Almadianos Eiyuuden – Tome 2 – Chapitre 54

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Chapitre 54

« Princesse, son estomac est-il sans fond ? »

« Je ne sais pas, je suis aussi choqué que toi ! »

Combien de vin Kurats avait-il bu ?

Il était apparemment si content du banquet que cela avait réveillé en lui son côté gourmand.

À ce moment-là, il était tout à fait capable de manger toute une vache à lui tout seul.

Siegfried et les nobles avaient fini leurs repas il y a un moment déjà, mais Kurats était toujours à table. Ils avaient tous été rendus sans voix par sa voracité démesurée.

« Vous avez bon appétit, seigneur Almadianos. »

Les muscles de la joue de Siegfried tremblaient involontairement.

Cet appétit anormal était peut-être lié à la force anormale de Kurats ?

« Je sais que c’est inesthétique, mais la viande et le vin sont trop bons. »

Kurats était devenu un noble du royaume de Jormungand que depuis très peu de temps, et il n’avait pas eu ni le temps ni le loisir de profiter des plaisirs des élites qui avaient tellement d’or qu’ils ne savaient plus quoi en faire.

En outre, Kurats avait toujours l’impression de faire partie du commun des mortels, et il n’arrivait pas à se sortir de cet état d’esprit.

« Il semblerait qu’il n’ait toujours pas atteint ses limites. Nous devrons utiliser ma solution finale ! »

« Juste pour être sûr, quelle est exactement cette solution ? »

Face à ce contretemps inattendu, Frigga et la femme de chambre communiquaient activement entre elles par le langage des signes.

Le vin vieilli était si fort qu’un homme normal deviendrait saoul après deux tasses, mais Kurats avait déjà bu l’équivalent de plus de vingt bouteilles.

Malgré tout, il ne montrait aucun signe d’ébriété. Quel genre de foie avait-il ?

Au départ, leur plan était de le saouler, de lui faire boire des aphrodisiaques en faisant semblant de s’occuper de lui et de l’emmener dans une pièce qu’elles avaient préparée pour l’occasion.

« Oublions la méthode de le saouler, c’est inutile ! Il va falloir d’abord lui faire perdre connaissance ! »

« Mais je ne pense pas que cela fonctionnera sur Kurats… »

« Bien sûr que ça va marcher ! J’ai préparé un médicament appelé le “Tueur d’éléphants”. Une dose de ce produit peut endormir un éléphant ! »

Le nom de la drogue semblait indiquer qu’elle était destinée à mettre les éléphants dans une forme plutôt permanente de « sommeil ».

« Est-ce que ça ira vraiment ? Je ne pense pas que Kurats soit heureux quand il se réveillera. »

Frigga avait des sueurs froides sur le front. Elle ne pouvait s’empêcher d’être nerveuse.

Cependant, elle ne pouvait pas non plus renoncer à une belle prise comme Kurats.

« Que Dieu me vienne en aide ! »

Tout en échangeant des regards avec la bonne, Frigga offrit à Kurats une tasse de vin mélangé à la drogue soporifique tueuse d’éléphant.

« Vous êtes très résistant, monsieur. Essayez donc ça. C’est un vin fort, spécialement préparé. N’importe quoi d’autre ne serait pas satisfaisant pour vous, n’est-ce pas ? »

« J’étais plutôt satisfait de ce que j’avais… »

Kurats ne voulait pas particulièrement boire d’alcool fort.

La seule raison pour laquelle il avait continué à boire une tasse après l’autre était le fait que le vin avait un goût délicieux.

« Oh, n’aimez-vous pas les boissons fortes ? C’est étrange. Je veux dire, je suis personnellement connu pour être un gros buveur… »

Hans était intervenu dans la conversation, et il paya immédiatement sa capacité à casser l’ambiance.

Frigga le frappa à la mâchoire plus vite que l’œil ne pouvait le voir.

Comme une marionnette qui avait perdu ses ficelles, Hans plongea la tête la première sur la table.

Le coup de poing avait secoué son cerveau à grande vitesse et lui avait enlevé sa conscience. C’était un petit crochet très artistique.

« Est-ce que ça va ? On dirait que vous ne tenez pas tellement l’alcool. Et vous prétendez être un gros buveur. »

« Emmenez le comte Bartels dans une chambre d’amis ! Anna, Methuselah, portez-le sur vos épaules ! »

« Oui ! »

Le groupe de servantes, qui brûlaient du même désir de satisfaire le premier amour de Frigga, était tout des camarades qui avaient l’habitude de regarder ensemble la virilité masculine des chevaliers.

Ces filles partageaient la même « inclinaison spéciale », et un fort sentiment de solidarité, qui les avaient amenées à jurer leur loyauté inconditionnelle à la princesse Frigga. Après tout, c’était Frigga qui leur avait ouvert la porte d’un tout nouveau monde, mais pas volontairement.

Mais en fait, elles avaient une motivation de plus pour accepter cela.

Bien qu’il ne correspondait pas aux penchants des servantes, Hans était quand même membre de l’ordre des chevaliers, ce qui faisait de lui un beau parti pour elles.

Elles avaient pu sentir tout son corps pendant qu’elles le portaient et l’emmenaient hors de la salle de banquet.

C’était un spectacle désolant.

« Tiens, essaie, s’il te plaît. »

Frigga offrit le verre avec un grand sourire, mais comme on pouvait s’y attendre, Kurats avait pu sentir que quelque chose n’allait pas.

Elle n’était clairement pas comme d’habitude.

« Mais le vin que je buvais était super, je n’ai pas vraiment envie de… »

Avant que Kurats ne puisse dire autre chose, Frigga poussa le verre à sa bouche.

« Celui-ci est délicieux, vraiment délicieux ! »

« Ah, bien sûr. »

{Est-ce vraiment bon ? J’ai un mauvais pressentiment à ce sujet…}

Je vois ce que tu veux dire, mais je ne pense pas que Frigga me ferait du mal après tout ce temps.

« Eh bien, santé. »

Au moment où la boisson était entrée dans la bouche de Kurats, une forte amertume lui poignarda la langue.

Au goût amer s’ajoutait une odeur affreuse qui lui donnait l’impression de boire de l’alcool à moitié fermenté et très bon marché.

C’était si mauvais qu’il failli cracher le tout.

En même temps, il ressentait une sensation de picotement qui engourdissait sa langue à partir de la pointe, comme s’il avait mangé quelque chose de très épicé.

« H-huh.... ? »

En un clin d’œil, l’engourdissement se propagea de sa langue à sa gorge, puis à ses membres, jusqu’à ce que tout son corps ne sente plus rien.

{Je t’ai dit que quelque chose n’allait pas…}

La voix de Bernst résonnait très loin dans les oreilles de Kurats alors que sa conscience tombait dans l’obscurité.

« … bon sang… »

Frigga fit une petite pose triomphante, et partagea un regard avec toutes les bonnes, un regard de camarades qui avaient réussi ensemble.

« Nous vous laissons le reste, Votre Altesse ! »

« Merci de votre coopération ! Je ferai de mon mieux ! »

Les servantes commencèrent à bouger de façon coordonnée, comme si elles savaient ce qu’elles avaient à faire.

« Emmenez monsieur Almadianos dans cette chambre. Il est peut-être tombé malade à cause de l’alcool, alors traitez-le avec beaucoup de soin. »

« Laissez-nous faire. »

 

Kurats était tenu des deux côtés par deux grandes servantes dont la taille dépassait 180 cm.

Toute la scène ressemblait à un enlèvement organisé, avec chaque étape soigneusement réfléchie.

Siegfried sentit un frisson dans son dos alors qu’il demandait timidement à sa jeune sœur ce qu’il en était de la situation.

« Est-ce que le Seigneur Almadianos va bien ? »

Frigga lui sourit en réponse, avec les yeux d’un prédateur. Siegfried n’avait jamais vu ce genre d’expression sur elle avant.

« Bien sûr qu’il va bien, il n’y a pas de problème. Absolument aucun. »

Les servantes emmenèrent Kurats dans une chambre VIP, située plus loin en arrière des chambres d’hôtes.

Les chambres VIP avaient été créées pour des invités d’honneur, mais elles n’étaient pas particulièrement différentes des chambres habituelles, sauf qu’elles étaient insonorisées par magie. Cette insonorisation avait été ajoutée pour que les invités d’honneur puissent garder leurs conversations privées s’ils le voulaient, ou pour qu’ils puissent garder leur intimité avec leurs amants.

« Maintenant, Seigneur Almadianos, détendez-vous, s’il vous plaît. »

La bonne avait l’air de s’amuser pendant qu’elle s’allongeait sur le lit de la chambre VIP.

Elle enleva ensuite habilement sa chemise.

Alors qu’on découvrait son magnifique corps bâti comme de l’acier, la servante poussa un cri aigu. Elle ne pouvait pas détourner le regard de ses muscles abdominaux bien ciselés.

Bien qu’il ait perdu connaissance, elle avait l’impression qu’il serait capable de repousser n’importe quelle lame en utilisant uniquement l’élasticité de sa peau.

Mais malgré cette musculature, sa peau était encore jeune, ce qui le rendait d’autant plus attirant pour la bonne, qui en avalait sa salive.

Elle n’avait jamais vu une viande, ou plutôt, un corps au charme si viril auparavant.

Que dois-je faire ensuite ?

Elle échangea des regards avec l’autre servante qui avait transporté Kurats ici avec elle, et elles hochèrent la tête l’une vers l’autre.

C’était une occasion unique.

Il était impossible pour la femme de chambre de s’opposer à sa quête incessante du rêve ultime de déchiffrer la beauté des hommes.

Gulp.

Ses battements de cœur résonnaient fort dans ses oreilles.

Sa main se dirigea vers le bas-ventre captivant de Kurats, avant d’aller chercher le trésor caché là-dessous.

Après avoir été forcée pendant des années à mener une vie quelque peu abstinente dans le château, elle s’était résolument tournée vers la fermeture éclair des Kurats.

« Je vais le faire ! »

Mais avant qu’elle n’ait pu poser ses yeux ardents sur la vue qu’elle cherchait, elle vit un éclair de lumière.

« Tu vas faire quoi exactement ?! »

Le poing de Frigga atterrit sur la tête de la bonne comme un éclair explosif.

On pouvait se demander si Frigga avait le droit de la réprimander puisqu’elle avait l’intention d’arracher la chasteté de Kurats en quelques minutes.

Quoi qu’il en soit, la servante s’évanouit en se tenant la tête, et finit par être emmenée hors de la pièce sous les ordres d’Uld.

« Bonne chance ! »

Uld leva un dernier pouce et Frigga leva à nouveau le pouce en réponse. Elle était déterminée à aller jusqu’au bout.

Il semblerait que le nom de la drogue « tueuse d’éléphants » n’était pas exagéré.

Kurats dormait comme une bûche sous le regard de Frigga, qui était tout aussi excitée que la bonne tout à l’heure.

Ses gros muscles pectoraux, semblables à ceux d’un rocher, étaient bien visibles.

Qu’est-ce que l’on ressent quand on est étreinte par lui ?

Juste l’imaginer ça faisait battre son cœur intensément.

Par la suite, ses yeux descendirent lentement sur le corps de Kurats jusqu’à ce qu’ils se verrouillent sur la région qui était couverte par son pantalon maintenant à moitié enlevé, qui avait fait place à son sous-vêtement.

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Un commentaire

  1. Mais que fait la police !?! 😈 Appelé la brigade des moeurs !

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