Masou Gakuen HxH – Tome 3

***

Prologue

« Yurishia... toi, pourquoi... es-tu encore en vie ? » Ces paroles venaient de la capitaine des Maîtres. Les yeux bleus de Scarlet Fairchild fixaient son ancienne camarade d’un regard effrayé.

La réaction anormale de Scarlet avait poussé Aine et Himekawa à arrêter leur conversation frivole et à se concentrer sur les deux autres pilotes.

Yurishia avait souri d’un regard troublé et elle s’approcha près de Scarlet. « Qu’est-ce que tu dis tout d’un coup ? D’abord, je ne me souviens pas être morte. »

Yurishia avait essayé de mettre sa main sur l’épaule de Scarlet pour montrer son bonheur de retrouver une amie. Cependant, cette main avait touché du vide. Scarlet avait déplacé son corps et avait esquivé la main. Sa queue de cheval rouge qui avait atteint sa taille tremblait largement.

La main de Yurishia semblait indiquer qu’elle était troublée. Elle soupira une lamentation et ses doigts jouaient maintenant avec ses cheveux blonds comme pour calmer son cœur.

« Hé, Scarlet. Par hasard, pensais-tu que j’étais morte ? » demanda Yurishia.

Les épaules de Scarlet s’étaient relevées alors qu’elles se tortillaient. « Bien sûr, parce que ton Heart Hybrid Gear... Cross est... »

« Hm ? » demanda Yurishia en inclinant la tête.

« En échange d’une puissance bien plus importante... elle consomme…, » répondit Scarlet.

« Je ne comprends pas de quoi tu parles. Parle d’une manière appropriée pour que je puisse comprendre ! » Yurishia ne pouvait plus être patiente et avait répliqué d’une voix rugueuse.

Comme pour s’opposer à elle, Scarlet avait crié aussi d’une voix forte. « Je te l’ai dit ! La source de l’énergie de Cross, c’est ta vie, n’est-ce pas !? »

« ... Hein ? » L’expression de Yurishia s’était raidie.

« Ton HHG se déplace en utilisant ta propre vie en tant qu’énergie, c’est pourquoi Cross est spécial, j’ai entendu ça ! C’est pourquoi il est encore plus fort que notre Heart Hybrid Gear. Parce que ça fonctionne en consommant la vie... c’est pour ça. »

Kizuna, Aine, Himekawa, et aussi Kei, tous les gens de ce lieu se tenaient debout, immobiles, stupéfaits.

La vie est utilisée comme énergie... dit-elle ? pensa Kizuna.

Kizuna avait répété les paroles de Scarlet dans son cœur à plusieurs reprises.

« C’est pourquoi... c’est pourquoi, si ton Compteur Hybride arrive à zéro, tu as aussi épuisé ta vie, et donc le porteur de Cross meurt, c’est ce que j’ai enten ―, » déclara Scarlet.

{Cessez immédiatement avec ces ragots totalement idiots que vous osez débité là.}

Une voix avait rugi à travers les haut-parleurs comme pour obstruer les mots de Scarlet. Par la suite, un violent bruit de rotor d’un hélicoptère s’approchait d’eux.

« Qu-quoi ? » s’exclama Scarlet.

Quand ils avaient levé les yeux, un hélicoptère de transport Ataraxia était en train de descendre en provenance du ciel.

La porte sur le côté de l’hélicoptère était largement ouverte. De là, la propriétaire de la voix se pencha vers l’avant et en sortit.

« Nee-chan ? » demanda Kizuna.

Reiri Hida était apparue devant eux avec un visage sinistre.

***

Chapitre 1 : La Vérité

Partie 1

« Alors, pour quelle raison m’emmenez-vous dans ce genre d’endroit ? » En plus d’une attitude exaspérée, Scarlet regardait autour d’elle avec insatisfaction.

Scarlet et les membres d’Amaterasu avaient été emmenés de force au Laboratoire Nayuta sans même en connaître la raison. En ce moment, ils se trouvaient dans une situation de confinement à l’intérieur de la spacieuse salle de recherche de Kei.

Comme il n’y avait même pas le temps de se changer, tous les membres portaient leur combinaison de pilote qui montrait distinctement les lignes de leur corps. Le costume était fait pour s’accrocher à la peau, donc il était plus proche d’être nu que de porter un sous-vêtement normal ou un maillot de bain. La forme des seins, la dépression du nombril, le gouffre de l’âne, toutes ces zones étaient nettement exposés.

Ces charmants corps de quatre femmes étaient alignés devant les yeux de Hida Kizuna.

... Comme toujours, il se préoccupait de savoir où regarder. Néanmoins, que se passait-il maintenant ?

Même pour Kizuna qui avait toujours été asservi par les exigences déraisonnables de sa grande sœur, il se sentait mal à l’aise avec les actions que Reiri avait réalisées cette fois-ci. Il semblait que les autres membres étaient également dans le même cas que lui, Aine et Himekawa avaient aussi l’air d’être emplies de doutes.

« Vous êtes Scarlet des Maîtres, n’est-ce pas ? Je suis le commandant d’Ataraxia, Reiri Hida, » déclara sa sœur.

« Le septième corps volant du megaflotteur de l’Ouest des USAs, les Maîtres. Je suis leur chef, Scarlet Fairchild, » répondit la jeune femme.

Scarlet leva les yeux vers Reiri avec une attitude hautaine. Sa taille était inférieure à celle de Reiri. Elle mesurait environ 160 cm. Son corps, enveloppé dans la combinaison de pilote, avait l’air bien entraîné, même vu de l’extérieur. Le corps mince et flexible donnait l’impression d’un ressort en acier. Sa queue de cheval rouge tremblait sur son dos. Elle avait poussé vers l’avant avec sa poitrine d’une manière hautaine, mais son volume était légèrement petit.

« Donc, Commandante d’Ataraxia. Qu’est-ce que c’est que ce traitement que nous subissons là ? Avez-vous une raison qui explique la manière dont vous agissez en ce moment ? Si ce n’est pas le cas, cela deviendra un problème internat ―, » déclara Scarlet.

« Attendez, vous ! Cette façon de parler est trop grossière envers le commandant ! » Himekawa avait réagi face à l’attitude de Scarlet, mais Reiri avait levé la main et l’avait arrêtée.

« Himekawa, ça ne me dérange pas, » déclara Reiri. « Mais à ce propos, c’est simplement la continuation de l’histoire... Je vous demande de venir ici, car il s’agit de parler de la survie de Yurishia. Je pense qu’il serait bon de vous donner une réponse. »

Les paroles de Reiri avaient fait changer la couleur des yeux de Scarlet.

« Je veux dans tous les cas apprendre la raison. Qu’est-ce qui s’est passé ? » demanda Scarlet.

« Atte-atten-attendez. Attendez, Scarlet et vous aussi, commandante, » comme si elle ne pouvait pas le tolérer, Yurishia avait levé les deux mains en essayant d’arrêter les deux femmes.

« Pourquoi la discussion est-elle devenue quelque chose avec ma mort comme prémisse ? Je ne peux pas du tout comprendre tout cela. Est-ce quelque chose d’autre ? Je suis un zombie ou quoi ? » demanda Yurishia.

Scarlet avait jeté un regard noir sur Yurishia.

« C’est tout à fait logique ! Je vous ai dit que la source d’énergie de Cross est la vie humaine elle-même, n’est-ce pas ? Yurishia devrait avoir son Compteur Hybride vide depuis très longtemps déjà ! Comment cela pourrait-il être autrement ? Es-tu en train de dire que tu te cachais tout ce temps sans te battre ? » cria Scarlet.

« Il n’y a pas aucune chance que cela soit vrai, n’est-ce pas ? » Yurishia aussi avait commencé à avoir l’air irritée face à ces accusations.

« ― Parlons d’abord de la conclusion, » tous les membres présents attendaient la suite des paroles de Reiri avec leurs respirations retenues. « L’information sur Cross utiliserait la vie humaine comme énergie n’est qu’une fausse rumeur. Il n’a aucun fondement en tant que vérité du point de vue scientifique. »

« C’est un mensonge ! Il n’y a aucune chance que ce soit vrai. Parce que j’ai entendu cette rumeur du haut de la hiérarchie. De plus, cette hâte est étrange, peu importe la façon dont vous la voyez, » déclara Scarlet.

Alors que Scarlet s’était mise à rugir sur Reiri.

De son côté, Reiri lui avait répondu avec froideur. « Pensez-vous que nous serions heureux si quelqu’un répand des rumeurs suspectes sans fondement ? Qu’est-ce que vous complotez contre nous, en semant une terreur inutile et le doute chez les étudiants et les civils ? »

Il y avait une pression qui submergeait toutes les autres personnes prises pour cibles du regard aiguisé que Reiri émettait. Et puis, ces paroles étaient anormalement dures et brutalement menaçantes.

Scarlet avait inconsciemment faibli face à cette intensité.

« J-Je ne complote rien du tout ! » répondit Scarlet.

« Ce que vous faites est identique à ce que font les terroristes, » déclara Reiri. « Vous répandez intentionnellement des rumeurs qui égarent le cœur des gens et causent une mauvaise influence sur l’ordre public du megaflotteur. Si vous essayez de parler de cette question une fois de plus, nous n’aurons pas d’autre choix que de protester officiellement contre le gouvernement américain avec toutes les conséquences qui s’en suivront. »

« Hein ? Attendez, arrêtez ça ! Je n’essaie pas vraiment de répandre des rumeurs, » déclara Scarlet.

Reiri avait croisé les bras et était restée silencieuse, comme si elle affirmait que la discussion était déjà terminée et qu’il n’y avait plus rien à dire.

« Parce que, même les journaux de l’Ouest des Etats-Unis ont écrit que Yurishia était morte sur le megaflotteur du Japon. Ils en ont parlé..., » expliqua Scarlet.

Reiri ne faisait que regarder Scarlet, la pressant de prendre une décision.

« De toute façon, ce ne sont que des rumeurs totalement fausses ! Même moi, j’en ai entendu parler depuis certaines sources ! D’ailleurs, Yurishia est clairement en vie sous nos yeux, alors même un idiot saura que c’est une erreur ! » déclara Reiri.

Scarlet avait fait claquer sa langue. « C’est bon... alors c’était juste une rumeur. AAah, comme c’est stupide. Franchement... »

Et puis, elle avait parlé comme si elle crachait. « ― C’est décevant. »

Kizuna doutait de ses oreilles.

D-Décevant ? C’était des camarades dans le passé... n’est-ce pas ? N’est-elle pas heureuse que Yurishia soit en vie ? Se demanda Kizuna.

Cependant, les yeux de Scarlet qui regardaient Yurishia n’avaient pas l’air heureux quant à leur réunion. Ses yeux avaient l’air de fixer le tueur de ses parents.

« Tu n’as pas oublié ce que tu nous as fait avant, n’est-ce pas ? Je ne reconnaîtrai pas Yurishia Farandole. Tu m’écoutes ? Fausse héroïne, » déclara Scarlet.

Yurishia avait plissé ses sourcils. Ses yeux fixant Scarlet étaient légèrement teintés de tristesse.

« Je ne pense pas que ce soit possible, mais penses-tu que même maintenant tu es l’As de l’Amérique ? » demanda Scarlet. « Tu as été considérée comme une personne morte chez nous, donc c’est comme si tu n’étais rien. Il n’y a pas du tout de problème. Même sans toi chez les Maîtres, ou peut-être devrais-je dire, il n’y a pas de place pour que tu reviennes après tout ce temps. »

« ... Est-ce que c’est le cas ? Je comprends cela, » Yurishia hocha la tête sans être affectée.

« — Quoi — !? » s’écria Scarlet.

En regardant ce comportement, Scarlet avait serré ses dents avec une expression de colère.

« Qu’est-ce qui t’arrive !? N’es-tu pas en colère après que j’ai tant parlé ? N’as-tu pas de fierté ou d’honneur ? »

Yurishia avait accepté le vitriol de Scarlet comme une brise légère.

« Pas vraiment. Tu peux dire ce que tu veux, » répliqua Yurishia.

« Kuh... Yurishia, je vais demander encore une chose. Pourquoi as-tu fait quelque chose comme ça ? » demanda Scarlet.

Face à Scarlet qui ne pouvait évidemment pas réprimer sa colère, Yurishia avait répondu avec un calme froid. « ... Quelque chose comme ça ? »

Les yeux de Scarlet tremblèrent alors qu’elle regardait vers le haut. Elle marcha avec vivacité vers l’avant jusqu’à se placer face à Yurishia, et elle fixa son visage.

« Ne fais pas l’imbécile ! À cause de ta faute, je —, » commença Scarlet.

Yurishia soupira avec dédain.

« Scarlet, est-ce bon si je te parle franchement, je me le demande ? » demanda Yurishia.

« Bien sûr, je te demande de parler depuis tout à l’heure déjà ! Réponds vite ! » cria Scarlet.

« Je ne comprends pas du tout ce qui t’a irritée, » répliqua Yurishia.

La main droite de Scarlet avait tracé un cercle et avait frappé la joue de Yurishia — .

Mais cette main s’était arrêtée juste avant de l’atteindre.

« Kuh... ! »

La main de Yurishia l’avait prise et avait arrêté le poignet droit de Scarlet.

Scarlet avait fusillé du regard Yurishia avec des yeux remplis de haine. L’expression de Yurishia était calme, mais ses yeux ne riaient pas du tout. Entre elles, une atmosphère qui pouvait exploser au toucher se répandait.

Scarlet avait secoué sa main avec force et avait tourné le dos à Yurishia de manière provocante. Elle était sortie de la pièce avec de bruyants bruits de pas.

Qu’est-ce que c’était que tout à l’heure ?

« Hé, Yurishia. Tout à l’heure, qu’est-ce que..., » commença Kizuna.

« Je suis désolée. Je rentre dès maintenant chez moi, » Yurishia avait interrompu les paroles de Kizuna avant qu’elle aussi se dirige vers la sortie.

Je ne comprends vraiment pas, pensa Kizuna.

Mais une chose était certaine, il s’était passé quelque chose entre les deux filles dans le passé, bien qu’il ne sache pas ce que ça pouvait être.

Ignorant l’atmosphère gênante de l’endroit, Reiri fit entendre une voix glaciale. « La discussion est terminée. Vous aussi, retournez au dortoir et reposez-vous. »

Au milieu de cette humeur sombre, Aine et Himekawa étaient également sorties de la pièce. Kizuna aussi allait les suivre, mais la voix de Reiri l’avait interrompu.

« Kizuna, toi, tu restes ici, » ordonna Reiri.

Hein ? Juste moi... attends, pour quelle raison ? pensa Kizuna.

Même s’il était rempli de doute, Kizuna était retourné au milieu de la salle de recherche. Il pouvait entendre le bruit de la porte se refermer derrière lui. En même temps que cela se produisit, Reiri s’était enfoncée profondément sur la chaise et avait regardé le plafond.

Bien qu’on lui avait ordonné intentionnellement de rester, Reiri et Kei n’avaient pas vraiment commencé à parler.

« ... Euh, Nee-chan. Ce truc avec Yurishia et Scarlet tout à l’heure... que se passe-t-il entre elles ? Sais-tu quelque chose ? » demanda Kizuna.

Cependant, c’était comme si Reiri et Kei n’avaient pas du tout entendu la demande de Kizuna. Reiri poussa un soupir et fixa Kizuna du regard.

« Nee-chan, qu’est-ce qui ne va pas ? » demanda Kizuna qui se sentait de plus en plus mal à l’aise.

Il n’y avait aucune trace de la pression qui avait écrasé Scarlet avant cela, et elle faisait un visage vraiment fatigué.

« C’est peut-être une bonne occasion à saisir. Kizuna, il y a quelque chose que je dois te dire, » déclara Reiri.

« Que se passe-t-il pour que tu me parles de cette manière ? » demanda Kizuna.

« Il s’agit de l’histoire concernant la mort de Yurishia si le Compteur Hybride s’épuisait, » répondit Reiri.

« Aah, la rumeur sans fondement de tout à l’heure ? » demanda Kizuna.

La fenêtre aérienne de Kei était apparue devant Kizuna.

{Je suis vraiment étonné de la gestion si négligente des informations dans l’Ouest des États-Unis. Nous allons exprimer formellement notre protestation à ce sujet.}

« Ouais, il y a une limite même pour une erreur, » déclara Kizuna.

« Certes, c’était une erreur, » Reiri l’avait informé avec un ton extrêmement lourd.

« Les HHG qui utilisent la vie comme énergie ne se limitent pas seulement à Cross, » continua-t-elle.

***

Partie 2

Hein !? Se demanda Kizuna.

« Zeros, Neros. En gros, tous les Heart Hybrid Gears avec “ros” à la fin de leur nom fonctionnent tous sur le même principe, » expliqua Reiri.

Quoi !? De quoi parle-t-elle ? Les Ros ? Est-ce bien ce qu’elle a dit ? Se demanda Kizuna.

« Kizuna. Ton Eros est également inclus à la liste, » expliqua sa sœur.

Attends, attends un peu, pensa Kizuna.

« Euh... Nee-chan. Je ne comprends pas vraiment ce que tu veux dire par là. Quand tu parles d’utiliser la vie comme source d’énergie, qu’est-ce que ça veut dire exactement ? » demanda Kizuna, choqué par l’information.

« Cela signifie que lorsque le Compteur Hybride tombe zéro, le pilote meurt, » la voix de Reiri résonnait étrangement à l’intérieur du laboratoire.

L’écho de la voix avait lentement disparu de la pièce.

Et après ça, il ne restait plus que le silence.

La mort ?

Si le Compteur Hybride tombe à zéros, c’est la mort ?

Moi,

Mais aussi

Aine,

Himekawa,

Yurishia et aussi ?

« ― Euh, » balbutia Kizuna.

Qui pourrait croire une telle chose ! Se demanda Kizuna.

« Quelle idiote... ! La blague est terminée, Nee-chan. Hé ! Shikina-san aussi, ne vous joignez pas à ce genre de mauvaise blague s’il vous plaît, » demanda Kizuna.

Tout à l’heure, n’ont-elles pas dit que ce n’était qu’une rumeur sans fondement ? Se demanda Kizuna.

{Kizuna, je veux que vous écoutiez calmement. La série Ros est une série spéciale d’Heart Hybrid Gears.}

Spécial ? Se demanda-t-il.

{Leurs performances de base sont extrêmement élevées, et elles sont également chargées d’une arme d’une puissance destructrice transcendant le bon sens, à savoir l’Armement Corrompu. À cause de ça — }

« L’énergie consommée est massive. Au point de réduire directement la vie de l’utilisateur, » acheva Reiri.

― La vie.

{Par exemple, avec les Heart Hybrid Gears qu’utilisent les Maîtres, même si leur Compteur Hybride tombe à zéro, elles ne mourront pas. Au pire, elles s’évanouiront et seront envoyées à l’hôpital pour cause de surmenage. Mais, la série Ros que vous utilisez tous dans Amaterasu n’absorbe pas seulement votre endurance. La puissance mentale, la volonté, toutes sortes d’énergie que les humains possédaient sont prises et consommées. Et puis à la fin — }

« Vous mourrez, » continua Reiri.

C’est... c’est donc ça, pensa Kizuna.

« Yurishia a été envoyée au Japon parce qu’Ataraxia est la première ligne de recherche sur les Heart Hybrid Gears. L’armée américaine a également remarqué l’épuisement de Yurishia. Afin d’étudier la méthode de récupération du Compteur Hybride décroissant tout le temps, Yurishia a été envoyée au Japon, » expliqua Reiri.

Il semblait être tombé dans une l’hallucination alors que le monde était en train de déformer cette information choquante.

« Mensonges ! Peu importe comment tu le dis, il n’y a pas moyen qu’une telle arme stupide puisse —, » commença Kizuna.

« Mais c’est la vérité, » la réplique calme de Reiri avait fait monter son sang jusqu’à sa tête.

« Si c’est vrai, pourquoi Nee-chan, tu nous fais combattre ? » demanda Kizuna.

Kizuna avait été empli par des émotions bouillantes en lui, et il s’était avancé jusqu’en face de Reiri en avançant comme s’il donnait des coups de pied au sol. Une fenêtre aérienne de Kei était apparue au bout de son nez comme si elle lui bloquait le passage.

{Attendez !}

{Calmez-vous !}

Ignorant ces textes, Kizuna avait franchi ces fenêtres l’une après l’autre. Et puis, il avait regardé le visage de sa sœur à la distance où ils pouvaient sentir le souffle de l’autre.

« L’acte de combattre l’ennemi raccourcit notre vie, n’est-ce pas ? En luttant pour protéger la vie, pour protéger toutes ces personnes, elles courent à toute vitesse vers leur propre mort en même temps, n’est-ce pas ? » demanda Kizuna.

« Exactement, » répondit Reiri.

« Que nous utilisions l’Heart Hybrid Gear pour voler, combattre, faire quoi que ce soit, cela veut donc dire que nous consommons notre propre vie pour le faire ! C’est donc juste un acte suicidaire ! Sans rien savoir à ce sujet, en pensant que tout cela est pour sauver le monde, nous sommes —, » continua Kizuna.

Reiri accepta le regard de Kizuna droit devant lui.

« C’est exact. Pour que l’humanité survive, elles sont pour ainsi dire... des sacrifices, » déclara Reiri.

Choc et fureur, diverses émotions tourbillonnaient dans la tête de Kizuna, le poussant dans le mauvais sens. Poussé par cette chaleur, il avait lâché les mots qui surgissaient depuis son cœur.

« Celle qui les sacrifie, c’est toi, Nee-chan, n’est-ce pas ? Tu leur ordonnais de se battre ! Ça veut dire que ma Nee-chan qui leur ordonne de mourir ! » cria Kizuna.

Chaque fois qu’elle était frappée par ces mots perçants, l’expression de Reiri se transformait en une expression emplie de tristesse.

« C’est exact... J’en sais quelque chose et je leur ai quand même toutes fait partir au combat, » déclara Reiri. « On ne peut rien y faire, quoi que tu dises de moi. Ce que je faisais, c’était la même chose que d’essayer de toutes les tuer. »

L’attitude résolue habituelle de Reiri avait faibli. Son regard semblait perdu et elle baissa les yeux.

« C’est trop inhumain ! Ce n’est pas quelque chose de bien à faire en tant qu’humain ! » cria Kizuna.

« C’est exact ! Même sans que tu me le dises, je le savais déjà ! » déclara Reiri.

Les émotions de Reiri avaient explosé comme si on les lui avait arrachées.

Elle leva le visage une fois de plus et fixa le visage de Kizuna. Dans ses yeux, la tristesse et la douleur remplissaient tout, au point qu’il se demandait si elle pleurerait en ce moment.

Le cœur de Kizuna avait été légèrement secoué.

« Alors, pourquoi — pourquoi fais-tu cela dans ce cas !? » demanda Kizuna.

« Que pourrais-je faire d’autre !? » demanda Reiri. « La seule chose qui peut s’opposer aux Armes magiques de l’Autre Univers est l’Heart Hybrid Gear. En utilisant cela, beaucoup de vies peuvent être sauvées ! Malgré cela, le Heart Hybrid Gear est une arme qui utilise la vie comme énergie, c’est trop inhumain et le pilote est tout simplement sacrifié injustement, alors pour éviter ça, nous allons arrêter de l’utiliser. C’est pourquoi, vous tous du Japon, vous allez tous mourir..., est-ce que je vais l’expliquer comme ça à tout le monde !? »

C’était un ton triste, alors même qu’elle devenait provocante, et pourtant c’était comme si elle demandait de l’aide.

Il était impensable qu’un tel ton vienne de sa sœur qui avait toujours été calme quoiqu’il arrive avec sa forte volonté.

C’était inattendu.

L’expression de colère de Kizuna avait vacillé en regardant l’apparence de sa sœur.

Ce qui l’avait rendu si intense n’était pas à cause de son apparence et de son comportement qu’il ne pouvait habituellement pas imaginer. Il s’était retrouvé accablé par la compréhension du poids des responsabilités de Reiri qui continuait à les combattre seule dans son cœur, faisant face à la forte pression exercée par les vies du peuple japonais qui lui étaient confiées. Cela lui causait de l’inquiétude et de l’angoisse qu’elle portait cachée dans son cœur.

« — D’accord, mais c’est une erreur de forcer quelqu’un à être un sacrifice ! » déclara Kizuna.

Kei, qui ne pouvait pas supporter de regarder sans rien faire, avait placé une fenêtre entre Kizuna et Reiri.

{Arrêtez ça tout de suite. Reiri fait tout ce qu’elle peut pour essayer de vous aider tous. C’est exactement pour ça qu’elle ne peut pas choisir la méthode pour le faire.}

« Ne choisit pas..., la méthode ? » demanda Kizuna.

— Ne me dis rien, pensa Kizuna.

« Est-ce que c’est... Hybridation des Coeurs ? » demanda Kizuna.

Reiri laissa tomber son regard et répondit d’une voix tremblante. « ... En analysant de vraies batailles, nous avons remarqué que le Compteur Hybride d’Aine et des autres ne se rétablissait pas. Et puis un jour, nous avons découvert les données du développement initial de la série Ros. Nous avons été choqués lorsque nous avons vu ces données. »

Reiri avait mordu l’intérieur de sa bouche.

« La raison en est que la série Ros possède un système qui s’active en utilisant la vie du porteur comme énergie. Il est logique que la récupération naturelle du Compteur Hybride soit lente. Après tout, le porteur donne sa vie petit à petit à sa tenue. Et quand cette énergie est épuisée... il meurt, » déclara Reiri.

Reiri avait alors frappé son poing contre le mur.

« Tout cela ! Tout ça, c’est la faute de Kaa-san ! Cette personne a développé ce genre de système diabolique, puis elle ne l’a dit à personne et l’a gardé secret ! » cria Reiri.

Kaa-san.

Le Professeur Hida Nayuta.

Celle qui lui avait inséré le noyau de l’Heart Hybrid Gear, le visage de sa mère avait flashé dans sa tête.

— Kizuna. Tu es un bon enfant, n’est-ce pas, fais de ton mieux lors de l’expérience d’activation du noyau, d’accord ?

— Ainsi, l’expérience de matérialisation de la tenue se déroule bien.

Il se rappelait que sa mère souriait toujours avec gentillesse.

« Ka, Kaa-san, elle... connaît donc tout de cette affaire..., » murmura Kizuna.

« Évidemment ! Qui a développé ce truc, d’après toi ? Cette personne était au courant de tout ce qui concerne l’Heart Hybrid Gear, » c’était un changement complet par rapport à son état d’épuisement de tout à l’heure, car Reiri avait rugi de colère.

« J’étais, quand j’étais au laboratoire, la diminution du Compteur Hybride, et la récupération de celui-ci n’était pas du tout un problème... C’est pourquoi, peut-être que Kaa-san..., » tenta Kizuna.

{Il y a une différence comme la terre et le ciel dans la consommation d’énergie entre l’expérimentation et une vraie bataille. Lorsque nous avons réalisé ce fait, le professeur Nayuta avait déjà disparu. Cependant, il est impensable que le professeur Nayuta, qui est le développeur, soit incapable de prédire cela.}

« Ku... »

Quand Kizuna était arrivé à Ataraxia, le professeur Nayuta avait déjà disparu.

{Après cela, un courrier mystérieux est arrivé. Des informations sur la capacité spéciale d’Eros et l’Hybridation des Coeurs avec d’autres Noyaux y avaient été écrites. Ce courrier était très probablement quelque chose écrit par le professeur Nayuta qui a disparu. Et puis nous avons convoqué le possesseur d’Eros qui est Hida Kizuna ici en toute hâte.}

« Si nous savions que l’Heart Hybrid Gear avait besoin de ce genre de compensation... non, » Reiri avait fait un sourire auto-dépréciateur alors qu’elle disait ça. « C’est trop hypocrite. Après tout, j’ai quand même donné l’ordre en connaissant cette information. »

« Nee-chan..., » murmura Kizuna.

« Je ne peux pas même protester si je suis tuée par vous tous. Si cette bataille se termine et que l’humanité survit, vous pouvez me faire tout ce que vous voulez. Mais, Kizuna. À cause de ma faute, de la faute de notre mère, des filles innocentes sont devenues des sacrifices et se sont battues, sacrifiant leur vie en même temps, ce fait ne pourra jamais être pardonné. L’inconduite d’un parent de sang doit être rachetée par un parent de sang, » déclara Reiri.

Les paroles de sa sœur résonnaient à l’intérieur de Kizuna.

Certes, jusqu’à présent, elle s’était déjà persuadée ainsi à maintes reprises. Ça résonnait comme ça.

« Je ne laisserai même pas un seul sacrifice survenir dans les membres d’Amaterasu. Même si je veux pouvoir faire cela, alors j’utiliserai n’importe quelle méthode. Même si par exemple —, » la main de Reiri avait caressé la joue de Kizuna. « Je dois sacrifier mon frère lié par le sang pour ça. »

— Est-ce que c’est le cas ? Alors, c’est ainsi, pensa Kizuna.

Il pouvait enfin comprendre la raison pour laquelle cette sœur intellectuelle et rationnelle insistait sur une méthode aussi folle que l’Hybridation des Cœurs. Il comprenait aussi la raison pourquoi, après tout ce temps, il avait été soudainement rappelé à Ataraxia. C’est pourquoi il avait été forcé de faire des Hybridations des Coeurs d’une manière qui semblaient être anormalement impatientes.

Tout était pour sauver la vie de tout le monde dans l’Amaterasu.

Kizuna se tourna vers Kei comme s’il avait remarqué quelque chose.

« Shikina-san, le Noyau peut-il être retiré du corps de tout le monde ? » demanda Kizuna.

{Impossible. Une fois installé, il est impossible de l’enlever. La seule chance de retirer le noyau, c’est au moment où le porteur rencontre la mort.}

En fin de compte, cela n’avait pu être résolu jusqu’à leur mort.

{Cependant,}

Kei continuait à taper sur le clavier.

{Du côté du professeur Nayuta, peut-être qu’elle connaît une méthode.}

« Du côté de Kaa-san... »

Certes, c’était une possibilité.

{Les informations concernant Heart Hybrid Gear ne sont pas toutes divulguées. Même maintenant, il y a des informations qui n’existent que dans la tête du professeur Nayuta.}

« Vous dites que dans sa tête, il y a peut-être un moyen de nous sauver ? » demanda Kizuna.

{Au minimum, nous comprendrons la raison pour laquelle le professeur a créé ce genre de système. En outre, il y a beaucoup d’énigmes dans les actions du professeur. Après sa disparition, pourquoi a-t-elle divulgué le système d’Eros ? L’expéditeur mystérieux à Guam aussi, c’était peut-être l’œuvre du professeur Nayuta.}

Ah ! Maintenant qu’elle a mentionné cela..., il n’était pas encore clair pour quelle raison l’information du système de sceau d’entrée a été envoyée de Guam, pensa Kizuna.

{Si nous pouvons rencontrer directement le professeur Nayuta, nous pouvons poser des questions à ce sujet. Peut-être que nous pouvons aussi comprendre la raison de ses actions.}

« Je ne veux pas entendre parler de ses raisons ou de quoi que ce soit du genre, » Reiri avait crié de rage. « Franchement, qui peut comprendre quelque chose comme la pensée de cette personne ? Non, je ne veux même pas faire ça. »

Le ressentiment et la colère de Reiri envers sa mère n’étaient pas quelque chose de normal.

« Kizuna. Dès maintenant, il n’y aura plus rien que je te cacherais. Je n’ai pas fait part de ces informations aux autres... alors que feras-tu ? » demanda Reiri.

« Hein ? »

En d’autres termes, elle l’interrogeait sur le fait de révéler aux autres le fait que plus Aine, Himekawa et Yurishia se battaient et plus elles raccourcissaient leur vie.

« C’est..., » commença Kizuna.

Une sueur froide coulait de Kizuna en raison de la difficulté de décider alors que ce choix lui avait été donné.

Bien qu’il avait blâmé Reiri avant cela, maintenant qu’on lui avait demandé de se tenir dans cette position, le poids de ce choix avait complètement arrêté son cerveau.

« N... »

Il ne pouvait pas le dire.

Cependant, s’il ne disait rien, les filles seraient simplement obligées de se battre, sans même se rendre compte qu’elles payaient elles-mêmes ce sacrifice. C’était une histoire trop misérable.

Mais, même si cette vérité leur était communiquée, le fait que Heart Hybrid Gear consommait leur vie n’aurait nullement changé. Même si elles le savaient, elles continueraient à se battre de la même façon qu’aujourd’hui, non ?

Même le moindre doute ou hésitation pourrait devenir fatal dans la lutte contre l’Autre Univers.

Et ce n’était pas tout.

Et si, écrasées par la terreur et le doute, elles devenaient incapables de se battre ?

La situation du monde était-elle si bonne qu’on les laisserait s’arrêter tranquillement ?

En raison de l’argument qu’elles étaient devenues incapables de se battre, dans cette situation, d’autres personnes pourraient-elles pardonner à un possesseur d’un Heart Hybrid Gear qui ne s’était pas battu de toutes ses forces ?

Le Noyau de Heart Hybrid Gear ne pouvait pas être retiré à moins que le porteur ne soit mort.

Et s’il y avait quelqu’un qui pensait retirer le Noyau, en se débarrassant du pilote inutilisable...

« Il ne faut surtout pas le leur dire, » déclara Kizuna.

« Kizuna ? » demanda Reiri.

« Il serait certainement lâche de ne pas leur apprendre ce fait. Mais —, » continua Kizuna.

Kizuna serra le poing et parla résolument. « Tout irait bien si je gardais constamment le Compteur Hybride de tout le monde à un niveau sûr. Si je fais cela, le fait que leur vie est utilisée comme énergie serait identique à la situation où cela n’existait pas. »

« Kizuna..., » murmura Reiri.

« À partir de maintenant je n’aurais plus le droit au doute en ce qui concerne l’Hybridation des Coeurs, je n’hésiterai même plus. Je ferai tout ce que je dois pour ça. Qui se soucie de ce que les autres vont penser de moi ou de ce qu’ils diront dans mon dos ? Même si tout le monde me déteste et me trouve dégoûtant, quel important ? »

Il y avait une résolution inébranlable dans les yeux de Kizuna.

« C’est pourquoi, Nee-chan, tu n’as pas besoin de t’inquiéter de ta — wapuuu... !? » commença Kizuna.

Reiri avait pris dans ses bras la tête de Kizuna et elle enterra cette tête dans sa propre poitrine.

« Ne dis rien d’autre. Nous ferons quelque chose au sujet de l’inconduite de notre mère d’une façon ou d’une autre avec nos propres mains. Nous sauverons aussi l’avenir de l’humanité tant que nous y sommes, » déclara Reiri.

Le destin de l’humanité vient donc en second lieu... comme toujours, l’échelle est trop grande, pensa Kizuna.

Kizuna avait souri alors que son visage était encore enterré dans les gros seins de sa sœur.

« Même ainsi, comme prévu, il est nécessaire de chercher Kaa-san, n’est-ce pas ? Comme Shikina-san l’a dit, elle a peut-être une méthode pour résoudre ce problème, » déclara Kizuna.

{Nous aussi, nous continuons à enquêter sur l’endroit où se trouve le professeur Nayuta. Nous demandons également la coopération afin d’obtenir les informations que possèdent les États-Unis de l’Ouest, mais nous sommes toujours incapables de saisir son existence.}

« Il n’y a aucune garantie non plus qu’elle écoutera avec obéissance ce que nous disons quand nous la trouverons, » déclara Reiri.

« Moi aussi... je chercherai des indices à ma façon. Eh bien, même le spécialiste qui la cherche ne trouve rien, donc je pense que c’est inutile, mais..., » déclara Kizuna.

En mettant ça de côté, jusqu’à quand aurai-je besoin d’enfouir ma tête dans les seins de Nee-chan comme ça ? Se demanda Kizuna.

Pour une raison inconnue, sa tête avait aussi été caressée, mais... eh bien, ça faisait du bien, alors peut-être que c’était bien de laisser cela durer un peu plus longtemps... d’une certaine façon, ça lui avait rappelé son enfance.

{Mis à part ça, combien de temps allez-vous continuer la scène d’amour entre frère et sœur ?}

« Hein ? Non, c’est juste ! » Kizuna s’était séparé de la poitrine de Reiri en panique.

{Pour une raison inconnue, je me sens vraiment exclue.}

« C-C’est pas ça, Shikina-san ! S’il vous plaît, ne vous moquez pas de moi, » s’écria Kizuna.

Quoi qu’il en soit, en ce qui concerne Aine, Himekawa, Yurishia, il maintiendrait constamment leur Compteur Hybride dans la zone de sécurité. Pour cela, il était prêt à utiliser n’importe quelle méthode.

Alors même que jusqu’à présent, il avait l’intention d’étudier les filles dans les limites de sa mission de faire l’Hybridation des Coeurs... il venait de voir que c’était encore bien trop naïf de penser ainsi.

Afin de protéger la vie de tous, il devait réaliser l’Hybridation des Coeurs plus efficacement avec un taux de reconstitution d’énergie encore plus élevé. Et puis, pour cela, il devait peaufiner sa technique pour faire plaisir à une fille.

Pour y parvenir, cela ne le dérangerait pas, même s’il était finalement détesté ou méprisé par ces filles.

Quand tout serait terminé, il acceptait n’importe quel type de traitement venant d’elles.

Et encore une chose.

— À propos de Kaa-san..., quand je rencontrerai Hida Nayuta, pensa Kizuna.

Il ne savait pas où elle était sur terre, mais il la trouverait sans faute, et ensuite il demanderait les secrets de l’Heart Hybrid Gear.

Kizuna l’avait juré dans son cœur avec une forte conviction.

***

Chapitre 2 : Héros d’un Autre Univers

Partie 1

« Non, la courbure pour les différentes parties de la figurine est encore trop indulgente. De plus, la ligne ici est douce, et non pas enflée comme ça, » murmura Kizuna.

Kizuna fixait en ce moment une image tridimensionnelle flottante dans les airs alors qu’il croisait les bras.

Ce qui était affiché là était une forme lisse avec des courbures, tournant lentement sur l’appareil de fabrication de modélisation physique, aussi appelé par beaucoup, le tour de potier. Il s’agissait d’un modèle créé à partir des données d’un scanneur 3D. Ce n’était pas les informations les plus récentes à disposition, de sorte que le travail de mise à jour devait être fait en s’appuyant sur la vue et le toucher.

Les données obtenues au combat avaient été utilisées afin de concevoir le modèle de base. Il s’agissait d’un travail tout à fait sérieux, mais la récupération de ces données était liée à la protection de la vie de chacun. Mais même un peu plus de données et de détails pourraient être vitaux selon lui.

« Quoi !? Qu’est-ce que c’est que cet objet honteux ! »

Quand il s’était retourné vers cette voix, Himekawa Hayuru avec un visage rouge vif entrait dans la salle de l’atelier de données. Derrière elle, il y avait beaucoup d’élèves chuchotant à l’entrée de la salle.

« Vous tous, fermez la porte et retournez en classe ! » cria Himekawa.

« Hé ! O-Oui ! » répliquèrent les autres étudiants.

Alors qu’ils subissaient le regard noir d’Himekawa, les élèves étaient partis comme des bébés-araignées qui s’éparpillaient. Et puis, elle avait dirigé un regard sévère sur Kizuna.

« Bon sang, qu’est-ce que vous faites !? P-Pourquoi faites-vous quelque chose comme ça !? » s’écria Himekawa.

Alors qu’elle disait ça, elle montrait du doigt l’objet solide en rotation sur le tour du potier avec des mains tremblantes

« Ce n’est pas n’importe quoi, » répondit Kizuna. « Il s’agit d’un modèle à un dixième qui reproduit le sens du toucher. En réalisant ce modèle en utilisant directement les données de combat que j’ai pu obtenir jusqu’à présent, cela peut être utilisé pour la mission à partir de maintenant — . »

« Quelles données des combats !? Il s’agit juste d’une figurine érotique et de rien d’autre ! » cria Himekawa.

Ce qui tournait devant les deux étudiants était une figurine féminine entièrement nue.

Le détail du visage n’avait pas été conçu, mais la forme du corps avait été fidèlement reproduite. On pouvait comprendre, en le voyant, que la forme de tout le corps et même le cadre musculaire et osseux avaient été créés très fidèlement. Même la texture de la peau et la couleur des mamelons semblaient réelles.

En d’autres termes, peu importe où quelqu’un regardait de haut en bas, à gauche et à droite, cette chose ne pouvait être vue que comme une figurine érotique.

« En plus... j’ai l’impression d’avoir déjà vu ça avant, » Himekawa avait déclaré ses impressions en faisant grimacer son visage.

« Ah, c’est normal. Après tout, il s’agit de votre corps, Himekawa, » déclara Kizuna.

« Je vois. Il s’agit donc... Aaaaaahhhhh — !? » s’écria-t-elle.

« J’ai créé ce modèle basé sur vos signes vitaux combiné avec ma mémoire. Après ça, j’ai transformé les détails obtenus lors de l’Hybridation des Coeurs et l’Hybridation Culminante que j’ai obtenue jusqu’à présent en données et je les ai insérés dans ce modèle. Il s’agissait de mon plan. Voilà ce que cela donne après avoir réalisé tout cela. Et en utilisant tout ça combiné avec une base de données appropriée pour ça, je peux l’utiliser pour la mission à partir de maintenant, » déclara Kizuna sur un ton très sérieux.

Alors qu’il disait ça, Kizuna tendit la main vers le modèle solide de Himekawa et toucha sa poitrine.

« ! ahN- » Himekawa avait inconsciemment laissé sortir la voix hors de sa bouche quand elle avait vu cela.

« Hm ? Himekawa, qu’est-ce qui ne va pas ? » demanda Kizuna qui s’était tourné vers elle.

« Eh bien..., rien du tout ! » déclara Himekawa d’une voix forte alors qu’elle esquivait la question.

Comme le modèle solide semblait trop réel, elle avait l’impression que c’était sa propre poitrine qui était touchée et elle avait par réflexe laissé échapper une voix étrange.

Après quoi, la honte s’était transformée en colère. Elle avait fusillé du regard Kizuna afin de protester.

Cependant, elle remarqua alors que Kizuna caressait le modèle solide avec une expression extrêmement sérieuse.

 

 

« Cela semble bien quand vous donnez comme excuse que vous faites cela pour les missions futures, mais... mais en vous regardant de profil, vous avez vraiment l’air d’un simple pervers, » déclara-t-elle.

Mais même en pensant cela, Himekawa regardait ce visage sérieux. Avant qu’elle ne s’en rende compte, son cœur s’était mis à battre avec force.

Il a l’air vraiment passionné par ce qu’il fait... e-est-ce parce que c’est mon corps ? Se demanda-t-elle.

Au moment où elle avait pensé cela, son cœur s’était mis à battre avec tant de force qu’il était devenu douloureux.

Ahh !? Idiote, à quoi est-ce que je pense ! pensa-t-elle.

« Kizuna-kun, je comprends votre raison, mais en premier lieu, une telle chose est-elle vraiment nécessaire ? En outre, vous le faites devant les autres étudiants, alors... euh si... que, » balbutia-t-elle.

Kizuna se concentrait tellement sur ce qu’il faisait qu’il semblerait que les paroles d’Himekawa n’entraient pas dans ses oreilles. Il avait continué à caresser avec entrain le modèle qui reproduirait le corps d’Himekawa.

Qu-Qu-Qu’est-ce qu’il a de si passionnément caresser ce genre de figurine !? Alors même que la vraie personne est juste ici, pourquoi caresse-t-il ce modèle à la place ? Je ne sais pas ce qu’il vérifie là, mais n’est-ce pas mieux de le vérifier directement en touchant ma poi —, pensa-t-elle.

« — Attends ! À quoi est-ce que je pense !? » cria-t-elle.

« Wôw ! Qu’est-ce qui se passe si soudainement !? » s’écria Kizuna, qui avait été surpris par la jeune femme à côté de lui.

Aah, bon sang ! Je ne sais plus ce qui se passe ! pensa-t-elle.

Le visage d’Himekawa était si rouge qu’il semblerait que de la vapeur sortait en raison de la chaleur.

« ... HAA, j’ai vraiment mal à la tête, » déclara Himekawa sans vraiment s’en rendre compte.

« Mal !? Oh, Himekawa, êtes-vous malade !? » s’écria Kizuna.

Kizuna avait soudainement abandonné le modèle et il s’était précipité aux côtés d’Himekawa.

« Hein ? Euh. Eh bien ! Quand j’ai dit que j’avais mal, il s’agissait juste d’une métaphore..., » déclara Himekawa.

Kizuna avait saisi les épaules d’Himekawa et il avait commencé à inspecter le visage d’Himekawa alors que lui-même semblait inquiet. D’après son expression, elle pouvait voir qu’il était sérieusement anxieux au sujet de son corps. Himekawa sentait que l’intérieur de son estomac se serrait en constatant ça.

« C’est... ce n’est pas ça. Vous vous inquiétez trop. Mon corps n’a aucun problème, » déclara Himekawa.

« Himekawa, nous devons faire une Hybridation des Coeurs ! » déclara Kizuna.

« Ahh !? Quoi !? Pourquoi parlez-vous si soudainement de cela !? » s’écria Himekawa.

« Je pense que la cause de votre état pourrait peut-être parce que votre Compteur Hybride a été trop utilisé. Après tout, vous avez tellement utilisé l’Armement Corrompu lors de la bataille de Guam et vous avez beaucoup contribué à cette bataille. Depuis ce moment, je me suis dit que nous pourrions avoir besoin de faire une Hybridation des Coeurs aujourd’hui ou demain, » déclara Kizuna.

« Att-attendez, s’il vous plaît, attendez. Mais, nous sommes à l’école, et il s’agit aussi d’une salle de classe tout à fait normale..., » déclara Himekawa.

« Mais s’il y a un danger qui surgissait, cela pourrait être une course contre la montre ! c’est pourquoi..., » commença Kizuna.

Kizuna avait alors desserré la cravate de Himekawa et avait commencé à exposer sa poitrine. Du bas de l’uniforme, on pouvait avoir un aperçu au soutien-gorge blanc.

« Himekawa, il y a une zone sur votre corps dont je n’arrive pas à me souvenir, peu importe le nombre de fois que j’y réfléchis. En outre, il y a trop de données peu claires dans le schéma cartographiant les zones érogènes. Il s’agit vraiment du moment idéal pour ça, alors confirmons — guhoo ! » commença Kizuna.

Kizuna avait arrêté de parler lorsque le poing d’Himekawa s’était enfoncé dans son ventre.

« S-Schéma des zones érogènes... quoi !? Quelle impudeur... ! Quelle insolence... non, peu importe, ce que vous dites, vous êtes trop perverti ! » cria-t-elle.

Kizuna qui s’était effondré sur le sol s’était mis à parler difficilement en raison de la douleur qu’il ressentait en ce moment. « A-Attendez un peu, Himekawa... il s’agit de quelque chose d’important... »

Mais avant qu’il puisse finir, Himekawa s’était retournée et elle s’était dirigée vers la porte en produisant des bruits de pas vraiment bruyant.

« Vous pouvez continuer tant que vous voulez ce que vous faites y compris vos actes indécents sur mon modèle solide ! Mais si vous le montrez à d’autres personnes, je vous tuerai ! » cria Himekawa.

« Attendez, Himekawa ! » déclara Kizuna.

Mais les pieds d’Himekawa s’arrêtèrent face à la voix sérieuse qu’elle entendit de sa part.

« Au minimum, s’il vous plaît, j’aurais besoin d’une information vitale. Il y a quelque chose que je voudrais confirmer depuis un certain temps, » déclara Kizuna, toujours aussi sérieux.

Le visage désespéré de Kizuna avait même réussi à ébranler l’attitude d’Himekawa.

« Euh... qu’est-ce que c’est ? Je ne répondrai qu’à cette question, d’accord ? » demanda-t-elle.

« D’accord. Cela concerne l’Hybridation des Coeurs que nous avons faite avant. Lorsque j’ai sorti votre queue, j’aurais —, » commença-t-il.

À cet instant, c’était comme si l’atmosphère s’était gelée d’un coup.

« ... »

« ... »

« Euh... Himekawa ? » demanda Kizuna.

« ... C’est..., » commença Himekawa.

Une aura de fureur avait commencé à jaillir d’Himekawa.

« Attendez, Himekawa. Calmons-nous s’il vous plaît. Les humains peuvent utiliser des mots pour —, » commença Kizuna.

« NEROS !! » cria Himekawa.

L’atelier de données avait été détruit ainsi qu’un mur, il n’avait plus été possible de l’utiliser pendant un mois.

Et pour finir, voici un petit fait intéressant. Dans les quelques jours qui avaient suivi cet incident, la rumeur selon laquelle Hida Kizuna, surnommé Eros, allait produire et vendre des modèles réduits d’Himekawa Hayuru et cela s’était répandue comme s’il s’agissait de la vérité. Kizuna avait été au courant de cette rumeur après avoir reçu plusieurs douzaines de courriels pour des réservations provenant d’étudiants de sexe masculin de toute l’école.

***

Partie 2

Des nuages gris s’attardaient dans le ciel dont on ne pouvait pas déterminer s’il était de couleur rouge ou rose.

Un beau et radieux quadrilatère flottait dans le ciel teinté par le soleil du soir. Il s’agissait d’un quadrilatère gigantesque, avec son côté le plus long qui pouvait atteindre plus d’un kilomètre. Il reflétait en ce moment le coucher du soleil qui semblait onduler autour de lui.

Cette belle surface plate s’était alors déformée comme s’il y avait eu un renflement qui se produisait dessus. C’était comme si une pierre avait été jetée sur la surface de l’eau et une ondulation s’était répandue. Et puis, venant du centre de l’ondulation, des pièces métalliques grossières avaient fait leur apparition. Cela avait surgi à travers cette belle surface plane, révélant peu à peu sa forme. Cependant, la fin de ce qui apparaissait n’était toujours pas visible vu qu’il s’agissait d’un objet si grand et si long qu’on ne pouvait pas vraiment saisir jusqu’où il allait continuer.

« N’est-ce pas la flotte de Gravel-sama ? »

Les personnes levaient les yeux vers l’ombre gigantesque qui obstruait le coucher de soleil et qui apparaissait dans le ciel. Ils lâchèrent tous des voix emplies de joie.

Attirés par ces voix, des habitants de l’Autre Univers s’étaient précipités à l’extérieur de leurs maisons et des bâtiments, puis ils avaient tous levé les yeux vers le ciel, dans la direction du son produit par les mécanismes magiques du cuirassé.

« C’est vrai ! La flotte revient de la Lémurie — ! »

« Il s’agit du retour de Gravel-sama ! »

Les navires militaires apparaissant l’un après l’autre depuis l’entrée avaient été accueillis par le peuple sous les acclamations et les applaudissements.

Ces personnes s’étaient encore plus réjouies lorsqu’elles avaient aperçu sur le pont du navire, les silhouettes de Gravel et d’Aldéa.

« C’est une chose vraiment agréable d’être accueilli chaleureusement comme ça, ne le penses-tu pas ? » demanda Gravel.

« Gravel, je pense que c’est simplement ainsi, car tu es très populaire, » répliqua Aldéa.

La voix douce d’Aldéa avait fait que Gravel avait souri avec ironie.

« Quelle popularité ? Je ne suis qu’un simple chef de guerre, » répliqua Gravel.

Cependant, si l’on regardait le sourire de Gravel, il était évident pour tout le monde qu’elle n’avait pas trouvé cela si désagréable.

Gravel avait alors observé la ville de Gringam qui était le port d’attache de sa flotte.

La Ville de Gringam de l’Empire Vatlantis était une ville de province éloignée de la Capitale Impériale. Il s’agissait également d’une position stratégique pour le transport de fret, si bien qu’en dépit de son éloignement de la capitale, il s’agissait d’une ville riche matériellement et culturellement.

L’aspect de la ville donnait l’impression qu’elle ressemblait au paysage urbain de l’Europe dans le style gothique, possédant plusieurs tours pointus et de splendides structures en pierre s’alignant partout, donnant à la ville un profond raffinement.

Cependant, les bâtiments présents étaient particuliers et le pont soutenu par d’élégants piliers était étonnamment mince et en spirale alors qu’ils s’entrelaçaient avec des courbes fort complexes. De grandes maisons en pierre avaient été construites en hauteur, comme si elles avaient décidé d’ignorer les lois liées à la physique lors de leur construction, et cela donnait finalement un aspect très particulier à cette zone.

De plus, une différence de plus présente par rapport au monde humain se trouvait être les mécanismes appelés machine magique qui se trouvaient partout dans le lieu et qui émettaient une mystérieuse lumière. Ces machines étaient basées sur le pouvoir magique. Ce pouvoir magique était la source d’énergie et la ligne de vie de l’Autre Univers, qui le convertissait sous diverses formes, comme l’énergie qui ressemblerait à l’électricité, mais aussi en chaleur ou en froid.

Alors que la flotte traversait les cieux de la ville de Gringam, les navires descendaient progressivement en altitude avant d’atterrir sur un port construit sur la côte et spécialement prévu pour ça. De grosses vagues avaient alors été déferlées sur le port, mouillant les alentours.

Gravel et Aldéa avaient alors traversé le pont, se dirigeant vers les escaliers qui descendaient vers la jetée du port. Le pont du gigantesque cuirassé était presque aussi haut qu’un bâtiment de cinq étages, et donc c’était vraiment pénible d’en descendre. Mais même s’il s’agissait d’un navire de cette taille, les seules personnes qui étaient descendues de là étaient Gravel et Aldéa. Il n’y avait aucun signe de l’arrivée dans le port d’une autre personne.

Au moment où les deux filles étaient descendues de là, le cuirassé, non, toute la flotte avait semblé dérivée comme s’ils avaient été abandonnés. La flotte qui avait perdu son maître était vraiment comme une gigantesque pierre tombale, ou un obus abandonné sur un champ de bataille.

« Hé, Gravel. Qu’est-ce que tu vas prendre pour le dîner —, » déclara Aldéa.

Une gigantesque Arme magique humanoïde était alors descendue du ciel.

Le grondement du tonnerre avait résonné à ce moment-là, alors que le sol tremblait. La chose était descendue à une dizaine de mètres devant Gravel et Aldéa, alors que ses jambes s’étaient même enfoncées dans le sol. Le puissant impact avait fait voler les pavés de pierre environnants qui avaient été projetés sur plusieurs dizaines de mètres.

La hauteur totale de cette arme humanoïde était d’environ une quinzaine de mètres. Elle donnait l’impression d’être un Albatros décoré avec luxe. Le fuselage était revêtu de rouge et il affichait un symbole blanc. Pour une raison ou pour une autre, le symbole ressemblait au kanji de l’empereur ().

« Qu’est-ce qui se passe pour que cela arrive si soudainement !? Pourquoi l’Arme magique exclusive de la garde impériale vient-elle dans ce genre d’endroit ? » Aldéa avait crié avec indignation alors qu’elle n’arrivait pas à le garder en elle.

« Hahahaha, quelle belle façon de parler ? Peut-être que c’est trop de stimulation pour une paysanne, » une voix aiguë comme celle d’un enfant avait résonné dans les lieux.

« Cette voix... est-ce Ragrus ? » demanda Aldéa.

Il y avait une petite ombre présente sur l’épaule de l’Arme magique. Un large manteau inadapté à cette silhouette était présent sur ce corps. Le symbole peint sur l’Arme magique avait également été tracé de la même façon sur la cape rouge qui attirait vraiment l’attention. Cette couleur rouge voyant voltigea alors que le corps enveloppé dans une combinaison de pilote tomba au sol. Comme si elle ignorait la gravité, la personne était doucement descendue jusqu’au sol comme si elle utilisait une magie pour voler dans les airs.

La personne de petite taille arrivée devant Gravel et Aldéa se tenait debout et elle avait un sourire qui indiquait clairement qu’elle agissait de manière hautaine vis-à-vis des deux autres femmes. Le visage enfantin était entouré par deux grandes queues jumelles qui pendaient devant son corps. L’expression pleine de confiance donnait l’impression d’être un chat très hautain.

« Moi, Ragrus-sama, je viens expressément jusqu’à ce coin reculé pour vous voir ! Alors, soyez reconnaissantes, » déclara Ragrus.

« Faire ça pour une garde impériale qui s’enferme toujours à l’intérieur du château dans la capitale et qui sort jusqu’ici toute seule pour agir en tant que messagère ? Oh, c’est vrai. Comme c’est admirable, » Aldéa avait répondu sans même essayer de cacher son irritation.

« Je n’ai rien demandé venant de ta bouche si sale ! En plus, je ne suis pas venue seule ici, » déclara Ragrus.

« Eh ? »

Aldéa regarda autour d’elle, puis la silhouette d’une deuxième personne était apparue depuis les pieds de l’Arme magique.

Il s’agissait d’une femme mince et grande avec des cheveux bleu foncé. Elle portait le même manteau que Ragrus, mais elle avait de son côté un regard fuyant, comme si elle n’avait pas vraiment confiance.

« J’ai aussi emmené Valdy. Elle est ici pour être ma préposée ! » déclara Ragrus.

Valdy avait ouvert la bouche avec une certaine timidité. « Bonjour Gravel... euh, avez-vous vraiment trouvé Zeros... ? Est-ce bien la vérité...  !? »

Son attitude hésitante était vraiment le contraire à celle de Gravel.

« Qui sait, » répondit Gravel.

« Si c’est... merci, » déclara Valdy.

« Attends ! Qu’est-ce que tu fais en te retirant aussi facilement ? Gravel, Aldéa, je n’accepterai pas que vous me cachiez quelque chose ! » cria Ragrus.

Ragrus avait levé l’une de ses mains et un cercle magique s’était matérialisé dans les airs. De concert avec cet éclat, la lumière était apparue au sein de la flotte de Gravel. Les mécanismes magiques s’étaient déplacés et les tourelles des canons s’étaient mises à tourner. Les canons avaient été dirigés sur Gravel.

Gravel avait plissé les yeux en voyant ça.

« Alors tu as annulé ma formule magique et volé ma propriété, non ? » demanda Gravel.

« Hahaha, c’était trop facile ! Tu m’écoutes ? Nous comprenons déjà qu’Aldéa là-bas a obtenu les informations sur Zeros et elle s’est dirigée vers le monde de l’autre côté, Lémurie ! Maintenant, confesse-toi ! » déclara Ragrus.

« Mon Dieu, est-ce que c’est vrai ? C’est vraiment troublant, » Aldéa haussa exagérément les épaules.

« Mais, c’est juste un malentendu. Certes, on m’a donné des informations sur certains noyaux. Mais je n’ai jamais reçu d’informations spéciales concernant Zeros, » déclara Aldéa.

« Certes, nous avons confirmé qu’il existe plusieurs noyaux dans le monde, mais c’est tout. Nous n’avons jamais vu de Noyau répondant au nom de Zeros comme tu le dis... mais à part ça..., » commença Gravel.

Lorsque Gravel avait agité le bout de ses doigts, l’Arme magique exclusive de la garde impériale qui se tenait derrière Ragrus avait commencé à bouger. Le canon qu’il tenait dans sa main était dirigé vers Ragrus.

« Quoi... !? Attends ! Qu’est-ce que tu fais à l’Arme magique de quelqu’un ? » s’écria Ragrus.

« Ragrus, annuler ta formule magique est aussi quelque chose de simple à faire, » déclara Gravel.

Ragrus avait serré les dents vers Gravel qui avait de son côté un large sourire.

« Toiii... !! Comment oses-tu pointer une arme sur un garde impérial ? Crois-tu que tu t’en tireras comme ça !? » s’écria Ragrus.

« Ma flotte est sur le point d’être prise par un voleur. Alors je ne peux pas faire autrement, » déclara Gravel.

« Qui traites-tu de voleur ? Le fait de pointer ton arme sur nous, de la garde impériale, c’est la même chose que pointer ton arme vers l’empereur ! Comprends-tu cela ? » Ragrus avait crié avec de tels mots caustiques.

« Démon ! » cria Ragrus.

Le corps de Ragrus avait été enveloppé par une lumière rouge. Et puis cette lumière avait rapidement disparu et une armure magique de Démon s’était retrouvée sur le corps de Ragrus.

« Hahahahaha. Regarder les gens de haut est vraiment un bon sentiment, » déclara Ragrus.

Le visage de Ragrus qui riait avec force était maintenant dans la position où elles avaient besoin de lever la tête pour la regarder. L’Armure Magie Démon possédait une taille qui ne convenait pas au petit corps de Ragrus. Plutôt que de l’appeler une armure magique, il serait peut-être plus juste de l’appeler un robot. Juste l’unité de jambe qui avait enveloppé la jambe de Ragrus avait augmenté sa taille de plus d’un mètre. Et puis ce qui se démarquait le plus, c’était clairement les deux bras massifs, énormes et puissants. Suivant le mouvement des bras croisés de Ragrus, les bras du robot se déplaçaient de la même façon et croisaient les bras devant Gravel. Le manteau de Ragrus qui était trop grand en temps normal avait l’air petit en ce moment.

« À la place de l’empereur, que dirais-tu si je faisais un festival de sang pour toi, Gravel ? » demanda Ragrus.

« C’est vraiment une façon irrespectueuse de parler, de traiter l’empereur de Vatlantis au même rang qu’une petite voleuse, » déclara Gravel.

Les yeux de Gravel brillaient vivement. Elle avait alors crié. « Zoros ! »

Le corps de Gravel avait aussitôt été équipé d’une armure magique, Zoros.

Zoros était une armure magique à quatre ailes. La véritable identité de ces ailes se trouvait être des canons à particules placés en trois rangées, deux étaient en position symétrique à gauche et à droite sur le dos, et deux étaient équipés au niveau de la taille. Lorsque les canons tiraient, ils étaient dirigés vers l’ennemi et la direction pouvait être librement changée à tout moment. Sur cette armure, une lumière orange de la même couleur que les yeux de Gravel parcouraient sur la surface. Et puis, il y avait une autre chose qui se détachait, c’était la grande épée présente sur son dos.

Devant les deux individus qui se trouvaient à un moment critique, les yeux d’Aldéa brillaient de mille feux. Et puis elle avait crié d’une voix très excitée. « Zeel !! »

Six boucliers s’alignèrent instantanément devant Aldéa afin de protéger son corps.

« Ahh, ça fait palpiter mon cœur ! On dirait que ça va devenir une belle fête, » déclara Aldéa.

« Comme d’habitude, il y a toujours quelque chose qui ne va pas chez toi ! Aaah ! Bon sang —, je vais vous donner la peine de mort pour vous deux ici et maintenant ! » cria Ragrus.

« Attendez... Gravier. Euh, Raël..., » cria Valdy.

Valdy avait tenté de les arrêter. Une lumière de couleur bleu clair avait convergé sur son corps. L’armure magique Raël était maintenant équipée sur elle, et c’était comme si son corps était couvert de brume. Une belle luminescence bleu clair voyageait sur le long de son armure bleu-marine. Et ce qui se détachait d’elle le plus était les griffes brillantes et tranchantes présentes au bout des doigts de Valdy.

« Ne m’arrête pas, Valdy ! Je leur apprendrai ma véritable force... ! » cria Ragrus.

Le cou de Ragrus qui allait se précipiter vers l’avant avait été saisi par les griffes de Valdy qui se trouvait à plusieurs dizaines de mètres d’elle. Valdy ne bougeait pas vraiment de sa place, il n’y avait qu’une main partant du poignet qui flottait dans l’air près de Ragrus. Quant à Valdy, son bras était actuellement tendu vers Valdy, mais son bras à partir de son coude s’amincissait graduellement jusqu’à ce que la zone où son poignet était censé être disparaisse complètement.

« Kuh ! Je n’arrive pas à respirer... je, idiote, re, relâcher..., » balbutia Ragrus.

Son cou avait été tordu par la force motrice de sa propre armure magique. Cependant, la voix étouffée de Ragrus n’atteignait pas Valdy qui se tenait assez loin d’elle.

« Euh, Ragrus... s’il te plaît, je veux que tu te calmes. Si tu te bats... c’est dangereux, est-ce que tu le sais ? Tu pourrais te blesser... e, tout le monde, allons-y..., » balbutia Valdy.

« Je, je vais mourir — ... J’ai dit, retire ta main ! » cria Ragrus.

Lorsque Valdy avait relâché sa main, Ragrus s’était inclinée vers l’avant et s’était effondrée.

« Avais-tu prévu de me tuer !? » Ragrus avait eu les larmes aux yeux et avait crié furieusement sur sa partenaire.

Mis à part ces deux-là, Aldéa faisait du grabuge.

« Hé, hé ! Je me demande laquelle je devrais tuer. Gravel, laquelle veux-tu ? Bien sûr, je te donnerais celle que tu aimes et elle sera que pour toi ! Ahh, pour faire des gardes impériaux une proie pour toutes choses... Gravel, tu es vraiment adorable ! » déclara Aldéa.

« ... Aldéa, ferme ta gueule, » avec un visage amer, Gravel repoussa les dires d’Aldéa.

Valdy lui parlait timidement sans rencontrer leur regard.

« Désolée, Gravel... c’est certain, nous sommes aussi trop enthousiastes... mais, c’est parce que c’est une affaire importante... nous devons nous dépêcher. C’est pourquoi, ne vous fâchez pas..., » balbutia Valdy.

« Valdy, moi aussi, je n’aime pas les querelles inutiles. J’ai également l’intention de comprendre ta position. Si tu veux rentrer dans la capitale comme ça, je n’ai pas l’intention d’aggraver la situation plus que ça, » déclara Gravel.

« Eh —, » Aldéa avait fusillé du regard Gravel avec un visage insatisfait à mort.

Une Ragrus effondrée s’était finalement levée et elle avait levé l’un de ses bras. Le propulseur sur ses jambes avait émis de la lumière indiquant qu’elle rassemblait la puissance nécessaire au vol.

« Ne décidez pas comme vous voulez ! Il n’y a aucune chance de rentrer chez nous comme ça... Aahh ! » cria Ragrus.

Le cou de Ragrus avait été touché une autre fois par la main. De même qu’avant, il n’y avait qu’une main sortant à partir du poignet qui flottait en ce moment dans l’air. C’était évident avec un coup d’œil quant à savoir à qui était le bras sans même avoir besoin de le confirmer. C’était celui de Valdy qui était dans une pose comme si elle déplaçait une main dont le bout était coupé.

Ragrus avait alors perdu conscience et son armure magique avait été annulée au même moment.

« Ah... Ragrus, ça va ? Elle s’est évanouie... Que faire ? » demanda Valdy.

Le bras de Valdy était redevenu normal puis Valdy s’était précipitée nerveusement chez Ragrus et avait porté son petit corps sous les bras.

« Je suis désolée... Je te porterai immédiatement au lit…, » déclara Valdy.

Quand elle avait levé la main avec un visage tout désolé, le bout des doigts de cette main brillait. Sur ce, l’Arme magique exclusive aux gardes impériaux qui était maintenant sous le contrôle de Gravel s’était accroupie comme s’il avait entendu l’ordre de Valdy. Sa gigantesque paume se tourna vers Valdy et elle s’avança doucement.

Valdy sauta sur la gigantesque paume tout en portant le corps de Ragrus, puis elle se retourna vers Gravel.

« Gravel... à ce propos, compte vous rester ici pendant un moment ? » demanda Ragrus.

« Je suppose que oui. J’ai l’intention de me détendre un peu. Il y a beaucoup de choses que je voulais annexer dans la zone occupée nommée Okinawa de l’autre côté de la ville de l’Empire Vatlantis, mais il n’est pas nécessaire de se précipiter, » répondit Gravel.

Valdy n’avait répondu qu’un « qu’il en soit ainsi » puis elle s’était envolé dans le ciel en se tenant dans la paume de l’Arme magique.

En regardant cette silhouette s’envoler dans le ciel, Gravel chuchota à voix basse. « Aldéa. Ton histoire est-elle vraiment la vérité ? »

Aldéa regardait aussi le ciel et répondait d’une petite voix. « Ufufufu, en fait c’est vrai. La vérité, c’est que j’ai rencontré une personne intéressante dans l’atelier. Ensuite, elle m’a dit qu’elle m’enseignera un endroit où il y a un indice sur Zéros dans l’autre monde du côté de Lémurie. »

« Vraiment... pourquoi continues-tu à apporter des ennuis sans pause ? » demanda Gravel.

« Parce que je veux que toi, Gravel, tu puisses faire des réalisations, » déclara Aldéa.

« ... »

« Mais moi aussi, j’avais fait quelque chose de totalement arbitraire. Toi aussi, tu trouves ça intolérable qu’on laisse ça à la garde impériale ? » demanda Aldéa.

« Nous ne pouvons pas non plus le faire. Ces filles de la garde impériale ne penseraient certainement pas du tout aux dommages occasionnés à Lémurie si cela concerne la recherche de Zéros. Plutôt que de voler leur vie inutilement, il sera beaucoup plus profitable pour les deux parties de devenir des esclaves ou de semi-citoyens de Vatlantis, » déclara Gravel.

« ... Je sais, Gravel. Il y a encore une chose que j’ai à dire ici, » déclara Aldéa.

« Il y a encore quelque chose d’autre ? » demanda Gravel.

Gravel avait fait entendre une voix qui en avait marre.

« Il s’agit de la fille portant des Zéros, mais... elle a dit qu’elle s’appelle Aine, » annonça Aldéa.

Soudain, les yeux de Gravel s’ouvrirent grand alors qu’elle était état de choc.

« Si c’est le cas, il est encore plus important pour eux de ne pas le savoir. Si elles en entendent parler, les élites de la garde impériale marcheront en grand nombre vers Lémurie. Ils massacreront sans aucun doute tout ce qui se trouve sur leur chemin, » déclara Gravel.

« Alors, nous glisserons hors de portée de la garde impériale et nous irons de l’autre côté, non ? » demanda Aldéa.

« Oui, un navire suffira. Préparez un navire à longue portée, » déclara Gravel.

Avant que la garde impériale puisse être suspectée, elles captureraient Zeros.

C’était la seule façon de protéger l’avenir du peuple de l’Empire Vatlantis.

***

Partie 3

« Capitaine, le riz a fini de cuire, desu —, » déclara Sylvia.

Le lendemain matin, Sylvia était venue très tôt le matin même si c’était dimanche.

« Aujourd’hui, cela sera un petit-déjeuner standard de l’Angleterre, desu, » continua-t-elle.

Il était assis en face de Sylvia à la table du salon. Le repas cuit présent sur la table était entouré par de la vapeur.

« Ooh, ça a l’air délicieux. Itadakima — su, » déclara Kizuna.

Il y avait des pommes de terre, ainsi que du bacon et des saucisses rôties à la poêle. En plus de ça, il y avait des tomates et des œufs frits, ainsi que du ragoût de champignons et des fèves bouillies, le tout sur une seule assiette. Et puis il y avait des toasts.

La surface des pommes de terre était frite et croustillante tandis que l’intérieur était duveteux. Le bacon rôti était parfumé, et la saucisse débordait de jus de viande lorsqu’elle était mordue. Les fèves bouillies étaient vraiment délicieuses avec sa superbe sauce. En ne mangeant que la cuisine de Sylvia, il en était venu à penser que la remarque quant à la façon dont la cuisine anglaise était mauvaise ne pouvait être qu’un mensonge.

« Sylvia, tu es vraiment douée pour cuisiner, hein, » déclara Kizuna.

« Hehehe, c’est un honneur d’être louée, desu, » répondit Sylvia.

« Non, ce n’est pas seulement de la flatterie, car c’est vraiment délicieux. En matière de cuisine, je pense que personne dans Amaterasu ne peut t’égaler, » déclara Kizuna.

Il y avait aussi quelqu’un qui avait bien transformé un sandwich d’un dépanneur en repas maison. Eh bien, il avait quand même été heureux par le sentiment se trouvant derrière cet acte.

« Sylvia, tu peux vraiment devenir une bonne épouse en étant ainsi, » déclara Kizuna.

« Fumyu !? » Sylvia avait produit un gazouillis bizarre et avait tenu sa cuillère dans sa bouche. « Une épouse, desu — !? C’est... c’est trop soudain. »

Sylvia avait alors soulevé la frange de son tablier afin de dissimuler son visage avec le tablier.

« Sylvia n’est pas encore à l’âge où elle peut épouser, desu... mais, si c’est Capitaine..., » Sylvia bougeait sur elle-même alors qu’elle était mal à l’aise et elle chuchota quelque chose d’inintelligible.

Qu’est-ce qui ne va pas chez elle ? Son visage est tout rouge. A-t-elle de la fièvre ? Se demanda Kizuna.

« Eh bien, Capitaine, tant qu’il y a de l’amour, cela n’a pas d’importance..., » continua Sylvia.

Sylvia le regardait avec des yeux humides en raison des larmes qui s’assumaient dans les coins de ses yeux.

« Sylvia, tu vas bien ? Est-ce que tu es en santé là ? » demanda Kizuna.

« Capitaine, combien d’enfants veux-tu avoir, desu ? » demanda Sylvia.

« ... Qu’est-ce qu’il y a à demander ça si soudainement ? » demanda Kizuna, perplexe.

De quoi parle cette fille qui a l’air d’être dans une école primaire ? se demanda Kizuna.

« Mais, à la place de parler de cela, qu’en est-il de l’école ? Il n’y a pas de problème de ce côté-là ? » demanda Kizuna.

« – Ah, tout va bien. Je travaille dur dans mon travail scolaire et ma formation militaire, desu, » répondit Sylvia.

Sylvia s’était levée en pleine agitation et elle avait commencé à ranger la table après qu’ils aient fini de manger.

« Je nettoierai aussi la chambre après ça, desu, » annonça Sylvia.

« Non, s’il te plaît, ne me gâte pas tant que ça. Je peux faire à peu près tout ça tout seul, » déclara Kizuna.

« Non, Sylvia n’est pas utile pour le capitaine dans les batailles, desu. C’est pourquoi je veux aider le capitaine d’une manière qui me soit accessible, desu, » déclara Sylvia.

La silhouette de Sylvia avait disparu dans la cuisine.

« Ah, mais, depuis un certain temps, la formation à l’utilisation de l’Équipement Technique a commencé, desu. Je vais travailler dur pour que je puisse aussi être utile rapidement pour le capitaine dans la bataille, » déclara Sylvia.

L’Équipement Technique ? Ahh ! Cette chose que notre étudiant qui avait utilisé pour s’échapper avec ses livres pornos avant ça, pensa Kizuna.

Il s’agissait d’une réplique des Heart Hybrid Gears créée avec la technologie existante. Même sans noyau installé, c’était une excellente chose où l’on pouvait l’utiliser pour s’entraîner avec un Heart Hybrid Gear. La réplique avait également une capacité assez élevée.

Maintenant qu’elle l’avait mentionné, il n’avait jamais vu la silhouette de Sylvia à l’école... bien qu’il ait entendu de sa sœur qu’elle était une excellente élève lorsqu’elle lui avait été présentée.

« Dans ce cas, Sylvia, je veux te voir lors de ton entraînement, » déclara Kizuna.

« Vraiment, desu !? » La tête de Sylvia était sortie de la cuisine alors qu’elle demanda ça. « Je suis heureuse, desu ! Sylvia est vraiment en pleine forme maintenant. »

Elle avait serré son petit poing avec un sourire joyeux qui semblait vraiment empli de bonheur.

« Alors Capitaine ! Quand viendras-tu, desu !? Viendras-tu aujourd’hui, desu !? » demanda Sylvia.

« N-Non, j’ai promis à Aine que j’irai au labo avec elle aujourd’hui. Je suis désolé de devoir décliner, » répondit Kizuna.

Kizuna avait alors regardé sa montre et il s’était levé de sa chaise.

« Le labo, est-ce le Laboratoire Nayuta, desu ? » demanda Sylvia.

« Oui, il s’agit de l’examen périodique... Il y a aussi quelque chose sur quoi je veux enquêter un peu plus aujourd’hui, » répondit Kizuna.

***

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