100 en Chance et une Compétence en Domptage de Dragons – Tome 2 – Chapitre 26

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Chapitre 26 : Pertiko et les paladins

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Chapitre 26 : Pertiko et les paladins

Partie 1

***Point de vue de Seryanna***

Avec la lumière qui effleurait ma peau, j’ouvris les yeux et jetais mon regard sur l’humain endormi me tenant dans ses bras. Un sourire apparut sur mes lèvres quand je m’approchai de lui, et il resserra son étreinte autour de moi. Si j’avais eu une queue, alors je l’aurais enroulée autour de lui, mais je ne pouvais le faire. Je ne pouvais que jouer avec ses cheveux.

Alkelios dormait paisiblement, et je me sentais étrangement détendue et heureuse de me réveiller ainsi, dans ses bras. Il y avait un petit battement dans mon cœur, et je ne pouvais arrêter de sourire. Ce genre de sentiment était une première pour moi, et j’aimais ça ! Je voulais me réveiller comme ça tous les jours pour le reste de ma vie !

Mais il est humain… Alors peut-être seulement 60 ans au mieux ? pensais-je en lui faisant un baiser sur le front.

***Point de vue d’Alkelios***

Je m’étais réveillé au doux parfum de ma dragonne rousse. Je la serrais dans mes bras, enfouissant ma tête dans sa poitrine. Elle ne me repoussait même pas, ce qui signifiait qu’hier, n'était ni un rêve ni une illusion.. C’était vraiment arrivé. Ainsi, je m’étais confessé et elle aussi l’avait fait. Nous étions devenus un couple, et maintenant je la tenais dans mes bras.

Notre relation était encore au balbutiement, donc je ne cherchais pas à me précipiter en sautant trop rapidement le pas, bien que mes pensées s’orientaient déjà dans cette direction. Je ne pouvais rien y faire, elle était belle, et j’étais attiré par plus que ses captivants yeux bruns et ses cheveux roux. J’étais un homme, même si je n’avais que 18 ans.

Quand j’avais ouvert mes yeux, j’avais vu ses lèvres, et je m’étais déplacé pour les capturer. Le baiser était doux et simple, mais son gémissement était mignon. Je l’avais à nouveau embrassé. Ma main droite s’était déplacée lentement sur son dos, alors que mes doigts étaient à la recherche de ses écailles sensibles.

« Hm ? » Une certaine dragonne me regardait avec un grand sourire.

Avant que j’aie eu la chance de bouger à nouveau, j’avais vu Kataryna qui nous regardait comme une spectatrice d’un film.

« Hehehe… Bonjour, » avais-je dit avec un sourire maladroit.

« Bonjour, Alkelios. S’il vous plaît, n’arrêtez pas à cause de moi, ça devenait intéressant, » déclara-elle.

« Bonjour..., » avait dit Seryanna alors que son visage était rouge d’embarras.

« Mais euh ! Tu as tout gâché ! » Kléo avait pincé la dragonne aux écailles argentées sur la joue.

« Aïe ! Arrête ! » Elle avait tapé la main de Kléo.

« Qu’est-ce que vous faites toutes les deux ? » avait demandé Seryanna en les fixant.

« Rien, grande sœur ! Rien du tout ! » Kléo avait souri en reculant.

« Nous regardions les deux tourtereaux. »

J’avais eu le sentiment que Kataryna utilisait ses points de compétences dans sa brusquerie plutôt que dans la subtilité.

« Jalouse ? » avait demandé la rouquine avec un sourire.

« Nope ! J’attends juste le bon moment pour agir, » elle avait secoué la tête puis elle avait reculé.

« Nous serons en bas. Ne cassez pas le lit ! » Kléo avait crié alors qu’elle sortait de la chambre.

Après que les deux soient parties, nous avions tous deux poussé un soupir.

« Désolée..., » avait dit Seryanna.

« Pour ? » avais-je demandé en la tirant dans mon étreinte.

« Ma sœur est une teigne… Elle n’a pas toujours été comme ça..., » elle regarda au loin.

« Quelque chose lui est arrivé, n’est-ce pas ? » avais-je demandé.

« Oui, mais n’oublions pas que…, ne devrions-nous pas nous… changer ? » avait-elle demandé en baissant les yeux en raison de la gêne.

Seryanna était vêtue d’une chemise de nuit plutôt sexy. Elle couvrait tout, mais ne cachait en rien ses formes sensuelles. J’avais regardé vers le bas puis souri. Avec une main autour de sa taille, je la tirais vers moi et lui fit un gros baiser.

« Laissons-les attendre un peu, d’ailleurs, j’aime réellement être proche de toi et te tenir sans craindre d’être envoyé au sol, » avais-je ri.

« Moi aussi..., » répondit-elle en rougissant et puis m’embrassant.

Un peu plus tard, après que nous ayons eu notre petit-déjeuner, nous avions emballé nos affaires et avions quitté la ville de Dertan. Avec un ciel clair au-dessus de nous, il semblait presque que le seul but de la pluie était de garder en place Seryanna jusqu’à ce que nous la rejoignons. Mes 100 de chances devaient être à blâmer, et je m’étais sincèrement excusé intérieurement à toute personne ayant eu toute sorte de malchance durant cette période.

Étonnamment, quand j’avais suggéré d’utiliser ma compétence Coq Rapide et invoquer Gragh’jaggar pour nous emmener à la ville voisine, les trois dragonnes avaient refusé. Franchement, je ne voyais pas ce qui clochait avec cette monture. Elle appartenait à l’espèce de Coq royal, et nous avions tous eu du bon temps en le montant.

L’alternative à cette monture était le khosinni. Nous en avons donc loué deux. L’un était pour Seryanna et moi, l’autre pour Kataryna et Kléo. Les bêtes étaient assez grandes pour transporter nos sacs, mais l’un d’entre nous avait une « bourse » donc nous n’avions pas besoin de khosinni pour porter nos sacs.

Six heures plus tard, nous nous étions arrêtés pour laisser les khosinnis se reposer, et nous avions mangé. Il n’y avait aucune raison d’allumer un feu, car nous ne prévoyons pas de cuire ou rôtir de la viande. Nous avions du fromage, des légumes et des saucisses fumées. C’était plus que suffisant pour remplir nos ventres jusqu’à ce que nous arrivions à Pertiko.

Deux heures plus tard, nous avions emballé nos affaires et avions continué notre voyage. À notre vitesse actuelle, nous arriverions dans le village à la tombée de la nuit, il n’y avait absolument aucune raison pour nous de camper dans des plaines.

D’un point de vue technique, il nous aurait fallu au moins deux jours avec des chevaux normaux. Pour être honnête, si nous y étions allés à pied, il nous aurait fallu plus que trois ou quatre jours.

Les montures sur ce continent étaient rapides et puissantes, mais étant donné que je n’avais pas la chance de visiter les autres continents, je ne pouvais que présumer qu’elles étaient l’une des meilleures montures. De toute façon, je n’avais pas le droit de me plaindre parce que Seryanna guidait le khosinni, et j’étais assis derrière, en admirant le paysage.

Dertan et Pertiko étaient tous deux situés dans les plaines Elmendyar, qui étaient aussi grandes si ce n’est pas plus que Bărăgan. C’était magnifique, mais probablement entretenu par les dragons. Jusqu’ici, je n’avais vu aucun champ de maïs et autres, pour ce que je pouvais voir, il n’y avait pas de hautes herbes. Avec assez de temps, les dragons pourraient probablement faire disparaître les monstres ici et commencer à cultiver cette plaine.

En regardant le ciel, j’avais pu voir quelques nuages sombres se rassemblant devant nous, mais il n’y avait pas encore l’odeur de pluie. Peut-être que c’était les restes de la tempête d’hier ? Quoi qu’il en soit, nous arriverions au village avant de nous retrouver trempés par la pluie.

« Je peux voir le village ! » avait annoncé Kataryna, qui se trouvait environ dix mètres devant nous.

« Euh… est-ce censé être en feu ? » avais-je demandé en regardant à l’horizon.

« Non, mais j’espère que ce n’est pas un raid de bandit, » avait déclaré Seryanna.

« Peut-être que quelqu’un a essayé de faire cuire quelque chose et a incendié sa maison ? » haussai-je les épaules.

« Pour autant que je sache, je doute qu’il soit possible que quelqu’un ne connaisse pas au moins un sort d’eau. Non, ce feu a été laissé sans contrôle, » déclara Seryanna en hochant la tête.

Elle avait raison. Dans une société fondée sur la magie avec des individus jouant avec une boule de feu dans la rue, il était impossible pour une telle personne de ne pas savoir éteindre un feu. Même s’ils n’étaient pas spécialisés dans les sorts d’eau, ils pourraient juste déverser de la terre dessus et l’éteindre. Oui, ç’aurait été sale, mais également une bonne alternative.

Si je me souviens bien, l’eau n’est pas la meilleure chose à utiliser pour éteindre un feu, car elle s’évapore et se transforme en hydrogène et oxygène, fondamentalement du carburant. Quelque chose avec une consistance gélatineuse serait mieux. Du moins, c’était ce que disaient certains articles sur internet, pensais-je en me souvenant quand ils essayaient d’éteindre l’incendie du manoir de Brekkar.

À l’époque, ils avaient utilisé des sorts qui empêchaient l’eau de s’évaporer facilement. Cette eau y resterait jusqu’à ce que les flammes se soient éteintes. Au moins, certains d’entre eux l’avaient fait, les autres versaient juste de l’eau et en essayant de faire au mieux. J’aurais utilisé du sable.

En regardant de loin, le village de Pertiko était plutôt petit, couvrant seulement un quart de Dertan et peut-être la moitié de Tomeron. Le plus grand bâtiment était probablement le temple, et ce village n’avait probablement pas de hall de guilde. En parlant de ça, j’étais déterminé à m’inscrire en tant qu’aventurier dès que j’aurais atteint la capitale. Mon seul problème était de savoir si ou non le fait que je sois humain soit révélé. Finir entouré par une foule de dragons en colère n’était pas mon idée d’un accueil confortable.

Je m’attendais à avoir un mur entourant le village, mais il n’y avait pas de telles choses. Au mieux, seulement quelques maisons avaient une grande clôture autour, mais c’est tout. Peut-être que les monstres ici étaient plus faibles que ceux de la forêt ? Tomeron était assez proche de la forêt Seculiar, qui était considérée comme dangereuse, même par une certaine entité Divine.

Quelques minutes plus tard, nous étions arrivés à l’entrée. Deux gardes nous avaient accueillis avec leurs lances pointées sur nous. Ils portaient des armures de cuirs épais, une défense assez simple par rapport à l’armure de Seryanna. En ce qui concernait leurs apparences, l’un d’eux avait des écailles bleues, l’autre verte et tous deux étaient sous forme hybride, mais avec un visage humain au lieu de dragon.

« Halte ! Ordre des paladins, nul ne peut entrer ! » avait crié l’un d’eux.

Lorsqu’elle avait entendu le nom, Kléo dévisagea le garde, mais n’avait rien dit. C’était Kataryna qui avait parlé.

« Le quoi de qui maintenant ? » demanda-t-elle, en plissant ses sourcils.

« Les paladins ? Que font-ils ici ? » avait demandé Seryanna en approchant son Khosinni, sans tenir compte de la confusion de la dragonne aux écailles argentées.

« Je n’ai pas le pouvoir de répondre à cette question ! » avait déclaré le garde.

Seryanna poussa un soupir. Puis elle s’était frotté le front avec deux doigts comme pour souligner sa non-envie de discuter avec des gens comme lui.

Ça pourrait être amusant ! Rigolais-je intérieurement.

« Je suis Seryanna Draketerus, une chevalière royale. Si tu penses avoir une autorité supérieure à la mienne, alors dis-le que j’aille informer Son Altesse, la troisième princesse du royaume dragon Albeyater, Elleyzabelle Sojourn Seyendraugher, » déclara la rouquine.

Les deux gardes s’étaient regardés. Ils n’avaient certainement pas une telle autorité et même oser affirmer le contraire pourrait lui accorder le droit de les traiter comme elle l’entendait. Si je savais cela, alors ils le savaient certainement.

« Le village de Pertiko a récemment fait face à un afflux de zombies venant du donjon voisin. Les Paladins ont été envoyés par le temple de la lumière pour se débarrasser d’eux et empêcher le nombre de victimes d’augmenter. Nous sommes amenés à supposer que cela pourrait être l’œuvre d’un nécromancien récemment éveillé. Jusqu’ici, il y a eu six morts, y compris l’aîné du village et son fils cadet. Les paladins nous ont ordonné d’empêcher quiconque d’entrer ou de quitter le village jusqu’à ce qu’ils puissent déterminer qui est le coupable, » avait rapporté le garde.

Mes yeux étincelaient en entendant parler de zombies et donjons, mais ils s’étaient plissés en entendant que cela pouvait être dû à un dragon-nécromancien. Alors qu’il était intéressant de savoir que je pouvais aller dans des donjons dans ce monde, affronter quelqu’un comme Kléo me faisait me demander quelle était la relation entre toutes les « classes » de ce monde.

Par le passé, j’avais joué à de nombreux jeux où les nécromanciens étaient considérés comme les méchants, mais jouaient le rôle d’une bonne personne. C’était un point de vue plutôt étrange, mais je me souvenais que les paladins étaient leur ennemi mortel. Je n’aurais pas été surpris que ce soit le cas chez les dragons aussi. Le seul problème était que dans mes jeux, les paladins humains avaient une grande notoriété.

Cela me fait penser à ce MMO où si vous aviez un duel entre deux paladins spécialisés en soin, le match serait le plus long de l’histoire. Frapper, frapper, soigner, soigner. Se répétant. Le pire de tout, ils pouvaient se soigner instantanément lorsqu’ils tombaient sous les 20 % de points de vies. Leur permettant de se remettre à 100 %. Eh bien, n’importe quelle autre classe de soin était similaire, mais le paladin avait des boucliers et autres bluffs défensifs qui réduisaient les dégâts entrants sous la valeur de guérison. Pensais-je.

Sur la même note, la haute défense des paladins était aussi sa faiblesse, car la classe abandonnait la possibilité de produire des dégâts massifs. Si la même chose s’appliquait à ces paladins, tout ce que nous devions faire était de leur faire plus de dégâts qu’ils ne pouvaient se soigner.

***

Partie 2

« Peut-être que nous devrions faire un détour ? » Demanda tout à coup Kléo.

En y repensant, j’avais vu qu’elle était inquiète à l’idée de rencontrer ces paladins. Comme elle était une nécromancienne, il était fort probable qu’ils la voyaient comme ses ennemis.

Seryanna la regarda pendant un moment, puis elle laissa échapper un soupir. « Bien sûr… nous ferons un détour. »

« Merci..., » répondit la dragonne aux écailles noires.

Kataryna n’avait rien dit, et je n’avais pas eu l’impression que j’avais le droit de donner mon opinion. Pour ma part, je voulais voir ces soi-disant paladins, mais pas si cela signifiait de jeter Kléo sur leurs épées, sans blague perverties.

« Qui va-là ? » Quelqu’un nous avait crié dessus.

S’il vous plaît, dites-moi que ce n’est pas cette situation clichée où nous rencontrons celui nous amenant dans le village… Pensais-je en regardant à nouveau le gars.

C’était un dragon aux écailles blanches scintillantes, vêtu d’une lourde armure. C’était une armure de plaques épaisses, gravées de runes étranges, le protégeaient des attaques. Il était un char vivant avec une queue et une paire d’ailes. Un bouclier dans la main gauche et une épée dégainée dans sa main droite lui donnaient un air intimidant, mais contrairement à ce que je voyais souvent dans les jeux, ce type portait un casque.

Moi et ma chance maudite…, grognai-je intérieurement.

Amener les filles et moi-même dans des problèmes n’était pas mon idée de chance.

« Seryanna Draketerus, chevalière de la troisième princesse du Royaume dragon d’Albeyater, Elleyzabelle Sojourn Seyendraugher ! » s’était-elle identifiée.

« Qu’en est-il du reste ? » demanda-t-il en pointant son épée vers nous.

« Je n’ai pas envie de te donner mon nom, mais je vous avertis. Je ne suis pas quelqu’un qu’il faut énerver ! » l’avertit Kataryna avec un sourire effrayant.

« Je suis… euh… Je suis quoi exactement ? » demandai-je en inclinant la tête ;

Seryanna soupira et secoua la tête.

« Ils sont avec moi. Aucun d’eux ne présente de danger pour vous ou ce village. Nous avons entendu votre situation et comprenons. Nous allons contourner le village et reprendre notre route ! » avait-elle déclaré.

« Si vous êtes une chevalière, nous ne vous obligerons nullement à faire le tour du village ! Je me propose même pour vous guider jusqu’à l’autre côté de celui-ci ! » déclara le paladin en rengainant son épée.

Nous nous étions regardés un instant, mais en voyant qu’il proposait cela ainsi, cela serait devenu suspect ou impoli que nous refusions son offre. Kléo nous avait fait un petit signe de tête, et nous étions passés devant les gardes.

« Qu’est-ce qui vous amène dans une telle région éloignée, Sire Seryanna ? » demanda le paladin.

Elle n’avait pas répondu, et elle lui avait seulement lancé un long regard presque comme si elle voulait l’écraser sous son pied.

« Ah ! Excusez-moi ! Je m’appelle Blake Merchant. Je suis un paladin depuis six ans maintenant. C’est un plaisir de vous rencontrer ! » déclara-t-il en s’arrêtant et en s’inclinant comme un vrai gentleman.

Alors seulement, Seryanna détourna son regard.

« Je reviens tout simplement de chez mon grand-père. La dernière fois que je suis passée par ce village, il ne semblait pas être menacé. Quand est-ce que les zombies ont commencé à attaquer ? » demanda-t-elle froidement.

Elle est une vraie reine de glace… Content de pouvoir la réchauffer ! avais-je souri intérieurement, avec mes mains sur ses hanches.

« Il y a environ deux semaines. Le donjon situé au nord a commencé à devenir étrange, et une vague massive de zombies a surgi. Ils ont facilement été repoussés, mais ils ont continué à venir. De temps en temps, un dullahan ou un groupe de guerriers-squelettes essayent d’attaquer le village, mais nous avons réussi à les repousser, » expliqua Blake en nous guidant à travers le village.

À première vue, je pensais que nous traversions un village fantôme, mais y regardant de plus près, je remarquai les yeux effrayés des villageois qui nous regardaient derrière leurs fenêtres. Personne n’était dehors, sauf ceux assez courageux ou les paladins. Il y en avait beaucoup, et pas seulement un ou deux. Jusqu’à présent, j’en avais compté six et environ huit gardes villageois.

« Quand avez-vous commencé à soupçonner que cela pourrait être l’œuvre d’un nécromancien ? » demanda Seryanna.

En parlant de ça, Kléo se cachait le visage et s’accrochait fermement au dos de Kataryna. C’était clairement un signe qu’elle n’aimait pas la présence de ces individus en armure.

« Il y a quatre jours, certains des villageois disparus sont revenus en tant que zombies mangeurs de chair, » avait-il répondu.

« Y a-t-il une différence ? » demandai-je avec curiosité.

« De ceux engendrés par un donjon ? Certainement ! Ceux étant engendrés par le donjon ne peuvent pas quitter leur territoire et sont plus faciles à tuer. Les cadavres réanimés, d’autre part, doivent être découpés en morceaux et ensuite brûlés pour s’assurer qu’ils ne reviennent pas. Bien sûr, nous les paladins, sommes capable d’utiliser le sort Repousser les morts-vivants, Sainte lumière, et Libérer les âmes ! Avec ces sorts, aucun nécromancien ne peut nous barrer la route ! » déclara fièrement Blake.

« Pourtant, si votre niveau de puissance est inférieur à celui du nécromancien, vous échouerez et ne ferez que blesser leurs créations, » grogna Kataryna.

« Finalement, les couper en morceau est la meilleure option, hein ? » demandai-je en plissant les sourcils.

« Ahem! Oui, pour les non-paladins, c’est ainsi. » Il avait refusé d’admettre sa défaite.

« Ainsi, le feu que nous voyons là-bas ? » demanda Seryanna en montrant du doigt le pilier de fumée à notre droite.

« Des cadavres brûlants, rien de plus, » répondit Blake en secouant la tête.

Nous avions continué à marcher sur la route principale à travers ce village, tout en observant avec curiosité les villageois et les paladins patrouillant dans la région. Je commençais à deviner qu’ils se préparaient à quelque chose de plus grand, surtout avec leur nombre et leur rigueur.

Pendant tout ce temps, Kléo n’avait pas prononcé un seul mot et avait continué de se cacher entre les ailes de Kataryna. Peut-être qu’elle pourrait aussi cacher son énergie de nécromancienne derrière celle de Kataryna. Jusqu’à présent, le Paladin à côté de nous ne semblait pas l’avoir remarquée, mais s’il le faisait, je me demandais ce qu’ils allaient faire.

Par l’ordre des choses sur l’échelle de la stupidité, ils verront Seryanna comme une non éveillée et la dépouilleront de son autorité. Kataryna va probablement défendre Kléo, et je ne vais certainement pas en rester là à les regarder se faire attaquer par ces dragons. Dans le pire des cas, j’invoquerais Grag’jaggar pour nous sortir de là, et Jophiel pour nous frayer un chemin. Ou mieux encore, je vais tester l’effet de Tzuika et Style du super Chihuahua. D’une certaine manière, la seconde ressemble plus à un effet secondaire de la première. Pensais-je en regardant les paladins.

Quand nous étions arrivés au centre du village, nous avions vu les signes d’une bataille récente. Il y avait du sang sur le sol, une épée brisée à côté d’un puits, maintenant bouché par de la terre, et beaucoup de marques sur les bâtiments proches. En dehors de cela, le village ne semblait pas avoir subi de dégâts majeurs, ce qui signifiait que les assaillants avaient probablement été attirés ici, où il y avait de la place pour se battre.

En regardant autour de moi, j’avais repéré un groupe de quatre paladins se dirigeant vers nous. L’un d’eux avait une armure plus belle, avec des choses plus brillantes, donc je devinais qu’il était le meilleur chien/dragon par ici. Soit ça ou une roche zélée.

« Paladin Blake ! Qui sont ces gens ? Pourquoi les avez-vous laissé entrer ? » demanda l’homme avec l’armure brillante.

« Grand paladin Baltros ! Elle est Sire Seryanna Draketerus, et ce sont ses compagnons. Je les ai laissés entrer parce que je pensais qu’il serait impoli de ma part de leur dire de faire le tour du village, » avait-il rapporté après avoir fait un salut.

« Je comprends. Alors, Sire Seryanna, qu’est-ce qui vous amène vous et vos compagnons, dans cette région du pays ? » Demanda Baltros en jetant un long regard sur chacun de nous.

« Affaire personnelle, Grand paladin Baltros, » répondit-elle froidement.

Il la regarda dans les yeux puis il regarda vers moi. J’avais dégluti et me cachais derrière elle.

« Peu importe, s’il vous plaît sortez du village en parfait état. Comme vous pouvez le voir, nous avons les mains un peu prises en ce moment avec notre problème de zombies, » il étendit les bras pour faire référence à tout le village.

« Je vois. Alors, nous allons partir, » avait répondu Seryanna.

« Compris ! » Il hocha la tête.

C’est alors qu’un des paladins derrière Baltros s’avança.

« Attendez ! » cria-t-il.

Seryanna plissa les sourcils vers lui.

« Paladin Iolaus, quelle est la signification de tout ça ? » demanda Baltros, lançant un regard noir à son subordonné.

« Grand paladin Baltros, si elle est Sire Seryanna, alors celle derrière elle avec les écailles noires n’est autre que Thraherkleyoseya Draketerus, » déclara-t-il.

WOW ! Non seulement s’est-il souvenu de son nom complet, mais sait aussi comment le prononcer ?! C’était ma première pensée avant que le reste de mon cerveau ne réagisse et comprenne les problèmes dans lesquels il venait de nous mettre.

« Et ? » demanda Baltros.

« Thraherkleyoseya Draketerus est une dragonne aux écailles noires et une nécromancienne. Elle est peut-être celle ayant invoqué les zombies ! » déclara-t-il.

« Comment oses-tu m’accuser, tu m’as trompé ! » Cria Kléo.

« Trompé ? » avais-je demandé en étant confus.

Seryanna soupira et se frotta le front avec deux doigts.

« Je ne t’ai pas trompé ! Si j’avais su ce que tu étais à l’époque, je n’aurais jamais dit ces mots ! » cria-t-il.

« Sire Seryanna, est-ce que ce que mon subordonné a dit est vrai ? » demanda Baltros en posant sa main sur la poignée de son épée.

« À propos du fait qu’il l’ait trompé ? » demanda-t-elle un peu confuse.

« L’autre chose... »

« Même si c’était le cas, vous n’avez pas le pouvoir d’abattre ma sœur. Si vous l’osez, vous devrez passer par moi d’abord, » elle lui lança un regard glacial et posa sa main sur la poignée de son épée.

« J’ai peur de devoir le faire ! J’ai été chargé par le roi lui-même d’éliminer tous les nécromanciens traversant ce village avec les soupçons d’être la cause de la peste frappant ce pauvre village ! Si je laisse faire… cette chose, je ferais aussi bien de laisser ces pauvres gens à leurs croyances ! » Baltros déclara en dégainant son épée.

« Euh, on ne peut pas juste en discuter ? » demandai-je en espérant les calmer un peu.

« Tous ceux qui sont avec un nécromancien sont les ennemis du temple de la lumière et en tant que tels, les ennemis de ce royaume aussi ! » déclara Baltros rapidement.

Blake s’éloigna de nous et dégaina son épée, pendant que le reste de leurs camarades suivaient leur mouvement.

« Il n’écoute pas, n’est-ce pas ? » demandai-je.

« Nope ! » déclara Kataryna en riant.

« Question, Paladin Baltros ! » avais-je crié.

« C’est Grand paladin Baltros pour vous ! » m’avait-il corrigé.

« Alors, Grand paladin Baltros. Est-ce que l’un d’entre vous a dépassé le niveau de puissance 500 ou est passé par un éveil supérieur ? » lui avais-je demandé en souriant.

Le dragon plissa les yeux et me regarda. Pour être clair, ils étaient tous sous forme hybrides, ce qui signifiait un visage humain des yeux de dragons et quelques écailles, une longue queue, avec ou sans ailes en fonction de l’individu.

« Que voulez-vous dire par là ? Et si nous ne le sommes pas ? » demanda-t-il.

« Alors, vous ne pouvez pas ne serait-ce que vaincre l’un de nous. Vous aurez tous une mort misérable alors que nous vous casserons les os et que nous broierions vos muscles ! » avais-je souri. « Il ne restera même pas de la poussière de vous si nous vous attaquons. Zut, elle pourrait simplement éternuer et tous vous tuer ! » riais-je en pointant du doigt Kataryna.

Je bluffais à moitié en espérant que cela leur fasse assez peur pour ne pas essayer de nous attaquer sérieusement. Ils n’étaient pas méchants, juste des imbéciles, mais s’ils essayaient de nous tuer, ils étaient des imbéciles finis.

« Si cela ne suffit pas, alors Brekkar Draketerus s’assurera que vous mourriez pour avoir touché à ses petites-filles, » avais-je haussé les épaules, lâchant le nom du célèbre général dans la pile de menaces.

« Le vieux général a une maladie incurable ! Tout le monde le sait ! » Il essayait de remettre en question mes mots.

« L’est-il encore ? » demandai-je en souriant.

« Le gamin l’a guéri, alors il ne l’est plus maintenant, » Kataryna m’avait soutenu.

« Alors ? Qu’est-ce que vous allez faire ? Vous battre pour souffrir ou..., » demandai-je avec un sourire, mais avant que j’aie eu l’occasion de finir mes morts, quelqu’un était venu en criant.

« Les zombies arrivent ! Les zombies arrivent ! » cria-t-il en courant vers nous.

C’était un simple villageois sous forme hybride.

Nous l’avions tous regardé alors qu’il allait se cacher dans sa maison.

« Euh… » Je m’étais retourné vers Baltros.

Il avait plissé les yeux vers moi puis avait rengainé son épée.

« Sire Seryanna ! Est-ce que vous jurez sur le nom du roi que votre sœur n’est pas la coupable de ce désastre ? » Demanda-t-il.

« Je le jure sur le nom du roi que Thraherkleyoseya Draketerus n’est pas celle que vous cherchez ! » déclara-t-elle.

« Très bien alors, je vous crois. DRAGONS, à vos postes ! Nous avons une armée de zombie à renvoyer dans leurs tombes ! » cria Baltros en nous regardant. « Puisque vous êtes ici, votre puissance pourrait être nécessaire dans cette bataille. Vous ne quitteriez pas un village du roi pour éviter ce genre d’attaque, n’est-ce pas ? » demanda-t-il.

« Bien sûr que non ! Moi et mes compagnons vous aiderons à éliminer cette menace. De cette manière, je vais vous prouver que nous ne sommes pas vos ennemis ! » Seryanna avait déclaré ça en rengainant son épée.

« Attends, simplement en jurant, il a reculé de sa position ? Sérieusement ? » demandai-je en étant un peu confus ;

« Un chevalier jurant sur le nom de leur roi ne sera jamais pris à la légère, » Seryanna avait dit ça en me faisant descendre.

« Dragons ! Cette nuit nous nous battrons pour la lumière ! Prenons avantage sur nos ennemis morts-vivants ! » cria le Grand Paladin alors qu’il chargeait vers les zombies avec le reste de ses camarades.

***

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Un commentaire

  1. Merci pour le chapitre.

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