Pensiez-vous qu'un autre monde motiverait un NEET? – Tome 1

***

Prologue : Pas de travail, pas avant de perdre

Ce monde était vraiment le meilleur endroit possible.

Il était allongé sur un lit luxueux tout en dégustant des délices alignés sur la table d’appoint. Et pour agrémenter le tout, il recevait un massage venant d’une jolie fille à peine vêtue assise sur lui.

Reiji Houbami murmura tout en savourant ce confort. « Ahh... C’est vraiment la meilleure des choses... L’Autre Monde. »

Lui, qui ressemblait à la surface à un simple lycéen, avait été convoqué en tant que héros du Paradis Universel (Le Domaine d’Aquatera) il y a un mois.

Trois lunes blanches flottaient dans le ciel. D’énormes dragons y volaient en toute liberté.

L’existence des elfes, du peuple des bêtes, des esprits et de la magie, tout cela était réel. Il s’agissait bel et bien d’un monde fantastique comme dans un manga ou un jeu.

Il profitait pleinement de ce monde.

Sans amis ni famille, et pas même un smartphone ou Internet.

Le sens commun et la morale qu’il avait accumulés pendant de nombreuses années étaient tout simplement inutiles ici, il n’y avait même pas d’institution publique afin de garantir son identité.

En d’autres termes...

Toutes les restrictions gênantes (et ennuyeuses) n’étaient pas présentes.

Il s’agissait d’un environnement où il n’avait pas à étudier à l’école, ou tout était garanti quant à ses nécessités de la vie courant, et il pouvait même obtenir tout ce qu’il voulait.

Utopia… Elysium… Tír na nÓg...

Eh bien, le nom n’avait pas d’importance, ce n’était rien d’autre que le paradis.

« Tu ne le penses pas ? Maîtresse, » Reiji avait parlé à l’autre personne avec une voix décontractée.

Il avait parlé à la jolie fille à peine vêtue lui faisant actuellement le massage. Il s’agissait d’une fille aux longues oreilles, une « Elfe », dont les mains tremblaient déjà à cause de la honte. Il fit alors claquer le collier de mauvais goût présent autour de son cou.

Du fond de son cœur... elle avait crié de toutes ses forces. « Je ne pense pas que ce soit si vrai !! »

Elle avait la peau blanche comme neige et un visage aux traits parfaits.

En raison de sa tenue fine et si réduite, ses seins généreux malgré son corps mince étaient facilement révélés, et son visage était teinté du rouge de la honte. De frustration, elle se mordait les lèvres et avait les larmes aux yeux.

Même si elle était clairement de noble naissance, elle avait maintenant un collier et elle faisait à Reiji un massage avec dévouement.

C’était elle, l’invocatrice, qui avait invoquait Reiji dans ce monde en tant que maître. Même si Reiji était censé devenir son serviteur selon le contrat du maître-serviteur, mais cela ne s’était pas déroulé ainsi.

« Ah... De toute façon, peux-tu appuyer un peu plus fort ? » demanda Reiji.

« ... »

« Aah, un peu plus bas. C’est vrai, juste là. Ça fait du bien, » dit Reiji.

« ... »

Étant traitée comme une servante, elle avait continué à appuyer sur le corps de Reiji.

« Eh bien, on dirait que tu t’es un peu améliorée pour ça, Maîtresse, » déclara Reiji.

Comme Reiji avait souligné le « pour ça » dans ce qu’il venait de dire, la fille avait serré son poing, et elle avait marmonna. « Hmm... La prochaine fois... La prochaine fois, c’est sûr... que je gagnerais dans “L’Épreuve de Force” et je changerais cette relation pour qu’elle soit de la façon dont elle était censée être dès le départ. »

Sa maîtresse, la treizième héritière de Granlem (le Royaume des Elfes), Tifalycia Cleargreen, pensait en massant le corps du Héros, qui était censé être son collaborateur ainsi que son serviteur : comment cela a-t-il pu se terminer comme ça ?

« Ne viens-tu pas de penser à l’instant “Comment cela a-t-il pu se terminer comme ça” ? » demanda Reiji.

« Hein !? » s’exclama Tifalycia.

« “Pourquoi mes pensées... ?” et “C’est après tout bien de la télépathie... ?” et “Hein... alors ce que je pensais jusqu’à maintenant était bien vrai... !”. »

« ... Hii... a-a-ah ! » cria Tifalycia.

Voyant que Tifalycia bloquait ses longues oreilles, laissant échapper un son « ah ah », tout essayant qu’il ne puisse pas lire dans ses pensées en faisant le vide dans son esprit, Reiji sourit amèrement comme s’il avait renoncé à faire face à ça.

« Combien de temps vas-tu être dans l’erreur à propos de tout ça ? Je l’ai déjà dit plusieurs fois, je ne peux pas lire tes pensées, » déclara Reiji.

« Ce-Cette déclaration elle-même peut être un mensonge ! » cria Tifalycia.

... Ah, c’était certainement une possibilité.

Bien que personne ne déclarerait normalement un tel mensonge si stupide, mais Reiji pourrait le faire.

Voyant qu’elle n’acceptait plus aveuglément les paroles de Reiji comme auparavant, puis qu’elle finissait par se teindre le visage du rouge de honte, il lui semblait qu’elle avait un peu grandi.

Reiji en était légèrement satisfait et continua avec un sourire.

« À quel point ai-je l’air de mentir ? » demanda Reiji.

« Toi ! Tu ressembles exactement à ça !! Je peux même déclarer qu’il n’y a pas d’existence parmi toutes les races qui peuvent être plus sournoises que toi !! » cria Tifalycia.

« Hehe, tu vas un peu trop loin là, » il répondit à son insistance avec un sourire diabolique,

Voyant cela, le visage de Tifalycia avait pâli comme un lapin attrapé par un renard. « Qu-Qu’est-ce que c’est... ? Je parle seulement de fait. »

« C’est vrai. C’est certainement un fait, » déclara-t-il en acquiesçant...

« “Puisque l’adversaire utilise les méthodes les plus sournoises parmi toutes les races, je ne peux pas gagner. Il est déjà décidé que je vais perdre, peu importe combien de fois je le défie dans ‘Épreuve de Force’. On ne peut rien y faire et je vais à coup sûr ne pas gagner une seule fois.” N’est-ce pas ça ? » demanda Reiji.

« ... ! » L’expression docile de la fille avait immédiatement changé en entendant ces paroles.

Une force habitait maintenant dans ces beaux yeux de la couleur du jade. Son expression avait changé d’une expression docile qui ne pouvait même pas tuer une mouche à celle d’une guerrière.

Sa main droite avait basculé dans un geste élégant.

De la proie vers le chasseur.

« ... Très bien, » la fille avait annoncé ça avec son ton le plus bas. « Faisons une Épreuve de Force ! »

On y va, elle a mordu à l’appât. Alors que Reiji pensait ça dans son cœur, il avait parlé avec une attitude gênante à sa maîtresse si impulsive.

« Eh, l’“Épreuve de Force” d’aujourd’hui est déjà terminée. Nous devons recommencer en décidant de la méthode..., » déclara-t-il.

« Cela ne me dérange pas que tu décides de la méthode ! » répliqua-t-elle. « Si je gagne, tu devras correctement faire ton devoir de héros et cela sans te plaindre... ! »

« Et si tu perds ? » demanda Reiji.

« Je ferai tout ce que tu me diras jusqu’à ce que tu sois pleinement satisfait ! » répondit Tifalycia.

« Ah, vraiment ? » En entendant les mots tant attendus, l’attitude de Reiji avait changé et il avait donc déclaré ça avec un sourire maléfique.

« Je ne peux pas faire grand-chose si tu es prête à aller si loin. Je vais donc accepter ton défi, » répondit Reiji.

Après avoir vérifié que le contrat magique brillait légèrement avec ces paroles inscrites dessus, il continua comme s’il voulait ramener le sujet dans la discussion.

« Juste pour le confirmer avec toi, tu es d’accord avec quoi que ce soit, n’est-ce pas ? » demanda Reiji

« ... Que veux-tu dire par là ? » demanda Tifalycia.

« “Je ferai tout ce que tu me diras jusqu’à ce que tu sois pleinement satisfait” ? » répéta Reiji.

« Ça, c’est si je perds ! Au contraire, nos relations doivent revenir à ce que cela aurait dû être si je gagne..., » répliqua Tifalycia.

« Hm, oui, oui, je sais, » dit Reiji.

Après avoir obtenu sa confirmation verbale, Reiji s’était légèrement étiré.

« Maintenant, je me demande ce que je devrais te faire faire après ça, » se demanda Reiji. « Peut-être, prendre un repas sur une elfe nyotaimori [1]... Le fait d’ajouter un “nyaa” comme fin de phrase a déjà été fait avant, avec des oreilles de chat se chevauchant avec les oreilles d’elfe... Non, attends. Cela ne va-t-il pas si je choisis à l’improviste ? »

En disant de telles choses, il réfléchissait déjà de la demande après avoir remporté l’Épreuve de Force.

« Tu me traites comme une idiote..., » L’elfe lui lança un regard noir alors qu’elle tremblait de colère et que cela la colorait en rouge.

Ce regard de frustration ne fit que rendre plus heureux Reiji, il parla avec une expression lugubre. « Tu n’as qu’à gagner si tu te sens frustrée... Contre ce héros NEET, Reiji ! Fuhahahahaha, » après quoi, Reiji avait ri exprès face à elle.

Voyant cette apparence, Tifalycia fronça douloureusement le sourcil. « M-Même s’il est supposé être le héros... supposé être le Héros... de penser qu’il est qu’un NEET ! »

Sans précédent, absurde, incompréhensible...

Il n’y avait aucun mot qui pouvait décrire cette horrible situation.

Donc.

Par conséquent, Tifalycia avait pensé pour la énième fois. Comment cela s’est-il terminé comme ceci... ?

Et, elle s’était alors souvenue de ce moment en même temps.

Le jour où tout avait commencé...

Notes

  • 1 Nyotaimori : (女体盛り) (littéralement « présentation sur le corps d’une femme »), plus connu sous le nom de « corps sushi », consiste à manger des sashimis ou des sushis présentés sur le corps d’une femme nue.

***

Chapitre 1 : NEET, inversion du maître et du serviteur

Partie 1

Situé à l’est de l’un des trois continents principaux, le Continent Zestis, qui s’étendait le long de la direction est-ouest, avec des forêts occupant la majorité du pays, était le Pays des Elfes, Granlem.

La septième province, Tistel, située à l’extrémité nord-ouest, dont une grande partie était reliée à l’Union « Béastia » voisine, Entara, jouait le rôle de porte de Granlem.

Quatre-vingt-dix pour cent de la province déjà étroite était occupé par la forêt, donc il n’y avait pas de ville-château ou de large cité.

Il n’y avait qu’un petit château et un nombre minimum de serviteurs, ainsi qu’un candidat au trône de nom seulement.

C’est pourquoi ─ le rituel secret de la Convocation du Héros était littéralement la carte maîtresse de Tifalycia Cleargreen, Seigneur de Tistel, treizième héritier du trône de Granlem.

─ Il y a quelques années, le Royaume d’Aquatera s’était lancé dans une guerre magique qui impliquait toutes les races, la Septième.

Les six races possédaient des systèmes magiques individuels. Grâce à eux, qui détenaient l’hégémonie du monde, ils avaient lancé une puissante magie qui pouvait détruire le monde sept fois, ils avaient alors vu le danger d’extinction de toutes les races et avaient trouvé une solution.

C’est ainsi que fut construite la loi absolue, la Magie du Grand Contrat, qui possédait le pouvoir de faire appliquer par magie tous les contrats.

Toutes les races avaient promis sur Le Cube, qui avait été créé en assemblant les systèmes magiques complexes de chaque race, d’être non violentes. Ainsi, les conflits chaotiques et barbares avaient disparu du monde.

Ils s’étaient ainsi engagés à avoir une belle paix, pour vivre une harmonie éternelle.

Cependant, aussi idéal soit-il, les problèmes entre les pays continuaient de se poser.

Conscients de la limite de la non-violence, afin de résoudre les problèmes, les races avaient imaginé un système pour rendre la violence possible sous certaines exceptions.

Cette exception était une guerre autorisée lorsque les deux races opposées préparaient des règles détaillées et décidaient d’un champ de bataille, puis s’engageaient sous la Magie du Grand Contrat que leur race entière se conformerait strictement à ces règles ─ la Guerre des Gages.

Désormais, tous les conflits politiques entre pays interdisaient l’assassinat de l’opposition, puis permettaient un usage limité de la magie offensive. Tous avaient été désormais décidés à l’aide de la Guerre des Gages.

Lors d’une Guerre des Gages...

Une certaine race avait alors convoqué un héros d’un autre monde pour se battre en tant que commandant, et cela avait apporté à cette race une victoire écrasante.

Cette race avait remarqué que si le Héros avait le pouvoir d’affecter l’histoire de leurs mondes d’origine ─ appelée La Destiné, cela affecterait grandement la Guerre des Gages.

De cette façon, chaque race devenait enthousiaste dans la convocation d’un héros, ce qui avait donné à la Guerre des Gages le nom de Guerre Héroïque.

Bien sûr, la Convocation du Héros qui pouvait appeler un Héros d’un autre monde ne pourrait pas être faite par n’importe qui.

En parlant des « Elfes », il s’agissait d’une autorité spéciale actuellement accordée uniquement aux membres de la lignée royale ─.

Le sang royal coule aussi dans mes veines, pensa Clairlycia.

La reine des Elfes ─ Clairlycia Cleargreen, étant la sœur aînée du souverain, elle avait commis le « Tabou Absolu » et avait été appelée après ça la Pire Souillure de Granlem.

Cependant, pour Tifalycia, elle était plus douce et intelligente que quiconque, acceptant même de servir l’« Infirma » sans aucune discrimination, sa mère bien-aimée.

Elle ne pouvait pas tolérer les membres de la royauté pour avoir dit « Heureux qu’elle soit morte » à sa mère quoiqu’il arrive.

Elle devait en quelque sorte invoquer un excellent Héros à l’aide de la Convocation du Héros, rendant sa propre existence indispensable dans les Elfes, afin qu’elle puisse effacer le déshonneur de sa mère─.

Depuis le décès de sa mère, Tifalycia vivait avec cette seule pensée comme force motrice, c’est pourquoi on peut dire que la Convocation du Héros était le pari de toute une vie.

Le symbole magique luisant représentait le sort de Convocation du Héros, lui faisant ressentir dans tout son corps un tremblement à cause de l’excitation.

... Le sort a réussi..., pensa-t-elle.

La Convocation du Héros avait été considérée à un autre niveau, même parmi les différents rituels magiques difficiles.

Tifalycia avait investi de nombreuses années de préparation pour ce moment.

La lumière avait progressivement convergé, ramenant la chapelle de pierre construite à l’extérieur du château à sa dimension d’origine.

Les yeux de Tifalycia s’étaient plissés en raison de la lumière vive, alors qu’elle confirmait qu’il y avait une silhouette sur l’autel, sa poitrine se soulevait dans l’attente.

Un Héros devait avoir un vœu noble pour être convoqué dans un autre monde, afin qu’il soit plus facile d’établir un contrat par la suite. Un esprit pionnier, le désir d’explorer l’inconnu, le désir de domination du monde... les individus possédant de tels désirs devaient contenir une Destinée puissante qui pourrait changer l’histoire elle-même dans leurs mondes d’origine.

Quel genre de personne viendra ? pensa-t-elle.

Un peu d’anxiété et de nervosité étaient présentes.

Une attente importante était ce qui était le plus présent.

Avant que les yeux de Tifalycia s’adaptaient complètement, elle avait parlé à la silhouette. « Bienvenue dans le Royaume d’Aquatera ─ ! »

Grâce à la Convocation du Héros, le nom du Héros avait été automatiquement traduit et gravé dans le cerveau de l’invocateur.

Le nom qu’elle appellerait un nombre incalculable de fois à partir de ce moment-là.

« Héros ─ Houbami Reiji. »

La lumière s’était dissipée, et cette silhouette était devenue mieux visible.

Le Héros Reiji était ─

Un jeune homme. Son âge était à peu près le même que Tifalycia qui avait seize ans.

Un vêtement simple, mais bizarre qui donnait l’impression d’être en uniforme de haut en bas. Un sac d’école était accroché à son épaule. Les humains d’un autre monde ayant des vêtements ou des objets étranges dans leurs mains n’avaient rien de spécial à ce moment-là, mais son physique était plutôt mince, et il n’avait pas l’air d’avoir tenu une épée ou un bouclier une seule fois auparavant.

Bien que l’histoire du monde ait déjà changé, incapable d’abandonner l’esprit d’exploration de l’inconnu, ces gens vivraient plus ou moins une sorte de bataille.

Par exemple, Arthur Pendragon convoqué par le peuple de Dragonne, ou Napoléon Bonaparte convoqué par le pays de Béastia avaient en effet montré des résultats de combat remarquables.

Cependant, le jeune homme devant elle ne ressemblait en aucune façon à quelqu’un de leur calibre, aucune aspiration ou aucun désir ne pouvait être vu de cette expression sans ambition.

Normalement, ne devrait-il pas être plus agité après avoir été convoqué dans un autre monde, ou être choqué ou quelque chose du genre... ?

Non, c’est impoli, pensa-t-elle.

Juger une personne à son apparence était un acte insensé.

Au contraire, le fait qu’il n’ait pas été choqué pourrait être sa noblesse.

... Bien qu’il semblait seulement être dans un trouble intérieur, peu importe comment on le regardait.

Non non non non, pensa-t-elle.

Tifalycia se rétorqua une fois de plus dans son cœur.

Le pouvoir du héros est la Destinée !

La Destinée avait été traitée de la même façon que le mana dans le Royaume d’Aquatera.

Plus ce pouvoir est élevé, plus l’Autorité du Héros ─ La Realtà deviendrait grande.

En d’autres termes, la Destinée était exactement l’évaluation de la qualification pour le Héros d’un autre monde.

Se souvenant d’elle-même de ça, elle avait pris une grande respiration, Tifalycia avait essayé de regarder la Destinée de Reiji.

« ... Eh ? »

Le résultat l’a encore une fois choquée.

« La Destinée est... zéro... ? »

La Destinée pouvait être mesurée en envoyant une minuscule quantité de mana dans les iris.

Tant qu’il était le héros d’un autre monde, son corps relâcherait sans aucun doute de la Destinée.

Cependant, il n’y avait absolument rien en lui.

Sans précédent. Complètement hors de nos attentes.

Ne me dis pas... est-ce parce que c’est un échec ? pensa-t-elle.

En d’autres termes.

La Convocation du Héros avait échoué ─ ?

« Hé toi, tu ne peux pas me convoquer comme ça, » déclara le jeune homme.

Tifalycia avait levé le visage en entendant la voix du jeune.

Sa voix était plus posée qu’elle ne le pensait, mais aussi lente qu’elle s’y attendait.

Il avait croisé les bras, froncé les sourcils, montrant clairement son insatisfaction.

« Tu ne me donnes même pas ton propre nom, et tu m’appelles par mon propre prénom. Je me sentis soudainement déçu pour une raison inconnue en plus de cela... Un autre monde de nos jours est tout à fait horrible, » continua-t-il.

« Ah... Excusez-moi. Je suis Tifalycia Cleargreen. Je suis le Seigneur de Tistel, la septième province de Granlem. Granlem est ─, » commença-t-elle à parler.

« Tu peux sauter ça, » déclara-t-il.

Reiji agitait son bras comme si c’était trop gênant, puis il se grattait la tête et parlait avec des yeux comme ceux d’un poisson mort.

« À la place, qu’est-ce que c’est que de convoquer un NEET dans un autre monde ? Es-tu une idiote ? Veux-tu mourir ? » demanda Reiji.

« ... Nii... T ? » murmura-t-elle.

En même temps que ce murmure, le mécanisme du langage des idées s’était activé, permettant à Tifalycia de comprendre le sens du terme.

NEET : Ne pas aller à l’école, ne pas travailler, une sangsue de la société qui n’étudie pas ou ne contribue pas.

Tifalycia était devenue blanche en raison d’un tas de mots éloignés du sens du Héros qui s’y étaient réunis dans cette courte phrase.

« Ah ? Tu pensais que je ne suis pas un NEET parce que je suis encore étudiant ? » demanda-t-il.

Reiji semblait mal comprendre cette réaction, ce qui aggravait son humeur, puis il s’était mis à se pavaner plus près de Tifalycia et la regardait de près.

« ... Hii ! »

Il avait poussé un soupir et avait haussé exagérément l’épaule, ne pensant pas que Tifalycia ne reculerait pas par réflexe en raison d’avoir un mâle qui s’approchait soudainement d’elle.

« Tu ne comprends pas, tu ne comprends donc rien. Écoute-moi, d’accord ? NEET n’est pas un terme comme on les définissait à l’origine. Est-ce que tu comprends ? Ne pas aller à l’école, ne pas travailler, ce n’est qu’en surface, » continua-t-il.

Ses mots étaient devenus plus passionnés. Sa voix s’était faite plus fort.

« L’école ? N’y va pas si c’est trop ennuyeux. Travailler ? Ne le fais pas si c’est trop gênant. Ne fais pas ce que tu ne veux pas faire. Ne fais pas autre chose que ce que tu veux faire ! La détermination d’une personne qui réalise une chose aussi évidente ! Ce n’est pas quelque chose d’aussi superficiel que ce que ces gens étiquettent ! » continua-t-il.

« Eu-Euhhhh ─ » balbutia-t-elle.

« Fondamentalement, NEET, c’est une question d’état d’esprit ! » s’exclama-t-il.

« ... »

Le sens... ne pouvait pas être compris.

Non, ce qu’il avait dit pouvait être compris. Le langage des idées avait été créé pour résoudre les problèmes de langue entre les différentes races. En raison de cela, bien que cela soit regrettable, les paroles avaient bien été transmises.

Cependant.

« ... Euh... en d’autres termes, vous êtes... ce NEET ? » demanda-t-elle.

« C’est ce que je dis depuis tout à l’heure. C’est plutôt fatigant de rester debout, donc puis-je m’asseoir ? » En disant cela, il s’était immédiatement assis sur l’autel. « Haaa... Même si je suis fatigué d’aller à l’école après tant de temps aujourd’hui. Quel genre de jeu de punition est-ce pour m’avoir convoqué dans un autre monde sur le chemin du retour ? C’est vraiment ridicule. »

Il grognait avec les bras croisés, se sentant gêné de tout son cœur par cette situation.

 

 

Tifalycia était...

« Eu... Eu... Eu... Euh... »

La jeune fille qui, pour se débarrasser du déshonneur de sa mère, s’était accrochée avec une extraordinaire volonté, avait travaillé dur, avait déployé tous ses efforts et avait finalement réussi le rituel de convocation...

« Alors, euh ! Le fait de vous faire combattre dans la Guerre Héroïque en tant que héros est..., » commença-t-elle.

« Hahaha ? Je ne le ferai jamais, » il avait instantanément répondu.

Elle avait été rejetée comme une évidence.

Pah.

Le son de quelque chose qui claque était venu de l’intérieur de la tête de Tifalycia.

« A-A ─ arrêtez de faire l’imbécile !! » s’écria Tifalycia.

Pendant que Tifalycia haussa sa voix, un coin de son esprit chauffé pensait comme si c’était l’affaire d’une autre personne.

Aah, depuis combien de temps, depuis la dernière fois qu’elle avait ressenti autant d’émotion.

Ça fait beaucoup ─ ça, c’est de la colère !

« Vous ne comprenez pas votre propre position !? Le Héros est une existence choisie pour porter la responsabilité et les grandes attentes de toute la race, ou vous pourriez dire que le pays auquel appartient l’invocateur, vous savez ? Pour rejeter ce ─, » déclara-t-elle.

« Qui s’en soucie, » répliqua-t-il.

Qui ? S’en soucie ?

Avec seulement quelques mots en réponse, Tifalycia avait senti qu’elle pourrait s’effondrer dès maintenant.

Cependant, le héros, qui était déjà couché et non assis, regardait Tifalycia.

Il avait alors parlé. « Ooh ! Une belle elfe blonde à l’air si fragile, c’est merveilleux. Bien, montre-m’en plus. »

Elle voulait presque lui donner un coup de poing. C’était la première fois depuis sa naissance qu’elle voulait frapper quelqu’un.

Ne sachant pas à quoi Tifalycia pensait, Reiji continua sur un ton paresseux. « Mais à la place, même si je ne connais pas une seule chose sur ce monde, tu me dis de devenir un Héros et de porter la responsabilité d’un pays, ne peux-tu pas comprendre que j’ai du mal à donner une réponse appropriée ? »

« Cette façon irritante de parler..., » murmura-t-elle.

Non non non, calme-toi, pensa-t-elle.

Prenant une grande respiration, Tifalycia ruminait calmement sur ses paroles.

─ Ne connaissant pas le monde, une telle réaction pouvait être attendue.

C’était certainement le cas.

« ... je comprends. Tout d’abord, laissez-moi vous expliquer comment ce monde est établi et pourquoi vous avez été convoqué, » déclara-t-elle.

« Ah, d’accord. Mais pas de blabla, » répliqua-t-il.

***

Partie 2

Pas intéressé. Le visage du garçon l’avait clairement montré, mais Tifalycia avait délibérément ignoré son visage et avait parlé.

Dans le passé, ─ il n’existait aucune espèce intelligente dans ce monde.

Il n’y avait qu’un ciel et une mer magnifiques, une terre riche avec une grande variété de plantes et d’animaux.

Au cours de l’écoulement paisible du temps, « Ils » étaient tous apparus en même temps, et cela pourrait être en quelque sorte le destin.

Ainsi, sept mondes différents étaient devenus des ruines, et sept races avaient été transportées dans ce monde par la « Porte » en venant de ces sept mondes.

Il y avait ceux dotés d’une excellente capacité de combat, les « Dragons ».

Il y avait ceux qui vivaient dans l’eau avec la capacité de contrôler l’écoulement de l’eau, les « Sirenas ».

Il y avait ceux qui pouvaient éviter les autres races tout en ayant de belles apparences, les « Elfes ».

Il y avait ceux possédant différents types de capacités physiques, les « Beastias ».

Il y avait ceux qui étaient doux, mais qui avaient beaucoup d’idéalistes dans leurs rangs, les « Els Blancs ».

Il y avait ceux n’ayant aucun contact avec les autres races, les mystérieux « Stregas ».

Et pour finir, il y avait ceux ne possédant aucune conception magique, les « Infirmas ».

À l’exception des « Infirmas » qui n’avaient ni moyens de se battre ni territoire à défendre, les autres races s’étaient affrontées pour obtenir l’hégémonie du monde.

C’était à cette époque que la guerre avait été profondément ancrée jusqu’à devenir une menace d’extinction de toutes ces races.

Afin d’éviter le pire scénario, l’extinction totale de toutes les races, ils avaient créé ensemble une loi mondiale ─.

« ... C’est ce qu’on appelle la Magie du Grand Contrat, une loi pour faire respecter l’exécution des contrats. »

Le doigt de Tifalycia était dirigé à l’extérieur de la chapelle.

Là-bas, il y avait un cube flottant dans le ciel bleu, libérant une lumière mystérieuse.

Ce cube maintenait une rotation lente et constante. Il s’agissait vraiment de la manifestation de la magie absolue qui avait été mise en œuvre sur toutes les races vivant dans le royaume d’Aquatera sans aucune exception.

« En utilisant la grande magie, nous avons établi le contrat d’“Interdiction Fondamentale des Luttes” qui rendent impossible l’acte de nuire aux autres. Mais même ainsi, lorsque les conflits ont encore eu lieu entre les races, les Héros convoqués depuis d’autres mondes et agissants comme des exceptions sont devenus le rôle central pour combattre lors des Guerres Héroïques ─. »

« Attends un peu. À propos de ce que tu appelles la Magie du Grand Contrat..., » commença Reiji.

Reiji, qui écoutait tout cela nonchalamment, parlait sans changer de sa position allongée.

« Je comprends qu’il a un pouvoir de forcer quelque chose grâce à la magie pour s’assurer que le contrat soit exécuté, mais y a-t-il d’autres conditions pour l’utiliser ? Par exemple, est-il inefficace pour les “Infirmas” qui ne peuvent pas utiliser la magie ? » demanda Reiji.

« ... Pas du tout, puisque c’est une magie qui est jetée sur ce monde lui-même. Ainsi, le mana de l’individu n’a pas d’importance. En effet, lorsque les “Infirmas”, qui ne peuvent pas utiliser la magie, établissent un contrat avec l’employeur, ils l’utilisent également. Ce qu’il faut, c’est simplement la “Compréhension Mutuelle et l’Accord” entre les deux parties, » expliqua-t-elle.

« La “Compréhension Mutuelle et l’Accord”. Hmm... ne sera-t-il pas difficile à reconnaître pour l’ensemble de la race ? S’il y a ceux qui n’aiment pas la violence, la Guerre Héroïque ne peut même pas être menée, » demanda-t-il.

« Non, car les Guerres Héroïques sont établies par les représentants des races ─ entre les dirigeants, » expliqua-t-elle.

« Les dirigeants ? » demanda-t-il.

« Ce sont des individus reconnus par la Magie du Grand Contrat comme étant les représentants de leurs races, et ils établissent un contrat spécial pour décider pour leurs races. La Guerre Héroïque est établie sous cette autorisation ─, » répondit-elle.

« Aah, ça veut dire que c’est inutile même si d’autres se plaignent, hein. Si le souverain a décidé de le faire, cela représente la volonté de la race, » déclara-t-il.

« Vous pouvez le dire, mais... en premier lieu, bien que vous soyez libre d’utiliser de la magie offensive pendant la Guerre Héroïque, le principe ultime d’“Interdiction de Tuer” doit être maintenu. Il n’y a donc personne d’extrêmement opposé, » répondit-elle.

« Hmm... Vraiment simpliste, » déclara-t-il.

« Eh ? »

« Rien. D’ailleurs, cette “Compréhension Mutuelle et Accord” s’appliqua-t-elle aussi à cette Invocation de Héros utilisée pour m’invoquer ici ? » demanda-t-il.

« Bien sûr. Au moment où le héros a répondu au plaidoyer de l’invocation, les deux parties sont parvenues à une compréhension et à un accord mutuel, établissant ainsi automatiquement le contrat. Le Sceau de la Race sera quelque part sur le corps comme preuve, » déclara-t-elle.

« Hein !? Pas possible, sérieusement ? Où ? Où ça ? » demanda-t-il.

Reiji se leva et enleva ses vêtements, se mettant à moitié nu.

« K ─ Kyaaaaaa !?? Qu-Qu-Que faites-vous ─ ? » demanda-t-elle.

« Eh bien, je veux juste confirmer ce que tu viens de dire. Est-ce ça ? » demanda Reiji.

Un symbole de fleurs était apparu sur sa poitrine là où son doigt pointait, mais Tifalycia, embarrassée, ne regardait pas alors qu’elle détournait le regard.

« S-Si c’est Six Fleurs en Pleines Éclosions, alors il s’agit bien du sceau des elfes ! » répondit Tifalycia.

« Le sceau des elfes... Aah, il s’agit du sceau de la race qui a fait le contrat qui apparaît là, hein ? » demanda-t-il.

« C-C’est bien ça... S’il vous plaît, dépêchez-vous et remettez vos vêtements, » demanda-t-elle.

« Tu fais tant d’histoires pour la moitié supérieure d’un mec. N’en as-tu pas déjà vu avant ? » demanda-t-il.

« Jamais ! » cria Tifalycia.

« ... Haha, jamais, hein. Je vois. Eh bien, je ne sais pas si tu es tout simplement méchante avec les mecs, mais tu es vraiment égoïste d’en avoir convoqué un de ton propre chef, » répondit Reiji.

« Je ne peux pas préciser le sexe... ! », déclara-t-elle.

« Eh bien, je suppose que c’est bien le cas. Tu n’aurais jamais convoqué un NEET si tu avais pu spécifier ces détails, » déclara Reiji.

« ... Mais au contraire, car la personne venant d’un autre monde pour être convoquée en tant que Héros ne devrait être que quelqu’un qui a donné son accord pour cela, » répondit-elle.

Tandis qu’elle fixait Reiji avec réticence, il inclina sa tête.

« Si tu n’es pas satisfaite, alors tu peux me renvoyer dans mon monde d’origine, non ? Mais je ne sais pas si c’est possible, » déclara Reiji.

« Ce n’est évidemment pas possible !? Je l’aurais fait depuis longtemps si j’avais pu !! » déclara Tifalycia.

Elle ne pouvait plus inverser le sort. Ses yeux étaient devenus larmoyants.

Même si elle avait finalement convoqué le Héros, il s’agissait d’un échec total.

Il avait une Destiné à zéro, en outre, sa motivation était également à zéro et sa délicatesse était aussi à zéro.

Ce qu’il avait, c’était une étrange conviction de ne rien faire qu’il ne voulait pas faire, un Héros NEET qui ne pouvait pas vraiment être vu comme un Héros.

Il s’agissait bel et bien d’un Héros NEET qui soupirait à dessein et parlait sans vergogne.

« Et bien, on ne peut rien y faire si je ne peux pas revenir. Mais dans ce cas, je te demanderai d’en assumer la responsabilité, » déclara Reiji.

« ... Ha ? »

« Je te l’ai dit, non ? Je suis un NEET. Et contrairement à ces NEET impropres, je suis un NEET d’élite. Toi qui as convoqué ce NEET d’élite ici, tu vas prendre la responsabilité de me fournir l’environnement approprié pour que je puisse faire ce que je veux comme dans mon monde d’origine ! » déclara Reiji.

« Qu... Quels mots éhontés vous dites avec tant de fierté... » déclara-t-elle.

« Ou bien es-tu une racaille qui ne se soucie pas de la personne que tu as convoquée égoïstement !? » demanda Reiji.

« Qui est cette racaille ici !? » s’écria Tifalycia.

« Eh bien, franchement parlant, c’est déjà absolument impardonnable dès le moment où il n’y a pas d’Internet ici. Je t’ai à peine pardonné parce que tu es une belle fille, et par-dessus le marché une elfe, tu sais ? » déclara Reiji.

Une situation avec une intention meurtrière s’était développée. C’était la première fois qu’elle pensait tuer quelqu’un depuis sa naissance. Même en tant que blague, cela ne s’était jamais produit.

... Elle voulait déjà tout abandonner.

Lorsque Tifalycia était sur le point de tomber dans le désespoir qu’elle n’avait jamais ressenti depuis la mort de sa mère, Reiji lui avait parlé.

« Ne serait-ce pas à cause d’un problème pratique lors de ce qui s’est passé avant ? Quelque chose à propos de ce rituel d’invocation, » demanda Reiji.

« Il n’y a aucune chance que cela puisse arriver ! Non... ce n’est pas censé le faire, » répondit-elle.

Non... je ne suis pas censée..., alors que Tifalycia y pensait, elle avait levé le visage après avoir remarqué que Reiji la regardait avec un sourire maléfique.

« En-En premier lieu, seule une minorité de personnes chez les Elfes peut invoquer un Héros ─ seules les personnes ayant en eux le sang royal le peuvent ! » déclara Tifalycia.

« Eh, tu es une membre de la royauté, hein, » déclara Reiji.

« O-Oui... Je suis bien un membre de la royauté, » répondit-elle.

« Hmm, es-tu liée au dirigeant des Elfes, Hmm ? » murmura Reiji.

« As-As-tu un problème avec ça ? » demanda-t-elle.

« Eh bien, pas vraiment, » répondit-il.

Tout en se méfiant du fait que ces mots pouvaient avoir des implications, Tifalycia avait continué.

« Actuellement, nous, les Elfes, n’avons pas de Héros. Si d’autres races nous combattent, nous serons sérieusement désavantagés. J’ai donc convoqué le Héros pour le bien des Elfes, et j’ai établi un contrat ─, » commença-t-elle.

« C’est ça. Le problème, c’est la partie contractuelle. Cette Magie du Grand Contrat a dû mal fonctionner, » déclara Reiji tout en pointant du doigt le cube flottant dans le ciel.

« Mais c’est impossible, » Tifalycia parlait avec confiance.

« La Magie du Grand Contrat est l’éternelle loi absolue créée par la construction avec la “Magie Absolue Unique”, qui inclut le prestige de toutes les races. Personne ne peut échapper à son effet, » continua-t-elle.

« Heeh. »

« ... Vous n’y croyez vraiment pas, n’est-ce pas ? » demanda-t-elle.

« Et bien, c’est normal vu que je ne l’ai jamais vue. J’ai certainement été convoqué, mais je n’ai pas vraiment l’impression qu’un pouvoir lié à l’application de la loi s’active. Et c’est même comme si je n’avais toujours pas envie de travailler pour toi ! » déclara Reiji.

Lors du discours percutant du héros, Tifalycia soupira, puis elle gonfla sa poitrine alors qu’elle se décida à aller de l’avant.

« ─ Bien, bien. Je vais dans ce cas vous montrer un exemple pratique de ce pouvoir, » déclara-t-elle.

« Hmm ? Parles-tu de quelque chose de lié à l’établissement d’un contrat ? » demanda-t-il.

« Oui. Je vais vous donner une condition simple pour conclure un contrat dès maintenant. Dans ce cas, vous pouvez également voir ─, » commença-t-elle.

« Non, ça ne suffira pas, » répliqua-t-elle.

« Hein ? »

« Si tu utilises ce que tu as préparé, je ne pourrai pas dire si c’est la Magie du Grand Contrat ou ─ la magie utilisée par Elfe, » déclara Reiji.

« Ah, non ! Ce que les Elfes utilisent est principalement la Magie Analytique... Sans compter que, hum, je..., » commença-t-elle.

« Quoi que tu dises, en ce moment, je n’ai aucune preuve objective pour juger si c’est vrai. Donc, c’est à moi de donner la condition, n’est-ce pas ? » demanda-t-il.

« ─ »

Il avait réfléchi de façon inattendue.

Ignorant Tifalycia, qui avait de telles pensées impolies, Reiji avait fouillé dans son sac d’école et avait sorti un collier métallique de mauvais goût.

« Par exemple, je veux que tu portes ça. Voyons, “À moins que je ne le décide, tu dois continuer à porter ce collier selon le contrat,” qu’est-ce qui est nécessaire pour l’établir à part ça ? » demanda-t-il.

« ... Euh... pourquoi... ce contrat... ? C’est peut-être différent dans votre monde, mais un collier est porté par les animaux de compagnie dans notre monde, donc cela a une signification très humiliante..., » répondit-elle.

« C’est la même chose dans mon monde, » répondit-il.

« Alors, encore plus ─, » commença-t-elle.

« C’est d’autant plus utile. Tu ne le ferais jamais normalement, n’est-ce pas ? En d’autres termes, il s’agit de tester le pouvoir d’exécution de la Magie du Grand Contrat en te faisant faire quelque chose que tu ne ferais jamais sans établir un contrat, » déclara-t-il.

« ... Haaa ! » s’exclama-t-elle.

Il y avait quelque chose qui n’allait pas ici et là, mais c’était au moins logique.

Ce n’était pas comme si elle continuerait à le porter pour toujours, il ne fallait pas vraiment s’en inquiéter si c’était que pour tester l’effet du contrat.

Après avoir au moins confirmé la situation, Tifalycia avait pris le collier et avait fermé les yeux.

« Alors... Moi, Tifalycia Cleargreen, dans le cadre de la Magie du Grand Contrat, je porterai ce collier et m’engage à Houbami Reiji ─, » commença Tifalycia.

En un instant, en même temps que la déclaration se fit, quelque chose comme une lumière pâle s’était répandu, et Tifalycia avait naturellement placé le collier dans sa main sur son cou mince.

« Par la présente, tant que vous n’annulez pas ce contrat ─, » continua-t-elle.

Tout en disant cela, la main de Tifalycia avait été déviée par la lumière avec un son zappé alors qu’elle essayait d’enlever le collier. Un petit texte magique était apparu pendant un instant.

« Ainsi, la puissance de la Magie du Grand Contrat empêche le fait de retirer le collier, » déclara Tifalycia

« Hehe... Je n’ai pas vraiment à faire quoi que ce soit, mais une déclaration d’un seul côté peut faire en sorte que cela se produise, » constata-t-il.

« Eh bien. Il n’est pas nécessaire de le déclarer de votre côté. Puisque ce qui est nécessaire, c’est la compréhension mutuelle et l’accord, » déclara-t-elle.

« Aah, par la compréhension mutuelle “À moins que je ne le décide, tu dois continuer à porter ce collier selon le contrat”, et avec l’accord des deux parties, c’est juste assez, hein ? Une sorte de lumière en est la preuve, et les dirigeants le feraient ainsi dans le cas de la Guerre Héroïque, est-ce bien ça ? » demanda-t-il.

« Tout à fait. Quand c’est entre individus, cela n’affectera que les deux personnes impliquées, mais le contrat entre deux dirigeants affectera l’ensemble de la race, » répondit-elle.

« Je vois. Maintenant, j’ai bien compris, » déclara Reiji.

« ... Et ainsi, ce collier ─, » commença Tifalycia.

S’il vous plaît, enlevez-le.

Avant qu’elle n’ait pu finir.

« Aah, cela va exploser si on l’enlève, donc c’est impossible, » déclara Reiji.

Il avait honteusement annoncé ça...

J’ai dû dire de choses incompréhensibles.

« ... Ha ? » s’exclama Tifalycia.

« Tu t’y connais en bombe plastic ? Eh bien, tu peux simplement penser que c’est de la magie d’explosion. À ce propos, il est déjà fixé dans une forme alors le désamorcer est impossible. Il est donc impossible de l’enlever. Eh bien, c’est une autre histoire si tu es d’accord avec le fait que tout ce qui se trouve au-dessus de ton cou soit soufflé, » annonça Reiji.

« ─ Haaaaaaaaa !?? » s’écria Tifalycia.

Je ne sais pas comment cela fonctionnait, mais enlever le collier provoquerait un impact magique qui soufflerait tout ce qui se trouve au-dessus de son cou. Sachant cela, Tifalycia avait retiré ses mains du collier en toute hâte.

***

Partie 3

Puis, constatant que cela ne résoudrait rien, elle cria de nouveau. « E-Enlevez-le ! S’il vous plaît, enlevez-le ! Et faites-le d’une façon qui ne me fera pas sauter le cou !! »

« HAHAHAHAHA — Eh bien, n’ai-je pas dit que c’est impossible ? Je ne connais pas non plus de méthode pour l’enlever sans qu’il explose, » répondit Reiji.

« P-Pourquoi cette…, » balbutia-t-elle.

« Il n’y a pas de problème pour toi, même si tu ne l’enlèves pas, hein ? Ne t’inquiète pas pour ça, » déclara Reiji.

« Je vais m’inquiéter !! Il n’y a aucune chance que je ne m’inquiète pas pour ça !? S’il vous plaît, pensez à ça de mon point de vue ! » déclara-t-elle.

« Aah, c’est ça, » d’une façon inattendue, la voix de Reiji était devenue froide. « Ce que je veux te dire, c’est bien ça. »

« … Hein ? » demanda-t-elle.

« Eh bien, j’ai entendu parler de Héros, de contrat, et de diverses autres choses, et si je résume tout cela… Tu es devenue mon maître que par ta propre décision, n’est-ce pas ? » demanda Reiji.

Sans que l’autre ne le sache.

Reiji, qui était censé être allongé, s’était levé.

Face à elle, il avait parlé avec un sourire sarcastique. « Le fait de venir dans ce monde est considéré comme une reconnaissance automatique du contrat, non ? N’est-ce pas selon tes dires comme parvenir à une compréhension et à un accord mutuels au moment où l’autre répond à la convocation ? Sans choix, être convoqué unilatéralement et établir un contrat — peux-tu vraiment l’accepter ainsi ? Essaie donc maintenant d’y penser de mon point de vue. »

Il haussa les épaules et se retourna.

Lentement, il avait replacé sa tête comme avant.

« En plus, c’est dans la faction faible actuellement sans Héros, et elle est aussi une membre de la royauté ruinée bien qu’elle ait hérité de la lignée royale, » murmura Reiji, mais assez forte pour que l’autre puisse l’entendre.

« Pourquoi —, » balbutia-t-elle. Pourquoi… le fait-il ?

Avant qu’elle n’ait pu lui demander, Reiji avait plissé ses yeux d’un regard aiguisé.

« Regarder les yeux de la personne à qui tu parles, montrer des réactions légèrement visibles, et parler d’une voix forte et claire — voilà les traits qui indiquent que tu as une personnalité sérieuse et honnête, » continua Reiji. « Une personne honnête possède une forte tendance à éviter les mensonges par instinct. Si tu es un membre de la royauté qui possède une possibilité de causer un malentendu, tu dois inconsciemment changer tes paroles pour l’exprimer correctement. »

« — »

Tandis que Tifalycia ouvrait les yeux en état de choc, alors que des faits qu’elle ignorait elle-même étaient signalés un à un, il continuait calmement comme s’il observait toutes ses réactions.

« Le fait d’être forcé d’avoir une personne impuissante comme maître ainsi que le fait d’établir un contrat que d’un côté tout en gardant l’initiative — même si je souhaitais moi-même vivre dans un autre monde, je ne me sentirais pas bien dans une telle situation, n’est-ce pas ? » demanda-t-il.

Il ria bêtement après ça.

Seuls ses yeux la fixaient froidement.

Tifalycia pensa alors qu’elle devrait y réfléchir plus attentivement.

Et si…

Et si, depuis le moment où il avait été convoqué à la chapelle, et jusqu’à maintenant, s’il n’avait agi qu’en fonction de la situation actuelle…

Il avait démontré une attitude démotivée à la surface, tout en observant le monde calmement, sournoisement, en réfléchissant à l’individu connu sous le nom de Tifalycia, et si c’était le cas — .

— Non, pas de si.

La réalité était exactement comme ça.

Reiji avait clairement simulé la situation actuelle.

Quant à savoir pourquoi — Si Tifalycia avait été acculée par ces solides arguments jusque-là, elle n’aurait pu continuer qu’avec une seule phrase.

« … Alors, que dois-je faire… pour que vous l’acceptiez ? » demanda-t-elle.

Le contrat établi entre le Héros de l’Invocation du Héros et l’Invocateur n’était que vaguement en train de nommer l’Invocateur comme maître, et le Héros comme serviteur.

Selon le contrat, le Héros aurait le sceau gravé sur lui et ne pourrait pas changer de maître, ce qui signifiait qu’il ne pourrait pas partir chez une race en dehors de la race à laquelle il appartenait, mais — il n’y avait aucune restriction en dehors de cela.

C’était suffisant à l’origine.

Les Héros ne se souciaient pas du contrat, ils ne voulaient que le champ de bataille où ils pouvaient démontrer pleinement leurs propres capacités, profitant de l’action.

Cependant, il était différent.

Tifalycia elle-même n’avait pas pu s’empêcher de reconnaître l’injustice relevée par Reiji, d’où la nécessité d’une certaine révision comme si un compromis était nécessaire entre le héros et l’invocateur.

Quel genre d’exigence déraisonnable se manifesterait… ?

Alors que Tifalycia déglutissait et tendait son corps en étant sur ses gardes…

« Désolé de t’avoir fait peur, » Reiji agita la main avec désinvolture pour faire disparaître l’atmosphère tendue qui régnait jusque-là. « Je ne me plains pas vraiment d’avoir été convoqué, d’accord ? »

« … Ha ? » s’exclama-t-elle.

« La vérité est que ce qui m’inquiète le plus en ce moment, c’est celui qui va me financer dans cet autre monde. Tu n’as pas l’air fiable, peu importe comment je te regarde, pas vrai ? » demanda Reiji.

« Qu… »

« C’est la vérité, n’est-ce pas ? Je l’ai déjà dit avant ça, » déclara Reiji.

Certes, elle sentait aussi qu’elle avait un problème après s’être fait dire tout ça par un NEET.

« C’est pour ça que je te demande ce que je dois faire pour que vous l’acceptiez ! » déclara-t-elle.

« Hmm, voyons voir, quelque chose de trop ennuyeux serait un problème… Aah c’est vrai, » Reiji était passé d’un comportement de pensée profonde à un tapotement de la paume de la main.

« J’aurai une simple “épreuve de force” avec toi, » déclara-t-il.

« … une “Épreuve de force” ? » demanda Tifalycia.

« N’est-ce pas une bonne idée ? C’est une méthode claire et facile à comprendre, » répondit Reiji.

« … C’est quoi exactement ce genre de méthode ? » demanda Tifalycia.

Face à la question de Tifalycia, il sortit son portefeuille de sa poche et le tourna habilement pour faire tomber une pièce sur sa paume.

« Et si on devinait la face sur laquelle tombe la pièce ? » demanda Reiji.

« C’est vraiment… simple, mais… que pouvez-vous savoir le résultat ? » demanda Tifalycia.

Gagner ou perdre n’avait aucune pertinence.

Comme Tifalycia le demandait dubitativement.

« Tout et n’importe quoi, » Reiji avait souri avec une confiance mystérieuse en disant ça. « La raison pour laquelle un Héros est convoqué est pour la guerre héroïque. En d’autres termes, il n’y a rien de plus facile à comprendre qu’un affrontement. L’affrontement est évidemment aussi lié à la chance. Je m’inquiète de ta fiabilité sur ce point. C’est pourquoi je veux me sentir soulagé. Pour que je puisse paresser en étant sous tes ordres sans réserve. »

« … Non, s’il vous plaît, soyez réservé à ce sujet, » elle se mit à réfléchir, tout en répliquant à lui.

La guerre héroïque était certainement une guerre de « Épreuve de force », et le résultat pourrait être affecté par la chance.

Comme il était interdit de tuer, la victoire n’allait pas être décidée uniquement par la force au combat. Compatibilité, chance momentanée… En fait, la chance pouvait parfois aussi être considérée comme le facteur le plus important pour déterminer le résultat.

Vouloir vérifier la chance de l’invocateur qui le ferait combattre dans la guerre héroïque pourrait aussi être compréhensible.

Cependant, elle voulait aussi éviter de déterminer sa chance avec cette pièce.

« Aah, au fait, le résultat n’est pas pertinent, » déclara-t-il.

« Hein ? » demanda-t-elle.

« Bien sûr, ce serait génial de gagner. Mais l’objectif cette fois, c’est seulement de me soulager, n’est-ce pas ? Alors, ça ira si tu me laisses penser que je peux te suivre, » déclara Reiji.

« … Juste ça, n’est-ce pas ? » demanda Tifalycia.

« Bien sûr que oui, » répondit-il.

— Oh quoi. Elle s’était demandé quel genre de demande bizarre il allait faire.

Fondamentalement, il disait qu’il voulait tester si Tifalycia était un maître convenable pour lui.

Je suis contente…, pensa-t-elle.

Voyant Tifalycia se tapoter la poitrine avec soulagement, Reiji avait parlé avec un sourire éclatant. « Ohoh, tu me prenais pour qui ? Je ne suis qu’une personne démotivée, qui ne fait que ce que j’ai envie de faire, une personne normale, tu vois ? »

« Ah, ce n’est pas tout à fait normal, et c’est ça qui est le pire, » Tifalycia avait répliqué calmement en insistant sur ce point. « Cependant, même si je suis grossière, et j’ai un doute. En tant qu’invocateur, et en tant que maître. Avez-vous d’autres demandes bizarres ? »

« Non, non, je l’ai déjà dit, essaie d’y penser de mon point de vue. En tant que maître — la personne dont il faut écouter inconditionnellement les paroles, j’espère que la personne peut être supérieure à moi. N’est-il pas évident de le penser ? » demanda Reiji.

Cela ne pouvait être considéré que comme naturel.

« … Certainement, » déclara Tifalycia.

En voyant Tifalycia hocher la tête, il avait continué.

« Alors, contrat établi ! » Reiji frappa soudain des mains et tendit la main, ce qui avait surpris Tifalycia.

C’était une main plus mince que ce à quoi elle s’attendait. En le regardant jouer à pile ou face, Tifalycia avait parlé.

« … Ah, s’il vous plaît, attendez un moment. De quel côté est la face de cette pièce ? » demanda Tifalycia.

Si elle ne l’avait pas d’abord confirmé, il n’y aurait pas de confrontation à discuter.

« Désolé, je ne te l’ai pas dit. La tête est le côté avec ce dessin, le pile est le nombre… oh tu ne peux pas savoir que c’est le nombre hein. Quoi qu’il en soit, c’est de ce côté, » déclara Reiji.

Il pourrait y avoir une possibilité de faire une erreur en regardant simplement, alors elle l’avait prise avec sa main, avait retourné la pièce, et avait confirmé les dessins des deux côtés.

« Bien que les deux côtés ne ressemblent qu’à des dessins, mais… Je comprends la différence, » déclara Tifalycia alors qu’elle lui rendit la pièce.

Reiji parlait joyeusement. « Alors, sans plus attendre, “Est-ce que le haut de cette pièce est pile ou face ?” — devine-le. »

La pièce reposait au-dessus de sa paume.

Il avait tendu sa main comme ça et il avait demandé.

Tifalycia avait surveillé toutes ses actions et avait confirmé qu’il ne ferait rien d’autre. « … Ha ? »

« Est-ce que le haut de cette pièce est pile ou face ? »

Non, sans tenir compte du fait que c’était pile ou face…

La paume de Reiji…

Elle… était ouverte, peu importe son apparence.

« Euh.... Votre main… est encore ouverte, » déclara Tifalycia.

« Oui, c’est ouvert, » déclara Reiji.

« … Euh… Je peux la voir, vous savez ? » déclara Tifalycia.

« Tu peux bien la voir. — et alors ? » demanda Reiji.

Reiji inclina la tête comme s’il demandait s’il y avait un problème.

Cette expression calme avait vraiment énervé Tifalycia. « … Me traitez-vous comme une idiote ? »

« Idiote ? Pas vraiment, » répondit Reiji.

« Dans ce cas, posez une bonne question. Je n’accepterai pas la victoire d’un duel avec ce genre de résultat évident, » Tifalycia avait parlé sans cacher sa colère en montrant la pièce de monnaie posée sur sa paume.

« Hein ? » Reiji avait montré une réaction de gêne évidente et avait souri.

Sans bouger la paume de sa main, il parlait. « Alors “Est-ce que le bas de cette pièce est la face ou pile”. Qu’est-ce que tu penses de ça ? »

« — »

Il avait un ton peu motivé. C’était une façon de parler qui relayait clairement son attitude peu sérieuse.

Le sang de Tifalycia lui monta à la tête et elle commença à réfléchir sérieusement à la façon de répondre à Reiji pour l’impressionner.

« Je vais te donner un indice. Tu donneras certainement la mauvaise réponse, » déclara Reiji.

Il avait une voix calme et un regard perçant.

En regardant ce visage souriant, mais sans intention de sourire, Tifalycia ouvrit les yeux comme si de l’eau froide se déversait sur sa tête.

… Si elle y pensait mieux, Tifalycia avait convoqué le héros NEET Reiji.

Il était négligent et démotivé, et il n’était pas quelqu’un de bien.

Un tel individu, bien que le résultat ne soit pas pertinent, choisirait-il une confrontation aussi évidente ?

— Il n’y avait aucune chance que cela se produise.

En premier lieu, le fait de déterminer la qualité du maître avec un peu de chance à l’aide d’une pièce de monnaie n’était pas approprié.

Dans ce cas, la réponse idiote de l’« Épreuve de Force » devait avoir un piège.

« Le bas de cette pièce est-il pile ou face ? »

C’était une situation où le sommet montrait la « Face ». En d’autres termes, il s’agissait d’une situation où n’importe qui pouvait dire que l’arrière était « Pile », alors pour quelle raison avait-il posé la question sur l’arrière ?

Voyant Tifalycia réfléchir sérieusement, Reiji avait parlé. « Oups, tu sembles être en détresse tout d’un coup. Qu’est-ce qui aurait pu se passer ? »

En entendant ces paroles provocatrices, Tifalycia n’avait fait que déformer son expression sans parler.

C’était clairement pour perturber ses pensées. Une obstruction était apparue — en d’autres termes, c’était la même chose que d’admettre qu’il y avait un piège dans l’Épreuve de Force.

Comme prévu, il y avait quelque chose à propos de la pièce.

C’était très probablement le plan pour la victoire assurée de Reiji.

Et il était fort possible qu’il teste la capacité de Tifalycia à juger, à observer et à déduire dans la réalisation de ce plan.

S’il y a un tour… un plan de victoire assurée…, réfléchit…, pensa-t-elle.

Tifalycia avait même oublié de respirer.

***

Si vous avez trouvé une faute d’orthographe, informez-nous en sélectionnant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée s’il vous plaît. Il est conseillé de se connecter sur un compte avant de le faire.

Laisser un commentaire