Monster no Goshujin-sama (LN) – Tome 1

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Prologue : Incident dans une certaine grotte

Les humains sont tous des ordures.

Étalé sur le sol à l’intérieur d’une grotte, je maudissais sans cesse dans mon esprit tout en étant tourmenté par la douleur. C’était tout ce dont j’étais capable de faire. Je pouvais à peine maintenir ma conscience, car je n’arrivais pas à me reposer correctement avec mon corps dans cet état.

J’avais assez faim pour que l’acide de mon estomac me donne l’impression de provoquer un trou, et mon cerveau tremblait en raison des vertiges. Mon souffle était fiévreux et instable. Si c’était le signe d’une maladie en approche, alors ma fin devenait de plus en plus claire. Je n’avais pas d’autre choix que d’accepter la situation désespérée dans laquelle je me trouvais.

Putain ! Putain de merde ! Pourquoi dois-je mourir tout seul au milieu de nulle part !?

Quel péché ai-je commis pour mériter une telle fin ? Non, ce n’était pas la bonne façon de le dire. Je n’avais rien fait. C’était eux qui avaient fait ça. Je n’étais rien d’autre qu’une victime. C’est pourquoi j’avais continué à me maudire en silence.

J’avais pu maintenir ma conscience défaillante de cette façon. Je croyais que le moment où ma haine disparaîtrait serait le même que celui où mon existence cesserait d’être. Et pourtant, j’entendais des sons provenant de l’entrée de la grotte, comme si cela se moquait de mes misérables efforts pour survivre. C’était le bruit de quelque chose qui se traînait sur le sol, une abrasion inquiétante qui frappait durement mon esprit.

Reste en arrière ! Reste en arrière ! Reste en arrière ! Reste en arrière !

J’avais crié dans ma tête, mais le son s’était progressivement rapproché de moi. Ce n’était pas bon. Je ne pouvais pas m’enfuir. Noyé dans mon désespoir, j’avais tourné mes yeux vers le bruit. Une créature de deux mètres de large composée d’un liquide visqueux se tenait devant moi.

« … Aah. »

Un monstre. C’est ainsi que nous les appelions. Ils étaient les ennemis naturels de l’humanité. Le monstre — nous l’avions appelé un slime par commodité — n’avait pas d’yeux, mais il me regardait quand même. Avec des mouvements agiles qui trahissaient son apparence, il s’approcha de moi. Je n’avais aucun moyen de m’échapper. Je n’avais même plus la force de me lever.

« Fils de — ! »

J’avais tendu le bras vers lui, mais ses puissants fluides digestifs me mangeaient déjà la main. La douleur qui assaillait ma peau n’atteignit même pas mon cerveau épuisé. Tout ce que j’avais ressenti, c’était un engourdissement et un sentiment de perte.

Aah. Donc, c’est là que ma vie s’arrête. Pas possible… Non, pas possible… Je ne veux pas que ça se termine comme ça…

« … Que quelqu’un… me sauve… »

Et avec ces dernières paroles pitoyables, ma conscience s’était évanouie. C’était arrivé au troisième matin après que j’eus perdu tout espoir en ceux que l’on appelle les humains.

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