Pensiez-vous qu'un autre monde motiverait un NEET? – Tome 1

***

Prologue : Pas de travail, pas avant de perdre

Ce monde était vraiment le meilleur endroit possible.

Il était allongé sur un lit luxueux tout en dégustant des délices alignés sur la table d’appoint. Et pour agrémenter le tout, il recevait un massage venant d’une jolie fille à peine vêtue assise sur lui.

Reiji Houbami murmura tout en savourant ce confort. « Ahh... C’est vraiment la meilleure des choses... L’Autre Monde. »

Lui, qui ressemblait à la surface à un simple lycéen, avait été convoqué en tant que héros du Paradis Universel (Le Domaine d’Aquatera) il y a un mois.

Trois lunes blanches flottaient dans le ciel. D’énormes dragons y volaient en toute liberté.

L’existence des elfes, du peuple des bêtes, des esprits et de la magie, tout cela était réel. Il s’agissait bel et bien d’un monde fantastique comme dans un manga ou un jeu.

Il profitait pleinement de ce monde.

Sans amis ni famille, et pas même un smartphone ou Internet.

Le sens commun et la morale qu’il avait accumulés pendant de nombreuses années étaient tout simplement inutiles ici, il n’y avait même pas d’institution publique afin de garantir son identité.

En d’autres termes...

Toutes les restrictions gênantes (et ennuyeuses) n’étaient pas présentes.

Il s’agissait d’un environnement où il n’avait pas à étudier à l’école, ou tout était garanti quant à ses nécessités de la vie courant, et il pouvait même obtenir tout ce qu’il voulait.

Utopia… Elysium… Tír na nÓg...

Eh bien, le nom n’avait pas d’importance, ce n’était rien d’autre que le paradis.

« Tu ne le penses pas ? Maîtresse, » Reiji avait parlé à l’autre personne avec une voix décontractée.

Il avait parlé à la jolie fille à peine vêtue lui faisant actuellement le massage. Il s’agissait d’une fille aux longues oreilles, une « Elfe », dont les mains tremblaient déjà à cause de la honte. Il fit alors claquer le collier de mauvais goût présent autour de son cou.

Du fond de son cœur... elle avait crié de toutes ses forces. « Je ne pense pas que ce soit si vrai !! »

Elle avait la peau blanche comme neige et un visage aux traits parfaits.

En raison de sa tenue fine et si réduite, ses seins généreux malgré son corps mince étaient facilement révélés, et son visage était teinté du rouge de la honte. De frustration, elle se mordait les lèvres et avait les larmes aux yeux.

Même si elle était clairement de noble naissance, elle avait maintenant un collier et elle faisait à Reiji un massage avec dévouement.

C’était elle, l’invocatrice, qui avait invoquait Reiji dans ce monde en tant que maître. Même si Reiji était censé devenir son serviteur selon le contrat du maître-serviteur, mais cela ne s’était pas déroulé ainsi.

« Ah... De toute façon, peux-tu appuyer un peu plus fort ? » demanda Reiji.

« ... »

« Aah, un peu plus bas. C’est vrai, juste là. Ça fait du bien, » dit Reiji.

« ... »

Étant traitée comme une servante, elle avait continué à appuyer sur le corps de Reiji.

« Eh bien, on dirait que tu t’es un peu améliorée pour ça, Maîtresse, » déclara Reiji.

Comme Reiji avait souligné le « pour ça » dans ce qu’il venait de dire, la fille avait serré son poing, et elle avait marmonna. « Hmm... La prochaine fois... La prochaine fois, c’est sûr... que je gagnerais dans “L’Épreuve de Force” et je changerais cette relation pour qu’elle soit de la façon dont elle était censée être dès le départ. »

Sa maîtresse, la treizième héritière de Granlem (le Royaume des Elfes), Tifalycia Cleargreen, pensait en massant le corps du Héros, qui était censé être son collaborateur ainsi que son serviteur : comment cela a-t-il pu se terminer comme ça ?

« Ne viens-tu pas de penser à l’instant “Comment cela a-t-il pu se terminer comme ça” ? » demanda Reiji.

« Hein !? » s’exclama Tifalycia.

« “Pourquoi mes pensées... ?” et “C’est après tout bien de la télépathie... ?” et “Hein... alors ce que je pensais jusqu’à maintenant était bien vrai... !”. »

« ... Hii... a-a-ah ! » cria Tifalycia.

Voyant que Tifalycia bloquait ses longues oreilles, laissant échapper un son « ah ah », tout essayant qu’il ne puisse pas lire dans ses pensées en faisant le vide dans son esprit, Reiji sourit amèrement comme s’il avait renoncé à faire face à ça.

« Combien de temps vas-tu être dans l’erreur à propos de tout ça ? Je l’ai déjà dit plusieurs fois, je ne peux pas lire tes pensées, » déclara Reiji.

« Ce-Cette déclaration elle-même peut être un mensonge ! » cria Tifalycia.

... Ah, c’était certainement une possibilité.

Bien que personne ne déclarerait normalement un tel mensonge si stupide, mais Reiji pourrait le faire.

Voyant qu’elle n’acceptait plus aveuglément les paroles de Reiji comme auparavant, puis qu’elle finissait par se teindre le visage du rouge de honte, il lui semblait qu’elle avait un peu grandi.

Reiji en était légèrement satisfait et continua avec un sourire.

« À quel point ai-je l’air de mentir ? » demanda Reiji.

« Toi ! Tu ressembles exactement à ça !! Je peux même déclarer qu’il n’y a pas d’existence parmi toutes les races qui peuvent être plus sournoises que toi !! » cria Tifalycia.

« Hehe, tu vas un peu trop loin là, » il répondit à son insistance avec un sourire diabolique,

Voyant cela, le visage de Tifalycia avait pâli comme un lapin attrapé par un renard. « Qu-Qu’est-ce que c’est... ? Je parle seulement de fait. »

« C’est vrai. C’est certainement un fait, » déclara-t-il en acquiesçant...

« “Puisque l’adversaire utilise les méthodes les plus sournoises parmi toutes les races, je ne peux pas gagner. Il est déjà décidé que je vais perdre, peu importe combien de fois je le défie dans ‘Épreuve de Force’. On ne peut rien y faire et je vais à coup sûr ne pas gagner une seule fois.” N’est-ce pas ça ? » demanda Reiji.

« ... ! » L’expression docile de la fille avait immédiatement changé en entendant ces paroles.

Une force habitait maintenant dans ces beaux yeux de la couleur du jade. Son expression avait changé d’une expression docile qui ne pouvait même pas tuer une mouche à celle d’une guerrière.

Sa main droite avait basculé dans un geste élégant.

De la proie vers le chasseur.

« ... Très bien, » la fille avait annoncé ça avec son ton le plus bas. « Faisons une Épreuve de Force ! »

On y va, elle a mordu à l’appât. Alors que Reiji pensait ça dans son cœur, il avait parlé avec une attitude gênante à sa maîtresse si impulsive.

« Eh, l’“Épreuve de Force” d’aujourd’hui est déjà terminée. Nous devons recommencer en décidant de la méthode..., » déclara-t-il.

« Cela ne me dérange pas que tu décides de la méthode ! » répliqua-t-elle. « Si je gagne, tu devras correctement faire ton devoir de héros et cela sans te plaindre... ! »

« Et si tu perds ? » demanda Reiji.

« Je ferai tout ce que tu me diras jusqu’à ce que tu sois pleinement satisfait ! » répondit Tifalycia.

« Ah, vraiment ? » En entendant les mots tant attendus, l’attitude de Reiji avait changé et il avait donc déclaré ça avec un sourire maléfique.

« Je ne peux pas faire grand-chose si tu es prête à aller si loin. Je vais donc accepter ton défi, » répondit Reiji.

Après avoir vérifié que le contrat magique brillait légèrement avec ces paroles inscrites dessus, il continua comme s’il voulait ramener le sujet dans la discussion.

« Juste pour le confirmer avec toi, tu es d’accord avec quoi que ce soit, n’est-ce pas ? » demanda Reiji

« ... Que veux-tu dire par là ? » demanda Tifalycia.

« “Je ferai tout ce que tu me diras jusqu’à ce que tu sois pleinement satisfait” ? » répéta Reiji.

« Ça, c’est si je perds ! Au contraire, nos relations doivent revenir à ce que cela aurait dû être si je gagne..., » répliqua Tifalycia.

« Hm, oui, oui, je sais, » dit Reiji.

Après avoir obtenu sa confirmation verbale, Reiji s’était légèrement étiré.

« Maintenant, je me demande ce que je devrais te faire faire après ça, » se demanda Reiji. « Peut-être, prendre un repas sur une elfe nyotaimori [1]... Le fait d’ajouter un “nyaa” comme fin de phrase a déjà été fait avant, avec des oreilles de chat se chevauchant avec les oreilles d’elfe... Non, attends. Cela ne va-t-il pas si je choisis à l’improviste ? »

En disant de telles choses, il réfléchissait déjà de la demande après avoir remporté l’Épreuve de Force.

« Tu me traites comme une idiote..., » L’elfe lui lança un regard noir alors qu’elle tremblait de colère et que cela la colorait en rouge.

Ce regard de frustration ne fit que rendre plus heureux Reiji, il parla avec une expression lugubre. « Tu n’as qu’à gagner si tu te sens frustrée... Contre ce héros NEET, Reiji ! Fuhahahahaha, » après quoi, Reiji avait ri exprès face à elle.

Voyant cette apparence, Tifalycia fronça douloureusement le sourcil. « M-Même s’il est supposé être le héros... supposé être le Héros... de penser qu’il est qu’un NEET ! »

Sans précédent, absurde, incompréhensible...

Il n’y avait aucun mot qui pouvait décrire cette horrible situation.

Donc.

Par conséquent, Tifalycia avait pensé pour la énième fois. Comment cela s’est-il terminé comme ceci... ?

Et, elle s’était alors souvenue de ce moment en même temps.

Le jour où tout avait commencé...

Notes

  • 1 Nyotaimori : (女体盛り) (littéralement « présentation sur le corps d’une femme »), plus connu sous le nom de « corps sushi », consiste à manger des sashimis ou des sushis présentés sur le corps d’une femme nue.

***

Chapitre 1 : NEET, inversion du maître et du serviteur

Partie 1

Situé à l’est de l’un des trois continents principaux, le Continent Zestis, qui s’étendait le long de la direction est-ouest, avec des forêts occupant la majorité du pays, était le Pays des Elfes, Granlem.

La septième province, Tistel, située à l’extrémité nord-ouest, dont une grande partie était reliée à l’Union « Béastia » voisine, Entara, jouait le rôle de porte de Granlem.

Quatre-vingt-dix pour cent de la province déjà étroite était occupé par la forêt, donc il n’y avait pas de ville-château ou de large cité.

Il n’y avait qu’un petit château et un nombre minimum de serviteurs, ainsi qu’un candidat au trône de nom seulement.

C’est pourquoi ─ le rituel secret de la Convocation du Héros était littéralement la carte maîtresse de Tifalycia Cleargreen, Seigneur de Tistel, treizième héritier du trône de Granlem.

─ Il y a quelques années, le Royaume d’Aquatera s’était lancé dans une guerre magique qui impliquait toutes les races, la Septième.

Les six races possédaient des systèmes magiques individuels. Grâce à eux, qui détenaient l’hégémonie du monde, ils avaient lancé une puissante magie qui pouvait détruire le monde sept fois, ils avaient alors vu le danger d’extinction de toutes les races et avaient trouvé une solution.

C’est ainsi que fut construite la loi absolue, la Magie du Grand Contrat, qui possédait le pouvoir de faire appliquer par magie tous les contrats.

Toutes les races avaient promis sur Le Cube, qui avait été créé en assemblant les systèmes magiques complexes de chaque race, d’être non violentes. Ainsi, les conflits chaotiques et barbares avaient disparu du monde.

Ils s’étaient ainsi engagés à avoir une belle paix, pour vivre une harmonie éternelle.

Cependant, aussi idéal soit-il, les problèmes entre les pays continuaient de se poser.

Conscients de la limite de la non-violence, afin de résoudre les problèmes, les races avaient imaginé un système pour rendre la violence possible sous certaines exceptions.

Cette exception était une guerre autorisée lorsque les deux races opposées préparaient des règles détaillées et décidaient d’un champ de bataille, puis s’engageaient sous la Magie du Grand Contrat que leur race entière se conformerait strictement à ces règles ─ la Guerre des Gages.

Désormais, tous les conflits politiques entre pays interdisaient l’assassinat de l’opposition, puis permettaient un usage limité de la magie offensive. Tous avaient été désormais décidés à l’aide de la Guerre des Gages.

Lors d’une Guerre des Gages...

Une certaine race avait alors convoqué un héros d’un autre monde pour se battre en tant que commandant, et cela avait apporté à cette race une victoire écrasante.

Cette race avait remarqué que si le Héros avait le pouvoir d’affecter l’histoire de leurs mondes d’origine ─ appelée La Destiné, cela affecterait grandement la Guerre des Gages.

De cette façon, chaque race devenait enthousiaste dans la convocation d’un héros, ce qui avait donné à la Guerre des Gages le nom de Guerre Héroïque.

Bien sûr, la Convocation du Héros qui pouvait appeler un Héros d’un autre monde ne pourrait pas être faite par n’importe qui.

En parlant des « Elfes », il s’agissait d’une autorité spéciale actuellement accordée uniquement aux membres de la lignée royale ─.

Le sang royal coule aussi dans mes veines, pensa Clairlycia.

La reine des Elfes ─ Clairlycia Cleargreen, étant la sœur aînée du souverain, elle avait commis le « Tabou Absolu » et avait été appelée après ça la Pire Souillure de Granlem.

Cependant, pour Tifalycia, elle était plus douce et intelligente que quiconque, acceptant même de servir l’« Infirma » sans aucune discrimination, sa mère bien-aimée.

Elle ne pouvait pas tolérer les membres de la royauté pour avoir dit « Heureux qu’elle soit morte » à sa mère quoiqu’il arrive.

Elle devait en quelque sorte invoquer un excellent Héros à l’aide de la Convocation du Héros, rendant sa propre existence indispensable dans les Elfes, afin qu’elle puisse effacer le déshonneur de sa mère─.

Depuis le décès de sa mère, Tifalycia vivait avec cette seule pensée comme force motrice, c’est pourquoi on peut dire que la Convocation du Héros était le pari de toute une vie.

Le symbole magique luisant représentait le sort de Convocation du Héros, lui faisant ressentir dans tout son corps un tremblement à cause de l’excitation.

... Le sort a réussi..., pensa-t-elle.

La Convocation du Héros avait été considérée à un autre niveau, même parmi les différents rituels magiques difficiles.

Tifalycia avait investi de nombreuses années de préparation pour ce moment.

La lumière avait progressivement convergé, ramenant la chapelle de pierre construite à l’extérieur du château à sa dimension d’origine.

Les yeux de Tifalycia s’étaient plissés en raison de la lumière vive, alors qu’elle confirmait qu’il y avait une silhouette sur l’autel, sa poitrine se soulevait dans l’attente.

Un Héros devait avoir un vœu noble pour être convoqué dans un autre monde, afin qu’il soit plus facile d’établir un contrat par la suite. Un esprit pionnier, le désir d’explorer l’inconnu, le désir de domination du monde... les individus possédant de tels désirs devaient contenir une Destinée puissante qui pourrait changer l’histoire elle-même dans leurs mondes d’origine.

Quel genre de personne viendra ? pensa-t-elle.

Un peu d’anxiété et de nervosité étaient présentes.

Une attente importante était ce qui était le plus présent.

Avant que les yeux de Tifalycia s’adaptaient complètement, elle avait parlé à la silhouette. « Bienvenue dans le Royaume d’Aquatera ─ ! »

Grâce à la Convocation du Héros, le nom du Héros avait été automatiquement traduit et gravé dans le cerveau de l’invocateur.

Le nom qu’elle appellerait un nombre incalculable de fois à partir de ce moment-là.

« Héros ─ Houbami Reiji. »

La lumière s’était dissipée, et cette silhouette était devenue mieux visible.

Le Héros Reiji était ─

Un jeune homme. Son âge était à peu près le même que Tifalycia qui avait seize ans.

Un vêtement simple, mais bizarre qui donnait l’impression d’être en uniforme de haut en bas. Un sac d’école était accroché à son épaule. Les humains d’un autre monde ayant des vêtements ou des objets étranges dans leurs mains n’avaient rien de spécial à ce moment-là, mais son physique était plutôt mince, et il n’avait pas l’air d’avoir tenu une épée ou un bouclier une seule fois auparavant.

Bien que l’histoire du monde ait déjà changé, incapable d’abandonner l’esprit d’exploration de l’inconnu, ces gens vivraient plus ou moins une sorte de bataille.

Par exemple, Arthur Pendragon convoqué par le peuple de Dragonne, ou Napoléon Bonaparte convoqué par le pays de Béastia avaient en effet montré des résultats de combat remarquables.

Cependant, le jeune homme devant elle ne ressemblait en aucune façon à quelqu’un de leur calibre, aucune aspiration ou aucun désir ne pouvait être vu de cette expression sans ambition.

Normalement, ne devrait-il pas être plus agité après avoir été convoqué dans un autre monde, ou être choqué ou quelque chose du genre... ?

Non, c’est impoli, pensa-t-elle.

Juger une personne à son apparence était un acte insensé.

Au contraire, le fait qu’il n’ait pas été choqué pourrait être sa noblesse.

... Bien qu’il semblait seulement être dans un trouble intérieur, peu importe comment on le regardait.

Non non non non, pensa-t-elle.

Tifalycia se rétorqua une fois de plus dans son cœur.

Le pouvoir du héros est la Destinée !

La Destinée avait été traitée de la même façon que le mana dans le Royaume d’Aquatera.

Plus ce pouvoir est élevé, plus l’Autorité du Héros ─ La Realtà deviendrait grande.

En d’autres termes, la Destinée était exactement l’évaluation de la qualification pour le Héros d’un autre monde.

Se souvenant d’elle-même de ça, elle avait pris une grande respiration, Tifalycia avait essayé de regarder la Destinée de Reiji.

« ... Eh ? »

Le résultat l’a encore une fois choquée.

« La Destinée est... zéro... ? »

La Destinée pouvait être mesurée en envoyant une minuscule quantité de mana dans les iris.

Tant qu’il était le héros d’un autre monde, son corps relâcherait sans aucun doute de la Destinée.

Cependant, il n’y avait absolument rien en lui.

Sans précédent. Complètement hors de nos attentes.

Ne me dis pas... est-ce parce que c’est un échec ? pensa-t-elle.

En d’autres termes.

La Convocation du Héros avait échoué ─ ?

« Hé toi, tu ne peux pas me convoquer comme ça, » déclara le jeune homme.

Tifalycia avait levé le visage en entendant la voix du jeune.

Sa voix était plus posée qu’elle ne le pensait, mais aussi lente qu’elle s’y attendait.

Il avait croisé les bras, froncé les sourcils, montrant clairement son insatisfaction.

« Tu ne me donnes même pas ton propre nom, et tu m’appelles par mon propre prénom. Je me sentis soudainement déçu pour une raison inconnue en plus de cela... Un autre monde de nos jours est tout à fait horrible, » continua-t-il.

« Ah... Excusez-moi. Je suis Tifalycia Cleargreen. Je suis le Seigneur de Tistel, la septième province de Granlem. Granlem est ─, » commença-t-elle à parler.

« Tu peux sauter ça, » déclara-t-il.

Reiji agitait son bras comme si c’était trop gênant, puis il se grattait la tête et parlait avec des yeux comme ceux d’un poisson mort.

« À la place, qu’est-ce que c’est que de convoquer un NEET dans un autre monde ? Es-tu une idiote ? Veux-tu mourir ? » demanda Reiji.

« ... Nii... T ? » murmura-t-elle.

En même temps que ce murmure, le mécanisme du langage des idées s’était activé, permettant à Tifalycia de comprendre le sens du terme.

NEET : Ne pas aller à l’école, ne pas travailler, une sangsue de la société qui n’étudie pas ou ne contribue pas.

Tifalycia était devenue blanche en raison d’un tas de mots éloignés du sens du Héros qui s’y étaient réunis dans cette courte phrase.

« Ah ? Tu pensais que je ne suis pas un NEET parce que je suis encore étudiant ? » demanda-t-il.

Reiji semblait mal comprendre cette réaction, ce qui aggravait son humeur, puis il s’était mis à se pavaner plus près de Tifalycia et la regardait de près.

« ... Hii ! »

Il avait poussé un soupir et avait haussé exagérément l’épaule, ne pensant pas que Tifalycia ne reculerait pas par réflexe en raison d’avoir un mâle qui s’approchait soudainement d’elle.

« Tu ne comprends pas, tu ne comprends donc rien. Écoute-moi, d’accord ? NEET n’est pas un terme comme on les définissait à l’origine. Est-ce que tu comprends ? Ne pas aller à l’école, ne pas travailler, ce n’est qu’en surface, » continua-t-il.

Ses mots étaient devenus plus passionnés. Sa voix s’était faite plus fort.

« L’école ? N’y va pas si c’est trop ennuyeux. Travailler ? Ne le fais pas si c’est trop gênant. Ne fais pas ce que tu ne veux pas faire. Ne fais pas autre chose que ce que tu veux faire ! La détermination d’une personne qui réalise une chose aussi évidente ! Ce n’est pas quelque chose d’aussi superficiel que ce que ces gens étiquettent ! » continua-t-il.

« Eu-Euhhhh ─ » balbutia-t-elle.

« Fondamentalement, NEET, c’est une question d’état d’esprit ! » s’exclama-t-il.

« ... »

Le sens... ne pouvait pas être compris.

Non, ce qu’il avait dit pouvait être compris. Le langage des idées avait été créé pour résoudre les problèmes de langue entre les différentes races. En raison de cela, bien que cela soit regrettable, les paroles avaient bien été transmises.

Cependant.

« ... Euh... en d’autres termes, vous êtes... ce NEET ? » demanda-t-elle.

« C’est ce que je dis depuis tout à l’heure. C’est plutôt fatigant de rester debout, donc puis-je m’asseoir ? » En disant cela, il s’était immédiatement assis sur l’autel. « Haaa... Même si je suis fatigué d’aller à l’école après tant de temps aujourd’hui. Quel genre de jeu de punition est-ce pour m’avoir convoqué dans un autre monde sur le chemin du retour ? C’est vraiment ridicule. »

Il grognait avec les bras croisés, se sentant gêné de tout son cœur par cette situation.

 

 

Tifalycia était...

« Eu... Eu... Eu... Euh... »

La jeune fille qui, pour se débarrasser du déshonneur de sa mère, s’était accrochée avec une extraordinaire volonté, avait travaillé dur, avait déployé tous ses efforts et avait finalement réussi le rituel de convocation...

« Alors, euh ! Le fait de vous faire combattre dans la Guerre Héroïque en tant que héros est..., » commença-t-elle.

« Hahaha ? Je ne le ferai jamais, » il avait instantanément répondu.

Elle avait été rejetée comme une évidence.

Pah.

Le son de quelque chose qui claque était venu de l’intérieur de la tête de Tifalycia.

« A-A ─ arrêtez de faire l’imbécile !! » s’écria Tifalycia.

Pendant que Tifalycia haussa sa voix, un coin de son esprit chauffé pensait comme si c’était l’affaire d’une autre personne.

Aah, depuis combien de temps, depuis la dernière fois qu’elle avait ressenti autant d’émotion.

Ça fait beaucoup ─ ça, c’est de la colère !

« Vous ne comprenez pas votre propre position !? Le Héros est une existence choisie pour porter la responsabilité et les grandes attentes de toute la race, ou vous pourriez dire que le pays auquel appartient l’invocateur, vous savez ? Pour rejeter ce ─, » déclara-t-elle.

« Qui s’en soucie, » répliqua-t-il.

Qui ? S’en soucie ?

Avec seulement quelques mots en réponse, Tifalycia avait senti qu’elle pourrait s’effondrer dès maintenant.

Cependant, le héros, qui était déjà couché et non assis, regardait Tifalycia.

Il avait alors parlé. « Ooh ! Une belle elfe blonde à l’air si fragile, c’est merveilleux. Bien, montre-m’en plus. »

Elle voulait presque lui donner un coup de poing. C’était la première fois depuis sa naissance qu’elle voulait frapper quelqu’un.

Ne sachant pas à quoi Tifalycia pensait, Reiji continua sur un ton paresseux. « Mais à la place, même si je ne connais pas une seule chose sur ce monde, tu me dis de devenir un Héros et de porter la responsabilité d’un pays, ne peux-tu pas comprendre que j’ai du mal à donner une réponse appropriée ? »

« Cette façon irritante de parler..., » murmura-t-elle.

Non non non, calme-toi, pensa-t-elle.

Prenant une grande respiration, Tifalycia ruminait calmement sur ses paroles.

─ Ne connaissant pas le monde, une telle réaction pouvait être attendue.

C’était certainement le cas.

« ... je comprends. Tout d’abord, laissez-moi vous expliquer comment ce monde est établi et pourquoi vous avez été convoqué, » déclara-t-elle.

« Ah, d’accord. Mais pas de blabla, » répliqua-t-il.

***

Partie 2

Pas intéressé. Le visage du garçon l’avait clairement montré, mais Tifalycia avait délibérément ignoré son visage et avait parlé.

Dans le passé, ─ il n’existait aucune espèce intelligente dans ce monde.

Il n’y avait qu’un ciel et une mer magnifiques, une terre riche avec une grande variété de plantes et d’animaux.

Au cours de l’écoulement paisible du temps, « Ils » étaient tous apparus en même temps, et cela pourrait être en quelque sorte le destin.

Ainsi, sept mondes différents étaient devenus des ruines, et sept races avaient été transportées dans ce monde par la « Porte » en venant de ces sept mondes.

Il y avait ceux dotés d’une excellente capacité de combat, les « Dragons ».

Il y avait ceux qui vivaient dans l’eau avec la capacité de contrôler l’écoulement de l’eau, les « Sirenas ».

Il y avait ceux qui pouvaient éviter les autres races tout en ayant de belles apparences, les « Elfes ».

Il y avait ceux possédant différents types de capacités physiques, les « Beastias ».

Il y avait ceux qui étaient doux, mais qui avaient beaucoup d’idéalistes dans leurs rangs, les « Els Blancs ».

Il y avait ceux n’ayant aucun contact avec les autres races, les mystérieux « Stregas ».

Et pour finir, il y avait ceux ne possédant aucune conception magique, les « Infirmas ».

À l’exception des « Infirmas » qui n’avaient ni moyens de se battre ni territoire à défendre, les autres races s’étaient affrontées pour obtenir l’hégémonie du monde.

C’était à cette époque que la guerre avait été profondément ancrée jusqu’à devenir une menace d’extinction de toutes ces races.

Afin d’éviter le pire scénario, l’extinction totale de toutes les races, ils avaient créé ensemble une loi mondiale ─.

« ... C’est ce qu’on appelle la Magie du Grand Contrat, une loi pour faire respecter l’exécution des contrats. »

Le doigt de Tifalycia était dirigé à l’extérieur de la chapelle.

Là-bas, il y avait un cube flottant dans le ciel bleu, libérant une lumière mystérieuse.

Ce cube maintenait une rotation lente et constante. Il s’agissait vraiment de la manifestation de la magie absolue qui avait été mise en œuvre sur toutes les races vivant dans le royaume d’Aquatera sans aucune exception.

« En utilisant la grande magie, nous avons établi le contrat d’“Interdiction Fondamentale des Luttes” qui rendent impossible l’acte de nuire aux autres. Mais même ainsi, lorsque les conflits ont encore eu lieu entre les races, les Héros convoqués depuis d’autres mondes et agissants comme des exceptions sont devenus le rôle central pour combattre lors des Guerres Héroïques ─. »

« Attends un peu. À propos de ce que tu appelles la Magie du Grand Contrat..., » commença Reiji.

Reiji, qui écoutait tout cela nonchalamment, parlait sans changer de sa position allongée.

« Je comprends qu’il a un pouvoir de forcer quelque chose grâce à la magie pour s’assurer que le contrat soit exécuté, mais y a-t-il d’autres conditions pour l’utiliser ? Par exemple, est-il inefficace pour les “Infirmas” qui ne peuvent pas utiliser la magie ? » demanda Reiji.

« ... Pas du tout, puisque c’est une magie qui est jetée sur ce monde lui-même. Ainsi, le mana de l’individu n’a pas d’importance. En effet, lorsque les “Infirmas”, qui ne peuvent pas utiliser la magie, établissent un contrat avec l’employeur, ils l’utilisent également. Ce qu’il faut, c’est simplement la “Compréhension Mutuelle et l’Accord” entre les deux parties, » expliqua-t-elle.

« La “Compréhension Mutuelle et l’Accord”. Hmm... ne sera-t-il pas difficile à reconnaître pour l’ensemble de la race ? S’il y a ceux qui n’aiment pas la violence, la Guerre Héroïque ne peut même pas être menée, » demanda-t-il.

« Non, car les Guerres Héroïques sont établies par les représentants des races ─ entre les dirigeants, » expliqua-t-elle.

« Les dirigeants ? » demanda-t-il.

« Ce sont des individus reconnus par la Magie du Grand Contrat comme étant les représentants de leurs races, et ils établissent un contrat spécial pour décider pour leurs races. La Guerre Héroïque est établie sous cette autorisation ─, » répondit-elle.

« Aah, ça veut dire que c’est inutile même si d’autres se plaignent, hein. Si le souverain a décidé de le faire, cela représente la volonté de la race, » déclara-t-il.

« Vous pouvez le dire, mais... en premier lieu, bien que vous soyez libre d’utiliser de la magie offensive pendant la Guerre Héroïque, le principe ultime d’“Interdiction de Tuer” doit être maintenu. Il n’y a donc personne d’extrêmement opposé, » répondit-elle.

« Hmm... Vraiment simpliste, » déclara-t-il.

« Eh ? »

« Rien. D’ailleurs, cette “Compréhension Mutuelle et Accord” s’appliqua-t-elle aussi à cette Invocation de Héros utilisée pour m’invoquer ici ? » demanda-t-il.

« Bien sûr. Au moment où le héros a répondu au plaidoyer de l’invocation, les deux parties sont parvenues à une compréhension et à un accord mutuel, établissant ainsi automatiquement le contrat. Le Sceau de la Race sera quelque part sur le corps comme preuve, » déclara-t-elle.

« Hein !? Pas possible, sérieusement ? Où ? Où ça ? » demanda-t-il.

Reiji se leva et enleva ses vêtements, se mettant à moitié nu.

« K ─ Kyaaaaaa !?? Qu-Qu-Que faites-vous ─ ? » demanda-t-elle.

« Eh bien, je veux juste confirmer ce que tu viens de dire. Est-ce ça ? » demanda Reiji.

Un symbole de fleurs était apparu sur sa poitrine là où son doigt pointait, mais Tifalycia, embarrassée, ne regardait pas alors qu’elle détournait le regard.

« S-Si c’est Six Fleurs en Pleines Éclosions, alors il s’agit bien du sceau des elfes ! » répondit Tifalycia.

« Le sceau des elfes... Aah, il s’agit du sceau de la race qui a fait le contrat qui apparaît là, hein ? » demanda-t-il.

« C-C’est bien ça... S’il vous plaît, dépêchez-vous et remettez vos vêtements, » demanda-t-elle.

« Tu fais tant d’histoires pour la moitié supérieure d’un mec. N’en as-tu pas déjà vu avant ? » demanda-t-il.

« Jamais ! » cria Tifalycia.

« ... Haha, jamais, hein. Je vois. Eh bien, je ne sais pas si tu es tout simplement méchante avec les mecs, mais tu es vraiment égoïste d’en avoir convoqué un de ton propre chef, » répondit Reiji.

« Je ne peux pas préciser le sexe... ! », déclara-t-elle.

« Eh bien, je suppose que c’est bien le cas. Tu n’aurais jamais convoqué un NEET si tu avais pu spécifier ces détails, » déclara Reiji.

« ... Mais au contraire, car la personne venant d’un autre monde pour être convoquée en tant que Héros ne devrait être que quelqu’un qui a donné son accord pour cela, » répondit-elle.

Tandis qu’elle fixait Reiji avec réticence, il inclina sa tête.

« Si tu n’es pas satisfaite, alors tu peux me renvoyer dans mon monde d’origine, non ? Mais je ne sais pas si c’est possible, » déclara Reiji.

« Ce n’est évidemment pas possible !? Je l’aurais fait depuis longtemps si j’avais pu !! » déclara Tifalycia.

Elle ne pouvait plus inverser le sort. Ses yeux étaient devenus larmoyants.

Même si elle avait finalement convoqué le Héros, il s’agissait d’un échec total.

Il avait une Destiné à zéro, en outre, sa motivation était également à zéro et sa délicatesse était aussi à zéro.

Ce qu’il avait, c’était une étrange conviction de ne rien faire qu’il ne voulait pas faire, un Héros NEET qui ne pouvait pas vraiment être vu comme un Héros.

Il s’agissait bel et bien d’un Héros NEET qui soupirait à dessein et parlait sans vergogne.

« Et bien, on ne peut rien y faire si je ne peux pas revenir. Mais dans ce cas, je te demanderai d’en assumer la responsabilité, » déclara Reiji.

« ... Ha ? »

« Je te l’ai dit, non ? Je suis un NEET. Et contrairement à ces NEET impropres, je suis un NEET d’élite. Toi qui as convoqué ce NEET d’élite ici, tu vas prendre la responsabilité de me fournir l’environnement approprié pour que je puisse faire ce que je veux comme dans mon monde d’origine ! » déclara Reiji.

« Qu... Quels mots éhontés vous dites avec tant de fierté... » déclara-t-elle.

« Ou bien es-tu une racaille qui ne se soucie pas de la personne que tu as convoquée égoïstement !? » demanda Reiji.

« Qui est cette racaille ici !? » s’écria Tifalycia.

« Eh bien, franchement parlant, c’est déjà absolument impardonnable dès le moment où il n’y a pas d’Internet ici. Je t’ai à peine pardonné parce que tu es une belle fille, et par-dessus le marché une elfe, tu sais ? » déclara Reiji.

Une situation avec une intention meurtrière s’était développée. C’était la première fois qu’elle pensait tuer quelqu’un depuis sa naissance. Même en tant que blague, cela ne s’était jamais produit.

... Elle voulait déjà tout abandonner.

Lorsque Tifalycia était sur le point de tomber dans le désespoir qu’elle n’avait jamais ressenti depuis la mort de sa mère, Reiji lui avait parlé.

« Ne serait-ce pas à cause d’un problème pratique lors de ce qui s’est passé avant ? Quelque chose à propos de ce rituel d’invocation, » demanda Reiji.

« Il n’y a aucune chance que cela puisse arriver ! Non... ce n’est pas censé le faire, » répondit-elle.

Non... je ne suis pas censée..., alors que Tifalycia y pensait, elle avait levé le visage après avoir remarqué que Reiji la regardait avec un sourire maléfique.

« En-En premier lieu, seule une minorité de personnes chez les Elfes peut invoquer un Héros ─ seules les personnes ayant en eux le sang royal le peuvent ! » déclara Tifalycia.

« Eh, tu es une membre de la royauté, hein, » déclara Reiji.

« O-Oui... Je suis bien un membre de la royauté, » répondit-elle.

« Hmm, es-tu liée au dirigeant des Elfes, Hmm ? » murmura Reiji.

« As-As-tu un problème avec ça ? » demanda-t-elle.

« Eh bien, pas vraiment, » répondit-il.

Tout en se méfiant du fait que ces mots pouvaient avoir des implications, Tifalycia avait continué.

« Actuellement, nous, les Elfes, n’avons pas de Héros. Si d’autres races nous combattent, nous serons sérieusement désavantagés. J’ai donc convoqué le Héros pour le bien des Elfes, et j’ai établi un contrat ─, » commença-t-elle.

« C’est ça. Le problème, c’est la partie contractuelle. Cette Magie du Grand Contrat a dû mal fonctionner, » déclara Reiji tout en pointant du doigt le cube flottant dans le ciel.

« Mais c’est impossible, » Tifalycia parlait avec confiance.

« La Magie du Grand Contrat est l’éternelle loi absolue créée par la construction avec la “Magie Absolue Unique”, qui inclut le prestige de toutes les races. Personne ne peut échapper à son effet, » continua-t-elle.

« Heeh. »

« ... Vous n’y croyez vraiment pas, n’est-ce pas ? » demanda-t-elle.

« Et bien, c’est normal vu que je ne l’ai jamais vue. J’ai certainement été convoqué, mais je n’ai pas vraiment l’impression qu’un pouvoir lié à l’application de la loi s’active. Et c’est même comme si je n’avais toujours pas envie de travailler pour toi ! » déclara Reiji.

Lors du discours percutant du héros, Tifalycia soupira, puis elle gonfla sa poitrine alors qu’elle se décida à aller de l’avant.

« ─ Bien, bien. Je vais dans ce cas vous montrer un exemple pratique de ce pouvoir, » déclara-t-elle.

« Hmm ? Parles-tu de quelque chose de lié à l’établissement d’un contrat ? » demanda-t-il.

« Oui. Je vais vous donner une condition simple pour conclure un contrat dès maintenant. Dans ce cas, vous pouvez également voir ─, » commença-t-elle.

« Non, ça ne suffira pas, » répliqua-t-elle.

« Hein ? »

« Si tu utilises ce que tu as préparé, je ne pourrai pas dire si c’est la Magie du Grand Contrat ou ─ la magie utilisée par Elfe, » déclara Reiji.

« Ah, non ! Ce que les Elfes utilisent est principalement la Magie Analytique... Sans compter que, hum, je..., » commença-t-elle.

« Quoi que tu dises, en ce moment, je n’ai aucune preuve objective pour juger si c’est vrai. Donc, c’est à moi de donner la condition, n’est-ce pas ? » demanda-t-il.

« ─ »

Il avait réfléchi de façon inattendue.

Ignorant Tifalycia, qui avait de telles pensées impolies, Reiji avait fouillé dans son sac d’école et avait sorti un collier métallique de mauvais goût.

« Par exemple, je veux que tu portes ça. Voyons, “À moins que je ne le décide, tu dois continuer à porter ce collier selon le contrat,” qu’est-ce qui est nécessaire pour l’établir à part ça ? » demanda-t-il.

« ... Euh... pourquoi... ce contrat... ? C’est peut-être différent dans votre monde, mais un collier est porté par les animaux de compagnie dans notre monde, donc cela a une signification très humiliante..., » répondit-elle.

« C’est la même chose dans mon monde, » répondit-il.

« Alors, encore plus ─, » commença-t-elle.

« C’est d’autant plus utile. Tu ne le ferais jamais normalement, n’est-ce pas ? En d’autres termes, il s’agit de tester le pouvoir d’exécution de la Magie du Grand Contrat en te faisant faire quelque chose que tu ne ferais jamais sans établir un contrat, » déclara-t-il.

« ... Haaa ! » s’exclama-t-elle.

Il y avait quelque chose qui n’allait pas ici et là, mais c’était au moins logique.

Ce n’était pas comme si elle continuerait à le porter pour toujours, il ne fallait pas vraiment s’en inquiéter si c’était que pour tester l’effet du contrat.

Après avoir au moins confirmé la situation, Tifalycia avait pris le collier et avait fermé les yeux.

« Alors... Moi, Tifalycia Cleargreen, dans le cadre de la Magie du Grand Contrat, je porterai ce collier et m’engage à Houbami Reiji ─, » commença Tifalycia.

En un instant, en même temps que la déclaration se fit, quelque chose comme une lumière pâle s’était répandu, et Tifalycia avait naturellement placé le collier dans sa main sur son cou mince.

« Par la présente, tant que vous n’annulez pas ce contrat ─, » continua-t-elle.

Tout en disant cela, la main de Tifalycia avait été déviée par la lumière avec un son zappé alors qu’elle essayait d’enlever le collier. Un petit texte magique était apparu pendant un instant.

« Ainsi, la puissance de la Magie du Grand Contrat empêche le fait de retirer le collier, » déclara Tifalycia

« Hehe... Je n’ai pas vraiment à faire quoi que ce soit, mais une déclaration d’un seul côté peut faire en sorte que cela se produise, » constata-t-il.

« Eh bien. Il n’est pas nécessaire de le déclarer de votre côté. Puisque ce qui est nécessaire, c’est la compréhension mutuelle et l’accord, » déclara-t-elle.

« Aah, par la compréhension mutuelle “À moins que je ne le décide, tu dois continuer à porter ce collier selon le contrat”, et avec l’accord des deux parties, c’est juste assez, hein ? Une sorte de lumière en est la preuve, et les dirigeants le feraient ainsi dans le cas de la Guerre Héroïque, est-ce bien ça ? » demanda-t-il.

« Tout à fait. Quand c’est entre individus, cela n’affectera que les deux personnes impliquées, mais le contrat entre deux dirigeants affectera l’ensemble de la race, » répondit-elle.

« Je vois. Maintenant, j’ai bien compris, » déclara Reiji.

« ... Et ainsi, ce collier ─, » commença Tifalycia.

S’il vous plaît, enlevez-le.

Avant qu’elle n’ait pu finir.

« Aah, cela va exploser si on l’enlève, donc c’est impossible, » déclara Reiji.

Il avait honteusement annoncé ça...

J’ai dû dire de choses incompréhensibles.

« ... Ha ? » s’exclama Tifalycia.

« Tu t’y connais en bombe plastic ? Eh bien, tu peux simplement penser que c’est de la magie d’explosion. À ce propos, il est déjà fixé dans une forme alors le désamorcer est impossible. Il est donc impossible de l’enlever. Eh bien, c’est une autre histoire si tu es d’accord avec le fait que tout ce qui se trouve au-dessus de ton cou soit soufflé, » annonça Reiji.

« ─ Haaaaaaaaa !?? » s’écria Tifalycia.

Je ne sais pas comment cela fonctionnait, mais enlever le collier provoquerait un impact magique qui soufflerait tout ce qui se trouve au-dessus de son cou. Sachant cela, Tifalycia avait retiré ses mains du collier en toute hâte.

***

Partie 3

Puis, constatant que cela ne résoudrait rien, elle cria de nouveau. « E-Enlevez-le ! S’il vous plaît, enlevez-le ! Et faites-le d’une façon qui ne me fera pas sauter le cou !! »

« HAHAHAHAHA — Eh bien, n’ai-je pas dit que c’est impossible ? Je ne connais pas non plus de méthode pour l’enlever sans qu’il explose, » répondit Reiji.

« P-Pourquoi cette…, » balbutia-t-elle.

« Il n’y a pas de problème pour toi, même si tu ne l’enlèves pas, hein ? Ne t’inquiète pas pour ça, » déclara Reiji.

« Je vais m’inquiéter !! Il n’y a aucune chance que je ne m’inquiète pas pour ça !? S’il vous plaît, pensez à ça de mon point de vue ! » déclara-t-elle.

« Aah, c’est ça, » d’une façon inattendue, la voix de Reiji était devenue froide. « Ce que je veux te dire, c’est bien ça. »

« … Hein ? » demanda-t-elle.

« Eh bien, j’ai entendu parler de Héros, de contrat, et de diverses autres choses, et si je résume tout cela… Tu es devenue mon maître que par ta propre décision, n’est-ce pas ? » demanda Reiji.

Sans que l’autre ne le sache.

Reiji, qui était censé être allongé, s’était levé.

Face à elle, il avait parlé avec un sourire sarcastique. « Le fait de venir dans ce monde est considéré comme une reconnaissance automatique du contrat, non ? N’est-ce pas selon tes dires comme parvenir à une compréhension et à un accord mutuels au moment où l’autre répond à la convocation ? Sans choix, être convoqué unilatéralement et établir un contrat — peux-tu vraiment l’accepter ainsi ? Essaie donc maintenant d’y penser de mon point de vue. »

Il haussa les épaules et se retourna.

Lentement, il avait replacé sa tête comme avant.

« En plus, c’est dans la faction faible actuellement sans Héros, et elle est aussi une membre de la royauté ruinée bien qu’elle ait hérité de la lignée royale, » murmura Reiji, mais assez forte pour que l’autre puisse l’entendre.

« Pourquoi —, » balbutia-t-elle. Pourquoi… le fait-il ?

Avant qu’elle n’ait pu lui demander, Reiji avait plissé ses yeux d’un regard aiguisé.

« Regarder les yeux de la personne à qui tu parles, montrer des réactions légèrement visibles, et parler d’une voix forte et claire — voilà les traits qui indiquent que tu as une personnalité sérieuse et honnête, » continua Reiji. « Une personne honnête possède une forte tendance à éviter les mensonges par instinct. Si tu es un membre de la royauté qui possède une possibilité de causer un malentendu, tu dois inconsciemment changer tes paroles pour l’exprimer correctement. »

« — »

Tandis que Tifalycia ouvrait les yeux en état de choc, alors que des faits qu’elle ignorait elle-même étaient signalés un à un, il continuait calmement comme s’il observait toutes ses réactions.

« Le fait d’être forcé d’avoir une personne impuissante comme maître ainsi que le fait d’établir un contrat que d’un côté tout en gardant l’initiative — même si je souhaitais moi-même vivre dans un autre monde, je ne me sentirais pas bien dans une telle situation, n’est-ce pas ? » demanda-t-il.

Il ria bêtement après ça.

Seuls ses yeux la fixaient froidement.

Tifalycia pensa alors qu’elle devrait y réfléchir plus attentivement.

Et si…

Et si, depuis le moment où il avait été convoqué à la chapelle, et jusqu’à maintenant, s’il n’avait agi qu’en fonction de la situation actuelle…

Il avait démontré une attitude démotivée à la surface, tout en observant le monde calmement, sournoisement, en réfléchissant à l’individu connu sous le nom de Tifalycia, et si c’était le cas — .

— Non, pas de si.

La réalité était exactement comme ça.

Reiji avait clairement simulé la situation actuelle.

Quant à savoir pourquoi — Si Tifalycia avait été acculée par ces solides arguments jusque-là, elle n’aurait pu continuer qu’avec une seule phrase.

« … Alors, que dois-je faire… pour que vous l’acceptiez ? » demanda-t-elle.

Le contrat établi entre le Héros de l’Invocation du Héros et l’Invocateur n’était que vaguement en train de nommer l’Invocateur comme maître, et le Héros comme serviteur.

Selon le contrat, le Héros aurait le sceau gravé sur lui et ne pourrait pas changer de maître, ce qui signifiait qu’il ne pourrait pas partir chez une race en dehors de la race à laquelle il appartenait, mais — il n’y avait aucune restriction en dehors de cela.

C’était suffisant à l’origine.

Les Héros ne se souciaient pas du contrat, ils ne voulaient que le champ de bataille où ils pouvaient démontrer pleinement leurs propres capacités, profitant de l’action.

Cependant, il était différent.

Tifalycia elle-même n’avait pas pu s’empêcher de reconnaître l’injustice relevée par Reiji, d’où la nécessité d’une certaine révision comme si un compromis était nécessaire entre le héros et l’invocateur.

Quel genre d’exigence déraisonnable se manifesterait… ?

Alors que Tifalycia déglutissait et tendait son corps en étant sur ses gardes…

« Désolé de t’avoir fait peur, » Reiji agita la main avec désinvolture pour faire disparaître l’atmosphère tendue qui régnait jusque-là. « Je ne me plains pas vraiment d’avoir été convoqué, d’accord ? »

« … Ha ? » s’exclama-t-elle.

« La vérité est que ce qui m’inquiète le plus en ce moment, c’est celui qui va me financer dans cet autre monde. Tu n’as pas l’air fiable, peu importe comment je te regarde, pas vrai ? » demanda Reiji.

« Qu… »

« C’est la vérité, n’est-ce pas ? Je l’ai déjà dit avant ça, » déclara Reiji.

Certes, elle sentait aussi qu’elle avait un problème après s’être fait dire tout ça par un NEET.

« C’est pour ça que je te demande ce que je dois faire pour que vous l’acceptiez ! » déclara-t-elle.

« Hmm, voyons voir, quelque chose de trop ennuyeux serait un problème… Aah c’est vrai, » Reiji était passé d’un comportement de pensée profonde à un tapotement de la paume de la main.

« J’aurai une simple “épreuve de force” avec toi, » déclara-t-il.

« … une “Épreuve de force” ? » demanda Tifalycia.

« N’est-ce pas une bonne idée ? C’est une méthode claire et facile à comprendre, » répondit Reiji.

« … C’est quoi exactement ce genre de méthode ? » demanda Tifalycia.

Face à la question de Tifalycia, il sortit son portefeuille de sa poche et le tourna habilement pour faire tomber une pièce sur sa paume.

« Et si on devinait la face sur laquelle tombe la pièce ? » demanda Reiji.

« C’est vraiment… simple, mais… que pouvez-vous savoir le résultat ? » demanda Tifalycia.

Gagner ou perdre n’avait aucune pertinence.

Comme Tifalycia le demandait dubitativement.

« Tout et n’importe quoi, » Reiji avait souri avec une confiance mystérieuse en disant ça. « La raison pour laquelle un Héros est convoqué est pour la guerre héroïque. En d’autres termes, il n’y a rien de plus facile à comprendre qu’un affrontement. L’affrontement est évidemment aussi lié à la chance. Je m’inquiète de ta fiabilité sur ce point. C’est pourquoi je veux me sentir soulagé. Pour que je puisse paresser en étant sous tes ordres sans réserve. »

« … Non, s’il vous plaît, soyez réservé à ce sujet, » elle se mit à réfléchir, tout en répliquant à lui.

La guerre héroïque était certainement une guerre de « Épreuve de force », et le résultat pourrait être affecté par la chance.

Comme il était interdit de tuer, la victoire n’allait pas être décidée uniquement par la force au combat. Compatibilité, chance momentanée… En fait, la chance pouvait parfois aussi être considérée comme le facteur le plus important pour déterminer le résultat.

Vouloir vérifier la chance de l’invocateur qui le ferait combattre dans la guerre héroïque pourrait aussi être compréhensible.

Cependant, elle voulait aussi éviter de déterminer sa chance avec cette pièce.

« Aah, au fait, le résultat n’est pas pertinent, » déclara-t-il.

« Hein ? » demanda-t-elle.

« Bien sûr, ce serait génial de gagner. Mais l’objectif cette fois, c’est seulement de me soulager, n’est-ce pas ? Alors, ça ira si tu me laisses penser que je peux te suivre, » déclara Reiji.

« … Juste ça, n’est-ce pas ? » demanda Tifalycia.

« Bien sûr que oui, » répondit-il.

— Oh quoi. Elle s’était demandé quel genre de demande bizarre il allait faire.

Fondamentalement, il disait qu’il voulait tester si Tifalycia était un maître convenable pour lui.

Je suis contente…, pensa-t-elle.

Voyant Tifalycia se tapoter la poitrine avec soulagement, Reiji avait parlé avec un sourire éclatant. « Ohoh, tu me prenais pour qui ? Je ne suis qu’une personne démotivée, qui ne fait que ce que j’ai envie de faire, une personne normale, tu vois ? »

« Ah, ce n’est pas tout à fait normal, et c’est ça qui est le pire, » Tifalycia avait répliqué calmement en insistant sur ce point. « Cependant, même si je suis grossière, et j’ai un doute. En tant qu’invocateur, et en tant que maître. Avez-vous d’autres demandes bizarres ? »

« Non, non, je l’ai déjà dit, essaie d’y penser de mon point de vue. En tant que maître — la personne dont il faut écouter inconditionnellement les paroles, j’espère que la personne peut être supérieure à moi. N’est-il pas évident de le penser ? » demanda Reiji.

Cela ne pouvait être considéré que comme naturel.

« … Certainement, » déclara Tifalycia.

En voyant Tifalycia hocher la tête, il avait continué.

« Alors, contrat établi ! » Reiji frappa soudain des mains et tendit la main, ce qui avait surpris Tifalycia.

C’était une main plus mince que ce à quoi elle s’attendait. En le regardant jouer à pile ou face, Tifalycia avait parlé.

« … Ah, s’il vous plaît, attendez un moment. De quel côté est la face de cette pièce ? » demanda Tifalycia.

Si elle ne l’avait pas d’abord confirmé, il n’y aurait pas de confrontation à discuter.

« Désolé, je ne te l’ai pas dit. La tête est le côté avec ce dessin, le pile est le nombre… oh tu ne peux pas savoir que c’est le nombre hein. Quoi qu’il en soit, c’est de ce côté, » déclara Reiji.

Il pourrait y avoir une possibilité de faire une erreur en regardant simplement, alors elle l’avait prise avec sa main, avait retourné la pièce, et avait confirmé les dessins des deux côtés.

« Bien que les deux côtés ne ressemblent qu’à des dessins, mais… Je comprends la différence, » déclara Tifalycia alors qu’elle lui rendit la pièce.

Reiji parlait joyeusement. « Alors, sans plus attendre, “Est-ce que le haut de cette pièce est pile ou face ?” — devine-le. »

La pièce reposait au-dessus de sa paume.

Il avait tendu sa main comme ça et il avait demandé.

Tifalycia avait surveillé toutes ses actions et avait confirmé qu’il ne ferait rien d’autre. « … Ha ? »

« Est-ce que le haut de cette pièce est pile ou face ? »

Non, sans tenir compte du fait que c’était pile ou face…

La paume de Reiji…

Elle… était ouverte, peu importe son apparence.

« Euh.... Votre main… est encore ouverte, » déclara Tifalycia.

« Oui, c’est ouvert, » déclara Reiji.

« … Euh… Je peux la voir, vous savez ? » déclara Tifalycia.

« Tu peux bien la voir. — et alors ? » demanda Reiji.

Reiji inclina la tête comme s’il demandait s’il y avait un problème.

Cette expression calme avait vraiment énervé Tifalycia. « … Me traitez-vous comme une idiote ? »

« Idiote ? Pas vraiment, » répondit Reiji.

« Dans ce cas, posez une bonne question. Je n’accepterai pas la victoire d’un duel avec ce genre de résultat évident, » Tifalycia avait parlé sans cacher sa colère en montrant la pièce de monnaie posée sur sa paume.

« Hein ? » Reiji avait montré une réaction de gêne évidente et avait souri.

Sans bouger la paume de sa main, il parlait. « Alors “Est-ce que le bas de cette pièce est la face ou pile”. Qu’est-ce que tu penses de ça ? »

« — »

Il avait un ton peu motivé. C’était une façon de parler qui relayait clairement son attitude peu sérieuse.

Le sang de Tifalycia lui monta à la tête et elle commença à réfléchir sérieusement à la façon de répondre à Reiji pour l’impressionner.

« Je vais te donner un indice. Tu donneras certainement la mauvaise réponse, » déclara Reiji.

Il avait une voix calme et un regard perçant.

En regardant ce visage souriant, mais sans intention de sourire, Tifalycia ouvrit les yeux comme si de l’eau froide se déversait sur sa tête.

… Si elle y pensait mieux, Tifalycia avait convoqué le héros NEET Reiji.

Il était négligent et démotivé, et il n’était pas quelqu’un de bien.

Un tel individu, bien que le résultat ne soit pas pertinent, choisirait-il une confrontation aussi évidente ?

— Il n’y avait aucune chance que cela se produise.

En premier lieu, le fait de déterminer la qualité du maître avec un peu de chance à l’aide d’une pièce de monnaie n’était pas approprié.

Dans ce cas, la réponse idiote de l’« Épreuve de Force » devait avoir un piège.

« Le bas de cette pièce est-il pile ou face ? »

C’était une situation où le sommet montrait la « Face ». En d’autres termes, il s’agissait d’une situation où n’importe qui pouvait dire que l’arrière était « Pile », alors pour quelle raison avait-il posé la question sur l’arrière ?

Voyant Tifalycia réfléchir sérieusement, Reiji avait parlé. « Oups, tu sembles être en détresse tout d’un coup. Qu’est-ce qui aurait pu se passer ? »

En entendant ces paroles provocatrices, Tifalycia n’avait fait que déformer son expression sans parler.

C’était clairement pour perturber ses pensées. Une obstruction était apparue — en d’autres termes, c’était la même chose que d’admettre qu’il y avait un piège dans l’Épreuve de Force.

Comme prévu, il y avait quelque chose à propos de la pièce.

C’était très probablement le plan pour la victoire assurée de Reiji.

Et il était fort possible qu’il teste la capacité de Tifalycia à juger, à observer et à déduire dans la réalisation de ce plan.

S’il y a un tour… un plan de victoire assurée…, réfléchit…, pensa-t-elle.

Tifalycia avait même oublié de respirer.

***

Partie 4

« On n’y peut rien. Je vais te donner un autre gros indice, » déclara Reiji.

Les mots de Reiji lui semblaient être une bouée de sauvetage.

Voyant Tifalycia lever le visage et redresser ses longues oreilles, il avait parlé. « Le résultat de tous les événements — y compris l’affrontement entre tous les âges et tous les lieux — a été décidé avant même qu’il ne commence. »

Le résultat avait été décidé avant même qu’il ne commence… ?

— Avant que cela ne commence ?

À ce moment-là, une inspiration lui avait traversé l’esprit.

Et si la pièce était fausse depuis le début ?

Bien sûr, Tifalycia elle-même avait touché la pièce avec sa main et l’avait inspectée à plusieurs reprises.

Toutefois, ce n’était que pour se rappeler le motif du côté pile et face de la pièce, et non pas considérer la possibilité d’être une fausse.

Premièrement, qui était la personne qui l’avait incitée à confirmer cela ?

— C’était Reiji lui-même.

Un plan de victoire assurée, avec une fausse pièce de monnaie…, induire — il n’y avait aucun doute à ce sujet.

« Fu... fufufufu... fufufufufufufu... fufufufufufufu..., » Tifalycia avait ri inconsciemment et Reiji l’avait regardée sans changer d’expression.

« Oh, qu’est-ce qu’il y a ? Ta tête est devenue bizarre ? » demanda Reiji.

Ignorant ses mots irritants, Tifalycia expira. « Malheureusement. J’ai vu à travers le piège dans votre tour. »

« Ho ? Alors donne-moi ta réponse, » déclara Reiji.

Tifalycia montra du doigt le visage de Reiji et parla. « Je vais être franche, le bas de cette pièce est “Face” ! »

Le haut visible était « Face », le bas caché aurait dû être « Pile ».

Si c’était comme ça normalement, le faux bas serait « Face », comme le haut.

Très probablement, lorsque Tifalycia avait confirmé les motifs sur la pièce, ou après cela, il avait utilisé une autre pièce — une fausse pièce avec les deux côtés comme « Face » pour la remplacer.

Il n’y avait aucun doute qu’il pouvait facilement faire quelque chose comme ça avec ses doigts adroits.

« … Fu… tu l’as fait, » Reiji, les yeux fermés, parla comme s’il faisait l’éloge de sa rivale de longue date et déplaça la pièce de monnaie sur sa main.

Et puis… doucement, il lui parla.

« Eh bien, c’est le “Pile” normal, » déclara Reiji.

« — Hein, » s’exclama Tifalycia.

« Pile, » répéta-t-il.

En se penchant plus près de son corps, en touchant la pièce de monnaie sur sa main, en confirmant qu’il s’agissait d’un numéro dessus, Tifalycia était…

« Qu… Pourquoi... Pourquoi est-ce… ? » demanda Tifalycia.

De son cœur. Du fond du cœur.

Elle avait regardé la personne qui lui avait posé la question comme si elle ne pouvait pas y croire.

Face à ce regard curieux, Reiji avait parlé sans émotion. « Pourquoi ? Tu me poses une drôle de question. Évidemment, cette déduction de : “La détermination du maître avec un jeu de chance à l’aide d’une pièce de monnaie est absurde, il faut donc qu’il y ait un truc pour assurer la victoire dans cet affrontement, alors il sera bien de répondre à l’inverse de ce qui est évident, car il y a un truc” est ce que je t’ai encouragée à faire. »

« … Ha ? »

« Ce n’est qu’une simple incitation psychologique en utilisant la dissonance cognitive. Au moins, j’ai donné un vrai indice, tu sais ? Quand j’ai parlé de l’injustice du contrat, quelle partie de toi étais-je en train de regarder ? Pourquoi pensais-tu que je n’étais pas un type négligent, contrairement à mon apparence ? » demanda Reiji.

« C’est parce que vous…, » comme elle l’avait dit, elle l’avait remarqué.

Il fallait trouver la vérité en déduisant des mots prononcés par Tifalycia.

Tifalycia elle-même n’avait pas remarqué qu’elle mettait en avant sa personnalité à travers ses habitudes.

Reiji observait Tifalycia depuis le début de sa convocation.

Il observait calmement, l’examinant.

Il faisait ça pour avoir une idée de la personne connue sous le nom de Tifalycia Cleargreen.

Comme elle pensait que c’était le cas, elle pensait qu’il ne se comporterait pas comme il en avait l’air, et qu’il ne s’agissait que d’une simple supposition avec la pièce de monnaie.

« C’est vrai. C’est le vrai indice que j’ai donné, le vrai indice que je devais te donner. Si tu avais suivi l’allusion et pensé que je n’étais pas aussi simple que mon apparence, alors tu serais devenue vigilante et j’aurais été perçu comme une menace. Ainsi, tu aurais fait un pas de plus dans ta réponse. Bien sûr, tu es une personne sérieuse et intègre, mais tu ne me considères absolument pas comme une menace, » déclara Reiji.

« … Alors, les deux indices que vous avez mentionnés tout à l’heure sont…, » commença Tifalycia.

« Aah, bien sûr, ce sont des stratégies pour te guider vers la mauvaise réponse, » déclara Reiji.

« Qu… »

« Écoute-moi. Permets-moi de te poser la question suivante : pourquoi l’auteur de la question doit-il fournir inconditionnellement des avantages à l’autre ? » demanda Reiji.

« C’est… par gentillesse…, » déclara Tifalycia.

« Ok, stupide fille, » déclara Reiji.

« S-Stupide fille !? » s’écria Tifalycia.

« Combien de gens dans le monde ont ce genre de gentillesse ? Pourquoi les “elfes” ont-ils été forcés au point de ne pas avoir de héros ? » demanda Reiji.

« C’est… c’est… c’est…, » balbutia Tifalycia.

« Je ne dis pas vraiment que s’attendre à de la gentillesse est mauvais. Je dis que tu dois avoir la détermination correspondante si tu attends de la bonté. Dans ce cas, c’est la volonté d’être trompé. Si tu penses seulement que tu es trompé sans avoir cette résolution, alors c’est la responsabilité de la partie trompée, » déclara Reiji.

C’était comme énoncer des faits.

Reiji empilait indifféremment ses mots. « Si tu ne veux pas te tromper, alors tu dois douter. Si tu ne veux pas douter, alors tu dois avoir la résolution d’avoir tort. Sans détermination, sans doute, ceux qui ne se lamentent qu’après s’être trompés ne sont que des idiots. »

« — »

« Eh bien, tu ne peux pas faire la réponse du “je le sais déjà”. C’est comme regarder la réponse en résolvant la question, » déclara Reiji.

Je le sais déjà. Déjà connu — la personnalité, la préférence et l’inclination de Tifalycia.

Et s’il connaissait déjà sa personnalité, ses préférences et son inclination, alors il savait aussi comment elle penserait, parviendrait à quel genre de conclusion et comment agir.

Par conséquent.

« Ne l’ai-je pas dit ? Le résultat a été décidé avant qu’il ne commence, » déclara Reiji.

Il avait ri bêtement et il haussa légèrement les épaules.

Ce comportement, qui ne faisait que l’irriter auparavant, la rendait impuissante face à sa froideur.

Tifalycia murmura comme si quelque chose la poussait à le faire. « Vous êtes… vous, qui êtes-vous exactement ? »

Face à cette question de Tifalycia, Reiji avait un peu souri. « Je l’ai déjà dit plusieurs fois. Je suis un NEET. Je ne fais pas des choses que je ne veux pas faire, mais seulement des choses que je veux faire — pour le bien de ce que je veux faire, j’ai conservé mon identité d’étudiant du lycée, j’ai établi une relation sociale superficielle, je me suis complètement perfectionné dans le domaine de l’arnaque social, je suis un NEET. »

— Tifalycia ne le savait pas.

Dans un monde lointain, un certain nombre d’incidents inexplicables s’étaient produits.

Une fois, toutes les institutions publiques du pays avaient été piratées, perdant le contrôle pendant des dizaines d’heures.

Une fois, une tristement célèbre organisation criminelle internationale majeure avait été détruite de l’intérieur en raison d’un conflit interne soudain.

Une fois, un conflit territorial s’était terminé pour une raison totalement incompréhensible.

Tout cela avait été l’œuvre d’une seule personne… avec seulement une technique de conversation scrupuleuse, une observation humaine détaillée, le bon voisin avait complètement saisi la cible — l’escroc connu sous le nom de « 0/2 » avait causé tout cela.

Lui, qui portait l’identité de surface d’un élève du lycée, avait causé tous ces incidents majeurs parce que ce serait intéressant.

Une invocatrice d’un autre monde tel qu’elle ne le saurait jamais.

Cependant, ce que Tifalycia savait, c’était que le jeune connu sous le nom de Reiji était un Héros anormal sans Destinée, mais qu’il possédait le « Pouvoir » qu’elle cherchait dans le sens réel du terme.

Certainement, il n’avait peut-être pas la qualification pour être un héros dans le sens normal du terme.

Cependant, cette magnifique capacité d’observation, cette technique de conversation, était ce que Tifalycia voulait plus qu’un héros normal.

Si c’est cette personne — si je peux apprendre les techniques de cette personne… !! pensa Tifalycia.

Une fois que cette pensée avait fleuri, Tifalycia s’était soudain rapprochée, à la distance où leurs visages s’étaient presque touchés…

« Héros Reiji…, » déclara Tifalycia.

Elle tenait encore sa main sur la pièce de monnaie et parlait du fond de son cœur.

« Votre pouvoir — non, s’il vous plaît, apprenez-moi ces techniques ! » déclara Tifalycia.

Un instant…

Pendant un instant, Reiji avait écarquillé les yeux et il avait été vraiment surpris.

C’était une déclaration qui l’avait surpris, même si ce n’était pas le cas d’une déclaration comme celle d’être convoqué dans un autre monde.

Face à cette demande directe, Reiji avait montré un sourire féroce comme jamais auparavant.

« … Je vois, c’est un peu intéressant, » déclara Reiji.

« … ! Alors…, » demanda Tifalycia.

C’était qui n’avait jamais été aussi positif.

Quand Tifalycia avait inconsciemment montré son exaltation.

« Mais je ne veux pas le faire, » déclara Reiji.

« Euh… Hein ? » Tifalycia avait fait entendre une voix impensable pour une belle fille, avait cligné des yeux plusieurs fois sans comprendre ce qu’il disait. « Eh… Hein ? »

« Ne l’as-tu pas entendu ? J’ai dit que je ne le voulais pas, » déclara Reiji.

Il avait en ce moment un doigt enfoncé dans son oreille.

Le nonchalant Reiji regarda Tifalycia, qui était dans un état de cessation de pensée, et parla. « Plus important encore, pour l’instant, peux-tu me lâcher la main ? »

Et dès qu’il l’avait dit, un petit symbole magique s’était déployé sur la main de Reiji que Tifalycia tenait, et l’avait repoussée avec force avec un son de zap.

« — !? »

Tifalycia était la seule étonnée.

Elle s’était souvenue de cette réaction.

« À l’instant, c’était la Magie du Grand Contrat — . »

Quoi ? Comment ? Pourquoi — ?

Alors que Tifalycia était tombée dans une grande confusion, Reiji parla avec son expression négligée habituelle en souriant. « Ne l’as-tu toujours pas remarqué ? Je parle du véritable objectif que je visais avec cette “Épreuve de Force”. »

« Véritable… objectif ? » demanda Tifalycia.

Ce que Reiji voulait voir avec l’affaire de la pièce, c’était la qualification de Tifalycia en tant que maître.

« Vous… Vous avez dit que le résultat de cet affrontement n’était pas pertinent —, » déclara Tifalycia.

« Aah, oui j’ai dit ça. Le résultat réel de l’affrontement n’était pas pertinent, » répondit Reiji.

« Alors…, » commença Tifalycia.

« Mais j’ai aussi dit ceci : “Le maître doit être la personne supérieure”. Puis, tu as hoché la tête. Tu pensais aussi que c’était juste. Cela satisfaisait à la condition de “compréhension et accord mutuelle”, » déclara Reiji.

« … Hein ? »

« Avec la Magie du Grand Contrat, l’établissement d’un contrat ne nécessite pas de mots. Ce qu’il faut, c’est “une compréhension et un accord mutuels”. En d’autres termes, à ce moment-là, tu as établi le contrat “le maître doit être la personne supérieure” — maintenant vient la question, » déclara Reiji.

Il parlait comme si c’était fait vers un étudiant stupide. Doucement. Comme un sermon.

« Entre une personne qui demande à être enseignée et une personne qui l’enseigne, qui penses-tu être supérieur ? » demanda Reiji.

« Ne dis rien — moi, » déclara Reiji après quelques secondes.

La raison pour laquelle il avait suggéré le « Épreuve de Force » de la devinette de pièce de monnaie…

Il ne s’agissait pas de tester la qualification de Tifalycia en tant que maître.

C’était pour faire croire à Tifalycia qu’il était supérieur (le maître), et inverser la relation fondamentale maître-serviteur entre l’invocateur et le héros — ?

De plus, ce n’était pas seulement pour ne pas laisser le héros appartenir à une race autre que celle de l’invocateur, mais pour « écouter inconditionnellement tout ce que cette personne dit ». C’était ce genre contrat absolu de maître-serviteur.

« P-Pas possible… Parce que le contrat de l’Invocation des Héros est —, » balbutia Tifalycia.

« Sans rapport, semble-t-il ? C’est ainsi, » déclara Reiji.

Il parla alors avec désinvolture « Assis » et Tifalycia s’était assise sur le sol à la suite de l’ordre.

« Eh bien, j’ai l’impression que le contrat établi par l’Invocation du Héros n’est qu’un contrat superficiel en nom seulement d’après ton histoire. Il n’y a pas de conflit avec les contrats établis normalement par la suite, n’est-ce pas ? » déclara Reiji.

« — »

« Ne t’inquiète pas, détends-toi. Le sceau est toujours là, cela signifie qu’il n’y a pas de conflit et qu’il est toujours efficace. Le contrat établi tout à l’heure est aussi quelque chose comme “croire être supérieur” et “écouter inconditionnellement” une interprétation aussi vague, donc il n’y aura pas beaucoup de pouvoir d’exécution, » déclara Reiji.

Après avoir dit ça, il s’allongea de nouveau sur l’autel, et il replaça son menton sur sa main.

« Eh bien, c’est comme ça, » déclara-t-il.

Vers Tifalycia assise devant lui avec une expression humiliée, il parla avec un bon sourire. « S’il te plaît, prends soin de moi à partir de maintenant, Maître. »

***

Chapitre 2 : Le NEET et La Mystérieuse Princesse

Partie 1

Et ainsi ça — Un mois s’était écoulé depuis que Tifalycia était devenue un serviteur connu sous le nom de maître.

Le héros Reiji, qui aurait dû être le serviteur, avait incité Tifalycia à faire une « Épreuve de Force » chaque fois qu’elle se plaignait pour avoir une amélioration dans leurs relations.

Tifalycia avait continué à perdre complètement pour diverses raisons — .

Elle recevait donc des jeux de punition tous les jours en agissant ainsi.

« Oh… »

Reiji jeta un coup d’œil à Tifalycia, qui était assise sur le lit, et acquiesça de la tête avec un sentiment d’accomplissement.

« Mon chef-d’œuvre est complet — une elfe aux oreilles de chat, » déclara Reiji.

L’oreille d’une elfe était en soi l’un des arts suprêmes. Et ainsi, l’acte imprudent d’ajouter un autre art ultime qu’était l’oreille de chat par-dessus était à un tout autre niveau.

En y regardant de plus près, cela avait surpassé le sentiment hors de propos d’avoir quatre oreilles, et dépeint à l’extrême un sentiment de « Des choses merveilleuses ajoutées à des choses merveilleuses ne vous donneront rien d’autre que de plus belles choses ».

« Eh bien, il faut l’essayer sans l’écarter d’abord… Bien qu’il s’agisse d’un simple ajout, de penser qu’une telle harmonie puisse se faire, » murmura Reiji.

En regardant à côté de Reiji qui était plongé dans sa propre ingéniosité, Tifalycia, qui portait un serre-tête en forme d’oreille de chat, continuait à être regardée comme ça. Elle ne pouvait pas arrêter ses actions malgré son tremblement de honte et d’embarras.

C’était devenu ainsi parce qu’elle avait perdu dans une « Épreuve de Force ».

Les contrats établis en vertu de la Magie du Grand Contrat devaient être exécutés tant qu’il ne s’agissait pas de vie ou de mort.

Comme Tifalycia avait dit : « J’écouterai n’importe quoi si je perds cette “Épreuve de Force”, » elle ne pouvait pas rejeter le souhait de Reiji.

Pendant que Tifalycia prenait les poses qu’on lui disait de prendre sur le lit, elle avait fait preuve d’une résistance minimale en ouvrant la bouche, qui était la seule partie qui avait droit à la liberté.

« Pourquoi avez-vous quelque chose comme ça…? » demanda Tifalycia.

Il portait un sac quand il avait été convoqué dans ce monde.

Le serre-tête en forme d’oreille de chat avait été sorti de ce sac, mais même si c’était un autre monde, elle pouvait dire que c’était bizarre pour un homme de porter une telle chose.

« C’est parce que j’aime ça, non ? Il est évident que tu veux garder les choses que tu aimes près de toi. Ce collier est aussi dans le même cas, » répondit-il.

« Eh. Cette bombe aussi ? » demanda-t-elle.

« Hein ? » demanda-t-il.

« Hein ? » s’exclama-t-elle.

Alors que Tifalycia perroquettait sa réaction tout en inclinant la tête comme si c’était étrange d’une manière inattendue, Reiji avait fait un geste de compréhension en tapant du poing de la main.

« Aah, cette histoire d’explosion, hein. Tu y croyais encore, hein ? — C’est un mensonge, » déclara-t-il.

« Ha ? » s’exclama Tifalycia.

« C’est un collier tout à fait normal, » déclara-t-il.

« — Eeeeeeeeh !? »

« Dire que tu y as cru pendant tout ce temps. Je suis surpris, » déclara Reiji.

« C’est moi qui suis surprise !? Pourquoi ne pas l’avoir dit plus tôt ! » s’écria Tifalycia.

« Je n’aurais jamais pensé que tu le croirais. Plutôt — tu devrais être en mesure de remarquer que ce n’est pas une bombe si tu y réfléchis un peu, » déclara-t-il.

Comme si c’était évident, il avait continué.

« Envisageons d’ajouter une bombe au collier. Pour quelle raison devrais-je faire ça ? » demanda-t-il.

« Eh… C’est… Comme… me menacer de vous obéir ou bien ça va exploser…, » déclara-t-elle.

« Ai-je déjà dit ça ? » demanda-t-il.

« — »

Il n’avait jamais dit ça.

Pas une seule fois depuis — il n’avait jamais dit que le collier possédait une bombe.

« Alors… dans ce cas, me faire mettre le collier à l’époque, c’était —, » déclara Tifalycia

« Eh bien, une belle elfe avec un collier est la meilleure des choses possibles ! » déclara Reiji.

Alors que Reiji montrait un sourire radieux, les épaules de Tifalycia se baissèrent.

Terrible…

C’était trop terrible, mais ce que Reiji avait dit était également vrai.

À ce moment-là, si elle y avait bien réfléchi, elle l’aurait remarqué.

Et cela pourrait aussi s’appliquer à l’affrontement de tout à l’heure.

« Pourquoi ai-je laissé mon adversaire choisir la méthode pour me vaincre… ? » déclara-t-elle.

Elle parlait de l’acte stupide de laisser Reiji choisir la méthode de l’épreuve de force alors que c’était Tifalycia qui l’avait défié.

Elle avait naturellement laissé Reiji le choisir parce qu’elle sentait qu’il n’accepterait pas son épreuve de force si elle ne le faisait pas, mais elle le comprenait maintenant qu’elle était calme.

Le plan de bataille de Reiji lui-même consistait à lui faire croire que c’était le cas, puis à lui concéder la méthode de l’épreuve de force.

« Il n’est pas nécessaire de choisir tes méthodes pour gagner. Aussi méprisable soit-elle, elle sera justifiée au nom de la victoire. Tant que ce n’est pas interdit, tu ne peux pas être blâmé même si tu utilises des outils, » déclara-t-il.

« … Uuuuuu. »

Reiji sourit en voyant que Tifalycia n’était pas capable de le réprimander parce qu’elle le comprenait aussi, puis il fit soudain le même geste que précédemment.

« C’est tout pour aujourd’hui. Eh bien, c’était amusant, » déclara-t-il.

Comme Tifalycia savait que ces mots signifiaient que le « Jeu de punition » était terminé, elle descendit du lit en étant déprimée et sortit de la chambre avec les épaules affaissées.

« Eh bien, alors à demain. S’il te plaît, dors bien, Maître ? » déclara-t-il.

« Gu… C’est vous qui devrez faire attention demain —, » s’écria Tifalycia.

« Oui, bonne nuit, » il avait fermé la porte sans la laisser finir.

Combien de fois t’ai-je dit qu’une telle attitude est grossière ?

« … Maîtresse Tifalycia ? Qu’est-ce que vous criez... »

« … ! ? Rien de spécial — Ce n’est rien, » répondit Tifalycia.

« Ce que vous portez sur votre tête est… ? »

« Ah !?? Vous vous trompez, c’est… euh —, » balbutia Tifalycia.

Reiji entendit Tifalycia s’excuser auprès de la servante, puis poussa un grand soupir après avoir confirmé que sa voix était lointaine.

« … Ah, si fatigué, » déclara-t-il.

Bien qu’il l’ait choisi lui-même, continuer à agir comme ça était après tout épuisant.

« Bien que — cela se déroule principalement selon le calendrier prévu, » continua Reiji.

Reiji, qui souriait délibérément et parlait en sachant qu’il était actuellement « un héros maléfique et immoral de type NEET », avait effacé son expression à l’instant suivant.

Il examinait la large pièce, ou plutôt trop large, ainsi.

Les décorations de la chambre étaient luxueuses aux yeux d’un roturier, mais elles étaient probablement frugales du point de vue d’un membre de la royauté.

Un mois s’était écoulé depuis qu’il avait été convoqué dans ce monde.

Reiji se promenait lentement dans la chambre à laquelle il s’était habitué et s’arrêtait devant l’immense lit.

C’était le lit moelleux sur lequel Tifalycia était allongée il y a un moment.

Il s’y était plongé — il avait fait semblant.

Et il parlait doucement.

« Tu es déjà découverte — Leu, » déclara-t-il.

Quelque chose avait répondu à la phrase, Leu.

La literie s’était tordue et un visage était sorti.

Une belle fille au visage terriblement parfait était là.

Avec la porcelaine comme peau blanche, des pupilles rubis clignotant, elle — Leu inclina la tête et ses cheveux argentés étendus sur les draps blancs se balançaient derrière elle.

« … Comment… le savais-tu ? » demanda Leu.

Contrairement à ce qu’elle avait dit, sa voix n’avait pas d’intonations.

Couplée à son apparence, elle ressemblait à une poupée, Reiji soupira.

« Cette question a-t-elle un sens ? » demanda Reiji.

« Qu’est-ce que… tu veux dire ? » demanda Leu.

Il ne pouvait s’empêcher de continuer, car elle semblait vouloir feindre l’ignorance jusqu’au bout.

« … Ce que tu as utilisé tout à l’heure, c’est seulement le pouvoir de se déplacer entre les ombres. Les choses qui peuvent faire de l’ombre dans cette pièce, agissant comme une cachette naturelle, sont extrêmement limitées, » déclara Reiji.

« … Je vois, » répondit Leu.

« Ce n’est qu’une façade — Toi, tu apparais probablement de n’importe quel endroit d’où je parle depuis le début, n’est-ce pas ? » demanda Reiji.

« — ! »

Elle, qui n’avait pas de fluctuations dans son expression jusque-là, avait montré quelque chose de semblable à la surprise pour la première fois.

Et avec cela, elle parlait avec une couleur euphorique qui débordait de ses pupilles. « … Comme prévu du… Maître. »

Confirmant cette réaction qu’il avait l’habitude de voir, Reiji poussa un long soupir comme s’il en avait assez.

« Écoute… la même chose, tu sembles l’avoir fait hier et avant-hier. Combien de fois encore veux-tu le répéter avant d’être satisfaite, Leu ? » demanda Reiji.

« Peu importe combien de fois, » répondit Leu.

« Oh… »

« La splendeur du Maître, que ce soit aujourd’hui ou demain, je veux la confirmer chaque jour, » déclara Leu.

Ce discours sans émotion ne pouvait être qu’une plaisanterie, mais malheureusement, Reiji savait qu’elle le pensait sérieusement.

« — Pas bon ? » La fille calme avait incliné sa petite tête quand elle avait demandé cela, ce comportement mignon était un acte criminel.

De plus, elle était allongée sans défense sur le lit.

Ses cheveux argentés s’étalaient sur les draps blancs. Ces cuisses minces et cachées, parfois visibles partiellement, la peau blanche comme de la porcelaine qui se briserait au toucher, séduisaient Reiji.

Reiji, arrachant le regard de ces pupilles rouges qui pouvaient le charmer s’il était imprudent, se gratta la tête intentionnellement pour laisser ses pensées s’envoler.

Dans le plan de Reiji se déroulait en grande partie comme prévu, on pourrait dire que c’est la seule exception.

La fille connue sous le nom de Leu — la rencontre avec la princesse de « Strega ».

***

Partie 2

Le septième jour depuis son arrivée à Aquatera.

D’une part, Reiji avait eu affaire à Tifalycia, qui le mettait parfois au défi d’une « Épreuve de Force », alors que d’autre part, il avait complètement négligé ses devoirs de héros.

De plus, il avait ignoré sa tentative de réorienter son attention en utilisant la raison qu’un autre pays pourrait avoir des espions infiltrés, et avait calmement étendu ses activités à l’extérieur du château.

En gros, il vivait comme il l’entendait, comme il l’avait déclaré.

Ne pas faire des choses qu’il ne voulait pas faire, faire des choses qu’il voulait faire — .

Par conséquent.

La décision d’aller à cet endroit n’était certainement pas dans ses obligations en tant que héros.

« … Hmm. C’est la guerre héroïque, hein ? » Reiji était assis seul sur un gros rocher en hauteur, et observait la bataille magique et tape-à-l’œil qui se déroulait en dessous.

Dans un monde où la Magie du Grand Contrat rendait impossible de faire du mal aux autres (violence), seule la guerre héroïque était un lieu où les gens pouvaient supprimer cette restriction à la non-violence.

S’il levait les yeux, un immense symbole magique se déployait avec le Cube en son centre, son entourage était rempli d’écrits dans une langue inconnue circulant dans un tourbillon.

La Guerre héroïque

« Beastia » Napoléon Bonaparte

VS

« Sirena » Taigoubou

Sur le terrain : Zone rocheuse de Tolsel

Condition de victoire : La soumission du héros ennemi

Récompense de la victoire :

« Beastia » : La gouvernance de Lendia

« Sirena » : La concession de Teartoro

La raison pour laquelle les diverses projections similaires aux écrans de matchs de jeux étaient présentes semblait être une forme d’équité en laissant savoir aux gens de l’extérieur en dehors des parties impliquées.

Quant à la question de savoir comment se battre alors qu’il n’y aurait pas de blessés, il avait confirmé avec Tifalycia que le fait de « Toucher le sceau de l’adversaire » semblait l’être. C’est très minutieux.

« Malgré tout, Napoléon et Taigoubou, hein. »

Bien qu’il ait eu des informations auparavant, c’était une étape de rêve incrédule. Un historien s’évanouirait ici.

Il ne savait pas lequel était le Taigoubou, mais Napoléon devait être l’homme robuste à cheval et qui encourageait ses troupes au centre du champ de bataille. Bien que cette silhouette semble légèrement différente de celui qui figure dans le manuel, il lui ressemblait en effet.

La différence entre la « Beastia » qu’il menait et la « Sirena » était également intéressante.

Les traits physiques particuliers de « Beastia », qui étaient des demi-hommes étaient des oreilles et des queues d’animaux. Pour « Sirena », qui était des demi-hommes poissons, ils avaient des caractéristiques particulières en forme de nageoires après un examen plus approfondi. Leurs manières de combattre étaient aussi très différentes.

Par rapport aux « Sirena », qui formaient une ligne de défense solide et lançaient sans cesse de la magie de l’eau à longue distance comme pour contenir les ennemis, les « Beastia » augmentaient leurs capacités physiques avec la Magie de Renforcement, et continuaient à attaquer sans se soucier du nombre de sacrifices qu’ils faisaient.

Vu la compatibilité, « Beastia » ne pouvait être considérée que comme imprudente, mais « Sirena » était le camp qui était repoussé, « Beastia » gagnerait probablement à la fin.

D’après Reiji, la différence de moral était trop évidente.

Ou plutôt — « Sirena » se battait-elle sérieusement ?

« … Eh bien, peu importe, » déclara-t-il.

En disant cela, Reiji avait allumé le téléphone intelligent qu’il avait sorti de la poche, tout en enregistrant la scène de la bataille, il avait à nouveau réfléchi.

Au cours de la semaine…

En entendant les histoires de Tifalycia et des domestiques dans le château, il avait à peu près compris les bases de ce monde.

Ce qui l’inquiétait le plus, c’était la culture alimentaire, mais heureusement, cela s’était terminé par des soucis inutiles, et d’autres lacunes culturelles avaient également commencé à se combler, avec la préparation du plan qui se poursuivait.

Le problème était donc…

« Il n’y a pas Internet, hein ? »

Il avait été convoqué, donc il avait transporté le minimum d’appareils électroniques nécessaires, mais évidemment pas d’ondes radio.

Comme il simulait une situation où il n’aurait pas de source d’énergie ou d’onde radio un jour, il avait pris un chargeur solaire, des applications et des outils vraiment nécessaires, mais cela le peinait encore que la fonction GPS ne puisse pas être utilisée.

Tout d’abord, que ce soit dans un autre monde ou dans l’au-delà, l’information contrôlait tout. Si la meilleure méthode de collecte qu’était Internet ne pouvait pas être utilisée, il devait alors trouver la meilleure alternative suivante.

Il avait déjà pensé à une chose, mais il espérait qu’il pourrait y avoir d’autres méthodes plus appropriées.

Par conséquent — .

« Il faut agir activement, n’est-ce pas ? » déclara-t-il.

Comme s’il était évident qu’il y avait quelqu’un.

Reiji se retourna et fit face aux profondeurs de la forêt pendant qu’il parlait.

Il n’y avait pas de son qui répondait de la forêt tranquille.

Loin de là, il n’y avait même pas de silhouette dans le champ de vision de Reiji.

Si Tifalycia avait été sur place, elle aurait probablement pensé que la réaction de Reiji était étrange. Elle pourrait même soupçonner sa santé mentale selon la situation. Cependant, l’instant d’après, quelqu’un fit entendre une voix étonnée.

Parce que de l’endroit où il n’y avait rien un instant auparavant, une silhouette était apparue.

De superbes cheveux argentés des pupilles froides de couleur rubis et un visage de forme parfaite.

Même si elle avait la peau blanche et maladive, une robe noire comme une obscurité solidifiée s’enroulait autour d’elle, la jeune fille avait ouvert la bouche doucement. « Comment… le saviez-vous ? »

Une voix sans émotion qui donnait une impression suspecte si elle voulait vraiment le demander.

Reiji avait immédiatement répondu. « Je savais quoi ? »

« … Comment savez-vous que je suis ici en reconnaissance ? » demanda-t-elle.

« Aah donc tu fais de la reconnaissance, hein, » déclara-t-il.

« … »

Il sentit un frisson de froid couler dans sa colonne vertébrale.

Reiji comprit calmement que c’était quelque chose qu’on appelait la soif de sang, et il haussa légèrement les épaules malgré cela.

« Je pense juste que si quelqu’un m’observait, cette personne ne pourrait qu’être là, tu vois ? J’ai après tout été me placer ici pour ça, » déclara-t-il.

Entendant cette réponse, la jeune fille ouvrit les yeux un peu plus grands.

Qu’il s’agisse d’un ennemi ou d’un ami, Reiji avait supposé que quelqu’un le suivait.

Il s’était installé dans un endroit qui n’aurait qu’un seul endroit d’où l’observer si quelqu’un l’observait, et il avait fait semblant de parler comme s’il l’avait déjà remarqué.

S’il y avait quelqu’un, cette personne ne pouvait que répondre, sinon, c’est tout.

Une mesure défensive sans démérite.

« S’il y a quelqu’un qui me suit, une mission de reconnaissance d’une autre race est la plus probable, » déclara Reiji.

— Et, c’était à un très bon moment pour Reiji.

Reiji souriait de son cœur, mais parlait nonchalamment sans le montrer.

« Quoi qu’il en soit, nous nous sommes rencontrés en cette rare occasion. Tu ne veux pas discuter un peu avec moi ? Il se trouve que je suis libre —, » déclara-t-il.

« Ce n’est pas nécessaire, » elle l’avait interrompu.

Le sol — non, la jeune fille était entrée dans sa propre ombre, puis était apparue juste dans l’ombre de Reiji à l’instant suivant.

En regardant de plus près, sa beauté se détachait encore plus.

Avant que Reiji ne puisse l’apprécier pendant quelques millisecondes, il avait retenu son souffle après avoir confirmé que la robe de la jeune fille se tortillait et s’agrippait à son cou à l’instant suivant.

Il pouvait sentir les choses piquantes et tranchantes qui lui piquaient, même à travers ses habits.

« … Ha ? Qu’est-ce que c’est ? » demanda-t-il.

« Quelque chose pour prendre la vie d’un héros, » déclara-t-elle.

Entendant ses paroles troublantes, Reiji était plus confus qu’anxieux.

 

 

« Non, non, quel est l’intérêt de faire ça…? » demanda-t-il.

« Je ne ferai pas des choses insignifiantes, » la jeune fille déclara clairement et continua sans sarcasme.

« La Magie du Grand Contrat prévient toute violence illégale… si vous pensez comme ça…, » la robe l’avait poussé à s’enfoncer plus profondément. « Imbécile. »

« … Oi oi oi, j’ai entendu dire que c’est “comme ça” quand même ? » demanda Reiji.

« Tout en maintenant la Magie du Grand Contrat, il existe d’innombrables façons d’accaparer les gens, » déclara-t-elle.

Reiji avait réfléchi sans répondre à ses paroles.

Pourquoi le Héros des « Elfes » n’était-il pas présent ?

La raison, la méthode.

Si la fille devant lui le savait.

« … Je vois. Même être un héros n’est pas sans risque, » déclara Reiji.

Tandis que la jeune fille se taisait, Reiji soupira.

« Alors, on n’y peut rien, hein, » déclara Reiji.

Il se détendit d’un seul coup et tourna le visage sur le côté pour révéler son cou.

« Alors, fais vite, s’il te plaît, » déclara Reiji.

L’action et les paroles de Reiji l’avaient fait se figer un moment avant de parler. « … Êtes-vous en train d’abandonner… ? Même si vous êtes un héros. »

L’expression « même si vous êtes un héros » avait fait soupirer Reiji « Encore ça, hein? »

« Regarde ici, bien que je ne sache pas quel genre d’idéal tu as envers des êtres comme Héros, je suis un NEET. Je ne fais pas des choses que je ne veux pas faire, je fais seulement des choses que je veux faire. J’abandonnerai quand il s’agit de faire des choses impossibles ! » déclara Reiji.

« … »

« Ah, tu viens de t’éclipser, pas vrai ? » demanda Reiji.

« … Pas vraiment. »

« Non, tu étais en train de t’éloigner. Je peux dire que tu le caches. Que ferais-tu plutôt si tu étais dans ma situation ? Vouloir regarder la bataille pendant un moment et soudain rencontrer un ennemi. Et c’est quelqu’un qui a le pouvoir de s’infiltrer facilement en territoire ennemi, probablement une élite de “Strega” à en juger par le système magique, les traits physiques et le contenu des paroles, capable de saisir la faille de la Magie du Grand Contrat, ce qui signifie qu’elle y est habituée, » déclara-t-il.

Reiji avait fait entendre ses déductions une par une.

Elle n’avait montré aucune réaction sur son visage.

Mais, ses pupilles qui le fixaient bougeaient un tout petit peu, et le nombre de fois qu’elle clignait des yeux augmentait.

Ces changements qui passeraient normalement inaperçus avaient suffi à Reiji pour changer ses déductions en condamnations.

« Il est de bon sens que les épreuves de force contre un tel adversaire est un jeu impossible, » déclara Reiji.

« … »

Elle n’avait toujours pas répondu après avoir été jusque-là.

« Cependant, » déclara Reiji.

« … Cependant ? » demanda-t-elle.

Au moment où Reiji avait continué comme ça, une voix avait répondu.

— Je t’ai eu.

La bouche de Reiji, cachée par son foulard, s’était courbée en un sourire, et il avait parlé en faisant semblant.

« Mais je ne vais absolument pas perdre en dehors des épreuves de force, » déclara-t-il.

Il haussa les épaules et ouvrit les mains.

Il ne cachait pas sa confiance et regardait la fille comme si c’était regrettable.

Face à cette provocation évidente, la jeune fille avait déplacé son regard un instant et avait parlé. « N’importe qui peut faire ça s’il le dit juste. »

« C’est vrai. C’est tout ce que je peux faire pour l’instant, » répondit-il.

« … »

Ils s’étaient regardés pendant quelques secondes.

Peu de temps après, elle avait retiré son arme de sa gorge sans aucun signe et avait reculé d’un pas.

« … Avec ça, tu peux faire d’autres choses, » déclara-t-il.

Donc s’il pouvait gagner contre elle, alors il devait le prouver.

Comme la jeune fille l’avait laissé entendre, Reiji avait souri de façon satisfaisante.

« Aah — dans ce cas, faisons une simple “Épreuve de Force” sans danger, » déclara-t-il.

***

Partie 3

« … “Épreuve de Force” ? » lui demanda-t-elle.

« Tu peux décider de la méthode. Tout va bien, tu sais ? Que ce soit à pile ou face, en haut et en bas, » déclara Reiji.

Comme s’il était naturel de transporter ces choses, Reiji avait sorti une pièce de monnaie et un jeu de cartes de sa poche et continua.

« Ah, la magie n’est pas autorisée. Il est possible que ces types là-bas le remarquent si c’est trop voyant. Quelque chose de paisible, et capable de déterminer le vainqueur dès que possible serait bien, » déclara Reiji.

Entendant les paroles de Reiji, elle avait regardé autour d’elle, puis l’avait regardé directement en réponse

« … Alors, les cartes, » déclara-t-elle.

« D’accord, c’est le haut et le bas. Simple, facile, sans place pour la tricherie, c’est bien, » déclara Reiji.

Ouvrant habilement le paquet de cartes placé dans sa main droite, il avait parlé comme s’il venait de le remarquer. « Oh, attends, ces cartes viennent de mon monde, donc ça peut être difficile pour toi. Tu ne peux pas lire les chiffres, n’est-ce pas ? »

« Si c’est seulement ça, je le sais, parce que j’ai vu beaucoup de héros jusqu’à présent, » répondit-elle.

« … Hee, as-tu vécu inopinément longtemps ? » demanda-t-il.

« Ce n’est pas vrai. Je n’ai vécu qu’environ 100 ans, » répondit-elle.

« C’est déjà considéré comme assez long…, » répondit Reiji.

Bien qu’elle semblait plus jeune que Reiji en apparence.

Elle secoua la tête devant la réaction de Reiji. « Une vie qui ne vit que pour accumuler de l’expérience n’a aucun sens. »

Un ton fade comme d’habitude s’était fait entendre.

En lisant les minuscules émotions mêlées à ces mots, Reiji riait encore plus fort dans son cœur, et parlait comme pour changer de sujet. « Maintenant, j’ai dit que je ne perdrais jamais lors des épreuves de force. Prouver que je ne vais absolument pas perdre est en fait très difficile. Même si je continue à gagner, je ne peux absolument pas éliminer la possibilité de perdre la prochaine fois. »

Gagner sans cesse et ne pas perdre n’avait pas la même signification.

Tant que ce que l’on appelle le jeu suivant existait, la possibilité de perdre existait toujours.

« Par conséquent, je pense te le prouver d’une manière qui te convaincra, » déclara-t-il.

« Convaincra ? » demanda-t-elle.

« Quand tu penses que je ne perdrai absolument pas — quand tu ne gagneras absolument pas contre moi, ce sera le moment où ce sera fini. Si je perds, tu peux tout me faire, même ma vie. En échange, je veux que tu travailles pour moi si je gagne, » déclara Reiji.

« … »

L’expression de la jeune fille ne changea pas, mais sa robe se tortilla comme un avertissement.

« Aah, ce n’est pas quelque chose de difficile. Il s’agit simplement de fournir de l’information. Écoute, je crois que tu sais que je viens d’arriver dans ce monde. L’information que je peux obtenir ici est limitée, tu en sais probablement beaucoup sur d’autres pays, n’est-ce pas ? Puisque tu as ce genre de choses, » déclara Reiji.

Quand Reiji pointa le doigt vers la robe, la robe se déplaça derrière le dos de la jeune fille comme si elle se cachait.

C’était un peu intéressant de voir que cela semblait se substituer à la jeune fille avec de faibles émotions.

Puis la fille l’avait regardé fixement… « ... Les règles ? »

En même temps que ces mots, une petite formation magique légèrement rougeoyante enveloppait les deux individus.

En d’autres termes, c’était elle qui avait accepté l’« Épreuve de Force » de Reiji.

Reiji retourna la pile de cartes qu’il tenait dans sa main, faisant en sorte que les motifs et les chiffres ne soient montrés qu’à la fille.

« Comme tu peux le voir, ce sont des cartes normales. Bien sûr, il n’y a pas de marques à l’arrière. Tu choisiras l’une des cinquante-deux cartes, puis j’en choisirai une. Celui avec le nombre le plus élevé gagne. C’est simple, n’est-ce pas ? » demanda Reiji.

« … Si les chiffres sont les mêmes ? » demanda-t-elle.

« Alors ce sera un match nul. Cependant, en haut et en bas, l’As deviendra spécialement le plus haut. À partir de 2, 3, 4,… Roi, As. Au fait, c’est par souci d’équité que tu choisis directement la carte et non pas que je la distribue. Choisir la carte que tu aimes ne permettra pas de place pour tricher, n’est-ce pas ? »

La robe avait réagi à l’expression tricher.

Elle était ressortie de nouveau de derrière la fille, se plaçant devant en ayant envie de faire attention à lui.

Elle-même n’avait pas répondu par oui ou non aux paroles de Reiji, elle avait simplement choisi en silence une carte du paquet qui avait été mélangée et tournée vers le bas.

Après avoir confirmé le numéro sur sa propre carte, elle avait immédiatement retourné son regard à Reiji et avait tendu la main.

« … Je vais… distribuer la carte. Pour t’empêcher de tricher, » déclara-t-elle.

« Ou, je te laisse faire, » répondit-il.

Il avait remis le paquet de cartes naturellement, et la fille avait présenté les cartes à Reiji en l’imitant.

— S’il voulait tricher, ce serait tout de suite.

Voyant que la jeune fille donnait un ordre à sa robe, puis se concentrait, Reiji afficha un regard troublé comme s’il n’avait pas remarqué…

« Hmm, peut-être ça, » déclara-t-il.

Et il avait rapidement choisi une carte dans les mains de la fille.

Tricher… ne l’avait-il pas fait ?

Alors, comment le ferait-il ?

Pendant qu’elle réfléchissait, Reiji parlait tandis que sa main gardait la même posture alors qu’il prenait la carte.

« Maintenant, montrons notre carte en comptant jusqu’à trois. Un, deux — trois, » déclara Reiji.

La fille avait montré la Reine de ♥.

Reiji avait montré un As de ♠.

« Oh, je dois dire que j’ai beaucoup de chance. Ah, c’est faux, je devrais dire. “Tu vois, je n’ai jamais perdu ?” Pas vrai ? » Reiji sourit et continua immédiatement. « Alors, faisons un autre tour. »

L’affrontement se poursuivra jusqu’à ce que la jeune fille croie qu’elle « ne peut absolument pas gagner contre Reiji ».

Tomber sur l’As de ♠ au premier tour pourrait être qualifié de chanceux, mais cela ne lui donnerait évidemment pas l’impression qu’elle « ne peut absolument pas gagner »…

S’il n’avait pas au moins continué à gagner pendant de nombreux tours — comme la fille le pensait, le résultat du deuxième tour.

La fille avait un 7 de ♣.

Reiji avait un As de ♠.

« … Fu, c’est le soi-disant pouvoir du héros, hein, » déclara-t-il.

Troisième tour.

La fille « 7 de ♣"

Reiji « As de ♠ »

« Je suis incroyable, » déclara-t-il.

Quatrième tour.

La fille « Roi de ♦ »

Reiji « As de ♠ »

« C’est amusant, » déclara Reiji.

Cinquième round. La fille « 10 de ♠ », Reiji « As de ♠ ».

Sixième round. La fille « 5 de ♥ », Reiji « As de ♠ ».

Septième round. La fille « 8 de ♣ », Reiji « As de ♠ » —

— Un jeu simple, facile, sans place pour la tricherie ?

Il avait osé dire de tels mots.

Exactement vingt rounds.

En voyant Reiji montrer à nouveau « l’As de ♠ », la jeune fille se posa des questions.

Reiji était clairement en train de tricher.

Et il n’avait pas l’intention de le cacher.

Il ne posait plus son acte mesquin, et parlait en regardant la fille qui ne changeait pas d’expression à la surface.

« C’est ma vingtième victoire consécutive. Veux-tu toujours continuer ? » demanda-t-il.

La robe voltigeait fortement.

Voyant qu’elle remplaçait la fille sans expression en affichant de l’hostilité, Reiji avait fait une démonstration exagérée de peur.

« Ooh effrayant effrayant… Alors, tu comprends ? » demanda-t-il.

Il n’avait pas indiqué à propos de quoi elle devait comprendre.

Il ne pouvait y avoir qu’une seule chose à laquelle il faisait référence dans cette situation.

La fille savait naturellement qu’il parlait de tricherie.

Elle avait observé attentivement ses actions.

Un geste de la main, un mouvement de la jambe, elle n’avait manqué aucun mouvement.

Elle l’avait même parfois arrêté de force et lui avait fait faire un examen du corps.

Cependant, même si elle en avait fait autant, cela n’avait révélé aucun défaut.

Si elle n’avait pas de preuves, elle ne pouvait pas prouver qu’il trichait. Elle ne pouvait pas le battre.

Tu n’as pas pu le battre ?

Soudain, la robe s’agita vigoureusement comme si elle se brisait.

Contrairement à ce qui se passait auparavant, il n’était surpris par rien de tout cela et continuait à regarder la fille avec un mince sourire.

— Il ne perdra absolument pas pendant des épreuves de force.

Cependant, cela avait été très difficile de le prouver.

Tout comme il l’avait dit lui-même, peu importe combien il continuait à gagner, il ne pouvait pas prouver qu’il ne perdrait absolument pas.

Par conséquent, il avait dit que la preuve serait quand la fille pensait qu’elle « ne peut pas gagner ».

À ce moment-là, elle pensait que c’était raisonnable. Elle était convaincue qu’il en était ainsi.

Elle n’avait pas remarqué qu’elle était prise dans un piège dès qu’elle l’avait cru.

Pourquoi ?

Pourquoi avait-il mis l’accent sur un jeu sans place pour la tricherie ?

À ce moment-là, la conscience de la jeune fille avait certainement imprimé l’idée de se méfier de la tricherie.

Avec cela, quand l’épreuve de force avait commencé, elle était tombée dans une situation qui ne pouvait se produire que s’il trichait, mais elle ne pouvait pas dire la méthode.

S’il en était arrivé là, toute personne logique ne pourrait que le penser.

Le problème n’est pas de savoir s’il avait triché. Le problème, c’est que sa tricherie n’est pas visible — .

Puis, tant qu’elle ne pouvait pas voir à travers sa tricherie — elle ne pouvait absolument pas gagner.

« … Depuis quand ? » Quand elle l’avait remarqué.

La fille murmura inconsciemment.

« Depuis quand — y as-tu pensé ? » demanda-t-elle.

Cette stratégie.

L’épreuve de force qui n’était déterminée que par le moment où la jeune fille serait convaincue.

Il avait immédiatement répondu à cette question.

« Depuis que j’ai remarqué que tu avais beaucoup d’attentes envers moi, » déclara-t-il.

« Attentes — ? » demanda-t-elle.

« Quand ta cachette a été exposée, tu as fait semblant de vouloir m’éliminer, sans jamais t’exécuter. Tu répondais, réagissais, écoutais en conversant avec moi. Pourquoi as-tu fait ça ? » demanda-t-il.

« C’est…, » commença-t-elle.

« Tes prémisses sont fausses. Tu dois éliminer le Héros de la race ennemie, ou recueillir des informations si tu ne peux pas le faire. Qui a décidé cela ? Tu n’as pas vraiment fait de mal à d’autres Héros. Tu n’es pas venue non plus pour recueillir des informations. C’est juste ton intérêt personnel. Par exemple, quel genre de personne est ce héros, » déclara Reiji.

Comme s’il savait tout depuis le début.

« C’est pour ça que tu étais déçue quand j’ai dit que je ne résisterais pas. Tu as montré des attentes quand j’ai dit que je ne perdrais absolument rien si ce n’était pas de la violence. — Attente. Quel genre d’attente ? » demanda-t-il.

« … Être capable de faire l’impossible — une telle attente, » la fille murmura inconsciemment, il montra un sourire.

« N’est-il pas évident de répondre à une attente ? » demanda-t-il.

Il haussa les épaules pour plaisanter.

« — »

La jeune fille avait pris conscience de ses pensées qu’elle ne remarquait pas elle-même.

Depuis le début.

Dès le début, il était prêt à la faire perdre.

Comme un public qui louait la performance d’un magicien alors qu’il savait que c’était qu’une ruse.

Au moment où elle avait pensé à perdre, c’était déjà décidé.

Oui, c’est pour ça que cette épreuve de force était — .

« Maintenant… n’est-il pas temps que tu sois convaincue ? » demanda-t-il.

Dès le début, il s’agissait de savoir si la fille serait convaincue.

La fille connaissait déjà la réponse.

La robe s’était calmée comme si c’était un mensonge.

La jeune fille avait fermé les yeux une fois, et avait parlé tranquillement. « … C’est… ma défaite. »

***

Partie 4

— D’accord, la méthode de collecte d’informations.

Pensant ainsi dans son cœur, Reiji avait tenu sur lui deux jeux de cartes.

— L’anatomie humaine ne peut pas bouger aussi bien que les humains le pensent.

Bien sûr, elle ne se limitait pas aux mains et aux pieds, à la vue et à l’ouïe, les cinq sens étaient aussi inclus.

Par exemple, l’activité du globe oculaire appelée saccade, qui envoyait les signaux visuels au cerveau.

Pendant une saccade, il y aurait certainement des millisecondes de décalage.

Ne pas voir quand on avait l’intention de voir, ne pas entendre quand on avait l’intention d’entendre, la raison en était un phénomène physique involontaire.

S’il saisissait avec précision ce phénomène et s’en servait, même s’il avait deux types de cartes, et qu’il continuait à les changer sous ses yeux, elle ne le remarquerait pas.

La fille avait choisi dans le jeu normal, tandis que Reiji avait choisi après avoir échangé dans le jeu de cartes de triche avec seulement des As de ♠ dedans. Pour parler franchement, Reiji n’avait fait que ça.

Peu importe à quel point un être humain était concentré, non, plutôt, plus il était concentré, plus il était difficile de remarquer le mouvement physique involontaire.

Les magiciens et les escrocs avaient compris cette méthode et l’avaient utilisée. Ce qui était nécessaire, c’était la maîtrise de la technique et le courage de l’utiliser de façon flagrante.

Dans un autre monde où de telles systématisations de techniques n’étaient pas disponibles, il était étonnamment facile à utiliser.

Riant à la surface, Reiji secoua la tête une fois et fit face à la fille.

« Maintenant, sans plus attendre, j’aimais avoir des informations sur les Stregas, » déclara-t-il.

« … Incroyable, » déclara-t-elle.

« Hmm ? »

« Incroyable… c’était incroyable… même parmi tous les héros que j’ai vus jusqu’à présent, vous êtes — une personne merveilleuse sans rapport avec le fait d’être un héros, » déclara-t-elle.

« Vraiment ? Je suis gêné, hahahahaha, » déclara Reiji.

« Vraiment. Du fond du cœur…, du fond du cœur — je pense que vous êtes une personne merveilleuse, » déclara-t-elle.

« … Ah, c’est… donc ça ? » demanda-t-il.

Même Reiji avait plissé ses sourcils devant un tel éloge qui ferait réfléchir si c’était trop.

Mais à la place…

Elle était sans expression jusqu’à présent, non, elle était toujours sans expression, mais il sentait qu’elle se rapprochait.

« Tu es trop près… Uoh !? » s’écria Reiji.

Les pieds de Reiji avaient été tirés par la robe allongée quand il était sur le point de s’éloigner, et il était tombé en arrière avec la fille qui s’était déjà approchée si près que leur front était sur le point de se toucher.

« Ça… fait… mal… non, » déclara Reiji.

Bien qu’il soit tombé très fort, il avait atterri doucement, la robe avait probablement atténué la chute.

… Il pourrait tomber amoureux de cette robe.

Une telle blague avait été instantanément repoussée lorsqu’il avait remarqué que la jeune fille le regardait en bas en position de force.

Probablement parce que la robe servait de tampon dans le dos de Reiji, la fille qui avait complètement enlevé sa robe était — dans ses sous-vêtements, peu importe comment il le regardait.

Ce qui couvrait à peine sa poitrine et son bas, c’était un soutien-gorge et des shorts de la même couleur noire que la robe.

Le contraste entre sa peau blanche rafraîchissante et ses sous-vêtements noirs était éblouissant.

« Quoi — ? » s’exclama-t-il.

Reiji essaya de se lever par réflexe, mais ses épaules furent pressées par la robe qui semblait être utilisée comme un matelas ou un futon.

Reiji venait de remarquer qu’il était dans une posture qui scellait tous ses mouvements.

— La condition de la victoire aurait dû être posée afin qu’elle doive écouter tout ce qu’il avait à dire… !

Bien sûr, la question de savoir si elle accepterait ou non cette condition était une autre histoire.

Au lieu de cela, il sentait que c’était normalement impossible !

Pendant que Reiji paniquait, la fille avait fait un autre mouvement fou.

Avec l’aide de la robe, elle leva la main droite de Reiji avec force et, de sa propre main, la pressa sur sa poitrine.

« C’est la première fois depuis ma naissance, » déclara-t-elle.

… Même si c’était sans expression.

Même si c’était censé être sans expression, il pouvait lire quelque chose comme de l’embarras sur ce visage.

La main droite de Reiji avait transmis la petite, mais à tous les coups, sensation élastique, moelleuse et douce.

« … Dois-je… me calmer ? » murmura-t-elle.

Il l’ignorait désespérément et avait parlé. « Tu comprendras si on parle. Non, tu ne comprendras peut-être pas. C’est… »

« Est-ce — ce qu’on appelle l’amour ? » demanda-t-elle.

Faux. À tous les coups faux. Même s’il voulait le nier, Reiji pensait qu’elle ne serait certainement pas convaincue s’il disait cela maintenant, alors il avait juste secoué la tête.

C’était une évolution inattendue.

Comme essayer de nier une réalité impossible.

Cependant, l’opinion de Reiji ne la dérangeait pas du tout.

Toujours sans expression.

Cependant, ses pupilles rouges vacillaient un peu.

Elle soupira d’une manière séduisante.

Elle se rapprocha lentement de son visage.

« Attends… attends, ne sois pas impulsive… mugu, » déclara Reiji.

Elle avait bloqué la bouche hurlante de Reiji.

Elle… l’avait embrassé.

Pendant un bon moment, il n’avait pas eu la possibilité de lui parler.

Cela dura longtemps, jusqu’au point où Reiji avait du mal à respirer, avant de séparer leurs lèvres et de parler en regardant Reiji de haut.

« En parlant de ça. J’ai certainement perdu contre vous, » déclara-t-elle.

 

 

« … Ah ? »

« Cependant, la méthode étant la tricherie à proprement parler, elle n’est pas incluse dans la condition de “Épreuve de Force”, » déclara-t-elle.

Reiji lui jeta un coup d’œil de côté comme si elle demandait ce qu’elle disait si tard

La fille continua. « S’il n’y a pas de preuve de tricherie, on ne peut pas parler de tricherie. Une telle justification est valable, mais avouer avoir triché dans des conditions normales est une preuve suffisante. Et vous avez avoué avoir triché. »

Bien sûr, Reiji avait dit qu’il avait admis avoir triché. Il pensait que ce serait bien si elle ne pouvait pas voir à travers.

« En d’autres termes, vous avez gagné la “Épreuve de Force”, mais vous avez perdu la partie, » déclara-t-elle.

Eh bien, compte tenu du jeu de Haut et Bas, il ne pouvait pas faire grand-chose si elle disait qu’il avait perdu en brisant la règle.

« … Alors, qu’en est-il ? » En même temps, Reiji le dit, un symbole magique de lumière fut dessiné sous ses yeux.

« Ha !? »

Reiji leva rapidement les yeux vers le ciel, et confirma l’habituel Cube tournant lentement.

Si un symbole magique était tracé, cela signifiait que, sous la Magie du Grand Contrat, la compréhension mutuelle et l’accord étaient prouvés.

« Quand vous avez entendu mes paroles tout à l’heure, vous avez aussi compris. Ma condition de victoire est également remplie. »

Il n’en avait pas l’intention. Il n’avait pas cette intention, mais — il n’était pas sûr d’être d’accord inconsciemment.

Quoi qu’il en soit, le contrat établi signifiait que la condition de victoire qu’elle avait donnée — le souhait de « faire tout ce qu’elle voulait à Reiji » — était réalisée.

« Ne fais pas l’idiote, c’est moi qui devrais gagner l’épreuve de force ! » déclara-t-il.

Ignorant Reiji qui élevait la voix, la jeune fille s’approcha à nouveau de lui et lui murmura à l’oreille. « Moi, Clanleu Shimishika, sous la Magie du Grand Contrat, je m’engage à établir le contrat de maître-serviteur — »

« Quoi — ? » s’exclama-t-il.

Un héros ne devrait pas être capable d’établir un contrat de maître-serviteur avec quelqu’un d’autre que l’invocateur.

Cependant.

« Avec Clanleu Shimishika en tant que serviteur, et Houbami Reiji en tant que maître, je m’engage à respecter fondamentalement les ordres du maître en tant que serviteur, » déclara-t-elle.

Le contrat où Reiji était devenu le maître et Clanleu était le serviteur.

Cela n’avait rien à voir avec le contrat de maître-serviteur de l’Invocation de Héros qui visait à empêcher l’assistance à une autre race.

Bien sûr, Reiji n’avait aucune raison de refuser une servante qui écouterait ses paroles dans la mesure de ses capacités.

Sur cette base, conformément à la compréhension et à l’accord mutuels, il avait établi un contrat de maître-serviteur avec elle.

Leu se leva en même temps que la lumière de la formation magique se dissipait…

« C’est comme ça que ça se passe, » déclara Leu.

Avec ses cheveux argentés qui brillaient sous la lumière du soleil, elle regarda Reiji, qui était à distance vraiment très proche. « S’il vous plaît, prenez soin de moi à partir de maintenant, Maître. »

Elle avait souri.

***

Partie 5

— Le jour où il avait rencontré Leu.

Reiji avait visité cet endroit pour recueillir des informations.

S’il ne pouvait pas utiliser le réseau informatique, il utiliserait le réseau humain.

Pour cela, il s’était servi de lui-même comme appât pour attirer les espions des autres pays — .

Au vu du résultat, être capable d’attirer la « Strega », une race qui avait coupé tout contact avec les autres races depuis les temps anciens aurait dû être une fortune.

« Que… s’est-il passé ? » Reiji s’était assis sur le lit, et soupira alors que Leu le lui demandait mystérieusement de près.

« Comment en est-on arrivé là… ? » demanda-t-il.

Une fille de la race des Stregas, enveloppée dans le mystère des autres races, et une véritable princesse connue sous le nom de l’une des quatre princesses de sang élégant, avait envahi Tistel en utilisant un artefact magique appelé les Ténèbres Adjacentes qui ressemblait exactement à une robe noire.

Son but était de voir quel genre de personne le héros Reiji nouvellement convoqué avait, une raison si personnelle, sans rapport avec les intentions des Stregas, et encore moins liées à de l’espionnage.

« En premier lieu, les Stregas n’ont pas de conscience raciale. Bien que nous ayons formé un pays parce que nous venions du même monde, nous défendons davantage l’individualisme, » expliqua Leu.

« Penses-tu qu’une telle raison pourrait fonctionner sur d’autres races… ? »

Du point de vue des autres races, qu’elles soient hostiles en interne ou non, elles étaient toutes des Stregas. Une fois qu’un problème se posait, ils s’en prenaient évidemment à Dillide, le royaume des Stregas.

« … ? J’ai bien écouté les paroles du Maître, » certes, Leu avait écouté les paroles de Reiji.

Par exemple, tant que le contrat de maître-serviteur se poursuivrait, elle ne serait pas capable d’utiliser la magie. Reiji l’avait scellée avec le contrat.

Reiji n’accepterait absolument pas une exigence aussi forte que celle de lier les mains et les pieds ensemble.

Cependant, elle l’avait instantanément accepté malgré cela.

« Alors. Euh… en parlant de dame obéissante… qu’as-tu… fait depuis… tout à l’heure ? » Reiji parlait sur un ton qui était au bord de la colère parce que Leu l’avait déshabillé avec enthousiasme.

Reiji résista de toutes ses forces, mais avec l’aide de ses Ténèbres adjacentes, elle avait déjà atteint la moitié de son objectif.

« Parce que le Maître semble fatigué. J’ai pensé à aider le Maître, » déclara-t-elle.

« Qui t’as demandé de… ? » demanda Reiji.

La résistance de Reiji avait été vaine lorsque son blazer et son sweat à capuche avaient été enlevés, et lorsque Leu avait regardé ses trophées, elle avait pensé à quelque chose — elle avait enterré son visage dans les habits.

« Arrête ça, imbécile !! » Reiji répondit franchement et tenta de les reprendre, mais il fut retenu par les Ténèbres adjacentes.

« Hé… attends… oi… oi lâche-moi ! Lâche-moi ! C’est l’ordre de ton Maître !? » cria Reiji sans réfléchir,

Leu parla d’une voix étouffée alors que son visage était enterré dans son blazer et son sweat à capuche.

« Je ne peux pas écouter ça, » déclara-t-elle.

« Tu ne peux pas ne pas écouter ça !? Un ordre n’est pas quelque chose comme ça ! » déclara Reiji.

« Fondamentalement, c’est l’une des conditions posées, » déclara Leu.

— Je m’engage à respecter fondamentalement les ordres du maître en tant que serviteur.

… C’est bien ce qu’elle avait dit. Elle avait dit ça, mais…

« Ne fais pas l’idiot avec moi !! Utilise au moins ça quand je t’interdis d’utiliser la magie ! » s’écria Reiki.

« Ce n’est… pas vraiment un problème. Je ne suis pas troublée. Mais plutôt — si je refusais, le Maître serait troublé, » déclara-t-elle.

« C’est… Kuh. »

C’est certainement un fait.

Dans le plan de Reiji, la puissante magie de Leu était clairement un obstacle.

« C’est pourquoi, s’il te plaît, oublie au moins ça. — Pas bon ? » demanda-t-elle.

Si elle le disait ainsi, Reiji ne pouvait que se taire et fermer les yeux sur son comportement scandaleux.

C’était une condition d’échange efficace seulement sur Reiji.

— C’est vrai, c’était la plus grosse erreur de calcul pour Reiji. Bien qu’il ait obtenu la méthode de collecte de l’information, Clanleu Shimishika (la méthode de collecte de l’information elle-même) était beaucoup plus intelligente qu’il ne l’avait cru.

Même dans l’épreuve de force d’il y a un mois, si elle ne voulait pas sérieusement perdre contre Reiji, il aurait probablement eu des difficultés.

… Cependant.

« Comment le saurais-je !! Je suis un homme libre, un NEET ! Je ne fais pas ce que je ne veux pas, je ne laisse pas les autres faire ce que je ne veux pas que les autres fassent !! » s’écria-t-il.

Reiji poussa en avant sans se soucier de son corps, les Ténèbres adjacentes furent troublées sur la façon d’agir et retournèrent à son maître — Leu les poussa vers un comptoir comme si elle avait lu son comportement.

« Exactement comme prévu, » déclara-t-elle.

« — Tais-toi! En disant Maître et tout, tu fais juste ce que tu veux ! » déclara-t-il.

« Il n’y a rien de tel. — Et aussi, » déclara Leu.

Leu s’arrêta un moment, puis poursuivit sans rien faire d’autre. « Le maître devrait être content que je ne sois pas hostile. »

Son expression n’avait pas le moindre fragment de changement.

En regardant ce visage de poupée, Reiji avait rétréci les yeux. « … Je ne peux que dire que c’est indéniablement vrai. »

« Super. Et puis —, » déclara Leu.

« Pas ça. Plutôt, arrête de me frotter la poitrine avec persévérance !! Es-tu une salope !? » demanda-t-il.

« S’il te plaît, écoute-moi, » déclara Leu.

« Tu n’écoutes vraiment pas ce que les autres disent, hein… c’est très bien. Je n’écouterai pas non plus, » déclara-t-il.

« Je vis depuis plus de cent ans. Je n’ai pas compris ce qu’était ce sentiment pendant tout ce temps, » déclara Leu.

Elle avait ignoré ses paroles de refus d’écouter et avait commencé son histoire.

Malheureusement, il ne pouvait pas ne pas aimer cette personnalité.

« Ma race tire sa sagesse des fluides corporels d’autres races intelligentes — par le sang. J’ai aussi bu le sang de diverses espèces. Cependant, quoi qu’il arrive, je ne peux pas comprendre ce qu’on appelle les sentiments, » déclara Leu.

« … C’est “parce que les sentiments ne sont pas la connaissance”. Chercher ta propre expérience émotionnelle innée chez les autres n’a pas de sens, » déclara Reiji.

« Oui. Peu importe la quantité de sang que j’ai sucé, peu importe les connaissances que j’ai acquises, je ne pouvais ressentir aucune sensation de bien-être en moi. C’est pareil même quand j’ai rencontré des Héros. Par conséquent, j’avais à moitié abandonné. J’ai jugé que je n’avais pas une telle chose en premier lieu. Cependant —, » déclara Leu.

Elle le regarda avec chaleur.

« Toi — le Maître a développé mes sentiments, » déclara Leu.

« Développé… Regarde par ici. D’abord, n’avais-tu pas des sentiments dès le début ? » demanda Reiji.

« … Hein ? » demanda Leu.

« Tu veux savoir ce que tu ressens. Vouloir savoir exactement ce qu’est un sentiment, chercher sans aucune raison — ce désir de savoir, avoir un fort sentiment de savoir, l’amour de la connaissance. Qu’est-ce qu’un sentiment si ce n’est pas ça ? » demanda Reiji.

« — »

Leu ouvrit les yeux un peu plus grands.

« Est-ce que tu comprends ? C’est quelque chose que tu avais en toi dès le départ. En d’autres termes, tu n’as pas à traiter ta rencontre avec moi comme quelque chose de spécial. Fin de ma preuve ! » déclara Reiji.

« D’accord, descends. Vite, descends de là. Dépêche-toi de descendre. » Reiji voulait se lever le plus vite possible.

Leu resta sans bouger et secoua la tête.

« Ces mots tout à l’heure, je suis encore plus certaine. Comme prévu, j’aime le Maître, » déclara Leu.

« Haaa ? Pourquoi c’est… ton… hé… n’appuie pas ton visage contre ma poitrine ! Je ne peux pas faire confiance à ce qu’on appelle l’amour !! » demanda Reiji.

« … Pourquoi ? » demanda Leu.

« Y a-t-il une raison de te le dire ? » demanda Reiji.

Une voix glaciale.

N’importe qui avait un sujet qu’il ne voulait pas aborder.

Elle l’avait immédiatement remarqué.

Leu avait fermé sa bouche alors qu’elle aurait voulu dire quelque chose.

Puis, après un moment… « … Dans ce cas, c’est très bien. » Leu avait simplement dit ça. « Je l’apprendrai au Maître. »

« Ha ? L’apprendrai — oi, pas possible !! » s’écria Reiji.

Elle était en sous-vêtements depuis le début.

Indépendamment de son discours ou de son comportement, c’était une fille qui avait une apparence remarquable.

Quand un corps si délicat l’avait poussé, entrelacé, touché — .

En tant qu’homme en bonne santé, Reiji n’avait pas pu s’empêcher de réagir.

« Tout d’abord, est-ce que c’est vraiment de l’amour que tu as !? N’est-ce pas que de la luxure ? » demanda Reiji.

« … ? Y a-t-il une différence entre l’amour et la luxure ? » demanda-t-elle.

« Ah, tu ne comprends pas du tout. Même moi, je ne peux pas en être sûr, » répondit-il.

« Alors c’est tout. Tu peux juste apprendre avec moi, » déclara Leu.

« Quoi qu’il arrive, tu as bien l’intention de m’agresser, hein !! — Ça suffit, ordre du maître ! Arrête !! » déclara Reiji.

« Je ne comprends plus les paroles du Maître. Il doit s’agir d’un dysfonctionnement du langage des idées. Je ne peux pas t’entendre, » décalera Leu.

« Mais je comprends parfaitement tes paroles !? » s’écria Reiji.

« Seules les paroles du Maître ne sont pas bonnes, » déclara Leu.

« Tu ne l’entends pas bien… ! » s’écria Reiji.

« Mais…, » et elle avait soudain arrêté sa main. « Vraiment, pour la première fois depuis ma naissance, j’ai ressenti de la luxure. »

Sans aucune expression, elle continua. « Je pense à faire des choses érotiques avec le Maître… avec Reiji. J’ai envie d’avoir un enfant avec toi. Par conséquent — . »

« … J’ai compris. On n’y peut rien si c’est le cas. Comme si c’était possible. Espèce d’idiote !! » s’écria Reiji.

« Alors je vais jeter la rationalité. Ce n’est pas grave. J’ai la connaissance elle-même… Je travaillerai dur pour que tu te sentes bien, » déclara Leu.

« Sérieusement, s’il te plaît, retourne-toi pour commencer… ! » demanda Reiji.

Le serviteur (Leu) qui n’écoutait pas du tout son Maître (Reiji), fit penser à son propre Maître (Tifalycia), qu’il n’écoutait jamais rien.

Il sentait qu’il pouvait comprendre ce qu’elle ressentait. Mais rien ne changerait même s’il le comprenait.

« … Il n’y a rien de tel que de ne pas comprendre cette fille en premier lieu, » déclara-t-il.

« Cette fille ? — La fille qui ressemble à une servante bien qu’elle soit l’invocatrice du Héros ? » demanda Leu.

« La façon dont tu dis que ça sonne un peu indécent…, » déclara-t-il.

Reiji avait montré une expression nonchalante, et sa bouche s’était immédiatement courbée vers le haut.

« Cette fille est vraiment mon Maître. Non, pour le dire exactement, c’est une personne qui deviendra mon Maître, » déclara Reiji.

« … ? Peu importe comment je le vois, le Maître est le Maître, » répliqua Leu.

« Tu te trompes. Elle ne m’obéit pas avec obéissance, je n’ai pas non plus l’intention de la rendre obéissante. Je serai plutôt troublé si ce n’est pas le cas, » déclara Reiji.

« Qu’est-ce que tu veux dire… ? » demanda Leu.

Comme Leu avait montré son désir de savoir et avait demandé sérieusement, Reiji avait rapidement glissé sur le côté et s’était levé.

« C’est-à-dire —, » commença Reiji.

Ensuite, le contenu dit par le héros Reiji avait été plus que surprenant pour la princesse Strega Clanleu Shimishika —

***

Chapitre 3 : L’Entraînement du NEET

Partie 1

« Aujourd’hui sera le jour où je gagnerai et où j’enlèverai ce collier ! »

Le lendemain matin.

Tifalycia avait tenu son collier de la main droite pendant qu’elle frappait à la porte et entrait.

« Ah, d’accord. Fais de ton mieux. » Sans parler du collier, il n’avait même pas jeté un coup d’œil à Tifalycia et avait continué à jouer avec le smartphone dans sa main alors qu’il était allongé sur le lit, ce qui lui avait fait bouger les joues.

« Kuh... Bon… vous pouvez rester aussi calme que vous le souhaitez. Je vais sérieusement changer aujourd’hui, » déclara Tifalycia.

« Hmm ? » Reiji avait finalement levé la tête… « Ah, maintenant que tu le dis… la couleur de tes sous-vêtements est-elle différente de la couleur habituelle ? »

Et puis il avait regardé ses deux abondantes boursouflures.

« Qu — Qu — Qu... Quoiii ! » s’écria Tifalycia.

Tifalycia devint rouge vif et cacha précipitamment sa poitrine avec ses deux bras.

« Tu paniques trop. La chose que tu cachais dans ta main gauche peut être vue, » déclara Reiji.

« — ! » Tifalycia cacha rapidement ce quelque chose dans sa main, qui ressemblait à un livre, derrière son dos. « Ce n’est pas vraiment l’épreuve de force d’aujourd’hui…, »

« Je ne t’ai jamais demandé à quoi ça servait, non ? » demanda Reiji.

« … Euh, » balbutia-t-elle.

« On dirait que je vais encore m’amuser cette fois. Alors, que dois-je te faire faire aujourd’hui ? » demanda Reiji.

« Peu importe ce que vous dites, je ne perdrai absolument… absolument pas ! » déclara Tifalycia.

« Ce n’est pas comme gagner, hein, » déclara Reiji.

« … Hein ? » demanda Tifalycia.

« Ne pas perdre et gagner sont deux choses très différentes, » répondit Reiji.

« Je ne me laisserais plus tromper par votre sophisme ! J’ai pensé après tout à une méthode gagnante pour l’“Épreuve de Force” d’aujourd’hui !! » en disant ça, Tifalycia révéla le livre dans sa main gauche sans le cacher plus longtemps.

Reiji ne regarda pas ce livre, mais son expression s’était tendue, et il avait souri.

« Hee, j’ai hâte d’y être, » déclara Reiji.

— Quelques minutes plus tard.

« … Eh bien, ça s’est passé comme prévu, » déclara Reiji.

Reiji avait gagné l’« Épreuve de Force » que Tifalycia avait prétendu être une gagnante à cent pour cent selon elle, et avait regardé la jeune fille trembler de honte devant le sentiment de défaite et le « Jeu de Punition ».

« Je ne sais même pas combien de fois je l’ai dit — Tu es douée pour parler dans le vent, n’est-ce pas ? » déclara Reiji.

« Euh…, » Tifalycia n’avait plus d’énergie pour répondre, et sa tête était restée affaissée.

Et un coup supplémentaire était venu à ce moment-là.

« Veuillez m’excuser. Je suis venue nettoyer la chambre — … Hein ? Maîtresse Tifalycia… ? » Une domestique entra dans la pièce en même temps.

« Hau !? »

« Tu penses probablement “Entre tous les temps, il faut que ce soit à ce moment !?”, » déclara Reiji.

« Ne me dites rien…, » s’exclama Tifalycia.

« Les coïncidences font peur, » Reiji parla à voix basse et Tifalycia se retourna lentement vers la servante.

La maîtresse était à quatre pattes et secouait ses seins généreux.

Un collier était sur son cou, avec une serrure à l’avant et — elle était au milieu d’un « Jeu Érotique », peu importe qui l’avait vu.

« … Euh… Qu’est-ce que… vous faites… !? » demanda la servante.

Ces mots avaient porté le coup de grâce à Tifalycia.

La fine pellicule de lumière du symbole magique l’avait forcée à exécuter le contrat.

Tifalycia, répondant à l’ordre de la Magie du Grand Contrat, leva une main, parla avec un sourire raide.

« Je suis au milieu du service de M... Maître — Nya♡ , » déclara Tifalycia.

Le temps s’était arrêté.

 

 

Reiji avait réfréné ses rires sur le lit.

Le visage de Tifalycia s’était déformé de honte au point de mourir alors que sa main était encore levée.

L’expression de la servante s’était ternie et elle était sortie de la pièce sans rien dire.

C’était peut-être une preuve de gentillesse envers elle ou pour une autre raison.

Quoi qu’il en soit, ce qu’elle pouvait dire était…

« Ahh — Ahhh… Vous ! Êtes-vous un démon ou un diable ou un orc !? » s’écria Tifalycia.

« Non, je suis un NEET, » répondit Reiji.

Voyant cette expression sans une once de honte, Tifalycia avait été bouleversée, mais elle avait abandonné et avait fini par s’écraser sur le lit

« … Uu… Pourquoi… pourquoi… laisser une servante voir ce genre de spectacle honteux…, » murmura Tifalycia.

« Bien sûr, c’est parce que c’est nécessaire, » répondit Reiji.

« Pourquoi cette tête posée ? » répliqua Tifalycia à Reiji, qui croisa les bras et prit une pose intelligente.

« Quelle nécessité… suis-je si détestable… est-ce du sarcasme… est-ce votre hobby !? » demanda Tifalycia.

« Eh bien, ça en fait aussi partie, » répondit Reiji.

« V... Vous… Vous êtes inhumain ! » s’écria Tifalycia.

« Oi oi oi c’est horrible. Même moi, j’ai pensé à diverses choses, tu sais ? » déclara Reiji.

« Uu… de toute façon, cela doit être de terribles façons de punir…, » déclara Tifalycia.

« Eh bien, c’est vrai, » répondit-il.

« — Ma mère au ciel. S’il vous plaît, écoutez mon souhait. Que la punition divine soit infligée à ce démon diabolique… ! » s’écria Tifalycia.

Reiji soupira face à Tifalycia, qui avait finalement commencé à prier.

« Non, non, écoute jusqu’à la fin. Écoute, récemment, tu t’es déjà habituée à me donner des massages, non ? Un jeu de punition ne peut pas être quelque chose que tu ne détestes pas, » déclara Reiji.

« Quel problème —, » déclara Tifalycia.

« Si tu ne penses plus qu’il y a quelque chose que tu détestes, qui t’attend quand tu échoues, tu n’apprendras jamais, » expliqua Reiji.

« … Hein ? » s’exclama Tifalycia.

Apprendre ?

En d’autres termes.

Il…

— Est-ce qu’il me donne une punition en considération pour moi ?

Tandis que Tifalycia pensait à une telle chose.

« Plus important encore, une belle elfe qui se tortille le visage de honte est la meilleure chose au monde, n’est-ce pas ? » demanda Reiji.

Reiji avait montré un autre visage plein d’assurance.

« — … Vous êtes le pire des Héros, le pire des NEET, » s’écria Tifalycia.

« Je te remercie, » répondit Reiji.

« Je ne vous complimentais pas ! » s’écria Tifalycia.

« Eh bien, blague mise à part. Cette fois, pour l’“Épreuve de Force”, ton idée était plutôt bonne, tu sais ? » déclara Reiji.

Ce avec quoi Tifalycia avait défié Reiji dans son « Épreuve de Force » gagnante était en fait sur les questions liées à la connaissance de ce monde.

Et cela n’avait été enregistré que dans le livre, même les gens de ce monde ne pouvaient pas facilement y répondre.

Bien sûr, Reiji, qui était venu dans le Monde Aquatera il y a seulement un mois, ne pouvait certainement pas répondre — c’était censé être le cas.

« … Cependant, vous leur avez répondu avec aisance. Sans une seule erreur, » déclara Tifalycia.

Tifalycia grogna et regarda l’encyclopédie dans sa main avec ressentiment.

Reiji avait légèrement bougé le smartphone dans la main.

« C’est…, eh bien, toutes les réponses sont à l’intérieur, » déclara Reiji.

« … Ha ? » s’exclama Tifalycia.

« Comme on pouvait s’y attendre, personne ne devrait pouvoir se tromper en regardant le même contenu que ce livre, » déclara Reiji.

« Vous dites le même contenu, » déclara Tifalycia.

« Hmm ? C’est une photo, une photo prise. C’est utile comme prévu, » déclara Reiji.

« Non, pas ça ! Avez-vous vraiment été allé copier tout ce livre !? » demanda Tifalycia.

« Oi oi oi, combien de temps crois-tu que ça fait depuis mon arrivée dans ce monde ? Cela fait un mois, déjà un mois. Si j’ai autant de temps, il est évident que je peux au moins faire une copie de toutes les littératures du château, » déclara Reiji.

Ces mots nonchalants l’avaient fait taire.

Tifalycia connaissait la fonction photo de ce smartphone. Reiji l’utilisait très souvent.

Cependant, elle ne l’avait jamais vu prendre des photos de livres, ne serait-ce qu’une seule fois.

Et puis, ce qui l’avait plus choquée que de ne pas l’avoir vu faire, c’était le fait qu’il avait fait une copie des centaines de livres à l’intérieur du château.

« Même si vous ne saviez pas s’il y aurait un moment pour l’utiliser…, » déclara Tifalycia.

« Ne m’en suis-je pas servi, comme à l’instant ? » demanda Reiji.

« C’est vrai, mais…, » balbutia Tifalycia.

« Je l’ai déjà dit plusieurs fois. L’information détermine le résultat. — Tout d’abord, penses-tu que l’épreuve de force cette fois-ci a été entièrement décidée par toi-même du début à la fin ? » demanda Reiji.

Bien sûr, elle avait l’intention de le faire.

Si elle avait réfléchi à la raison pour laquelle elle avait pensé à utiliser les livres pour poser des questions à ce moment-là, c’était à cause de ce que Reiji avait dit la veille.

— Il n’est pas nécessaire de choisir une méthode juste pour gagner. Aussi méprisable soit-elle, elle sera justifiée au nom de la victoire. Tant que ce n’est pas interdit, vous ne pouvez pas être blâmé même si vous utilisez des outils.

Outils. Méthode méprisable.

Si elle utilisait des livres et posait des questions sur les connaissances de ce monde, il ne serait pas capable de répondre, n’est-ce pas ?

Ce flash d’inspiration — .

« Tout… c’était pour que je vous mette au défi de… cette épreuve de force aujourd’hui… ? » demanda Tifalycia.

« Qui sait ? » demanda Reiji.

Reiji sourit avec légèreté et haussa les épaules.

« Eh bien, c’est tout. La méthode que j’ai utilisée pour gagner cette fois-ci est clairement de la tricherie, mais est-ce que ça ne te dérange pas de me blâmer pour ça ? » demanda Reiji.

Si c’était la Tifalycia dans le passé, avant de reconnaître le fait qu’elle avait perdu, elle se plaignait de l’abjection de la méthode de Reiji.

Cependant.

« … Perdre, c’est perdre, » déclara Tifalycia.

Comme si elle essayait d’endurer quelque chose.

Tifalycia avait saisi sa main et regarda le sol, alors que Reiji avait plissé ses yeux.

Il semblerait qu’elle l’avait remarqué après avoir continué comme ça tous les jours.

***

Partie 2

Ces paroles qui se plaignaient qu’il était méprisable se moquaient à leur tour d’elle-même parce qu’elle manquait de considération.

… La situation évoluait plus favorablement qu’il ne le pensait.

Après ça, ce serait sûrement le moment où Reiji penserait ça.

« Cependant, » elle leva le visage et regarda Reiji droit dans les yeux…

« Un jour, c’est sûr, je m’échapperai de votre paume et je ferai fièrement ma déclaration de victoire, » déclara Tifalycia.

Ça.

Cette expression montrait la force de sa volonté plus que tout.

Reiji avait volontairement souri d’une manière sadique et il avait dit ces mots qu’il avait préparés. « Ce sont de grands mots. »

Toujours nonchalant.

Il avait continué sur son ton de jeu habituel.

« Aah, un grand objectif sans savoir que ta propre force est ton point fort. En remplacement du pouvoir que tu devrais posséder à l’origine, c’est la seule chose que tu as maintenant, » déclara-t-il.

« Le… pouvoir que je devrais posséder à l’origine… ? » demanda Tifalycia.

« Si tu avais ce que ne n’importe qui dans le peuple des Elfes devrait pouvoir utiliser, n’y aurait-il pas une plus grande variété pour les “Épreuves de Force” ? » demanda Reiji.

« — Ne me dites pas…, » balbutia Tifalycia.

« Qu’est-ce qu’il y a ? As-tu quelque chose à demander ? Princesse, » demanda Reiji.

Dans un instant.

L’atmosphère autour de Tifalycia avait changé.

Ce n’était ni la colère, ni la tristesse, ni l’absence d’expression, ni le vide.

C’était une expression comme si elle rejetait tout dans l’environnement, un fort isolement.

« … Pourquoi… vous… ça… ça…, » balbutia Tifalycia.

« Laisse-moi te demander, pourquoi crois-tu que je ne le sais pas ? » demanda Reiji.

Le Héros vérifia les livres du château, et sortit égoïstement du château malgré les restrictions de l’entourage.

Les informations qu’il avait recueillies seraient évidemment vastes.

Plus que ce que Tifalycia pouvait imaginer.

« L’ancien Seigneur de Tistel, Clairlycia. Ta mère était sage, au point que même le roi actuel était extrêmement dépendant d’elle, mais elle n’a brisé qu’un seul tabou d’une importance décisive. — C’est-à-dire…, » déclara Reiji.

Bien que Tifalycia ait vu les longues oreilles de Tifalycia trembler sous le choc, Reiji avait parlé.

« Elle avait pris comme mari un homme d’“Infirma”, la seule race qui ne peut pas utiliser la magie dans ce monde et servait d’esclave à d’autres races. Alors la fille née entre eux ne possédait pas le pouvoir qu’elle aurait dû posséder, et elle fut calomniée par la race de sa mère. Cette fille — en d’autres termes, toi, est un mélange de sang entre une Elfe et un Infirma. »

Reiji, qui était né dans un autre monde, ne le savait peut-être pas, mais avoir un enfant avec un Infirma semblait être un crime universellement grave qui avait franchi la barrière des races.

En tant que consultante du roi, la mère de Tifalycia, Clairlycia, avait été épargnée de la peine de mort, et avait été exilée dans un endroit si éloigné comme un criminel de première classe.

Et ce qui était merveilleux chez Clairlycia, c’est qu’en dépit d’une telle situation, elle possédait la prouesse politique de laisser ce territoire continuer à survivre malgré tout ça.

Elle savait que Tistel n’avait aucune capacité de production, alors elle avait utilisé sa route personnelle pour établir avec succès un commerce avec le voisin Entara de l’Union de Beastia. Elle avait pu nourrir le petit nombre de domestiques, donner une éducation non inférieure à un membre de la royauté à sa fille unique, et laisser derrière elle une somme suffisante pour vivre.

C’est vrai, elle avait déjà quitté le monde.

Après le décès de sa mère charismatique, Tifalycia avait hérité de son rôle par la suite, et Tistel avait décliné à l’état actuel comme on pouvait le voir.

Bien sûr, il serait impossible pour le territoire de survivre par lui-même sans le soutien du pays d’origine.

Elle était en quelque sorte soutenue par les prouesses politiques de sa mère avant, mais son déclin était inévitable après sa mort.

Le nombre de serviteurs diminua par rapport à l’époque où Clairlycia gouvernait, et le contact avec Entara cessa également.

« C’est un creuset de pauvreté, quelle que soit la façon dont on le considère. J’aurais aussi abandonné. Cependant, tu n’as jamais baissé les yeux, » déclara Reiji.

Recevant l’amour de sa mère, Tifalycia, avec une éducation honnête et sérieuse, elle ne s’était pas effondrée devant l’Elfe qui l’ignorait, la Beastia qui la méprisait, et ne cessait de regarder en avant.

Pour réaliser le dernier souhait de sa mère.

« Tout d’abord, tu as deux objectifs. L’une est d’effacer le déshonneur de ta mère. Et l’autre est de libérer l’Infirma, » déclara Reiji.

Libérer l’Infirma.

C’était le dernier souhait de Clairlycia, et aussi une illusion absurde que même le mot tabou ne suffisait pas à décrire dans ce monde.

Les Infirmas avaient toujours été une race d’esclave bien avant la création de la Magie du Grand Contrat. Ils étaient massivement désavantagés parce qu’ils n’avaient pas de magie et n’avaient donc pas d’autre choix que de compter sur d’autres races pour survivre.

La seule race qui avait complètement perdu dans ce monde.

Pour les sauver et les libérer des autres races.

Cette illusion absurde avait été héritée par sa fille, Tifalycia, qui était une « Reprouvée ».

L’important souhait de sa mère. Et pour le bien de son père infirma dont on ne savait pas où il se trouvait.

« Puis tu as été maintenue désespérément dans ce territoire mourant, et tu as fait les préparatifs. Le mouvement qui pourrait devenir un renversement qui était faisable par Tifalycia Cleargreen avec du sang royal. La dernière méthode connue sous le nom d’Invocation de Héros, » déclara Reiji.

L’Invocation du Héros était un rituel très compliqué et exigeait une personne possédant un stigmate spécial — une jeune fille de sanctuaire était nécessaire.

Mis à part le processus du rituel, le stigmate spécial — « Stigmatisation de l’Invocation » — ne pouvait être hérité que par une seule personne de la même génération pour chaque race, et ce n’était pas aussi simple que d’avoir le sang royal.

« Cependant, tu as facilement surmonté cette situation difficile. Après tout, ce n’était autre que Clairlycia qui était la jeune fille du sanctuaire de cette génération, et elle a secrètement laissé sa fille unique, c’est-à-dire toi, hériter de la “Stigmatisation de l’Invocation”. »

« — ! Comment… » s’écria Tifalycia.

« Prends l’habitude de réfléchir avant de demander… La raison pour laquelle les Elfes n’avaient pas de héros depuis longtemps, la raison pour laquelle Clairlycia n’avait été exilée qu’à la frontière malgré le tabou absolu, et la situation de la nièce du souverain, et non de la famille royale légitime, convoquant le héros. Si tu enquêtes sur l’histoire qui se cache derrière tout cela, la vérité se révélera d’elle-même. »

« … Vous êtes la seule personne qui puisse faire ce genre de recherche, » déclara Tifalycia.

Tifalycia haussa les épaules et se plaignait sans réfléchir, tandis que Reiji parlait d’une voix légère.

« Quoi qu’il en soit, tu as réussi sans problème à convoquer un héros comme ta mère l’avait prévu, » déclara Reiji.

Si elle convoquait un Héros, Les Elfes ne pourraient pas ignorer l’invocateur, donc Tifalycia.

Bientôt, les Elfes rappelleront probablement Tifalycia et Reiji à Granlem, leur pays d’origine.

Même si Tifalycia était méprisée par eux, elle était une reine des Elfes. Si elle pouvait apporter sa contribution par la suite, il y aurait toujours un moyen de grimper — .

« Tu as probablement pensé à quelque chose comme ça, mais la réalité n’est pas si belle. Le héros que tu as convoqué est un NEET d’élite, qui a renversé la relation maître-serviteur et vit maintenant une vie de NEET insouciante. Bien sûr, le pays d’origine qui a entendu cette rumeur ne nous appellerait pas, alors que le plan de Tifalycia s’est effondré, pitoyable. Félicitations, » déclara Reiji.

« C’est surtout de votre faute, non ? » demanda Tifalycia.

Reiji avait parlé sans vergogne du processus, ce qui avait incité Tifalycia à répliquer.

« Je m’interroge à ce sujet, » répondit-il.

Reiji rétrécit les yeux.

« Disons que même si j’ai l’intention de faire sérieusement ce truc de Héros, penses-tu que les Elfes reconnaîtront tes réalisations ? » demanda Reiji.

« C’est… parce que je suis Reprouvée, n’est-ce pas ? » demanda Tifalycia.

« Pas vraiment. Ce moi, Le Héros NEET Reiji a un destin de zéro choquant, et ne peut pas utiliser la Realtà que n’importe quel Héros peut utiliser ! » déclara Reiji.

« … Pourquoi êtes-vous si fier de ça ? » demanda Tifalycia.

« Écoute, ne suis-je pas le seul ? » demanda Reiji.

« Le fait d’être incapable d’utiliser la Realtà vous rend identique à un membre normal d’une race si…, » déclara Tifalycia. « Au contraire, si l’on considère que les races autres qu’infirmas peuvent utiliser la magie, c’était en dessous de la normale. »

« Fu, depuis quand penses-tu que NEET est au-dessous de la normale ? » demanda Reiji.

« S’il vous plaît, ne faites pas appel à votre inutilité… ! » s’écria Tifalycia.

« Au fait, n’est-ce pas toi qui as convoqué ce héros inutile ? » demanda Reiji.

« Euh, » balbutia Tifalycia.

« Aussi, n’est-ce pas impossible si le héros invoqué n’a pas de trait commun avec l’invocatrice elle-même ? » demanda Reiji.

« Uuuuuu... »

La déception et la résignation à l’égard de Reiji s’étaient répercutées sur elle, Tifalycia avait tremblé en restant assise.

« Comme prévu, ma propre inutilité…, » déclara Tifalycia.

« Fuhahahahahaha, comment ça va ? Le goût de l’ultime décalage de la responsabilité qui transfère toute l’insatisfaction des autres vers soi-même à leur tour ! » demanda Reiji.

« Le pire… Cette personne est la pire…, » balbutia Tifalycia.

« Eh bien, blague mise à part. Pour le dire franchement, après avoir trié l’information que j’ai recueillie au cours de ce mois, tu es dans une situation désespérée, voilà ce que je voulais dire, » déclara Reiji.

Reiji pointa son doigt vers elle, Tifalycia avait l’illusion que son doigt était une lame tranchante.

Les questions sur lesquelles Reiji s’était penché, qu’il avait examinées et qu’il avait mises en évidence, allaient droit au but.

Non seulement les choses que Tifalycia se considérait elle-même, même les choses qu’elle ne voulait pas affrontées inconsciemment, sortirent de la bouche de ce Héros. Il considérait que c’était une situation désespérée.

Comme il l’avait dit, même les mots poussés au bord de la falaise ne suffisaient pas à décrire la position dans laquelle se trouvait Tifalycia.

Indépendamment du fait qu’elle était une Sang inférieur, une existence taboue, elle avait l’absurde illusion de vouloir libérer les Infirmas.

De plus, le héros qui était son dernier espoir n’avait aucune Destiné et aucune motivation.

Si elle ne désespérait pas dans une telle situation, elle ne pourrait être qualifiée que d’anormale.

C’est déraisonnable. Insouciant. C’est impossible. Aucun mot ne pourrait le décrire.

— Cependant.

« Malgré tout… Malgré tout, je suis là —, » déclara Tifalycia.

Dès qu’elle avait levé le visage, s’était levée et était sur le point de continuer.

Soudain, elle vit une immense formation magique dessinée dans le ciel au-delà du plafond de la pièce.

« Eh… !? »

Devant une Tifalycia choquée, dans la direction du plafond, au milieu de la formation magique dans le ciel, les mots s’étaient affichés les uns après les autres.

Elle se reflétait aussi dans les yeux de Reiji.

« Guerre héroïque — Beastia avec Napoléon Bonaparte VS Elfe avec Houbami Reiji !? » Le contenu étonnant était sorti de la bouche de Tifalycia.

***

Partie 3

Guerre héroïque

Beastia, avec Napoléon Bonaparte

contre

Elfe avec Houbami Reiji

Sur le terrain : Tistel

Condition de victoire : La soumission du héros ennemi

Récompense de la victoire : La gouvernance de Tistel

Une guerre héroïque était soudainement arrivée.

Sortant de la pièce, en courant dans le couloir, puis regardant directement le ciel, Tifalycia ne s’était pas trompée, elle avait confirmé que le résumé de la guerre héroïque y était bien écrit.

« Le terrain est… Tistel… La victoire… la récompense est — la gouvernance de Tistel… »

Au fur et à mesure qu’elle lisait les mots du symbole magique, sa voix devenait plus petite.

Ce qui était là, c’était la confusion pure et simple.

Il y avait beaucoup de questions.

Pourquoi la guerre héroïque s’était-elle soudainement produite ?

Pourquoi l’adversaire était-il les Beastias ?

Pourquoi la récompense de la victoire n’était-elle pas seulement les Beastias, mais aussi les Elfes, afin d’obtenir Tistel — .

« Pourquoi… avez-vous… fait… cela… ? » Tifalycia murmura ainsi, elle vit Reiji et se tut immédiatement comme si elle avait remarqué quelque chose.

Froncer ses sourcils, c’était son habitude quand elle réfléchissait profondément.

— Prends l’habitude de réfléchir avant de demander.

Elle semblait avoir immédiatement mis en pratique ce que Reiji avait dit il y a quelque temps.

Souriant seulement dans son cœur après avoir vu cette tendance, Reiji parla avec désinvolture. « Quelles sont tes questions ? Essaie de les dire. »

« … Il y a… trop de questions…, » répondit-elle.

« Dis juste ce que tu penses. Le fait de dire ce que tu penses peut aussi aider à le régler, » répondit Reiji.

« Alors… d’abord la question sur l’adversaire. Les Beastias étaient amicaux depuis l’époque de ma mère. Quand je suis devenue le Seigneur, euh, il y a eu un peu de distance, mais il n’y avait aucun événement qui les rendrait hostiles. Donc je ne comprends pas pourquoi ils voudraient Tistel maintenant, » déclara-t-elle.

« Ils l’avaient toujours voulu, mais le Seigneur précédent les en avait empêchés. Maintenant, ils peuvent l’arracher sans s’inquiéter, une telle occasion s’est présentée. Voici une explication possible, » déclara Reiji.

« … C’est… certes, cela peut paraître raisonnable du côté de Beastia, mais ce n’est pas raisonnable du côté des Elfes. Si le contrat entre les dirigeants n’a pas été établi, la guerre héroïque ne peut avoir lieu, si ici est le champ de bataille principal, ils devraient au moins nous contacter au préalable. »

« Cependant, le fait est que sans cela, la guerre héroïque a eu lieu. Alors au moins, les dirigeants ont à tous les coups établi le contrat, » déclara Reiji.

« Je — Si c’est le cas, la récompense de la victoire est étrange ! Si on regarde en arrière, alors Beastia qui veut la gouvernance de Tistel peut s’expliquer, mais les Elfes qui parient sur une gouvernance qu’ils ont déjà, ce n’est pas logique, non ? En premier lieu, le héros actuel des Elfes, c’est vous. Gagner contre Beastia dans une guerre n’est pas —, » déclara-t-elle.

Jusque-là, Tifalycia s’arrêta comme si elle pensait à quelque chose.

Elle avait finalement ouvert en grand les yeux.

Reiji avait parlé comme pour continuer à la guider. « Par exemple. Les Elfes ont échoué dans une diplomatie non combattante et ont été engloutis par une guerre héroïque contre Beastia d’une manière qu’ils ne pouvaient refuser. Avec seulement un Héros défectueux, que peuvent faire les Elfes afin de minimiser leurs pertes quand ils ne peuvent absolument pas gagner ? »

Il le disait comme si c’était l’affaire de quelqu’un d’autre.

« La guerre est au mieux une méthode de négociation. Le dirigeant d’un pays a calmement calculé les profits et les pertes, et a ses yeux tournés sur un territoire. Il y a là le héros inutile et une entrave à la royauté. Non seulement elle était liée par coïncidence au territoire de la Beastia, mais il n’y a pas non plus de perte significative pour les Elfes. Ce serait plutôt un plus de pouvoir se débarrasser d’une entrave, » continua Reiji.

« C’est — en quelque sorte —, » balbutia Tifalycia.

Elle était émotionnellement déstabilisée.

Alors que Tifalycia secouait la tête, sur le point de le nier, Reiji l’interrompit et parla nonchalamment. « En gros, tu as été vendue. »

Comme si ces mots portaient du poids, les épaules de Tifalycia s’étaient affaissées.

Bien qu’il l’ait vue ainsi, Reiji ne s’était pas arrêté. « Et aussi, as-tu remarqué ? Tu ne peux plus voir les domestiques depuis un moment. »

Les domestiques qui étaient toujours occupés à se déplacer pour le nettoyage, la cuisine et la lessive.

En laissant de côté le fait qu’on pouvait les voir même à l’intérieur de la pièce, elles auraient été visibles une fois qu’elle était sortie, même si elle n’en avait pas eu envie.

Cependant, à l’heure actuelle.

Malgré le regard qu’elle portait sur la cour, jetant un coup d’œil dans la cuisine, jetant un coup d’œil hors du château depuis l’observatoire, elle n’en voyait pas un seul.

Tout était retourné au silence.

C’était comme s’il n’y avait que Tifalycia et Reiji dans tout le château.

Avant que Tifalycia ne puisse exprimer ses soupçons, Reiji lui répondit par sa déduction. « Les serviteurs ici sont des Infirmas, n’est-ce pas ? Et le pays d’origine a des milliers de fois plus d’Infirmas qu’ici. Et si ces serviteurs du pays d’origine leur avaient transmis cette information à l’avance ? Normalement, ils ne peuvent pas trahir le maître selon le contrat, mais les serviteurs ici ont établi un contrat maître serviteur avec ta mère. Cela semble aussi être un point important. »

Tifalycia, en tant que sa fille, n’avait pas de pouvoir d’exécution de la Magie du Grand Contrat.

Abandonner un maître sans avenir.

Migrer dans un autre pays, c’était aussi la liberté du serviteur.

« … »

Ce que Tifalycia, tremblante, pouvait entendre dans ses oreilles, c’était beaucoup de cris de guerre et de bruits de pas.

Les flammes de la guerre héroïque avaient déjà été allumées.

Les Beastias n’avaient rencontré aucune résistance lors de leur entrée sur le territoire de Tistel, qui devait être le champ de bataille, et ils avaient encerclé le château qui allait devenir le quartier général.

Ils avaient poursuivi tout le chemin juste à arriver devant Reiji et Tifalycia.

« — »

Les genoux de Tifalycia avaient lâché sur place comme si elle avait perdu toute sa force.

Il n’y avait déjà rien pour la soutenir.

Vendue par son pays d’origine.

Abandonnée par ses serviteurs.

Piétinée par son ennemi dans la réalité.

Face à la jeune fille qui avait posé les mains sur le sol, qui avait gardé la tête baissée, qui avait baissé son visage devant le désespoir absolu.

Près de son oreille.

Reiji chuchota. « As-tu déjà abandonné ? »

Les paroles impitoyables d’un diable.

Ce n’était même pas une tentative de lui donner un coup de poing supplémentaire, en l’informant froidement qu’elle n’avait pas de place pour le choix.

C’était terminé.

Que ce soit le rêve de sa mère ou l’espoir de son père.

Tout s’était effondré là-bas.

— Cependant.

« Je n’abandonnerai pas, » déclara-t-elle.

Faiblement.

Elle pouvait se briser à tout moment.

La voix qui avait été retirée de sa bouche.

Sans détour — cela avait montré ses pensées.

« Même si… ma… mère… Tistel est volé ici, perdant ma place à vivre, perdant ma position, sans que personne ne me suive, perdant tout — j’ai… encore… ma vie, » déclara-t-elle.

Tant qu’elle avait sa vie, elle n’abandonnerait pas sa cible.

Parce que, c’était…

Ce vœu était… la vie de Tifalycia elle-même.

Donc, même si elle avait tout perdu à part ça.

« Je vais continuer à regarder vers l’avenir, » déclara-t-elle.

Ces mots sincères.

La détermination à ne pas se recroqueviller.

Une insouciance avec rien d’autre que la croyance.

« — Kukukukukuku, » Reiji avait ri.

Il rit d’une manière hideuse — et parla. « C’est ce que je veux entendre. »

— Toujours.

Reiji avait toujours regardé Tifalycia Cleargreen.

Il avait continué à tester l’étendue de son sérieux.

N’importe qui pouvait avoir des illusions.

N’importe qui pouvait faire des déclarations.

Cependant, la détermination et la volonté de les mettre en œuvre n’étaient pas possibles pour tout le monde.

« Les gens normaux ne le savent peut-être pas, mais — un homme libre (NEET) exige beaucoup de détermination et de volonté, le savais-tu ? » demanda Reiji.

« … Ha ? »

Qu’est-ce qu’il disait tout d’un coup ?

Alors qu’il l’avait dit à Tifalycia, il haussa légèrement les épaules. « Fondamentalement, je dis que je vais te prêter ma force, à toi, qui est ignorante, imprudente et sans direction claire. Maître. »

Sous le ciel bleu et clair.

Reiji baissa les yeux vers la foule d’ennemis sous le château.

« À ce titre, pour l’instant —, » continua Reiji.

Avec un sourire notoire, il avait parlé. « Nous nous rendons. »

***

Partie 4

En ce qui concerne la guerre héroïque.

La condition de victoire pour vaincre le Héros serait réalisée en arrachant le sceau de l’adversaire. Cela pouvait aussi être obtenu en arrachant le drapeau de l’adversaire après qu’une guerre soit annoncée, et c’était une preuve que l’adversaire avait fait des concessions.

Ainsi, la partie en cause, le Héros, avait un pouvoir suffisant pour faire une déclaration équivalente à la présentation de son sceau.

— En d’autres termes, cela donnait :

Victoire : « Beastia » Napoléon Bonaparte

Perdant : « Elfe » Houbami Reiji

Ces mots étaient apparus dans un symbole magique dans le ciel.

« Oh, le résultat apparaît en un instant. Wôw incroyable. »

« V... V — Vous ! Qu’est-ce que vous avez fait !? »

Reiji leva les yeux nonchalamment vers le ciel et parla vers Tifalycia, qui se leva, s’approcha de lui, s’en alla tout simplement en tenant son collier.

« Hein ? Quoi ? » demanda Reiji.

« Pas de quoi !! La guerre héroïque vient de se terminer, vous savez ? Ça a confirmé notre défaite, est-ce que vous le comprenez !? » s’écria Tifalycia.

« Ah… oui, tu peux le voir en levant les yeux, » répondit Reiji.

« Ce n’est pas de ça que je voulais parler… ! » commença Tifalycia.

« Hmm, alors laisse-moi te demander de te calmer. Que penses-tu que nous puissions faire pour gagner dans cette situation ? » demanda Reiji.

Reiji pointa du doigt la foule de Beastias sous le château, Tifalycia perdit sa vigueur à mi-chemin.

« C’est… C’est…, » balbutia Tifalycia.

« Ne me dis pas que tu as l’intention de me laisser m’occuper de tous ceux-là, n’est-ce pas ? » demanda Reiji.

Son visage était teinté en rouge comme si son plan était vu à travers. Reiji ne leva que le coin de ses lèvres.

« Oi oi oi ça ne te ressemble pas. Compter sur les gens n’est pas ton hobby. — Plutôt, ai-je dit que j’ai perdu ? » demanda Reiji,

« Eh… ? Renonciation —, » déclara Tifalycia.

« C’est seulement à propos de la guerre héroïque. Tout va bien quand on ne perd pas, n’est-ce pas ? Alors…, » déclara Reiji.

Jusque-là, Reiji avait déplacé son regard.

« Ce qui a perdu est la Race connue sous le nom d’Elfe, c’est bien aussi, non ? » demanda Reiji.

Inhalant de toutes ses forces.

Il annonça vers Le Cube au-dessus de sa tête et vers les troupes de Beastias sous le château d’une voix forte.

« Tifalycia Cleargreen est en train de fonder ici un pays qui libère les “Infirma” dès maintenant — c’est la fondation de “Liberator” (ceux sans dépendance) !! » cria Reiji.

Le silence retentit.

 

 

La déclaration était tellement choquante que toutes les personnes n’avaient pas pu s’empêcher de prendre du recul.

« Alors, eh bien, pouvez-vous tous sortir rapidement, s’il vous plaît ? » déclara Reiji.

Reiji avait fait un geste comme pour chasser des animaux avec un visage souriant.

« — Ne — Ne faites pas l’imbécile !! »

« Nous prenez-vous pour des idiots ? »

« À qui crois-tu parler !? »

« Quel camp a gagné, d’après vous ? »

« On dirait qu’il fait un rêve éveillé ! »

« Je vais t’écraser !? »

Les rugissements, les railleries, etc. avaient explosé d’un seul coup.

Les huées des Beastias ressemblaient à une mélodie pour Reiji, qui montrait une expression délicieuse.

Cette attitude avait exacerbé leur colère et cela les avait finalement poussés à recourir à la violence.

Ils reprirent leur devoir interrompu d’assiéger le château, ce qu’ils étaient venus faire à l’origine.

« Ah, je crois que vous ne devriez pas tous faire ça, vous savez ? » déclara Reiji.

Ils n’avaient pas écouté les conseils de Reiji et avaient frappé à la porte fermée.

Et à cet instant.

Un symbole magique s’était déployé, et les attaquants avaient été soufflés à plusieurs mètres de distance.

« « « Quoi !? » » »

Sous la Magie du Grand Contrat, une puissante magie de défense forcée avait été activée.

Confirmant l’efficacité, Reiji jeta un coup d’œil insouciant à ces gens étonnés.

« C’est pour ça que je vous l’ai dit. Si ce n’est pas pendant une guerre héroïque, si vous agissez si violemment sans ordre, la Magie du Grand Contrat va se fâcher, vous savez ? » déclara Reiji.

« Quelle absurdité ! Ne venez-vous pas de vous rendre lors de la guerre héroïque !! »

« Ah, oui. Je me suis rendu. Le résultat est donc que la nation “Elfe” a perdu et que “Beastia” a gagné. Le pari est la gouvernance de Tistel, donc cette terre appartient déjà à “Beastia”. — Et alors ? » demanda Reiji.

« Ha… ? … N-Non, c’est pourquoi, vous les gars de la race des “Elfe” devriez vite — . »

« Hein ? Qui est cet “elfe” ? » demanda Reiji.

Reiji avait souri en regardant les Beastias, qui s’étaient aperçus finalement de l’importance de la question, et prit la parole.

« Hé hé, réfléchissez bien. Ce lieu est peut-être devenu la terre de Beastia de nom. Mais comment la Beastia va-t-elle nous chasser, nous qui sommes placés ici en ce moment ? » demanda Reiji.

Comme ils avaient gagné le pari sur Tistel, la gouvernance de la terre devait être assurée par Beastia.

Cependant, le château construit là était une autre affaire.

Cela aurait été différent s’ils s’étaient mis d’accord au préalable sur la remise automatique du château, la présente affaire avait été décidée d’un côté par le souverain elfique, alors que Tifalycia n’en avait pas connaissance.

Fondamentalement, le château de Tistel était toujours la possession de Tifalycia.

Ainsi, depuis la fin de la guerre héroïque, toute intervention à des fins nuisibles serait interdite. L’exécuter de la moindre force déclencherait l’activation de la magie de défense forcée de la Magie du Grand Contrat.

En d’autres termes, il n’y avait aucun moyen de blâmer Reiji et Tifalycia pour l’occupation illégale dans la situation actuelle.

« Toi — tu es un imbécile, si on se plaint auprès des elfes à ce sujet…, » commença le Bestia.

« L’idiot, c’est toi. N’as-tu pas entendu la déclaration que j’ai faite tout à l’heure ? » demanda Reiji.

Le pays qui libérerait les « Infirmas » — La déclaration sur la fondation de la nation « Liberator ».

C’était vrai, Reiji et Tifalycia n’étaient plus apparentés avec la race des Elfes.

Bien sûr, ce n’était qu’un nom. Ainsi, Beastia pouvait encore se plaindre du fait que l’affaire était différente de ce qu’ils avaient convenu. Cependant, les Elfes pourraient aussi nier clairement le fait qu’ils le savaient. Ils pourraient mettre tout le blâme sur la personne absente (Tifalycia) pour échapper à la faute.

À l’origine, de tels arguments après des bagarres entre les membres de races avec des pays propres derrière eux n’auraient pas lieu.

C’était parce qu’il y avait derrière eux un véritable souverain, et que les échanges entre les races se poursuivaient encore par la suite, on pourrait dire qu’ils devaient tenir leurs promesses pour l’honneur de leur pays.

Par conséquent, peu importe leurs sentiments, ils se serraient la main après la bataille, limitant la victoire et la défaite à ce seul endroit.

Cependant, Infirma était différent. Même s’ils n’avaient pas tenu leur promesse à l’issue du match, il n’y avait pas de représentant d’autres races pour exiger des responsabilités.

La raison pour laquelle c’était devenu un problème était que personne ne s’attendait à ce qu’Infirma ait une guerre héroïque avec l’une ou l’autre des races.

En d’autres termes, parce qu’ils étaient méprisés alors qu’ils vivaient sous la domination d’autres races, Reiji avait pu utiliser la faille qui avait été oubliée.

« Imbéciles… Il n’y a aucune chance que nous reconnaissions quelque chose comme le pays des Infirmas, » cria le Bestia.

« Savez-vous ce que c’est que de fonder un pays ? Vous pensiez qu’on avait besoin d’un rituel ou d’un traité ? — Malheureusement, c’est quelque chose qui peut arriver si vous osez parler. En fait, cela a déjà été reconnu, » déclara Reiji.

Reiji pointa le Cube au-dessus de sa tête avec son pouce et sourit finement.

« Et ce n’est pas “Infirma” mais le pays “Liberator”, d’accord ? Ravie de vous rencontrer, » déclara Reiki.

« — »

Ils ne pouvaient pas le réfuter, mais ils ne pouvaient que grincer des dents dans la frustration et donner l’ordre de battre en retraite.

Après un moment, plus aucun individu ne pouvait être vu.

« D’accord, merci d’avoir attendu. Vous pouvez maintenant sortir, » déclara Reiji.

Face aux paroles de Reiji, les serviteurs étaient venus de divers endroits.

« Maîtresse Tifalycia… Maîtresse… vous êtes en sécurité… ! »

« Ah… Pourquoi... Pourquoi… n’aviez-vous pas fui de la zone… ? » demanda Tifalycia.

« Non non non… ! C’est scandaleux pour nous de nous échapper ! »

Avec l’une des servantes qui enlaçaient Tifalycia comme si elle était extrêmement émotive, d’autres servantes s’étaient également rassemblées autour d’elle.

« Je les ai déjà rappelés. Si l’on considère la chance sur un million qu’il y ait la possibilité d’une bataille, se retirer dans la forêt — dire comme ça sonne bien, hein. Eh bien, c’est une assurance pour ce qui se passerait, » déclara Reiji.

Comme si elle n’entendait pas la remarque fortuite de Reiji, Tifalycia était plongée dans la joie de retrouver les domestiques.

Soupirant devant ce visage mou qui pouvait pleurer à tout moment, Reiji s’arrêta un moment et prit la parole.

« Il est encore trop tôt pour être émotif. N’as-tu rien remarqué d’autre ? »

« D-D’autre… ? » demanda Tifalycia.

Tifalycia leva la tête et regarda autour d’elle, et le remarqua immédiatement.

« Maîtresse Tifalycia… Ça fait un bail. »

C’était un homme poli qui arrivait à peine à son âge avancé. Et derrière lui se trouvait une rangée de personnes âgées.

« Eh… vous êtes… »

Ils étaient des serviteurs qui avaient perdu leur emploi ou s’étaient résignés quand le contrôle de la zone avait été transféré de Clairlycia à Tifalycia.

« Nous avons appris que la Jeune Maîtresse allait hériter de la volonté de Lady Clairlycia, alors nous voulons offrir notre force insignifiante. »

Sa décision d’hériter de la volonté de Clairlycia (la Mère) avait amené des serviteurs à offrir leur force.

Cela avait amené Tifalycia à se souvenir de la déclaration choquante que Reiji avait faite plus tôt, et à remarquer qu’il voulait causer cette situation exprès.

« Depuis quand… était-ce… ? » demanda Tifalycia.

Tifalycia exprima inconsciemment sa pensée, et Reiji sourit comme d’habitude.

« Depuis le début, » déclara Reiji.

Il l’avait dit si facilement.

« Ne l’ai-je pas déjà dit ? Le résultat d’un affrontement est décidé avant qu’il ne commence. Ce qu’il faut pour cela, c’est avoir l’information. Au cours de ce mois de vie de NEET avec inversion maître-serviteur, la majorité du temps a été consacrée à la collecte d’informations, donc je serai troublé si tu es surprise pour un truc à ce niveau, » déclara Reiji.

« — ! ? Même si nous étions toujours ensemble, je n’ai pas du tout remarqué —, » déclara Tifalycia.

« C’est… eh bien… parce que je n’ai pas agi moi-même directement la plupart du temps, » déclara Reiji.

L’expression de Reiji devint amère, et il regarda inconsciemment sa propre ombre, à ce moment-là.

Dans cette ombre, une fille apparut.

« Qu’est-ce qu’il y a ? »

Devant tout le monde, pas seulement les domestiques et Tifalycia, et même Reiji avaient été surpris.

La fille aux cheveux argentés et enveloppés d’une robe noire — Leu flottait dans les airs et elle avait gonflé sa petite poitrine.

« … La plupart de tout ça… c’est mon boulot. »

Son visage exquis de poupée ne montrait aucune expression, mais sa robe voltigeait comme si elle était fière.

« Non, non, non, pourquoi es-tu venue ? » répliqua Reiji comme d’habitude, et quand Leu était sur le point de répondre.

« Strega !? » Tifalycia l’avait interrompu.

Des cheveux argentés et des yeux roux, une fille avec une apparence fantomatique.

L’une des princesses de Strega venait à présent d’apparaître sur scène. La race des Stregas était entourée de mystère pour la plupart des autres races.

« Po-Pourquoi une “Strega” est…, » balbutia Tifalycia.

Tifalycia recula, et les serviteurs montrèrent des expressions évidentes de peur.

« Ah, eh bien, c’est ce qui devait arriver…, » déclara Reiji.

Reiji avait recueilli des livres et des histoires de serviteurs à propos du fait que les Stregas étaient craints par le plus comme l’inconnu mystérieux. Cela servait aussi à menacer les enfants lorsqu’il était temps de dormir.

Tout le monde réfléchissait à la question de savoir comment le Héros Elfe connaissait une telle existence.

Reiji se gratta la tête et soupira.

« Ce serait une longue histoire, mais pour le dire simplement…, eh bien — je l’ai ramassée, » déclara Reiji.

« … Ha ? »

« Je l’ai ramassée. Là-bas, » déclara Reiji.

Il montra du doigt l’arrière du château en parlant.

« Ne plaisantez pas… ! Nous avons une discussion sérieuse —, » s’écria Tifalycia.

« J’ai été attrapée, » Leu interrompit Tifalycia cette fois-ci… « Alors… je suis l’esclave de Reiji, l’esclave du maître. »

Et elle enlaça alors Reiji.

À ce moment, la robe noire était tombée, et son apparence en sous-vêtement avait été montrée en même temps.

« Sceau du contrat… »

Sur sa cuisse, le sceau des Six Fleurs en Pleine Floraison était clairement visible.

« Ne me dis pas que le contrat est vraiment… ? Qu’est-ce que ça veut dire ? » s’exclama Tifalycia.

« … Leu, sérieusement, tu…, » balbutia Reiji.

« Parce que je suis l’esclave du Maître — je peux aussi le faire, » déclara Leu.

« Idiote — Mugu, » balbutia Reiji.

En regardant Leu l’embrasser juste devant ses yeux.

« — »

Tifalycia avait été paralysée.

« — … Argh ! Je t’ai dit d’arrêter de faire ce genre de choses ! » s’écria Reiji.

Cependant, cet acte avait amené les serviteurs à soulever une agitation dans un sens différent.

« Il semblerait que cela soit vrai que la Strga le serve… »

« C’est incroyable ! »

« Une Strega devrait être capable d’utiliser une magie plus puissante que les autres races ne pourraient pas utiliser. Avec ça, gagner dans une confrontation frontale, c’est — ! »

« Ah, désolé de verser de l’eau froide sur votre excitation, ça n’arrivera pas, » déclara Reiji.

« … Hein ? »

Les serviteurs qui s’étaient excités se concentraient tous sur Reiji.

Devant eux, Reiji parlait d’une voix déçue. « Écoutez, j’ai dit ici que nous sommes en train de faire un nouveau pays qui ne sera pas discriminatoire envers les races. Alors qu’allons-nous faire en utilisant le pouvoir d’une “Strega” pour gagner ? Même si nous le faisions, cela ne deviendrait qu’un deuxième pays “Strega”. Donc s’il s’agit d’un combat, ce ne sera que les Infirmas qui seront utilisés comme force principale, avec un moyen qui n’utilise pas la magie. »

« Cependant, si nous pouvons l’utiliser, alors l’utiliser — . »

« Et, je m’attendais à ce que quelqu’un dise cela, alors j’ai établi un contrat avec cette fille — avec Leu pour qu’elle ne puisse pas utilisez la magie ainsi… Du moins, c’est à ça que sert le contrat de maître-serviteur, » déclara Reiji.

Cette dernière phrase était destinée à Tifalycia.

« C’est comme ça. » Leu ajouta cela, et alors que Reiji se plaquait une main sur le visage de dépit.

« … Mais cela ne ferait-il pas plutôt de la Strega, un obstacle ? »

« … Certainement. »

« Sans oublier qu’elle n’a pas le même sang que Lady Tifalycia et nous… »

« D’accord, je savais que vous diriez ça, » déclara Reiji.

Reiji frappa des mains et parla tout en les maintenant ensemble.

« Qu’est-ce que j’ai dit que je ferais ? Un pays Liberator. Essayez de vous souvenir des paroles de votre Clairlycia admirée. Même si elle voulait libérer “Infirma”, elle n’aurait jamais dû parler de faire un pays Infirma. »

« … C’est vrai. »

« C’est parce que Clairlycia comprenait. Qu’il n’y a pas de sens à faire quelque chose comme ça ! »

« Non… ce qui veut dire… ? »

« Faire un pays signifie qu’il y aura forcément des luttes entre les pays. Un combat aura certainement des gagnants et des perdants. Le perdant finira par marcher sur le même chemin de l’actuel Infirma. Ce que Clairlycia voulait changer, c’est la structure qui va générer ce genre de perdant. Elle n’a donc jamais parlé de faire un pays Infirma, » expliqua Reiji.

Et puis, avec ce raisonnement, Leu, en tant que Strega, n’avait aucun problème à rejoindre leur camp.

« Bien sûr, je n’ai jamais dit que nous n’avions aucune chance de gagner. Après tout, les Infirmas sont dans ce monde. Il n’y a aucun moyen de rassembler tous les membres de ce pays, mais l’avantage numérique est leur grande force dans mon monde, vous savez ? Aussi — ne rien avoir est aussi un type de force, » continua Reiji.

Les serviteurs étaient restés silencieux, probablement encore incapables de digérer complètement l’information.

Cependant, il leur fallait l’accepter.

Reiji ferma sa bouche, et poussa la suite vers leur représentant — Tifalycia.

« Acceptes-tu ? » demanda Reiji.

« … Je ne peux pas accepter, » répondit Tifalycia.

— Ça n’a pas marché, hein ?

Tandis que Reiji s’apprêtait à soupirer à nouveau, il remarqua les yeux déterminés avec lesquels elle le regardait.

« Je ne peux pas accepter, mais… Je sais que ce qui est nécessaire pour l’actuel moi — c’est de ne pas d’accepter. »

Ces mots.

Son expression.

Reiji pouvait ressentir une immense conviction.

« Tu comprends donc. »

Il ne pouvait pas supprimer le sourire qui se formait sur sa bouche.

C’était le sentiment indicible d’excitation qu’il ressentait lorsque son piratage était réussi ou lorsque les actions de son adversaire étaient complètement à sa portée.

Il s’immergea dans cette joie extrême qui ne surgissait dans le cœur de son corps que pendant un instant.

Il avait immédiatement changé son sourire en un rire paresseux.

« Au fait, le dirigeant de ce pays, c’est toi. Et donc, je serai le NEET à l’arrière, » déclara Reiji.

« … Ha ? Niito ? »

« Hein ? Pour quelle raison pensais-tu que je te donnais ma force ? » demanda Reiji.

« N... Ne me dites pas… Ne me dites pas… ! » s’exclama Tifalycia.

« Si je suis derrière le dirigeant qui va unir ce monde, alors je pourrais faire tout ce que je veux, et absolument pas avoir à faire quelque chose que je ne veux pas faire — en d’autres termes, j’obtiendrai l’environnement NEET ultime ! »

Le Héros serra fortement son poing et exprima le pire des vœux avec effronterie…

« C’est comme ça. Alors, travaille dur pour moi, » déclara Reiji.

Et il avait tapé sur son épaule.

L’ancienne princesse royale « elfe » avait extrait toute la force de tout son corps en tremblant et en parlant. « Vous êtes — vraiment… à tous les coups… le pire !! »

***

Chapitre 4 : Le NEET et Héros

Partie 1

Le lendemain.

Le pays Liberator du groupe de Tifalycia qui avait obtenu une victoire temporaire et un nouvel objectif allait accueillir maintenant une stabilisation momentanée — du moins le pensaient-ils.

Un développement inattendu les attendait.

Beastia déclara une guerre héroïque contre Liberator.

« C’est incroyable… ! » Tifalycia parlait aux serviteurs dans la salle d’audience, quand elle vit le symbole magique se répandre dans le ciel. Elle se le murmura à elle-même avec incrédulité.

 

Beastia : Napoléon Bonaparte

VS

Liberator : Houbami Reiji

Sur le terrain : Tistel

Condition de victoire : La soumission du héros ennemi

Récompense de la victoire :

Beastia, la gouvernance du Château de Tistel

Liberator, la gouvernance du Château de Tistel

 

« M-Maîtresse… ! »

« Qu-Qu’est-ce que c’est que ça ! »

« Avez-vous accepté une guerre héroïque !? »

« Pourquoi avez-vous fait une telle imprudence — ? »

« N-Non… Je n’ai pas reconnu ça… ! » déclara Tifalycia.

À l’intérieur du château qui tomba dans le chaos en un instant, Tifalycia était encore plus confuse que les domestiques.

La guerre héroïque ne se produirait pas sans qu’un accord n’ait été conclu entre les dirigeants.

C’était garanti par la Magie du Grand Contrat.

Et dans la situation actuelle, Infirma — le dirigeant du pays Liberator était Tifalycia.

Du moins, c’est ce que les gens du château croyaient.

Alors, sans parler de Tifalycia qui ne l’avait pas elle-même accepté, il n’y avait même pas eu de demande de guerre reçue, pourquoi la guerre héroïque avait-elle eu lieu — ?

Les pensées étaient dans une impasse à ce stade, et ne pouvaient plus avancer.

Il ne restait plus qu’à énumérer les mots.

Pourquoi ? Comment ? Incompréhensible —

Tifalycia jeta inconsciemment un coup d’œil au héros à côté d’elle alors qu’elle tombait dans la confusion.

« Mon Dieu, vous semblez tous confus. »

Cette voix.

Ce n’était ni bruyant ni unique.

Malgré cela, tous ceux qui se trouvaient dans ce lieu avaient immédiatement fermé leur bouche et avaient concentré leur attention sur le propriétaire de cette voix.

À l’entrée de la salle d’audience.

Avant que quelqu’un ne le sache, une petite fille se tenait là.

Elle avait les cheveux roux brûlants et portait une robe en blanc et or avec une mini jupe.

Même si la jeune fille avait l’air d’avoir tout juste dix ans révolus, on pouvait sentir une dignité d’impératrice en raison du sourire élégant qui se dessinait sur son visage et qui présentait encore des traces de l’enfance.

Et, plus que tout —

« Qu… »

Tifalycia remarqua quelque chose. Pourquoi la voix de cette fille avait-elle un tel pouvoir ? Pourquoi cette apparence enfantine contenait-elle une telle pression ? — elle le comprit immédiatement.

Avant que l’entourage ne s’en rende compte, la jeune fille aux cheveux roux se dirigea lentement vers elle.

C’était l’envahisseur qui était arrivé dans la salle d’audience pendant la guerre héroïque.

Et cette fille marchait droit vers Reiji et Tifalycia.

« — »

Leu, avec sa robe noire voltigeant, tenta de l’arrêter.

« S’il vous plaît, n’obstruez pas mon passage, » déclara l’autre fille.

En un instant, un sceau apparut sur le front de la jeune fille, et en même temps que la formation magique apparut, le mouvement de Leu s’arrêta immédiatement.

Puis elle sourit à Leu qui s’arrêta là…

« Oh. Agressant directement sans utiliser de magie, votre pouvoir a vraiment été scellé, » déclara-t-elle.

En disant cela, la jeune fille regarda autour d’elle, et parla aux serviteurs qui avaient commencé à bouger après que le mouvement de Leu les avait poussés à bouger.

« Vous aussi, ne bougez plus, » leur corps s’était aussi arrêté de bouger de façon anormale.

Tifalycia marmonna avec étonnement. « Realtà — . »

Le sceau des Cinq Crocs en Harmonie (Beastia), le grand Destin qui ne pouvait être caché, et la Realtà qui retenait même les mouvements d’une princesse Strega avec une seule phrase — il n’y avait aucun doute là-dessus.

Elle. Elle était exactement — .

« … Vous êtes le héros de “Beastia”, non ? » Devant ses yeux, Reiji demanda comme une confirmation à la jeune fille qui s’était arrêtée quelques mètres devant eux.

La jeune fille hocha la tête à ces mots et parla. « C’est notre première rencontre. Elfe — Non, c’est Infirma maintenant… Héros de Liberator, n’est-ce pas ? Houbami Reiji-sama. »

Elle tenait gracieusement le bord de sa robe et s’inclina avec élégance.

Leurs yeux avaient été captivés par cette série d’actions professionnelles pendant un instant.

Tifalycia remarqua alors le changement chez Reiji.

Lui, qui avait toujours été insouciant, plissait ses sourcils contrairement à son comportement habituel.

Son regard errait entre le symbole magique dans le ciel et la jeune fille devant eux, apparemment dans le doute sur quelque chose qui pourrait être mal.

Elle n’avait jamais vu Reiji comme ça.

Le héros Reiji que Tifalycia connaissait devait être une personne faite de négligence, et de paresse.

Il se sentait troublé alors que le héros de Beastia se trouvait devant eux.

Certes, son apparence d’enfant ne correspondait pas à l’image d’un héros.

Cependant, ce vaste Destin disproportionné par rapport à son apparence indiquait qu’elle était le Héros de Beastia — .

Et en pensant jusque-là.

Elle avait remarqué.

« Hein ? Héros de Beastia ? » demanda Tifalycia.

À l’image de la formation magique dans le ciel, le héros de Beastia n’était autre que Napoléon Bonaparte.

Cependant, le héros Napoléon Bonaparte dont Tifalycia avait entendu parler était un homme d’âge moyen robuste qui était du genre à se tenir devant l’armée et à les diriger.

Il n’y avait pas la moindre ressemblance avec la fille sous ses yeux.

« Oh, qu’est-ce qu’il y a ? » la jeune fille plissa ses yeux et demanda l’évidence avec un sourire innocent et adapté à son âge.

Une expression encore plus sinistre se mit à apparaître sur le visage de Reiji pendant un moment, puis il se changea immédiatement en un grand sourire.

« Non, je n’ai aucune idée de ce qui s’est passé. Se pourrait-il que la guerre héroïque ait été initiée par vous aussi ? » demanda Reiji.

« Oui — Vous, là-bas, devenez ma chaise, » ordonna la fille.

Le serviteur pointé du doigt par la jeune fille inclina la tête dans la confusion, puis fut choqué que son corps bouge sans tenir compte de sa volonté.

La jeune fille s’était alors assise sur le serviteur qui était à quatre pattes devant ses yeux, et sourit avec grâce.

« Comme ça, ma Realtà peut rendre toutes les choses impossibles possibles, » déclara la fille.

« … Par conséquent, vous pouvez trouver un remplaçant en tant que Héros, et initier une Guerre Héroïque sans Règle, » déclara Reiji.

« Cela aide que vous puissiez comprendre cela rapidement, » répondit la jeune fille.

La jeune fille avait gardé son sourire posé, et Tifalycia avait été étonnée.

« Alors, cette personne est le vrai Héros de Beastia, Napoléon —, » déclara Tifalycia.

« Ce n’est pas possible, » répondit Reiji.

« … Hein ? » s’exclama Tifalycia.

Ne répondant pas à la question de Tifalycia, Reiji poursuivit en riant de façon frivole.

« Alors. Héros omnipotent de Beastia, pourquoi êtes-vous venue ici ? » demanda Reiji.

Reiji haussa les épaules à dessein, et la fille sourit…

« Bien sûr, c’est pour conquérir cet endroit, » répondit la jeune femme.

En solo — .

À l’instant où Tifalycia entendit les mots, elle remarqua le sourire de sa bouche qui se tordait en un sourire sadique, et un frisson froid coula sur sa colonne vertébrale.

Une si petite fille. Juste une personne.

Rien qu’en regardant le sens de tout ça, Tifalycia penserait probablement : Une chose aussi idiote est impossible à faire.

Cependant, un Héros avec un si vaste Destin venant seul pour faire une conquête ne pouvait pas être pris au dépourvu comme ça avec un bluff.

C’était la logique que son corps n’avait pas pu s’empêcher de comprendre.

Comprenant peut-être en raison de l’ambiance, la jeune fille pointa lentement du doigt Reiji et les autres.

« Vous — non, vous êtes allés trop loin. L’Infirma occupe illégalement le territoire de la Beastia — et vous avez effectué la déclaration fondatrice de Liberator. Même la race la plus tolérante va aussi craquer, vous savez ? » Inclinant sa petite tête, elle avait parlé d’un geste mignon.

 

 

C’était un acte qui devrait susciter des sourires à l’origine, mais qui avait fait peur pour une raison ou une autre.

Ce n’était pas seulement Tifalycia, c’était la pensée mutuelle de tous les membres qui était submergée par son pouvoir à cet endroit.

« C’est comme ça. Alors, permettez-moi de conquérir cet endroit maintenant, » déclara la fille.

Contrairement à ses paroles légères, elle avait fait preuve d’une volonté et d’une pression énormes.

Ils témoignaient de la raison pour laquelle un Héros était un Héros.

Les mots étaient… perdus. Dans une atmosphère sobre.

« — Kuha... ahahahahahahahahahaha. » Une seule personne. Reiji était le seul à ne pas se soucier de son intimidation et à rire.

Il avait ri de son cœur, du fond de son estomac.

Il riait et se moquait de l’autre — puis il parla tranquillement. « Essayez, si vous le pouvez. »

C’était une provocation évidente.

Ce n’était que des paroles prononcées dans le seul but de taper sur les nerfs de l’adversaire.

Dès qu’ils l’avaient compris, tout le monde s’était recroquevillé et s’était mis à réfléchir.

— C’était terminé.

Pour quelle raison... Reiji avait dit ça ?

Ils n’arrivaient pas à le comprendre dans leur cœur, et avec un peu de colère mêlée, ils le regardèrent fixement — .

Et ils ouvrirent les yeux grands ouverts face à ces yeux glacés et imperturbables.

Ce regard froid n’était dirigé que vers la fille.

Il avait alors murmuré. « Pensez-vous vraiment que vous pouvez mettre fin à tout ça en bluffant à ce point ? »

« … Blu… ff ? » murmura Tifalycia, et la jeune fille fronça les sourcils comme si elle était triste.

« Oh, c’était inattendu, » son expression s’était transformée en un sourire glacial. « Êtes-vous en train de dire que je ne peux pas vous vaincre ? »

« Comment cela serait-il possible, n’est-ce pas ? » demanda Reiji.

Refus immédiat.

Reiji continua comme si c’était naturel. « Tant que vous pouvez contrôler ces gens ici et me retenir, vous pouvez facilement toucher mon sceau. Si mon sceau est touché, le vainqueur de cette guerre héroïque sera Beastia. C’est trop pratique. »

« Eh… ça veut dire en gros…, » demanda Tifalycia.

« En gros, ça veut dire qu’on n’a pas d’issue, » déclara Reiji.

« Quoi — ? » demanda Tifalycia.

« C’est ce que se passerais en temps normal, » déclara Reiji.

En ricanant, Reiji donna la leçon à Tifalycia qui lui demanda ce qu’il voulait dire.

« Penses-y bien. Dans une guerre héroïque où la victoire est garantie, pourquoi le vrai héros de Beastia devrait-il venir personnellement jusqu’ici ? » demanda Reiji.

« C’est… pour confirmer qu’il n’y a pas de danger potentiel pour la victoire, » déclara Tifalycia.

« Même si elle vient de révéler un énorme secret sur l’utilisation d’un remplacement corporel ? Il n’y a rien d’autre que des risques pour la Beastia si nous la divulguons à d’autres races, » déclara Reiji.

« Ah — ! » s’exclama Tifalycia.

C’est vrai. Parce que cela avait été révélé si clairement, et avec sa Destiné écrasant, elle l’avait négligé, mais cette information devrait certainement être très importante.

« Permettez-moi d’intervenir ici, » comme pour répondre au doute de Tifalycia, la fille interrompit tranquillement. « Avez-vous oublié mon pouvoir ? »

Détournant le regard et parlant. « Assis ». L’une des servantes s’était assise sur place — .

« Oui, ça, c’est vrai, » souligna Reiji. « Même si nous n’avons pas d’issue normale, c’est bien la raison pour laquelle nous avons une issue maintenant. »

Tandis que Reiji bougeait le regard de la zone entre Tifalycia jusqu’à la fille souriante., il souriait à peine.

***

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