avait pris une petite gorgée pour goûter, puis se mit à sourire avec joie.

« Oh ! Cette faible douceur est si savoureuse. Il n’a pas non plus d’odeur trop pesante. De quel type de lait s’agit-il ? » demanda Marie.

« C’est du lait de vache. Il n’y en a pas beaucoup là où tu vis, mais je pense que cela deviendra plus courant avec le temps. Je ne pense pas que ça aurait le même goût que ça, » déclarai-je.

Après ça, je m’étais assis sur le lit à côté d’elle. Il semblait qu’elle regardait les petits oiseaux sur le balcon par la fenêtre. Ils se gazouillaient l’un et l’autre, puis s’envolaient après s’être regardés dans les yeux. Le ciel printanier était raisonnablement clair, et la journée semblait propice à une sortie.

En y réfléchissant, l’elfe me regarda.

« Tu as dit que tu avais un jour de congé, mais cela signifie-t-il que tu as perdu ta source de revenus ? » demanda Marie.

« Ce n’est pas comme le travail contractuel. C’est plus comme si j’avais un emploi permanent. Je prends deux jours de congé par semaine, » lui expliquai-je.

Elle semblait y réfléchir, et je soupçonnais que, dans son esprit, j’avais un maître qui me faisait travailler. J’avais supposé que mon patron et mes supérieurs étaient un peu comme ça… Je dirais que ce n’était pas tout à fait la même chose. Je lui apprendrai peut-être la structure sociétale du Japon un jour ou l’autre.

Elle avait l’air d’aimer le lait chaud, et elle continuait joyeusement à prendre de petites gorgées de sa tasse. J’avais aussi pris une gorgée, et cela m’avait fait me sentir un peu plus heureux que d’habitude.

« Et si on allait à la bibliothèque plus tard ? C’est essentiellement une librairie ouverte au public. Je suis sûr que ça sera aussi utile pour étudier le japonais, » déclarai-je.

« Bien sûr, ça ne me dérange pas. Mais ne devrions-nous pas donner la priorité au fait de parler la langue ? » demanda Marie.

« Oui, mais je pensais que si tu trouvais un livre qui t’intéressait, ça t’aiderait à apprendre plus vite, » répondis-je.

L’elfe hocha la tête et sembla comprendre mon raisonnement.

Dans mon cas, le désir de converser avec Marie était ma motivation pour apprendre l’Elfique… bien que cela aurait été un peu gênant de lui dire en face. Mais je savais que la curiosité et l’intérêt étaient des choses puissantes qui pouvaient rendre l’apprentissage beaucoup plus efficace.

Elle était complètement détendue quand elle avait fini de boire son lait, et nous avions décidé de prendre le petit déjeuner peu après.

***

Dès que nous avions quitté l’appartement, Marie s’était un peu raidie. Bien que ses oreilles soient cachées sous son chapeau, les gens se tournèrent vers son apparence d’un autre monde. Pour couronner le tout, ces véhicules connus sous le nom de voitures qu’elle ne comprenait pas bien étaient partout dans les rues. Je commençais à me demander si elle irait bien, quand la fille avait fait un pas en avant.

« N’aie pas l’air si inquiet. Je suis une elfe qui passe du temps dans le monde des humains. Je m’en sortirai tant que tu seras ici avec moi, » déclara Marie.

« Je suis content de l’entendre. Alors, veux-tu que je tienne ta main ? » demandai-je.

Marie semblait un peu gênée, mais elle hocha la tête en réponse. Il y avait une différence de hauteur notable, mais j’avais l’impression qu’il n’y avait pas beaucoup de distance entre nous. Je sentais ses doigts minces alors que nos mains s’entremêlaient, et elle chuchota. « D’accord, allons-y. » C’était tout ce qu’il avait fallu pour que mes pas deviennent plus légers.

« Ouais, allons faire un tour et marchons le long du lit de la rivière. On pourrait y aller en voiture, mais je préfère profiter de mon jour de congé et faire une promenade avec toi, » déclarai-je.

« N’es-tu pas un beau parleur ? Tu parles toujours comme ça avec… Hmm, non, probablement pas. Tu les ferais probablement bâiller avec tes yeux d’endormi, » déclara Marie.

Mon visage avait-il vraiment l’air si somnolent ? Bien sûr, j’étais loin d’être capable de parler à n’importe qui, et j’aurais probablement l’air ridicule si j’essayais un jour. Ce serait cruel de s’attendre à de telles choses de la part d’un Japonais ordinaire comme moi.

Nous avions commencé à voir plus d’arbres en cours de route, et il faisait un peu plus sombre à l’extérieur. Nous avions continué à marcher un peu plus loin pour trouver une promenade le long du lit de la rivière et avions marché à travers le portique du parc sur le chemin de terre. Il y avait une passerelle plus récente qui était mieux entretenue, car ce côté-là était un chemin de terre aplati. Mais pour l’elfe, elle ne pouvait toujours pas tout à fait le considérer comme étant la « nature ».

« Ils ont même construit des choses sur la rivière. C’est joli, mais les esprits ici ne semblent pas très énergiques, » déclara Marie.

« La lutte contre les inondations est très importante dans cette région. Il y avait une tonne d’inondations à l’époque. J’ai entendu dire que cela se passait depuis l’époque d’Edo, alors ils travaillent dur pour garder les rivières sous contrôle depuis près de 400 ans, » déclarai-je.

Marie soupira d’un regard qui était un mélange de surprise et d’exaspération. Elle fixa de nouveau la rivière, son regard se déplaçant du haut du ruisseau vers le bas. Son visage avait l’air de voir les âmes courageuses qui avaient résisté à ces inondations dans le passé.

« Donc, tu peux aussi voir les esprits de l’eau, n’est-ce pas ? Sais-tu ce qu’ils disent en ce moment ? » demandai-je.

Je m’étais penché contre la clôture à côté de Marie et je le lui avais demandé alors que le vent froissait ses cheveux. Cependant, elle secoua la tête de côté et elle déclara. « Je n’entends pas bien leurs voix. Je pense que j’ai besoin d’interagir davantage avec eux. Je pense essayer quand j’aurai un peu de temps, mais… »

Elle s’était soudainement arrêtée pour une raison inconnue, puis elle avait regardé quelque chose devant moi. En y pensant, je m’étais retourné, puis j’avais vu quelque chose qui était courant dans le centre-ville.

Il y avait un chat qui nous regardait du pied d’un arbre. À en juger par le collier autour de son cou, ce n’était pas un chat errant. Il était probablement en train de faire une promenade matinale.

« Oh, un chat. Maintenant que j’y pense, il n’y a pas d’animaux semblables dans l’autre monde, » déclarai-je.

« Aww, si petit ! On t’appelle “chat”, n’est-ce pas ? » demanda Marie.

Le chat miaula affectueusement, puis leva les yeux ronds vers Marie. Son nez était rose pâle, et sa fourrure semblait douce et duveteuse, comme un petit poussin couvert de plumes de duvet.

« Tu es un garçon ? Quel est ton nom ? » demanda Marie.

Elle ressemblait beaucoup à l’elfe qu’elle était, car elle plissa légèrement ses yeux et chuchota à l’animal. Marie était beaucoup plus calme que la plupart des filles de mon âge, probablement parce qu’elle avait vécu plus de cent ans.

« Hehe, si mignon et minuscule. Y a-t-il beaucoup de ces chats dans le coin ? » demanda Marie.

« Ouaip. C’est le centre-ville, et une tonne de personnes ont des chats par ici. Il y a des chats vagabonds ici et là aussi, bien sûr, » répondis-je.

Marie n’avait pas remarqué parce qu’elle me regardait, mais le chat avait étiré son corps, puis avait décidé de marcher vers elle. Il s’était penché en direction de son doigt tendu et avait reniflé. Elle avait l’air un peu surprise lorsqu’elle avait réalisé ce qui se passait, puis elle s’était mise à sourire lentement.

« Ahhhh… »

« Je crois qu’il te salue. N’y touche pas encore. Les chats te diront quand ils veulent qu’on les touche, tu dois donc attendre, » déclarai-je.

Elle se tortilla un peu pendant que la fourrure du chat chatouillait sa peau, puis regarda le chat avec des étincelles dans les yeux. Je crois que j’avais entendu dire que les chats avaient tendance à aimer les gens avec un comportement calme et une petite taille. Marie était d’une carrure plus légère, alors peut-être qu’elle avait plus de chance d’être aimée d’eux.

Le chat s’était finalement déplacé pour pousser son visage contre le bout de son doigt. Marie me regarda sans mot, mais ses yeux disaient : « Eh bien ? Je peux le toucher maintenant ? » Je n’avais pas pu m’empêcher de sourire en hochant la tête en réponse.

« OK chat, je vais te toucher maintenant… Ohh, si doux…, » murmura Marie.

Alors qu’elle caressait le chat avec précaution, il pressait son visage contre elle comme pour demander plus de caresses. Elle gratta le chat entre son menton et son collier avec ses doigts minces, et pendant ce temps, il miaulait de bonheur. Son mouvement semblait devenir beaucoup plus détendu, et il avait commencé à ronronner de façon audible. La vibration causée par le ronronnement lui paraissait accablante et elle s’était penchée en arrière pour me regarder avec une grande jubilation. Je n’avais jamais vu ses yeux violets aussi ronds, et voir ses joues rosées d’excitation enfantine était presque trop mignon pour moi.

Le chat semblait se mettre à l’aise, car il s’était retourné et avait révélé son estomac à Marie. Voyant cela, son sourire joyeux s’était transformé en exaltation absolue.

« Hehe, tu aimes qu’on te frotte ici, n’est-ce pas ? Miaaaouuu, » déclara Marie.

Une elfe qui était si absorbée par les caresses d’un chat était un spectacle étrange. L’image de Marie qui miaule comme une enfant dans ma tête, c’était comme si elle voulait détruire mes joues en me faisant sourire autant.

Je ne savais pas quoi faire. J’avais tellement essayé de me contenir que je commençais à trembler.

Le chat avait finalement semblé en avoir assez, parce qu’il s’était levé et était reparti avec un dernier « miaou ». L’elfe l’avait regardé partir avec un regard déçu, et ne se replaça pas debout avant que plusieurs minutes se soient écoulées.

« Ahhhh… As-tu vu ça ? Alors, adorable ! » demanda Marie.

Ses joues étaient rouges alors qu’elle parlait d’une voix joyeuse, et elle faisait parcourir ses doigts de haut en bas de mon bras comme si elle caressait encore le chat. La sensation de chatouillement était trop forte, et j’avais finalement éclaté de rire.

« Pfffaha ! Oui, ce chat était adorable. C’était génial ! » déclarai-je.

« N’est-ce pas ? C’était incroyable ! Soupir… Je me demande si ce chat va encore jouer avec moi… Oh, revenons ici, Kazuhiho ! » déclara Marie.

Il y avait un regard de détermination sur son visage, comme si elle entreprenait une mission importante. Elle semblait fière d’avoir découvert ce lieu de rencontre avec le chat, et j’avais hoché la tête en réponse.

J’avais pris sa main, qui était maintenant plus chaude qu’avant, et j’avais décidé de continuer à marcher le long de la promenade.

***

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