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Masou Gakuen HxH – Tome 2

***

Prologue

{Unité d’Attaque Spéciale, répondez.}

Une voix mélangée à un bruit de grésillement pouvait être entendue.

« Ici l’Unité d’Attaque Spéciale, au siège impérial, s’il vous plaît. »

{Signaler votre position actuelle.}

Sous mes yeux, un lac entouré de montagnes était visible.

« Je suis actuellement à Shizuoka, en pleine traversée de Hakone. Le temps estimé jusqu’à mon arrivée à Nagoya est..., » déclarai-je.

{L’opération de Nagoya est suspendue. Retour à Tokyo.}

J’avais douté de mes oreilles.

« Qu’est-ce que cela veut dire ? En ce moment, les Armes Magiques avancent depuis l’Entrée de Kumano, n’est-ce pas !? Je dois y aller le plus rapidement possible ! » dis-je.

{Nagoya est abandonnée.}

« Quoi... ? » demandai-je.

Abandonné, il a dit..., que voulait-il dire ?

{À la place, il s’agit d’un nouvel ordre. Assurez-vous que le flotteur de Tokyo puisse larguer les amarres.}

« Hein !? » m’écriai-je.

L’intérieur de mon cœur devenait de plus en plus froid.

Le Flotteur de Tokyo stationnait actuellement dans la baie de Tokyo. Pour qu’il parte ainsi...

*

Abandonner le Japon, voilà ce qu’il disait par là.

*

Des sueurs froides m’avaient trempé tout le corps.

Les oreilles bourdonnaient.

{Une Entrée se matérialise également à Tokyo, des Armes Magiques s’approchent aussi de cette localisation. Mettez-vous en place là-bas en tant que garde jusqu’à ce que les citoyens rassemblés dans la baie de Tokyo montent tous à bord du flotteur de Tokyo.}

« C’e-c’est ! Nagoya va... Qu’arrivera-t-il aux autres villes !? Alors même s’ils attendent que j’aille à leur secours ! Est-ce que vous me dites de regarder un grand nombre de personnes mourir !? » dis-je.

{Alors, allez-vous regarder les gens mourir ici ?}

« ... Kuh! » dis-je.

{Ceci est un ordre. Retour rapide.}

« ... Roger, » dis-je.

J’avais fait demi-tour. À ce moment-là, les cris que je ne devais pas entendre me donnaient l’impression qu’ils atteignaient mes oreilles.

Avec une réticence emplie de douleurs, je m’étais dirigée vers Tokyo.

Je devais faire semblant de ne pas voir les flammes et les fumées qui apparaissaient partout.

J’avais l’impression que mon propre corps était en train de rôtir.

Les larmes étaient sorties dues à ma propre impuissance.

Mais, je ne pouvais pas montrer ce genre de visage à d’autres personnes.

Je suis la protectrice du Japon. Il n’y avait donc aucun moyen que je puisse montrer un visage faible à la population.

Essuyant les larmes, j’avais atterri sur la jetée de la Baie de Tokyo.

« C’est..., » dis-je.

La Baie de Tokyo, la jetée et tous ses environs était devenue noirs de monde. Il y avait plusieurs milliers, non, plusieurs dizaines de milliers, ou même plus de personne réunis ici.

Certes, accommoder toutes ces personnes me prendrait beaucoup de temps.

« Ho ! Qu’est-ce que c’est !? »

« C’est l’Unité d’Attaque Spéciale ! L’aide est enfin arrivée ! »

Lorsque les personnes se trouvant ici avaient découvert ma silhouette, elles m’avaient pointé du doigt et avaient haussé la voix.

Tout le monde avait des visages remplis d’espoir et d’attente. Ces personnes avaient produits des voix de joie et de soulagement.

C’est vrai, pensai-je. Je suis le protecteur de toutes ces personnes. Je n’ai nullement le temps pour pleurer.

Après que j’eus atterri sur la jetée, les personnes étaient venues vers moi, alors je leur avais parlé afin de contrôler la foule. « Tout le monde, s’il vous plaît, calmez-vous ! À partir de maintenant, je protégerai tout le monde. Veuillez vous calmer autant que possible, suivez les instructions et évacuez la zone dans le calme ! »

Mes mots avaient été transmis telle la propagation des ondulations de bouche en bouche à travers toute cette foule. Et alors qu’ils se propageaient, des expressions de soulagements se répandirent. J’avais vérifié que la situation était bonne et j’avais marché parmi les personnes.

Vieux et jeunes, hommes et femmes, leurs âges et leurs atours étaient aussi divers. Plutôt que d’être ensemble avec leur famille, il y avait beaucoup de personnes qui faisaient partie d’un groupe avec d’autres qui semblaient être leurs collègues de travail ou d’autres étudiants. Il y avait aussi une fille du même âge que moi parmi eux. Un garçon se tenait à côté d’elle, tenant fermement sa main.

Sûrement qu’ils étaient des amoureux.

Ma poitrine s’était resserrée plus à l’étroit. J’avais même fait semblant de ne pas les voir et de passer simplement à côté d’eux.

« Mon Dieu ! » dis-je.

Il y avait une mère qui tenait la main de son enfant. Son enfant était une fille autour de l’âge de la maternelle. Elle étreignait un petit ours en peluche avec un visage qui semblait prêt à pleurer.

« Qu’est-ce qui ne va pas ? Avez-vous peur ? » demandai-je.

La mère fit un sourire reconnaissant et baissa la tête. Le visage de la fillette avait toujours l’air triste en me regardant.

« Hicc... uh huh. O-onee-chan ? Tu n’as pas peur ? » demanda la petite fille.

« Tout à fait. Je n’ai pas du tout peur, » dis-je.

La fille cligna les yeux de surprise.

« Parce que, tous ces méchants, cette Onee-chan va tous les battre ! » dis-je.

Tout en souriant, j’avais tapoté la tête de la fillette.

Là-dessus, les joues de la jeune fille se détendirent, et bientôt son visage se transforma en un sourire de bonheur.

« Vraiment ? Onee-chan va vraiment nous sauver ? Y compris moi et ma maman ? » demanda-t-elle.

« Oui, vraiment ! » dis-je.

La fille avait poussé des petits cris de plaisir avec une bouche ouverte, et les yeux pétillaient.

« Ho !! Qu’est-ce que c’est !? » Une voix effrayée pouvait être entendue de l’autre côté du mur humain.

Une vague d’agitation avait affecté d’un coup la foule.

« S’il vous plaît, calmez-vous ! Quelque chose ne va pas ? » demandai-je.

J’avais couru vers la direction de la voix. Là, tout le monde pointait du doigt vers le même endroit.

... C’était... ?

Depuis l’ombre des bâtiments de la ville, une énorme boule de lumière avait commencé à apparaître.

Il avait peut-être un diamètre de dix mètres. Sa surface était rouge. C’était comme si du gaz tourbillonnait dans un cercle. Pour une raison inconnue, cela ressemblait à Jupiter qui aurait été changée en rouge.

« Tout le monde, calmez-vous ! Placez votre corps le plus près du sol. Et les personnes qui peuvent se cacher doivent se déplacer vers le bâtiment voisin pour se couvrir... »

À ce moment-là, une énorme onde de choc sembla percer mon corps.

... Hein !?

Avant que je puisse le réaliser, le ciel et la terre avaient été complètement inversés.

Des flammes et des explosions éclataient partout dans les environs, obstruant mon champ de vision.

... Quoi !?

Qu’est-ce qui s’est passé ? pensai-je.

Mon corps flottait dans l’air avant d’aller s’écraser sur le sol.

« Haa...aa! », criai-je.

Tout mon corps me faisait mal.

Ai-je été éblouie ? Me demandai-je.

J’avais alors rampé à quatre pattes avant d’essayer de me lever.

Un son dégoulinant pouvait être entendu à côté de moi, mon sang tombait sur le sol.

Ai-je été coupé quelque part ? pensai-je.

Cependant, en ce moment je ne pouvais pas me plaindre de la moindre chose.

« T... tout... le... monde, » j’avais levé le visage, et j’en avais perdu les mots.

Les silhouettes des habitants de Tokyo qui se tenaient en ligne ordonnée, attendant leur tour, ne se trouvaient nulle part.

Même si tout à l’heure ils me regardaient, avec ces yeux débordant d’attentes, il n’y avait plus rien là.

« Qu’est-ce qui... c’est passé là ? » demandai-je.

Après avoir frappé ma propre jambe, j’avais pu me relever.

Des décombres se trouvaient partout où je pouvais observer.

Et les flammes de l’enfer brûlaient tout ce qui était présent.

Il y avait partout de la fumée noire et des tornades que les flammes produisaient.

Soudain, j’avais senti une douce sensation sous mes pieds.

Je m’étais un peu écartée, mes pieds tremblant.

Il s’agissait d’un ours en peluche, à moitié brûlé et fondu.

À ce moment-là, la terre se mit à trembler, et un grondement se réverbérera partout.

Des pièces métalliques énormes se mirent à grincer, c’était comme une voix qui grinçait.

Le propriétaire de la voix avait lentement affiché sa silhouette de l’autre côté de la fumée et des flammes.

Il avait trois cous, se tortillant en souplesse dans l’air.

Des yeux froids et brillants, avec une bave de lave qui dégoulinait de ses bouches brillantes d’une lumière rougeâtre.

*

... Un dragon à trois têtes.

*

Même si je voulais crier, ma voix n’était pas sortie.

Terreur, rage, chagrin, impatience, choc, tout cela se mélangeait en moi.

Une impulsion qui était difficile à décrire se précipita à l’intérieur de mon corps.

Elle cherchait désespérément un exutoire.

Sinon, je me briserais.

Je craquerais.

Je m’émietterais.

Si je n’arrivais pas à créer une sortie à cette impulsion.

Avec toute la force de mon corps, j’avais ouvert ma bouche.

« NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOONNNNNNN !! »

*

C’était comme si tout cela vomissait hors de mon corps, un cri se mit à jaillir sans que je puisse le contrôler.

***

Chapitre 1 : Un Trouble de la Morale Publique est un Trouble du Cœur 

Partie 1

Hida Kizuna était sortie dans le couloir tout en faisant attention afin de ne pas créer le moindre son.

Il était déjà tard dans la nuit.

L’aiguille principale de l’horloge était déjà passée par le chiffre douze.

Cependant, Kizuna marchait vers l’ascenseur d’un pas heureux tout en ayant une serviette posée sur l’épaule et en portant ses sandales. Ses vêtements étaient toujours ses vêtements décontractés composés d’un T-shirt et un pantalon court.

Il attendait avec impatience que ce moment arrive enfin.

Son cœur battait la chamade.

Un sourire se forma naturellement sur les lèvres de Kizuna.

Enfin, le jour où il pouvait entrer dans les grands bains était venu !

Cet endroit se trouvait être le dortoir étudiant d’Ataraxia. On l’appelait dortoir, mais l’intérieur pouvait se confondre avec celui d’un hôtel haut de gamme. Pour donner un exemple, le couloir dans lequel Kizuna marchait en ce moment avait un tapis de fourrure luxueuse et du papier peint élégant. L’éclairage indirect était apaisant, et il y avait la présence de nombreux tableaux et plantes décoratives qui semblait tous très luxueux. Ceux-ci étaient d’une qualité qui n’était pas du tout présente dans un dortoir étudiant ordinaire.

Bien que tout ceci soit en vérité ainsi, car il s’agissait d’un étage interdit aux autres, car nous nous trouvions actuellement à l’étage à l’usage exclusif de l’unité Amaterasu.

Il s’agissait de ceux qui combattaient les Armes Magiques de l’Autre Univers en portant un Heart Hybrid Gear. Voici ce qu’était l’unité Amaterasu. Et pour ceux qui assumaient un rôle si dangereux, ils recevaient un traitement approprié afin de compenser un peu le risque qu’il encourait chaque jour.

Les autres étages n’étaient pas aussi extravagants que cet étage-là, il n’y avait même pas une salle de bain privée à l’intérieur des chambres des autres étudiants à la différence de celles des membres d’Amaterasu.

C’était pourquoi il y avait une grande salle de bains installée dans ce dortoir.

Au contraire, il y avait une excellente salle de bain dans la chambre de Kizuna, donc il n’avait eu aucune nécessité pour lui d’entrer dans la grande salle de bains.

Même avant son arrivée, cet endroit était un dortoir exclusivement à l’usage de la gent féminine.

Naturellement, la grande salle de bains était donc à l’usage exclusif des femmes.

Donc, le fait que l’étudiant Kizuna soit entré dans ce dortoir féminin était également une histoire étrange. Il s’agissait de quelque chose en relation avec la mission spéciale de Kizuna. Bien entendu, il s’agissait de l’Hybridation des Coeurs.

L’Hybridation des Coeurs était un acte qui permettait de récupérer l’énergie appelée Compte Hybride lorsqu’un homme et une femme possédant un Heart Hybrid Gear unissaient leurs cœurs et leurs corps en un et partageaient leurs affections et leurs plaisirs.

En le disant sans détour, c’était en faisant des choses érotiques qui faisaient vibrer les sentiments de l’autre que l’énergie était ainsi récupérée. Voilà ce que cela signifiait en réalité.

Et dans ce but, Kizuna avait été encouragé à avoir des relations sexuelles illicites. Et puis, pour qu’un tel événement erroné se produise plus facilement, Kizuna avait été forcé à vivre dans le dortoir des femmes après avoir subi les arrangements effectués par l’administration de l’école.

... Ils sont tous fous. C’était Kizuna lui-même qui pensait ainsi.

Et même si du côté de l’école, on lui donnait l’autorisation, il n’y avait aucune chance qu’il puisse entrer dans le bain des femmes.

Mais, aujourd’hui, c’était un cas spécial qui ne se renouvellerait pas avant très longtemps.

Après tout, l’eau chaude du bain d’aujourd’hui était directement tirée d’une source chaude sous marine.

Ils avaient découvert une source chaude au fond de la mer, et donc les membres du département de technologie avaient pu récupérer de l’eau chaude puis ils l’avaient acheminée jusqu’au grand bain du dortoir.

Cependant, c’était quelque chose qui serait limité à aujourd’hui.

Dès le début, il voulait entrer dans le spacieux bain du dortoir, mais maintenant qu’il y avait cette occasion, il voulait absolument y entrer, c’était ce qu’il pensait en ce moment.

« Alors, c’est bon pour toi d’entrer ce soir dans le bain des filles. Le nettoyage effectué après minuit sera reporté au lendemain. Utilise-le autant que tu le souhaites jusqu’au matin, » celle qui avait dit ça était la grande sœur de Kizuna, Reiri Hida.

À la suite de ce simple ordre donné par la commandante en chef d’Ataraxia, après minuit, le bain avait été réservé à l’usage exclusif de Kizuna.

Et maintenant, il se dirigeait vers la grande salle de bain à minuit où il n’y avait pas la moindre présence.

Peut-être serait-il bien pour lui de ne pas passer par toutes ces difficultés pour entrer dans le bain du dortoir féminin en allant directement dans celui du dortoir des hommes. Cependant, il avait senti que cela serait un danger pour sa vie s’il essayait de le faire.

Il y avait beaucoup de garçons qui enviaient la mission bénie de Kizuna. Les personnes qui avaient vu leurs sentiments se sublimer avaient désormais du ressentiment et une profonde haine envers lui. Le nombre de personnes étant devenu ainsi n’était nullement faible, l’on pouvait même dire qu’il s’agissait désormais de la majorité. Et ainsi, s’immiscer dans le dortoir principal des garçons tout en étant nu serait un acte suicidaire.

Après être descendu au sous-sol à l’aide de l’ascenseur, il s’était finalement tenu devant la grande salle de bains.

À l’avant de la grande porte coulissante, un signe qui avait été écrit avec le grand personnage avait été suspendu là. [1]

En passant en dessous du panneau, il ouvrit la porte bruyamment. L’éclairage était allumé avant même son entrée. L’électricité avait été laissée là, mais l’endroit était désert, sans aucune présence d’humains qui pouvaient être détectés. Seul le bruit de l’eau chaude s’écoulant était audible, il n’y avait même pas le bruit de quelqu’un qui était entré dans le bain.

Après que Kizuna eut fermé la porte, il avait enlevé ses sandales et était allé dans le vestiaire. Il traversa la rangée de casiers à gauche et à droite, puis il se tourna soudain sur le côté.

Des fesses blanches et imposantes tremblaient comme de la gelée devant lui.

Le temps s’était figé.

... Eh ?

... Pourquoi ?

Il s’agissait de la silhouette vue de derrière d’une belle jeune fille.

Avec seulement une serviette de bain couvrant les seins, une silhouette de derrière complètement sans défense avait été ainsi exposée.

Sous ses longs cheveux noirs mouillés se trouvait une taille serrée. De là, les hanches s’avançaient pour prendre de l’ampleur, puis elles continuèrent vers ses jambes minces et bien proportionnées. Les fesses volumineuses dessinaient une courbe circulaire à la base des cuisses.

... C’est mauvais.

Il s’agissait évidemment d’un accident, mais il avait le sentiment que tout cela allait devenir une affaire sérieuse s’il était remarqué. Il devrait donc sortir dès maintenant.

Kizuna avait alors reculé avec précaution afin qu’aucun son ne soit produit.

S’il était vu par des personnes dans ce genre de situation, une marque de pervers serait sans aucun doute mise sur lui. Et dans le pire des cas, même Himekawa pourrait également découvrir cela...

Encore un peu plus... quand il était sur le point de pouvoir quitter les lieux, cette fille se retourna.

« ... Quoi... !? » s’exclama Kizuna.

Il s’agissait d’Himekawa Hayuru qui était celle qui regardait en ce moment Kizuna.

Kizuna s’était figé et Himekawa était dans la même situation. Elle ne bougeait pas comme si elle avait été pétrifiée sur place.

Sur sa peau qui était faiblement colorée par une couleur rose, les gouttes d’eau chaude brillaient.

Les gouttes sur sa poitrine glissaient sur sa peau lisse, puis ils étaient absorbés dans la vallée de ses seins.

Ses longs cheveux noirs et mouillés s’accrochaient à ses joues et à ses épaules. Elle paraissait vraiment sexy ainsi.

Même si ses yeux étaient volés par la silhouette de Himekawa qui venait de sortir du bain, sa tête pensait désespérément à comment résoudre cette situation.

... Himekawa, pourquoi est-elle ici ?

... N’est-ce pas étrange ? N’est-ce pas que cet endroit a été réservé pour moi ?

... Le Personne que je ne voulais surtout pas voir pour de ne pas me faire attraper est ici !

Ses pensées n’avaient abouti à aucune solution.

Le visage de Himekawa rougissait devant ses yeux.

Et puis, son corps commençait peu à peu à trembler.

« Vo-vous êtes ici, Hime... » commença Kizuna.

« KYAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA- !! » Un cri comme une soie se déchirant avaient alors résonné à l’intérieur du dortoir. « Quo... ? QQ-Que faites vous ici !? Vous, le voyeur ! Pervers ! Que diable pensez-vous faire ici !! »

Dans la tête de Kizuna, s’était également en pleine panique.

« Ceci-c’est c’est ma question là... ! Himekawa, pourquoi êtes-vous dans ce genre d’endroit !? » demanda Kizuna.

La vapeur s’élevait du corps de Himekawa qui était réchauffé par l’eau de source chaude. À l’heure actuelle, une telle chose ne pouvait ressembler qu’à une aura de rage.

Ses yeux s’écarquillèrent tout d’un coup.

« Cet endroit est... le bain pour les femmes et donc, c’est logique que je sois ici !! » répondit Himekawa.

... Ce qu’elle dit est tout à fait vrai, pensa-t-il.

« Non... ! Eh bien ! C’est vrai, mais ! Je sais, mais... ! » balbutia Kizuna.

Les yeux de Himekawa brûlaient de rage.

« C’est donc comme je l’avais imaginé ! Ainsi, n’êtes-vous pas venu ici afin d’épier les filles ? Il s’agit là d’un acte méprisable et impudique, » déclara Himekawa.

« Att-attendez ! Calmez-vous, je m’oppose à la violence !! » répondit Kizuna.

« Neros !! » cria Himekawa.

Le corps d’Himekawa fut alors enveloppé par une lumière rouge. Il s’agissait de la lumière que le Noyau installé dans le corps d’Himekawa émettait à la suite de son ordre. Les particules de lumière rouge se rassemblèrent alors sur la surface de son corps avant de se transformer en une armure. Le processus était vraiment identique à la magie qu’on lirait dans les livres fantastiques.

Après que le rayonnement fut complètement converti en une armure, la lumière disparue. En échange, l’armure créée avait entièrement équipé le corps de Himekawa.

L’éclat de cette armure semblait comme être humide et il était joli quand il était visible sur l’armure de couleur rouge. Sa forme mince semblait délicate, mais elle possédait aussi de la ténacité, donnant l’impression d’un katana aiguisé.

Il s’agissait de l’Heart Hybrid Gear de Himekawa Hayuru, Neros.

Sur cette armure, une unique lame était accrochée à ses hanches. Il s’agissait de son arme principale et son épée bien aimée. Sa silhouette était celle d’un katana japonais, mais il y avait la présence de mécanismes et d’un certain nombre de détails qui était semblable à son Heart Hybrid Gear. Cette épée coupait non pas par contact physique, mais en déplaçant à grande vitesse les particules qui étaient générées par une partie de la lame. La chose touchée était ainsi tranchée d’une manière très nette. Voilà la manière dont cette épée fonctionnait. Son tranchant était formidable, ce qui lui permettait de découper avec une seule attaque une Arme Magique. Ainsi, elle était plus acérée que n’importe quelle autre épée existante.

Et puis il existait une autre arme que l’armure possédait. Il s’agissait d’un ensemble de quatre longues épées flottantes en attente derrière Himekawa.

L’arme de destruction à moyenne distance de Neros, les Lames.

Ces Lames obéissaient à la volonté de Himekawa et elles pouvaient s’élever dans les airs sans aucune restriction. Elle pouvait ainsi se vanter de posséder une force de combat inégalée dans la bataille à moyenne portée. Un grand nombre d’Arme Magique avaient été abattus par ces Lames.

Une telle arme terrifiante était maintenant dirigée vers Kizuna.

« Ca-calmez-vous ! Vous ne devriez pas mettre votre armure dans une telle... Hein !? » s’exclama Kizuna.

« Il est inutile pour vous de mendier pour votre vie. Ce genre d’acte sale est totalement impardonnable ! » déclara Himekawa.

À l’origine, une combinaison de pilote bien spéciale était portée en cas d’utilisation de l’Heart Hybrid Gear. Cet habit était spécialement conçu afin de renforcer l’affinité du corps avec le Heart Hybrid Gear.

Cependant, la combinaison de pilote était vraiment très mince. Et ainsi on pouvait presque entièrement comprendre la ligne du corps et ces courbes. Il avait même déjà pensé une fois que c’était presque la même chose que le fait de ne rien porter du tout.

« Cependant, je me trompais..., » murmura-t-il.

La combinaison de pilote avait bien une utilité autre que pour l’affinité.

« Ha ? Qu’est-ce que vous dites ? » demanda Himekawa.

« Qu’est-il arrivé !? Hayuru ! »

La porte s’ouvrit en produisant un important bruit.

« A -Aine !? » s’exclama Kizuna.

Celle qui venait d’entrer dans la pièce était une fille aux cheveux argentés et aux yeux rouges. Il s’agissait d’Aine Chidorigafuchi, celle qui avait l’Heart Hybrid Gear nommé Zeros qui résidait à l’intérieur de son corps.

« Tout est exactement comme vous le voyez ! » cria Himekawa.

Après ça, Himekawa poussa un cri de rage, mais Aine inclina la tête.

« Même si tu me dis que c’est exactement comme cela ressemble..., » déclara Aine, puis elle fronça les sourcils et regarda Kizuna. « ... Quelle est cette situation !? Je me demande, si je peux recevoir une explication ? »

« Heuu, c’est..., » Himekawa hurlait, perdant son sang-froid dans ce genre d’échange. « Cet homme pervers s’est glissé dans le bain des femmes pendant que j’y étais ! C’est un agresseur, un pervers ! »

Aine avait davantage froncé ses sourcils et avait penché sa tête. « Si je dois dire qui est quoi, alors c’est de ton côté, Hayuru, qui semble être celle qui est une perverse. »

« Haa... !? Qu’est-ce que vous dites ? ... » demanda Himekawa.

Là, Himekawa baissa les yeux et vérifia sa propre apparence.

La serviette de bain qui devait à l’origine cacher son corps venait de se déchirer, et elle tombait en ce moment à ses pieds.

Son souffle s’arrêta alors qu’elle ressentit un grand choc.

Au moment où l’armure s’était équipée... ?

Comme pour confirmer qu’il s’agissait de quelque chose d’incroyable, elle regarda le grand miroir se trouvant sur le mur en face d’elle.

Là, une fille avec un Heart Hybrid Gear installé sur un corps entièrement nu était clairement visible.

Cette apparence était vraiment pervertie.

« Une femme perverse, » déclara Aine froidement.

En premier lieu, la zone couverte par l’armure de l’Heart Hybrid Gear était vraiment faible. Cependant, Neros était un modèle qui couvrait une zone relativement plus large avec ses différentes pièces d’armures. Ainsi, il y avait les épaulettes et les parties qui protégeaient la partie avant du corps, et une pièce d’armure qui s’écartait pour former une jupe présente à la taille et ainsi de suite. Les capacités défensives de Neros étaient beaucoup plus élevées par rapport à celle de Zeros.

Cependant, malgré la capacité défensive de son armure, d’une manière inattendue, certaines zones n’étaient pas couvertes. Sa poitrine, la zone de l’entrejambe, et également ses fesses... donc des zones essentielles n’avaient aucune armure pour une raison inconnue. Ces différentes zones n’étaient couvertes que par la combinaison de pilote.

Par conséquent, en ce moment, il n’y avait rien de présent qui protégeait ces zones.

Kizuna avait ses yeux volés par cette vision si irréaliste.

La peau humide reflétait la lumière du plafond, créant un éclat envoûtant sur cette peau.

Qu’il le veuille ou non, la zone rose placée sur les seins humides lui capturait les yeux, avec sa couleur fraîche et son aspect lustré.

Si l’on était un homme, alors on voudrait certainement toucher et apprécier sa sensation, le mettre dans sa bouche et profiter de son goût. Il n’y avait aucune chance qu’il ne pensait pas à cela tout en regardant une telle vision érotique.

Et puis, quand il lâcha son regard de sa poitrine, ses yeux s’accrochèrent sur le torse si adorable. Là-bas, son plexus solaire en grande partie visible... connecté à sa taille qui semblait si mince qu’elle en semblait fragile était également une vision qui ravissait son cœur.

Cette courbe délicate et souple était vraiment suggestive, elle stimulait inconditionnellement ses instincts primaux.

En outre, au-dessous du nombril, l’endroit qui gonflait doucement, se trouvait encore plus bas,

« KYAAAAAAAAAA-! » Le cri de Himekawa retentit à nouveau dans le dortoir.

Elle cacha sa poitrine avec ses deux bras et se tourna afin de se protéger de son regard.

« Ne-ne regardez pas ! S’il vous plaît, ne me regardez pas... ! » demanda Himekawa.

Kizuna se retourna en pleine panique.

« Oui, oui... ! Je me retourne donc, c’est... hein... !? » s’écria Kizuna.

Cependant, derrière lui se trouvait également un miroir.

Les fesses blanches luisant en plein devant ses yeux. C’était comme si l’armure rouge de Neros était creusée afin de ne surtout pas couvrir cette zone, ce qui rendait accentuait encore plus la présence de ces fesses blanches. C’était comme si Neros était en train d’encadrer les fesses pour les faire ressortir. Chaque fois qu’Himekawa tordait son corps, ses fesses dansaient à gauche et à droite. Ses fesses étaient un peu plus grosses que celles d’une Himekawa qui était si mince. Il s’agissait du genre de fesses parfaites pour faciliter la venue d’un bébé. La surface serrée et lisse semblait être vraiment agréable au toucher.

« Hii- !? » cria Himekawa.

Après avoir remarqué ce fait, Himekawa paniqua, et elle se cacha les fesses avec ses deux mains. Cette fois, une fois de plus, ses seins devinrent exposés. Et correspondant totalement à son mouvement effectuer en arrière, ses seins furent secoués de haut en bas comme de la gelée.

Il n’y avait aucune chance pour elle de se cacher en totalité.

« Eh, Kizuna. Est-ce que c’est ça qu’on appelle une danse nue ? » demanda Aine.

« Je-Je ne sais pas ! Je ne vois rien ! » déclara Kizuna.

« Pas plus, NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO... ! » cria Himekawa.

Depuis derrière Himekawa qui s’était recroquevillée au sol, l’arme meurtrière de Himekawa, ses Lames, fut projetée vers Kizuna.

Notes

  • 1 : Ce caractère signifie eau chaude, lire comme « yu »

***

Partie 2

Reiri qui était inhabituellement présente dans le bureau du directeur avait demandé avec une voix emplie d’étonnement. « Vous tous, combien de fois avez-vous besoin de détruire le dortoir jusqu’à ce que vous soyez satisfait ? »

Le lendemain matin, Kizuna et Himekawa furent convoqués au bureau du directeur et ils eurent une petite discussion concernant ce qui s’était produit au cours de la nuit.

« J’ai déjà réfléchi à la façon dont la salle des bains a été complètement détruite. Mais... ! » répondit Himekawa. « C’était un cas de force majeure. Je n’imaginerais jamais qu’un garçon oserait entrer dans le bain public des filles ! »

« Cependant, Kizuna s’est installé dans le dortoir des filles, » déclara Reiri. « Alors il est naturel qu’il ait le droit d’utiliser le bain public. Comment pouvez-vous ne pas supposer que cela soit le cas ? »

« C-c’est absurde ! Kizuna-kun a-t-il désormais l’intention d’entrer dans le bain public à partir de maintenant !? » demanda Himekawa.

Le regard interrogateur de Himekawa reprochait à Kizuna ce qui s’était déroulé hier.

« Non, non, pas du tout. C’est juste qu’hier, j’avais pu obtenir une réservation pour le bain pour toute la nuit, » déclara Kizuna.

« ... Réservation ? » demanda Himekawa avec un visage empli de doute.

« Hein !? Ne le saviez-vous donc pas ? » Kizuna avait également fait un visage interrogateur alors qu’il demandait ça.

Même si tous les étudiants du dortoir devaient déjà avoir été avisés...

« Aah, j’ai oublié de le dire à Himekawa. Je lui ai dit de faire quelques courses qui étaient en vérité inutiles et je l’ai guidée afin qu’elle rentre à ce moment-là, » déclara Reiri.

« Attends ! Alors c’était toi qui as occasionné ça, Nee-channnn... !! » s’exclama Kizuna.

« Pour quelle raison avez-vous fait cela ? Quel est votre but pour avoir fait cela !? Commandante ! » demanda Himekawa.

Avec un regard dangereusement menaçant, Himekawa frappa le bureau du directeur.

« Eh bien ! C’est parce que la relation entre Kizuna et Himekawa n’a pas progressé depuis le début, » répondit Reiri. « Et ainsi, j’ai pensé qu’il serait peut-être préférable que je prépare un tel événement pour briser la glace. Bien que tristement, cela se soit finalement terminé sur ce malheureux résultat. »

« Le malheur vient de vous, commandante ! Pour que vous vous comportiez ainsi, je vous ai vraiment mal jugé ! » déclara Himekawa.

Cependant, Reiri répondit avec un visage parfaitement calme. « C’est moi qui devrais vous demander quelles sont vos intentions. J’aurais dû directement vous ordonner de faire l’Hybridation des Coeurs avec Kizuna. Alors, quand prévoyiez-vous de réaliser mon ordre ? »

« C... c’est ! Ce genre d’ordre est invalide. Je ne peux pas l’accepter ! » répondit Himekawa.

« Ne dites pas quelque chose de si égoïste, » répliqua Reiri.

« Ego... !? » s’exclama-t-elle. Himekawa serra son poing, et ses épaules tremblaient.

« Kizuna, à quel pour cent est maintenant le Compte Hybride d’Himekawa ? » demanda Reiri.

Kizuna avait alors sorti de sa poche intérieure son identifiant d’étudiant qui avait également une double fonction en tant que terminal d’information. Sa forme extérieure était identique à un smartphone, mais un grand nombre de fonctions y avaient été installées.

Après avoir tapoté sur l’icône Amaterasu, les signes vitaux des membres de l’équipe s’étaient affichés.

« Le Compte Hybride de Himekawa est seulement de 28 %. Je pense que cela sera... bientôt dangereux de continuer ainsi, » déclara Kizuna.

Le Compte Hybride était l’unité qui représentait l’énergie présente dans le corps de l’utilisateur et qui permettait de faire fonctionner les Heart Hybrid Gear. La zone dangereuse (jaune) était quand il passait au-dessous de 25 %, et la zone critique (rouge) était quand il était devenu inférieur à 10 %. Quand il devenait inférieur à 5 %, il devenait même difficile de maintenir la matérialisation physique de l’Heart Hybrid Gear.

Si l’Heart Hybrid Gear était annulé au milieu de la bataille, il n’était pas difficile d’imaginer que la situation deviendrait extrêmement dangereuse. Même si elle était sauvée, le fait d’être incapable d’équiper l’Heart Hybrid Gear signifiait qu’elle n’avait aucune méthode pour combattre les Armes Magiques. En d’autres termes, le méga-flotteur du Japon deviendrait impuissant face à l’ennemi.

« Écoutez-moi bien, Himekawa, » déclara Reiri. « Il s’agit de chose qui affecte votre vie. Ce n’est en aucun cas que je vous l’ordonne sur un caprice ou pour faire une blague. Et cela te concerne aussi, Kizuna. Vous devez prendre votre mission plus au sérieux. »

« Mais, même sans quelque chose comme l’Hybridation des Coeurs qui nous oblige à effectuer des choses sans vergogne comme ça, notre Compte Hybride va naturellement remonter par lui-même ! Alors pourquoi, n’attend-on pas que cela se fasse ainsi !? » demanda Himekawa.

« Récupération naturelle... était-ce bien de ça que vous parlez ? » demanda Reiri. Elle se mit alors à sourire et puis elle s’enfonça dans sa chaise confiant son corps au dossier de la chaise. « Alors je vais vous demander ça. Deux semaines se sont-elles écoulées depuis la dernière bataille ? Alors, votre Compte Hybride, de combien a-t-il récupéré depuis ce jour-là ? »

« C... c’est..., » Himekawa vacilla face à la question.

C’était tout à fait naturel qu’elle réagisse ainsi.

Kizuna murmura dans son cœur.... trois pour cent.

Et il s’agissait bien de la vérité. Depuis ce jour, elle n’avait augmenté que de trois pour cent son Compte Hybride.

Kizuna pensait également que peut-être le capteur était cassé, au point où il avait même été l’amener une fois au laboratoire afin de le faire inspecter. Cependant, le nombre était correct.

« Qu’allez-vous faire si l’ennemi apparaît maintenant ? » demanda Reiri. « Le fait de faire attention en ce qui concerne votre état global est également une nécessité pour la bataille. Alors, soyez plus assidu. »

« ... Pfff » Himekawa se mordit les lèvres et se retourna.

Après qu’elle fut sortie, Kizuna allait également sortir de la pièce, mais avant ça, il demanda quelque chose à sa sœur. « Ah, c’est vrai. »

Kizuna se souvint de la question qu’il avait pensé avant. Il s’arrêta sur place et se retourna pour faire face à Reiri. « ... Par ailleurs, je voudrais te demander une chose. »

« Quoi ? » demanda Reiri.

« Si le Compte Hybride est épuisé et qu’il arrive à zéro, que va-t-il nous arriver ? » demanda Kizuna.

Les lèvres de Reiri formaient une ligne serrée, et elle ne répondit rien.

« Je peux parfaitement imaginer que le Heart Hybrid Gear cessera de fonctionner, mais... qu’est-ce qui se produira plus précisément ? » demanda Kizuna. « Par exemple, allons-nous être incapables d’utiliser l’armure après ça ? Où le Noyau va-t-il se séparer de nous... Je me demande... va-t-il se produire quelque chose comme ça à ce moment-là ? »

Reiri fit alors tourner sa chaise et elle se retrouva avec le dos face à Kizuna avant de parler. « Je ne peux encore rien dire à ce sujet. Les recherches liées à ça sont toujours en cours dans le laboratoire et elles sont effectuées sous la supervision de Kei. »

Reiri regardait le paysage à l’extérieur de la pièce. Kizuna était incapable de jeter un coup d’œil afin de voir l’expression de sa sœur.

« Est-ce vrai ? ... c’est compris, » déclara-t-il après un petit moment de réflexion.

Après ça, Kizuna la laissa seule dans le bureau du directeur.

En entendant les pas devenir de plus en plus lointains, Reiri poussa un profond soupir.

Visibles par la fenêtre, les chantiers de construction liés à la restauration d’Ataraxia étaient clairement visibles.

L’Académie de Défense Stratégique Ataraxia était indépendante du méga-flotteur du Japon. Il s’agissait d’un méga-flotteur d’un diamètre d’environ trois kilomètres et également le sommet de la technologie anti-AU. Avec des institutions de recherche de diverses sortes comme noyau, ainsi que des établissements d’enseignement qui allait de l’université jusqu’au collège, tout cela avait permis de former d’excellents chercheurs et un personnel militaire de qualité.

Ataraxia soutenait la défense de méga-flotteur du Japon. Ataraxia avait elle aussi, et cela en grand nombre, des installations de défense entièrement automatisées installées un peu partout sur toute la surface de l’île artificielle. Il s’agissait de canons de particules déguisés en bâtiments ou des rampes de lancement de missiles déguisées en parc.

Cependant, dans la précédente bataille, tous ceux-là avaient été complètement détruits.

À l’heure actuelle, les travaux de réparation avançaient à un rythme rapide. En outre, cela couvrait également les établissements commerciaux détruits, les rues qui s’étaient effondrées, et même les installations essentielles qui avaient été endommagées. Les travaux de construction pour la reconstruction et la restauration de tout cela étaient effectués un peu partout dans la cité.

Il s’agissait d’une cicatrice déchirante provoquée par la bataille. Mais finalement, quand l’on y pense, finir avec seulement ces quelques dommages matériels et le faible nombre de personnes mortes était un bon résultat après avoir encaissé le bombardement intensif de ce grand cuirassé. Oui, c’était clairement un bon résultat.

Et puis il y avait une méthode pour restaurer facilement ces dégâts, c’était leur salut.

Voilà à quoi Reiri pensait.

***

Partie 3

Ce qui attendait Kizuna et Himekawa qui étaient retournés dans la salle de classe fut les regards curieux de tous leurs camarades de classe.

« Hé, Himekawa-san ! Est-il vrai que vous avez tous deux pris un bain ensemble à minuit !? »

« Euh !? Même si elle est une membre du comité de moral public ? C’est incroyableeeee !? »

« N’est-ce pas érotique de laver l’autre dans la salle de bain ? Il est un garçon qui... »

« Avez-vous fait la chose dans la chambre d’Hida-kun jusqu’au petit matin ? »

« Non. Cela ne s’est-il pas déroulé dans la chambre de Himekawa-san ? Le matin, les deux ont pris une douche ensemble avant d’aller à l’école. »

En outre, divers embellissements y avaient été ajoutés.

Les étudiants qui étaient pleins d’intérêt ne provenaient pas seulement du premier groupe de la deuxième année de Kizuna. À la fenêtre qui donnait sur le couloir, les élèves d’autres classes se regroupaient. De là, des regards remplis de ressentiment et d’intention de tuer perçaient le corps de Kizuna. Ceci venait principalement des garçons.

« Tout le monde, s’il vous plaît, cessez d’être irresponsable. Tout ce que vous dites, ce sont des mensonges, des absurdités ! » s’exclama Himekawa.

Himekawa avait nié avec force toutes ces rumeurs. Cependant, elle était très embarrassée par les réactions de ses camarades de classe.

... Moi aussi, je dois coopérer pour prouver mon innocence, pensa Kizuna.

Kizuna se leva de sa chaise et se dirigea vers la foule qui entourait Himekawa.

« Bonjour tout le monde, » commença-t-il. « C’est exactement comme Himekawa l’a dit. Toutes ces rumeurs sont sans fondement. Il n’y a aucun moyen que nous fassions quelque chose comme ça. »

Cependant, les regards douteux des filles de la classe se rassemblaient tout à coup sur Kizuna.

« Non, mais... vous êtes Eros, » déclara l’une des filles.

« C’est vrai. Il pourrait vraiment le faire... il est après tout Eros, » répliqua une autre fille.

« Au contraire, c’est plus étrange s’il ne l’a pas réellement fait... c’est Eros après tout, » annonça une troisième fille.

Mais attendezzzzz ! pensa Kizuna.

« N-non, tout le monde, attendez..., » déclara Kizuna.

Himekawa le regarda avec des yeux terrifiants. « Hida-kun, s’il vous plaît, allez plus loin. Si vous interférez dans cela, même quelque chose de vrai ne sera jamais cru par les autres. »

N’était-ce pas trop cruel ?

Cependant, la réalité était devenue ainsi, et il ne pouvait rien dire de plus afin de nier cette vérité.

« Hé, Kizuna. Je me demande, avez-vous un peu de temps ? » demanda Yurishia.

Des cheveux blonds, des yeux bleus... une belle fille l’appelait. Son magnifique corps était comme s’il était sorti d’une gravure internationale. En marchant normalement, les seins enveloppés à l’intérieur de l’uniforme tremblaient abondamment, sa taille de buste était totalement absurde.

Il s’agissait de l’un des membres d’Amaterasu, le pilote du Heart Hybrid Gear Cross, Yurishia Farandole.

« Yurishia, est que quelque chose n’est pas bo... guhah... ka !! » dit Kizuna.

Son col fut saisi avec force et on l’avait traîné jusqu’à son siège.

« Attendez... Yu-Yurishia..., c’est douloureux... ! » s’exclama-t-il.

Ceci avait été fait afin de le forcer à s’asseoir sur sa propre chaise, mais c’était plus comme si on l’avait jeté dessus.

« Quoi ? Qu’est... ce que vous faites... ? » balbutia Kizuna.

Yurishia, qui était debout devant lui, souriait majestueusement... mais ses yeux ne souriaient pas du tout.

De tout son corps, une aura noire apparaissait lentement... du moins, c’était à ça que cela ressemblait.

« J’ai entendu dire que vous êtes entré dans le bain avec Hayuru. L’avez-vous fait ? Donnez-moi des détails ? » ordonna Yurishia.

Effr-effrayanttttteeee ! pensa-t-il.

Le sourire d’Yurishia était effrayant !

« Ca-calmez vous, Yurishia. Il s’agit d’un malentendu. Ce n’est pas de mon fait, » répondit Kizuna.

« Alors, vous n’êtes donc pas rentré dans le bain avec elle, n’est-ce pas ? » demanda Yurishia

Après avoir fait un visage soulagé, Yurishia avait pris son siège qui était derrière Kizuna.

Tout en souriant gaiement, elle avait sorti un stylo pour l’utilisation du panneau tactile depuis son étui à stylo.

« Euh... en d’autres termes, nous ne sommes pas entrés dans le bain... c’était juste par hasard que nous nous sommes rencontrés dans le vestiaire, » avoua-t-il.

Avec le bruit de la destruction *Crack*, le stylo dans la main d’Yurishia fut brisé.

« Hmmm, est-ce ainsi ♪ ? » demanda-t-elle.

Quelle force de préhension !

C’était vraiment mauvais, étrangement, il transpirait abondamment.

« Alors, comment se pourrait-il que, par hasard, vous vous rencontriez dans le vestiaire du bain public, je me demande si vous pouvez me renseigner sur ça... ? » demanda Yurishia.

Tout en prenant son stylo de rechange, Yurishia montra un élégant sourire.

« Non, c’est... euh..., » balbutia Kizuna.

Par hasard, s’il manquait avec sa réponse ici, serait-il tué dans cet endroit ?

Ce sentiment de terreur se glissa sur le dos de Kizuna.

« La commandante n’a pas dit à Hayuru que Kizuna allait utiliser le bain public. Et ainsi, Hayuru est rentrée tard au dortoir et elle a rencontré Kizuna là-bas. » Sans même regarder Yurishia, Aine avait calmement placé ces quelques mots expliquant les circonstances.

« ... À ce propos, n’êtes vous pas trop bien informé ? » demanda Yurishia.

« Eh bien, je me trouvais également présente sur les lieux à ce moment-là avec Hayuru, » répondit Aine.

« Eh... Alors, Aine, cela ne vous a-t-il pas dérangé d’être là-bas ? C’était un appel à ce qu’il vous voit nu, vous savez ? Ne pensez-vous pas que Kizuna pourrait être tenté de le faire ? » demanda Yurishia.

Aine jeta un coup d’œil à Kizuna.

« Pas particulièrement. Cette chose hier était tout simplement un accident. C’était juste qu’au cours de la scène, Hayuru dansait nue de sa propre volonté, » déclara Aine.

Yurishia dévisagea Aine avec des yeux emplis de doute.

« Vous êtes terriblement calme, n’est-ce pas, Aine, » dit Yurishia.

« Parce que... Kizuna, il m’a déjà dit... qu’il prendra toutes ces responsabilités vis-à-vis de moi, donc je n’ai pas à m’inquiéter, » déclara Aine.

*Crack* avec ce son de destruction, le second stylo d’Yurishia fut brisé.

« Kizuna..., par rapport à ce qu’elle a dit tout à l’heure, pouvez-vous me donner une explication afin que je puisse mieux le comprendre ? » demanda Yurishia.

Les sourcils surélevés et l’éclat des yeux froids qui étaient en proportion inverses avec le sourire sur ses lèvres saisirent Kizuna.

Uooo, le visage en colère d’une belle femme est incroyablement effrayant !, pensa-t-il.

Yurishia était l’ancien Atout des Maîtres.

Les Maîtres étaient identiques aux Amaterasu du Japon. Il s’agissait de l’équipe des Heart Hybrid Gear de l’Amérique. Avant le 2e conflit avec un autre univers, elle était arrivée à Ataraxia en raison de la stratégie commune de l’Amérique avec le Japon. Et puis, dès lors, elle se battait jusqu’à présent en tant que membre d’Amaterasu.

Elle avait abattu plus de trois cents Armes Magiques, même maintenant elle était le super numéro 1 du monde avec le record qui était encore valide jusqu’à ce jour.

S’il était foudroyé par une telle personne, ce n’était pas une exagération de dire que c’en était fini de sa vie.

Mais dans ce cas, pourquoi était-il autant grondé par Yurishia ?

« N-non ! Même si je disais que je prendrais mes responsabilités, il s’agissait d’un conseil sur la vie ! C’était lié aux idioties ordinaires d’Aine ! N’est-ce pas, Aine... hé ? » balbutia Kizuna.

Aine se détachait avec des miasmes boueux et noirs présents autour d’elle. Elle le regardait aussi avec des yeux perçants.

Cette fille..., pourquoi avait-elle ce regard qui me maudit !? pensa Kizuna.

Alors qu’il était dans une impasse à trois voies qui le plaçait dans une situation qui le laissait tremblant de peur, un salut arriva jusqu’à Kizuna.

« Vv-Vous tous, allez à votre place... »Leur professeur, Sakisaka, entra à ce moment-là dans la salle de classe tout en portant comme d’habitude son maillot rouge.

« Alors, nous commençons la classe... attendez ! Quel était le sujet de la dernière fois ? » Sakisaka fonctionnait comme d’habitude.

Quoi qu’il en soit, il avait été sauvé.

Faisant semblant de ne pas remarquer l’aura sombre des deux filles, il avait chargé les données du cours.

Là-dessus, le contenu du cours de géographie avait été affiché sur le moniteur. Il s’agissait de la géographie actuelle. C’est-à-dire de la géographie ainsi que des cours sur la structure du méga-flotteur du Japon. Ce cours enseignait des connaissances fondamentales. En ce qui concerne l’état du monde et les méga-flotteurs des autres pays, s’ils obtiennent de nouvelles informations, cette information sera immédiatement reflétée sur le matériel pédagogique.

Aah..., oui oui, la géographie n’est-ce pas ? pensa Kizuna. Même si je dis ça, même la carte du monde manque d’utilité en ce moment même...

Le mur devant la salle de classe devint un écran utilisant toute sa surface. Et là-dessus, les méga-flotteurs de chaque pays du monde avaient été affichés l’un après l’autre.

« La forme actuelle des pays en ce moment est celle-ci. Franchement, nous ne savons absolument pas quel pays est dans quelle mer à ce jour. Eh bien, nous pourrions les rencontrer par hasard si..., » déclara leur professeur.

Chaque pays avait des méga-flotteurs de différentes formes et tailles.

Le méga-flotteur du Japon avait une forme longue et mince, il était vaguement imagé comme l’archipel du Japon. En réalité, le flotteur de chaque région était relié dans une rangée qui était la même que leur position dans l’ancien Japon.

Et puis, même parmi les flotteurs alignés, les plus remarquables étaient la Russie, puis l’Amérique. Si cela ne concernait que la taille alors la Russie aurait gagné, mais ce qui était étonnant pour l’Amérique était que la côte est de l’Amérique et la côte ouest avait chacun un méga-flotteur.

Le méga-flotteur avait l’air d’être même deux fois plus grand que celui du Japon, et il y en avait deux.

Kizuna regardait distraitement la forme de méga-flotteur de la côte ouest des États-Unis. Il ressemblait à un énorme sous-marin raffiné.

« Celui que le Japon est susceptible de rencontrer en ce moment pourrait être celui de l’ouest des États-Unis, du moins, je pense..., » déclara-t-elle. « Ils sont censés être dans l’océan Pacifique. Leur méga-flotteur est combiné avec une fonction de submersion. Il semble qu’il puisse donc se déplacer sous l’eau comme un sous-marin que vous connaissez déjà..., je ne sais pas cela avec certitude si c’est bien la réalité. »

C’était une leçon indulgente comme toujours.

Cette première classe de deuxième année était la classe supérieure du département de combat, mais cette classe ne faisait pas que des formations de combat.

La littérature moderne japonaise et classique, l’histoire et la géographie, l’enseignement général avait également été correctement enseigné ici. C’était simplement qu’il n’y avait pas d’enseignants à temps plein pour chacun de ces programmes. Presque toutes les leçons étaient données par l’enseignante principale Sakisaka Saki.

Ce qui rendait cela possible, c’était parce que la leçon de classe avait été transformée en données et fondamentalement l’enseignant n’avait besoin que d’exécuter le programme du cours.

Bien sûr, ils employaient des professeurs à temps plein concernant le programme d’études avec une spécialisation élevée comme l’art ou la musique. Cependant, le nombre d’enseignants était faible par rapport au nombre d’étudiants. Pour cette raison, les enseignants n’avaient pas à participer à la gestion des élèves ou à l’orientation civique en dehors de la classe. Par conséquent, un contrôle indépendant des étudiants était nécessaire.

Le comité de la morale publique auquel Himekawa appartenait était également l’un d’eux. Il était là afin de protéger la morale publique et l’ordre d’Ataraxia, et ses membres travaillaient jour et nuit.

« Dans ce cas, je pense que c’est louable, mais..., » murmura Kizuna.

Avec un regard oblique, Kizuna jeta un coup d’œil sur le visage de Himekawa.

Comme prévu, n’avait-elle pas l’air un peu fatiguée ?

Il se rappela alors la question que Reiri lui avait dit tout à l’heure qui l’avait fait regarder le profil de Himekawa.

{Quand prévoyiez-vous de faire l’Hybridation des Coeurs avec Kizuna ?}

Certes, le Compte Hybride restant de Himekawa était faible.

Si l’ennemi apparaissait maintenant, cela pourrait la conduire à une expérience dangereuse, comme ce qui était arrivé à Yurishia avant cela, lorsque son Compte Hybride était devenu vide au cours de la bataille.

Même s’il attendait, Himekawa ne serait pas celle qui serait motivée à le faire.

... Il faut que je fasse quelque chose, pensa-t-il.

Cependant, Himekawa était vraiment méticuleuse, et elle ne pensait pas à lui favorablement.

Pour commencer, je dois obtenir la confiance de Himekawa, pensa-t-il. Et pour pouvoir faire ça...

***

Partie 4

« Un travail dans le comité de la morale publique !? » s’exclama Himekawa avec un visage empli de doute.

« Tout à fait. Je veux vous aider, » répliqua Kizuna.

Après l’école, Kizuna était allé dans la salle d’orientation des étudiants et il avait été demandé ça à Himekawa.

Heureusement, personne ne se trouvait dans la salle à l’exception d’Himekawa, et ainsi, il pouvait parler sans réserve.

Himekawa croisa les bras et fit un visage compliqué. « Je ne sais pas ce que vous pensez en me demandant ça, mais comprenez-vous bien votre propre position ? Personne ne consentira à ce que vous fassiez un travail de supervision. »

« Oui, je le sais. C’est pourquoi, je veux leur prouver que je ne fais pas des choses érotiques de ma propre volonté, » Kizuna tenta désespérément de convaincre Himekawa. « Je veux que tout le monde comprenne bien ma situation. Tout ce que j’ai fait jusqu’à maintenant, je l’ai fait en raison de la mission. Je suis moi-même un être humain tout à fait approprié. Si je fais cela, alors je n’aurai aucun sentiment de culpabilité en faisant l’Hybridation des Coeurs. Et il en est de même pour vous, Himekawa, vous n’aurez aucun sentiment d’infériorité envers tout le monde vis-à-vis de ça, n’est-ce pas ? »

Himekawa afficha un visage montrant clairement sa surprise.

« Vous pensez... à moi en voulant faire ça ? » demanda-t-elle.

« Même moi, je ne fais pas tout ça parce que j’aime faire ça, » déclara Kizuna, « Mais je comprends parfaitement qu’à la fin, Himekawa, vous ayez eu honte par ma faute. C’est pourquoi je veux être une aide. Même si ce que je suis capable de faire n’est pas grand-chose finalement. »

Cependant, Himekawa regardait Kizuna avec une expression emplie de doute comme si elle l’évaluait.

« ... » Après avoir réfléchi pendant un moment, Himekawa déclara, « ... Je comprends, alors c’est très bien ainsi. »

« Vraiment !? » Kizuna souleva une voix emplie de joie.

« Oui. Car moi aussi, je voudrais déterminer quel genre de personne vous êtes, Hida-kun, » déclara-t-elle. « Je vais le faire à travers ce travail en tant que membre du comité de la morale publique. »

« Je vous remercie. Prenez soin de moi, » déclara Kizuna.

« Oui, moi aussi. S’il vous plaît, prenez soin de moi, » déclara Himekawa.

Après qu’elle eut dit cela, Himekawa avait soudainement souri avec douceur.

Ce visage souriant d’Himekawa était déraisonnablement charmant. Kizuna avait l’impression d’avoir reçu une attaque-surprise alors qu’il vit ça.

Ce sourire était gracieux, tendre, doux comme le soleil du printemps, un sourire chaleureux.

Dans ce sourire, pas la moindre parcelle de son attitude dure habituelle pouvait se faire sentir.

« Y a-t-il quelque chose ? » demanda-t-elle soudainement.

« Ah non. C’est moi qui devrais le dire, mais prenez soin de moi, » répéta-t-il afin de cacher sa gêne. De plus, Kizuna baissa rapidement la tête pour ainsi cacher son visage rougissant.

***

Voici maintenant le premier cas exposé...

« Ici, Himekawa Hayuru du comité de la morale publique. Vous, les voyeurs, vous êtes pris en flagrant délit, alors rendez-vous ! » cria Himekawa.

« Merde ! Ce n’est pas bon ! »

Himekawa et Kizuna venaient d’ouvrir la porte et de se précipiter sur le toit. Là, trois étudiants de sexe masculin étaient allongés sur le ventre, jetant un coup d’œil à travers un télescope. Il semblerait qu’ils essayaient de mater les filles qui se changeaient dans la salle de classe. C’était encore pire, car ils utilisaient un télescope qui était équipé d’une fonction d’enregistrement.

Lorsque Kizuna avait récupéré leur télescope, il avait examiné de quelle marque il était.

Cela lui fit se souvenir que la semaine dernière, il y avait eu une discussion populaire à propos d’une vidéo téléchargée sur le net montrant des filles qui se changeaient. Quelqu’un avait commenté que les images avaient été prises à l’aide d’une lentille particulière, mais... c’était sorti dans cette discussion, car ce genre de lentille n’était pas utilisé sur une caméra, mais plutôt sur un télescope.

« Vous les gars... je pense que la vidéo du changement d’habits qui a été téléchargée sur le net avant cela ne soit de votre faite..., » cria Kizuna.

« Vous-vous avez tort ! Nous, nous n’avions rien fait de semblable ! »

« Ouais ! Ouais ! C’est une fausse accusation ! »

Les élèves hurlaient la même chose à l’unanimité. Leur désespoir ne les rendait que plus suspects.

« Eh bien, nous allons bientôt le savoir dès que tout cela sera étudié. Alors, ne vous inquiétez pas si vous ne l’avez pas vraiment fait, » déclara Kizuna.

« Hida-kun, de quoi parlez-vous ? » demanda Himekawa, puis elle baissa la tête.

« En fait, sur le Net la semaine dernière, il y avait un sujet populaire concernant une vidéo prise montrant des étudiantes d’Ataraxia. Et peut-être que la vidéo a été enregistrée avec ce télescope. Voilà ce dont je parle, » répondit Kizuna.

« Ce genre de chose..., » Himekawa fit un visage choqué, puis elle jeta un coup d’œil brutal envers les voyeurs. « Ce genre de chose choquante à faire en cette période d’urgence. Demain, montrez vos visages dans la salle d’orientation des élèves ! Je vais vous poursuivre vous autre pour ce crime odieux. »

Les expressions des trois étudiants masculins devinrent intriguées pendant un moment, mais ils affichèrent immédiatement un sourire de soulagement.

« Oui, oui. J’ai compris. À demain, oui. »

Hmph, je vois, pensa Kizuna.

« Himekawa, pouvons-nous verrouiller la chambre de ces étudiants et prendre tous les appareils électroniques qu’ils ont en leur possession ? » demanda Kizuna.

« Quoi !? » Les trois étudiants se figèrent en entendant ces mots.

« Hein !? C’est... je pense que nous pouvons le faire si nous le demandons, mais..., » répondit Himekawa.

« Alors, faites ça. Sinon, ils vont faire disparaître aujourd’hui toutes les preuves, » déclara Kizuna.

« Arrêtez ça ! N’avez-vous pas cette chose appelée la compassion... ! » cria l’un des étudiants.

Tout en faisant un regard sombre, Himekawa grimaça vers les étudiants masculins. « Je n’ai aucune compassion pour les personnes qui se comportent lâchement comme des voyeurs ! »

Les trois s’étaient alors effondrés sur le plancher alors qu’ils étaient emplis d’un grand désespoir.

***

Voici maintenant le deuxième cas exposé...

« Ceci est Himekawa Hayuru du comité de la morale publique ! Je mène un examen en raison du soupçon de présence d’un objet interdit. Remettez-moi vos bagages avec obéissance ! » La voix digne de Himekawa retentit à l’intérieur de la salle d'étude et de lecture.

À l’intérieur de la salle pleine de poussière, environ six étudiants étaient rassemblés. Sur le bureau, un sac était rempli de livres, et plusieurs autres livres étaient ouverts sur la table.

... Bien entendu, il ne s’agissait que de livres pornos.

Des collections de photos, des albums d’illustrations, ainsi que des hentai.

Au moment où Himekawa vit ses couvertures, son visage devint rouge en un éclair. « T-Toutes ces choses sont inappropriées... Il s’agit d’une violation évidente de la réglementation scolaire ! Tout ceci est désormais confisqué. Une punition supplémentaire sera également décidée dans la salle d’orientation des élèves ! »

« Merde, un contrôle ! » cria l’un des étudiants.

« Prenez-les et courons ! » cria un deuxième étudiant.

Un étudiant avait empoigné le sac sur la table et s’était dépêché de sortir de la pièce.

« Attendez ! » Kizuna essaya de les poursuivre, mais les autres cinq se tenaient debout dans son chemin.

« S’il vous plaît, ne soyez pas un obstacle ! » Himekawa avait pris la main d’un d’entre eux et le jeta au sol d’une manière admirable.

« Uwaa, incroyable, » s’écria Kizuna.

Cela ressemblait à de l’Aïkido ou quelque chose du genre. Bien qu’il ne l’avait pas vue y mettre de la force, le corps de son adversaire avait facilement été lancé dans l’air. Son arrière-train avait alors lourdement atterri sur le sol. Puis il se tordit sur le plancher.

En la regardant, les autres étudiants qui avaient été effrayés s’étaient déplacés, ouvrant ainsi la voie.

« Hida-kun, nous devons les poursuivre !! » cria Himekawa.

« Compris... wôw !? » s’exclama-t-il.

Au moment où ils étaient sortis dans le corridor, quelque chose traversait devant leurs yeux.

... Heart Hybrid Gear !?

L’étudiant mâle portant une armure sur son corps volait dans le corridor.

Dans l’une de ses mains se trouvait le sac qui avait été emporté dans la fuite à ce moment-là.

« C’est le gars ! Mais, qu’est-ce que c’est !? » s’exclama Kizuna.

« C’est l’Heart Hybrid Gear pour l’usage pratique qui a été introduit depuis cette semaine ! » répondit Himekawa

... C’est bien ça ! Kizuna se souvint alors de ça.

Il s’agissait de l’Heart Hybrid Gear utilisée pour la pratique et qui avait été développé par Shikina Kei du Laboratoire Nayuta.

... L’Armure Technique

À l’origine, si un Noyau n’était pas installé à l’intérieur du corps du pilote, un Heart Hybrid Gear ne pouvait pas être équipé. En d’autres termes, le moment où l’on pourrait effectivement commencer l’entraînement était seulement après que le Noyau eut été installé.

Donc quand l’on y pense, cela pouvait se révéler inutile. Il y avait le risque que l’étudiant ayant des aptitudes pour le noyau, et qui venaient d’avoir un Noyau installé en lui soit en vérité un étudiant n’ayant réellement aucun talent pour être un pilote.

Pour pallier ce problème, l’Armure Technique avait été développée.

Créée à partir de toute la technologie existante, elle était une réplique des Heart Hybrid Gear.

Bien sûr, ces spécifications étaient loin de la réelle Heart Hybrid Gear.

Néanmoins, il serait utile afin de faire éclore les ressources humaines, et donc, on s’attendait à un important résultat après ça.

« ... Malgré ça, en ce moment, il utilise cette chose pour fuir avec des livres pornos... ! » s’exclama Kizuna.

« Très probablement qu’il est un étudiant responsable du vol d’essai ! C’est une erreur complète faite dans la sélection du personnel ! » s’exclama Himekawa.

Kizuna et Himekawa avaient commencé à courir après l’étudiant volant. Cependant, ils ne pouvaient pas rattraper le retard à l’aide d’une simple course.

« À ce rythme, nous allons le perdre ! Nous allons aussi... ! » Himekawa parlait avec un visage résolu tel celui d’un héros de la justice.

« Eh ? Ne me dites pas..., » commença Kizuna.

« Neros !! » cria Himekawa. Après ça, le corps de Himekawa qui traversait le couloir brilla d’une lumière rouge.

Quand la lumière eut disparu, il y avait une Himekawa équipée d’une armure rouge qui enveloppait son corps et qui était présente sur son uniforme d’écolière.

Elle avait ensuite enflammé ses propulseurs, provoquant un important souffle de vent dans le couloir. Le bruit unique des particules éjectées rugi dans la zone et le corps de Himekawa avait ainsi volé jusqu’à la fin du couloir en un éclair.

« Merd-merde, est-ce que je dois aussi m’équiper du mien !? » s’exclama Kizuna.

Parce que Himekawa avait équipé son armure, l’attention des étudiants dans le couloir avait été rassemblée sur elle. Au contraire, en raison de l’agitation, même les étudiants à l’intérieur des salles de classe se précipitèrent également à l’extérieur.

Allait-il devoir crier au milieu de tout cela ? Ce mot ?

Au centre de ces nombreuses personnes, devait-il vraiment crier ce mot ?

« Je ne veux pas ! » Il l’avait rejeté avec force.

Il ne faisait aucun doute que cela allait ajouter encore plus à sa honte, comme verser de l’huile sur le feu, et que tout cela serait répété à travers toute l’école.

Cependant, s’il ne se dépêchait pas, il ne pourrait pas aider Himekawa. Et si ici, il était capable d’appréhender le criminel, alors peut-être que la confiance qu’on pouvait avoir en lui monterait en flèche.

...

... Merde

« Je vais le faire ! » Kizuna avait à moitié crié comme s’il abandonnait. « Eros !! »

Le corps de Kizuna fut lui aussi enveloppé dans le rayonnement rose émis par le Noyau.

En commençant par le bas, une armure noire étincelante apparut. Elle libérait un éclat lumineux d’argent, et il y avait une ligne colorée de lumière rose qui parcourait toute sa surface.

L’Heart Hybrid Gear de Kizuna, Eros.

Il augmenta la force présente dans son propulseur et accéléra tout à coup. Il glissa à travers l’écart entre les étudiants et se précipita dans le couloir. Lorsqu’il arriva ensuite au bout du chemin, il se dirigea vers l’escalier.

Il portait le Heart Hybrid Gear non pas avec un costume de pilote, mais avec son uniforme, donc il ne pouvait pas obtenir la performance originale de son armure.

En premier lieu, l’Eros était une armure impuissante. S’il ne faisait pas attention, il pourrait même être dépassé par une Armure Technique. Cependant, il ne pouvait pas se plaindre ici.

« Himekawa ! Où êtes-vous actuellement ? » demanda Kizuna.

Autour de son corps, plusieurs écrans transparents apparurent. Diverses informations et paramètres avaient été affichés, il s’agissait de fenêtres flottantes lui indiquant son environnement.

À l’intérieur de l’une de ces fenêtres, le visage de Himekawa était projeté.

« En ce moment, je suis dans le bâtiment des premières années. Je ne me trompe pas en venant ici, mais je l’ai perdu. Je le recherche en passant par le chemin du sud, alors Hida-kun, pouvez-vous chercher depuis le chemin opposé ? » demanda Himekawa.

« Roger ! » répondit Kizuna.

***

Partie 5

Après être passé par l’escalier du cinquième étage, il arriva à nouveau dans un couloir.

Les étudiants dans le couloir étaient en panique en raison de l’apparition soudaine d’un Heart Hybrid Gear. Il traversa ces étudiants en passant entre eux à grande vitesse.

Il était facile d’éviter les étudiants surpris qui se tenaient immobiles. Cependant, pour ceux qui se déplaçaient, c’était une tout autre affaire.

Kizuna avait essayé de passer par dessus les têtes des étudiants et donc, il avait augmenté son altitude pour être à peine sous le plafond.

Cependant, il y avait quelques obstacles présents à ce niveau-là, et chaque fois que cela arrivait, il avait dû abaisser son altitude. Et en outre, l’écart qui lui était laissé pour les esquiver était limité, ce qui rendait la manœuvre d’autant plus dangereuse.

Alors qu’il baissait son altitude en pensant cela, la porte s’ouvrit et un long bâton se dressa là.

« !? »

Depuis la salle de préparation pour l’histoire, une étudiante portant une carte était apparue devant lui

« Ku ! »

Il l’avait à peine évitée en volant bas sur le plancher.

« Kyaaa! » Il avait laissé derrière le cri de l’étudiante paniquée.

Après ça, il avait continué à voler à basse altitude, là où il touchait presque le plancher. La pression du vent généré par son vol était en train de relever toutes les jupes des étudiantes l’une après l’autre. Mais il n’avait nullement le temps de regarder ça avec fascination. Et bientôt, l’angle du couloir arriva devant lui. Il effectua un changement de direction à cet endroit en faisant tout son possible pour que sa vitesse baisse le moins possible.

Cependant, le mur s’approcha sans qu’il puisse effectuer pleinement cette rotation.

« Chih ! »

Kizuna tendit les pieds avant d’atterrir sur le mur avec son corps toujours horizontal vis-à-vis du sol.

Et après ça, il fit une sorte de coups de pied pour se propulser vers l’avant.

Le mur s’était alors rompu en raison de la force, amenant par la même la formation d’un trou, mais il avait quand même réussi à tourner. De plus, cela lui avait permis d’obtenir une accélération supplémentaire. En échange de ça, un mur avait dû devenir un sacrifice, mais bon, il ne pouvait plus y faire grand-chose.

« ! Là — ! »

En remontant le couloir, il vit alors une Armure Technique un peu plus loin de lui.

Kizuna le suivit et tourna au prochain angle du couloir.

Une fois fait, il le poursuivit tout droit dans le couloir.

« Himekawa ! Je l’ai trouvé. Je suis en pleine poursuite là. Je suis actuellement sur le chemin connectant ce bâtiment avec le bâtiment des troisièmes années. À ce rythme, je le rattraperai dans le bâtiment des deuxièmes années, » annonça Kizuna.

Un carrefour en T se rapprocha devant ses yeux.

À la fin de ce couloir se trouvait par hasard la salle de classe de Kizuna et des autres membres, la deuxième année du premier groupe. Par les fenêtres du couloir, la situation à l’intérieur de la pièce était visible. S’il ne ralentissait pas assez rapidement, il s’écraserait dans la classe en raison de l’élan qu’il avait en ce moment.

Cependant, l’Armure Technique n’avait montré aucun signe de vouloir décélérer.

Ne me dites pas qu’il va le faire, pensa Kizuna.

Et comme il l’avait pensé, l’Armure Technique rentra en collision avec la fenêtre avant de voler à l’intérieur de la salle de classe.

« Imbécile ! C’est bien trop imprudent, » cria Kizuna.

L’Armure Technique avait entièrement traversé la classe comme ça et s’était dirigée vers l’extérieur du bâtiment.

L’évadé était bien trop agité et il avait perdu tout bon sens qui lui aurait permis d’éviter de faire ce genre d’idiotie.

« Merde, je vais m’enfuir de là ! Maintenant que cette humiliation a été exposée à la vue de tous, je vais donc fuir Ataraxia ! Je suis libre ! JE..., » cria le fuyard.

Cependant, devant lui ne se trouvait nullement la liberté.

Ce qui était en face de lui se trouvait être un Heart Hybrid Gear de couleur rouge. Ce qui était devant lui était l’avenir où son châtiment l’attendait.

« Vous n’irez pas plus loin ! » Himekawa dégaina l’épée présente sur ses hanches tout en criant cela.

« U... UWAWAWAAAAA... ! » cria le fuyard.

L’Armure Technique ne pouvait pas immédiatement décélérer, il se dirigeait donc vers Neros de cette manière.

« HAA... ! » Un flash rempli d’esprit combatif put être perçu. Himekawa avait fait face à l’Armure Technique et avait frappé à l’aide de son épée.

L’étudiant qui le portait n’avait nullement été blessé, seul le harnais reliant l’Armure Technique avec l’étudiant avait été sectionné en deux parties bien distinctes. L’Armure Technique s’était séparée et l’étudiant masculin était tombé en bas pile dans la piscine.

« Himekawa ! L’attendiez-vous en embuscade ? » demanda Kizuna.

Après que Kizuna ait volé hors de la salle de classe par la fenêtre, il vola jusqu’à la position de Himekawa.

« O-Oui. Merci à vous, Hida-kun, pour la poursuite. J’ai ainsi pu me préparer pour me placer devant lui, » répondit Himekawa.

« Est-ce que... c’est formidable que je puisse vous être utile. Mais..., » commença Kizuna.

Kizuna baissa les yeux vers l’étudiant flottant en ce moment dans la piscine.

« Pas besoin de s’inquiéter. Il n’est pas blessé, » coupa Himekawa alors qu’elle avait parfaitement compris les pensées de Kizuna.

L’étudiant n’avait pas été blessé, et seule la pièce d’équipement permettant la liaison entre les différentes parties de l’armure avait été divisée en deux. C’était vraiment une compétence étonnante qui venait d’être démontrée devant ses yeux.

« Mais, disons... on dirait qu’il est également très endommagé, » continua Himekawa.

En regardant l’étudiant qui avait perdu conscience tout en flottant dans la piscine, Himekawa détourna son regard maladroitement.

« C’est qu’... il avait juste à réfléchir un peu si.. , à la fin cela a fini ainsi, mais je ne peux rien y faire, n’est-ce pas ? » demanda Himekawa.

Alors qu’il regardait Himekawa dont les joues rougissaient en raison de sa culpabilité, Kizuna poussa involontairement un soupir.

« C-C’est quoi cette réaction !? » s’exclama Himekawa qui l’avait parfaitement entendu.

« E-Eh bien, ce n’est rien. Je pensais tout simplement que cela deviendrait une fois de plus un sujet de ragots dans toute l’école, » il répondit ça tout en retenant son rire.

Himekawa lança un regard furieux sur Kizuna avec un visage montrant son mécontentement.

« Hmph, comme c’est méchant..., » déclara-t-elle.

Elle détourna son visage avec irritation.

« Mais... il est certain que si de bonnes actions comme celles d’aujourd’hui sont empilées... peut-être qu’un jour, oui, peut-être qu’un jour viendra où il sera reconnu, et pardonné..., » déclara Himekawa.

... ?

Il s’agissait de Himekawa qui s’était positionnée latéralement vis-à-vis de lui qui disait cela de cette manière.

Mais cela donnait l’impression comme si elle souriait alors qu’elle déclarait ça.

Mais cela semblait si fugace qu’il ne pouvait pas en être parfaitement sûr.

Pour une raison inconnue, il y avait également de la tristesse là-dedans.

« Himekawa ? » demanda Kizuna.

« Eh !? Ah, non, ce n’est rien du tout, » répondit Himekawa. « Pour vous aussi, Hida-kun, je suis sûre que l’opinion de chacun des autres étudiants à vis-à-vis de vous va s’améliorer une fois qu’ils sauront tous ce que vous avez fait aujourd’hui. Alors, faites de votre mieux avec ce nouvel élan ! »

« D’accord ! En tant qu’apprenti membre du comité des mœurs publiques, je ferai de mon mieux pour ne pas faire honte au comité ! » répondit Kizuna.

***

Partie 6

Cependant, le jour suivant...,

« Hida Kizuna frappe à nouveau dans l’école !? En plein jour, on l’a vu crier sans vergogne “je vais le faire” et “Eros”. Après cela, il a relevé les jupes de toutes les étudiantes. Il a également été impliqué dans une bagarre dans le seul but d’obtenir toute une collection de livres pornos !! »

... À ce moment-là, Kizuna ne savait pas encore que le journal de l’école allait avoir ce genre de titre et qu’il allait paraître sous peu.

***

Maintenant, passons au troisième cas connu...

« Ceci est Himekawa Hayuru du comité de la morale publique ! Que faites-vous ici ? Qu’est-ce que vous faites ici tous les deux ? » Avec la voix hurlante d’Himekawa qui était tel celle d’un sinistre démon, la porte de l’entrepôt d’athlétisme fut ouverte avec force.

Il y avait là dedans un étudiant de deuxième année et une étudiante de première année qui s’enlaçaient sur le dessus de l’un des tapis.

Les boutons de leurs uniformes étaient déboutonnés, et il était facile à voir que les deux étudiants avaient retiré leurs sous-vêtements.

« QUOIII... ! » s’écria Himekawa alors que son visage devenait rouge vif. « Aah bon sang ! Pourquoi nos étudiants ne cessent-ils pas de causer des problèmes éhontés comme ça !? »

« Alors, salope ! Comment l’avez-vous appris ? » s’exclama l’étudiant.

« Se-senpai, je vous avais déjà dit que c’était risqué..., » déclara l’étudiante.

Le couple avait alors boutonné leurs chemises en toute hâte tout en commençant à se quereller d’une manière disgracieuse.

Himekawa s’éclaircit la gorge puis annonça les accusations quant à leur délit avec son visage encore rouge. « Vous deux, vous êtes clairement en violation avec le règlement du conseil étudiant du lycée d’Ataraxia, paragraphe cinq, “les relations sexuelles illégales sont interdites à l’intérieur de l’école”. Vous ne pouvez pas faire d’excuses après avoir été pris en flagrant délit. »

Ce à quoi l’étudiant répliqua. « Et en quoi n’est-ce pas bien ? Il vous suffit d’oublier que vous nous avez vus ! Et de plus, même vous, ne faites-vous pas la même chose tout le temps ? »

Le visage d’Himekawa se raidit d’un coup. « Qu’est-ce que vous... »

« Vous faites des choses érotiques quand vous le souhaitez et après ça, vous venez nous empêcher de le faire de notre côté. C’est clairement une injustice là  ! Quelque chose comme ça est bien trop sournois de votre part ! » s’exclama l’étudiant.

« Moi, je n’ai pas..., » commença Himekawa.

« Qu’est-ce que vous racontez là !? » Kizuna arriva à ce moment-là en face d’Himekawa.

« Hi-Hida-kun !? » s’exclama Himekawa qui avait été surprise par son intervention.

« Nous ne le faisons qu’en raison de notre mission ! » déclara Kizuna. « Nous ne le faisons nullement en raison d’un quelconque désir ou d’autres choses du genre ! Et en passant, Himekawa n’a toujours rien fait de semblable. Est-ce que vous avez réfléchi avant de parler ainsi à Himekawa qui s’inquiète tellement pour toutes ces choses-là et qui est très sérieuse, hein !? »

Le regard menaçant de Kizuna enferma le couple dans un sentiment de perplexité.

Himekawa regardait également le visage de Kizuna en étant stupéfaite par ce qu’il venait de dire.

« Ah..., » quand Himekawa était enfin revenue à ses sens, elle confirma l’identité des élèves avec son terminal informatique.

« Alors, je vais rapporter ce cas. Plus tard, un verdict viendra de l’académie. Jusque-là, allez à vos cours comme d’habitude, » annonça Himekawa.

À ce moment précis, la cloche qui annonçait la fin de cette journée d'école sonna.

« C’est tout pour aujourd’hui... rentrons chez nous, Hida-kun. »

***

Et ainsi, les activités du comité de la morale publique avaient pris fin.

Kizuna et Himekawa étaient tous deux retournés jusqu’à la salle d’orientation des élèves et, après s’être préparés pour rentrer chez eux, ils quittèrent la salle de classe.

L’extérieur était désormais complètement sombre, il n’y avait presque plus aucun étudiant dans les lieux. À l’intérieur, l’école devenue aussi calme fit que les bruits de leurs pas résonnaient d’une manière étrangement forte.

Les lampes du couloir et des escaliers avaient été la plupart du temps éteintes, le mur blanc et le sol reflétaient magnifiquement l’éclairage bleu indirect qui courait le long des murs.

« Himekawa, êtes-vous toujours ainsi à rester à l’école jusqu’à si tard le soir ? » demanda Kizuna.

« Oui. Parce qu’il n’y a pas de fin quant aux étudiants qui causent des problèmes, » répondit Himekawa.

« Hahaha ! » Kizuna se mit à rire face à cette réponse.

Il avait compris après avoir agi ainsi avec Himekawa au cours de ces quelques jours que tant qu’il y avait des étudiants qui étaient présents dans l’école, il y aurait certains types de personnes qui causeraient immanquablement toute sorte de problèmes. Dans ce cas, même au moment où il était temps de rentrer à la maison, ces choses n’étaient pas impossibles.

Les deux étudiants marchaient côte à côte, descendant tranquillement l’escalier.

« Mais... vous savez, il y a aussi de bonnes choses quant à ça ! » annonça Himekawa.

« Hein !? » s’exclama Kizuna.

« La nuit, l’école est vraiment tranquille, et ceci me calme, » répondit Himekawa.

« Est-ce que... beaucoup de personnes pensent que l’école de nuit est effrayante. Mais Himekawa, cela ne cause-t-il pas des problèmes ? » demanda Kizuna.

« Aucun. Parce que..., n’est-ce pas magnifique tout cela ? » demanda Himekawa.

Himekawa s’était arrêtée en haut de l’escalier alors qu’elle disait ça.

Kizuna ne s’en était pas aperçu et il descendit encore quelques pas avant de se retourner.

Derrière Himekawa, il y avait une grande fenêtre présente en haut des escaliers.

La lumière rayonnante de la lune brillait à travers la fenêtre, rendant le contour de Himekawa brillant d’une manière vraiment magnifique.

Quand Himekawa leva les yeux vers le ciel, ses longs cheveux noirs se répandirent doucement derrière elle.

C’était comme si la princesse Kaguya [1] venant la lune se trouvait devant lui. De telles paroles flottaient soudainement dans son esprit.

« Oui... magnifique, » murmura Kizuna.

« Vraiment !? La lumière des étoiles et de la lune est..., » commença Himekawa.

« Non, c’est vous, Himekawa, qui êtes..., » commença Kizuna.

« ... Ha !? » s’exclama Himekawa alors que son visage devint rouge. Elle était très troublée par les quelques mots qu’elle venait d’entendre. Alors, afin de dissiper son malaise, elle se remit à parler. « Qu’est-ce que..., qu’est-ce que vous essayez de faire en me ridiculisant avec cette blague. Allons, rentrons rapidement... »

Himekawa qui avait essayé de descendre les escaliers plus rapidement alors qu’elle avait perdu son calme avait à ce moment-là manqué une marche.

« Khaaaa...!? » cria Himekawa.

Le corps de Himekawa flottait dans les airs comme si elle volait en ce moment.

« Hime... !! » s’exclama Kizuna alors qu’il voyait ça devant ses yeux.

Kizuna écarta immédiatement ses deux mains et attrapa le corps de la jeune fille.

Il serra le corps d’Himekawa directement de face. Son équilibre fut rompu, mais il avait quand même réussi à se rétablir en descendant de trois marches avant de s’arrêter totalement.

« Hi-Hida, ku... n, » déclara-t-elle.

« Hime... kawa » répondit-il.

Kizuna reçut un choc en raison de la sensation provoqué par le corps d’Himekawa se trouvant dans ses bras.

Comment,

Elle était mince au point ou il pensait qu’elle était fragile.

Il avait l’impression que s’il mettait juste un peu plus de force pour la tenir, il pourrait facilement la briser.

Elle était complètement différente d’Aine et d’Yurishia.

Mais elle était douce et souple.

« Euh, Hida-kun... Je..., » murmura-t-elle. Le visage d’Himekawa était vraiment proche de lui.

Un visage bien ordonné, tel celui qu’on verrait chez une poupée.

Sa belle peau qui ressemblait à de la porcelaine était teintée avec du rose clair.

À l’intérieur de ses yeux humides, des particules de lumière rouges étaient présentes...

« Hein !? » s’exclama Himekawa. Du corps de Himekawa, la lumière rouge avait commencé à surgir. « Hi-Hida-kun, ceci est... quoi !? »

Et également en provenance du corps de Kizuna, des particules de lumière de couleur rose se créèrent.

En aucune façon, cela ne pouvait être autre chose...

« Hybridation des... Cœurs ! » déclara Kizuna.

« Hein !? » s’exclama Himekawa.

À ce moment-là, la lumière s’estompa progressivement.

Tout à l’heure... est-ce vraiment une Hybridation des Cœurs ? pensa Kizuna. Cependant, ce qui vient de se passer n’était même pas quelque chose d’érotique... n’est-ce pas ?

« Euh... » commença Himekawa.

« Hmm ? Aah, tout à l’heure, je pense que c’était bien une Hybridation des Cœurs, mais... je ne comprends pas pourquoi est-ce que c’est arrivé, je ne..., » déclara Kizuna.

« Re-relâchez-moi... ! » Himekawa chuchota cela d’une voix extrêmement faible.

« Euh ! Ah ! Désolé ! » s’exclama Kizuna.

Pendant tout ce temps, Kizuna avait ses mains autour du corps de la jeune fille, l’étreignant fermement pour qu’elle ne tombe pas.

Kizuna aida en panique Himekawa à retrouver son équilibre et il enleva ses mains.

« Désolé, Himekawa. Cela s’est passé si vite, que je..., » s’excusa Kizuna.

« Non, c’est que... vous m’avez aidé, donc..., » balbutia Himekawa.

Le visage d’Himekawa était rouge et ses yeux regardaient vers le bas.

Cependant, pendant qu’elle lui disait de la libérer... c’était intrigant que les mains de Himekawa tiennent ainsi les vêtements de Kizuna. Peut-être était-elle encore désorientée.

« Je suis désolée, vraiment... que... le corps..., de quelqu’un comme moi... même si vous le touchez, cela n’était pas du tout agréable pour vous. Pardonnez-moi de vous avoir fait vous sentir mal à l’aise, » balbutia Himekawa.

Qu’est-ce qui sortait de la bouche de la jeune fille !?

« Non, je ne comprends vraiment pas ce que vous essayez de dire, mais... cela n’était nullement inconfortable comme vous avez l’air de penser, » répondit Kizuna.

« Mais, je ne suis pas comme Aine-san ou Yurishia-san, mon style n’est pas bon..., » déclara Himekawa alors que ses doigts s’agitaient.

Aah, habituellement Aine se moque toujours d’elle. Alors, elle a pris ces blagues au sérieux et elle s’est donc mise à penser ainsi ? Se demanda Kizuna.

« En ce qui concerne le style d’une jeune fille, je pense qu’il est impoli de porter des commentaires, » déclara Kizuna. « Mais je le dirais quand même clairement en raison de la situation. Himekawa, votre style est vraiment génial. »

« Mensonges ! Les garçons n’aiment-ils pas les filles avec de gros seins ? » demanda Himekawa. « Mes seins sont après tout petits ! » Les doigts de Himekawa s’accrochaient encore au col de l’uniforme de Kizuna tandis qu’elle lui disait ça en serrant ses mains avec fureur.

Mon cou ! Cela fait mal à mon cou ! pensa Kizuna.

« C-c’est quoi cela !? » s’exclama Kizuna. « Pourquoi vous comparez-vous avec ces filles se trouvant dans la classe des Miss Univers ! Même vos seins sont assez gros en vérité ! De plus, ceci n’est rien de plus qu’une partie du charme d’une personne ! »

Les mains d’Himekawa s’arrêtèrent avant de murmurer. « ... Est-ce la vérité ? »

« C’est vrai. Je suis sérieux... hm, eh, où est mon téléphone !? » se demanda-t-il à haute voix.

Kizuna tâtonna dans la zone de sa poche avant de sortir son téléphone. Après ça, il l’alluma et vérifia les signes vitaux d’Himekawa ainsi que les informations sur son Compte Hybride.

« 38 % ! Himekawa, vous avez récupéré de 10 % d’un coup ! Regardez ! Nous l’avons faite !! » s’exclama Kizuna.

« 10 % ? C’est... même si je n’ai récupéré que 3 % après deux semaines..., » murmura Himekawa qui n’en croyait pas ses yeux.

Avec ce court instant, elle avait récupéré l’équivalent de six semaines ?

C’était...

« Ceci est donc bien... une Hybridation des Cœurs, » murmura-t-elle.

À cet instant.

Sa poitrine palpitait,

Douloureusement,

Mais, il s’agissait là d’une sensation mystérieuse, c’était comme si son cœur était satisfait.

... C’est inattendu, il se pourrait qu’il ne se sente pas mal à l’aise à mon contact, pensa Himekawa.

« Himekawa, quelque chose ne va pas ? » demanda Kizuna.

« Hyaaa !? ... Non, rien de mal ! » cria Himekawa alors qu’elle était perdue dans ses pensées avant ça.

« ? Alors, rentrons chez nous, » annonça Kizuna.

« Vo-vous n’avez pas besoin de me le dire, je comptais déjà rentré à la maison ! » déclara Himekawa.

Himekawa prit les devants et descendit les marches d’un pas rapide.

« Faire cela avec moi... cela n’est pas mauvais, comment cela pourrait-il..., » murmura Himekawa.

Elle se déplaça de la sorte afin que son visage rouge ne soit pas exposé à la vue du jeune homme. Alors que Kizuna n’arrivait pas à rattraper la jeune femme, elle se dirigea vers l’entrée de l’école.

Notes

  • 1 Kaguya-hime (かぐや姫, « princesse Kaguya »), est un personnage d’un conte folklorique japonais datant du Xe siècle, appelé également Taketori monogatari (竹取物語, « Le Conte du coupeur de bambou ») ou Kaguya-hime no monogatari (かぐや姫の物語, « Le conte de la princesse Kaguya »). Ce conte est considéré comme le texte narratif japonais le plus ancien. Le texte, en prose, est écrit entièrement en kana, dans une langue très simple et il est en réalité composé de sept contes. Il n’a pas d’auteur connu. Cette ancienne légende est également illustrée dans un emakimono par Kose Ōmi et calligraphiée par Ki no Tsurayuki.
    Il raconte la vie d’une fille mystérieuse appelée Kaguya-hime qui est découverte, bébé, dans la coupe d’une canne de bambou luisante. Elle dit venir de Tsuki no Miyako (月の都, « la capitale de la Lune ») et a des cheveux étranges « brillants comme l’or ».

***

Chapitre 2 : La belle femme du pays des ruines

Partie 1

« Eh bien, je vais vous expliquer les grandes lignes de l’opération. » Reiri Hida regarda les membres d’Amaterasu qui s’étaient rassemblés dans le Laboratoire Nayuta.

Il s’agissait d’une convocation d’urgence.

Kizuna, Aine et Himekawa prêtaient leurs oreilles à l’histoire de Reiri avec des visages obéissants.

En revanche, il y avait Yurishia qui regardait l’environnement avec un visage qui semblait indiquer qu’elle pouvait se mettre à fredonner à tout moment.

Reiri n’avait même pas été préoccupée par le comportement d’Yurishia. Elle se tourna vers la console au centre de la pièce et appela la scientifique. « Kei, je vais te laisser leur expliquer la suite. »

Devant la console qui ressemblait à un cockpit, une petite fille était assise.

Elle était la chercheuse responsable de ce laboratoire connu sous le nom de Laboratoire Nayuta, la responsable du département de recherche d’Ataraxia, Kei Shikina.

Ses cheveux étaient tenus en arrière par plusieurs épingles, et ses yeux étaient partiellement marqués derrière les verres de ses lunettes alors qu’elle ne montrait rien de ce qu’elle pensait.

Kei ne répondit pas et déplaça simplement ses doigts avec une vitesse étonnante. Après ça, au milieu de la salle de recherche, plusieurs fenêtres flottantes apparurent subitement.

Une fenêtre apparaissait devant Kizuna et les autres, affichant le texte saisi par Kei.

{Hier, à 10 h 10, l’heure normale du méga-flotteur du Japon, nous avons capté une onde radio de faible amplitude.}

Sur la surface du sol, une carte de l’océan Pacifique avec le méga-flotteur du Japon comme centre avait été affichée. Actuellement, le méga-flotteur naviguait entre la Papouasie–Nouvelle-Guinée et les Philippines. Une ligne de couleur rouge clignotante s’étendait sur la carte depuis le méga-flotteur du Japon.

{Quand l’onde radio a été analysée, nous avons compris que c’était sans doute quelque chose que l’humanité utilisait comme transmission. Cette ligne pointillée affiche la direction à partir de laquelle l’onde radio a été envoyée.}

La carte avait défilé tout en suivant la ligne pointillée étirée.

Assez rapidement, le défilement de l’écran avait été arrêté sur le point final de la ligne qui se trouvait être une grande île.

« ... Guam ? » Yurishia fit entendre une voix interrogatrice.

« Correct. L’onde de transmission a été envoyée à partir de Guam. Yurishia, avez-vous déjà été à la base militaire américaine de Guam ? » demanda Reiri.

« Un petit peu, mais vraiment pas grand-chose, » répondit Yurishia. « C’était avant le 2e conflit contre l’Autre Univers. Donc je ne l’ai jamais vue d’une manière autre qu’une région normale de villégiature... mais, cet endroit doit également avoir eu droit à une entrée, n’est-ce pas ? »

L’origine n’était pas claire, mais les Entrées qui étaient créées en raison de la collision de l’espace de deux mondes n’existaient que sur les terres émergées. En outre, elles n’étaient apparues que sur des terres ayant une certaine taille. Elle ne pouvait donc pas apparaître dans un endroit tel qu’une petite île.

Mais, la superficie de l’île de Guam était de plus de 500 kilomètres carrés. Il s’agissait donc d’une grande île. Il y avait donc de grandes chances pour qu’une Entrée existât là-bas.

{Il existe des informations dans les archives indiquant qu’une Entrée est bien apparue là lors du 2e Conflit avec l’Autre Univers et que cela s’est transformé en une bataille. Cependant, après cela, personne ne sait comment cela s’est fini.}

Les mots de Kei n’étaient pas générés en tant que son, mais transmis à eux sous forme d’un texte inscrit dans une fenêtre. Ce n’était pas comme si elle avait un handicap qui l’avait rendue incapable de parler. Elle était très pauvre quand il s’agissait de communiquer avec d’autres personnes.

« Nous ne savons pas s’il y a quelqu’un d’humain sur l’île de Guam, ou si ce sont les habitants de l’Autre Univers qui utilisent les installations humaines, » répondit Reiri. « Cependant, dans tous les cas, il y a quelqu’un qui a effectué une transmission. La mission, cette fois-ci, est d’infiltrer une zone sous le contrôle de l’Autre Univers, et de préciser la source de cette émission. Vous devez tous atterrir sur l’île de Guam afin de mener une investigation. »

« Quoi !? » Kizuna s’écria par réflexe en entendant ça. « N’y a-t-il pas une entrée là-bas ? C’est bien trop dangereux ! »

« La situation ne s’améliora pas si nous continuons pour toujours à avoir peur de l’ombre de l’ennemi et que nous n’osons pas agir, » répondit Reiri d’une voix sans émotion.

« Dans ce cas, allons-nous avancer sur des terres contrôlées par l’ennemi... et commencer une véritable guerre contre eux ? » demanda Kizuna.

Même si jusqu’à maintenant, tout le monde utilisait couramment l’expression guerre contre l’AU, la vérité était beaucoup plus sombre pour l’humanité. En réalité, aucune véritable bataille n’avait pu avoir lieu. Jusqu’à maintenant, l’humanité avait seulement été exterminée comme si elle n’était qu’un insecte pour ses adversaires. Leur pays avait été volé, et tous les habitants de la Terre qui l’avait pu s’étaient enfuis au-dessus de la mer afin de ne plus être à porter de l’ennemi. Et pour les autres, ils se trouvaient entre les mains de l’ennemi ou mort.

Et même pour ceux qui avaient pu s’enfuir, ils se blottissaient dans cette ombre, en allant d’un endroit à un autre au-dessus de la mer pour ne pas être atteints par l’ennemi.

Bien sûr, ils avaient pu vaincre un cuirassé de l’escadre ennemi avec l’Armement Corrompu de Zeros. Mais la phrase pouvait également être tournée dans l’autre sens. Ils n’avaient pu que couler qu’un seul cuirassé et cela depuis le début de l’apparition de l’ennemi.

« Avant de penser à une guerre, nous devons d’abord connaître l’ennemi. Nos connaissances de l’Autre Univers sont inexistantes, » répondit Reiri.

La carte projetée sous leurs pieds avait commencé une fois de plus à se déplacer.

Kei manipula la console et tapota sur le clavier.

{L’objectif principal de cette mission est de recueillir des informations sur la zone tombée sous le contrôle de l’ennemi. À l’origine, nous voulions effectuer des enquêtes sur le continent japonais et les îles voisines, mais dans la situation actuelle, le danger est trop important. De notre expérience acquise jusqu’ici, quand nous sommes entrés dans la portée des deux cents à trois cents kilomètres de la terre, les possibilités que l’ennemi nous détecte sont élevées. En d’autres termes, plus nous approchons d’une grande terre, et plus le danger est également en augmentation. En ce sens, le pays de Guam qui n’a pas d’autre Entrée dans son voisinage est approprié comme premier essai.}

« Le méga-flotteur du Japon s’approchera Guam jusqu’à être à 300 kilomètres de celle-ci. L’Unité des Amaterasu prendra alors son envol. Séparez-vous en deux groupes, puis enquêtez sur la zone urbaine du centre de Hagania et de Tamon ainsi que de la base aérienne Andersen sur le côté nord. Pour la division du groupe et les instructions sur la scène réelle... Kizuna, tu prends désormais le commandement, » annonça Reiri.

« Eh ! Moi !? » Kizuna avait été choqué de cette soudaine nomination. « N-non, c’est impossible, même si tu me dis si soudainement de le faire... »

L’une des épaules d’un Kizuna paniqué avait été légèrement tapotée.

« Fufufu, prenez soin de nous. Monsieur le Capitaine Novice ★ !! » déclara Yurishia avant d’effectuer un clin d’œil alors qu’elle se tenait à une distance rapprochée de Kizuna.

« Non, mais vraiment... Il n’y a aucun moyen pour moi d’être là en tant que capitaine..., » déclara Kizuna.

« Ce n’est pas impossible ou quoi que ce soit du genre. Peut-être, que cela peut être dit comme était la bonne fonction pour la bonne personne, » Aine parlait inopinément comme si elle était en faveur de la nomination de Kizuna.

« Aine... non, je n’aurais jamais pensé que vous alliez dire cela sur moi. Maintenant, je me sens un peu gêné, » déclara Kizuna.

« C’est parce que Kizuna, vous n’avez vraiment aucune capacité martiale, vous êtes tout simplement inutile, » répliqua Aine. « C’est pourquoi je pense que c’est bien pour vous d’être le capitaine dans un endroit loin de la ligne de front. Ainsi, vous ne serez pas un obstacle pour nous. »

« Alors, vous venez juste de vous débarrasser d’une nuisance en disant ça ! » s’exclama Kizuna.

Cela dit, ce qu’Aine avait dit était également logique. L’Eros de Kizuna n’avait pratiquement aucune capacité de combat, il n’avait aucune caractéristique qui était intéressante autre que son Sauvegarde Vitale.

Cependant, même Eros avait une méthode pour obtenir une merveilleuse capacité de combat.

... L’Hybridation Culminante.

Avec ce phénomène qui était encore supérieur avec l’Hybridation des Coeurs, il apportait un résultat qui était vraiment miraculeux. Cela pourrait alimenter le Heart Hybrid Gear du partenaire et ajouter une arme spéciale appelée l’Armement Corrompu. Et puis, dans le même temps, Eros copierait les capacités de l’Heart Hybrid Gear de sa partenaire, ce qui permettrait à Eros d’afficher une capacité de combat similaire.

« Cependant, si nous nous approchons de là, l’ennemi ne nous trouvera-t-il pas rapidement  ? » demanda Aine. « D’ailleurs, s’il y a un nombre incroyable d’unités stationnées là-bas, nous allons nous retrouver dans une très mauvaise situation... »

Comme pour faire étalage de ses charmes, Aine brossa ses cheveux argentés qui brillaient à cause de l’éclairage.

« Eh bien ! À ce moment-là, je vais tout simplement vous montrer comment j’extermine l’ennemi avec mon Armement Corrompu, le Pulvérisateur, » rajouta Aine.

Elle était vraiment fière de soi. Son visage semblait ne pas pouvoir être plus triomphant que cela.

Yurishia se moqua d’elle avec un « Fufu » railleur.

« Mais, avez-vous été capable d’utiliser à nouveau le Pulvérisateur depuis l’attaque du cuirassé ? » demanda Yurishia.

« ... Hmm, » la bouche d’Aine s’était fermement fermée face à ces paroles.

« A-t-il disparu après que le délai se fut écoulé ? Qui se targue alors d’avoir l’Armement Corrompu ♪, » Yurishia continua à enfoncer le clou.

Après cette bataille, Zeros avait été testé dans le Laboratoire Nayuta. Cependant, quand Aine avait essayé d’équiper Zeros, Zeros était revenu à son état par défaut et le Pulvérisateur avait également disparu.

L’Eros de Kizuna était également redevenu le même, il s’était donc retrouvé avec son Eros normal, et non plus la version améliorée.

« Alo-alors, j’ai juste besoin de le faire une fois de plus, je parle de l’Hybridation Culminante, » déclara Aine.

« Mais, cette fois-ci, je devrais être celle qui le testerait, non. Hé ? Kizuna, que diriez-vous de nous voir ce soir ? Allons à un rendez-vous, et après ça, allons ensemble dans un hôtel..., » demanda Yurishia.

« S’il vous plaît, arrêtez ! C’est vraiment honteux ! » hurla Himekawa avec un visage rouge vif.

« Vous tous, arrêtez de jouer. » Avec une seule phrase de Reiri, la pièce était revenue dans un silence de mort. « Eh bien, vous pouvez y aller. L’opération débutera demain soir. Jusque-là, étudiez les informations nécessaires telles que la carte locale. »

Après avoir déclaré ça, Reiri sortit de la pièce. Elle avait mal à la tête en regardant les trois individus qui continuaient à se quereller.

Une fenêtre apparut devant Kizuna qui poussa un profond soupir.

{Si vous vous trouvez dans une situation où vous avez besoin d’un hôtel d’amour, dites-le-moi n’importe quand. Je me chargerais de préparer ce qu’il vous faut.} (Kei)

... Shikina-san.

De l’autre côté de la console, il pouvait voir Kei qui levait son pouce vers le haut.

***

Partie 2

Le coucher du soleil du pays du sud était vraiment beau, on ne se lassait pas de le regarder, peu importe le nombre de fois qu’on le faisait.

Debout, sur la bordure du flotteur Ataraxia, Kizuna contemplait l’horizon teinté par le coucher du soleil.

Le grand soleil semblait s’enfoncer dans la mer, et le rideau de la nuit descendait graduellement au-dessus de leurs têtes. Cet état qui ne cessait de changer à chaque instant était exactement le spectacle offert par la mère Nature.

Cet endroit se trouvait être le terrain d’essai adjacent au laboratoire Nayuta. La largeur était proche d’une piste de course d’environs 400 mètres. Dans le passé, il s’agissait des installations utilisées pour les expériences d’activation des Heart Hybrid Gear et d’autres équipements expérimentaux. Kizuna avait également effectué son premier vol à cet endroit quand il était un tout jeune enfant.

En ce moment, il avait déjà équipé de son Eros. Et par la même, Aine, Himekawa, et Yurishia portaient également leurs Heart Hybrid Gear respectifs.

Devant Kizuna, la fenêtre flottante en provenance de Kei apparut.

{Le contrôle de toutes les armures est terminé. Il n’y a pas de problème détecté. Vous pouvez donc y aller quand vous le désirez.}

Kizuna leva la main vers Kei Shikina qui se tenait dans un endroit légèrement séparée d’eux afin de lui montrer sa reconnaissance.

« Alors, nous allons bientôt partir, » ordonna Kizuna. « Nous nous séparerons en deux groupes. Premier groupe, Himekawa et moi. Deuxième groupe, Aine et Yurishia. Nous allons à la zone urbaine dans le centre de Hagania et de Tamon. Aine et Yurishia, vous allez enquêter dans la base aérienne Andersen dans le nord. »

Yurishia hocha la tête avant de répondre. « Roger. Je connais plus ou moins cette base. »

« Après la séparation sur place, commencez les investigations, » continua Kizuna. « Deux heures après cela, nous nous rencontrons sur le site de l’aéroport dans le centre de l’île. L’ennemi pourrait intercepter les communications, donc nous ne les utiliserons pas pendant tout ce temps. Cependant, une situation d’urgence ne compte pas quant à cet ordre. C’est tout ! Des questions ? »

Aine leva la main. « Pourquoi es-tu avec Hayuru ? »

« Eh ? Et bien, c’est mieux pour Yurishia qui est déjà familière quant au lieu d’aller directement vers la base, n’est-ce pas ? » demanda Kizuna. « Si Yurishia et Himekawa se regroupent, alors cela signifie que vous serez avec moi, Aine. »

« Et y a-t-il un problème à cela, je me le demande ? » demanda Aine. « Bien que selon ta réponse, ton cou pourrait se voir briser. »

« Ne dites rien d’effrayant ! Un groupe avec moi qui ne possède aucun pouvoir offensif et vous qui êtes une spécialiste du combat au corps à corps présente un équilibre bien trop instable, » répondit Kizuna.

« Si-si c’est ça le problème, alors c’est réglé si nous faisons l’Union Culminante, n’est-ce pas ? » demanda Aine.

« Il est certain que le Pulvérisateur a une puissance de feu étonnante, mais dans ce cas, il est bien trop puissant, » répondit Kizuna. « Si vous tirez ne serait-ce qu’une seule fois avec cette arme, cela créerait une énorme agitation dans la zone. On ne peut pas l’utiliser dans une enquête où nous devons nous infiltrer et rester discrets, n’est-ce pas ? Et même si j’obtiens les aptitudes de Zeros, cela ne fera que deux personnes qui possèdent les mêmes pouvoirs, donc ce n’est pas la meilleure des choses dans une telle situation. »

« ... Quel homme inutile ! » répliqua sèchement Aine.

« Et ensuite, il y a la possibilité où je vais à la base, mais..., » commença Kizuna.

Aine compara les visages d’Yurishia et Himekawa.

« On ne peut donc rien y faire..., » Aine se retourna avec un visage irrité après avoir répliqué ça.

Elle semblait insatisfaite, mais pour le moment il semblerait qu’elle comprenait la situation, alors Kizuna pouvait être soulagé de ça.

« Bon, toutes les HHG sont prêtes !! » annonça Kizuna.

Sous le commandement de Kizuna, les quatre Heart Hybrid Gear s’envolèrent vers les cieux nocturnes.

La lumière avait été activée au niveau de leurs propulseurs, quatre couleurs de lumière avaient dessiné des lignes dans le ciel rouge, mais plutôt froid. Au bout de peu de temps, ces lumières se séparèrent en deux, devenant deux stries de lumière bleue et dorée et de lumière rouge et rose.

***

Après le départ d’Amaterasu, Reiri et Kei surveillaient le déroulement de l’opération depuis le Laboratoire Nayuta.

Néanmoins, elles ne pouvaient pas comprendre les détails de la situation depuis Ataraxia. En fin de compte, elles attendraient le contact. Reiri et Kei se séparèrent des autres membres du personnel et se retirèrent dans la salle de contrôle du centre.

« Reiri, veux-tu un verre ? Il y a aussi de la bière locale, tu sais ? » demanda Kei.

« Aah, cette chose a été créée dans Ataraxia. Alors, essayons de le boire, » répondit Reiri.

Parce que les deux filles étaient les meilleures amies depuis leur temps en tant qu’étudiantes, l’atmosphère entre elles était aimable. Elles étaient censées être au milieu d’une mission, mais l’atmosphère était en fait détendue.

Reiri sortit une bouteille de bière avec l’étiquette d’Ataraxia du réfrigérateur et ouvrit le bouchon avec le tire-bouchon que Kei lui tendit.

Kei ouvrit une bouteille de cola et la tendit vers Reiri.

« Pour la réussite de l’opération, » déclara Kei.

« À ta santé, » répondit Reiri.

Les bouteilles avaient alors créé un son entre elles.

Les deux filles avaient après ça mis leur bouche directement sur la bouteille. L’acide carbonique froid stimulait la langue, arrosant la gorge d’un liquide froid.

« Fuh, c’est inopinément bon, » déclara Reiri.

« N’est-ce pas ? » demanda Kei.

Après avoir bu totalement la bouteille en un clin d’œil, Reiri ouvrit une seconde bouteille de bière.

« Reiri. Cette onde radio, qu’est-ce que tu en penses ? » demanda Kei.

« Neuf chances sur dix qu’il s’agit juste d’une coïncidence, » répondit Reiri. « Quelque chose comme une ancienne installation de communication dysfonctionnelle... ou quelque chose dans le genre. »

« Je pense que c’est un jugement judicieux... mais, par hasard, cela pourrait être un acte humain, » demanda Kei.

« Sais-tu quelque chose ? » demanda en retour Reiri.

« Cette onde radio envoie des données. Une sorte de théorie et... des graphiques comme s’il s’agissait d’une carte ou d’un schéma, » répondit Kei.

Reiri haussa les sourcils avant de demander. « Le contenu détaillé ? »

« C’est encore inconnu. Mais, peut-être est-il lié à l’Entrée..., » répondit Kei.

« Je vois... cependant, l’expéditeur peut également être une personne de l’AU, » déclara Reiri.

Kei acquiesça brièvement. « Reiri..., ne penses-tu pas que cela pourrait être le professeur Nayuta ? »

La main de Reiri qui portait la bouteille à sa bouche s’arrêta, mais elle ne répondit rien. « ... »

Elle mit la bouteille sur la table et laissa lourdement tomber son corps sur le canapé avant de finalement répondre. « Non. »

« ... Je vois, » répondit Kei.

Le silence se plaça entre eux deux.

« Kei, veux-tu rencontrer cette personne ? » demanda subitement Reiri.

Les lèvres de Kei semblaient un peu souriantes. « Je ne sais pas. Mais, peut-être que c’est ainsi. Cette personne est... après tout un génie. Elle est quelque chose telle la cible d’un culte ici. »

« Mais tu sais, tu es également un génie, t’en rends-tu compte ? » demanda Reiri.

Kei secoua la tête avec un sourire ironique. « La différence est bien trop différente. Devant le professeur Nayuta, quelqu’un comme moi est une simple personne ordinaire. »

Kei prit une fois de plus sa bouteille avant de demander « ... et toi, Reiri, du professeur Nayuta... ta propre mère, que penses-tu d’elle ? »

Reiri posa par terre la bouteille qu’elle avait fini de boire. Puis, elle se mit à parler en regardant quelque chose au loin. « ... Elle est mon ultime ennemie. »

***

Partie 3

Yurishia et Aine se tenaient devant la base militaire américaine dans la partie nord de l’île de Guam.

Le soleil était déjà tombé dans la mer. Il n’y avait pas une seule lumière artificielle, et seul le clair de lune créait des ombres aux bâtiments où se trouvaient les bureaux, le centre de la base et le hangar pour les avions.

« Quand il n’y a pas de présence humaine ici, on a l’impression que cet endroit est très différent, » Yurishia entra audacieusement à l’intérieur du terrain par l’entrée principale qui était restée entrebâillée.

Aine la suivit directement avant de demander. « Est-ce que rien n’a changé depuis la dernière fois où tu es venue ici ? »

« Hmmm, je ne suis restée ici que deux ou trois jours au maximum, » répondit Yurishia. « Alors, franchement, je ne me souviens de pas grand-chose quant aux détails... mais je pense qu’à première vue, rien n’a vraiment changé. Mais ce simple fait rend cette situation sinistre. »

« Sinistre ? » demanda une Aine étonnée.

« Je dis ça, car je ne vois aucune trace d’une quelconque bataille, n’est-ce pas ? » demanda Yurishia afin d’avoir une confirmation de ce qu’elle avait elle-même constaté.

Aine avait regardé dans la zone de l’entrée d’où elles étaient venues ainsi que la clôture, puis les bâtiments se trouvant à l’intérieur du terrain de la base.

Il était vrai qu’il n’y avait rien de détruit en ce lieu. Et encore pire, il n’y avait même pas la moindre marque de balle sur les murs. Les personnes présentes ici avant la guerre semblaient être tout simplement parties sans raison, ne laissant ici que de grands conteneurs vides. Voilà l’impression que les deux filles avaient en voyant ça.

« Se sont-ils échappés... ou bien, se sont-ils rendus sans résistance, je me le demande..., » déclara Yurishia alors qu’elle réfléchissait en affichant un visage complexe.

Aine avait regardé par plusieurs fenêtres présentes proches d’elle puis elle avait cherché dans les environs en utilisant toutes sortes de capteurs qui étaient à sa disposition.

« Il n’y a vraiment rien qui soit détecté ici. Des bâtiments qui sont tout à fait abandonnés, je me demande si c’est bien de les appeler ainsi, » demanda Aine.

« Que s’est-il passé ici ? Cela serait génial si nous pouvions juste trouver un indice dans ces lieux, » Yurishia murmura cela avec un ton insouciant, mais ses yeux surveillaient attentivement l’environnement.

Aine avait aussi répondu en regardant ses capteurs. « De plus, nous voulons des informations concernant l’Autre Univers. Nous sommes les premiers à nous infiltrer dans un endroit qui est sous le contrôle de l’ennemi, n’est-ce pas ? »

« Peut-être. Dans tous les cas, je n’ai jamais entendu parler d’une histoire concernant des informations provenant de ce genre de lieux, » répondit Yurishia.

Après avoir marché en avançant entre les bâtiments, elles avaient trouvé une grande tour en acier. Yurishia avait cessé de marcher alors qu’elle se tenait devant le bâtiment sans éclairage face à cette tour.

« Il devrait y avoir un centre de communication ici. Tout d’abord, nous devrions aller vérifier cet endroit, » déclara-t-elle.

Après être entré par la porte laissée entrebâillée, il y avait un sombre couloir continuant à l’intérieur du bâtiment.

Yurishia dégaina le pistolet qui avait été présent à sa taille. Il s’agissait d’un pistolet à particules qui tirait des particules produites par leur Heart Hybrid Gear en tant que balles.

« J’irai en première. Aine, s’il vous plaît, prenez soin de mon dos, » déclara Yurishia.

« Roger, » répondit simplement Aine.

Le couloir sombre était faiblement éclairé par la luminescence des Heart Hybrid Gear.

Les deux filles avançaient plus en profondeur dans le bâtiment tout en accordant une attention méticuleuse au moindre détail.

« Tout... est vraiment impeccable, » déclara Aine.

« ... Au contraire, il n’y a rien ici, » répondit Yurishia.

Plutôt que d’appeler l’endroit propre, il n’y avait rien de présent.

Sans parler des pièges, même le matériel et les machines n’avaient pas été laissés en arrière. Les bibliothèques restantes dans les lieux n’avaient pas un seul livre en elles. Les tiroirs des bureaux étaient vides. Et puis, il n’y avait pas un seul appareil électronique tel un ordinateur ou quoi que ce soit d’autre pouvant être trouvé dans les lieux.

Même s’il s’agissait d’une base militaire, la zone d’opérations était semblable à celui d’un bureau du gouvernement. Il devrait y avoir une montagne de livres et de documents ici, sans parler des ordinateurs ou des écrans qui devraient être présents. Sinon, rien ne pourrait être fait en ce lieu.

« Hé, Yurishia. L’armée américaine est-elle dénuée de ressources ? Je me demande s’ils ont vendu leurs meubles à des prêteurs sur gages, » déclara Aine.

« Il n’y a aucune chance que cela soit vrai..., » répondit Yurishia.

Le sombre couloir continuait tout droit devant elles. Quelques mètres plus loin, il n’y avait plus cette obscurité et cela avait l’impression de continuer vers un monde différent.

« ... !? » s’exclama Yurishia.

Devant ce couloir, une faible lumière était visible tout au bout.

« C’est..., » commença Yurishia

Yurishia leva son index pour le placer devant les yeux d’Aine. Tout en ne parlant pas et en regardant un tel signe, Aine hocha la tête tout en restant silencieuse.

Tous deux réduisirent au maximum le bruit de leurs pas et avancèrent vers cette lumière. Peu à peu, la lumière devint plus importante.

... Une porte, pensa Yurishia.

La lumière s’échappait de la porte entre-ouverte devant elles.

Le rythme cardiaque d’Yurishia devint de plus en plus rapide.

... Est-ce qu’il y a quelqu’un ? Se demanda Yurishia,

Yurishia prépara son pistolet à particules pour pouvoir faire feu si nécessaire. Elle s’approcha à côté de la porte sans créer le moindre son, puis elle fit un signe de la main afin de faire venir Aine qui attendait à quelques pas de là.

Aine et Yurishia hochaient la tête, puis Aine ouvrit lentement la porte. Yurishia se sépara légèrement de la porte, s’accordant avec l’angle de la porte, elle confirma l’intérieur de la pièce.

« C’est bon, il n’y a rien, » annonça-t-elle. Au moment où elle entra dans la pièce, elle baissa son arme.

Aine qui entra par-derrière demanda à Yurishia. « C’est quoi ? »

« ... Qui sait ? » demanda Yurishia.

Devant leurs yeux se trouvait un appareil de communication qui avait été raccordé avec des câbles électriques afin de lui fournir du courant.

Depuis une grande console, un faible bruit pouvait être entendu par les deux filles.

La lumière émise par l’écran du dispositif de communication éclairait le visage étonné d’Aine. « Je me demande si ce n’était cette chose qui est restée connectée à de l’électricité depuis tout ce temps ? Ou sinon... »

Yurishia avait placé le casque connecté à l’appareil sur ses oreilles. « Ou quelqu’un est venu ici récemment... vous en pensez quoi ? »

« Il reste encore du temps avant notre rendez-vous avec les autres. Essayons d’étudier un peu plus les lieux, » déclara Aine.

Yurishia hocha la tête face aux paroles d’Aine et elle replaça le casque sur la console.

Le bruit discordant continuait de sortir du casque.

***

Partie 4

Kizuna et Himekawa se tenaient tous les deux debout dans le centre-ville de Guam qui était actuellement illuminée par le clair de lune.

Autrefois, il s’agissait de la rue principale destinée aux touristes. Cependant, en ce moment, aucune trace de tout cela ne pouvait être vue qui pourrait laisser penser ça.

« Quelle cruauté... ! » déclara Himekawa alors qu’elle regardait ce paysage avec stupéfaction.

Ce qui s’était répandu devant leurs yeux était une zone totalement en ruine.

Aucun des bâtiments alignés des deux côtés de la rue n’était encore utilisable et en assez bon état pour permettre le moindre visiteur. En raison des informations qu’ils avaient eues sur la situation de cette zone avant le 2e Conflit avec un Autre Univers qu’ils avaient étudiée hier, ils savaient qu’il devrait y avoir des magasins vendant des produits de marque de haute classe alignée à cet endroit. Mais en ce moment, tout cela avait été transformé en une montagne de décombres.

Il y avait quand même des bâtiments qui étaient toujours debout, mais quoi qu’il en soit, tous étaient inclinés et de nombreux trous pouvaient être visibles en ce moment. Tout cela pourrait être les traces d’un bombardement qui avait frappé la zone. De plus, il y avait sûrement eu un grand incendie qui s’était produit ici en vue de certaines traces clairement visibles. Pour le dire simplement, de nombreux bâtiments avaient des traces noires d’un incendie qui pouvait être vu ici et là.

Même les bâtiments qui avaient eu le moins de dégâts avaient eu leurs portes défoncées. Un grand nombre de lunettes étaient dispersées dans la zone en provenance d’un magasin proche. Après avoir jeté un coup d’œil à l’intérieur de ce magasin, ils ne virent que des étagères effondrées sans aucune marchandise restante.

De plus, les carcasses de voitures brûlées étaient éparpillées partout dans les rues.

Il s’agissait donc d’un... monde piétiné par des Armes Magiques en provenance de l’Autre Univers.

« Que c’est effrayant... merde ! » rugit Kizuna, puis il sera si fort ses dents que cela en produisit un grincement.

« Hida-kun. Essayons de chercher dans la zone, » déclara Himekawa. « Peut-être, y aura-t-il quelque chose comme un indice pour en savoir plus sur l’Autre Univers. »

« Peut-être..., » répondit Kizuna.

Il allait dire qu’il pourrait y avoir des survivants, mais il s’était arrêté, car selon lui, il ne devrait pas pouvoir y avoir de survivants dans une telle zone. L’état déplorable de la zone était largement suffisant pour faire penser une telle chose.

Kizuna et Himekawa parcouraient les rues qui étaient devenues des ruines.

Du verre brisé, des déchets, et les épaves étaient dispersés sur le sol un peu partout. Un son était ainsi produit chaque fois qu’ils avançaient dans cette zone encombrée. Les sons retentissaient dans cette ville fantôme qui était totalement silencieuse à part eux.

Le trottoir était brisé ce qui rendait difficile le fait simple de marcher dans ces rues. Il devinait qu’il s’agissait des traces de l’assaut des Armes Magiques dans la zone. La rue avait été partout percée par des cratères et des crevasses.

Après avoir progressé avec précaution, ils se trouvèrent devant un bâtiment effondré bloquant une bonne moitié de la rue. Tout en contournant le bâtiment en ruine, ils regardaient la rue se trouvant devant eux.

Il n’y avait pas de présence de la moindre chose vivante.

« Les résidents et les voyageurs qui se trouvaient ici, où sont-ils allés... ? » demanda Kizuna.

Himekawa répondit en prenant garde à l’environnement. « Il s’agit d’une bonne question... Et en y pensant, sans parler des habitants de l’Autre Univers, il n’y a même pas la présence de la moindre Arme Magique ici... et, en regardant l’état de la ville, nous pouvons dire avec certitude que cet endroit a été occupé une fois par l’ennemi... »

Ils avaient occupé les lieux, mais avaient-ils immédiatement abandonné cette zone ?

Que s’était-il passé ici ?

Après avoir avancé dans la ville pendant un moment, ils virent un mur de béton et des cadres en acier debout comme si tout cela poussait sur la surface de la Terre telle un arbre géant. On dirait qu’il s’agissait du résultat de l’effondrement d’un immeuble.

Ils traversèrent cet obstacle en utilisant les écarts entre les cadres d’acier et de bétons, mais perdant par la même occasion leur champ de vision qui était obstrué par tout ça.

Et puis, leur champ de vision fut soudainement dégagé de tous ces obstacles.

Au milieu du paysage, où seuls des détritus pouvaient être contemplés, une belle femme était assise avec élégance sur une chaise de style victorien.

« ... !! »

Devant cette belle femme, il y avait une table ronde élaborée et un service à thé qui était placé dessus. Seule, elle était baignée par le clair de lune tout en savourant du thé.

Son âge devait probablement être dans les environs de la vingtaine. Avec de longs cheveux verts et un corps mince, elle était vraiment une jolie femme. Elle portait des vêtements ajustés aux courbes de son corps, libérant un attrait sexuel vraiment très intéressant.

Les vêtements qui avaient des lignes bleues et dorées insérées profondes dedans affichaient une atmosphère comme s’il s’agissait d’un uniforme militaire venant d’un endroit inconnu d’eux. Cependant, certaines zones faisaient ressentir quelque chose de différent, par exemple là où la vallée de ses seins et ses cuisses étaient exposées sans défense.

Cette beauté regardait distraitement le ciel, et peut-être n’avait elle pas encore remarqué Kizuna et Himekawa en ce moment.

Les pupilles violettes à l’intérieur de ses yeux rétrécis brillaient. Qu’est-ce que ces yeux emplis de joie observaient ? Ses lèvres brillantes souriaient doucement, elle avait l’air d’entonner une chanson pendant tout ce temps.

Elle attendait avec impatience l’arrivée de quelqu’un. C’était ce que ressentaient les deux observateurs.

« Êtes-vous une survivante !? » Himekawa cria vers cette femme.

Kizuna, qui regardait la femme en étant complètement fasciné, était également soudainement revenu à ses sens.

Himekawa s’approcha plus près de deux, trois pas, puis elle ouvrit ses mains avec un sourire afin de rassurer la femme.

« Vous êtes en sécurité ici, alors soyez rassuré. Nous venons du méga-flotteur du Japon, » déclara-t-elle.

La femme se tourna lentement vers Himekawa. Les yeux pourpres réfléchissaient le rouge de l’Heart Hybrid Gear.

« Nous sommes venus enquêter sur cet endroit. Excusez-moi... êtes-vous quelqu’un qui vivez dans cet endroit ? Ou bien êtes-vous un voyageur ? » demanda Himekawa.

Les lèvres brillantes de la femme s’ouvrirent. « Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu ! »

« Qu-Quoi !? » s’exclama Kizuna.

L’attitude de cette femme était étrange pour quelqu’un qui était heureux que l’aide soit venue.

La femme se leva de la chaise.

Elle était grande, et ses jambes étaient longues. Elle ressemblait à un modèle venant de l’étranger qui courait à pied nu. Sa silhouette était parfaite. Il s’agissait d’une beauté moulée comme s’il s’agissait d’un miracle. Les vêtements qu’il considérait comme une jupe étaient terriblement courts quand elle se tenait debout. Le sous-vêtement présent sous cette jupe était même visible à ce moment-là.

Cependant, cette femme n’avait pas affiché la moindre timidité quant à ses propres vêtements. Elle joignit ses mains et sourit en affichant un grand bonheur.

« Vous n’êtes pas celle que j’attends... mais, comme je peux rencontrer Neros entre toutes choses, je suis vraiment heureuse. »

... Quoi ?

Comment connaissait-elle le nom de Neros ?

En y pensant, ces vêtements...

... Ceci ressemble à une combinaison de pilote.

Himekawa parla après avoir réalisé cela. « Par hasard, ne seriez-vous pas quelqu’un de l’équipe américaine des Heart Hybrid Gear ? Si c’est le cas, est-ce que vous faites une opération ici ? »

Amérique ?

Non.

Cheveux verts.

Cette combinaison.

Quelque chose avait surgi dans la mémoire de Kizuna.

À l’intérieur de son cœur, quelque chose comme un grand tremblement ascendant s’approchait.

La femme se remit à parler d’une voix heureuse. « Mais c’est un bon présage. Comme ça, peut-être je pourrai bientôt la rencontrer. »

En aucune façon.

Cette femme était... ?

Cette femme était... !?

Depuis ses lèvres pulpeuses, une voix joyeuse retentit. « Zeel. »

Et ainsi, l’intégralité de son corps fut recouverte par des particules vertes qui débordaient partout...

« Ceci-Ceci est... !? » s’écria Himekawa face à la tournure des événements.

La lumière verte commença à se solidifier. Les particules de lumières devinrent une armure couvrant ce corps. Puis, après un dernier flash de lumière, la lumière disparue d’un coup.

En regardant ce qui se trouvait devant lui, Kizuna murmura inconsciemment. « Heart Hybrid Gear... »

Une armure austère avait été créée comme protection sur le corps mince emplie de beauté. Plusieurs boucliers la protégeaient, donnant l’impression d’une solide forteresse personnelle, c’était sans aucun doute un Heart Hybrid Gear. Cependant, son aura était différente par rapport à Kizuna et les autres armures qu’il connaissait.

Et puis il reconnut cette silhouette.

« La personne d’avant..., » murmura-t-il.

Le mystérieux Heart Hybrid Gear qui avait dévié le Pulvérisateur.

« Vo... vous ! Qui diable êtes-vous !? » demanda Kizuna.

Cette femme avait calmement souri tout comme avant. « Je suis Aldéa. Occupez-vous bien de moi. »

« ... !! »

Elle se présenta facilement.

Non, mais c’était sûrement un faux nom. Que quels pays provenaient d’elle ?

« À quel pays appartenez-vous ? Et cet Heart Hybrid Gear !? » Himekawa semblait avoir compris les doutes de Kizuna.

« J’appartiens à l’Empire Vatlantis. »

Va... Vatlan... tis, Empire ?

Où se trouvait un tel pays ?

Il était très probable qu’elle n’en faisait que dire des imbécillités.

Aldéa pressa son doigt sur ses lèvres et inclina la tête comme si elle était troublée. « Et donc, ce... ce que vous avez appelé un Heart Hybrid Gear, parlez-vous de l’armure magique, je me le demande ? Si c’est le cas, je pense que j’en avais parlé avant, mais c’est “Zeel”. Veuillez m’observer comme bon vous semble. »

« ... Bon sang, comment peut-on être si effrontée !? » La tête de Kizuna était dans le chaos en voyant ça.

Jusqu’à quel point pouvait-il avoir confiance en ce qu’elle avait dit ?

N-Non, s’il y réfléchissait calmement, alors il ne pouvait faire confiance qu’à une chose qu’elle avait dit.

Mais... il était certain qu’elle avait prononcé le nom du noyau pour activer son Heart Hybrid Gear.

En plus, dans la bataille précédente, ce Heart Hybrid Gear... non, cette armure magique avait repoussé l’Armement Corrompu d’Aine, c’était un fait indubitable.

Kizuna se tut en affichant un visage sombre. La sueur froide coulait de tout son corps.

Himekawa était également tendue de la même manière que lui. Sa bouche ouverte était littéralement bouche bée.

Aldéa fit un doux sourire, comme pour dire : « Allez-vous bien ? »

Qui était avec cette femme ?

Même si elle avait répondu à toutes leurs questions, ils ne pouvaient pas du tout comprendre sa véritable identité.

À l’intérieur de Kizuna, un sentiment d’angoisse jaillissait.

... Bon sang... !

« ... Alors, cet Empire Vatlantis dont vous avez parlé... qu’est-ce que c’est que cela ? Je n’en ai jamais entendu parler, » demanda Kizuna.

« Il s’agit d’un grand empire qui règne sur la moitié du monde. Quelle malchance pour vous de ne pas en avoir connaissance, » répondit Aldéa.

« Il n’y a aucune chance pour qu’une telle chose puisse exister ! Où donc est-ce que ce grand empire pourrait exister ? » demanda Kizuna.

Aldéa avait à nouveau souri joyeusement alors qu’elle pointait derrière elle avec un geste élégant.

Le paysage derrière elle était comme un paysage qui flottait sur une surface d’eau, cela tremblait doucement.

... Une entrée.

Le point de contact qui reliait le monde de ce côté avec un autre univers. Il s’agissait d’un portail de forme rectangulaire. La taille était variable, les plus grands avaient une hauteur de plusieurs centaines de mètres. La longueur pourrait même atteindre plusieurs kilomètres. Elle n’avait pas d’épaisseur, elle était transparente, donc son existence était difficile à remarquer. Cependant quand on l’observait attentivement, le paysage de l’autre côté de l’Entrée se balançait comme si vous regardiez à travers un miroir déformé ou de l’eau. À l’heure actuelle, une telle chose existait certainement derrière Aldéa.

« C’est de l’autre côté, vous savez. N’est-ce pas évident. Je vous en prie, ne vous moquez pas de moi, » déclara Aldéa alors qu’elle envoya aux deux enfants un beau regard de reproche.

Cette femme disait-elle qu’elle était une habitante de l’Autre Univers ?

Kizuna ne savait plus qui était qui.

Était-ce une blague,

Était-ce la vérité,

Était-elle saine d’esprit,

Était-elle dans l’erreur,

***

Partie 5

Nee-chan. Si c’était Nee-chan qui était dans une telle situation, que ferait-elle en ce moment ?

« Vos questions sont-elles déjà terminées ? » demanda la femme.

« Quoi... !? N-Non ! Attendez, ce n’est pas tout. Je ne peux pas croire ce que vous dites. Non, c’est plutôt que je ne peux pas comprendre ce que vous venez de nous dire ! » répondit Kizuna.

« Mon Dieu, comme c’est malheureux. Alors, je me demande si je peux déjà vous le demander. Quel est le nom de votre armure magique ? » demanda Aldéa.

« T-Taisez-vous ! Je ne dirai rien ! » cria Kizuna.

Merde... ! Je ne veux pas qu’on me le demande, et cela même si c’est fait une personne proclamant venir de l’Autre Univers !

« Mon Dieu, comme c’est inamical... eh bien, c’est de toute façon seulement quelque chose sans présentation, » répondit Aldéa.

D’un regard empli de doute, Himekawa se confronta verbalement avec Aldéa. « Avez-vous des preuves quant au fait d’être une personne de l’Autre Univers ? Qu’est-ce que vous faites ici ? Quels sont vos objectifs ? »

« Eh bien, à ce sujet... pour commencer, mon premier objectif est..., » les yeux d’Aldéa brillaient d’un éclat envoûtant. « ... d’enlever le noyau présent à l’intérieur de votre corps. »

Va-t-elle charger !?

« Himekawa, faites attention ! » cria Kizuna.

Kizuna s’était mis en position de combat alors qu’il était resté sur la défensive depuis le début.

Himekawa dégaina son épée et pointa son extrémité vers Aldéa.

« Fufu — ♪ » alors qu’Aldéa riait, tout à coup, les parties d’armures présentes sur Aldéa s’étaient détachées d’elle.

Quoi !?

Cette femme venait de séparer son HHG en plusieurs parties !?

Normalement, quand Heart Hybrid Gear se voyait fragmenter, les pièces séparées se transformant en particules de lumières. Mais les parties de Zeel qui se détachaient de l’armure d’Aldéa n’avaient pas disparu et étaient restées dans les airs, formant une ligne devant Aldéa. Les parties détachées avaient la forme d’un long et mince bouclier ayant la forme d’un pentagone inversé. La partie ronde avait été positionnée sur le dessus. Sa forme serait identique si vous aviez fusionné le bouclier circulaire de la Rome antique avec le bouclier inversé en pentagone des chevaliers du moyen âge. Il y en avait six en tout, et tous s’étaient placés en une ligne comme pour protéger Aldéa.

« Avez-vous l’intention de vous défendre ? Quelque chose comme ça..., » commença Himekawa.

La lumière était apparue dans les Lames flottant sur le dos d’Himekawa. Elles avaient produit un faible grondement puis elles s’étaient envoyées avant de se placer à ses côtés.

« Ces Lames les perceront ! » cria Himekawa.

Telle une flèche, les Lames se dirigeaient vers Aldéa, puis elles avaient percuté les boucliers alignés à l’avant d’Aldéa.

Mais...,

« Hein !? » s’exclama Himekawa.

Les Lames avaient rebondi, mais ce n’était pas quelque chose d’aussi normal comme s’il avait simplement été dévié par le bouclier.

Dès qu’elles avaient touché les boucliers, les Lames s’étaient déformées. Elles s’étaient déformées avec souplesse comme du caoutchouc, puis elles furent projetées comme si elles avaient été envoyées dans une autre direction. Le contrôle de ses Lames avait été complètement perdu et les Lames s’étaient plantées dans le sol et dans la montagne de gravats se tournant le long du trajet.

« Quoi... !? » L’expression d’Himekawa montrait bien qu’elle avait vraiment été prise par surprise par la tournure des événements.

« Mon Dieu, je me demande si la fameuse rumeur concernant Neros serait finalement fausse et que vous ne seriez pas aussi puissante qu’attendu. » Aldéa avait souri, puis elle avait tendu la main vers l’un des boucliers.

Le bouclier se mit alors à briller avant de se transformer en une lance.

Aldéa avait alors saisi cette lance dans ses mains tout en souriant de joie.

Un frisson avait traversé le dos de Kizuna. « Himekawa, fuyez !! » avait-il crié.

Alors qu’ils avaient allumé leurs propulseurs, Kizuna et Himekawa avaient eu un retard d’à peine un battement de paupière avant d’agir.

Chargeant vers eux, Aldéa avait effectué un coup de pied au sol afin d’acquérir une certaine poussée.

Elle les chargeait avec sa lance placée à l’avant d’elle.

Kizuna et Himekawa s’étaient glissés à travers les cadres en acier qui ressemblaient à une forêt. Ils planaient à très basse altitude et tournoyaient derrière le grand bâtiment incliné.

Kizuna avait déployé la Sauvegarde Vitale en faisant demi-tour. Himekawa préparait son épée et était alerte vers l’autre côté.

D’où viendrait-elle ?

« Himekawa. Si cette femme vient, je bloquerai son attaque avec la Sauvegarde Vitale... et à ce moment-là..., » commença Kizuna.

Le mur du bâtiment qui les dissimulait s’était déformé.

« ... !? »

Comme s’il s’agissait d’un vortex, un énorme trou avait été ouvert dans le mur du bâtiment. Le mur n’avait pas été écrasé, et le béton n’avait pas été écrasé. Ce n’était pas un spectacle réaliste, cela ressemblait vraiment à une image traitée numériquement. Le bord du trou s’était déformé. C’était comme si le trou avait été élargi de force et qu’il était visiblement en train d’onduler.

Et puis Aldéa, tenant toujours sa lance, avait pu être vue marchant gracieusement à l’intérieur de ce grand trou.

Il s’agissait d’un spectacle surréaliste.

C’était un phénomène que le bon sens de Kizuna n’arrivait pas à comprendre et cela l’avait rendu incapable de bouger son corps.

« Hé... Hida-kun... Qu’est-ce ? » Himekawa était dans le même état que lui.

« Fufufufu. Ce n’est pas suffisant pour moi. Après tout, il n’existe rien qui puisse obstruer mon chemin, » Aldéa parlait avec tant de joie présente dans sa voix, puis elle agita horizontalement la lance dans sa main. La lance avait touché l’une des parois du tunnel.

Et à cet instant, le bâtiment avait été détruit.

« Quo — ! Quoiii !? » s’écria Kizuna.

C’était comme si le bâtiment était soufflé directement à l’horizontale, et le bâtiment s’était mis à s’effondrer dans la direction de Kizuna et de Himekawa.

« UWAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA ! » cria Kizuna alors qu’il avait activé sa Sauvegarde Vitale et qu’il s’était mis à se déplacer au milieu des décombres qui tombaient. Cependant, les corps de Kizuna et Himekawa furent projetés en plein vol vers le sol dans lequel ils s’écrasèrent violemment.

« Kahhh... Himekawa ! Allez-vous bien !? » Il avait fait face aux poussières denses qui s’étaient soulevées lors du déluge de décombres et il s’était mis à crier.

« Oui-Oui. Je vais bien..., » lui répondit-elle.

Aldéa, la lance à la main, s’était envolée à l’intérieur du nuage de poussière...

Himekawa avait immédiatement déployé sa Sauvegarde Vitale.

... Hein !?

Au moment où la pointe de la lance avait touché la Sauvegarde Vitale, le bouclier de lumière produit par le dispositif défensif s’était déformé.

Et dans la distorsion de la Sauvegarde Vitale, la lance avait touché la paume de Himekawa. La main avait projeté vers l’arrière. Comme si elle était poussée par un pouvoir invisible.

« Qu-Qu’est-ce que c’est que ça !? » s’écria Himekawa.

Aldéa avait retiré son bras puis elle avait à nouveau poussé sa lance vers sa cible. Cette fois-ci, la lance avait touché l’estomac d’Himekawa.

Un impact qu’elle n’avait jamais connu jusqu’à présent avait semblé percer le corps d’Himekawa.

C’était comme si l’intérieur de son estomac se brisait jusqu’à son dos, une sensation vraiment étrange et jusqu’à maintenant inconnue. Et puis, avec ce point au centre, tout le corps avait été projeté en arrière. Comme si la direction de la gravité avait été changée, Himekawa avait été soufflée horizontalement au loin.

« Guh, HAAaAAAAA- ! » Le corps d’Himekawa tournoyait étrangement tout en plongeant dans une montagne de décombres.

Qu’est-ce que c’était, tout à l’heure ? Une attaque à la lance ? La lance elle-même n’avait presque aucun pouvoir offensif. Cependant, c’est... ?

« Himekawa, êtes-vous sauf !? » cria Kizuna alors que sa silhouette au sol était visible de l’autre côté du nuage de poussière.

« Oui-Oui ! Mais faites attention, s’il vous plaît. La Sauvegarde Vitale ne fonctionne pas contre cette lance ! » répondit Himekawa.

« Qu’est-ce que vous avez dit !? » demanda Kizuna.

Quand Kizuna s’était levé alors que ses jambes étaient encore chancelantes, puis il avait regardé Aldéa qui était apparue de l’intérieur du nuage de poussière.

Aldéa avait souri avec une grande joie puis elle avait avancé sa lance sur le sol. Et puis, alors qu’elle déplaçait sa lance sur le côté d’un simple mouvement, elle traça une ligne en dessous d’elle.

Qu’est-ce qu’elle a l’intention de faire ?

Les décombres sous les pieds d’Aldéa s’étaient mis à gonfler.

« Quoi... !? » cria Kizuna.

Le sol s’était mis à trembler avec force.

Tremblement de terre ? Non... c’est...

Il avait eu un mauvais pressentiment quand il voyait ça.

Les décombres sous les jambes d’Aldéa ondulaient de plus en plus. Puis, la hauteur de cette masse avait progressivement augmenté tout en avançant vers ici.

« Ça a l’air mauvais... Himekawa ! » cria Kizuna.

Himekawa était effondrée à plusieurs dizaines de mètres de lui, encore affectée par l’attaque.

« Hida... kun, » répondit-elle.

Il s’était précipité à l’endroit où se trouvait Himekawa qui était encore incapable de se lever, puis il avait attrapé son corps et s’était enfui avec elle.

« Himekawa, nous fuyons d’ici ! » déclara Kizuna.

« Mai... mais..., » balbutia Himekawa alors que ses yeux s’écarquillèrent sous le choc produit par ce qu’elle avait vu.

Quand Kizuna avait regardé vers l’arrière afin de voir ce qui choquait tant Himekawa, il vit alors un mur gigantesque qui générait le tremblement la terre alors qu’il s’approchait d’eux à vive allure.

C’était un tsunami fait de décombres compacts.

Le béton ainsi que les charpentes d’acier, des fragments de bâtiment et des débris de voiture..., tout cela était devenu une masse qui s’approchait d’eux afin de les écraser.

Cette vue donnait l’impression que toute la ville se dressait verticalement au-dessus d’eux.

Au moment où cette masse allait complètement les avaler, Kizuna avait déployé sa Sauvegarde Vitale.

Le gigantesque tsunami de décombres couvrait le sommet de leurs têtes, le ciel nocturne était totalement obstrué par l’obscurité produite par les décombres.

Bon sang, on ne peut pas s’échapper de là !

Kizuna et Himekawa étaient enveloppés dans l’obscurité et le bruit de destruction produits par les décombres qui s’écrasaient au sol.

Et cette obscurité avait alors été percée par une unique lumière dorée.

Cette lumière avait creusé l’obscurité, et de là avait surgi la vision du ciel étoilé et de la lune.

L’instant d’après, des lumières éblouissantes et des explosions se répandirent partout, puis des ondes de choc frappèrent leurs visages.

« Qu’est-ce que c’est que ça !? » s’exclama Kizuna.

La lumière dorée avait évaporé les décombres, balayant au loin le tsunami meurtrier.

Il s’agit... d’un canon à particules de gros calibre produisant une couleur dorée.

Le Cadre Différentiel !

« Yurishia ! » cria Kizuna.

Il pouvait voir cette lumière dorée planant dans le ciel baigné par la lumière de la lune. La lumière dorée s’échappait du Cadre Différentiel présent sur son dos.

« J’ai trouvé étrange que vous ne soyez pas venus, et cela, peu importe, le temps que nous avons attendu ! Qu’est-ce que c’est que toute cette agitation ? » demanda Yurishia.

Et puis une autre lumière, une lumière bleue s’était déplacé à grande vitesse dans le ciel nocturne et avait atterri juste à côté de Kizuna.

Brossant légèrement les cheveux argentés brillants avec sa main, elle regarda Aldéa avec ses yeux rouges.

« Je veux poser des questions détaillées sur cette situation ainsi que savoir qui est cette personne, mais... cela sera équivalent si nous capturons cette personne avant de la faire tout avouer, » en ce moment, le discours vantard d’Aine était rassurant pour une raison quelconque.

« Mon Dieu, deux autres personnes arrivent. Cela m’évite d’avoir à chercher... mon Dieu ? » Aldéa avait arrêté de parler et elle avait même cessé son mouvement. Pour une raison inconnue, elle fixait Aine avec une certaine intensité.

« Une armure magique blanche... vous, êtes-vous l’enfant qui avait fait feu avec un gros canon absurde et destructeur ? » Les yeux d’Aldéa brillaient alors qu’elle demandait ça. « Comme prévu, il s’agit d’une armure magique que je n’ai jamais vue auparavant. Des cheveux argentés... et des yeux rouges. »

L’état mental d’Aldéa est étrange. Elle était étrangement excitée en regardant Aine. « Hé, quel est votre nom ? » demanda Aldéa.

« Je n’ai pas de nom à présenter à quelqu’un comme vous, mais je vais spécialement vous l’enseigner. Mon nom est Chidorigafuchi, » répondit Aine.

Aldéa posa son doigt sur sa joue, faisant un geste indiquant qu’elle était devenue pensive. « Je me demande... où est votre lieu de naissance. »

« ... Il s’agit de Tokyo au Japon. L’endroit que vous nous avez volé, » répondit Aine.

« Hmm-m ». Aldéa fredonnait. Et puis...

***

« La danse de la déesse. Le néant, et la mort, et l’empereur. Et puis l’éternité. » Aldéa avait chanté quelque chose comme un refrain.

***

... Ha ?

Kizuna avait été stupéfait. Himekawa et Aine étaient également dans le même état que lui.

Seule Aldéa regardait Aine avec des yeux brillants d’anticipation.

C’est quoi cette phrase qu’elle a sortie tout à l’heure ?

Ou alors, est-ce un poème ou quelque chose comme ça ?

Par hasard, est-ce qu’Aine en a compris le sens ?

Cependant, le visage d’Aine avait grimacé avec force.

Qu’est-ce que ça veut dire ? Son expression disait de tels mots.

Aine s’avança et puis frappa du pied.

« Je ne comprends pas ce que vous racontez, mais laissez-nous calmement vous attraper. C’est exact... nous allons préparer une fête pour vous. Et cela sera même une fête avec de la bagarre au programme, » déclara Aine.

Les épaules d’Aldéa s’étaient baissées en raison de sa déception.

« Quelle charmante invitation ! Mais pour l’instant, je vais tout simplement m’abstenir, » Aldéa avait souri avec élégance tout en effectuant un soupir exagéré. « Ahhh, comme c’est malheureux ! Pour une raison inconnue, j’ai soudainement perdu ma motivation. »

Aldéa avait gracieusement levé la main et avait fait claquer ses doigts minces, produisant quelques choses de vraiment audibles. Sur ce, comme si elle avait été affectée par ce son, l’entrée présente dans son dos s’était sensiblement mise à onduler.

« Quoi... la... ? »

Quelque chose allait-il arriver ?

Est-ce que cette femme a ordonné à quelque chose de sortir de l’entrée ?

Puis, quelque chose sortit de là. De l’intérieur du paysage qui ressemblait à une surface d’eau, quelque chose devenait progressivement clair. Un objet qui semblait briller s’approchait de l’autre côté de l’entrée.

Et comme si elle émergeait à la surface de l’eau, cette chose était sortie de là. Il s’agissait d’une gigantesque sphère de lumière d’un diamètre d’une dizaine de mètres.

Une spirale continuait à se déplacer à la surface tel un tourbillon. Elle ressemblait vaguement à Jupiter. Cette sphère flottait dans l’air, et elle venait lentement vers ici.

« Cet enfant deviendra votre adversaire. Le Noyau peut-être pris même après la mort, alors soyez rassurés et mourez, d’accord ? » déclara Aldéa.

Elle a dit que cet enfant... est-ce une chose vivante ?

Alors même qu’il se creusait les méninges sur la véritable forme de la chose, la sphère mystérieuse s’approchait rapidement d’eux.

« C’est... c’est..., » les yeux d’Himekawa s’écarquillaient en état de choc alors qu’elle tentait de parler.

« Himekawa, comprenez-vous ce que c’est ? » demanda Kizuna.

« ... Dra..., » le corps d’Himekawa tremblait, ses dents claquaient de façon audible alors qu’elle tentait de parler.

La sphère s’était finalement arrêtée devant eux. Ils faisaient face à la sphère avec une distance de cent mètres entre les deux groupes.

« Dragon..., » finissait-elle par réussir à dire.

Quoi ?

Une fissure était apparue à la surface dans la sphère.

***

Partie 6

Une intense lumière s’était alors mise à jaillir de la fissure.

« Qu’est-ce qu’il y a à l’intérieur... ? » murmura Kizuna.

La sphère avait éclaté.

« ... UOWAAAA... ! »

Une onde de choc qui ressemblait à une explosion avait disloqué le trottoir de la rue. Et puis, les voitures avaient été emportées comme des feuilles. Les murs des bâtiments déformés avaient été projetés vers le bas en raison de la pression.

Kizuna se tenait devant Himekawa et Aine et il avait déployé une large Sauvegarde Vitale devant lui. La terrible onde de choc l’avait frappé comme si cela essayait de lui écraser les mains.

M-Merde ! Qu’est-ce que c’est ? Une bombe !?

Mystérieusement, les fragments de la sphère fissurée flottaient encore dans l’air comme si le temps s’était figé.

Cependant, quelques secondes plus tard, tout se déroula comme si le temps reprenait à nouveau son cours, et les fragments s’étaient soudainement mis à se déplacer.

« ... !? »

Des fragments rayonnants qui étaient comme du cristal pleuvait sur la zone environnante.

Ces fragments avaient produit de grosses explosions dès qu’ils avaient touché les bâtiments et le sol. La rue principale était enveloppée dans des flammes cramoisies en un éclair.

« Quel genre de pouvoir est-ce !? » demanda Kizuna.

Kizuna avait mis de la force dans ses mains et avait soutenu la Sauvegarde Vitale qu’il avait déployée devant eux.

« Himekawa, Aine, allez-vous bien !? » demanda Kizuna.

« O-Oui. Kizuna, de ton côté, ça va bien ? » demanda la voix emplie d’inquiétude d’Aine qui était derrière lui.

« Oui ! Ne vous inquiétez pas pour moi..., attendez, Himekawa allez, répondez également ! » répondit Kizuna.

Cependant, il n’y avait pas eu de réponse.

« Oh ! Vous allez bien, n’est-ce pas !? Il.. , » continua-t-il à parler, mais il faut interrompu.

À ce moment-là, l’explosion des fragments avait cessé.

Et puis, depuis de l’intérieur de la sphère, la silhouette d’un objet enveloppé dans des flammes concentrées qui ressemblait à du magma était apparue devant eux.

« Qu’est-ce que c’est que ça !? » demanda Kizuna.

Tout en dégoulinant d’une flamme qui ressemblait à du magma, un col mécanique rond et allongé, et une paire d’ailes pliées et brillantes s’ouvrirent.

« Dragre ? ... Non, » répondit-il par lui-même.

Kizuna s’était remémoré d’une catégorie particulière — Une Arme Magique nommée Dragre. Cependant, cette chose était évidemment différente de ces créatures-là. Peu importe comment il le regardait, il avait l’apparence d’un dragon légendaire, cependant...

Il avait trois cous.

Sous ses pieds, il y avait Aldéa qui était protégée par ses boucliers.

Quand les boucliers s’étaient écartés de devant elle, ils purent voir qu’elle affichait un large sourire.

« Comment est-ce ? Je me demande si vous êtes tous contents de voir ça, » déclara Aldéa.

{Kizuna ! Ce machin a l’air dangereux. Il vaut mieux se retirer d’ici !} l’avertissement d’Yurishia était venu d’une fenêtre de communication.

« Je suis tout à fait d’accord. Pour le moment, nous battons en retraite. Retirez-vous, » déclara Kizuna.

« Comme je le pensais... celui de cette époque... » murmura Himekawa en plein délire.

« Himekawa ? » demanda Kizuna.

« Qu’est-ce qui ne va pas, Hayuru ? » demanda Aine.

Cependant, les voix, qu’il s’agisse de Kizuna ou d’Aine, n’arrivèrent pas à être véritablement captées par le cerveau d’Himekawa.

« ... Les trois têtes, cette Arme Magique ! » Himekawa s’était envolée en criant comme ça.

« Hime... !? » s’écria Kizuna.

Maintenant son épée avec ses deux mains, elle s’était précipitée vers l’avant avec toute sa vitesse tout en criant. « UWAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA ! »

En la voyant agir ainsi, Aldéa avait applaudi en affichant clairement sa joie.

« Quel entrain ! Maintenant, tuez-les tous les uns après les autres, d’accord, » déclara Aldéa en parlant à l’Arme Magique.

« Himekawa ! Revenez ! » cria Kizuna.

Les Lames s’étaient envolées à une vitesse incroyable, attaquant droit devant le dragon à trois têtes. Et puis, elles avaient percé la tête et le cou de l’Arme Magique.

L’a-t-elle fait !?

Cependant, le dragon à trois têtes n’avait même pas tremblé face à cet assaut. Les Lames s’étaient mises à s’entourer de particules de lumière en essayant de couper l’Arme Magique, mais leur lame n’avait pas pu percer l’armure.

Kizuna surveillait cette situation en retenant son souffle.

C’est impossible.

Quel que soit l’ennemi qu’elles affrontaient, les Lames le vainquaient toujours en un instant.

« HAAAAAA! »

Dans cette occasion qui lui était offerte par les Lames qui attaquaient, Himekawa se glissa sous le dragon à trois têtes. Puis elle avait poussé l’épée qu’elle tenait des deux mains jusqu’à l’estomac de l’Arme Magique. Les particules de lumière de l’épée produisirent des étincelles contre l’armure de l’Arme Magique.

L’épée d’Himekawa..., ça ne marche pas non plus ?

L’armure du dragon à trois têtes repoussait toutes les attaques d’Himekawa. Il s’agissait d’une vérité choquante pour Kizuna.

Jusqu’à présent, ces épées avaient découpé les Armes Magiques très facilement. Il s’agissait d’une vérité devenue évidente pour lui, il n’avait jamais pensé qu’il existait une Arme Magique que l’épée d’Himekawa ne pouvait pas trancher.

La bouche du dragon à trois têtes s’était alors ouvert.

Instantanément, un faisceau de flammes avait été projeté hors de cette bouche.

« ... !! »

En activant ses propulseurs, Himekawa avait réussi à s’échapper du jet de flammes. Puis, poursuivant les mouvements d’Himekawa, les flammes avaient tracé une ligne à travers la rue et les bâtiments. Lorsque la flamme touchait quelque chose, des explosions se produisaient dans la rue et le bâtiment selon ce qui était touché. L’explosion produite avait alors perturbé les mouvements d’Himekawa. Là, l’autre cou avait lui aussi commencé à attaquer avec une projection de flammes jaillissant du fond de cette deuxième bouche.

« KYAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA ! »

La flamme avait soufflé au loin Himekawa.

Bien qu’elle avait déployé Sauvegarde Vitale, au moment de l’impact des flammes, celles-ci avaient provoqué une explosion en plein sur la Sauvegarde Vitale. Cette onde de choc avait envoyé Himekawa dans le mur d’un immeuble.

Merde ! Cette Arme Magique est trop dangereuse !

Kizuna s’était précipité vers Himekawa.

« Oh, Himekawa ! Allez-vous bien !? » demanda-t-il.

« Ah... kuh, » gémit-elle en réponse.

« J’y vais !! » Aine annonça cela en faisant face au dragon à trois têtes, puis elle fonça vers son adversaire.

« TAAAAAAAAAAAAAAAAA... ! »

Le dragon avait encaissé un coup de pied volant qui ressemblait à un missile en plein dans son flanc. Des ondes de choc se propagèrent aux alentours et l’armure du dragon à trois têtes fut déformée.

Cependant...

« Ça ne fonctionne-t-il pas !? » s’écria Kizuna.

Si cela avait été une autre Arme Magique...

C’était comme s’il n’y avait aucun dommage occasionné au dragon à trois têtes. Le long cou se tourna puis il dirigea ses crocs pointus vers Aine.

« Chih... ! » commença à crier Kizuna.

Aine avait alors donné un coup de pied dans l’armure afin de prendre rapidement une certaine distance. Elle s’était contorsionnée en l’air comme une gymnaste, atterrissant à côté de Kizuna et d’Himekawa.

« Je n’aurais jamais pensé qu’un mouvement comme celui-là serait fait par une armure magique... je pense que mon intérêt est un peu chatouillé, » Aldéa avait agi comme si elle regardait du sport.

Merde, cette femme, elle doit bien avoir une vis de libre dans la tête ! Kizuna l’avait maudit à l’intérieur de son cœur.

« Kizuna, quelle est cette Arme Magique ? Mon attaque ne marche pas ! » demanda Aine tout en fixant encore son regard sur l’Arme Magique.

« Tous les membres, nous effectuons une retraite ! Himekawa, pouvez-vous vous relever ? Nous nous retirons ! » ordonna Kizuna.

Mais, quand Himekawa s’était levée, elle avait poussé au loin Kizuna puis elle s’était à nouveau dirigée vers le dragon à trois têtes.

« Att... ! Hayuru, qu’est-ce que tu fais ? » Aine aussi était confuse devant l’action inhabituelle d’Himekawa.

« UOOOOOOOO...! » Himekawa souleva un cri de guerre et entailla le dragon à trois têtes.

L’un des cous du dragon à trois têtes visait Himekawa. Elle avait réussi à éviter le jaillissement de flammes en effectuant un mouvement brutal.

Profitant de l’occasion produite par le fait que l’Arme Magique se concentrait pour attaquer Himekawa, les Lames s’élancèrent dans le ciel avant d’entourer le dragon à trois têtes puis elles visèrent le cou central.

Et alors, les quatre Lames étaient rentrées au contact d’un seul coup et provenant des quatre directions, s’appuyant sur le cou pour tenter de le trancher.

Le mouvement du dragon à trois têtes s’était alors arrêté à ce moment-là.

Frappant le sol, le corps d’Himekawa semblait dansé alors qu’elle utilisait ça pour changer de direction. Puis, se dirigeant vers le cou du dragon à trois têtes, elle avait tenté de le taillader avec son épée.

« TAAAAAAAA! »

Mais son épée avait rebondi en produisant un son métallique aiguë.

« Voussss... ! » cria-t-elle. Puis, encore et encore, elle repositionna son épée et frappa. « Vous... ! Voussss... ! VOUUUUSSSS ! »

Dans son acte désespéré de frapper le cou central avec son épée, Himekawa n’avait pas remarqué qu’un cou différent la visait désormais. La masse de flammes s’était comprimée à l’intérieur de sa bouche, elle allait la cracher sous peu.

« Himekawa ! Fuyez ! » À l’instant où Kizuna avait crié, une lumière dorée avait frappé la tête du dragon à trois têtes. « Yurishia ! »

{Qu’est-ce que vous faites, Hayuru ? C’est trop imprudent ! Kizuna, emmenez-la vite et retirez-vous ! Si elle bouge comme ça, je ne peux même pas garantir un feu de couverture !} À l’intérieur de la fenêtre, la colère d’Yurishia était visible.

Le Cadre Différentiel avait tiré une fois de plus avec son canon à particule de gros calibre. Des explosions s’étaient également produites au niveau des deux autres cous. En raison de cet impact, les têtes de l’Arme Magique avaient été grandement repoussées vers l’arrière.

Cependant, le cou qui avait été attaqué en premier ouvrait à nouveau sa bouche.

« Himekawa... ! » cria Kizuna en se plaçant entre elle et le dragon.

Il avait instantanément déployé sa Sauvegarde Vitale et avait bloqué le jet de flamme du dragon à trois têtes.

« UWAAAAAAAAAAAAAAAAAAA... ! » cria-t-il.

Alors qu’une féroce explosion se faisait sentir, la Sauvegarde Vitale s’était brisée comme du verre.

Kizuna et Himekawa avaient été emportés par le souffle sur des dizaines de mètres avant de s’écraser sur le sol.

« B-Bon sang..., » murmura-t-il.

Quelle puissance d’attaque !

Le niveau était trop différent des autres Armes Magiques, et cela au niveau de la puissance d’attaque et de l’armure qui la protégeait.

Après que Kizuna se soit levé, il avait pris le bras de Himekawa.

« Oh ! Himekawa. Pouvez-vous vous lever ? Nous partons tout de suite ! » déclara-t-il.

Himekawa avait secoué le bras de Kizuna en affichant de l’irritation. « Relâchez-moi ! Cette chose... cette Arme Magique, je la tuerai ! »

Himekawa ?

Une flamme de la folie résidait dans ses yeux.

Le dragon à trois têtes était maintenant en train de déployer largement ses ailes. La surface des ailes brillait graduellement de manière radieuse, il semblait qu’elle se chargeait d’une sorte d’énergie.

Il allongea son cou face à Kizuna et Himekawa, puis il ouvrit sa bouche. Un son métallique douloureux résonnait dans les environs. À l’intérieur du corps du dragon à trois têtes, quelque chose de mécanique commençait à se mettre en branle. On aurait dit le rugissement de cette Arme Magique.

Les flammes allaient revenir, mais cette fois-ci, les trois têtes les visaient en même temps.

Bon sang, peu importe à quel point mon taux de consommation du Compte Hybride est faible, il y a toujours cette chose qu’on appelle une limite.

Les bouches du dragon à trois têtes brillaient intensément.

« Lame ! »

Avec la Sauvegarde Vitale à l’avant et les Lames à l’arrière, les Lames avaient servi de bouclier de remplacement. Cependant, la Sauvegarde Vitale avait été écrasée en un instant, et chaque fois que les Lames avaient été frappées, elles avaient grincé. De plus, la valeur du Compte Hybride diminuait sensiblement.

« À ce rythme... il n’y aura pas..., » commença Kizuna.

Le bombardement du Cadre Différentiel avait heurté les ailes du dragon à trois têtes. La paroi qui brillait en rouge s’était brisée et s’était éparpillée. Dans le même mouvement, des flashs dorés avaient également explosé sur son flanc.

Le corps du dragon à trois têtes s’était incliné.

Cependant, c’était tout. L’aile cassée avait été régénérée en un clin d’œil. L’ennemi était loin d’être détruit.

Kizuna se tourna vers Aine et cria. « Aine ! Nous transportons Himekawa ! »

Avant même que ces mots ne se terminent, Aine se précipita sur la position d’Himekawa. Elle avait alors saisi l’épaule de Himekawa qui essayait à nouveau de charger.

« Hayuru, nous reviendrons, » déclara Aine.

« Relâchez-moi ! Je dois, cette chose, cette Arme Magique, je dois la vaincre ! » cria Himekawa.

« Himekawa ! » déclara Kizuna en saisissant l’épaule opposée.

Et après ça, il déclara d’une voix ferme. « Nous nous retirons. C’est un ordre ! »

« ... !! » Himekawa fit alors grincer ses dents d’une façon audible avant de répondre. « ... Roger. »

« Yurishia ! Nous nous retirons de Guam à partir de maintenant. Offrez-nous un feu de couverture ! »

{Laisse-moi m’en occuper !}

Pendant qu’Yurishia effectuait un bombardement de la zone, ils s’étaient tous trois échappés du voisinage immédiat du dragon à trois têtes.

« Mon Dieu ? Attendez, qu’est-ce que vous faites ? Même si c’est encore mieux de partir d’ici..., » ignorant la voix d’Aldéa, ils allumèrent complètement leurs propulseurs et s’envolèrent tout de suite vers le ciel.

Et puis ils s’étaient dirigés vers Ataraxia aussi vite qu’ils pouvaient le faire.

« On dirait qu’ils ne nous poursuivent pas, » Yurishia, qui avait préparé son canon à particules et restait en alerte à l’arrière, murmura ça.

Kizuna regarda aussi en arrière et fixa la silhouette de l’île qui s’estompait. Certes, il n’y avait aucun signe d’Aldéa ou de l’Arme Magique qui les poursuivait.

Kizuna poussa un profond soupir de soulagement. Il avait alors ouvert la fenêtre de communication.

« Ici Kizuna. Nous retournons maintenant à Ataraxia, » déclara-t-il.

En regardant les vagues sur la mer qui se déplaçait doucement et qui était baignée par le clair de lune, la bataille mortelle précédente semblait être un mensonge.

C’était donc ça une terre sous le contrôle de l’Autre Univers...

Guam était devenue une ruine.

Une personne autoproclamée de l’Autre Univers qui s’était présentée sous le nom d’Aldéa.

Et elle avait parlé des Heart Hybrid Gears qui s’appelaient selon elle des armures magiques.

Il y avait aussi le fait que l’Empire Vatlantis régnait sur la moitié de l’Autre Univers.

Et puis une Arme Magique qu’ils avaient vue pour la première fois.

De toute façon, il y avait beaucoup de choses qu’ils ne comprenaient pas.

Cependant, en parlant de résultats, ils pourraient être en mesure de voir ce résultat sur un jour positif.

Ils ne comprenaient pas l’adversaire, mais ils revenaient chez eux avec des informations.

Après ça, il leur suffisait d’attendre l’analyse de Kei et des autres chercheurs

Mais... Mais,

Kizuna regardait Himekawa qui volait la tête baissée.

S’est-il passé quelque chose avec cette Arme Magique ?

Peu importe le temps qu’il la fixait, il ne pouvait pas voir à l’intérieur du cœur d’Himekawa.

***

Chapitre 3 : Capturée par la malédiction du passé

Partie 1

Sur le mur du Laboratoire Nayuta, la femme qui s’était présentée sous le nom d’Aldéa avait été projetée.

Il s’agissait de la vidéo qu’Eros avait automatiquement enregistrée lors de son fonctionnement. À l’intérieur du moniteur, la femme qui souriait avec douceur émettait une lumière verte, alors qu’elle équipait son Heart Hybrid Gear.

En regardant cette image, Reiri avait parlé. « C’est donc celle qui a repoussé l’Armement Corrompu d’Aine dans la bataille précédente. »

Sur l’écran, le mystérieux Heart Hybrid Gear qui s’était défendu contre Pulvérisateur avait été projeté.

Kei avait tapé des touches sur la console, et le contenu avait été projeté sur l’écran.

{Il n’y a pas d’erreur. Il s’agit du même équipement Heart Hybrid Gear. L’humain qui l’équipe est également identique.}

Aldéa, qui était affichée sur le moniteur mural, avait dévié les Lames avec son bouclier. Elle avait frappé dans le trou qui était ouvert sur le mur, ce qui l’avait fait s’effondrer.

{Les détails sont encore inconnus, mais cette lance et ce bouclier semblent posséder le pouvoir de déformer l’espace.}

« Distorsion... l’espace ? » Kizuna s’était tourné dans la direction de Kei et lui avait demandé ça.

{Au moment où cette lance a touché le bâtiment, l’espace qui l’entourait s’est déformé. Cette distorsion a déchiré le bâtiment, et elle a même déformé la Sauvegarde Vitale. Son bouclier utilise la même théorie. Dès que la Lame l’a touché, l’espace a été déformé, repoussant l’attaque.}

« Alors, qu’en est-il de ce tsunami de décombres ? » Kizuna avait pointé du doigt sur le moniteur mural alors qu’il demandait ça.

Quand Aldéa avait tracé une ligne sur le sol avec sa lance, le sol qui s’était légèrement plissé s’était progressivement élevé après ça, puis il était descendu vers l’avant comme une onde de choc.

{En déformant l’espace, elle a produit une certaine gravité. En utilisant ce pouvoir, elle a déplacé la masse et causé ce genre de tsunami de décombres, c’est ce que je suppose.}

« Qu’est-ce que c’est que ça ? » Kizuna n’avait pas l’impression que tout cela était réel. Il ne pouvait comprendre cela que comme une sorte de pouvoir surnaturel.

Aine avait fait la moue sur ses lèvres dans l’insatisfaction. « C’est un pouvoir absurde. Comme c’est insolent. »

Yurishia sépara sa bouche de la bouteille de cola qu’elle buvait. « Même l’armement de corruption d’Aine est déjà quelque chose du genre. »

Reiri fixait Aldéa dont l’image était fermée. « De plus, le nom de cette femme est Aldéa... et ensuite elle a désigné son Heart Hybrid Gear sous le nom de Zeel, exact ? »

« Oui. Mais elle ne l’appelait pas Heart Hybrid Gear, mais armure magique. » Himekawa avait ajouté.

« Alors, ceux qui sont entrés en contact avec elle étaient seulement Kizuna et Himekawa ? » demanda Reiri.

« C’est exact. Je ne faisais que des tirs de loin, donc je ne me suis même pas approchée... ah, mais Aine s’est approchée d’elle, n’est-ce pas ? » demanda Yurishia.

« ... Oui. Mais, elle parlait de choses incompréhensibles, on ne pouvait pas lui parler d’une manière intelligente, » déclara Aine.

« Et de l’autre côté de l’Entrée, à savoir l’Empire Vatlantis de l’Autre Univers…, » Reiri avait croisé les bras alors qu’elle disait ça.

« Hé... Nee-chan. Cette femme est-elle vraiment une personne de l’Autre Univers ? Et aussi, quelque chose comme l’Empire Vatlantis existe-t-il vraiment dans l’Autre Univers ? » demanda Kizuna.

« Qui sait ? Il n’y a aucune possibilité que je puisse le savoir, » répondit Reiri.

Eh bien, c’est... c’est vrai.

« Kei, montre l’image de l’Arme Magique, » demanda Reiri.

L’image du dragon à trois têtes avait été projetée sur une autre surface murale.

{Il s’agit d’une Arme Magique qui a été observée pour la première fois à cette occasion. Ce qui est terrifiant, c’est qu’il a repoussé toutes les attaques des Heart Hybrid Gears. L’attaque envoyée depuis sa bouche et de ses ailes a même détruit la Sauvegarde Vitale. Cette capacité surpasse de loin la catégorie A.}

« Au-dessus du rang A, hein…, » murmura Reiri.

{Il sera classé comme catégorie — provisoirement — Ultra. Pour son indicatif d’appel, il sera provisoirement nommé Dragon à Trois Têtes en raison de sa forme, ou Tri-Têtes pour faire court.}

« Commandant ! Nous devrions nous déployer une fois de plus dès maintenant, » Himekawa avait haussé sa voix.

« Rejetée, » Reiri avait répondu immédiatement.

« Quoi !? » s’écria Himekawa. « Pourquoi !? Une chose aussi dangereuse ne peut pas être laissée seule ! Nous devrions l’exterminer avec toute notre force à disposition ! »

Face à Himekawa qui, même maintenant, était là avec un regard extrêmement menaçant, il n’y avait aucune chance que Kizuna ne se sente pas mal à l’aise.

Qu’est-ce qui se passait avec Himekawa ?

Depuis le moment où elle a vu ce Dragon à Trois Têtes, son état était devenu étrange.

{La spécification de l’ennemi est inconnue. Au moins, nous avons compris qu’il s’agit d’un ennemi extrêmement puissant grâce à la dernière bataille. Il est imprudent de l’affronter pour une revanche si nous ne préparons pas une sorte de contre-mesure.} Kei avait exprimé calmement son jugement.

« Qu’allez-vous faire avec une attitude si faible ! Vous avez vu l’état tragique de Guam, n’est-ce pas ? C’est ce que j’ai fait ! Si nous laissons les choses en l’état, il y aura peut-être beaucoup plus de personnes qui rencontreront la même expérience. Détruisons-le avant que ça n’arrive ! » cria Himekawa.

Le visage de Reiri s’était durci. « Qu’est-ce qui ne va pas Himekawa ? N’en faites-vous pas un peu trop là ? S’est-il passé quelque chose ? »

« Je-Je ne voulais pas dire ça !! ... Mais…, » commença Himekawa.

Reiri poussa un profond soupir. « ... bien, très bien. Quoi qu’il en soit, tous les membres doivent se reposer aujourd’hui. La contre-mesure pour Zeel, et aussi le Dragon à Trois Têtes sera décidée après cela. Restez en attente jusqu’à ce que nous vous contactions en temps voulu. C’est tout ! »

« S’il vous plaît, attendez ! Commandante ! » Himekawa avait plaidé avec acharnement, mais Reiri était sortie de la pièce comme si elle l’ignorait.

Yurishia avait fait un grand bâillement. « Haaaaaa... comme prévu, je suis fatiguée. Je vais vite rentrer chez moi et dormir. »

« Je suppose... demain, il y aura une classe normale pour nous, comme c’est incroyable, » déclara Kizuna.

La pensée de son futon était extrêmement intéressante. Il aurait dû retourner au dortoir le plus rapidement possible et aller dormir.

« Si c’est depuis ici, alors rester à l’hôtel nous ferait gagner du temps, tu sais ? Hé, Kizuna. Ne veux-tu pas rester avec moi ? » demanda Yurishia.

« Quoi !? » s’écria Kizuna.

Ses yeux s’étaient ouvert tout d’un coup et il n’avait plus du tout sommeil.

Rester ensemble... est-ce qu’elle voulait dire ça dans ce sens ?

« Qu’est-ce que tu dis ? Il est interdit de rester à l’extérieur. » Aine avait répondu nonchalamment.

« Et à propos de ça, la localisation de ma chambre est plus proche de celle de la chambre de Kizuna. C’est mieux que tu te reposes dans ma chambre, tu sais ? » demanda Aine.

« Non, c’est dans le même dortoir, n’est-ce pas ? Et c’est même dans le même étage, » répondit Himekawa.

« Mais, la distance est plus proche de ma chambre de l’ascenseur, » répondit Aine.

« Aah, certainement... pour seulement cinq mètres ! » répliqua Himekawa.

Tout en ayant ce genre d’échange, la bouche d’Himekawa était contractée comme si elle pensait sérieusement à quelque chose.

... Comme prévu, il y a bien quelque chose. Demain, essayons de demander à nouveau. Kizuna avait pensé à une telle chose alors qu’il se dirigeait vers le dortoir.

 

☆☆☆

 

« Alors, pourquoi es-tu de passage devant ma chambre ? » Dans l’étage exclusif pour Amaterasu, Aine avait demandé à Kizuna.

« Non... même si tu me demandes pourquoi, je vais juste dormir, » répondit Kizuna.

Le visage d’Aine était tout rouge. « Tu me dis que tu vas dormir en face et de cette manière. Comment peux-tu dire une telle chose avec un visage aussi simple ? Je me demande si c’est ce que les gens appellent un “visage épais, mais sans honte [1]”. »

« Non... visage épais, mais sans honte, ne fais pas référence au visage ou à quoi que ce soit, » répliqua Kizuna.

Les doigts d’Aine jouaient avec les pointes de ses cheveux, affichant qu’elle manquait cruellement de sang-froid en ce moment.

« Si je te laisse errer tout seul, on dirait bien que tu violerais quelqu’un tous les trois pas... euh... eh bien, nous ne devons pas laisser agir un criminel d’Amaterasu en liberté, alors je pense que je dois faire quelque chose à ce sujet…, » déclara Aine.

« ... Si tu veux faire des bavardages nocturnes, fais-le après avoir dormi, » répliqua Kizuna.

La mission de nuit. La rencontre avec une ennemie mystérieuse. Une bataille avec une catégorie ultra. Et ensuite, le rapport lors la réunion.

Son corps et son cœur étaient déjà à la limite.

« Alors, bonne nuit. La gestion de ta santé fait également partie de la bataille. Alors, va vite te coucher, » déclara Kizuna.

« Ah... at-attends un peu. Je pensais à analyser les images de l’ennemi que nous avons rencontré aujourd’hui. N’est-il pas mieux pour toi, Kizuna, de les regarder avec moi ? » demanda Aine.

Il n’était absolument pas d’humeur pour ça.

« Fais-le demain et va vite dormir, » laissant ces mots derrière lui, Kizuna était retourné dans sa propre chambre.

Une fois dans sa chambre, il s’était mis à pousser un profond soupir. « Pfff... bon sang, je suis rentré à la maison... »

Peut-être que sa tension s’était trop relâchée, mais un salut de retour de son pays était naturellement sorti de sa bouche, même s’il n’y avait personne dans sa chambre. Il était alors rapidement entré dans le bain après son retour dans sa chambre, de sorte qu’il ne restait plus qu’à dormir pour achever sa journée.

Il s’était alors changé en pyjama et s’était rapidement glissé dans son lit.

Aaahh, cette chaleur... d’une manière ou d’une autre, il y avait une chaleur confortable et elle ressemblait mystérieusement à de la peau humaine.

De plus, la texture de ce futon était moelleuse et douce, il ne pouvait pas encore comprendre pourquoi, mais cette agréable sensation de toucher était...,

« Attends ! Qu’est-ce que c’est que ça !? » s’écria-t-il.

Quand il avait enlevé la couverture de dessus son futon, il vit qu’il y avait Sylvia qui dormait profondément dedans.

Avec ses cheveux blonds, doux et duveteux, en plus de ses longs cils qui étaient également blonds et le tout couplé avec sa peau lisse comme celle d’un bébé, elle ressemblait vraiment à un ange endormi.

« Sy-Sylvia ! Tu..., qu’est-ce que tu fais dans ce genre de... ! » commença-t-il à demander.

Comme il l’avait un peu bougé, Sylvia s’était frotté les yeux tout en soulevant le haut de son corps d’une manière incertaine.

« Funya ? Ah, Capitaine... bienvenue, à la maison, desu…, » répondit-elle d’un ton mignon.

« Tu... m’as-tu attendu pendant tout ce temps ? » demanda Kizuna.

« Exacte... Comme Sylvia ne peut rien faire, desu. C’est pourquoi j’ai pensé qu’au moins, quand le capitaine rentra chez lui, je devais l’accueillir... alors…, » alors qu’elle répondit, sa tête se balançait d’une manière instable entre la gauche et la droite, et ses yeux endormis semblaient vouloir se refermer à tout moment.

« Franchement…, » murmura Kizuna alors qu’il caressait avec douceur la tête de Sylvia.

« C’est bon que tu sois déjà endormie. Va, repose-toi bien, » lui murmura-t-il.

Peut-être qu’elle fut rassurée par ces paroles, car Sylvia bâilla et s’effondra contre Kizuna. Elle était maintenant appuyée contre Kizuna et elle avait dès lors commencé à avoir la respiration du dormeur.

Bon sang..., dois-je dormir sur le canapé... oh ? se demanda-t-il avant de constater quelque chose.

La main de Sylvia… s’était agrippée avec force aux vêtements de Kizuna.

« Oh, Sylvia…, » il avait commencé à lui parler pour la réveiller à nouveau, mais quand il avait vu à quel point Sylvia dormait paisiblement, il avait eu l’impression que ce serait trop horrible de sa part de la réveiller.

Ainsi, Kizuna s’était couché comme ça, et il avait couvert son corps et celui de Sylvia alors qu’elle le serrait avec force dans ses bras.

Avant qu’il ne s’en aperçoive, Kizuna avait aussi commencé à respirer paisiblement.

 

☆☆☆

Au même moment, Aine était dans sa propre chambre.

L’éclairage de la pièce n’était pas allumé, et le moniteur allumé était devenu le remplacement de l’éclairage.

Et là, dans ce moniteur, la vidéo regardée dans le laboratoire avant ça était également projetée.

Cela montrait la femme de l’Autre Univers appelé Aldéa.

Et il y avait aussi le Dragon à Trois Têtes.

Aine s’était assise sur le sol en s’étreignant les genoux.

Mais pourquoi ?

Son cœur battait en ce moment la chamade.

Et aussi, ce poème étrange, à propos de la déesse ou quelque chose comme ça.

L’enregistrement avait été revu jusqu’à la fin, puis l’écran s’était mis de lui-même en veille.

Après ça, elle avait appuyé sur le bouton « relecture ».

Puis l’enregistrement s’était terminé.

Le bouton de rediffusion avait été enfoncé une fois de plus.

Et encore une fois, l’enregistrement s’était terminé.

Cette fois-ci, il avait été réglé pour rediffuser en boucle.

À l’insu de tous, l’extérieur était devenu lumineux.

Malgré ça, Aine avait répété cette vidéo et avait continué à regarder pendant tout ce temps.

Notes

  • 1 Il s’agit d’une expression japonaise, mais une fois traduite, il n’a aucune signification alors qu’en japonais, cela a rapport à quelque chose sans vergogne.

***

Partie 2

Le lendemain, Kizuna avait été convoqué dans la chambre de la directrice.

« Ainsi, je vais te donner aujourd’hui une nouvelle mission, » déclara sa sœur.

Il avait alors demandé. « Une mission... qu’est-ce que c’est cette fois-ci ? »

« L’ennemi qui est apparu hier était si puissant que nous ne l’avions jamais rencontré jusqu’à présent, » répondit Reiri. « À partir de maintenant, pour pouvoir adopter une position véritablement agressive contre l’Autre Univers, nous devons reconnaître que notre puissance est encore insuffisante. »

Kizuna l’avait également ressenti.

Ce Zeel, puis le Trois-Têtes, il ne pouvait rien faire contre eux et cela même avec l’Heart Hybrid Gear

« Nous avons donc décidé de mettre en œuvre une méthode d’alimentation de l’Heart Hybrid Gear de manière plus efficace en nous basant sur les recherches précédentes qui ont progressé depuis, » expliqua Reiri.

« Eh !? Ne me dis pas qu’une telle méthode existe vraiment !? » s’écria Kizuna.

« Il y en a une. Après avoir analysé en détail les données obtenues jusqu’à présent, le résultat de certaines recherches a permis inventée une méthode révolutionnaire. La Hybridation des Coeurs ! »

Kizuna avait perdu ses forces en entendant la nouvelle et il était tombé à genoux tout en s’écriant. « En fin de compte, c’est ce que tu voulais dire par là !! »

« Suis-moi, » Reiri avait ordonné sur un ton qui ne permettait aucune protestation.

Lorsqu’on lui disait cela avec force, Kizuna avait toujours réagi en obéissant sous le coup d’un réflexe conditionné. C’était sûrement le résultat de l’empreinte gravé en lui depuis qu’il était enfant.

Il n’y avait personne dans le couloir.

Nous nous trouvions encore au milieu de la troisième heure de cours. Lorsqu’il avait jeté un coup d’œil dans la classe depuis la fenêtre présente dans le couloir, les élèves étaient assis à leur place et recevaient leur leçon.

Ils étaient sortis du bâtiment de l’école et s’étaient dirigés vers l’arrière-cour.

Là, il avait pu voir une énorme capsule sans fenêtre et avec une paroi extérieure lisse et totalement blanche.

« Nee-chan, qu’est-ce que c’est ? » demanda Kizuna.

« Il s’agit d’un simulateur obtenu lors de recherche précédente qui depuis a fait des progrès, » expliqua Reiri. « En envoyant un signal électrique au cerveau, il permet de manipuler la vue, le sens de l’ouïe et le sens du toucher. Il est donc possible de reproduire n’importe quel type de champ de bataille avec un tel objet. »

« Heee… !! » s’écrivit Kizuna.

« Il a été créé dans l’hypothèse d’être utilisé pour une bataille fictive contre une Arme Magique ou pour simuler une infiltration dans un territoire sous le contrôle de l’ennemi. Il était prévu de l’utiliser en classe pour des formations, mais…, » commença Reiri.

« N’est-ce pas incroyable ! Alors nous pouvons même avoir une bataille fictive contre cette Arme Magique de classe Ultra ainsi que cet Heart Hybrid Gear nommé Zeel ! C’est bien là une victoire de la technologie, » s’exclama Kizuna qui avait coupé la parole à sa sœur.

« Non, c’est impossible, » annonça froidement sa sœur.

« Pourquoi !? » demanda Kizuna à sa sœur.

« Une mise à jour majeure du logiciel a été effectuée depuis. Essaye maintenant d’entrer à l’intérieur de ce cylindre, » ordonna sa sœur.

Reiri avait touché la plaque équipée de capteurs qui se trouvait sur le côté de l’écoutille. L’écoutille s’était alors ouverte et Reiri était entrée. Kizuna l’avait alors suivie, puis l’écoutille s’était refermée derrière lui.

L’intérieur de la pièce était très sombre.

« Oh, Nee-chan. Je ne peux rien voir là ! », déclara Kizuna.

« Ne t’énerve donc pas. Je l’active bientôt, » déclara Reiri.

Activer ?

Une lumière clignotante avait commencé à s’allumer devant lui, et l’intérieur de la pièce était devenu ainsi lumineux. La lumière s’était alors stabilisée.

« Quoi... !? » s’exclama Kizuna.

Kizuna avait pris conscience de l’endroit où il se trouvait et il avait été pris de court. Après tout, cette pièce était...,

« C’est notre maison ! Celui de megaflotteur de Tokyo ! Euh ? Comment est-ce possible ? » demanda Kizuna.

« Ah, comme c’est nostalgique, » déclara Reiri.

C’est sûr. Depuis que Nee-chan s’est inscrite dans Ataraxia, elle vit dans un dortoir. Je vivais dans cette pièce jusqu’à très récemment, mais... Hm ?

Un bruit avait pu être entendu devant lui.

D’une certaine manière, c’était comme si sa vision à l’intérieur de ses globes oculaires était perturbée, c’était une sensation étrange qu’il ressentait.

Soudain, le paysage devant ses yeux changea d’un coup.

« Eh ? Le soir ? Non, attends, une plage !? », s’écria Kizuna.

Leurs deux ombres s’étendaient sur la longue plage qui était enveloppée d’une lumière orange. Le bruit des vagues qui s’échouaient sur le rivage et l’odeur de l’eau salée qui stimulait son nez lui murmuraient que la mer qui se répandait devant ses yeux lui indiquait que c’était vraiment ça et non pas un mirage. Kizuna et Reiri étaient baignés par le soleil du soir alors qu’ils faisaient tous deux faces à une plage.

« Ceci est le système de contrôle du simulateur qui permet de régler la situation, » déclara Reiri en utilisant une console transparente qui flottait devant elle.

En un instant, la plage s’était transformée en chambre d’hôtel avec une belle vue nocturne à l’extérieur.

« Non seulement le paysage, mais aussi les vêtements peuvent être changés, » expliqua Reiri.

« Eh... wôw !! » s’écria Kizuna.

L’uniforme de Kizuna s’était transformé pour prendre l’apparence de l’uniforme d’un commandant en période de guerre dans le Japon médiéval. Mais, ce n’était pas une vraie armure, car il semblait être une version allégée qui avait l’air de sortir tout droit d’un jeu vidéo et qui avait l’air étrangement moderne.

Est-ce le passe-temps de Nee-chan ?

Au moment où il avait saisi l’habit avec sa main, la sensation de toucher l’armure et le kimono était évidemment différente de son uniforme.

« Incroyable... même la sensation de toucher est identique au véritable objet, » déclara Kizuna.

« À l’origine, il s’agissait d’une fonction de simulation d’équipement de combat. La sensation de l’équipement et le poids sont également reproduits. En utilisant cela, même les humains sans Noyau devraient être capables de s’entraîner avec l’Heart Hybrid Gear comme si c’était vrai. Mais à l’heure actuelle, ce rôle a été remplacé par l’Armure Technique. »

« Non, c’est vraiment génial... mais pourquoi n’est-il pas utilisé ? Ça ne fonctionne-t-il pas correctement ? » demanda Kizuna.

« Dans cette version-là, les données de combat sont presque toutes effacées et un ensemble différent de données sont installées en échange, » répondit Reiri. « En outre, il est également nécessaire de changer l’équipement de cette salle. Peu importe à quel point il peut tromper les sens, ce sera troublant s’il n’y a pas de lit et de salle de douche. »

... Lit ?

« En ce moment, toutes sortes de lieux de rendez-vous et d’hôtels ont été placés en tenant compte de différents passe-temps, » expliqua sa sœur. « Ainsi, un total de 108 situations ont été préparées. Quant aux équipements, un total de trois mille types d’accessoires et d’outils, vêtements occidentaux, etc., tout a été inséré dans une base de données interne à l’équipement. »

« Je ne pense pas que ce soit possible... franchement, c’est effrayant de demander, mais j’oserai quand même demander. Ces données, à quoi servent-elles ? » demanda Kizuna.

Reiri avait alors répondu. « Ceci est bien sûr dans le but de facilité l’Hybridation des Coeurs et l’Hybridation Culminante entre toi et les filles de ton unité. Il s’agit donc d’un simulateur de données afin d’éveiller les sentiments et de pouvoir faire des choses érotiques. »

La conscience de Kizuna s’était éloignée en entendant ces mots.

« Cette technologie avancée... ce genre d’appareil, quel genre de remodelage démoniaque lui a-t-il été fait… ? » murmura Kizuna.

« Même si je le dis moi-même, ceci est un jugement approprié qui a été fait dans notre contexte bien particulier, » répondit Reiri.

« N’est-ce pas une idiotie !? » s’écria Kizuna.

« Kizuna, ce Zeel et ce Trois-Têtes sont des ennemis redoutables. Nous ne serons jamais victorieux avec des méthodes superficielles, » répondit sa sœur.

« Il n’y a aucun lien entre ces deux choses ! » répliqua Kizuna.

« Pour gagner contre ces adversaires, nous aussi, nous devons gagner encore plus de force, » répondit Reiri. « Pour cela, il est indispensable d’être plus efficace et rapide pour effectuer les Hybridations. Mais comment s’en rendre compte ? Kizuna, tu comprends ? »

« Non, je ne comprends pas... mais…, » balbutia Kizuna.

« L’Hybridation des Coeurs permet d’unir le cœur et le corps du mâle et de la femelle, devenant un, partageant leur affection et leur plaisir l’un avec l’autre. Afin de produire le plus grand résultat possible, il fait pouvoir rendre cette affection et ce plaisir encore plus important. Alors, comment arriver à un tel résultat ? » demanda Reiri.

Kizuna n’avait pas essayé de répondre.

« Pour ce faire, tu dois d’abord approfondir ta relation de confiance avec ta partenaire, » continua Reiri. « Et puis, en faisant des actes qui correspondent aux dispositions sexuelles de ta partenaire, cela va augmenter le plaisir mental et l’excitation. En stimulant efficacement les zones érogènes spécifiques de l’autre, tu vas provoquer un plaisir physique bien plus intense. »

... Qu’est-ce que cette personne dit avec un visage aussi sérieux ?

« Cette installation a été réalité dans ce but, » continua Reiri. « Sois donc conscient du souhait de ta partenaire et réalise-le avec ça. Et juste pour que tu le saches, ce n’est pas seulement au sujet de l’Hybridation des Coeurs que tout cela s’applique. Un homme qui peut faire cela est capable dans son travail, et est aussi populaire auprès des femmes. »

Maintenant qu’on lui avait dit cela, il ne pouvait pas simplement l’ignorer... cependant...

« Cette installation est un équipement qui surpasse le temps et l’espace. De plus, il peut mettre n’importe quel type de vêtements sur l’autre personne. Il est possible avec cela de rechercher le fétichisme de ta partenaire et d’augmenter ainsi son excitation avec efficacité, » déclara Reiri.

Lorsque Reiri avait agité la main, la console s’était déplacée et elle s’était placée directement devant Kizuna.

Le contrôle était simple, mais il y avait tellement d’options. De plus, il semblerait qu’une personnalisation extrêmement détaillée était possible sur ce système.

« Il y a une variété incroyable ici... attends, c’est quoi ces vêtements ? » demanda Kizuna.

Uniforme de marin, infirmière, reine de la course, etc., plutôt que de les appeler des vêtements, il serait plus approprié de les appeler des costumes. Non seulement il y avait une liste énorme de vêtements affichés sur l’écran, mais il y avait aussi beaucoup de sous-vêtements et d’accessoires.

« Cette catégorie de jouets est trop sinistre... ah, » déclara-t-il avant de s’écrier.

Il n’avait pas l’intention de choisir, mais son doigt avait tapoté accidentellement sur la console. Juste après ça, le paysage devant ses yeux avait soudainement changé.

« Cet endroit... ? » s’exclama-t-il.

Il s’agissait de la rue principale du centre-ville. Les passants étaient là à se déplacer normalement à l’endroit où il se tenait.

« Kizuna. Est-ce tes préférences ? » demanda sa sœur.

« Eh ? Uwaaaa !? », s’écria-t-il quand il se tourna afin de voir sa sœur.

***

Partie 3

Reiri Hida, présentant en apparence de lapine, se tenait là.

« Je ne sais pas du tout quoi penser quand tu me regardes avec ce genre d’yeux, » déclara Reiri.

GYAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !

« Toi, tu es... !! » s’écria Kizuna.

Même lorsqu’il était agité, ce corps avait été gravé dans ses yeux.

Dépassant de sa tête se trouvaient de longues oreilles qui semblaient faire des *pyon* de lapin. Elle portait une cravate papillon et un col blanc. Ces longues et minces jambes étaient enveloppées de bas résille noir et d’un costume de lapin noir qui s’accrochait étroitement aux courbes de son corps.

Normalement, ce corps était caché par l’uniforme militaire, mais c’était des courbes magnifiques qui n’étaient pas derrière celle des autres filles, et cela même comparativement à Yurishia ou à Aine.

« C’est la première fois que je l’ai testé sur moi-même, mais c’est quelle chose intéressante que je vois là ? » s’exclama Reiri.

Reiri avait tournoyé sur place. Ses longs cheveux noirs dessinaient un cercle en produisant un petit son. Ses fesses qui étaient maintenant grandement exposées présentaient une jolie queue ronde blanche attachée sur le haut. Elle avait alors poussé avec force sur ses hanches et elle avait arrêté sa rotation. Ses seins qui étaient exposés sur plus de la moitié de leur surface avaient été secoués en raison de la souplesse de son buste.

Puis, elle avait mis ses mains dans ses cheveux pour les brosser tout en fixant Kizuna avec des yeux éblouissants.

« Fufufu, comment est-ce ? Je ne suis pas non plus quelqu’un que l’on peut ignorer, n’est-ce pas ? » demanda Reiri.

 

 

Quelle apparence inimaginable de la personne qui régnait au sommet d’Ataraxia ! Si les étudiants et les gros bonnets d’Ataraxia le voyaient ainsi, ils s’évanouiraient à coup sûr !

« Qu’est-ce que c’est que cette apparence ? Change-toi rapidement ! » s’écria Kizuna.

« Tu dis ça, mais n’est-ce pas toi qui m’as mis ça sur le dos… ? » déclara Reiri. « Eh bien ! Quelque chose du genre est trivial. Écoute-moi bien. Il s’agit de quelque chose pour réaliser la plus grande récupération du Compteur Hybride dans le temps le plus court possible. Pour ça, il faut créer une situation qui correspond au fétichisme de ta partenaire... eh, est-ce que tu m’écoutes bien là ? »

« O-Oui ! Je t’écoute ! » répondit Kizuna.

L’apparence de la fille lapin de Nee-chan est tout simplement trop inhabituelle, que je la regarde sans même m’en rendre compte. Nee-chan a une position élevée, et elle est toujours du côté qui donne des ordres, c’est quelqu’un contre qui je ne peux pas m’opposer. Mais en ce moment, cette douce personne est devenue un pur joyau.

C’était le pouvoir terrifiant du costume de lapin.

Elle avait alors expliqué. « Le résultat que nous avons obtenu lors de l’inspection des données de l’Hybridation des Coeurs jusqu’à présent est que nous comprenons de nouvelles choses. Plus grande est l’excitation lorsque l’Hybridation des Coeurs se produit, et meilleures seront la qualité et la quantité de l’énergie récupérée dans le Compteur Hybride du Noyau. Certes, il est possible de provoquer une Hybridation des Coeurs même avec un contact doux. Cependant, il y a une très grande différence dans l’énergie obtenue. »

« Bonne qualité ? ... Qu’est-ce que ça veut dire ? » demanda Kizuna.

Quand Reiri avait croisé ses bras, ce qui fit que ses seins avaient été soulevés par ses bras. Non seulement sa poitrine était devenue de plus en plus soulignée, mais c’était comme si les protubérances en leur centre étaient devenues visibles, et cela avait fait battre le cœur de Kizuna bien plus rapidement.

« Même les voitures peuvent être remplies avec de l’essence ordinaire et de l’essence à indice d’octane élevé, n’est-ce pas ? » demanda Reiri. « Même si tu remplis avec de l’essence ordinaire une voiture qui utilise exclusivement de l’essence à indice d’octane élevé, elle ne pourra pas montrer ses véritables performances. L’Heart Hybrid Gear fonctionne exactement de la même manière. Avec un Compteur Hybride de meilleures qualités, la puissance et les performances de l’HHG… pour le dire simplement, chacune de ses caractéristiques verras ses valeurs surélevées. »

« Est-ce... est-ce que c’est vraiment le cas ? » demanda Kizuna.

Merde, je me suis étrangement rendu compte de quelque chose. Par hasard, est-ce que j’aime vraiment les lapines ?

« Qu’est-ce qui ne va pas ? Est-ce que tu ne vas pas bien ? » demanda Reiri.

La lapine Reiri avait jeté un coup d’œil au visage de Kizuna et lui avait touché le front après s’être rapprochée de lui.

« Cela n’a pas l’air d’être de la fièvre, » déclara Reiri.

La vue de Kizuna était entièrement remplie par Reiri.

Wôw ! Proche ! De plus, la pression des seins est étrangement douce, ceux de Nee-chan, ses seins...

« Je-Je va bien ! » s’écria Kizuna alors qu’il s’éloignait de Reiri en panique.

« Est-ce que c’est vrai ? » demanda Reiri. « Quoi qu’il en soit, utilise dès que possible cette installation et essaye donc de faire une Hybridation des Coeurs ici. Tout d’abord, nous voulons confirmer l’efficacité de cette installation. Est-ce que c’est compris ? »

« M’dame, oui, M’dame ! » De manière totalement inconsciente, Kizuna avait donné une réponse affirmative.

Lorsque le système était revenu à son état par défaut, Kizuna était retourné à son ancien uniforme. De plus, le paysage du centre-ville était devenu une chambre blanche avec un seul lit à l’intérieur.

« Néanmoins, faire ce genre d’installation à l’intérieur de l’école entre tous les autres lieux possibles... n’est-ce pas moralement problématique ? » demanda Kizuna.

Après le départ de sa sœur, Kizuna s’était allongé seul sur le lit. Il avait alors regardé les Compteur Hybride des membres d’Amaterasu affichés sur son écran de son téléphone intelligent.

« D’abord, sur qui dois-je tester ça… ? » murmura Kizuna avant d’appuyer sur une icône pour déclencher un appel vers son choix.

 

☆☆☆

 

« ... Alors, je me demande bien pourquoi tu m’as fait venir ici. » déclara Yurishia.

Yurishia était arrivée auprès de lui avec une attitude étrangement vivante.

« Je me demande simplement si tu pouvais m’aider à tester les fonctions de ce nouveau simulateur, » répondit Kizuna.

« Quoi !? Est-ce donc pour un tel but ? Ça ne me dérange pas particulièrement, mais... cette pièce est-elle quelque chose comme ça ? » alors qu’elle répondait ça, affichant un visage montrant un certain regret, Yurishia regardait la pièce et ce qui s’y trouvait.

« Tout à fait, » répondit Kizuna. « Il semblerait que c’est une installation où nous nous trouvons, a été conçue pour réaliser des Hybridations des Cœurs avec une plus grande efficacité. »

Les yeux de Yurishia s’étaient ouvert et fermés à plusieurs reprises alors qu’elle réalisait ce que cela sous-entendait.

Elle avait alors demandé. « V-Veux-tu dire... faire ça, avec moi, ici ? »

« Nous, eh bien, voyons un peu ce que cela permet, » répondit Kizuna.

Kizuna avait alors fait fonctionner la console flottant dans les airs. Après ça, la salle blanche s’était transformée en un décor extérieur. Des prairies vertes et des lacs, puis des sommets montagneux recouverts de neige au loin s’étiraient sous leurs yeux.

« Eh ? Qu’est-ce que c’est !? » s’exclama Yurishia. Elle réagissait d’une réaction semblable à Kizuna lorsqu’il avait découvert cette pièce.

Le problème était de savoir quel genre de situation ferait que Yurishia soit la plus excitée.

Il avait alors changé de décor à plusieurs reprises. Il était passé de cette étendue à une plage, en passant par une chambre d’hôtel.

« Heee, c’est époustouflant ! C’est comme si tu te téléportais instantanément plusieurs fois de suite ! Quel genre d’endroits se trouvent à part ceux-là ? » demanda-t-elle.

« Eh bien... voyons ça à tour de rôle. C’est quelque chose…, » commença-t-il.

Si tu as une situation qui peut t’exciter, dis-le-moi.

Il n’y avait aucune chance qu’il ose lui demander ça... alors que devrait-il faire maintenant ?

Une chambre d’hôtel de grande classe avait ensuite été projetée. Depuis la fenêtre de la chambre, ils pouvaient voir le paysage nocturne avec des étoiles dispersées dans le ciel.

Les yeux de Yurishia s’étaient plissés, indiquant une joie intense face à cette vision.

« N’est-ce pas charmant... hein ? » murmura-t-elle.

Cependant, une pièce suspecte était alors apparue devant ses yeux.

Il y avait des lumières rouges et des barres de fer. Des chaînes attachées avec des fixations pour les bras et les jambes avaient été posées au mur, puis un support en forme de X pour la crucifixion était également visible. De plus, des choses comme une chaise avec des sangles, des meubles qui ne pouvaient normalement pas être vus, étaient alignées dans cette pièce.

Qu’est-ce que c’est que ces choses-là ? Est-ce une salle de sadomaso ?

Comme prévu, il s’agissait de quelque chose de rébarbatif.

« Hahahaha, on dirait une série télévisée. Je ne pense pas qu’il y aura quelque chose comme…, » déclara Kizuna.

La bouche de Yurishia avait été entrouverte alors qu’elle regardait l’intérieur de la pièce, c’était comme si son cœur avait été volé.

... Yurishia ?

Sa joue était colorée d’un rouge profond, son haleine semblait être devenue difficile.

« Quelque chose ne va pas ? Yurishia, » demanda Kizuna.

« Hiee— !?? Non, rien n’est faux…, » répondit-elle.

Yurishia avait répondu bizarrement en s’excitant étrangement.

« Bo-Bon sang —, qu’est-ce qu’il y a dans cette pièce. C’est vulgaire et pervers. Veux-tu bien remettre l’hôtel précédent avec la vue nocturne ? » s’exclama Yurishia.

« Désolé. Je vais tout de suite le changer, » tout en disant cela, Kizuna avait actionné la console en pleine panique.

Cependant, l’état de Yurishia allait alors attirer son attention.

« Uwaa, on dirait vraiment un hôtel ! Hé, Kizuna, je me demande où est ce paysage nocturne ? » demanda Yurishia.

D’une manière ou d’une autre, le comportement de Yurishia en ce moment semblait indiquer qu’elle était très maladroite dans ses propos...

Ne me dis pas que Yurishia est... ? Non, comme prévu, il n’y a aucune chance que cela soit vrai...

Mais, s’ils ne faisaient qu’une Hybridation des Cœurs comme ça, alors il avait l’impression qu’à la fin il n’y aurait rien de différent avec tout ce qu’il avait fait jusqu’à présent. Il s’agissait d’une installation préparée avec beaucoup de difficulté par sa sœur, allant jusqu’à écraser un simulateur de combat pour pouvoir faire ça. Il devait donc l’utiliser efficacement.

Puis, avec audace...,

« Hé Kizu... naaa — !? » La voix de Yurishia s’était brisée sur une fausse note.

C’était compréhensible.

En un instant, l’uniforme de Yurishia avait été changé en une tenue noire de bondage.

« Quo... quoi… !? » s’écria Yurishia.

Il s’agissait d’une tenue qui était composé d’un corset et d’une ceinture avec un taux d’exposition élevé. La matière noire de l’émail reflétait l’éclairage, ce qui la rendait encore plus séduisante. La tenue ne semblait pas s’insérer dans sa peau, c’était comme si la tenue avait été réalisée sur mesure pour s’adapter parfaitement au corps voluptueux de Yurishia.

« Qu —, attends Kizuna ! Qu’est-ce que ça veut dire ? » demanda Yurishia.

Yurishia s’était elle-même serrée dans ses bras afin de cacher son corps. Cependant, cela n’avait nullement permis de le faire. Sa poitrine ainsi pressée avait semblé surgir entre ses bras.

« Désolé. On dirait qu’une erreur dans le système te l’a mis sur toi, » s’excusa Kizuna.

« Quoi… !? » Yurishia avait montré un visage comme si le monde avait pris fin. « Pas question de ça ! Fais quelque chose ! »

« Ce n’est pas grave. Si nous attendons un peu, je pense que cela va être réparé, » déclara Kizuna.

« Vr... vraiment ? Cela va donc bien se passer ? » demanda Yurishia.

« Oui. C’est pour cela que d’ici là, sois patiente, » déclara Kizuna.

« Est-ce que c’est si... je comprends. Mais…, » balbutia Yurishia.

Yurishia s’était tordu le corps en raison de l’embarras. Et puis, après avoir jeté un coup d’œil à sa propre silhouette qui se reflétait dans le miroir, son visage était devenu encore plus rouge.

Ses cheveux blonds et sa peau blanche étaient vraiment attrayants avec l’émail noir qui brillait.

« Yurishia, détestes-tu ce genre de vêtements ? » demanda Kizuna.

« Eh ! Oui, oui... évidemment, » répondit-elle.

Les yeux de Yurishia qui répondait comme ça se déplaçaient dans tous les sens. Elle était différente de l’habituelle Yurishia si confiante. Elle avait l’air d’être saisie par la peur. Et puis, gênée comme ça sans aucun endroit pour s’échapper, avec son corps frissonnant et incapable de se calmer, elle se tourna vers Kizuna avec un regard impuissant.

... Quoi, qu’est-ce que c’est que ça ? Elle est étrangement mignonne !?

« Ne… me regards… pas. C’est embarrassant, » balbutia Yurishia.

« Désolé. Mais... cela te va vraiment bien, » répondit Kizuna.

« ... !! Euh, même si tu me l’as dit, je ne suis pas heureuse ou quoi que ce soit…, » répondit Yurishia.

Yurishia avait senti le regard de Kizuna.

J’ai l’impression d’être encore plus consciente du regard de Kizuna et qu’il est bien plus d’intenses que d’habitude... comme s’il léchait tout mon corps, pensa-t-elle. Il regarde mon apparence... Je me demande si Kizuna est aussi très excité par ça.

« Aah... » Alors qu’elle avait imaginé cela, un profond soupir s’était naturellement échappé de sa bouche. Son cœur battait vite.

« Hé, Kizuna... est-ce que le fait de me regarder porter ce genre de vêtements... te rend heureux ? » demanda Yurishia alors que ses yeux semblaient moites.

« C’-C’est... je pense que c’est un peu anormal, mais quand c’est toi qui le portes, je trouve que c’est extrêmement…, » Kizuna avait détourné les yeux avec le visage rouge alors qu’il commença à répondre.

***

Partie 4

En regardant la réaction timide de Kizuna, un peu de sang-froid était né dans le cœur de Yurishia.

J’ai aussi des palpitations, mais même Kizuna est dans cet état, n’est-ce pas ?

C’est exact. Même la fois précédente, Kizuna s’est aussi excité en me regardant porter un maillot de bain.

... Franchement, depuis quand mon cœur pourrait-il devenir si douloureux à cause de Kizuna, je me le demande.

D’une certaine façon, c’est un peu irritant.

C’est moi qui domine ici. Reprends-toi, Yurishia Farandole.

Sa personnalité de base qui détestait perdre avait poussé Yurishia dans une direction étrange.

« Et puis, Kizuna, qu’est-ce que tu prévois de me faire en me faisant porter quelque chose comme ça ? » demanda Yurishia.

Elle s’était approchée de Kizuna en déplaçant langoureusement ses hanches.

Et puis un doigt qui était enveloppé dans un long gant qui s’étendait jusqu’au-dessus de son coude était en train de tapoter sur la poitrine de Kizuna.

« Quoi, ce que tu demandes... c’est... ! » s’écria Kizuna.

Yurishia avait alors tournoyé sur elle et elle lui avait tourné le dos. Puis elle avait marché vers la fenêtre. En regardant sa silhouette depuis derrière elle, Kizuna avait avalé sa salive. Le taux d’exposition de dos était également très étonnant. Son dos était largement ouvert, et un tissu qui était semblable à une ficelle creusait dans la fissure entre ses fesses comme si presque tout était dévoilé.

Sa silhouette dans le maillot de bain qu’il avait vu à la mer était étonnante, mais vraiment incomparable de ce qu’il voyait là.

Ses larges fesses blanches tremblaient de haut en bas chaque fois qu’elle marchait. Elles étaient immaculées et semblaient briller sans présenter la moindre imperfection. Cela donnait l’impression que de délicieux fruits tombaient lourdement après être arrivés à maturité.

... Kizuna regarde mes fesses.

Yurishia avait senti avec une certaine sensibilité le regard de Kizuna. Celle qui portait en ce moment ce costume pervers avait été pleinement vue par Kizuna.

Alors qu’elle pensait à toutes ces choses, l’intérieur du corps de Yurishia était devenu progressivement chaud. À ce moment-là, une lumière dorée avait commencé à virevolter tout autour du corps de Yurishia comme s’il s’agissait d’étincelles.

En regardant cet éclat apparaître, Kizuna avait été choqué.

N’est-ce pas les signes avant-coureurs de l’Hybridation des Coeurs ? Comment cela peut-il être possible alors même que je ne l’ai même pas touchée !? Se demanda-t-il.

Après que Yurishia ait marché jusqu’à la grande fenêtre qui s’étendait du sol jusqu’au plafond, elle s’était retournée à Kizuna. En accord avec ce mouvement, sa poitrine s’était mise à trembler sous l’effet de l’élan comme si elle se sentait obligée de quitter le costume.

La lumière qui avait alors pénétré par la fenêtre dans cette pièce sombre accentuait l’ombre projetée par le corps de Yurishia.

Yurishia qui tournait le dos au paysage nocturne avait alors ressemblé à une sorcière envoûtante flottant sur une mer de pierres précieuses.

C’était comme si Kizuna était pris au piège par de la magie, alors qu’il avait commencé à marcher d’une manière instable vers Yurishia.

Peut-être, que Yurishia avait elle aussi été excitée par cette scène, car sa peau s’était teintée d’un rose pâle, et elle s’était mise a légèrement transpiré.

Yurishia avait alors caressé avec ses mains de ses fesses jusqu’à sa taille, puis elle était montée jusqu’à sa poitrine, comme si elle essayait de déterminer les courbes de son propre corps.

... Veux-tu toucher ? C’était comme si elle invitait Kizuna pour qu’il fasse ce qu’elle pensait en ce moment.

Au moment où Kizuna avait lentement tendu sa main, cette main avait été légèrement frappée vers le bas.

« Hein ? » s’exclama Kizuna.

« Ce n’est pas encore bon. Ne peux-tu pas encore attendre ★ ? » Comme à son habitude, Yurishia lui avait fait un clin d’œil tout en lui demandant ça, mais elle parlait d’une manière différente, plus familière.

Mais après ça, la main de Yurishia s’était mise à ramper sur le corps de Kizuna. Elle avait enlevé le premier bouton de l’uniforme de Kizuna.

« Yu-Yurishia ? » demanda Kizuna dans un murmure.

Les doigts minces de Yurishia avaient glissé à travers l’espace de la chemise après qu’elle eut défait quelques boutons de plus.

« Eh ? Atte —, qu’est-ce que... !? » demanda Kizuna.

Alors qu’il demandait ça, Yurishia avait commencé à tâtonner la poitrine de Kizuna comme si elle explorait.

« Fufu, avant de pouvoir toucher ma poitrine, c’est le paiement pour ça ♡, » lui murmura-t-elle à l’oreille.

« Qu’est-ce que... ? » demanda Kizuna avant de s’interrompre sous le stimulus que lui procurait Yurishia.

Yurishia s’était mise à chatouiller les pointes présentes sur la poitrine de Kizuna.

« Comment est-ce ? Je me demande si le garçon le ressent aussi, non ? » demanda Yurishia.

Le bout des doigts de Yurishia bougeait actuellement de haut en bas comme si elle se voulait stimulée la poitrine de Kizuna.

« At-Attends, quelque chose comme ça…, » murmura Kizuna.

La conscience de Kizuna était concentrée sur sa poitrine. Une sensation de frisson avait traversé sa poitrine avant de se propager dans tout son corps.

... Kuh ! Ainsi, notre position est inversée.

« Fufufufu, comme je le pensais, tu le ressens aussi. Alors, montre-moi un visage encore plus beau, d’accord ? » demanda-t-elle.

Les boutons de la chemise de Kizuna avaient alors tous été déboutonnés jusqu’en bas, puis sa chemise lui avait été retirée.

En regardant la poitrine de Kizuna, Yurishia avait plissé ses yeux avec bonheur.

Il s’agissait d’une poitrine solide avec des muscles faiblement marqués. Cette poitrine ressentait le bout des doigts de Yurishia de façon sensible.

Dans tous les cas, c’est mignon d’une façon ou d’une autre...

Yurishia avait étiré un peu sa langue rose et elle avait léché l’une des protubérances présentes sur la poitrine de Kizuna.

« Uwaaaa !? » s’écria Kizuna. Il avait ressenti une sensation qu’il n’avait jamais eue auparavant.

C’était un contact doux qu’il ressentait sur sa poitrine.

« As-tu déjà fait quelque chose comme ça ? » demanda Yurishia.

« Je n’ai jamais fait ça ! » répondit Kizuna.

Yurishia avait souri tout en savourant sa victoire. Puis elle avait déclaré. « Je vois ♪. Donc, Kizuna, je prendrai ta première fois, non ? »

« Arrête de dire ça d’une façon étrange ! » déclara Kizuna.

« Même si tu as sucé avant, tu n’as jamais été sucé jusqu’à présent, n’est-ce pas ? » demanda Yurishia.

Soudain, il s’était souvenu de l’Hybridation des Coeurs qu’il avait faite avec Aine.

« ... » Il avait alors dégluti de façon audible et il s’était raidi.

« Kizuna ? » demanda-t-elle.

« Eh — ? N-Non ! Quelque chose comme sucer, comment est-ce que…, » balbutia-t-il.

Yurishia avait alors affiché une expression de doute. « N’aurais-tu pas dû le faire avec la poitrine de ta mère… ? »

En lui parlant, les yeux de Yurishia étaient devenus dangereux. « Kizuna... avec qui l’as-tu fait ? »

Wôw ! Son regard est effrayant ! pensa-t-il.

« Hayuru ? Ou peut-être Aine ? » demanda Yurishia.

« E-Euh... euh... » alors qu’il était pris au dépourvu, sa main avait accidentellement touché la console virtuelle flottant dans les airs.

« Att-Attends ? Qu’est-ce que c’est ? » s’écria Yurishia.

Les deux mains de Yurishia s’étaient retrouvées enchaînées, et ses yeux étaient également recouverts d’un bandeau. Les deux méthodes de contentions étaient faites de cuir souple, de sorte que son corps était retenu sans qu’elle ressente de douleur.

« Ki-Kizuna ? Tu es injuste ! O-Où es-tu... ? » s’écria Yurishia.

« Mon Dieu, c’est de ma faute ! Ce n’est qu’une coïncidence. Ma main a effleuré la console et…, » répondit Kizuna.

« C’est bon, relâche-moi vite ! » Yurishia était en colère, non, elle avait plutôt l’air d’avoir peur.

Son impression était complètement opposée à celle de la Yurishia qui était tout à l’heure comme une reine.

« Yurishia…, » Kizuna s’était approché de Yurishia en lui murmurant son prénom.

Alors qu’elle ressentait sa présence, les épaules de Yurishia s’étaient tortillées de surprise.

Elle ne savait pas ce qu’on lui ferait, ni même quand on le lui ferait, et elle savait encore moins comme faire pour lui résister. Il semblait qu’elle en avait peur. Yurishia qui était la pilote As la plus forte du monde qui ne craignait rien frissonnait à chaque petit bruit qu’elle entendait.

Cependant, en même temps, le visage de Yurishia était rougissant, et sa respiration devenait désordonnée.

De tout ce qui s’était passé jusqu’à présent, Kizuna avait ressenti quelque chose de proche de la conviction.

... Par hasard, Yurishia aimerait-elle le SM ? pensa-t-il.

Dès qu’elle avait porté ce costume, des signes d’une Hybridation des Coeurs étaient immédiatement apparus. De plus, alors qu’elle se comportait en tout temps, comme une reine, maintenant qu’elle se comportait comme un petit animal effrayé, cela avait l’air de l’exciter.

Il n’y avait aucun doute. Alors tout ce qui reste à faire… pensa-t-il.

En faisant des actes qui correspondent à la disposition sexuelle de sa partenaire, cela augmenterait le plaisir mental et l’excitation. En stimulant efficacement la zone érogène la plus appropriée, cela provoquerait un plaisir encore plus important.

Voilà ce qu’on lui avait indiqué avant ça, mais où était cette zone érogène spécifique ?

... Hm ?

La poitrine et les fesses... je n’ai pas d’autre idée de l’endroit qu’elle préférerait.

Qu’est-ce que je dois faire ?

Attends, il n’y a aucune raison d’hésiter. Alors, je dois d’abord commencer par l’un d’eux...

« Ahhhh — ! »

Et ainsi... !? C’est doux  !

Kizuna avait fait ramper sa main sur les fesses de Yurishia.

Qu’est-ce que c’est que cette sensation !? Est-ce vraiment un corps humain ? Cela a comme la douceur de la neige fraîche, et c’est vraiment spongieux.

« Att, Ki-Kizuna — ? Où est-ce que tu me touches là ? » demanda Yurishia.

Quand il avait saisi le cul, ses doigts lui donnaient l’impression qu’ils coulaient sans fin dans cette douceur. Et aussi, entre ses doigts, la chair des fesses semblait se répandre.

Incroyable. Ce contact fait vraiment du bien. Peu importe, à quel point je la frotte, je pense que je ne m’en lasserai jamais.

« Ah — , ah, aaa, aaa, fuAaaAAnn —, » Yurishia avait essayé désespérément de s’échapper à la caresse amoureuse de Kizuna en tordant le corps.

Cependant, avec ses deux mains attachées, elle ne pouvait pas bouger son corps de manière satisfaisante, elle ne pouvait pas comprendre la position de Kizuna à cause du bandeau. Au contraire, c’était comme si elle avait secoué ses grosses fesses devant les yeux de Kizuna.

Et puis, une lumière dorée avait commencé à se disperser avec plus de force à partir du corps de Yurishia, remplaçant les simples étincelles présentes avant.

L’Hybridation des Coeurs commence-t-elle déjà ? Ou peut-être, cela signifie-t-il que la zone érogène spécifique de Yurishia est ses fesses ?

Non, si je pense à l’attribut numéro un de Yurishia, alors je penserais sûrement que c’est...,

Kizuna avait déplacé son regard...

... c’était sûrement sa colossale poitrine.

« Yurishia, à propos des vêtements qui sont présents au niveau de ta poitrine, » commença Kizuna.

Alors qu’elle respirait difficilement, Yurishia avait tourné son visage vers la direction où était venue la voix de Kizuna.

« Ils sont presque tombés, » continua Kizuna.

« Hein… !? » s’exclama Yurishia.

« Est-ce bon si je les enlève tout simplement ? » demanda-t-il.

En d’autres termes, il lui disait qu’il allait exposer sa poitrine sans que rien soit caché de sa vue.

Les lèvres de Yurishia avaient alors tremblé pendant un certain temps, puis, quelques secondes plus tard, elle avait acquiescé d’un signe de tête.

Kizuna avait alors tendu la main jusqu’à la poitrine de Yurishia, puis il avait enlevé les boutons un par un, les déboutonnant en douceur. Chaque fois qu’il faisait cela, le corps de Yurishia avait bondi en réponse.

« Je l’enlève complètement, » déclara-t-il.

La main de Kizuna avait alors enlevé le tissu couvrant la poitrine de Yurishia.

Les seins qui avaient été libérés des habits serrés s’étaient déversés du costume de bondage comme s’ils sautaient d’un coup.

« ... – !? »

Ils semblaient bondir, et la vibration des secousses répétées vers le haut et vers le bas avait comme absorbé son regard. Sans que rien obstrue son regard, le sein de Yurishia avait ainsi été exposé devant Kizuna.

... Wôw, énorme.

Il avait compris qu’ils étaient grands, et cela même quand ils étaient en dessous des vêtements. Mais, en regardant la poitrine de Yurishia nue alors qu’elle était contact de l’air, il s’était rendu compte que ce qu’il avait vu jusqu’à présent n’était rien du tout.

Même sans sous-vêtements, les seins allaient en contre-courant de la gravité. Leur magnifique forme était maintenant légèrement pointée vers le haut, et elle était beaucoup plus grande que celle d’Aine. La couleur et la forme manifestaient une beauté et une obscénité qui ne pouvaient être comparées à rien d’autre.

Les deux protubérances qui surgissaient de la peau blanche dessinaient une gradation de couleur rose.

Et depuis le sein qui avait été exposé à son regard, un parfum sucré avait doucement dérivé dans l’air, chatouillant au nez de Kizuna.

« Aaaa…, » Yurishia avait senti le regard empli de passion de Kizuna sur ses seins.

Et principalement parce que sa vision était bloquée, ce genre de sensations devenait encore plus sensible, et son pouvoir d’imagination avait aussi enflé à un point inimaginable.

C’est ce qui avait provoqué l’excitation de Yurishia, et depuis les profondeurs de son corps, un liquide chaud s’était infiltré. Et alors, une lumière dorée s’était élevé de la surface de son corps avec encore plus d’intensité.

La main de Kizuna avait alors touché la poitrine nue de Yurishia.

« HyaAAun ! »

Lorsque le bout des doigts de Kizuna avait légèrement effleuré la colline que représentait la poitrine de Yurishia, le corps de Yurishia avait convulsé tout en se tortillant vigoureusement.

C’était semblable à ses fesses, et ses seins étaient également très doux. Quand il avait mis un peu de force dans ses doigts, ils avaient provoqué une grande déformation sur la poitrine de Yurishia.

Kizuna avait étendu au maximum ses deux mains et il avait frotté la poitrine de Yurishia comme s’il les soulevait.

« Non, AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA ! » cria Yurishia.

... Quoi, quoi ? Est-ce ça !?

Les informations qui recevaient lorsqu’elle subissait la sensation de ses seins frottés par une autre personne, qui plus est par un homme, étaient au-delà de son imagination. Face à cette sensation qui était évidemment différente de quand elle se touchait elle-même, les capacités de traitement du cerveau de Yurishia avaient dépassé ses limites en un clin d’œil.

Yurishia était incapable de résister face au plaisir et elle avait alors secoué la tête sans pouvoir se contrôler. Chaque fois qu’elle le faisait, ses cheveux s’étalaient élégamment tout en dispersant des particules d’or.

« Yurishia, te sens-tu bien ? » demanda Kizuna.

« Je me sens si bien... ouiiii —, Aaah ! » gémit Yurishia.

Alors qu’elle plissait les sourcils, elle avait fait une expression angoissée sous le bandeau. Sa respiration était devenue frénétique, ses lèvres s’ouvriraient comme si elle cherchait de l’oxygène, et la langue était tendue alors qu’elle haletait.

 

 

La paume de Kizuna avait alors senti quelque chose de dur qui se raidissait rapidement. Cette chose qui se durcissait peu à peu était également devenue de plus en plus grande.

« ... Yurishia, » murmura Kizuna alors qu’il enlevait le bandeau présent sur les yeux de Yurishia.

« ... ? »

Le visage de Yurishia était alors apparu dans ce qui semblait indiquer qu’elle était en pleine extase. Des larmes s’étaient déjà rassemblées dans le coin de ses yeux.

Haa..., haa..., elle était actuellement en train de se tordre alors que le son de sa respiration étouffé ne lui laissait pas échapper la moindre voix.

Son expression semblait indiquée qu’elle lui demandait avec une certaine appréhension. « Qu’est-ce que tu vas faire maintenant ? »

Kizuna avait alors détaché l’une des mains de Yurishia. Sa poitrine avait tremblé en rebondissant lorsque la force qui la retenait avait disparu.

« Eh, Kizu... na ? » demanda-t-elle.

Pourquoi t’arrêtes-tu ? Les yeux qui le regardaient avaient l’air de le blâmer et ils étaient fixés sur Kizuna.

« Ne t’inquiète pas, Yurishia, » murmura Kizuna.

« Hein !? »

À cet instant, les doigts de Kizuna avaient pincé les deux pointes roses qui bâillaient sur la poitrine de Yurishia.

« ... Hii !? » Yurishia avait alors affiché un visage qui donnait l’impression qu’elle allait crier.

Kizuna avait alors mis plus de force, comme s’il essayait de ne plus être séparé d’eux.

« ~~ !! »

Et puis il avait appuyé dessus sur le côté comme s’il voulait tordre les seins.

« Aah, A-A-AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA — ! »

En même temps que le cri avait jailli de la bouche de Yurishia, une lumière dorée avait explosé de son corps. Et puis, un éclat rose avait également surgi avec force en provenance du corps de Kizuna.

Ces radiances étaient devenues un vortex composé de deux lumières colorées qui enveloppaient leurs deux corps.

... C’est à ce moment que l’Hybridation des Coeurs est un succès.

Après ça, il avait confirmé les signes vitaux de Yurishia sur son téléphone intelligent alors que Yurishia semblait sans force.

Le Compteur Hybride de Yurishia avait été magnifiquement chargé jusqu’à son maximum.

Pour l’instant, il avait considéré que les préférences de Yurishia pour le jeu érotique étaient quelque chose comme du sadomaso et ses seins étaient sa zone érogène primaire.

Cette fois, le simple fait d’avoir mis ce costume sur Yurishia avait été vraiment efficace, mais il devrait rendre Yurishia encore plus excitée lorsqu’il effectuerait la prochaine Hybridation des Coeurs s’il voulait lui faire acquérir encore plus de force.

... Voilà, je l’ai fait avec l’un des membres de l’équipe.

Il y avait deux autres filles avant la fin de cette mission bien spéciale.

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