Protection Divine de Nombreux Dieux – Tome 3

***

Chapitre 51

« Grr !! » cria Frey.

« Allez, qu’est-ce que vous faites ? Ceci ne fera-t-il pas plus mal si vous ne vous défendez pas ? » Alors que je disais ça, je passai juste à côté d’elle après avoir repoussé sa hallebarde avec mon épée, puis j’attaquai Frey avec mon poing dans un combat très proche.

J’avais lâché l’épée quand elle était sur le point de se retrouver coincée contre sa poitrine, et l’épée tomba sur le sol.

« Pff, c’est trop près !! » cria-t-elle.

« Vous êtes une idiote. Allez-vous dire la même chose face à ce type ? » demandai-je.

« Arg ! » cria-t-elle.

Quand Frey reculait afin de pouvoir utiliser sa hallebarde, il était possible de la bloquer en s’approchant ou en s’éloignant encore plus d’elle. Dans de telles conditions, une arme longue devenait un obstacle.

J’avais alors essayé de l’obliger à lui faire lever la hampe de la hallebarde en la déviant, mais Frey avait neutralisé ma tentative en reculant un peu.

Mais parce que l’équilibre de Frey avait un peu brisé, j’avais décidé de me rapprocher d’elle.

Après ça, j’avais visé l’abdomen en utilisant ma Magie de Force Mentale et l’avais martelée avec les balles en caoutchouc qui étaient dispersées sur le sol.

« Argh »

Frey avait été frappée directement dans le ventre et s’était évanouie en pleine agonie.

Parce qu’elle avait déjà souffert de l’attaque des balles en caoutchouc qui l’avait frappée sur tout le corps et cela à plusieurs reprises, des ecchymoses étaient présentes partout.

« Propriétaire, dix minutes se sont écoulées. Il est temps de faire une pause, » le Grimoire de la Sagesse, à qui j’avais demandé de nous chronométrer, m’avait informé qu’il était temps de se reposer.

Le Grimoire de la Sagesse semblait avoir une horloge biologique très précise. Eh bien, il n’avait pas vraiment de corps.

Emily murmura, « J’ai dû attendre depuis hier ». Comme pour se le dire à elle-même...

« Pour être précis, il y a 18 heures, 34 minutes et 18 secondes. On ne peut pas y faire grand-chose. Emily, vous n’aurez qu’à le supporter encore quelques heures, » parce qu’il disait des choses comme ça, Emily était sur le point de brûler le Grimoire de la Sagesse.

Eh bien ! À propos des exploits surprenants effectués par Grimoire de la Sagesse, on devrait les mettre de côté pour le moment.

L’actuel problème était le fait que Frey était restée couchée sur le sol, face contre terre.

Je lui avais alors fait boire de force une potion de rétablissement de la force physique, puis j’avais utilisé ma magie curative en lui lançant un sort de soins mineur.

« Mmmgh »

« Oui, bonjour, » dis-je.

Comme prévu, elle s’était immédiatement réveillée. Il serait vraiment inutile de se quereller face à une personne aussi faible.

« Vous, combien de fois avez-vous mangé ces boules de caoutchouc ? Les aimez-vous autant que je le constate ? » demandai-je.

« Ce n’est pas aussi simple que ça ! J’évitais si désespérément votre attaque que j’ai oublié de les repousser, » expliqua-t-elle.

« NE L’OUBLIEZ PAS ! » criai-je.

« Arg !! »

Après avoir pris un repos, nous avions recommencé l’entraînement. Mais cette fois-ci, dès le début, j’avais projeté plusieurs balles en caoutchouc chez Frey.

« At-attendez ! En premier lieu, qu’est-ce qu’une balle en caoutchouc !? » demanda-t-elle.

La balle en caoutchouc était l’un des jouets que j’avais demandé de faire à Thrill.

Lors d’une visite précédente, j’avais eu une conversation plaisante avec Thrill sur la fabrication des objets en caoutchouc. Apparemment, il y avait dans ce monde des plantes qui étaient capables de produire du caoutchouc, alors je lui avais fait faire quelques objets avec.

Tout d’abord, il y avait des utilisations de ce caoutchouc afin de renforcer une armure, mais à cause de l’utilisation de balles en caoutchouc afin de réprimer une foule, je me demandais s’il était possible de l’utiliser comme un projectile propulsé par un arc magique. Alors je lui avais demandé de m’en faire.

Au centre de la balle en caoutchouc se trouvait un minerai de démon et il y avait juste assez de sève de caoutchouc pour le recouvrir. En fin de compte, même si je ne pouvais pas l’utiliser pour un arc magique, il était bon que la magie puisse traverser en elle grâce au minerai de démon.

Lorsque vous le déplaciez avec la Magie de Force Mentale, la balle volait avec une assez bonne vitesse, donc pour l’amélioration des capacités de Frey, à contrecœur, elles étaient utilisées pour sa formation spéciale.

« Ceci est une balle en caoutchouc. Ce sera très douloureux si ça vous touche, mais vous ne saignerez pas et il vous sera presque impossible d’en mourir, » tout en disant ça, je visai puis tirai une balle sur Frey.

*Toc*, Frey avait entendu le son et avait évité la balle qui volait vers elle.

« Eh bien, ce n’est pas douloureux si vous l’évitez. Avez-vous finalement compris ? » demandai-je.

Pour quelle raison une telle formation avait-elle été faite ? C’était parce que j’avais vu les statistiques d’Evin dans la salle de réception.

Evin Kruger (Humain)

Niveau : 40

Classe : Épéiste

Âge : 25

Compétence :

[Jeu d’épée] ★★★

Le bonus est appliqué lors de l’utilisation d’armes de type épée.

Un niveau 40 venait ainsi d’apparaître devant moi.

Il n’y avait que la compétence [Jeu d’épée], mais elle avait été très entraînée.

En outre, il avait cet avantage s’il maniait son épée.

Équipement :

Flamberge +3

[Réduction Armure + 3]

Chaque attaque réduit la défense de la cible. Le pourcentage de réduction est proportionnel à la puissance de l’attaque.

[Attaque empoisonnée +1]

Chaque fois que l’arme inflige une blessure, un état anormal Empoisonnement est acquis à la cible.

Il s’agissait d’une arme très utile, car elle affectait aussi bien les humains que les monstres.

J’avais entendu dire que le Grizzli d’Argent était un monstre puissant ayant une excellente défense.

Je pensais qu’il devait y avoir quelque chose derrière son exploit, car il avait réussi à le vaincre en étant seul.

Et maintenant, je le savais. Il avait réussi, car il avait réduit la défense de son adversaire.

Chaque fois qu’il touchait son ennemi, son épée réduisait petit à petit l’efficacité de l’armure, du bouclier, et même la défense naturelle.

Et ainsi, si l’arme pouvait frapper sa cible, le corps subirait en plus l’effet du poison qui l’affecterait en le blessant peu à peu.

En d’autres termes, si vous vouliez le vaincre, il vous suffisait de vous concentrer sur l’esquive et la parade. Voilà la raison de ce genre d’entraînement.

Après la pause, j’avais lancé d’autres balles sur Frey.

Il y avait un peu plus d’une dizaine de balles qui entourait Frey, volant dans les airs en étant maintenue par ma magie.

« Très bien, l’entraînement intensif d’aujourd’hui sera fini si vous pouvez repousser toutes les prochaines attaques qui vous frapperont, » annonçai-je.

« Vraiment ? » demanda Frey.

« Cependant, si une seule frappe votre corps, alors..., » dis-je.

« ... Si cela me frappe ? » demanda-t-elle.

J’avais alors fait un sourire puis je le lui avais dit que nous commencions l’entraînement.

« A-ATTENDEZ UNE MINUTE ! Que se passe-t-il si je rate ça ? » demanda-t-elle.

Il y avait plusieurs cris qu’elle faisait en ce moment, mais bientôt elle n’aurait plus l’occasion de crier.

Les balles de caoutchouc étaient dispersées tout autour de Frey.

Cependant, après avoir été esquivées, les balles de caoutchouc revenaient immédiatement sur elle.

Cela ne servirait à rien si elle ne frappait pas toutes les balles de caoutchouc

Une balle approchait Frey depuis l’avant, mais elle l’avait alors interceptée avec la hallebarde en tout restant calme. C’est la première qu’elle touchait.

Au moment où la première balle tomba au sol, encore plus de balles l’avaient attaquée, mais cette fois cela venait depuis la gauche et la droite.

Peu de temps après avoir esquivé celle de gauche, la balle droite avait été frappée par la hallebarde. La seconde fut ainsi neutralisée.

Cette fois, deux balles s’étaient approchées en même temps depuis le dos de Frey.

Après que Frey se fut retournée pour voir ce qui venait depuis derrière elle, les deux balles avaient alors chuté quand elle les avait frappées, générant une unique attaque.

Avec ces deux-là, elle en avait neutralisé quatre.

Après ça, trois balles de caoutchouc furent envoyées vers elle en provenance de différents angles. Frey avait alors attendu qu’elles approchent, puis juste au dernier moment, elle était intervenue en tordant son corps afin de toutes les esquiver.

Cependant, son équilibre était maintenant légèrement mauvais, et les balles l’attaquèrent en continu, touchant son corps.

Au moment où ses mouvements s’étaient émoussés, elle fut un bombardement effectué par des balles qui venaient vers elle, les unes après les autres. Ses beaux mouvements d’avant semblaient être un mensonge devant cette silhouette si instable.

« J-J’ai déjà été touché ! A-Alors, s’il vous plaît, arrêtez !! » cria-t-elle.

J’avais alors dit avec douceur à Frey qui avait plaidé pour la paix et qui s’était pitoyablement accroupie sur place.

« Idiote ! Les entraînements et les punitions sont différents. Peu importe le nombre de balles que vous frappez, je ne m’arrêterai pas tant que toutes les balles ne seront pas mises au sol, » dis-je.

La laideur de la vie n’était pas suffisante pour Frey.

Même avec cet entraînement, si elle ne correspondait pas à mes attentes, alors j’allais immédiatement l’abandonner.

Il s’agissait d’un entraînement afin de réformer sa nature.

Et naturellement, parce que je pouvais la garder en bonne santé en utilisant des potions et de la magie de soins chaque fois que nous atteignons un point mort, il était possible de la faire travailler autant que je le souhaitais.

Elle avait enfin compris que je ne comptais pas arrêter tant que les balles n’auraient pas toutes été mises à terre. Frey s’était alors levée et avait fait face à la pluie d’attaques, et même si elle avait frappé les balles, j’avais repris pleinement l’attaque.

Il aura finalement fallu dix minutes pour qu’elle puisse faire tomber toutes les balles.

« Franchement, vous êtes bien trop honnête. Nous continuerons jusqu’à ce que je vous donne la permission d’arrêter. Peut-être que je pourrais ne pas remarquer votre réussite ? » dis-je.

« U-Une chose si lâche !! » déclara-t-elle.

« C’est vous qui êtes une imbécile ! » dis-je.

Cette formation qui était impossible à réussir pleinement dès le début avait été imposée à Frey.

La raison était que je voulais voir si elle pouvait récupérer face à l’échec et si elle arriverait finalement à le surmonter.

Bien que le résultat était sans espoir, mais il pourrait y avoir un sens à tout cela.

Frey récupéra sa vitalité, puis l’entraînement reprit.

À la fin de la journée, bien que Frey ait répété cette formation des douzaines de fois jusqu’à ce que la journée finisse, il n’y avait pas de réalisation claire dans tout cela.

Même si Frey était déprimée, elle passait moins de temps accroupie et ne recevait presque plus aucun coup.

Bien que les résultats étaient suffisants pour le premier jour, je ne l’avais pas dit à Frey.

J’avais agi ainsi non pas pour être méchant avec elle, mais parce qu'elle avait tendance à devenir immédiatement arrogante au moindre éloge.

« M-Merde, c’est impossible ~. S-S’il vous plaît, plus de temps de récupération ~, » dit-elle.

J’avais alors informé que la formation était terminée à une Frey qui n’avait pas reçu une seule blessure et qui était en train de grogner… « Eh bien, l’entraînement d’aujourd’hui est terminé. Demain, je sors dans la matinée, mais ne vous inquiétez pas, car les gobelins vous tiendront compagnie. »

Comme ils ne pourront pas rivaliser avec Frey, je l’avais informée que plusieurs gobelins coopéreraient afin de la mettre à terre.

Lors de cet entraînement face à Frey, la coopération entre les gobelins risquait fort de s’améliorer. Autant faire d’une pierre deux coups.

« Je-je me demande si je peux vraiment gagner ? » demanda-t-elle.

Parce qu’elle avait été un peu trop intimidée, Frey était devenue timide lorsqu’elle avait demandé ça.

Si je la louais maintenant, elle serait vaniteuse. Cependant, j’étais encore hésitant quant à savoir dans quelle mesure je devais briser sa confiance en soi.

Quel camarade gênant ! pensai-je.

« Ça va dépendre de vous, » j’avais répondu à Frey avec ces quelques mots.

Bien que je ne sache pas si cela avait été efficace, elle se leva avec ses jambes légèrement tremblantes en utilisant son partenaire (hallebarde) afin de soutenir son poids.

« Je ne dirai pas des choses comme “Vous pouvez le faire si vous essayez”. Car je ne sais presque rien de vous, » dis-je.

« Vraiment ? » demanda-t-elle.

« Eh bien, pour le moment je serai votre allié pour ces 3 jours. Il y aura également les jeux de punitions à faire, » dis-je.

« O-Oui ! Je ferais tout ce que vous souhaiterez, » dit-elle.

Je ne l’avais jamais forcée à rentrer dans un jeu de punition jusqu’à ce jour.

Bien que j’avais l’intention de la faire travailler durement dans un jeu de punition si elle s’était enfuie, elle s’était donnée corps et âme pour cette formation.

Eh bien ! Si elle pouvait résister totalement à mon entraînement, il y avait une possibilité de gagner contre Evin. Mais pour effacer sa dette, je devais également penser à des jeux de punition que je pourrais lui faire subir.

Le jour de la rencontre avec Latia était arrivé. C’était demain. Cela faisait partie de l’enquête, mais ma poitrine battait la chamade quand je pensais à mon rendez-vous avec cette fille.

***

Chapitre 52

Aujourd’hui, nous étions le deuxième jour de l’entraînement intensif de Frey, mais il s’agissait aussi du jour de mon rendez-vous avec la demi-démone, Latia.

Bien qu’il y avait dans la région la personne manifestement suspecte nommée Evin, en ce moment, elle était la seule qui avait été signalée par le détecteur.

Je devrais vérifier avec soin sans baisser la garde.

En ce moment, j’attendais Latia dans la guilde d’aventuriers. Aria et les autres m’observaient à proximité.

Quant à Zir, je lui avais demandé de surveiller Evin, qui était apparemment encore au château du seigneur.

« Il semble n’y avoir rien à voir dans cette histoire, » j’étais assis sur un banc et murmurant à moi-même quand Latia était enfin arrivée.

Elle me salua en toute hâte et ses yeux scintillèrent quand elle vit Ruby à mes pieds. « Y a-t-il quelque chose de spécial aujourd’hui ? »

« Non, ce n’est rien. Récemment, il semble que cela soit dangereux, car un énorme monstre de type ours est apparu, » dis-je.

J’avais placé mes craintes sur le Grizzli d’Argent. Bien qu’Evin l’ait tué, il pourrait y avoir une sorte de réaction après ça si je lui en parlais.

« Vraiment ? » demanda Latia. « Cela sonne dangereux. Tu ne devrais pas sortir seul de la ville. »

Il ne semblerait pas y avoir de réactions quand je lui parlais du Grizzli d’Argent. Au contraire, d’un autre côté, elle semblait être profondément intéressée par Ruby.

Non, elle pourrait tout à fait faire la comédie, alors je ne devrais pas baisser ma garde.

« En vérité, c’est déjà correct. Car un excellent aventurier l’a déjà vaincu, » dis-je.

« C’est un soulagement, car je voulais aller chercher des Herbes Médicinales dans la forêt, » déclara Latia.

Latia semblait être vraiment soulagée. « C’est une source importante de revenus ! » Elle avait serré son poing tout en le soulignant. Et après ça, elle avait finalement touché Ruby. « Fuwawaa ~, » elle touchait Ruby en faisant une étrange voix.

Alors...

« Excellent, dis-tu. Mais même si je suis content tu as dit ça, malheureusement, je ne suis pas un aventurier, » la personne qui avait tué le Grizzli d’Argent, Evin, était apparue dans mon champ de vision. Ce n’était pas si surprenant puisque Zir m’avait contacté avec un fantôme de murmure il y a quelque temps afin de me prévenir de sa venue.

« Vraiment ? Alors je suis désolé. Mais, si vous n’êtes pas un aventurier, pourquoi venez-vous dans la Guilde des Aventuriers ? » demandai-je.

« Je suis ici afin de recevoir la prime pour avoir tué le Grizzli d’Argent. Comme je l’ai déjà dit il y a un moment, mais comme je ne suis pas inscrit comme membre de la guilde, ça prend plus de temps, » répondit-il.

Depuis le début, nous avions un fantôme qui suivait Evin même quand il entrait dans cet endroit, donc je ne savais pas encore si ce qu’il avait dit était vrai.

Evin, qui apparut si soudainement, regarda Latia.

Les deux personnes se connaissaient-elles ? Alors que je pensais ainsi, je m’étais tourné vers Evin qui regardait encore fixement Latia.

« Hmm. Vous connaissez-vous ? » demandai-je.

« Nullement. Il s’agit de la première fois où je la rencontre, » déclara Evin.

C’était vraiment intéressant, car même ainsi, Evin ne levait pas ses yeux de Latia. Finalement, Latia, incapable de supporter son regard, se cacha derrière moi avec Ruby.

« Vous faites peur à mon amie, alors allez-vous arrêter de la regarder ainsi ? » demandai-je.

« … Excusez-moi, » déclara-t-il avant de finalement arrêter de la regarder. Cependant, il ne quitta pas les lieux.

« Que se passe-t-il ? » demandai-je. « N’êtes-vous pas censé être venu ici afin de recevoir votre récompense ? »

« Tout à fait, » répondit-il. « Mais je pensais en profiter pour parler un peu avec toi avant d’y aller. »

« Désolé, mais je suis actuellement occupé pour le moment. Latia, pouvons-nous y aller ? » demandai-je après m’être tourné vers elle.

Nous avions alors quitté les lieux et il semblait que cette personne ne nous avait pas poursuivis.

« Cette personne me fait bien trop peur, » finit-elle par avouer.

« C’est certain, je ne voudrais pas être regardé comme ça, » dis-je.

Aujourd’hui, j’avais décidé d’aider Latia dans sa recherche d’un travail.

***

« Comme attendu, les récoltes sont minces, » déclara-t-elle.

Je ne savais pas quoi dire quand un sujet si lourd était dit ouvertement.

J’avais donc simplement hoché la tête en restant silencieux.

Latia trouva finalement un travail à temps partiel en tant que journalière qui stockait des biens à la Guilde des Alchimistes.

Latia, contrairement à son apparence, mettait rapidement sur les étagères les flacons de médicaments emballés dans des boîtes en bois.

Moi aussi, je m’étais joint à elle et j’avais participé à ce travail pénible parce que j’avais dit à Monsieur Frank qu’elle était l’une de mes connaissances. Cependant, Latia semblait travailler durement parce qu’ils avaient dit qu’ils envisageraient un emploi à long terme basé sur l’évaluation du travail d’aujourd’hui.

Nous avions pu passer à travers ce travail en douceur, mais j’avais commencé à paniquer quand j’avais vu que l’heure avait dépassé la pause déjeuner.

« Adorable jeune femme, viens jouer avec moi, » un homme qui avait fait des avances à Latia était apparu et avait dit ça.

Il semblait que cet alchimiste novice était apparemment un homme qui était connu pour être un homme frivole.

Franchement, je rencontre un tel homme frivole si stéréotypé alors même que je suis arrivé dans un monde différent, pensai-je.

« H-Hm, je suis en train de travailler, » déclara Latia.

« Mais, c’est correct. Ah, c’est vrai, mais quand le travail sera terminé, allons ensemble quelque part. Je vais t’attendre ici, » déclara le jeune homme.

« F-Faire une telle chose, c’est gênant, » déclara Latia.

« Pourquoi ? Pourquoi ? C’est une bonne chose, n’est-ce pas ? » demanda-t-il.

Latia me jeta un coup d’œil indiquant qu’elle voulait que je l’aide. Bien que je pensais que c’était une occasion rêvée de savoir si elle était une démone ou non, il était déjà trop tard, car je ne pouvais pas abandonner une Latia avec ses yeux larmoyants.

*Haa* j’avais soupiré à ce moment-là et j’avais commencé à avancer afin de l’aider...

L’alchimiste frivole avait alors laissé échapper une voix étrange, et il s’était effondré avec ses yeux révulsés.

« Ah ! Encore !? » s’exclama Latia.

Est-ce la malédiction du demi-démon qui vient de s’activer ? pensai-je. Cependant, je pense que le Motif Universel que cet homme frivole a pour Latia a été vu depuis le début, mais est-ce ce pouvoir qui s’est activé ?

« Avec ce genre de travail de placement des stocks, je pensais que je n’aurais pas besoin d’interagir avec des personnes, » déclara Latia.

Vraiment ? As-tu appris grâce à tes échecs antérieurs à choisir le travail où tu interagis le moins possible avec les personnes ? pensai-je. Cela dit, une serveuse est totalement liée avec le service à la clientèle. Pourquoi a-t-elle choisi un tel travail alors qu’elle est définitivement un aimant à problèmes ?

Tout en pensant à diverses choses, je m’étais approché de l’homme effondré et je l’avais guéri de l’état anormal Coma avec ma magie curative.

Comme je l’aurais fait briller si je l’avais guéri avec ma Divine Protection, je l’avais alors guéri en prenant plus de temps avec ma magie curative.

Et peut-être à cause de l’effet continu de ma Divine Protection de la Lumière, je ne brillai pas.

Bien que je l’avais compris d’une manière ou d’une autre à cause de la succion du sang de Zir, elle ne brillera probablement pas pour moi parce que je n’étais pas capable d’obtenir totalement l’état anormal. La lumière n’apparaissait que lors de la guérison d’un état anormal.

J’avais ensuite confirmé son statut afin de voir si l’état anormal Coma avait bien disparu. Puis j’avais expliqué les circonstances à Frank qui avait entendu l’agitation produite par la chute de l’alchimiste.

« Ce client est devenu trop excité et il est tombé dans les pommes, » dis-je. J’avais nonchalamment énoncé un mensonge. Mais je pouvais le faire sans risque, vu que personne ne pouvait voir les statuts des autres.

Donc on ne pouvait le voir que de la manière dont je l’avais décrite.

« Vraiment ? Alors, vous avez bien agi, » finit-il par annoncer.

L’homme évanoui avait été transporté dans la salle de réception. Et après ça, Latia et moi avions pris une pause.

« Euhh, Hibiki. À propos de ce qui s’est passé juste avant, je suis désolée, » déclara-t-elle.

Bien sûr, tu ne peux pas tromper une personne qui a été impliquée dans cette affaire, pensai-je. Aujourd’hui, je ne sais pas combien de fois je m’étais demandé « Joue-t-elle un rôle ? »

Tout en me posant encore une fois cette question, j’avais dit à Latia qu’elle ne devait pas s’inquiéter de ça.

« Depuis longtemps, les personnes autour de moi se sont toujours effondrées, » déclara Latia. « Dans le passé, ce n’était que ma famille, puis finalement, cela atteint un point où même mes amis s’effondraient. Et maintenant, les personnes s’effondrent en me rencontrant pour la première fois. »

En ce qui concerne le travail en tant que serveuse dans cette ville, il semblerait y avoir une faible attente que l’effet puisse disparaître si l’environnement changeait.

« À cause de ça, j’ai causé des problèmes à ce magasin, » déclara-t-elle.

« Eh bien, tu n’as pas à t’inquiéter à propos de ça, » dis-je.

Un peu plus, et j’aurais même été jusqu’à dissiper sa malédiction, pensai-je. J’aurais même pu le lui dire à cet instant. Mais c’est peut-être ce qu’elle vise en ce moment en me disant ça.

Après avoir terminé le travail restant après avoir fait notre pause, nous avions reçu le paiement pour le travail d’aujourd’hui. Frank nous avait lui-même remis le paiement.

« Latia, merci pour aujourd’hui. Alors, après cela est-il possible que vous veniez nous aider deux fois par semaine ? » demanda Frank.

« D-D’accord, avec plaisir, » déclara-t-elle.

Cela semblait être une question délicate. Était-ce parce qu’une personne s’est effondrée pendant la journée ? Non, elle devait probablement jouer la comédie en ce moment.

Alors que le soir approchait des environs, nous nous promenions déjà dans la rue principale sans but précis.

« Pour aujourd’hui, je suis vraiment désolée, » dit-elle pour la énième fois.

« Ah, j’ai déjà dit que c’était correct, » dis-je.

Je ne savais pas combien de fois elle m’avait déjà dit ça, et chaque fois, elle m’avait remercié après ça.

N’es-tu toujours pas satisfaite ? Elle regardait autour d’elle en quête de quelque chose. Puis, comme si elle avait trouvé ce qu’elle cherchait, elle avait couru jusqu’à un vendeur avec un visage heureux.

« M-Monsieur. Puis-je en avoir deux comme ça ? » demanda Latia.

Les choses qu’elle tenait dans ses mains étaient deux bracelets bon marché. La moitié du salaire d’aujourd’hui avait été emporté avec cet achat.

« Hibiki, tiens. C’est un cadeau commémoratif pour aujourd’hui pour avoir pu me faire un ami et aussi comme remerciement pour ton aide, » déclara-t-elle.

Elle en portait un sur sa main droite et m’avait présenté un autre.

« Oh, est-ce correct ? Est-ce vraiment acceptable d’utiliser ton précieux salaire pour une telle chose ? » demandai-je.

« Tout à fait. Pour moi, c’est quelque chose de vraiment très très important, » déclara-t-elle.

De plus, ce visage… il s’agissait du même visage que quand elle m’avait demandé de devenir son ami.

Joue-t-elle vraiment la comédie ? Ne veut-elle pas tout simplement avoir un ami ? Me demandai-je. Ne devrais-je pas juste dissiper sa malédiction avant d’aller la présenter à Aria et aux autres ? Je ne sais plus trop quoi faire.

Donc, je…

« Ah, merci beaucoup, » dis-je en acceptant le bracelet et en sachant pas trop quoi répondre.

« Hibiki, seras-tu demain dans la guilde ? » demanda-t-elle.

Demain, il s’agira du dernier jour pour l’entraînement intensif de Frey.

« Non, je ne serais pas vraiment dans la ville demain, » dis-je.

« Vraiment ? Alors, que dirais-tu d’après demain ? » demanda-t-elle.

Latia essayait désespérément de garder un lien avec moi. Ce n’était pas une sage décision de donner trop d’informations. Cependant...

« C’est d’accord. Après-demain, je pense que je serai dans la cour du château du Seigneur le matin, » dis-je.

S’il s’agissait d’une information à propos de ce duel, alors il n’y avait pas de problème. Ce ne sera pas moi qui me battrai.

« S-Serai-je un ennui si je viens ce jour-là ? » demanda Latia.

« Ah ! Non, il n’y a aucun problème pour que tu viennes après ça, » dis-je.

J’avais donc approuvé sa demande. Quand elle affichait ce visage, il m’était très difficile de le lui refuser.

« C’est super !! Alors, on se verra après demain !! » Elle était ainsi partie en agitant la main avec le même sourire présent le jour où nous nous étions rencontrés.

« Oui, à après-demain, » répondis-je en levé la main.

« Qu’est-ce que je fais là ? » murmurai-je pour moi même.

Elle était une Demi-Démone.

Même si elle n’était pas le démon qui avait incité le nécromancien, un autre type de problème viendrait certainement d’une manière inattendue.

Mais je ne pouvais pas la repousser.

Tout va s’arranger si c’est ainsi. Je n’ai pas encore eu de problèmes avec elle. Et S’il y a quelque chose qui arrivait alors je vais moi-même le régler, pensai-je.

Comme si l’idée qu’elle soit mêlée à tout ça disparaissait alors que ma relation avec elle avait été approfondie.

« Maître. Est-ce que tout s’est bien déroulé aujourd’hui ? » demanda une Aria anxieuse.

En retour, j’avais enlacé Aria avec force.

C’est vrai, être seul est triste. Et être seul est douloureux, pensai-je.

C’était Aria qui avait fait disparaître ça. Et Latia demandait aussi d’avoir une telle existence.

« Après demain, une fois que le duel sera fini, je vais dissiper la malédiction de Latia, » annonçai-je.

« Comme prévu. Car c’est triste de devoir être seul, » déclara Aria. Aria semblait l’avoir compris alors que j’interagissais avec Latia.

« Aria, merci, » je l’avais remerciée puis je l’avais à nouveau serrée dans mes bras.

***

Chapitre 53

Il s’agissait du dernier jour de l’entraînement intensif de Frey. Quand je m’étais levé le matin, un certain nombre de gobelins, dont Musashi, avait évolué.

Musashi avait évolué pour devenir un Samurai Gobelin, tandis que les autres gobelins qui m’avaient aidé avec les objets en céramiques avaient évolué en Artiste Gobelin.

Comme promis, j’avais donné une épée à Musashi en tant que récompense. J’en avais donné une parmi les nombreuses épées qui avaient été produites en tant qu’essai quand Trill avait essayé pour moi de créer quelque chose comme un kodachi.

C’était parfait pour Musashi qui était maintenant devenu au niveau d’une élite moyenne.

De plus, Musashi avait acquis la compétence Perspicacité.

Perspicacité était une compétence bien équilibrée qui pouvait aussi bien être utilisée pour l’attaque et l’esquive.

Ce n’était pas un pouvoir surnaturel. Elle pouvait simplement prédire la trajectoire d’une attaque basée sur l’information juste au moment où l’adversaire le faisait. Cela vous permettait de savoir quel devrait être la réaction en fonction de ce que l’adversaire allait effectuer comme une attaque. En d’autres termes, c’était une compétence pour comprendre si vous vous défendez ou esquivez.

Tous les Artistes Gobelins avaient acquis la compétence Art de la Céramique. Grâce à cette compétence, je ne devrais pas seulement compter sur Emily pour qu’elle s’occupe de la poterie.

Eh bien, il faut trois Artistes Gobelins pour pouvoir effectuer le même travail qu’Emily.

Maintenant, à propos de Frey, cette camarade avait également acquis de nouvelles compétences.

Amis avec les Gobelins et Stimulation du Métabolisme.

Amis avec les Gobelins était une compétence comme le nom l’indiquait. Son effet était de comprendre ce que les gobelins disaient. On verra s’ils en resteront au stade d’amis.

Certes, leurs relations étaient plutôt bonnes. Quand j’étais revenu hier, j’avais été surpris de voir qu’elle bavardât avec eux en mangeant en cercle avec tous les gobelins du village.

Ensuite, son statut semblait s’être renforcé quand elle était très proche des gobelins.

Peut-être que je devrais prendre plusieurs gobelins demain en tant que gardes afin de la renforcer passivement.

Quant à Stimulation du Métabolisme, elle semblait l’avoir appris en renforçant la résistance de son corps quand la magie de soins avait été utilisée tant de fois quand elle s’effondrait lors de la formation.

L’effet favorisait l’autoguérison et la récupération de la force physique par la consommation d’énergie (nourriture).

Même si elle devenait capable de bouger quand elle l’utilisait, elle allait avoir terriblement faim en réaction.

Parce que Frey n’était ni une esclave ni un monstre subalterne, je ne pouvais pas utiliser cette compétence. La prochaine fois, je devrai essayer de lancer continuellement la magie de soins sur moi-même pour voir si je pouvais l’apprendre.

« Maintenant, comme aujourd’hui est ton dernier jour, il vaudrait mieux autant que possible te battre contre un humain, » dis-je.

La vraie chose serait demain. Pour la préparer pour ça, vous devriez vous battre contre une personne dont le physique était proche de son futur adversaire pour en avoir la sensation.

En m’incluant, il avait été décidé que Frey effectuerait les derniers ajustements avec Aria.

« Pour commencer, Aria, voudrais-tu t’en charger ? » demandai-je.

« D’accord. S’il vous plaît, laissez-moi me charger d’elle, » déclara Aria.

Aria et Frey se firent face à face.

« Bon, commencez !! » dis-je.

Avec le début du signal, Aria se précipita sur Frey. Elle pourrait être en mesure d’arriver en contact avant même que Frey puisse se placer dans une position pour l’interception.

Frey n’avait pas été agitée par le soudain comportement d’Aria. Tout en reculant d’un pas, elle avait changé la position de ses mains sur l’arme ce qui lui avait permis d’élargir l’espace dans lequel elle pouvait frapper avec sa hallebarde. Elle avait ensuite visé Aria avec un balayage latéral.

*Frappe* J’avais entendu un faible bruit causé par le vent que la hallebarde avait fait. Cependant, le bout de la lame de la hallebarde passa juste devant Aria qui avait déjà fini de décélérer en poussant contre le sol avec les deux pieds tendus à la largeur de ses épaules.

Après que la hallebarde soit passée devant elle, Aria s’était rapidement penchée et avait réaccéléré.

« Haaaaaa »

Frey qui avait eu sa posture brisée par la frappe de la hallebarde, avait tordu son corps et avait poursuivi sa prochaine attaque.

Aria l’esquiva et continua à poursuivre Frey qui reculait tout le temps. Elle avait essayé de créer une distance où la hallebarde ne l’atteindrait pas, puis elle avait effectué une rotation de son corps en un instant afin d’aller vers un combat rapproché.

Cependant, Frey avait remarqué les intentions d’Aria, elle ne lui avait pas permis d’approcher si facilement. Le son de la hallebarde coupant l’air avait été entendu à de nombreuses reprises.

Ainsi, plusieurs minutes s’étaient écoulées depuis le début de la bataille, mais le son du choc entre deux armes n’avait pas été entendu. Aria n’avait toujours pas affronté sa lame avec celle de Frey et elle avait surpassé toutes les attaques violentes de la hallebarde par l’évasion.

Naturellement, Frey avait également remarqué ça, et l’intervalle entre les sons des attaques de la hallebarde avait été réduit de plus en plus.

Cependant, Aria avait finalement arrêté ses pieds qui étaient sa plus grande arme et avait commencé à se soustraire à la prétendue posture rotative de Frey.

La hallebarde était une très longue arme, son défaut était que les virages serrés n’étaient pas efficaces. Le niveau de la capacité d’évasion d’Aria pourrait être appelé anormal.

Dès le début, j’avais dit à Aria d’éviter autant que possible l’attaque de Frey pour montrer ça à Frey.

Par conséquent, Aria n’attaquait pas vraiment ou n’utilise même pas la Main de Protection qui était une épée conçue pour la défense.

À la longue, la force physique de Frey s’était détériorée et Aria avait gagné sans attaquer.

Je lui avais donné une potion qui avait immédiatement rétabli sa force physique. Il serait préférable de ne pas utiliser Stimulation du métabolisme parce que cela semblait mauvais à la longue pour le corps.

Eh bien, je ne pouvais pas vraiment dire si la récupération avec la potion était bonne ou non.

En premier lieu, je ne connaissais pas l’espérance de vie moyenne des humains dans ce monde. Naturellement, il semble aussi y avoir la race appelée elfes qui pouvait vivre pendant des centaines d’années.

« Maintenant, c’est moi le prochain, » dis-je.

Frey et moi nous avions fait face l’un à l’autre. Quand nos yeux se rencontrèrent, Frey avait été un peu effrayée.

Eh bien, c’était aussi une amélioration considérable au cours de ces trois jours, mais quand je me souvenais du match et de ce que j’avais ressenti à ce moment-là, j’avais mis un terme à ce souvenir par tous les moyens.

« Tout va bien ? Alors, s’il te plaît, commençons, » dis-je.

Normalement, j’aurais attaqué Frey en utilisant toutes mes compétences. Cependant, la compétence de Perspicacité de Musashi serait parfaite pour un tel combat.

« Frey, arrête de faire de trop amples attaques ou ça va devenir dangereux, » dis-je. « Mais même ainsi, la frappe avec une hallebarde est certainement forte, mais la coordination est faible. Utilisez plus de poussées. »

« D-D’accord, » répondit-elle.

« L’adversaire doit vraiment avancer pour pouvoir t’attaquer. Alors, il faut que tu gardes cela à l’esprit dès le début du combat, » déclarai-je.

« V-Vraiment ? » demanda-t-elle.

De cette façon, je transmettais en détail les failles dans les mouvements de Frey.

Elle m’écoutait vraiment avec obéissance probablement parce que je transmettais ces mauvais côtés tout en lui faisant avoir une expérience amère en l’attaquant au dépourvu.

Le dernier entraînement avec moi était ainsi terminé. Enfin, je lui avais donné des pilules contenant un antidote au cas où elle souffrirait d’une attaque de poison.

« Écoute-moi bien. Cet antidote est une assurance, » dis-je. « Ne considère pas qu’il sera possible de l’avaler pendant le duel. »

« Compris. Je suis désolée pour tout, » déclara-t-elle.

« Alors, rends-moi cette gratitude, » dis-je. « Et en plus, les jeux de punition n’ont même pas été faits. »

« Oui, je vais sûrement vous rembourser cette gentillesse, » déclara-t-elle. « Même si je gagne ce duel ou si je suis vaincue, je le ferais. »

Bien que ce fut très admirable de sa part, et puisque nous étions allés aussi loin, je voulais qu’elle gagne.

« Pour le moment, tu peux me rembourser un peu en gagnant ce duel, » dis-je.

Après cela, tous les préparatifs étaient en ordre. Le reste du temps sera passé lentement à préparer le duel.

Sous ma supervision, une source chaude extérieure fut construite dans le village des gobelins.

L’idée était survenue quand nous avions déterré du matériel pour la fabrication de la porcelaine. À la suite de ça, j’avais utilisé le trou efficacement afin de construire une source chaude extérieure.

En d’autres termes, au cours de ces trois jours, j’avais également préparé le terrain, et c’était aujourd’hui terminé. Pour le chauffage de l’eau, les gobelins que j’avais laissés pour cette tâche étaient les mages-gobelins.

Apparemment, les mages-gobelins étaient très actifs sur le terrain. J’avais entendu dire qu’ils avaient commencé la culture de plantes qu’ils pouvaient utiliser pour la magie ou comme matériaux pour diverses potions.

« Aaaa ~. Un bon bain, » murmurai-je.

Comme le penserait tout Japonais, je voulais un jour trouver une solution pour avoir un bain. Le taux de satisfaction était largement différent de seulement se nettoyer avec une serviette et se baigner dans l’eau froide.

La taille de la baignoire était bonne. Il semblerait que le village des gobelins avait passé environ une journée à accumuler l’eau pour remplir une baignoire de 10 m de long et de large.

Je devais penser à une solution pour ça. Pour le moment, je pensais à transformer les gobelins normaux restants en mages-gobelins pour produire de l’eau à l’aide de la magie.

Si c’était le cas, comment devrais-je utiliser des gobelins qui n’utilisaient que la magie de l’eau ? Cela pourrait devenir un problème sur le champ de bataille.

Parce que les mages-gobelins actuels étaient des types qui ne pouvaient utiliser que la magie du feu, il était douteux qu’ils puissent apprendre correctement la magie de l’eau.

En tout cas, il serait bon d’y penser plus tard. Pour l’instant, je devrais juste être satisfait de ce bain.

Cette fois, j’étais seul en tant que testeur, mais j’aimerais y aller avec Aria et les autres filles après ça. Le bain dans le village des gobelins devait être un bain mixte !

Bien sûr, après que tout le monde aura fini, alors il sera ouvert aux gobelins.

S’ils avaient du plaisir pour la baignade, alors ils feraient assurément une deuxième installation très rapidement pour leur propre usage.

Et après ça, le bain mixte en plein air du village des gobelins deviendrait sûrement un jour un site touristique et après ça, un grand centre d’amusement !

« Peut-être que c’est impossible ~… »

« Quoi ? »

Je m’étais retourné. Frey était là, et elle avait caché son corps derrière une serviette. En ce qui concernait le visage profondément rouge, la cause n’était probablement pas seulement causée par l’eau chaude.

« Es-tu une imbécile ? Tu es une personne qui est un tel cliché…, » dis-je.

Elle était probablement venue rendre la faveur à la suite de l’entraînement intensif. Frey avait un visage surpris et hocha la tête en entendant cela.

« Aviez-vous compris mes intentions ? » demanda-t-elle.

« Ouais ~, d’une façon ou d’une autre, » répondis-je.

Après avoir entendu une telle chose, Frey avait cédé après un instant. Elle semblait avoir froid et il était irresponsable de ma part de la laisser là, nue, alors je lui avais dit de se mettre dans l’eau chaude et de s’y plonger totalement dedans.

Frey avait touché plusieurs fois l’eau avec le bout de son pied, puis s’était totalement immergée dans l’eau chaude.

« Fuwaaaa~ »

Elle avait un visage incroyable après qu’il soit devenu mouillé. Dans ce monde, je n’avais pas vu de tel bain, mais avait-elle déjà profité de ça avant aujourd’hui ?

« Il y a des histoires emplies de luxe où l’on se trempe dans beaucoup d’eau chaude, » dit-elle.

« N’es-tu jamais allé dans un tel bain ? » demandai-je.

« Mademoiselle Flora ne prend pas de bains, » répondit-elle. « Bien que je sois entré dans un sauna plusieurs fois par semaine, on n’a jamais pu tremper son corps dans un endroit où de l’eau chaude était accumulée. »

Il pourrait ne pas avoir des bains tels que celui-là. Certes, quand j’avais parlé à Aria et aux autres à propos des bains, elles avaient eu l’air de dire que cela ne leur disait rien.

« Et, tu es venue ici pour me rendre la pareille ? » demandai-je.

« O-Oui, » répondit-elle.

En ce moment, Frey était assise à l’endroit le plus éloigné de moi. Eh bien, cela n’avait pas été fait exprès de sa part et c’était ainsi naturellement parce que je m’étais assis le plus loin du vestiaire.

Frey avait alors pris sa décision et m’avait approché. Elle s’était assise à côté de moi à une distance où son épaule pourrait me frôler.

« C-C’est pour rembourser votre faveur ! » déclara Frey.

« J’ai compris, » dis-je.

« Non, vous ne comprenez pas ! » déclara-t-elle.

Après avoir entendu son explication, elle semblait vouloir dire qu’elle faisait ça non pas comme un jeu de punition, mais comme un remboursement.

« Vraiment ? » demandai-je à la fin.

J’étais d’accord avec les deux possibilités, mais il semblait que c’était très important pour Frey que cela soit le deuxième cas.

Elle disait encore différentes choses, mais comme c’était gênant pour elle de faire le premier pas, j’avais attrapé l’épaule de Frey pour la rapprocher et j’avais commencé à lui caresser les seins. Ils étaient dodus et cela donnait une bonne sensation à leur manière.

Frey avait essayé de s’échapper, mais parce que son épaule était maintenue, c’était impossible.

« Que se passe-t-il ? N’es-tu pas venue ici pour faire ça ? » demandai-je.

Frey faiblissait quand elle entendit ça. Bien sûr, j’avais déjà déterminé ses dispositions. Il n’y avait pas besoin d’enlever ces vêtements si c’était juste pour me laver le dos.

« Je vais arrêter si tu le détestes. Mais dans ce cas là, ça va être un peu difficile pour moi, alors pourrais-tu aller chercher Aria et les autres ? » demandai-je. « Sinon, je ne serai pas capable de me calmer. »

Parce que je tenais l’épaule de Frey et que je la collais fermement contre moi, elle savait parfaitement de quoi je lui parlais. L’état de mon corps était très clair pour elle.

« N-Non, c’est bon, » dit-elle.

« Vraiment !? » m’exclamai-je. « Alors, continuons. Afin que tu puisses faire de ton mieux demain, je serai aussi doux que possible. »

« D’accord, avec plaisir. Faisons ainsi, » dit-elle.

À en juger par la réaction, ce devait être sa première fois. Aujourd’hui, j’avais mis l’accent sur ce que c’était de montrer de l’affection envers elle, mais sans le faire jusqu’à la fin. Ce n’était pas seulement de la gentillesse. Si elle souffrait à cause de moi, il lui sera impossible de se battre demain et je serai gêné d’être la cause de sa défaite.

Elle était dans la baignoire dans un état à moitié consciente en raison de son plaisir quand j’avais pris Frey dans mes bras pour l’emmener dans sa chambre. Frey ne pouvait laisser sortir qu’« Ah ~ » et « Hm ~ ».

De plus, par ce qu’il y avait encore le combat de demain, ce serait un problème si elle attrapait un rhume. C’était un peu comme prendre soin d’un outil avant un combat.

« Frey, quand tu gagneras le duel de demain, je le ferai jusqu’à la fin. Je vais le rendre plus intense qu’aujourd’hui, » déclarai-je.

Je ne savais pas si c’était audible pour Frey, mais je l’avais dit en quittant la chambre d’amis qui servait à Frey.

Bien qu’il y avait un peu de chaleur explosive dans l’air, une telle nuit était bonne de temps en temps. J’étais retourné dans ma chambre pour que je puisse aussi obtenir un bon sommeil réparateur.

***

Chapitre 54

Pour le jour du duel, nous avions été jusqu’au château du seigneur. Nous n’étions pas très tôt le matin.

« Vous êtes en retard, » Evin était déjà sur la place et il n’était pas très content. La silhouette de Flora n’était pas visible dans les lieux.

« Vous n’avez pas décidé une heure en particulier. Il n’y a donc pas de raison de critiquer, » la personne qui répondit fut Frey.

Il s’agissait du duel entre Frey et Evin, alors je la laissais faire. Je pensais aussi que je m’étais un peu trop impliqué, mais j’en avais déjà fait bien assez.

« Et mademoiselle ? » demanda Frey.

« Eh bien, nous étions ensemble il y a une minute, mais elle est une jeune femme libre d’esprit, donc on ne peut pas y faire grand-chose, » répondit Evin.

En seulement quelques jours, il avait déjà acquis une certaine manière de parler négativement de Flora. En ce qui concerne cet acte, Frey pouvait parfaitement perdre son sang-froid.

« Vraiment ? Alors, commençons le duel dès qu’elle reviendra, » mes attentes furent trahies, car Frey semblait être parfaitement calme.

Même Evin regardait Frey avec une expression emplie de doute.

Ce duel devait décider de qui serait le chevalier de Flora. Puisque Flora n’était pas là, il ne pouvait pas commencer.

Après ce qui semblait être une attente de 15 minutes, Flora était arrivée accompagnée de Giren.

« Regardez, Mademoiselle Flora. Tout le monde n’est-il pas en train de vous attendre ? » demanda Giren.

« Oui, mais monsieur, on ne pouvait pas y faire grand-chose puisque je buvais du thé noir, » répondit Flora.

*Que faire* Giren secoua la tête après avoir entendu ça !

« Je suis vraiment désolé de vous avoir fait attendre, » Giren vint vers moi pour s’excuser. Mais aujourd’hui, j’étais un simple visiteur.

« Ne vous inquiétez pas pour ça, j’étais inquiet quant au résultat de ce duel, alors je suis venu ici de mon plein gré, » dis-je.

« Vraiment !? Cependant, vous sembliez avoir pris soin du problème de Frey, » répondit Giren.

« C’est ce que je voulais faire dès le début. Ne l’ai-je pas dit ? Je suis impatient de voir ce duel, » dis-je.

« Je vois ! Et est-ce que quelque chose a été trouvé à propos de qui est le démon ? » demanda Giren.

« ... Non, je suis désolé, mais pour le moment, il n’y a pas d’informations en ma possession que je puisse vous signaler, » dis-je.

« Vraiment ? J’ai entendu dire que vous aviez acheté à l’église beaucoup de flacons de Tueurs de Démons, » répondit Giren.

« Je suis juste un lâche. C’est simplement une disposition prise pour m’empêcher d’être tué par lui, » dis-je.

« Hmph ! Eh bien ! Je ne vous demande pas d’effectuer la recherche du démon tout seul, » dit-il.

« Vraiment, j’aurais dû m’attendre à ça de votre part, » dis-je.

Probablement qu’Evin avait été demandé par Giren pour effectuer de son côté la recherche du démon.

Cette personne est-elle vraiment sans rapport avec le démon ? Pour gagner face à Giren, cette situation n’est-elle pas comme une poudrière prête à exploser ? pensai-je.

Eh bien, je devrais faire évacuer le village des gobelins, ainsi qu’Aria, et les autres pour un court moment quand tout cela semblera devenir vraiment dangereux.

Et dans tous les cas, si cela semblait être trop désagréable, je pouvais toujours traverser la forêt et retourner à Bureto. Et là, je pourrais toujours faire un nouveau village.

« Ha oui ! C’est vrai, » murmurai-je.

Latia avait dit qu’elle venait ici aujourd’hui, mais où pouvait-elle être en ce moment ?

J’avais regardé autour de moi, mais elle ne semblait pas visible.

« Zir, où est Latia ? » demandai-je.

« Je vais voir où elle se trouve, » répondit-elle.

Zir essayait d’obtenir des informations de son fantôme. Il n’était pas possible de se connecter avec tous les fantômes employés en temps réel.

« C’est étrange, » répondit-elle. « Je n’ai plus aucune réponse du fantôme qui suivait cette dame. »

« Alors, veux-tu dire que le fantôme a été défait ? » demandai-je.

« Hmm, je pense que c’est ça, » répondit Zir. « Comme les fantômes ne sont pas aimés, il est possible que quelqu’un dans la cité l’ait vu, et l’ait tué sans même se poser de questions. »

Peut-être en raison de la malchance, il avait peut-être été tué par un aventurier qui passait par là.

Ainsi un tel événement était arrivé. Cela pourrait aussi ne pas être lié au fait que le monde détestait les fantômes.

« Pour l’instant, je voudrais que tu emploies un nouveau fantôme et que tu l’envoies la chercher, » ordonnai-je.

Je n’avais plus trop de temps à attendre.

Eh bien, c’était un duel entre ces deux personnes se faisant face au centre de cette place.

Le duel commencera quand Flora donnera le signal.

Bien que Flora soit essentielle, on voyait deux personnes qui riraient avec un sourire aux lèvres qui semblait attendre que tout cela commence.

Cette fille, ne remarque-t-elle pas que tant que le signal n’était pas donné, le duel ne commencerait jamais ?

Après ça, Giren murmura quelque chose à Flora.

Enfin, Flora s’approcha des deux personnes au centre de la place pour faire le signal de départ.

« Vous deux, faites de votre mieux, » après qu’elle eut dit ça, elle retourna à nouveau près de Giren.

Eh !? Est-ce que c’est le signal du duel ?

Les deux combattants avaient un sentiment de perplexité, mais ils se placèrent dans une posture de bataille.

Evin dégaina son épée et prit une posture légèrement vers l’avant. Cette mise en place se propagea également du côté de Frey.

Frey avait pris une posture de contre-attaque, elle avait positionné son corps avec la hallebarde tournée vers l’arrière.

Même les voix des personnes qui s’étaient rassemblées là avaient disparu et le silence avait rempli la zone.

« J’arrive, » avec sa voix, Evin avait envahi la zone d’interception de Frey en y pénétrant à bonne vitesse.

Frey ne bougea pas jusqu’à ce qu’Evin arrive dans une position où il allait entrer dans la portée de la hallebarde.

Plutôt qu’un mouvement défensif, c’était un mouvement offensif.

Au lieu d’un comportement passif qui ne permet pas à un adversaire de se rapprocher, c’était un comportement agressif qui permettait de faire un coup pour vaincre l’adversaire.

Cette attaque semblait avoir dévié de la vision de l’interception, qui avait été imaginée par Evin, et donc, la défense semblait avoir été en retard pendant un instant.

« ... ! Cette précision !? »

D’une manière ou d’une autre, il avait réussi à détourner la trajectoire de la hallebarde de Frey avec sa flamberge, mais sa posture avait été détruite par l’impact.

Cependant, il s’approcha encore et frappa avec sa flamberge vers Frey, mais elle le repoussa avec le même élan.

Même si cela la frappait, l’attaque n’aurait pu que toucher la surface de la peau. Cependant, c’était suffisant s’il s’agissait de l’épée d’Evin.

La lame ondulée qui touchait la peau ne coupait pas, mais arrachait la chair. Après ça, cela appliquait du Poison sur la plaie. Cette attaque aurait pu ouvrir la voie à la victoire pour Evin, mais Frey avait pu prédire qu’elle l’évitait sans aucune difficulté.

« Tu as évité ça !? » s’exclama-t-il.

Contre sa volonté, la posture d’Evin était complètement brisée par sa tentative d’attaque, et il était accroupi.

Sans être négligente, Frey avait poursuivi son attaque. Profitant de la situation actuelle, Frey se précipita vers le bas avec le haut de la virole (la pique présente sur la hallebarde).

* Bang * le son qui se réverbérait indiquait que d’une manière ou d’une autre Evin avait été capable de se protéger contre ce coup en appliquant son poids corporel, l’épée avait imprudemment frappée dans cette posture.

Je pensais que c’était peut-être une attaque qui ne pouvait que faire peur, mais Frey était retournée à la posture de contre-attaque immédiatement après avoir fait l’attaque avec la virole.

Combat au corps-à-corps ou combat de loin, l’adversaire avait un avantage en combat rapproché. Est-ce l’influence d’avoir été dit à plusieurs reprises qu’elle pouvait le vaincre en agissant ainsi ? Elle avait corrigé sa posture et ne cherchait plus à l’attaquer dans une course impossible.

« Tu l’as vraiment fait, n’est-ce pas. Honnêtement, penses-tu me prendre de haut, salope ? » déclara-t-il.

Haha, Evin ne semblait pas trop content. Il tenait l’épée des deux mains et regardait fixement son adversaire (Frey).

« N’est-ce pas géniale, Frey était en réalité vraiment forte, » murmura Flora.

Giren qui était en conflit ici laissa échapper un soupir. Le groupe qui l’entourait était dans une condition similaire.

Eh oui, l’entraînement intensif avait fait ses preuves ici. Mais cela pouvait également simplement faire qu’Evin devienne sérieux.

« Je vais y aller sérieux cette fois-ci !! » cria Evin.

Evin entra rapidement dans la zone de Frey avec une attaque qui était beaucoup plus rapide que la première. Cette fois, Frey pourrait ne pas avoir la place pour trouver le moment propice. Mais à la seconde où il entra dans la zone, elle l’intercepta avec toute sa puissance.

* Clang * le son strident de métal se réverbéra dans les environs.

« HAHAHA, tu l’as bien bloqué ! » riait Evin.

Avant que l’on sache, Evin avait pris l’initiative. Frey avait réussi à empêcher la charge d’Evin. Il avait ensuite répété cette attaque plusieurs fois et cet affrontement avait été brisé à la fin.

Mais Frey avait été blessée par la même occasion. J’avais vu que le Poison était bien présent dans son statut.

« WAHAHAHAA, je t’ai enfin blessée, » riait Evin.

Après ça, les mouvements de Frey étaient devenus ternes. Cependant, ce n’était pas quelque chose de mental comme pendant l’entraînement. Il y avait une diminution de ses statistiques parce qu’elle était affectée par le poison.

Frey avait alors régulièrement souffert d’une deuxième et troisième plaie.

« HAHA, HAHA » il continua de son côté à en rire.

La respiration de Frey était devenue rude, elle avait atteint le point où sa position avait été abandonnée quand elle avait frappé avec sa hallebarde.

« C’est maintenant fini, » déclara Evin sûr de sa victoire.

Evin s’approcha de Frey d’une manière détendue. Il pensait déjà que Frey n’avait plus la force de frapper avec sa hallebarde.

Le sang et la chaleur suintaient depuis les blessures occasionnées par cette personne.

***

Mon corps tremblait de gauche à droite et je perdais de vue mon objectif alors que mes paupières se fermaient sans avoir ma permission.

La respiration rugueuse n’avait pas cessé, peu importe combien j’avais inhalé.

Ce poison. Hibiki m’a dit de ne jamais être touché par cette chose. Mais je n’ai pas pu suivre ce que Hibiki m’avait dit.

Est-il en colère ? Peut-être qu’il pourrait déjà avoir perdu son intérêt envers moi.

Non. Non. Non. Non. Je ne veux pas de ça.

Avec beaucoup de peine, j’ai pu devenir amie avec les gobelins...

Le capitaine Lalu m’a aidé pour que je puisse me faire des amis auprès des autres gobelins.

Le gobelin qui brandit deux lames du nom de Musashi qu’il a reçu de Hibiki... il est un peu pauvre quand il s’agit de parler, mais il m’a traité comme son compagnon.

Au début, je ne pouvais pas faire la différence entre les gobelins, mais maintenant je connais tous les membres.

Il deviendrait impossible de les rencontrer si je suis détesté par Hibiki. Et il serait impossible de rencontrer Hibiki lui-même si cela devenait ainsi.

« Haaa, Haaa. » J’avais réussi à respirer d’une manière ou d’une autre en sortant ma langue telle un chien.

Evin m’avait approché comme si de rien n’était. J’avais lancé toute ma force encore présente dans mon corps dans ma main pour saisir la hallebarde, mais le mieux que je pouvais faire était d’empêcher de la faire tomber au sol.

« C’est maintenant fini, » déclara Evin.

Pas possible. Je ne veux pas abandonner.

Tout allait bien. Toute méthode fera l’affaire. J’aimerais gagner contre cette personne.

Je ferai n’importe quoi pour gagner contre ce type. Je veux gagner même si je dois pour ce faire me battre comme Hibiki.

Quelque chose, n’y a-t-il pas moyen de gagner contre lui ?

Evin leva son épée.

C’est vrai, Le Poison n’a pas d’importance. Je devrais juste bouger mon corps.

Peu importe ce qui se passe après cela, ça va. Bouge !! Mon corps !

J’avais arraché mon corps à sa position et j’avais ainsi pu esquiver la lame qui s’approchait de mes yeux. Il ne m’avait pas semblé que j’avais pu complètement l’esquiver et mes blessures avaient encore augmenté. Qui s’en soucie ?

« GAAAAAA!! » criai-je.

Un peu de puissance était revenue dans la main qui avait saisi la hallebarde. Cela pouvait me permettre ainsi de frapper avec cette hallebarde.

J’avais donc agrippé la hallebarde avec toute la puissance de mon corps, et j’avais grondé mon corps tremblant afin qu’il tienne le coup et j’avais tout placé dans la hallebarde.

« GWUAHHAA!! »

À ce moment-là, la virole de la hallebarde avait plongé dans le corps de cet individu. Cet homme s’était effondré en raison de la douleur tout en tenant sa poitrine.

« C’est merveilleux ! Frey !! Vous avez gagné ! » Giren avait couru jusqu’ici. Il semblait dire différentes choses, mais j’entendais maintenant seulement un bourdonnement dans mes oreilles.

« Bon travail, Frey. C’était un bon combat, » Hibiki m’avait également dit quelque chose.

En dépit du fait que ce qu’il avait dit n’était pas audible pour moi, ça devrait être une bonne chose en voyant son expression.

Hibiki poussa quelque chose dans ma bouche. Il s’agissait d’un goût pour lequel je m’étais habitué à boire ces quelques jours, la potion de récupération de la force physique.

La chaleur était légèrement réapparue dans mon corps. Mais tout mon corps semblait grincer quand je bougeais, et c’était très douloureux.

« C’est vrai, devrais-je utiliser l’antipoison ? » demanda Hibiki.

Après qu’Hibiki ait dit quelque chose, il tâtonna mon corps comme s’il cherchait quelque chose. Hey, il n’y a rien ici !

« Maintenant, regarde par là, » dit-il en m’enfonçant cette fois-ci un doigt dans ma bouche.

Que fait-il de mal là !? Je pensais que c’était ça, mais il y avait quelque chose qui roulait dans ma bouche.

Oh, est-ce une pilule de désintoxication ? Après l’avoir avalé sans hésitation, mon corps revint de plus en plus à la normale.

« Mademoiselle Flora, annoncez-la comme la gagnante, » déclara Giren.

Mademoiselle Flora ne s’inquiétait pas de salir sa robe, car elle s’était accroupie afin de me regarder et de me parler.

J’étais heureuse de pouvoir parler à Mademoiselle Flora après ça, mais...

*Pssssss*

Aucune voix n’était sortie hors de ma bouche. À la place, du sang rouge sombre avait jailli hors de ma propre bouche.

« Frey, merci pour votre travail acharné. Bon repos, » un poignard d’un rouge profond était tenu dans la main de la jeune femme.

***

Chapitre 56

***Point de vue de Latia.***

Dans mon enfance, j’avais des amis tout à fait normaux, cependant, à un moment donné, ma mère, mon père et mes amis avaient disparu de mon entourage.

J’étais venue dans cette ville parce que les personnes qui me parlaient dans le village où je vivais précédemment étaient toutes parties.

J’avais donc quitté mon village afin d’aller dans une ville voisine et là-bas, j’avais rencontré des personnes.

À un moment donné, j’avais presque été attaquée soudainement par un homme dans un restaurant, mais là, il m’avait dit que je pouvais gagner beaucoup d’argent si je faisais ce qu’il disait.

Et après ça, même si j’étais devenu très ami avec une autre fille que j’avais rencontrée, on m’avait confié à moi les corvées dans un restaurant alors qu’elle devait faire toute autre chose.

Mais peu de temps après ça, tout le monde s’était évanoui en ma présence pour une raison inconnue et ils ne s’étaient pas réveillés avant plusieurs jours.

De plus, des objets se brisaient autour de moi, et cela bien que je ne les avais jamais touchés avant ça.

J’étais donc venue à Welburg parce que juste avant que je vienne dans cette nouvelle ville, il n’y avait plus personne qui me parlait dans la ville où j’étais précédemment.

De plus, Welburg était une ville d’aventuriers, donc je serai sûrement acceptée ici. Et il était possible que les aventuriers de cette ville ne s’effondrent pas quand ils sont en ma présence.

J’étais donc venue à cette ville en croyant ça.

Rapidement, j’avais trouvé du travail comme journalier dans une auberge parce qu’il s’agissait d’un travail où je pouvais parler à beaucoup de gens et que je voulais vraiment avoir des contacts humains. Mais tout aussi rapidement, j’étais devenue seule là-bas à être encore consciente.

Je m’étais donc fait virer de ce travail, comme ce qui s’était passé avec les autres.

Après m’être fait virer, la vieille femme qui m’avait toujours saluée quand on se voyait s’était effondrée devant mes yeux. C’était le jour où je l’avais accompagnée chez le médecin avant ça et à son retour, elle était tombée inconsciente.

Que dois-je faire pour le repas d’aujourd’hui ? pensai-je. Puis j’avais été surprise d’être appelée tout d’un coup par-derrière par une voix qui m’était inconnue.

« Hiya, hiyai? » Je ne parlais plus trop souvent aux personnes, donc une voix étrange était sortie hors de ma bouche à ce moment-là.

Et à ce moment-là, j’avais immédiatement remarqué quelque chose. Cet homme avait parlé à une femme terne comme moi d’une telle manière et pile au moment où il y avait peu de personnes présentes dans la ruelle où je me trouvais.

« J-Je n’ai pas d’argent. Je viens tout juste d’être virée de mon travail, » avais-je à ce moment-là.

Donc, il s’agissait d’un bandit. Non, peu importe comment on me regardait, mon apparence indiquait clairement que la possibilité d’obtenir de l’argent n’était pas présente chez moi.

« Mes seins sont petits donc vous devriez arrêter ! » avais-je crié en couvrant mes seins avec mes mains.

Alors, peut-être que son but est probablement pour mon corps ? J’avais fait appel désespéré comme quoi il devrait s’arrêter avant de commettre l’irréparable.

Il m’avait dit plus tard. « Prendre une telle pose est dangereux et cela aura l’effet inverse, alors ne le faites plus. »

Mais je ne comprenais toujours pas pourquoi il m’avait dit ça. Je devrais peut-être lui demander plus d’explications à ce propos.

« En plus de ça, je n’ai pas de parents, je suis idiote, je suis une femme extrêmement laide, rien de bon ne sortira de moi. * Sniff *. » avais-je poursuivi.

S’il ne s’agissait pas de mon corps, alors qu’est-ce que c’était ? J’avais parlé avec tant de force au sujet de mes ennuis à ce bandit.

Un sentiment déprimant avait rapidement enflé en moi alors que je lui parlais.

Le bandit était après tout un bon bandit parce qu’il avait écouté mon histoire jusqu’au bout sans jamais m’interrompre.

« Vous êtes-vous calmée ? » demanda le bandit après que j’eus parlé pendant un petit moment, criant par moment, pleurant à d’autres moments.

« Ah, oui. Désolée pour le malentendu, » répondis-je.

Le bandit semblait être un aventurier, et il ne me voulait aucun mal.

Après cela, j’avais surtout parlé de ma venue dans cette ville.

J’avais parlé de différentes choses, mais Hibiki avait tout écouté.

Quand mon histoire avait atteint la fin, Hibiki avait commencé à afficher un air inquiet.

Je vois, c’était déjà le moment. J’avais eu peur d’entendre les mots « Je dois partir » qui devraient sous peu sortir de la bouche de Hibiki.

« Je n’ai pas un seul ami dans cette ville. Hibiki, pourriez-vous être mon ami ? » lui avais-je alors demandé.

J’avais remarqué ce que je venais de dire, mais cela, seulement après l’avoir dit.

Haaa, qu’est-ce que je dis, moi ? Hibiki semble aussi troublé.

Mais, après ça.

« Pendant longtemps, chaque personne qui semble bien s’entendre avec moi s’effondre. Cependant, il semble que vous ne voyez pas affecter quand vous êtes à côté de moi. »

Je voulais à tout prix avoir un ami.

« O-oh, c’est d’accord. Meilleures salutations. »

Hibiki était donc ce jour-là devenu ami avec moi.

Avant qu’il ne puisse dire « J’ai changé d’avis », je lui avais immédiatement fait promettre de me rencontrer le lendemain, puis j’avais quitté l’endroit au pas de course.

Et ainsi, mon rendez-vous avec lui était arrivé rapidement.

Je parle du jour promis de mon rendez-vous avec Hibiki.

J’étais terriblement agitée sur le chemin qui me conduisait jusqu’à la guilde des aventuriers.

Bien que le visage de Hibiki avait semblé sérieux, d’une façon ou d’une autre, être un aventurier semblait être un dur labeur.

J’avais été un peu troublée quand il m’avait dit que c’était dangereux d’aller à l’extérieur de la ville, mais apparemment, c’était sûr pour l’instant. C’était un soulagement pour moi, car j’avais des choses à faire à l’extérieur.

Plus important encore était le fait de pouvoir communiquer avec le slime rouge qui était près de Hibiki.

Oh, il était agréablement doux * bunyu bunyu * et il semblait aimé quand je le touchais.

Puis, une personne un peu effrayée m’avait regardée bizarrement alors que je caressais le slime depuis un moment.

Bien que je m’étais involontairement dissimulée derrière Hibiki, Hibiki n’avait pas fait un visage montrant que cela le dérangeait alors qu’il me protégeait.

Plus tard, quand je travaillais à mettre en place les marchandises avec Hibiki, un alchimiste m’avait parlé.

Il avait parlé de plein de choses et j’étais sur le point de paniquer quand il devenait de plus en plus insistant. Au moment où j’avais essayé de demander l’aide à quelqu’un, l’alchimiste s’était effondré sur le sol telle une marionnette dont on aurait coupé les fils.

Ah, c’était encore arrivé. Et maintenant, mon travail allait être perdu comme chaque fois que cela se produisait.

Une personne importante était venue de l’intérieur du bâtiment jusqu’à moi. Ah zut, ce n’est pas bon.

« Le client était apparemment trop excité et il s’est effondré. »

Hein !? Hibiki avait donné une explication à cette personne importante avec un ton extrêmement calme.

Est-il une connaissance de ce chef ? La personne importante m’avait regardée avec sérieux, puis il m’avait déclaré des mots de réconfort.

Mais à cause de tout ça, j’avais causé du tort à Hibiki, ce dont je ne voulais absolument pas lui faire.

J’avais dit. « Je suis désolée » tant de fois, mais Hibiki m’avait dit de ne pas m’inquiéter à ce propos.

Mais, le travail avait pu être obtenu et maintenu grâce à Hibiki. Il était donc nécessaire de lui montrer ma gratitude.

Parce que les amis sont égaux.

J’avais acheté des bracelets appropriés dans un magasin à proximité et j’en avais présenté un à Hibiki.

« Tiens, Hibiki. Il s’agit d’une commémoration pour aujourd’hui pour le fait que j’ai pu me faire un ami et pour te remercier de m’avoir aidé. »

Je voulais vraiment exprimer ma gratitude, mais je ne pouvais pas transmettre facilement ce genre de chose.

« Euh, est-ce bon ? Devrais-tu vraiment utiliser ton précieux salaire pour une telle chose ? » avait-il demandé.

S’il te plaît, ne dis pas une telle chose ! Pour moi, il n’y a rien de plus important que ça maintenant !

Je voulais le dire. Cependant, ma bouche n’arrivait pas à bouger.

« Ce n’est pas une telle chose. C’est une chose très très importante pour moi. » Dis-je.

Je me demande si mes sentiments l’ont atteint?

Hibiki avait alors accepté le bracelet.

J’étais soulagée parce que j’étais capable à le lui donner, mais il commençait à faire sombre. De plus, il était temps de se séparer.

Rapidement, j’ai besoin d’avoir ma prochaine promesse !

« Hibiki, seras-tu dans la guilde demain ? » J’avais rassemblé mon courage et avais demandé ça à Hibiki. Toutefois…

« Non, je ne serai pas en ville demain, » répondit-il.

Il n’y avait jamais eu de cas où j’étais triste comme ça quand on me refusait quelque chose.

De plus, il ne sera pas en ville, qu’est-ce que cela veut dire ? Ne reviendra-t-il plus jamais ?

Non, ce n’est pas le moment d’être abattue. Si demain n’est pas bon, alors après demain ?

« Ah oui, c’est vrai. Après-demain, je pense que je serai dans la cour du château du Seigneur le matin, » annonça-t-il.

Quel soulagement ! Je pouvais à nouveau rencontrer Hibiki si je supportais la solitude pendant une journée de plus.

« C’est génial !! Alors, à après-demain ! »

En outre, j’avais commencé à courir avant que je puisse entendu le « Et bien, j’ai changé d’avis. »

Je voulais être plus longtemps avec Hibiki.

Mais, il était possible de se revoir. Parce qu’il me l’avait promis !

« Oh, toi ! »

Une voix m’avait appelée depuis une ruelle comme ce qui s’était passé il y a quelques jours. La voix entendue n’était pas celle d’Hibiki, mon cœur avait commencé à battre avec plus de force.

Quand j’avais pensé regarder en arrière afin de répondre, j’avais été plongée dans l’obscurité.

Eh, qu’est-ce que c’est ? Mon corps ne bouge pas.

Je me demande pourquoi j’ai sommeil. Oui, j’ai sommeil alors je peux sûrement faire un rêve si je dors comme ça. Si c’est un rêve avec Hibiki, alors cela serait génial.

***

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