100 en Chance et une Compétence en Domptage de Dragons – Tome 3 – Chapitre 57 – Partie 2

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Chapitre 57 : Duel

Partie 2

Les yeux des spectateurs étaient concentrés sur mon équipement. Leur fabrication exceptionnelle et leur apparence élégante avaient attiré leur attention et ils avaient compris d’un simple coup d’œil qu’aucun forgeron ordinaire ne pouvait créer quelque chose comme ceci. Si je devais donner le niveau exact de compétences requis pour les fabriquer, alors un forgeron qui devrait être de niveau divin serait le minimum recommandé pour fabriquer chaque plaque, et au moins un légendaire de confiance pour les enchantements. Pour tout assembler, c’était une autre affaire.

Le temps nécessaire pour les créer n’était pas une blague, c’est pourquoi j’avais la certitude que même sans les activer à pleine puissance, je pouvais facilement encaisser un coup de Draejan.

Pendant ce temps, l’armure de mon adversaire était une lourde armure typique de chevalier recouverte de plaques de métal et utilisant une cotte de mailles en dessous, mais qui manquait de l’éclat d’une armure décorative. Les couleurs principales étaient le marron, le noir et le rouge. Ils étaient censés mieux le cacher parmi ses soldats, mais, en même temps, leur faire savoir qu’il était un général. La peinture était matte, évitant ainsi le lustre métallique réfléchissant que l’on retrouve couramment sur les armures décoratives en or et en argent. Laisser son adversaire savoir où l’on était n’était pas forcément la meilleure idée qui soit. Dans mon cas, cependant, je pouvais le cacher avec un sort si besoin ou verser un pot de boue sur moi, mais en général, je voulais que l’ennemi connaisse ma position. Mon plan était d’agir comme un tank ou une diversion pour les forces pendant que les soldats en bas s’occuperaient du reste. En d’autres termes, j’étais un combattant d’avant-garde. Se moquer de l’ennemi était un plus pour moi.

En regardant son armure, j’avais remarqué que le niveau requis pour la fabriquer n’était pas si terrible. Je pourrais en faire des milliers de copies identiques sans problème. Il n’y avait aucune partie complexe ou d’accessoires détaillés dessus. C’était simple, mais en le faisant ainsi, les artisans n’atteignaient pas le potentiel maximal de l’armure. Un enchanteur pouvait faire beaucoup de choses s’il avait les compétences.

Quant à son arme, elle ressemblait à une simple épée longue destinée à un guerrier humain, mais ce dragon la tenait à une main. Pour être honnête, il avait l'air de mieux porter l’épée que moi avec Enfer et Paradis. Je ressemblais en quelque sorte à l’un de ces nains portant une énorme arme pour une chasse au dragon.

Eh bien, j’avais aussi des lames courtes pour les petits couloirs ou les endroits étroits, mais c’était une autre histoire.

En termes d’enchantements et de magies utilisées dessus, j’avais envie d’utiliser Identificus Processus Juridicus, mais j’avais trouvé que cela serait injuste. En outre, le duel n’avait pas encore commencé et, quel que soit le sort que je jetterai, ce serait considéré comme un acte criminel.

« Êtes-vous tous deux prêts ? » Demanda le roi en regardant chacun de nous.

J’avais regardé Draejan dans les yeux et avais répondu « Je le suis, » puis j’avais mis mon casque.

Un clic avait été entendu, car il était verrouillé et les enchantements activés.

« Je le suis, Votre Majesté. » Répondit Draejan en hochant la tête. Il plaça également son casque.

En ce qui concerne cette partie de l’armure, celle de Draejan avait été construite sur mesure pour également protéger ses cornes, ce qui lui donnait un aspect plutôt étrange. D’autre part, comme je n’avais pas de cornes, le mien avait l’aspect habituel d’un casque. Une fois que je me transformais en demi-bête, cela changerait de forme pour permettre à mes cornes de sortir. Leur protection était facultative dans mon cas, une seule activation par enchantement enverrait de minces plaques de mon casque pour les recouvrir.

« Alors, par ordre du roi, je vous ordonne à tous deux d’avoir un duel juste ! Que personne ne meure par la lame de l’autre ! Qu’il soit victorieux en assommant son adversaire ou en le faisant sortir du terrain ! Ainsi, moi, le roi, l’ordonne ! Commencez ! » Ordonna Feryumstark d’une voix forte et claire, remplie de l’autorité sévère de l’un des membres de la royauté.

Ainsi, le duel commence ! pensais-je.

Le premier à attaquer était Draejan. Dégainant son épée, il s’avança et se précipita en utilisant une technique que j’aurais précédemment confondue avec Flash, car il donnait l’impression de s’être téléporté en une fraction de seconde. Néanmoins, si je n’étais pas aussi puissant que je le suis maintenant, je n’aurais pas remarqué le fait qu’il s’était simplement déplacé avec une magie de vitesse plutôt que de téléportation. Un individu assez rapide aurait facilement pu éviter l’une de ses attaques, mais je ne l’avais pas fait.

J’avais laissé le coup toucher mon armure pour tester mon endurance.

On avait alors pu entendre un fort bruit de métal à l’impact, puis la lame avait rebondi comme si elle avait été repoussée par un sort. Draejan changea rapidement de direction et battit en retraite. S’il ne tenait pas fermement le manche de son épée, il l’aurait peut-être lâchée. Le recul était très puissant.

Mon armure était destinée au combat contre des boss ayant des forces égales à celle de dragons de niveau 1000. Leurs coups étaient des cauchemars pouvant détruire des pierres enchantées avec Durabilité et envoyer des guerriers robustes dans un vol plané.

Cela m’avait rappelé que lorsque j’étais à peine au niveau 678, j’avais rencontré une telle bête pour la première fois. Je ne faisais même pas attention lorsque j’avais reçu la première attaque à distance. Cela m’avait littéralement envoyé à plusieurs dizaines de mètres et avait détruit une grande partie de mon armure. Seule ma robustesse accordée par les compétences passives et les statistiques m’avait permis de survivre. Sinon, j’aurais rencontré ma fin là. Heureusement, chanceuse était une bonne façon d’appeler ma survie.

Puis vint la bataille avec la bête ayant un long cou. Cette Tortue Dragon crachait des rayons de lumière de sa bouche et avait une aura gelant et ralentissant quiconque s’approchait. Cet ennemi faisait croire qu’il fallait le combattre à longue distance, mais il créait un bouclier de vent dans la limite de son aura. Cela ferait croire à tout aventurier que seul un barrage de tirs soutenus à longue portée pourrait permettre de gagner contre ce monstre.

Heureusement, je n’avais pas pensé à utiliser des attaques à longue portée. Si je l’avais fait, j’aurais simplement gaspillé ma magie et la Tortue Dragon aurait continué à cracher ces rayons de lumières ridiculement précis. La raison était sa barrière même. Elle était ridiculement puissante, mais ce qu’un aventurier ordinaire n’aurait pas pris en compte était le fait que cette bête avait une précision moindre dans la portée de sa barrière, et les faisceaux ne faisaient pas autant de dégâts.

Donc, ce que j’avais fait était de me précipiter vers elle avec ma toute première épée longue que j’avais enchantée et j’avais espéré lui trancher le cou avant qu’elle ne me morde. La lenteur, le froid et le vent gênaient sérieusement, mais la bête avait du mal à m’attaquer. C’était comme se déplacer dans un blizzard glacial aveuglant. En raison de sa propre barrière, elle avait également eu du mal à me trouver. C’est la raison pour laquelle la plupart de ses attaques rataient leur cible et était esquivé au dernier moment.

Après les quelques premières attaques, elle était devenue furieuse et avait retiré sa barrière, d’autant plus qu’elle n’avait pas détecté d’attaques à distance. C’est alors que la précision de la tortue dragon avait augmenté et que je devais esquivé en sautillant comme un lapin. Finalement, je m’étais suffisamment rapproché pour déclencher un Millier de Frappes à la base de son cou. J’avais réussi à la toucher et la tuer.

Pour dire vrai, j’avais été extrêmement chanceux dans ce combat. Plus tard, quand j’avais rencontré le même type de monstre, j’avais tenté un barrage à longue distance. Le combat avait duré plus de deux heures, jusqu’à ce que sa barrière disparaisse enfin et qu’un coup la frappe. L’autre monstre que j’avais attaqué au corps à corps avait été tué en cinq minutes.

Après avoir fait face aux attaques de Tortue Dragon et après avoir brisé mon armure d’un coup à plusieurs reprises, j’avais décidé de changer le type d’enchantement se trouvant dessus. D’un type de protection ordinaire, j’étais passé à un type de dispersion et d’absorption. Ce que ça faisait en réalité, c’était de disperser l’énergie d’une attaque physique ou magique autour de l’armure, puis de la réabsorber en magie pure et de la concentrer sur d’autres enchantements.

De plus, il m’avait fallu beaucoup de temps pour comprendre comment faire cela et encore plus pour me souvenir que les attaques physiques avaient quelque chose appeler de l’énergie cinétique. Sans cela, les coups devenaient inoffensifs. Se souvenir du nom avait également été difficile… Je l’appelais au début : énergie physique.

Eh bien, toutes mes expériences dans la forêt Seculiar m’avaient amené à me créer une armure de combat scandaleuse et une paire d’épées l’étant tout autant. Je ne les utilisais que pour combattre des boss ou affronter des nids entiers de monstres. Ce n’était pas un problème de durabilité, mais plutôt le fait qu’elles étaient un peu trop fortes contre des ennemis normaux.

Actuellement, Draejan n’était même pas quelqu’un contre qui je voulais me battre avec Enfer et Paradis, mais c’était nécessaire… cette bataille était une revanche, et il devait être conscient de mes prouesses.

Il baissa les yeux vers son bras tremblant. Le recul était quelque chose.

Je lui avais alors fait un sourire narquois et lui avais dit : « De penser que tu ne pourrais même pas me frapper correctement… est-ce que je t’ai surestimé ? » Lui avais-je demandé.

Bien sûr que non. Je savais très bien à quel niveau le placer. J’avais compris sa puissance dès notre premier duel. Sans quelque chose de similaire à Dompteur de Dragon, il lui était impossible de faire des progrès remarquables comme tous mes amis. Je pouvais déjà dire que le précédant Iolaus n’était rien de plus qu’une ombre comparée à maintenant.

« Ridicule ! » avait-il affirmé.

Cela ne visait pas mes mots, mais la réaction après avoir frappé mon armure.

À vrai dire, avec ce genre d’attaque pathétique, il était impossible d'égratigner mon armure, peu importe le nombre de fois où il essaierait. Seule une force capable de dépasser le recul pourrait avoir une chance d’aller au-delà de la capacité de dispersion de l’armure.

Levant la main, il chanta rapidement puis cria le nom de son sort : Épée de Tonnerre. Il s’agissait d’un pic de glace chargé avec assez d’électricité pour devenir du plasma, mais la magie lui donnait l’apparence d’un pic de glace. Pourtant, ce n’était qu’une apparence.

J’avais soulevé Pardis et donné un coup. La glace avait été coupée en deux et l’eau électrifiée à l’intérieur m’est tombée dessus. L’électricité avait été relâchée et si n’importe qui d’autre l’avait reçu, il aurait été temporairement paralysé ou assommé. Cependant, ce n’était pas mon cas. Je faisais simplement semblant de ne pas pouvoir bouger.

Voyant cela, Draejan se précipita et tenta de m’empaler avec son épée.

Lâchant Enfer, j’avais saisi sa lame avec ma main protégée de gants et bloquais son coup.

« I-impossible ! » déclara-t-il.

Levant la tête, je le regardai dans les yeux et souris.

CRACK !

La lame de mon ennemi s’était alors brisée.

« Hm ? Ai-je utilisé trop de force ? » demandai-je en regardant les bouts d’épées dans ma main.

À la place de faire ça, le métal ne devrait pas plutôt se plier ?

Peut-être qu’il a été mal forgé ? Je me demandais.

J’avais laissé tomber les morceaux.

C’était pathétique de le regarder comme ça, alors j’avais récupéré une épée de ma bague.

« Prends-là. C’est un prêt. » Je lui avais dit ça en lui jetant l’épée.

Cette épée s’appelait Épée produite en série 17. Contrairement aux épées utilisées par la majorité des soldats autour de nous, celle-ci avait des enchantements plus sérieux. En général, le nombre indiquait également le type d’ennemis qu’elle pouvait gérer, du plus faible (1) au plus puissant, qui était actuellement 35. Le premier était capable de gérer les monstres de niveau 100 dans la forêt de Seculiar, tandis que les 35 étaient destinées aux boss les plus dangereux qui pouvaient apparaître de temps en temps.

Pourquoi avais-je donné à Draejan une 17 et non une 35 ? Eh bien, parce que l’épée que je venais de détruire était tout au plus comparable à une de la série 8. En d’autres termes, je lui avais donné une épée bien meilleure.

« Je n’ai pas besoin de ta pitié ou de tes épées ! J’en ai une meilleure ! » répliqua-t-il en me renvoyant l’épée.

Il avait sorti de sa bague, une autre épée, mais comparé à la mienne, celle-ci était à peine une 9. C’était en effet meilleur que la précédente, mais pas de beaucoup. En réalité, la 17 pouvait facilement la couper en deux.

« Comme tu veux. » Je haussai les épaules et avais repris l’épée.

En regardant à ma gauche, je l’avais jeté à Brekkar.

« Amuse-toi bien avec. » Je lui avais déclaré cela.

Le dragon l’attrapa en l’air, mais dès que ses yeux se posèrent dessus, son regard devint sérieux.

« Je le ferai, » répondit-il.

Le dragon était assez vieux et intelligent pour reconnaître une bonne épée. Même Seryanna, Kataryna et le roi l’examinaient sérieusement. Iolaus était confus, mais il réalisa que c’était un objet impressionnant, tandis que Kléo et la princesse Elleyzabelle ne comprenaient pas pourquoi il en était ainsi.

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8 commentaires

  1. Merci pour le chapitre !

  2. merci pour le chapitre, mais... [cris de souffrance!!!] (imaginez le comme vous voulez) une semaine encore à attendre pour la suite, quel monde cruel!!! hâte de lire la suite en tout cas.

  3. Merci pour le chapitre.....[Sniff..snifff]
    Je veux la suite ......

  4. Merci pour les chapitres.

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