Maou Gakuen no Hangyakusha – Tome 1

***

Prologue

Quand j’avais repris connaissance, j’avais trouvé Himekami Lizel-senpai à cheval sur moi.

« Yuuto, es-tu réveillé ? »

Lizel-senpai me souriait gentiment en inclinant légèrement la tête tout en me demandant ça. Ses longs cheveux noirs brillants coulaient de ses épaules jusqu’à sa poitrine.

Ses cheveux noirs se répandaient comme pour éviter les deux montagnes voluptueuses. Leur éclat était magnifique sur sa peau blanche.

Les deux grandes protubérances de ses seins étaient recouvertes d’un soutien-gorge noir presque transparent. Cependant, les bretelles du soutien-gorge n’étaient pas à leur place. Le soutien-gorge pendait difficilement sur ses seins.

Quand j’avais courbé mon cou afin de regarder le bas de mon corps, les cuisses de Senpai qui étaient enveloppées dans des porte-jarretelles et des bas noirs ainsi que sa culotte qui était un ensemble assorti avec son soutien-gorge étaient entrées dans mon champ de vision.

Quel spectacle extrêmement dangereux !

Quand j’avais replacé ma tête sur l’oreiller une fois de plus, les seins de Senpai s’étaient précipités devant mes yeux. Même si ces seins étaient déjà énormes, l’impact était doublé quand je les regardais d’en bas comme ça.

J’avais essayé de détourner mon regard des seins de Senpai pour regarder vers son visage souriant, mais son visage était situé en travers de ces seins, donc je ne pouvais pas éviter de les regarder quoiqu’il arrive.

« E-err… cet endroit est…, » murmurai-je.

J’avais remarqué qu’il s’agissait d’une pièce familière au moment où j’allais demander où elle se trouvait.

Puis mon dos pouvait sentir la texture agréable du lit.

Même dans une installation de classe mondiale, il ne devrait seulement avoir cette Académie Privée Ginsei (Étoile d’Argent). — alias l’Académie du Roi-Démon —, qui aurait un lit king size comme celui-ci comme un mobilier dans sa salle d’attente.

« Alors, je me suis évanoui après avoir de nouveau utilisé trop de pouvoirs magiques… Je suis désolé de donner du travail supplémentaire à Senpai comme ça, » déclarai-je.

Cependant, Lizel-senpai secoua la tête. Ses cheveux tremblaient avec le mouvement de sa tête et ses seins aussi bougèrent. Son soutien-gorge avait l’air de vouloir tomber d’un moment à l’autre.

« Ce n’est pas du tout un problème. Tu as aussi travaillé très dur aujourd’hui, Yuuto. C’est pourquoi… » Lizel-senpai sourit d’un sourire envoûtant avec ses yeux embués. « Nous ferons tout ce qu’il faut pour te guérir et pour te faire récupérer ♥ . ».

Une étonnante élasticité s’était appuyée contre mon bras droit à ce moment-là.

Quand j’avais regardé à ma droite, il y avait une blonde qui dormait à mes côtés tout en étreignant mon bras droit.

« Aujourd’hui, Yuuto, tu étais tellement cool ! Hehehe, je vais aussi faire de mon mieux pour te guérir avec un whoosh ! Profites-en pour ton plus grand plaisir ♡ . »

Cette fille qui parlait avec trop d’effets sonores dans sa phrase ce qui avait fait que je n’avais pas vraiment compris ce qu’elle voulait dire — était Yuugaoze Miyabi.

Alors qu’elle était étudiante dans la même année avec moi, elle possédait un corps terriblement sexy avec ses énormes seins étonnants, ses grosses fesses dodues et ses cuisses douces.

Une telle chair qui était déjà comme une arme mortelle était pressée avec insistance sur moi.

Sur mon bras gauche, il y avait une sensation qui était une véritable inversion par contraste.

« Reina aussi, Reina aussi fera de son mieux pour guérir mon seigneur. »

Il y avait des cheveux argentés quand j’avais regardé à gauche.

Il y avait là une fille au visage adorable qui présentait encore des traces d’enfance. De son expression jaillissait en force la sincérité.

Koiwai Reina. Elle était en deuxième année au collège. Elle avait encore 13 ans.

Elle avait un corps petit et plat, mais son corps était enveloppé dans de la lingerie sexy qui était trop adulte pour elle. Elle se tenait près de mon côté gauche avec un enthousiasme admirable.

« Yuuto-san, Yuuto-san ? Y a-t-il un endroit dans votre corps qui vous fait mal ? Vous sentez-vous mal ou quoi ? Ah ! Vous avez peut-être faim… ha ! Ou peut-être avez-vous soif en ce moment !? »

Reina me chouchoutait à propos de trop de choses, ou peut-être que je devrais le voir comme sa surprotection… même si j’étais plus âgé qu’elle.

À ce moment-là, mes abdominaux ressentirent une texture extrêmement lisse d’un tissu.

Un soutien-gorge noir avait été placé sur mon abdomen.

Quand j’avais levé les yeux, j’avais trouvé Lizel-senpai souriant doucement avec la paume de ses mains cachant le bout de ses seins.

« Yuuto… nous t’aiderons à récupérer avec notre corps à tout moment. Et alors nous te ferons devenir sans faute le prochain Roi-Démon, » déclara Lizel-senpai.

Je m’appelle Morioka Yuuto.

J’étais juste un lycéen normal jusqu’à il y a un mois.

Mais maintenant, j’étais candidat pour être le prochain Roi-Démon et je m’étais inscrit à l’Académie du Roi-Démon où les démons allaient étudier.

Je n’aurais jamais imaginé que des jours de guérison par trois filles d’une beauté extraordinaire comme elles arriveraient même dans mon rêve le plus fou.

Je deviendrais le prochain Roi-Démon, quoi qu’il arrive, pour le bien de ces filles qui se dévouaient tant à moi comme ça.

Cependant, nos ennemis étaient aussi des candidats au rang de Roi-Démon, qui possédaient aussi comme moi l’un des « Arcanas du Roi-Démon ».

C’était des monstres ultimes qui ne pouvaient pas être combattus avec des moyens normaux.

Contrairement à ces démons d’élite choisis, je n’étais qu’un simple être humain sans rien d’anormal.

Malgré tout, je devais gagner à tout prix.

Parce qu’en ce jour-là, j’avais obtenu l’un des Arcanas du Roi-Démon.

.

— Mon destin avait commencé le matin de ce jour-là.

***

Chapitre 1 : La première fois dans l’Académie du Roi-Démon

Partie 1

{Réveillez-vous.}

« Hmm… »

{Il est temps de se réveiller, mon maître.}

Mon corps s’était agité alors que je me trouvais sur le lit.

C’était quoi cette voix ? Ce n’était pas le son familier de mon alarme. Ce n’était en aucun cas le son électronique que j’avais configuré par défaut dans mon smartphone et ce n’était pas non plus la voix de ma mère.

C’était la voix d’une femme qui semblait un peu mécanique… De plus, le libellé était étrange. Qui appelait-elle maître ?

« … Est-ce que j’ai déclenché l’alarme avec un bruit étrange pendant que je dormais à moitié ? » murmurai-je en me le demandant à voix haute.

Je m’étais frotté les yeux en m’asseyant dans mon lit.

« … Qu’est-ce que c’est ? » demandai-je.

Une carte avait été placée à côté de mon oreiller.

Il s’agissait d’une jolie carte étincelante. Il y avait l’image d’un homme et d’une femme nus se faisant face et un ange à l’arrière-plan leur donnant la bénédiction.

{C’est un Arcana du Roi-Démon, l’Arcana des Amoureux.}

La voix de tout à l’heure résonna dans ma tête. J’avais pris la carte à côté de mon oreiller.

Est-ce que cette carte… parlait ?

C’est stupide, c’est ce que je pensais, mais c’était la seule possibilité que je pouvais imaginer. D’abord, pourquoi y avait-il quelque chose comme ça dans ma chambre ? Était-ce la carte de papa ou de maman ?

Je descendis l’escalier en pyjama et entrai dans le salon. Maman préparait le petit déjeuner dans la cuisine. Papa était assis sur le canapé et regardait les infos sur Internet en utilisant une tablette.

Ils devraient tous les deux avoir environ 40 ans, mais ils avaient l’air étrangement jeunes. J’avais hésité à qui je devais demander avant de montrer la carte à papa.

« Hey, est-ce toi papa qui a mis cette carte à côté de mon oreiller ? » lui demandai-je directement.

« Hm ? Quoi ? Tu n’as même pas dit bonjour —, » répliqua-t-il.

Papa était sans voix en voyant la carte dans ma main. Sa tablette lui avait glissé des mains et s’était cognée contre son pied, mais il n’avait même pas tremblé.

« Oh, n’était-ce pas doulo — . »

« Ma — ! Maman — !! Reg-Regarde-moi ça !! » cria mon père.

Maman était venue au salon paniqué par les cris soudains de papa.

« Chéri !! Qu’est-ce qui ne va pas !? » demanda ma mère.

« Yu-Yuuto est… Yuuto est choisi comme candidat pour être le prochain roi-démonnnnnnnnnnn !! » cria mon père.

« Eh !?? »

Maman s’était aussi raidie dès qu’elle avait vu la carte. Les larmes s’étaient immédiatement accumulées dans ses yeux.

« Attends… Qu’est-ce qui ne va pas ? Maman — ? » demandai-je.

« YUU — KUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUB !! »

Elle m’avait soudainement serré dans ses bras.

« Quoi — !? Attends !? » demandai-je, paniqué.

Qu’est-ce qui se passe !? La dernière fois que maman m’avait tenu dans ses bras, c’était à l’école primaire ! Ou plutôt, qu’est-ce qui se passe entre ces deux-là !?

J’avais regardé papa pour demander de l’aide, mais il pleurait aussi.

« Écoute-moi, Yuuto. C-c-c-c-c-c-calme-toi et f-f-f-fais attention, » déclara mon père.

« Ouais… d’abord, tu calmes, papa. »

« Ce que tu as là, c’est un Arcana du Roi-Démon, » annonça mon père.

— Arcana du Roi-Démon ?

« Connais-tu les cartes de tarot, Yuuto ? » demanda mon père.

« Eh bien, plus ou moins… c’est la chose que tu utilises pour dire la bonne aventure, n’est-ce pas ? » demandai-je.

« C’est exact. Les cartes de Tarot sont divisées en arcanes majeurs et arcanes mineurs. Cette carte est l’un de ces Arcanas… l’Arcana de l’Amour. C’est aussi la première fois que papa le voit, » déclara mon père.

Je tournai à nouveau mon regard vers la carte. Il y avait écrit dessus.

« Hee… eh ? Alors ce n’est pas papa ou maman qui l’a mis à côté de mon oreiller ? Alors comment —, » demandai-je.

Maman m’avait saisi le bras et m’avait secoué de toutes ses forces.

« Yuu-kun, c’est parce que tu es choisi pour être candidat pour le prochain roi-démons !! » annonça Maman.

— Candidat pour le prochain roi-démons ?

Je m’inquiétais de la santé mentale de mes parents.

Je n’aurais jamais pensé qu’ils auraient encore chuunibyou à cet âge. Mes parents ne pouvaient pas être sous-estimés.

« Tu vois… papa et maman, en fait, on travaille pour la race des démons…, » déclara mon père.

J’avais l’impression que j’allais m’évanouir.

« Qu’est-ce que vous voulez dire par là ? Vous faites-vous piéger pour entrer dans une secte étrange ? » demandai-je.

« Ce n’est pas ça. Je voulais dire qu’on a fait un contrat avec un démon, » déclara mon père.

Leur maladie était vraiment grave. Mes parents n’étaient pas bons. Je devais faire quelque chose tout de suite.

« Papa n’a pas réussi à trouver un travail dans le passé… là, un démon m’a invité. Les conditions étaient aussi bien meilleures par rapport à une entreprise normale… eh bien, à cause de cela, papa a rejoint une entreprise qui était gérée par la race des démons et qui travaillait comme soutien pour faciliter l’activité des démons dans le monde humain, » déclara mon père.

« H-hee… quand, papa a dit démon, tu parles d’un supérieur que tu détestes ou quoi ? » demandai-je.

« Je sais que c’est difficile à croire quand tu entends quelque chose comme ça venant de nulle part, mais… par exemple, » déclara mon père.

Mon père étendit la paume de sa main et une petite flamme s’éleva de là.

« Eh !? »

Qu’est-ce que c’est ? Un tour de magie ?

« Juste pour que tu le saches, ce n’est pas un tour de passe-passe, » déclara mon père.

J’avais vérifié partout dans la paume de papa, mais je n’avais pas trouvé de gadget du tout. Papa avait souri et m’avait montré l’anneau à l’annulaire gauche de sa main gauche.

« C’est le pouvoir de l’anneau qu’un démon m’a donné. Je les ai reçus en récompense de mes dix années de service ininterrompu, » expliqua mon père.

Papa m’avait montré la bague tout en ayant l’air étrangement heureux. Cette bague n’était-elle pas une alliance ?

« Maman aussi, montre-lui, » déclara mon père.

« Je suppose… ah ! » déclara ma mère.

Ma mère avait regardé dans la direction de la poêle à frire qui était encore chauffée par le feu dans la cuisine et avait tendu la main vers la cuisinière à gaz. Ensuite, le cadran de réglage du poêle avait tourné et le feu s’était arrêté.

« … Vraiment ? » m’écriai-je.

Maman ressemblait soudain à Luke Skywalker.

« Je ne peux faire que ça… ah, mais cette bague a aussi un effet anti-âge ! C’est vraiment ce qu’il y a de mieux ! » déclara ma mère.

Ma mère me montra aussi la bague sur l’annulaire gauche de sa main gauche. Pourtant, après avoir entendu l’histoire de ces deux-là, l’existence des démons n’était plus si difficile que ça…

« Tes parents voulaient vivre comme des démons au lieu d’humains… parfois, on pensait comme ça. Mais —, » déclara ma mère.

« Un humain ne peut pas devenir un démon. Peu importe à quel point un humain travaille pour eux, au mieux on leur donnera le titre de démon honorifique. Même cela est impossible à atteindre à moins que vous ne fassiez une grande contribution pour la race des démons, » déclara mon père.

« Même cette bague, son effet anti-âge est étonnant, mais… son autre effet ne peut être utilisé au mieux que pour cuisiner. Alors que la bague de papa ne peut être utile que pour faire un feu de camp, » déclara ma mère.

Maman, tu n’as pas besoin de dire ça. Je suis étonné que tu puisses dire une chose aussi cruelle, maman.

Papa avait aussi l’air un peu blessé, mais il s’était immédiatement remis sur pied et m’avait parlé. « Le monde des démons possède un système de classes strict. C’est pourquoi nous avions abandonné, et pourtant… de penser que tu pourrais… »

Mon père se frotta les yeux en larmes.

« En tout cas, de toute façon. Maintenant que nous en sommes arrivés là, nous devons nous occuper immédiatement de la procédure de transfert scolaire, » déclara mon père.

« Hein ? Transfert scolaire ? » demandai-je.

Maman avait recommencé à secouer mon corps quand j’avais demandé ça.

« C’est ça ! Exactement ! Aaah ! Yuu-kun, tu vas devenir étudiant à l’Académie Ginsei ! Maman est vraiment heureuse ! » déclara ma mère.

« Attends un peu ! C’est quoi ce transfert d’école soudain ? » demandai-je.

Ma mère essuya ses larmes de joie du bout du doigt et répondit en respirant fort. « C’est la règle. Un candidat Roi-Démon doit s’inscrire à l’Académie Ginsei. »

« Académie Ginsei… Qu’est-ce que c’est ? » demandai-je.

J’avais regardé mon père d’un air perplexe. Puis mon père hocha la tête en pleurant.

« L’Académie Ginsei — alias l’Académie du Roi-Démon. C’est l’académie où les démons nobles et de grande classe vont aller, » répondit mon père.

— L’académie du Roi-Démon.

Mes parents travaillaient en fait pour les démons…, candidat Roi-Démon, un transfert depuis mon école dans une académie où les démons allaient, c’était une vente spéciale à prix réduit de développements choquants à la chaîne et j’avais l’impression que ma conscience allait me quitter.

En plus, apparemment, je ne pouvais pas éviter d’être transféré dans cette académie du roi-démons. J’avais l’impression que ce serait mauvais pour moi de refuser après avoir vu le bonheur de mes parents.

En plus, pour être honnête, je me sentais aussi un peu excité. Ce n’était pas comme si j’étais insatisfait de ma vie médiocre.

Mais, il n’y avait aucun homme qui ne serait pas excité d’apprendre qu’il y avait réellement un monde spécial à l’intérieur de ce monde qui semblait contenir des mystères ou des miracles.

De plus, je pourrais recevoir la qualification pour entrer dans ce monde.

Puis —,

« Je vais à l’académie du Roi-Démon. »

***

Partie 2

Comme je m’y attendais, je n’avais pas pu passer à la nouvelle école dès le lendemain.

Il y avait beaucoup de choses à préparer, comme commander de nouveaux uniformes ou s’occuper de la procédure. Une semaine s’était écoulée comme ça.

Pendant ce temps, j’avais également annoncé à ceux dans mon ancienne école que j’allais être transféré et j’avais dit au revoir à mes connaissances là-bas.

C’était assez étouffant de dire mes adieux en classe et de quitter l’école alors que la classe se déroulait normalement.

Mais même cette sentimentalité s’était vite dissipée avant que je n’arrive enfin dans ma nouvelle école.

« Voici donc l’Académie Ginsei… »

Selon le manuel de l’académie que j’avais reçu auparavant, c’était une grande école qui comprenait une école primaire, un collège et un lycée. Il revendiquait une grande importance en tant qu’académie qui avait été construite pour la race des démons.

Le terrain de l’académie était vaste et l’ensemble des installations le remplissait. Bien qu’il soit situé à la périphérie de la ville, il était étonnant que personne ne se soit rendu compte de l’existence d’une académie d’une telle grandeur — apparemment c’était le résultat de la barrière qui était appliquée à l’académie.

La barrière avait fait en sorte que les citoyens de cette région aient l’impression qu’il n’y avait rien de déplacé dans tout ça. J’avais aussi entendu des choses à propos d’un certain nombre de politiciens qui étaient les subordonnés de la race des démons et qui faisaient pression sur les médias de masse et ainsi de suite.

J’étais devant l’entrée de l’école de cette merveilleuse académie du roi-démons.

La porte était magnifique. L’intérieur de l’école n’avait pas non plus perdu en extravagance. L’architecture de l’édifice présentait une conception cool qui devrait sans aucun doute coûter beaucoup d’argent.

Je me sentais un peu découragé, même si mon cœur présentait de l’exaltation. Je me demande ce qui m’attend ici.

J’avais ainsi franchi la porte avec dans mon cœur l’espoir d’une nouvelle vie et me dirigeais vers le bâtiment de l’école — à mi-chemin, je me sentais mal à l’aise devant l’attention portée sur moi par les élèves environnants que j’avais croisée.

Comme prévu, ont-ils compris que j’étais un humain ? Après tout, j’étais apparemment le premier humain à devenir un étudiant dans l’académie du roi-démons… ou peut-être ma nature plus roturière suintait-elle de moi ? Il y avait beaucoup d’étudiants d’origine aristocrate ou de famille aisée, même parmi la race des démons, et qui venait ici.

« Oh mec… ça va être fatigant d’être ici si c’est comme ça, » murmurai-je pour moi-même.

À ce moment-là, une limousine noire était passée devant moi. Elle s’était garée devant l’entrée du bâtiment principal de l’école.

Puis un étudiant qui attendait devant la bâtisse avait ouvert la porte. Un bel homme aux cheveux gris était descendu de la limousine. Mais son atmosphère était différente de celle d’un individu moyen. Ce type était revêtu d’une aura qui mettait la pression sur les autres.

Dois-je dire qu’il a eu une aura différente ? La pression qu’il exerçait par sa seule présence était à un autre niveau. Je l’accepterais facilement si on me disait que c’était un noble démon.

Son regard était sombre et lourd comme s’il manquait de sommeil. C’était un regard qui regardait le monde entier de haut. Il y avait aussi une présence étrange qui se cachait à l’intérieur de lui.

Tous ces signes me disaient que ce type n’était pas un humain, mais une créature complètement différente.

Ce type est dangereux, mon instinct me le disait.

Si ce type en avait envie, il serait sûrement capable de me tuer instantanément.

« … Hm ? »

Merde, nos yeux se sont croisés.

Cependant, le type n’avait que légèrement froncé les sourcils avant d’entrer dans le bâtiment de l’école.

J’étais content qu’il ne se soit rien passé et je m’étais tapoté la poitrine de soulagement. Mais — .

« Hé, espèce de salaud ! » Le type qui avait ouvert la porte de la limousine me regardait fixement.

C’était un étudiant avec ses cheveux teints en blond. Il donnait une impression complètement différente de celle d’un riche jeune maître. J’avais été surpris qu’il y ait aussi ce genre d’étudiant ici.

L’élève semblait penser que je l’ignorais quand je restais silencieux. Son regard s’aiguisa et il se dirigea vers moi.

« Qu’est-ce que tu foutais à regarder Aspite-sama comme ça ? Ah ? » s’écria l’homme.

Aspite ?

« Est-ce celui qui est descendu de la limousine tout à l’heure ? » demandai-je.

« Manifestement, tu es un idiot ! Tu fais l’imbécile… Mais je n’ai jamais vu ta gueule par ici, » déclara l’homme.

« Ah. Je ne suis transféré ici qu’à partir d’aujourd’hui, » répondis-je.

L’expression de l’étudiant à l’allure voyante avait changé brusquement avant de parler. « Ne me dis pas… !!? Espèce d’enfoiré, c’est l’étudiant transféré avec l’Arcana des Amoureux !? »

— Eh, comment le sait-il ?

L’étudiant à l’air voyant s’était calmé en me regardant fixement au visage. Et puis son visage agité s’était complètement transformé en un sourire malicieux.

« Maintenant, c’est une chance pour moi… J’ai entendu dire qu’un nouveau candidat roi-démons arrivait, mais, en fait, il n’y a que ce type à l’air faible. Je ne sens même pas de mana de ta part... ne me dis pas que ce salaud n’est même pas un noble, mais un roturier ? » demanda-t-il.

« Pas vraiment… Je suis un humain, » répondis-je.

Le visage de l’étudiant à l’allure voyante s’était tordu et il avait éclaté de rire. « Wahahahahahahahaha !! C’est très drôle ! Alors non seulement tu n’es pas un roturier, mais tu n’es même pas un démon !? Alors, tu n’es qu’une ordure ! »

« Une ordure… Qu’est-ce que vous voulez dire par là ? » demandai-je.

« Ah, peut-être que je vais trop loin en te traitant d’ordure. Eh bien, je suppose que tu es plus un porc, » déclara-t-il.

« Porc !? » m’écriai-je.

« Pour nous, les humains ne sont que du bétail comme du porc. Qu’est-ce que tu fous à porter l’uniforme de l’académie du roi-démons, hein !? Connais ta putain de place ! Excuse-toi d’avoir répondu à ce Geld-sama ! Déshabille-toi et fais un dogeza avec ton peewee suspendu ! »

Qu’est-ce que ce bâtard de Geld radote ?

Son comportement m’avait fait passer de la colère à l’exaspération. N’y avait-il que ce genre de type dans la race des démons ?

« Tu m’écoutes, enfoiré !? Huuhh !! » s’écria Geld.

J’avais retenu la colère qui bouillonnait en moi.

« Je vous écoute. Oui, je vous écoute. Je comprends que vous ne pouvez pas supporter de me voir venir ici, mais j’ai obtenu la permission pour mon inscription. Pouvez-vous me laisser passer ? » demandai-je.

Ce Geld aussi était modérément fort même s’il n’était pas aussi fort que cet Aspite. J’étais étrangement capable de le sentir.

Je sentais quelque chose tourbillonner dans le corps de Geld. Était-ce du mana ? Je ne comprenais pas vraiment, mais au moins il était certain qu’il n’était pas un adversaire que je pouvais affronter.

En plus, je ne devais pas causer de problèmes lors de mon premier jour d’école. Je m’étais souvenu à quel point mes parents étaient heureux que j’aie pu m’inscrire dans cette académie. J’avais besoin d’endurer une petite provocation comme celle-ci.

« C’est quoi cette façon de parler ? Tu n’as pas de discipline, hein… je suppose qu’on ne peut rien y faire pour un porc comme toi qui est né d’un vieux schnock puant et d’une vieille sorcière, » déclara Geld.

Qu’est-ce qu’il a dit ?

« Tes parents sont des vieillards inutiles qui n’ont aucune valeur et une sorcière qui ne peut donner naissance qu’à un sale gosse de merde, non ? » déclara Geld.

« … » Je grinçai des dents et me dirigeais vers l’entrée. Cependant…

« Où est-ce que tu vas !? Sale cochon !! » cria Geld.

Quelque chose s’était brisé en moi quand il m’avait ordonné à m’arrêter.

« … Quoi ? Pourriez-vous parler avec des mots. Je n’ai pas compris de quoi vous parliez avec vos oink oink oink. Pouvez-vous me parler en langage humain ? » demandai-je.

« … Qu’est-ce que —, » s’écria Geld.

On aurait dit que Geld n’aurait jamais cru que je lui répondrais. Il avait arrêté de bouger sa bouche qui était grande ouverte en ce moment.

J’étais peut-être allé trop loin dans ce que j’avais dit.

« Je ne sais pas à quel point vous êtes fort, mais ce n’est pas parce que vous êtes fort que vous êtes une personne formidable ou quelqu’un qui mérite le respect. Gardez cela à l’esprit, » continuai-je malgré moi.

« Bâtard… ! » cria Geld.

« Ce qui est important pour l’homme, c’est le cœur. Seulement ceux qui vivent avec le cœur juste sont dignes de respect. L’être comme vous en ce moment ne mérite aucun respect. À la place, vous êtes une personne méprisable, » continuai-je.

Les élèves qui regardaient de loin commençaient à se murmurer à l’oreille.

« Oh, cet humain… il désobéit à Geld qui vient d’une maison de vicomte. »

« Il ne chérit pas vraiment sa propre vie. Ce Geld était aussi celui qui a causé ce bain de sang avec son camarade de classe, non ? »

« De plus, il a été choisi pour être la carte d’Aspite-sama, n’est-ce pas ? Cet élève transféré est un être humain, peu importe comment je le vois… il va mourir. »

N’est-ce pas un peu dangereux ?

Mais, ce n’était pas grave s’il n’y avait que moi de ciblé par ses critiques, mais je ne pouvais pas quoiqu’il arrive lui pardonner d’avoir insulté mon père et ma mère — Mais maintenant, dans tous les cas, il vaudrait peut-être mieux que je m’en aille rapidement.

Alors que mon pied s’était dirigé vers l’entrée,

« … Tu peux être sûr… que je vais te tuer ici !! » cria Geld.

Une veine avait éclaté sur le front de Geld.

Merde. On aurait dit que ce type a aussi complètement craqué.

« Si je te tue, alors peut-être qu’Aspite-sama me promouvra aussi pour être sa carte de cour, ouaishhhh !! » cria Geld.

Une carte de cour ? Non, oublie ça, ce type dit une chose dangereuse comme « tuer » tout à l’heure, non !?

Ce serait mal si cette agitation devenait plus grande que ça. Je devrais le calmer pour l’instant.

« Eh bien, calmez-vous un peu. Ce n’est pas bon de se battre à l’intérieur de l’école, vous savez ? » déclarai-je.

Il n’avait pas du tout l’air de m’écouter.

Qu’est-ce que j’allais faire s’il essayait soudainement de me poignarder avec un couteau ?

Geld n’avait pas prêté attention à mon inquiétude et avait ouvert ses mains vides vers moi.

« Comment oses-tu me répondre à moi qui suis une carte d’Aspite-sama, l’Arcana du Monde… regrette-le avec ta mort !! » cria Geld.

Donc ça veut dire que le gars était aussi un candidat roi-démons — peu importe, ça n’a pas d’importance pour l’instant !!

Une flamme s’accumula dans les mains que Geld avait étendues. Cette flamme avait pris la forme d’une boule et avait tourné à grande vitesse. C’était une magie de flamme terrifiante qui ne pouvait pas être comparée au feu dont mon père m’avait fait une démonstration.

« Mange ça ! Figa, Mega Flamme !! » cria Geld.

Geld plaça ses deux bras vers l’avant et la masse de flammes s’envola. Si je ne l’évitais pas…,

« … !? »

La boule de feu était déjà devant moi au moment où je l’avais remarquée.

Rapide.

Ce n’était pas une vitesse que je pouvais éviter.

C’était trop soudain que je ne pouvais même pas crier.

Qu’est-ce que c’est que ça ?

Est-ce que mon premier jour d’école allait se terminer ainsi, alors je n’étais même pas entré dans le bâtiment de l’école ?

Je ne pouvais pas m’excuser assez auprès de mon père et de ma mère qui étaient heureux pour moi.

Je n’aurais jamais pensé que ma vie se terminerait à cause de quelque chose comme ça — .

À l’instant où je m’étais résigné,

Cependant, la flamme fut déviée loin de moi.

« Quoi !? »

La flamme avait été bloquée par un mur invisible devant moi. Non, plutôt qu’un mur, c’était une barrière magique brillante.

Et puis j’avais vu le dos de la fille qui avait déployé cette barrière magique.

De beaux cheveux noirs qui s’étendaient jusqu’à la taille ainsi que des jambes minces qui s’étendaient de la jupe de l’uniforme avec de bas noirs qui les recouvraient.

J’étais convaincu qu’elle devait être une beauté, même si je ne l’avais vue que de dos.

Et puis cette conviction s’était avérée juste quand elle avait regardé par dessus son épaule et que j’avais enfin pu voir son visage.

Elle était l’image même de la beauté.

***

Partie 3

Avec cette expression mature, elle devait être plus vieille que moi. De longs cils et des yeux sans imperfections étaient présents sur son visage. Sa peau était d’une belle brillance. Ses lèvres roses brillantes s’étaient ouvertes et j’avais aperçu ses dents d’un blanc pur.

« Est-ce que ça va ? » me demanda-t-elle, alors que sa voix était rafraîchissante et digne.

Même s’il s’agissait d’une situation mortelle où la vie pouvait être perdue, elle se comportait calmement. Et puis par-dessus tout, sa beauté. C’était comme si une déesse ou un ange était descendu devant moi.

Non, c’était l’académie du roi-démons, alors peut-être qu’elle était plus une sorcière ou une démone — ou peut-être une succube.

En fait, j’avais senti ma colonne vertébrale trembler juste parce qu’elle me fixait.

La flamme avait disparu et Geld avait crié en colère. « Toi… Himekami Lizel. Tu es sur la route !! »

— Himekami Lizel, donc c’est le nom de cette personne.

Elle avait souri vers moi avant de regarder à nouveau vers Geld. « Vous devriez vous inquiéter pour vous-même. Une simple carte ose faire un pas vers un autre candidat roi-démons sans la permission de son seigneur. Vous allez être puni plus tard. »

« Gu… » Geld chancela un moment, mais sa colère d’être regardé de haut gagna. Son visage était devenu rouge vif et il avait crié si furieusement que sa salive s’était dispersée. « Ne te fous pas de moi, salope ! C’est toi qui as osé ignorer l’invitation d’Aspite-sama, même s’il allait faire de toi la reine du monde !! »

« Je ne suis pas intéressée, » répliqua Himekami.

« Aspite-sama est le propriétaire de l’Arcana du monde, tu sais !? Ne sais-tu pas qu’on dit qu’il est celui qui est le plus proche d’être le prochain Roi-Démon, même parmi tous les possesseurs d’un Arcana du Roi-Démon ! »

« Il n’est pas à mon goût, » répondit-elle.

Geld ouvrit la bouche en exaspération. « Ah… es-tu stupide !? Il est l’héritier de la Maison Line ! Il est beau et peut tout faire. C’est un homme qui sans aucun doute va être le meilleur au monde dans tout ce qu’il fera ! N’importe quelle femme va se mettre sur ses genoux pour lui ! Les femmes qui veulent être embrassées par Aspite-sama se dénombrent déjà par centaine ! »

Je ne pouvais que la voir de dos, mais j’avais l’impression qu’Himekami Lizel avait l’air sinistre.

« Je n’ai pas envie de parler avec vous plus que ça. Celui avec qui j’ai des affaires à voir, c’est Morioka Yuuto… et seulement lui, » déclara-t-elle.

Elle m’avait regardé et m’avait fait un clin d’œil.

C’était un clin d’œil qui ferait tomber amoureux n’importe quel homme.

« Je n’ai rien à faire non plus avec toi ! Va te faire foutre, je dois me battre pour en finir avec cet humain !! » cria Geld.

La flamme tourbillonnait à nouveau autour de Geld.

« D’un seul coup d’œil, c’est évident ! Je ne sens pas le mana ou de formule magique chez ce type ! Ce n’est vraiment qu’un humain ! Manifestement, c’est juste une erreur qu’un Arcana du Roi-Démon soit venu à lui ! Mais c’est toujours considéré comme une victoire contre un candidat Roi-Démon si je l’abats. Je vais monter en grade en utilisant ce type comme tremplin ! » déclara Geld.

Geld avait tourné la paume de sa main vers moi avec un sourire vulgaire. Une formule magique se formait devant sa main.

« … Il n’y a pas d’autre choix, » déclara Himekami Lizel.

L’arrière de la fiable Himekami Lizel s’était écarté — attendez, eh !?

Elle tourbillonna d’un mouvement dansant et elle se plaça derrière moi. Puis elle posa ses mains sur mes épaules et se colla tout près de moi.

« Vous avez l’Arcana des Amoureux sur vous, n’est-ce pas ? » me demanda-t-elle.

« Hein ? O-Oui, » répondis-je.

Son souffle m’avait touché l’oreille. Mon dos en avait tremblé.

Je pouvais sentir son parfum très agréable.

Et puis, il y avait eu cette douce sensation de contact sur mon dos.

Mon cœur battait à tout rompre face à ce contact, mais j’avais encore assez de bon sens pour faire ressortir l’Arcana des Amoureux sous ma chemise.

Il avait été mis dans un étui à cartes et il était accroché à mon cou avec une chaîne. Maman me l’avait préparé.

« Ne vous inquiétez pas. Cet Arcana vous apprendra la magie dont vous avez besoin… croyez-le, » déclara Himekami Lizel.

« Même si vous me le dites, comment le faire !? » demandai-je.

« C’est très bien. Respirez profondément et calmez-vous, » déclara Himekami Lizel.

C’était presque impossible de se calmer dans ce genre de situation, mais je ne pouvais qu’essayer. Pour l’instant, j’avais pris une longue et profonde respiration.

« Bon travail. Ensuite, vous devez le souhaiter. Demandez un bouclier pour vous protéger, » m’expliqua Himekami Lizel.

Quand j’avais fait ce qu’elle m’avait dit — .

{La magie de défense Barricade vient d’être apprise.}

— Cette voix résonna encore une fois dans ma tête.

« Comment est-ce maintenant ? Entendez-vous la voix de l’Arcana ? » me demanda-t-elle.

— La voix d’Arcana ?

La voix tout à l’heure était certainement celle qui m’avait réveillé le matin quand l’Arcana des Amoureux était venu à moi. Comme je le pensais, c’était vraiment la voix de l’Arcana.

Une chaîne complexe de caractères et de dessins s’était formée dans ma tête au moment suivant.

Qu’est-ce que c’est !?

Des lettres et des dessins que je n’avais jamais vus auparavant — non,

C’était la barrière magique que Himekami Lizel avait utilisée pour bloquer la flamme de Geld.

Et puis, le sens de cet incompréhensible cercle magique…

— Je comprends cela.

Mystérieusement, j’avais compris la signification de son mécanisme en ce moment même.

La signification de chaque lettre, la signification du motif géométrique.

J’avais d’abord cru que c’était juste un dessin sans aucun sens, mais loin de là. Chacune de ses parties avait un sens. Il était inévitable que le cercle magique prenne cette forme.

« Fufu, on dirait que vous pouvez l’entendre, » elle me murmura à l’oreille avec plaisir. Sa voix était chatouilleuse à mon oreille, mais l’élasticité douce qui s’appuyait sur mon dos était encore plus formidable que cela.

« Je pouvais l’entendre, mais… c’est… cela me touche le dos…, » répondis-je.

Himekami Lizel soupira « fuh » et me murmura d’une manière langoureuse à l’oreille. « Je le sais ♥ . ».

Des frissons avaient couru du bas de mon corps jusqu’à ma tête. Et puis mon dos l’avait senti. Il s’agissait d’une douceur que je n’avais jamais connue jusqu’à présent. Une sensation chaude et mystérieuse se répandait de là dans mon corps. Cela coulait à travers les nerfs et les vaisseaux sanguins dans tout mon corps et s’étendait jusqu’aux moindres recoins.

Qu’est-ce que c’est, ça ?

C’était difficile à décrire, mais… c’était quelque chose d’extrêmement concentré. Dois-je l’appeler la solution non diluée d’endurance et de volonté ? L’énergie cachait une puissance scandaleuse qui coulait dans mon corps.

Plus cela coulait à travers mon corps, plus la puissance s’accumulait et mes sens s’éclaircissaient. C’était un espoir débordant. Même le fonctionnement de mon cerveau semblait s’accélérer progressivement.

Je pouvais voir des choses que je ne voyais pas jusqu’à maintenant et j’entendais des sons que je n’entendais pas.

Même des choses que je croyais impossibles étaient maintenant possibles — c’est ce que je ressentais.

« Yuuto. Imaginez que vous versez ce mana dans le cercle magique flottant dans votre tête, » déclara Himekami Lizel.

Mana ?

Parlait-elle de cette sensation mystérieuse qui me venait depuis les seins d’Himekami Lizel ?

Quand j’avais regardé vers l’avant, Geld était en train de former une flamme qui était plusieurs fois plus grande qu’avant.

 

 

« Ne flirtez pas au milieu d’une bataille, bande d’enculés ! Cette frappe ne sera plus la même qu’avant ! Je vais vous brûler tous les deux sans même laisser d’os !! » cria Geld.

C’est mauvais ! On va se brûler à mort à ce rythme !!

J’imaginais désespérément la chaleur des seins d’Himekami Lizel se déversant dans le cercle magique.

Mais à ce moment-là,

« MOURRRRREZZZZZZZZ !! » cria Geld.

Une flamme massive avait été tirée vers nous depuis la main de Geld.

— Est-ce la fin !?

J’avais pointé ma main gauche en avant dans un désespoir aveugle et j’avais crié une incantation. « Barricade !! »

Un cercle magique s’était étendu devant ma main gauche.

La flamme qui avançait comme un torrent boueux avait été complètement repoussée par le cercle magique devant mon regard surpris.

« QUOI !? » Le visage de Geld s’était tordu alors qu’il était en état de choc.

Sa magie de flamme qu’il avait formée à pleine puissance en y déversant du temps et du mana avait été repoussée.

Et cela avait été fait par un amateur comme moi.

Bien sûr qu’il serait choqué. Après tout, ce n’était pas moi qui avais été le plus surpris.

Fuyons en profitant de cette chance — une telle pensée m’avait traversé l’esprit, mais Himekami Lizel s’appuyait fermement sur mes épaules depuis derrière moi.

« La suite, c’est la magie d’attaque, » déclara Himekami Lizel.

Sérieusement ?

Cette personne est une esclavagiste.

J’avais désespérément retenu ma plainte et j’avais prié une fois de plus l’Arcana.

À ce rythme, nous serions tous les deux brûlés à mort.

S’il vous plaît. Arcana du Roi-Démon.

Donnez-moi le moyen de me battre. Pour que je puisse me sauver et sauver la personne derrière moi !

Et puis — .

{La magie d’attaque Figa est apprise.}

J’entendis alors la voix de l’Arcana. Puis j’avais levé la main droite vers l’avant.

Un cercle magique de forme légèrement différente de celle d’avant s’était formé un peu en avant de ma paume.

C’était la même chose avec le cercle magique que Geld avait créé tout à l’heure.

Cependant, la qualité était différente.

Ce n’est que maintenant que j’avais réalisé le pouvoir de l’Arcana des Amoureux qui pendait devant ma poitrine.

Et aussi le pouvoir de Himekami Lizel qui me fournissait du mana.

« Figa !! » La flamme avait surgi de mon cercle magique quand j’avais crié ça.

La flamme avait attaqué Geld comme un ruisseau boueux. Sa puissance de feu et sa vitesse étaient plusieurs fois supérieures aux siennes.

« UWAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !! » Geld avait mis en place une magie défensive, mais il avait été emporté avec ce cercle magique.

Le corps de Geld avait été envoyé dans un vol plané et s’était écrasé à l’entrée. Les supports du passage s’écrasaient sous l’impact et il fut enterré sous eux.

Les élèves qui regardaient de loin avaient perdu leur voix.

Je m’étais inquiété pour la santé de Geld en voyant à quel point la magie était puissante.

« … Est-ce qu’il va s’en sortir ? » demandai-je. Je m’étais retourné afin de chercher une réponse.

J’y avais trouvé Himekami Lizel qui avait l’air surprise.

Inconsciemment, j’avais dégluti face à sa beauté en la voyant de si près.

« … C’est incroyable. Dire que vous réussiriez vraiment ça, » déclara Himekami Lizel.

Hein ?

Par là… ne me dites pas que cette personne avait l’intention de me tuer !?

« J’avais prévu d’intervenir au cas où vous échoueriez, mais… ça change tout, » elle semblait lire mon expression et ajoutait ces mots avec le sourire. « Que vous soyez capable de produire autant de puissance avec votre première magie… pour être honnête, cela a surpassé mes attentes. Comme prévu d’un propriétaire d’un Arcana du Roi-Démon… non, ce n’est pas tout. »

Himekami Lizel me fixait d’un regard chaleureux.

C’était embarrassant. Inconsciemment, mes yeux s’étaient mis à flâner.

Je ne savais pas que ce serait si embarrassant d’être regardé fixement par une beauté transcendantale comme celle-ci !

« E-err. Himekami, Lizel-san ? Qui pourriez-vous bien être… ? » demandai-je.

« Je suis Himekami Lizel de la classe 2-A. Vous pouvez m’appeler Lizel. S’il vous plaît, traitez-moi bien, mon Roi-Démon, » déclara Himekami Lizel.

Étudiante de deuxième année… comme je le pensais, elle était en terminale — attends, Roi-démons !?

« Lizel-senpai… J’ai… beaucoup de choses à demander, mais, pour l’instant, merci…, » déclarai-je.

Hein ? Je voulais la remercier, mais ma vue était devenue floue…

Lizel-senpai avait souri affectueusement vers moi,

« Ne vous forcez pas. Reposez-vous bien, » déclara-t-elle.

Pour une raison quelconque, j’avais eu des vertiges. Était-ce parce que je regardais une beauté de si près ?

Il n’y avait pas moyen que ce soit le cas — je m’étais rétracté avant que ma conscience ne s’éteigne.

***

Partie 4

Au moment où je m’étais réveillé, je dormais sur un lit.

Ai-je été transporté à l’infirmerie… ?

« Je suis contente, on dirait que vous êtes revenu à vous. »

« Hein ? »

Quand j’avais regardé à côté de moi, il y avait le visage de Lizel-senpai.

« … Tsu !?? »

J’avais sursauté de surprise.

La couverture sur Lizel-senpai et mon corps avait été repoussée par mon mouvement.

« Yahn ♡ . » Lizel-senpai poussa un petit cri d’une jolie voix et couvrit ses seins de sa main.

Un corps nu sans un seul tissu le recouvrant était apparu de dessous la couverture.

Nue !?

« Je, je suis désolé — ! » m’exclamai-je.

Je m’étais étouffé et j’avais moi-même vérifié mon corps. Le haut de mon corps était nu, mais heureusement, je portais mon slip.

« C’est… c’est… c’est… qu’est-ce qui se passe ? » j’avais murmuré ma question.

Lizel-senpai sourit calmement en réponse. « Je faisais de la magie rituelle pour guérir… les Soins de l’Amour. »

Lizel-senpai était allongée sur le ventre, ses mains soutenant ses joues. La couverture ne cachait que de son derrière alors que la fissure était à moitié visible. Son dos blanc, complètement dénudé, était radieux.

En plus, il y avait la courbe dessinée par les gros seins qu’on aplatissait contre le lit et qu’on faisait sauter sur les côtés.

Lizel-senpai avait dû remarquer mon regard, mais elle n’avait même pas essayé de cacher son corps.

« Euh… rituel ? De la magie ? Soins de l’Amour ? » demandai-je.

« Vous vous êtes réveillé qu’en tant que candidat Roi-Démon. Vous n’avez plus de mana juste parce que vous avez utilisé de la magie simple. C’est pourquoi je vous guéris comme ça en partageant mon mana avec vous après que vous ayez utilisé la magie. Ainsi, votre mana peut récupérer immédiatement. C’est une capacité spéciale que seul l’Arcana des Amoureux que vous avez possède — une magie caractéristique, » déclara Lizel-senpai.

J’avais touché l’Arcana des Amoureux qui pendait à mon cou en tant que pendentif. Mon haut du corps ne portait rien, mais ce pendentif était encore là.

J’avais obtenu la connaissance de la magie de cet Arcana dans le combat d’avant.

De plus, le mana m’avait été versé par les seins de Lizel-senpai qui touchaient mon dos. C’était du moins ce que j’avais ressenti.

« Dites-moi, Lizel-senpai. Tout à l’heure, quand j’ai combattu Geld, de dos, il y avait —, » commençai-je.

« Oui. J’ai utilisé la magie des Soins de l’Amour pour vous envoyer du mana à travers mes seins, » répondit-elle avant même que je finisse ma question.

C’était embarrassant de se faire dire la vérité comme ça. C’était particulièrement gênant d’entendre le mot « sein » dans la bouche d’une fille.

« Est-ce la première fois que vous utilisez la magie, Yuuto ? » me demanda-t-elle.

« Oui, bien sûr que oui, » répondis-je.

« Fufu, donc vous n’étiez qu’un humain. C’est cool, d’une certaine façon, » déclara Lizel-senpai.

Lizel-senpai s’était alors assise en couvrant ses seins avec ses bras. J’avais vu ses cuisses rondes quand ses jambes étaient sorties de la couverture.

J’avais inconsciemment dégluti.

Lizel-senpai cachait sa poitrine d’une main pendant que son autre main se dirigeait vers ma poitrine.

« Ah… ! »

Sa main légèrement froide avait touché ma poitrine.

C’était vraiment doux. Donc la paume d’une femme était si douce.

« En ayant un tel contact cutané, mon mana est absorbé par les Soins de l’Amour pour vous guérir. Plus notre lien avec l’autre est profond, donc plus notre sentiment envers l’autre est fort, plus l’effet sera grand. Même s’il n’y a pas de relation intime entre les deux parties, un contact cutané sur des places spécifiques sera plus efficace. »

Je vois… donc c’est pour ça que Senpai pressait intentionnellement ses seins sur moi quand je combattais Geld. Cette situation en ce moment devait aussi me faire récupérer après avoir perdu connaissance.

« C’était aussi la première fois que je le faisais, » déclara-t-elle.

Lizel-senpai inclina légèrement la tête. Puis ses cheveux noirs brillants glissèrent en douceur au-dessus de sa peau blanche.

C’était certainement une aînée qui était un an… au-dessus de moi. Cependant, il était impensable pour une lycéenne d’être aussi charmante.

Indépendamment de mon intention, mes yeux avaient été volés par ce sex-appeal, mais j’avais remarqué que Senpai me fixait aussi. J’avais retiré mon regard d’elle et mes yeux avaient erré autour d’elle.

À l’intérieur de cette salle, outre le grand lit, il y avait aussi une table, des chaises, un canapé, une télévision, une armoire, un placard, et une commode. Tous les meubles étaient d’une splendide qualité. Cet endroit ressemblait à un hôtel de luxe. Cependant, quand j’avais regardé le mur, le plafond et la fenêtre, j’avais eu l’impression que quelque chose n’était pas à sa place.

« Où est cet endroit ? » demandai-je.

« C’est la salle d’attente de l’équipe des Amoureux — alias un palais. Elle est située au troisième étage de l’immeuble de l’école, » répondit-elle.

« … Attendez. Est-ce possible ? Est-on toujours à l’académie !? » demandai-je.

« En effet, c’est l’académie. Les candidats roi-démons ont leur propre salle de repos. Pardonnez-moi aussi, mais j’ai pris la liberté de décorer cette pièce arbitrairement, » déclara-t-elle.

J’avais regardé autour de la pièce une fois de plus. Elle appelait cette pièce une salle d’attente, mais sa taille était à peu près la même que celle d’une salle de classe normale. Même ce lit était très grand. De plus, il était équipé d’un auvent. C’était très agréable de dormir dedans.

Lizel-senpai m’avait tourné le dos et avait pris les sous-vêtements noirs qui étaient placés sur la table d’appoint.

Elle plaça un soutien-gorge noir sexy en me parlant. « Je vais lentement vous enseigner les détails dans l’ordre après cela. Pour que vous puissiez gagner la guerre du roi-démon qui décidera du prochain Roi-Démon. »

— La guerre du roi-démon ?

J’avais eu une mauvaise prémonition en entendant ces mots-clés inquiétants.

« D’une façon ou d’une autre… J’ai l’impression que ce ne sera pas un processus pacifique, » déclarai-je.

« Oui. C’est une bataille pour décider qui montera sur le trône du Roi-Démon. C’est une guerre, » répondit-elle.

« Haah !? Senpai, par là, voulez-vous dire que je vais devoir faire d’autres batailles comme celle de tout à l’heure !? » demandai-je.

Senpai avait mis ses mains sur son dos et avait accroché la sangle du soutien-gorge en place. Son mouvement était extrêmement envoûtant.

« Non, ce ne sera pas comme le combat précédent, » répondit-elle.

J’étais ravi d’entendre ça. Même si j’avais plus d’une vie, ce ne serait pas suffisant si je devais continuer à faire quelque chose comme ça.

« Ce ne sera pas un jeu d’enfant, mais une vraie bataille. Ce sera un véritable combat contre les démons les plus forts qui possèdent leurs propres Arcanas du Roi-Démon… chacun d’eux est un monstre inégalé en soi. Il n’y a aucune garantie que vous serez capable de garder votre vie, » déclara-t-elle.

C’est encore plus horrible !!

« N’y a-t-il pas un moyen plus pacifique de faire ça… comme une discussion, ou un vote… ? » demandai-je.

Lizel-senpai restait assise sur le lit en se penchant en avant. Puis elle s’était levée et avait remonté sa culotte.

Pendant un instant, j’avais eu l’impression de voir ses fesses.

Lizel-senpai se retourna afin de me regarder moi, dont l’esprit devenait vide. Elle m’avait souri afin de me rassurer. « Tout se passera bien. Vous ne vous battrez pas seul. »

« Hein ? »

Lizel-senpai fixa son porte-jarretelles autour de sa taille et posa son pied droit sur le canapé avant de commencer à placer son bas noir.

« Un candidat Roi-Démon peut avoir des partisans qui sont appelés Carte. Par exemple, comme ce Geld, » déclara-t-elle.

Maintenant qu’elle en parle.

« Geld… ce type est une carte de ce candidat Roi-Démon appelé Aspite, l’Arcana du Monde — il est comme son serviteur, n’est-ce pas ? » demandai-je.

Si je me souviens bien, la personne elle-même a aussi dit quelque chose comme ça.

« C’est vrai. C’est pourquoi j’ai une requête, » annonça-t-elle.

« Une requête ? » demandai-je en retour.

« Je veux que vous fassiez de moi votre carte, » demanda-t-elle.

Senpai ? Devenir ma carte ?

Non, non, j’étais juste un amateur qui était un humain normal jusqu’à la semaine dernière. En revanche, Lizel-senpai était une personne très puissante. Il avait été dit qu’elle avait été choisir pour être la reine du Monde. Quelqu’un comme moi ne lui convenait pas.

« Mais, ce genre de chose… normalement, le maître ne devrait-il pas être le plus fort dans l’équation ? » demandai-je.

« Oui. Vous avez raison, » répondit-elle.

« Alors —, » commençai-je.

« Parce que vous deviendrez fort, » répondit Lizel-senpai avec désinvolture. « Je vous entraînerai afin d’obtenir plus que quiconque une force digne d’un Roi-Démon. »

J’étais abasourdi. « Vous voulez dire… Je deviendrai le disciple de Senpai ? »

« Non, vous serez toujours mon maître. Je veux devenir votre carte, Yuuto, votre atout. Je veux servir Yuuto et devenir une force qui vous pousse à devenir le Roi-Démon. Vous former en fait aussi partit, » Lizel-senpai avait relié le bas avec le porte-jarretelles.

C’était la fin d’un spectacle de lingerie sexy. Cependant, en ce moment, je n’avais pas le sang-froid nécessaire pour profiter de la beauté et de la provocation de ce corps devant mes yeux.

« Non non non non non ! Im-Impossible ! Même avant ça, je serais déjà mort à cette heure-ci sans l’aide de Senpai, vous savez !? » m’écriai-je.

Ce serait mauvais pour moi de rester plus longtemps ici.

Ce serait décevant pour papa et maman, mais j’abandonnerais cet Arcana et retournerais à mon ancienne vie ordinaire.

J’étais descendu du lit.

« Je suis reconnaissant pour l’offre de Senpai, mais je ne suis qu’un amateur…, » commençai-je.

Hein ? Où est mon uniforme ?

« Oui, vous êtes un amateur. Vous n’avez aucune connaissance ou aucun mana. Jusqu’à ce matin, en fait, » déclara Lizel-senpai.

Lizel-senpai se tenait devant moi et me fixait d’un regard sérieux.

« Mais, vous avez entrevu la profondeur de la magie et un fragment du monde des démons. Il n’y a plus de retour en arrière pour vous, » déclara-t-elle.

« Senpai… Comment pouvez-vous me faire confiance à ce point ? » demandai-je.

« Vous avez entendu la voix de l’Arcana, » déclara-t-elle.

« C’est parce que je suis un candidat Roi-Démon —, » répondis-je.

Senpai secoua la tête à gauche et à droite. « Même un candidat Roi-Démon n’entend normalement pas la voix de l’Arcana. Vous êtes aimé par l’Arcana. C’est l’une des raisons. »

Une des raisons… y a-t-il d’autres raisons ?

« En outre, même si les Arcanas peuvent enseigner la magie, cela dépendra de la personne elle-même pour être capable de la comprendre et de l’utiliser immédiatement. Yuuto, vous avez pu utiliser Barricade et Figa sans problème même si vous veniez de les apprendre. En d’autres termes, vous avez le talent pour cela. En plus…, » déclara Lizel-senpai.

Les joues de Lizel-senpai rougirent légèrement. Son attitude confiante et pleine de sang-froid jusqu’à présent s’était soudain transformée en un peu de timidité avec ce qu’elle lui avait dit ensuite.

« C’est… l’affinité de nos corps semble aussi bien correspondre. »

J’avais l’impression d’avoir le cœur brisé.

Cela m’avait donné envie de m’interroger sur le fait que c’était peut-être aussi de la magie.

Je pensais que je ferais tout ce qu’elle me demanderait si c’était maintenant.

« Lizel-senpai… Je suis —, » commençai-je.

Soudain, la porte s’ouvrit avec un bruit important.

***

Partie 5

« Senpaaaai ! Avez-vous “snip snap” finie ? »

« Pardonnez-nous, pardonnez-nous… desu desu. »

Deux étudiantes étaient entrées dans la salle d’attente.

 

 

Lizel-senpai soupira d’ennui en voyant les deux autres filles.

« Miyabi, Reina, je vous ai dit que c’est moi qui lui parlerai, » déclara Lizel-senpai.

« Hahaaaa, parce qu’on ne peut plus attendre, alors “bam” nous voilà. Hehehehehe. »

Celle qui avait dit cela était la fille aux cheveux blonds avec des queues jumelles. Elle portait son uniforme de façon totalement décontractée, avec élégance, et cela montrait beaucoup de peau. Elle portait aussi des accessoires et du maquillage voyants.

C’était une très belle fille.

« Je suis Yuugaoze Miyabi — ! Je suis de la classe 1-D, une fille. Ravie de te rencontrer ! » déclara-t-elle.

Son sourire éclatant était éblouissant. Il en allait de même pour la vallée de ses seins que l’on pouvait apercevoir au milieu de sa chemise.

Que dois-je dire ici ? C’était une personne énergique avec des seins qui semblaient faire sauter les boutons de sa chemise. Si c’était la taille de la poitrine, elle pourrait surpasser Lizel-senpai.

L’autre fille était au contraire tout l’inverse.

Elle était petite et la courbe de son corps était aussi modeste. C’était probablement une élève du collège.

« Euh, euh, euh, le nom de Reina est Koiwai Reina. Reina est étudiante de deuxième année au collège… e-err ~, Reina est une personne incompétente, mais, s’il vous plaît prendre soin de nous, desu desu, » déclara-t-elle.

La fille aux longs cheveux argentés s’inclina profondément.

Quant à cette fille, elle était adorable comme un petit animal. Elle était déjà à bout de nerfs à cause de ses salutations et de son jeu d’acteur tout agité.

D’un autre côté, Yuugaoze n’était pas timide du tout. Elle avait rapproché son visage du mien et avait beaucoup souri.

« — Alors, Yuuto ? Vas-tu faire le rituel pour nous recruter formellement comme tes cartes ? Faisons-le vite, snip snip snip. »

Cette personne, elle utilisait beaucoup d’effets sonores en parlant depuis tout à l’heure…

« Euh… le rituel de carte que vous avez dit, Yuugaoze-san ? » demandai-je.

Puis Miyabi avait fait la moue.

« Trop raide ! Comme un jouet qui fait “clack clack clack”. Tu peux m’appeler Miyabi, Mi — ya — bi ! »

Elle avait cligné de l’œil et avait fait un signe de paix devant son visage. Certes, elle m’appelait déjà Yuuto, même si c’est la première fois que nous nous rencontrons, alors je suppose que je pourrais aussi l’appeler Miyabi.

« Compris, Miyabi. Mais avant de faire de quelqu’un ma carte, je ne sais toujours rien de la guerre du Roi-Démon, alors…, » commençai-je.

« Eh !? Hey, Senpai, n’en as-tu toujours pas parlé avec Yuuto ? » demanda Miyabi.

Miyabi avait l’air insatisfaite. Lizel-senpai croisa les bras et soupira.

« Nous ferions déjà le contrat formel à cette heure-ci si vous ne vous étiez pas précipitées ici, » répliqua Lizel-senpai.

Reina secoua et trembla, puis elle inclina la tête et elle déclara « Je suis désolée » à plusieurs reprises.

Mais Miyabi n’avait montré aucun remords et avait rapproché son visage du mien.

« Eh bien, ça n’a pas d’importance. Hé, Yuuto. Tu as entendu parler du fait que les candidats roi-démons ont des cartes, n’est-ce pas ? Nous sommes une très bonne affaire, tu sais ! Tu peux nous appeler des produits de haute qualité ! Maintenant, décide-le déjà avec un bang ! » déclara Miyabi.

« Attendez une seconde, s’il vous plaît. Parce que ce que vous me demandez, c’est que tout le monde devienne mes subordonnées, n’est-ce pas ? » demandai-je.

« Ouaip. Eh bien, plutôt que de nous appeler des subordonnés… nous serons plus comme des serviteurs ou des forces de combat… “ah”, » répondit Miyabi.

Miyabi souriait largement alors qu’elle poussa ses seins vers le haut avec ses mains et se tordit la taille.

« Ou comme des esclaves ? Si tu fais de moi ta carte, tu peux faire de moi ce que tu veux, » déclara Miyabi.

— Peu importe, je l’aime bien !? Elle a dit quoi !?

« Miyabi ! » Lizel-senpai avait appelé Miyabi par son prénom.

« Parce que c’est vrai, n’est-ce pas ? Une carte va offrir leur corps et leur cœur à leur maître, et c’est d’autant plus vrai pour l’Arcana des Amoureux, » déclara Miyabi.

« Oui, mais sois un peu plus délicate dans la façon dont tu le dis. Ce n’est pas raffiné, » déclara Lizel-senpai.

« Bon sang, Senpai est trop sérieuse, zut ! » Elle avait regardé de côté et avait sorti sa langue.

Cependant, il semblait que Lizel-senpai avait aussi anticipé cela.

« Miyabi ? Il y a quelque chose que tu veux me dire ? » demanda Lizel-senpai.

« Nooope. Je pense juste que ce sera plus rapide d’utiliser notre charme. Aucun garçon ne pourra résister si on le pousse comme ça, c’est tout, » déclara Miyabi.

« On ne te fera pas confiance si tu agis comme ça. En plus, Yuuto est différent des autres hommes, » déclara Lizel-senpai.

Miyabi s’était tournée vers moi, puis elle avait déboutonné encore plus les boutons de sa chemise qui montrait déjà dès le début son décolleté. Elle avait ouvert son col et ses seins étaient sortis de leur contention. Le décolleté et les bosses de ses seins qui étaient pressés l’un sur l’autre étaient encore plus exposés. Son soutien-gorge rose était maintenant visible.

« Il n’y a rien de tel, tu sais ? Parce que c’est un garçon. Bien sûr qu’il veut faire un truc obscène avec une fille, n’est-ce pas ? » déclara Miyabi.

Elle m’avait jeté un regard vers le haut avec une expression dévergondée.

Mon cœur avait failli céder sous l’attaque. Cependant — .

« Non… s’il vous plaît, laissez-moi y réfléchir un moment, » déclarai-je.

« Hein ? »

« Je ne sais toujours rien de cette académie et de la Guerre du Roi-Démon. Si je fais de vous trois mes cartes, alors peut-être que ça affectera votre vie ou votre destin à partir de maintenant, n’est-ce pas ? Dans ce cas, ce n’est pas quelque chose que je devrais accepter sans réfléchir comme ça, » déclarai-je.

« … »

Le sourire frivole avait disparu de l’expression de Miyabi.

Peut-être qu’elle se sent découragée par moi ? J’avais quand même continué en pensant cela.

« Mais, pour que vous insistiez pour devenir ma carte comme ça, alors peut-être que moi aussi j’ai un certain potentiel en moi. C’est pourquoi je veux d’abord en savoir plus sur cette académie et sur l’affaire du Roi-Démon. Je veux y réfléchir attentivement, avant de donner ma réponse. Ça ne vous dérange-t-il pas ? » demandai-je.

Miyabi me regarda fixement avec calme. « Hmph… c’est certain, il pourrait être différent des autres hommes. »

C’était mystérieux. Même si l’apparence de Miyabi n’avait pas changé, son atmosphère changea pour sembler plus intellectuelle.

Il y avait un soupçon de noblesse et même d’élégance qui venait d’elle.

Était-ce le vrai visage de Miyabi ?

Mais l’instant d’après, elle m’avait montré un sourire qui m’avait semblé irréfléchi une fois de plus.

« Bon, dans ce cas, on ne peut pas faire autrement. Alors, je considérerai cela comme une période pour lancer mon appel pendant un certain temps ♡, » déclara Miyabi.

Quand j’avais déplacé mon regard vers Reina après ça.

« Reina aussi, Reina aussi attendra que Yuuto-san ait pris sa décision. Mais n’hésitez pas à faire confiance à Reina avant même cela. Après tout, Reina est l’alliée de Yuuto-san ! » Elle avait dit cela avec un sourire angélique. C’était étrange de comparer un démon à un ange. « Euh, v-vraiment, si Yuuto-san a besoin de quoi que ce soit, dites-le à Reina, peu importe ce que c’est. Êtes-vous fatigué ? Avez-vous peut-être faim ? Ah… et si Reina montrait l’académie à Yuuto-san ? »

« Reina, tu es au collège, c’est ça ? » La réplique calme de Lizel-senpai fit baisser les épaules de Reina dans l’abattement.

« … Desu desu desu, » murmura Reina.

Lizel-senpai avait soudain laissé la tension quitter ses épaules et…

« Alors, faisons le contrat formel quand vous serez décidé à faire de nous vos cartes. D’ici là, nous vous donnerons beaucoup de cours, » déclara Lizel-senpai.

« Oui, merci beaucoup… Il y a aussi une chose que je voudrais vous demander, » déclarai-je.

« Qu’est-ce que ça pourrait être ? » demanda Lizel-senpai.

« Tout à l’heure, Lizel-senpai, vous avez dit que j’avais du talent, mais… Lizel-senpai, vous semblez être quelqu’un qui pourrait être populaire, et il y a aussi d’autres candidats roi-démons… alors, pourquoi choisir un simple humain comme moi ? » demandai-je.

Lizel-senpai croisa les bras et me fixa d’un regard aimable.

« Nos ancêtres ont servi l’Arcana des Amoureux pendant des générations jusqu’à maintenant, » déclara-t-elle.

Ah, je vois. Ils étaient donc comme des samouraïs qui ont servi un seigneur féodal pendant des générations… c’est pourquoi — .

« Mais ce n’est pas tout. C’est aussi mon propre désir, » continua Lizel-senpai.

« Hein ? »

Senpai avait fait un pas, puis un deuxième pas vers moi.

« J’ai appris quelque chose de la conversation de ce matin. Vous avez un cœur fort qui ne cède pas, peu importe la puissance de l’adversaire, et aussi un cœur qui continuera à résister, même contre un adversaire contre qui vous n’êtes pas de taille, » déclara Lizel-senpai.

« C’est juste… que je suis imprudent, » déclarai-je.

« Vous avez aussi un cœur qui aime la justice. Vous êtes quelqu’un qui peut se fâcher et se battre pour le bien des autres. C’est vraiment dur de trouver ce genre de candidat Roi-Démon, » déclara Lizel-senpai.

Son visage était proche. Mais ses seins étaient encore plus près que ça.

« Haha… n’est-ce pas un défaut pour le Roi-Démon ? » demandai-je.

« Non. Je n’aime pas un monde dirigé en n’utilisant que la peur et la violence. Je refuse de vivre dans un monde qui n’a que le sens de la valeur et le désir d’une seule personne qui lui est imposé, » déclara Lizel-senpai.

« Senpai… »

Ses yeux étaient sérieux.

« Certes, la peur et la violence sont nécessaires. Mais ce n’est pas bon de ne compter que sur ces choses-là. L’amour pour les autres doit aussi être là. C’est pourquoi le prochain Roi-Démon… cela doit être vous, Yuuto, » déclara Lizel-senpai.

Ses seins grandement gonflés avaient d’abord touché ma poitrine.

« L’Arcana des Amoureux est en votre possession… c’est le seul Roi-Démon qui possède le pouvoir de l’amour, » déclara Lizel-senpai.

Roi-Démon de l’amour ?

Reina avait levé la main pour pouvoir parler. « Le sens de l’Arcana des Amoureux est la connexion entre les gens… c’est le lien, desu desu. Aussi — . »

Miyabi interrompit et continua après les paroles de Reina. « Passion et choix n’est-ce pas ? Il y a aussi… »

Elle avait jeté un coup d’œil vers Lizel.

« La rencontre du destin. Et puis espérer vers l’avenir. »

— L’espoir, vers l’avenir.

« Je l’ai dit aussi tout à l’heure, nous ne pouvons pas accepter une décision qui n’utilise que la violence et la peur. Nous voulons servir un roi qui nous permettra d’espérer un avenir où le monde sera gouverné par le pouvoir de l’amour. »

« Senpai… »

Ma Senpai diabolique m’avait murmuré avec un sourire angélique. « Cette rencontre, c’est le destin… c’est ce que je crois. »

***

Chapitre 2 : Cours de magie pour la première fois

Partie 1

Lors de mon premier jour de transfert, je m’étais évanoui avant de pouvoir entrer dans le bâtiment de l’école. Après cela, j’avais reçu des soins érotiques de Lizel-senpai et d’autres dans la salle d’attente du candidat Roi-Démon — alias le Palais, avant de rentrer à la maison.

Si je regardais seulement le résultat, je faisais l’école buissonnière dès le premier jour d’école.

Et puis au deuxième jour.

« Yuu-kun. Comment est l’Académie Ginsei ? Crois-tu que tu peux rester là-bas ? » Maman m’avait demandé à la table du petit déjeuner avec un sourire joyeux. La culpabilité s’était accrue en moi.

« O-Ouais. Eh bien, d’une façon ou d’une autre… »

Papa avait levé le visage de sa tablette après que j’ai répondu avec hésitation.

« Y a-t-il un problème ? » demanda mon père.

« Non, ce n’est pas du tout ça, » répondis-je.

« Vraiment ? Alors c’est bien, mais… Papa était tellement inquiet pour toi hier que je n’ai pu gagner que dix victoires consécutives dans mon jeu de combat, » répondit-il.

« Il n’y a pas de problème si tu peux en gagner autant. »

Mes parents étaient des amateurs de jeux. On pourrait même les appeler des joueurs. Si je devais en dire plus, ils étaient aussi des Otakus. Ils vérifiaient toujours les nouveaux animes, et ils n’étaient jamais absents du marché de la bande dessinée d’été et d’hiver.

Tous deux avaient déjà une quarantaine d’années, mais leur pensée était relativement jeune par rapport à celle des autres parents. C’était peut-être pour cela. De plus, leur apparence était plus jeune que leur âge ne le laissait supposer. Ils avaient l’air d’avoir une trentaine d’années, et si vous ne regardiez pas de près, ils pourraient même avoir l’air d’en avoir une vingtaine.

Selon maman, c’est grâce aux bagues qu’ils avaient reçu comme récompense des démons. Et il semblait certainement que les bagues avaient l’effet de faire paraître les gens plus jeunes qu’ils ne l’étaient.

« T’es-tu fait des amis ? » Cette jeune femme, non, ma mère m’avait demandé avec un regard un peu inquiet.

Le visage de Lizel-senpai, Miyabi et Reina était immédiatement apparu dans mon esprit.

J’étais un peu perplexe quant à savoir s’il était correct de les appeler amies, mais mentir serait mieux que l’alternative ici. Je voulais rassurer ma mère.

« Oui. Je pense qu’il y a trois personnes avec qui je m’entends particulièrement bien. Ils m’ont été d’une grande aide hier, » répondis-je.

« Je vois. C’est super ~, » Ma mère avait souri en affichant un grand soulagement venant du fond de son cœur.

« En effet. Dire que notre enfant finira à l’Académie Ginsei… l’Académie du Roi-Démon, » mon père marmonna avec émotion. Ça m’avait fait sourire avec ironie.

« Reparles-tu de ça, papa ? » demandai-je.

« Les enfants des nobles, qui plus est, seuls les plus capables… seule une super élite comme celle-là peut y entrer. Cet endroit était au-delà de notre famille, » déclara mon père.

Cela signifie que Lizel-senpai, Miyabi et Reina étaient aussi des dames de bonne famille. Mais Miyabi ne ressemblait pas à ça d’un coup d’œil.

« C’est pourquoi papa sera déjà satisfait si tu peux juste passer des jours amusants à l’académie. Certes, c’est une affaire joyeuse qu’un Arcana du Roi-Démon ait pris goût à toi, mais tu n’as pas besoin de te forcer à devenir le Roi-Démon à cause de cela, » déclara mon père.

« Exactement, Yuu-kun ! Tu ne dois absolument rien faire de dangereux ! » déclara ma mère.

Ils connaissaient tous les deux le monde des démons, donc naturellement ils connaissaient aussi la guerre du Roi-Démon pour décider du prochain Roi-Démon. C’est pour ça qu’ils s’inquiétaient pour moi.

Je leur avais dit que j’avais compris et que j’avais fini mon petit déjeuner. Puis j’étais sorti de la maison pour aller à l’académie du Roi-Démon.

Et quand j’avais tourné au coin de la rue, j’avais vu qu’une voiture inconnue était garée là.

C’était une très grosse voiture noire. Serait-ce une Rolls-Royce ? C’était rare de voir quelque chose comme ça dans cette zone — mais la fenêtre s’était ouverte et le visage d’une belle fille aux cheveux noirs s’était penché de ça.

« Bonjour, Yuuto. »

« Lizel-senpai !? » m’exclamai-je.

Qu’est-ce qu’elle fait là ? avais-je alors pensé.

« Je suis venue vous chercher. Je vous emmène jusqu’à l’académie, » déclara Lizel-senpai.

Non, car je suis gêné de l’accepter, j’avais pensé à ce genre de mots pour décliner, mais pendant que je faisais ça, le chauffeur qui était habillé comme un majordome m’avait poussé le dos pour me faire m’asseoir sur le siège arrière. La voiture avait ensuite roulé silencieusement après que le conducteur se soit assis sur son siège.

« Je suis désolé, Senpai. Êtes-vous venue ici exprès pour venir me chercher ? » demandai-je.

« Oui. Parce qu’il y a aussi la possibilité que vous vous fassiez attaquer sur le chemin de l’académie, Yuuto. Je pensais qu’un garde du corps vous accompagnerait, mais j’ai pensé que ce serait plus rapide pour moi de vous emmener personnellement à l’académie avec ma voiture, » déclara Lizel-senpai.

« Quelque chose comme ça est-il possible ? Me faire attaquer…, » demandai-je.

« Vous en avez déjà fait l’expérience, n’est-ce pas ? » demanda Lizel-senpai.

Certainement. Je me souvenais comment Geld s’était soudainement battu avec moi hier.

« Ne vous inquiétez pas. Je ne laisserai personne vous faire quoi que ce soit, » déclara Lizel-senpai.

« Ce n’est pas très cool d’être protégé par une fille comme ça…, » murmurai-je.

Lizel-senpai secoua la tête.

« C’est naturel parce que vous venez juste de commencer à apprendre la magie. Mais vous serez bientôt fort. Si fort que vous me surpasserez tout de suite, » déclara Lizel-senpai.

« … C’est trop abrupt pour que je le croie, » répondis-je.

« Il n’y a aucun doute là-dessus si vous pouvez entendre la voix de l’Arcana, » déclara Lizel-senpai.

« Hein ? Hmm, eh bien… l’Arcana m’a aussi réveillé ce matin donc j’ai certainement entendu sa voix, » répondis-je.

Les yeux de Lizel-senpai s’ouvrirent en grand alors qu’elle était en état de choc. C’était la première fois que je voyais cette personne choquée, mais ses yeux largement ouverts étaient jolis comme des gemmes bleues. Mon attention avait été attirée par cela.

« Yuuto, utilisez-vous votre Arcana comme réveil ? » demanda Lizel-senpai.

« Ce n’est pas comme si je lui avais demandé de le faire. Il m’a réveillé de lui-même, » répondis-je.

Cette fois, Senpai s’était raidie avec la bouche légèrement ouverte. Cette expression était particulièrement adorable.

J’avais réalisé que c’était quelqu’un qui possédait beaucoup d’expressions.

« Je suis stupéfaite… l’Arcana vous aime vraiment, » déclara Lizel-senpai.

« Ha ? »

Quoi ? Pourquoi soupirez-vous comme ça ? Étonnée, elle avait dit… voulait-elle dire qu’elle n’avait plus de patience avec moi ?

« Euh, Senpai ? Ai-je fait quelque chose qui vous ait déplu ? » demandai-je,

« Je voulais dire que vous m’impressionnez, » déclara Lizel-senpai.

« C’est bien si c’est le cas…, » déclarai-je.

« … Dois-je venir vous réveiller à partir de demain ? » Senpai murmurait quelque chose, mais je ne l’entendais pas clairement.

La voiture était arrivée à l’académie pendant que j’observais l’état de Senpai.

Senpai n’avait montré aucun signe de vouloir sortir même après l’arrêt de la voiture, alors j’étais perplexe quant à savoir si quelque chose n’allait pas. Mais le chauffeur était descendu et avait ouvert la porte. Je vois, pour qu’elle n’ouvre pas la porte de la voiture toute seule. Comme je m’y attendais de la part d’une noble dame.

Chaque mouvement qu’elle fit en sortant de la voiture était élégant. Je marchais côte à côte avec Senpai en murmurant. « Comme je le pensais, Senpai est vraiment une dame d’une bonne maison. »

« Je m’interroge à ce sujet. Bien qu’il soit vrai que je suis plus ou moins noble, » répondit Lizel-senpai.

« Je n’ai aucun doute que Senpai soit une noble, » déclarai-je.

« Bien que, c’était mon ancêtre qui était génial. Je n’ai moi-même rien fait qui soit digne de mention, » répondit Lizel-senpai.

Cependant, les autres étudiants nous ouvraient un chemin et nous regardaient avec crainte. De là, j’avais eu le sentiment que Lizel-senpai était une existence qui inspirait la crainte aux autres étudiants.

Quand j’avais dit franchement ce que j’avais en tête, Senpai m’avait regardé.

« D’ici peu, Yuuto, vous serez encore plus craint que moi, » répondit-elle.

Encore cette blague.

J’avais légèrement ri en pensant à cela à l’intérieur de mon cœur.

Nous avions changé de chaussures à l’entrée et nous nous étions dirigés vers la salle de classe par le couloir, mais la réaction des élèves était restée la même.

« Alors, c’est ici que nous nous séparons, » déclara Lizel-senpai.

Senpai s’arrêta de marcher devant une salle de classe, la 1-D.

« Je vous remercie beaucoup. Je serai correct ici tout seul, » déclarai-je.

« Non, vous ne pouvez pas être seul, même ici. Quelqu’un vous accompagnera, » déclara Lizel-senpai.

« Hein ? Mais Senpai, vous êtes une étudiante de deuxième année, n’est-ce pas ? » demandai-je.

« Le prochain garde du corps prendra la relève, » annonça Lizel-senpai.

… Le prochain garde du corps ? demandai-je.

« Bonnnnn matinnnn ! Yuutoooo ! »

Mon bras avait été pris en sandwich entre les seins qui avait surgi de la classe.

« Quoi !? Mi-Miyabi !? » m’exclamai-je.

C’était la fille que j’avais rencontrée au palais hier, Yuugaoze Miyabi.

Aujourd’hui, elle portait aussi son uniforme de façon décontractée, avec beaucoup de peau exposée. Le décolleté de sa poitrine était visible. Ces seins changeaient de forme en me faisant un sandwich au bras.

« On est dans la même classe à partir d’aujourd’hui. Prends soin de cette fille, okay ! » s’exclama Miyabi.

« Alors, Miyabi, je te laisse Yuuto entre tes mains, » déclara Lizel-senpai.

« Hehehehe, bien sûr », répondit Miyabi.

« … Et aussi, évite de te coller de près comme ça, sans raison, » déclara Lizel-senpai.

« Cela a du sens, tu sais ? Je vais augmenter notre niveau de positivité “whoom whoom whoom” comme ça pour qu’il me prenne comme sa carte, » déclara Miyabi.

Lizel-senpai s’était massé le front comme si elle avait mal à la tête.

« N’utilise pas ce genre de méthode, mais fait de ton mieux pour obtenir sa confiance, » déclara Lizel-senpai.

« D’accccccord, » Miyabi lui avait répondu par l’affirmative, mais il n’y avait aucun signe qu’elle me lâcherait bientôt le bras.

Senpai soupira de résignation et partit. Elle avait l’air d’avoir du pain sur la planche. J’avais eu pitié d’elle.

« Ehehehee, » ria Miyabi.

Quant à cette fille, elle avait l’air de n’avoir aucun souci en voyant son sourire insouciant.

***

Partie 2

Elle avait tiré mon bras dans la classe. La salle de classe qui était remplie de bavardages jusque-là s’était soudainement tue.

… Hein ?

J’avais l’impression que le regard de tout le monde était rivé sur moi, non ?

Les regards qui se jetaient sur moi étaient remplis d’ennui, de mépris ou même d’hostilité.

« Dis-moi, Miyabi, » commençai-je.

« Hm, quoi ? » demanda Miyabi.

J’avais baissé la voix. « Comme je le pensais… Tout le monde me déteste parce que je suis un humain ? »

« Aaaa, peut-être, » répondit Miyabi.

Je m’étais senti un peu blessé après qu’elle le confirme si facilement !

Mais Miyabi m’avait consolé d’un sourire qui ne contenait rien de sombre. « Mais il n’est pas nécessaire d’y prêter la moindre attention. »

« Miyabi… »

C’était mystérieux. Quand j’avais regardé le sourire éclatant de Miyabi, ça m’avait aussi remonté le moral. Son expression innocente, sans aucun souci, avait été un salut pour moi en ce moment. J’étais content que Miyabi soit dans la même classe que moi.

« Yuuto, tu as juste besoin de montrer un peu de force pour ce genre de chose ! Fais-le avec un bang, boom, et bam ! » déclara Miyabi.

« Je ne comprends pas vraiment quand tu parles avec un tel effet sonore, mais… prenons une voie un peu plus paisible, » répondis-je.

La porte de la salle de classe avait été ouverte à ce moment-là et une femme en costume qui semblait être l’enseignante était entrée. C’était une très belle femme qui portait des lunettes et qui avait ses cheveux attachés.

« Tout le monde, retournez à votre place…, » déclara-t-elle.

Elle avait froncé les sourcils dès qu’elle avait rencontré mon regard.

« Ah… Maintenant que j’y pense, il y a un étudiant transféré ici, » déclara l’enseignante.

J’avais l’impression que même l’enseignante ne m’accueillait pas bien.

À côté de moi, Miyabi me murmura discrètement à l’oreille. « C’est Nagasawa-sensei, notre professeure principale. C’est une enseignante vraiment têtue, alors vas-y avec une gifle ! Fais-le avec “babooom” ! »

« Je te le dis, je ne comprends pas ce que tu dis. Eh bien, pour l’instant, faisons-le à l’amiable…, » déclarai-je.

« Vous aussi, Yuugaoze-san ! Retournez vite à votre place, » déclara Nagasawa-sensei.

Miyabi répondit « Oui » et elle se rendit à sa place tout en souriant.

Attends, et moi ?

J’étais seul au milieu de la classe. Cependant, Nagasawa-sensei n’avait pas l’air du tout de me prêter attention. J’avais levé la main maladroitement, impuissant.

« Excusez-moi, sensei ? » déclarai-je.

Puis la maîtresse plissa les sourcils et me regarda fixement. « Notre Académie Ginsei est fière de sa tradition et de sa position… des générations de roi-démons ont émergé de notre académie alors elle s’appelle l’Académie du Roi-Démon. Dire qu’il faut accepter un simple humain qui n’est même pas un démon de bas rang… »

L’intérieur de la classe devint bruyant d’un seul coup.

« Impossible… pour que cette rumeur soit vraiment vraie ? »

« Mais c’est toujours un candidat Roi-Démon, n’est-ce pas ? »

« C’est manifestement une erreur. »

« Mais j’ai entendu des gens dire qu’il avait tabassé Geld hier. »

« Idiot, c’est évidemment Lizel-senpai qui l’a fait. »

De tels chuchotements pouvaient être entendus d’ici et d’ailleurs.

Je devrais endurer ici. De leur point de vue, j’étais évidemment un objet étranger. Il était tout à fait naturel que le rejet se produise. Je ne pouvais que prendre mon temps pour qu’ils me comprennent.

« Euh, sensei. Où dois-je m’asseoir ? » demandai-je.

Puis la maîtresse claqua la langue.

« L’humain peut juste supporter ça… un morveux impertinent. »

La prof avait claqué des doigts.

Puis la craie s’était déplacée toute seule et avait commencé à écrire une formule magique sur le tableau noir d’affilée.

Génial. C’était comme une magie. Ou plutôt, c’était une véritable magie.

« Résolvez cette formule magique. Si vous pouvez le faire, je vous laisserai vous asseoir, » déclara Nagasawa-sensei.

Qu’est-ce que c’est ?

La formule était vraiment compliquée. Je n’en comprenais pas le sens.

Il y avait aussi une partie qui était similaire à la formule magique que j’avais apprise hier, mais je n’arrivais pas à en comprendre le sens. Cela semblait être une formule magique très avancée.

Il y avait des rires de l’entourage qui me voyaient regarder le tableau noir d’un air éblouissant.

« Regardez ça, il est confus. »

« Fufufu, la professeure est aussi méchante. »

« Pour commencer, il n’y a aucun moyen qu’un humain puisse comprendre la formule magique même si c’est la plus facile. »

… D’après leur conversation, il semble que ce problème était de nature malsaine. C’était une question difficile à résoudre.

Il n’y avait aucune chance qu’un nouvel étudiant comme moi puisse résoudre quelque chose comme ça.

« Pas d’autre moyen… » J’avais touché l’Arcana des Amoureux sur ma poitrine.

— Je compte sur vous. Je veux comprendre le sens de cette formule.

{Analyse… il est possible que la formule ne soit pas complète et cela soit une tromperie. Démarrage du processus pour achever la formule.}

Après un moment de décalage dans le temps, une grande quantité d’informations était parvenue dans la tête. Et puis des sueurs froides avaient coulé sur ma joue quand j’avais réalisé le but de cette formule magique.

« Ce truc… c’est de la folie, » déclarai-je.

L’enseignante avait fait un sourire sadique qui me regardait de haut. « Fou ? Qu’est-ce que c’est ? Vous ne comprenez pas cette formule ? Alors — . »

« Sensei, pourquoi écrivez-vous quelque chose d’aussi dangereux en public ? » demandai-je.

« Hein ? » L’expression de l’enseignante s’était raidie.

« Certes, cette formule est incomplète. Mais, si vous ajoutez l’élément Vent à la deuxième section et appliquez la Nidification à la huitième section puis en la bouclant avec la dixième section avant de l’envoyer pour passer par Ketel et Kesedo —, » déclarai-je.

« A-attendez ! Vous comprenez ce qu’est cette formule !? » demanda l’enseignante.

« Oui. C’est une formule pour détruire le monde, » répondis-je.

« Qu… »

Une agitation avait couru à travers la salle de classe.

« Je sais qu’elle est incomplète, et même si elle était terminée, elle aurait besoin d’une immense quantité de mana pour fonctionner, donc ce n’est pas vraiment pratique. Cette formule semble être une expérience intellectuelle, même s’il y a encore une possibilité qu’elle puisse être utilisée à mauvais escient, » déclarai-je.

« Arrêtez de parler !! » L’enseignante m’avait crié dessus avec un visage rouge vif. « C’est une formule magique non résolue, vous savez !? Beaucoup d’érudits de génie en magie l’ont étudié pendant de nombreuses années, mais il n’y a toujours personne qui l’a résolu ! Si quelqu’un est capable de résoudre cette formule, il recevra une récompense — non, une médaille dans le domaine de la technologie du monde démonique. Si vous ne parlez pas avec désinvolture… »

Le teint de l’enseignante avait rapidement pâli lorsqu’elle avait regardé la formule magique.

« Non… c’est ça. Je suis certaine. Si l’élément vent est ajouté à la deuxième section… non, quelque chose comme ceci est juste…, » balbutia l’enseignante.

L’enseignante était revenue à la raison et avait saisi l’éponge pour effacer du tableau noir de sa propre main et ainsi, elle avait effacé la formule magique.

« Tout le monde ! Oubliez tout ce que vous venez de voir et d’entendre ! Oubliez tout ça !! » s’écria l’enseignante.

J’avais ajouté afin de rassurer l’enseignante. « Ce n’est pas grave. Il y a encore 22 autres pièces à corriger. Je crois qu’il est impossible de résoudre cette formule avec seulement ce que je viens de mentionner. Mais, il vaudrait mieux que Sensei ne montre pas une telle chose aussi ouvertement la prochaine fois. »

« … — !? »

L’enseignante me fixa d’un regard effrayé.

« Au fait… à propos de mon siège —, » demandai-je.

« Ne vous laissez pas avoir ! » Soudain, un élève s’était levé. « Ce type n’est qu’un humain ! Il n’y a aucune chance qu’il puisse comprendre une formule magique ! Il ne dit que des conneries après avoir vu que la question qu’on lui pose porte sur une formule magique incomplète ! »

« Non, je veux juste m’asseoir…, » répondis-je.

Le doigt de l’élève de sexe masculin avait pointé du doigt dans ma direction.

« Je parie le nom de la maison du baron de Sanjou que je vais exposer ta vraie nature ! Montre-moi ta magie si tu es vraiment un candidat Roi-Démon ! »

Si tu ne m’aimes pas, tu m’ignores. Pourquoi essaies-tu de m’abattre à la place ?

« … Puis-je avoir ma place après avoir montré ma magie ? » demandai-je.

L’élève mâle avait reniflé avec condescendance en réponse. « Je te donnerai autant de places que tu veux. Ne t’inquiète pas. »

« Non, j’en ai juste besoin d’une…, » déclarai-je.

C’est plus fort que moi… et bien, c’était génial d’avoir appris la magie hier.

Sanjou étendit les mains avant de les pousser vers l’avant comme un héros de bande dessinée.

« Je vais d’abord te montrer comment on fait ! Figa !! »

La flamme avait éclaté entre Sanjou et moi.

« Oh ! »

La classe était devenue agitée.

Cependant, la flamme était déjà en train de disparaître à ce moment-là.

« … »

La flamme tout à l’heure était comme la flamme d’une scène de cuisine dans une vidéo où la flamme brûlait pendant un instant sur une poêle à frire.

Je m’étais tu.

Est-ce vraiment d’accord avec tout ça ?

Sanjou avait déjà l’air suffisant en ce moment. Tout le monde dans la salle de classe était également très impressionné.

Ce qui voulait dire qu’il serait suffisant de faire un petit feu comme ça.

« Bon… alors, c’est mon tour maintenant, » déclarai-je.

J’avais pointé ma paume vers Sanjou.

Hier, j’avais été guéri par Lizel-senpai, donc il me restait assez de mana. Avec une telle quantité, je n’aurais aucun problème à produire une flamme aussi forte que celle qui avait soufflé Geld hier. Je devrais faire une flamme de la moitié de cette taille… non, un quart… non, non, non, environ un dixième de la flamme hier ?

— Non, attends un peu.

Tout le monde ici était noble. Ils devaient étudier la magie depuis longtemps. Ils étaient sûrement beaucoup plus forts que moi, sans aucun doute.

Se pourrait-il que Sanjou ait délibérément affaibli sa magie ?

Si je montrais une faible magie en pensant que c’était bien avec ça, peut-être qu’il dirait quelque chose comme « C’est quoi ce genre de connerie ? » en réponse ! C’était peut-être un piège !?

Aah ! Maintenant, je me sens vraiment mal à l’aise !!

Même si je voulais juste prendre ma place, pourquoi cela devenait-il si problématique ?

« Comme je le pensais, je devrais faire la même chose qu’hier ! » déclarai-je.

J’en avais décidé ainsi et j’avais formé un cercle magique sur ma paume… mais, pour une raison inconnue, n’était-ce pas plus grand qu’hier ?

« Quoi !? »

« Qu’est-ce que c’est que ça !? »

Oh, oh ! Mais il devient plus gros que mon corps !? Ce cercle magique !

« Figa !! »

L’instant d’après, une tempête de flammes s’était abattue sur la salle de classe 1-D.

Le sol, le mur et le plafond avaient été brûlés par la flamme. Tous les élèves avaient pris feu sans exception.

« KYAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !?? »

« UWAAAAAAAA ! SAUVEZ MOIIIIIIIII !! »

La salle de classe avait été transformée en pandémonium.

Juste après, des cercles magiques s’étaient formés sur le mur et le plafond de la classe et la flamme avait disparu.

Au lieu d’un arroseur, un cercle magique de sécurité qui neutralisait la magie avait été activé et l’effet de la magie avait été arrêté.

Il ne devrait pas y avoir d’élèves grièvement blessés… cependant, des choses comme des chaises, des tables, des manuels, des carnets de notes, etc.

Tout le monde était stupéfait pendant que je transpirais comme un fou.

Craapp… c’est vraiment mauvais… Je vais absolument me faire gronder.

« Hahahahahahahahahahahaha ! C’était vraiment tape-à-l’œil tout à l’heure ! Ça faisait “gogogogogogogo”, et puis soudain ça a tourné “whoooshhhhhhh” et tout était en feu, c’était génial !! Hahahahahahahahahahaha !! » Miyabi était la seule qui riait bruyamment sans se soucier des autres.

« Je suis jaloux de l’insouciance dont tu peux faire preuve…, » déclarai-je.

Mon humeur ne pouvait pas s’éclaircir même quand je regardais le visage souriant de Miyabi qui était comme un tournesol.

Il n’y avait aucun doute que je serais convoqué dans la salle du personnel à cause de cela… que ferais-je si j’étais suspendu ?

Pendant ce temps, Nagasawa-sensei s’était couchée par terre et me regardait d’un regard secoué. Je fus troublé quant à savoir quoi lui dire pour m’excuser pendant un moment.

***

Partie 3

Comme prévu, on m’avait appelé. De plus, c’était au bureau du directeur.

« Heyo, c’est gentil d’être venu. »

J’étais entré seul dans le bureau du directeur alors que je me sentais super nerveux, et pourtant cette personne me saluait avec désinvolture alors que je me tenais debout.

« Euh… Je suis venu ici parce que j’ai été appelé par le directeur, mais… le directeur n’est-il pas là ? » demandai-je.

« C’est moi ! C’est moi, tu sais, moi ! »

Pourquoi parlait-il comme si quelqu’un faisait une arnaque « C’est moi, c’est moi » ?

C’était le directeur de l’académie du Roi-Démon. Si je pouvais me permettre de parler franchement, c’était un homme d’âge moyen qui ne semblait pas à sa place dans cette académie.

Il portait des vêtements qui ressemblaient à un uniforme militaire et qui étaient portés de façon tout à fait décontractée. Même si ses vêtements et son visage devraient avoir l’air cool, son air négligé avait tout gâché. Il avait de la barbe et des yeux endormis.

Même s’il avait l’air grand s’il redressait son dos, son dos était affaissé et ses lèvres montraient un sourire frivole.

Pour le décrire en quelques mots, c’était un homme un peu bizarre. Il semblait avoir une personnalité regrettable.

« Je suppose que je devrais me présenter une fois de plus. Je suis le directeur de l’académie du Roi-Démon, alias l’Académie Ginsei ! »

« C’est l’inverse, » déclarai-je.

« Ne fais pas attention aux petites choses ! Essaie de dire mon nom à la place ! » déclara le directeur.

« Qu’est-ce qui se passe avec votre présentation ? » m’écriai-je.

« Wahahahahahahahahaha ! Sensei s’est un peu précipité ! J’ai parlé trop vite ! » s’écria le directeur.

Sale blague !?

« Mais ne t’inquiète pas ! Sensei ne perdra toujours pas contre les jeunes ! Venir trois fois sans se retirer n’est pas un problème pour moi !! »

« Qu’est-ce que vous racontez !? » m’écriai-je.

Le directeur de l’école ria à nouveau de bon cœur avant de se montrer du doigt avec son pouce.

« Je m’appelle Gandou, » déclara-t-il.

« Gandou ? » (NT : Gandou peut signifier lumière d’un autel bouddhiste)

Le nom semblait un peu malchanceux. Mais à l’instant où j’avais pensé ça, les yeux du directeur avaient brillé.

« Ne le confonds pas avec Gundoh ! Le visage de Sensei n’a pas l’air d’un vieux dessin animé, non ? Même si je ressemble à ça, beaucoup de gens m’ont appelé “beau gosse”. Après tout, mon visage est de qualité Kyoani ! » (NT : Gundoh, un vieux dessin animé. Kyoani=Kyoto Animation)

« Ne parlez pas soudainement d’un anime légendaire comme ça ! Et aussi, s’il vous plaît, n’exprimez pas votre propre apparence avec la société d’animation ! Non, Kyoani est vraiment incroyable !? Aussi bien au niveau de leur travail visuel et tout ça. »

Merde ! Mon tsukkkomi ne peut pas suivre ce directeur !

 

Le regard du directeur Gandou scintilla. Il m’avait montré du doigt.

« Si tu parles de Haruhi, alors Sneaker doit être mentionné ! Alors qu’est-ce qui te vient à l’esprit quand tu parles du dessin animé de Sneaker Bunko ? » demanda-t-il.

« Masou Gakuen HxH ! » répondis-je.

« Camarade !! »

Le directeur Gandou avait tendu la main droite. J’avais répondu à cela et nous avions échangé une poignée de main ferme.

Qu’est-ce qu’il avait, ce directeur ? Non, je lui serrais aussi la main par réflexe !

« Fufu… tu es vraiment quelque chose pour avoir regardé Gundoh ou Haruhi même si tu es si jeune. Mais ton choix de Masou a plutôt montré ta jeunesse débordante. Tu as la passion et le pathos, et aussi l’eros ! » déclara le directeur.

« Mis à part Eros, je connais les vieux animes parce que mes parents sont tous les deux otakus, » déclarai-je.

« Je vois, donc tu as été élevé lors de ton enfance avec une éducation complète. Pas étonnant que l’Arcana des Amoureux t’ait choisi, » déclara Gandou.

« Ce n’est pas lié, n’est-ce pas !? Attendez… M. Gandou, vous savez que j’ai l’Arcana des Amoureux ? » demandai-je.

Le directeur Gandou s’était rassis devant son bureau après avoir lâché la poignée de main.

« Naturellement. Je suis Gandou Barbatos. Le directeur ici présent et aussi l’actuel Roi-Démon, » déclara-t-il.

« … »

C’est un mensonge, non ?

Le directeur Gandou avait souri en me voyant être abasourdi.

« On dirait que Lizel-kun t’a dit beaucoup de choses, mais il semble que tu ne saches pas encore beaucoup de choses sur cette académie et sur la guerre du Roi-Démon, » déclara Gandou.

« Eh… oui-oui. »

« Bon ! Alors, je vais te l’apprendre ! Sensei est toujours professeur, même si je m’occupe après tout de ce poste ! Hahah ! » déclara-t-il.

… Pourquoi parlait-il comme une certaine souris Nezumi à la fin ?

Non, oublie ça, cette personne était-elle vraiment le Roi-Démon actuel ?

Le directeur avait ignoré mes doutes et avait commencé à m’expliquer fièrement.

« La raison pour laquelle cette Académie Ginsei est appelée Académie du Roi-Démon… c’est parce que lorsque le prochain Roi-Démon est choisi, il sera choisi parmi les étudiants de cette Académie, » déclara Gandou.

« Eh, mais j’allais dans une académie humaine normale avant ça…, » déclarai-je.

« Même s’ils ont fréquenté une autre école, il y aura alors une exception s’ils sont extrêmement doués. Bien que ton cas soit spécial. C’est du jamais vu pour un étudiant humain de venir ici ! » déclara Gandou.

« Serait-ce une erreur de l’académie ? » demandai-je.

« Non, ce n’est pas nous qui t’avons choisi. C’est l’Arcana qui t’a choisi, » déclara Gandou.

Le directeur de l’école, M. Gandou, me regardait fixement la poitrine. C’était comme s’il regardait l’Arcana des Amoureux sous mes chemises.

« Les Arcanas vont à la personne qu’ils ont décidée comme leur maître… une telle chose ne s’était jamais produite. Tu es un cas extrêmement irrégulier, » déclara Gandou.

« Est-ce que c’est vrai… mais, pourquoi cet Arcana est-il venu vers moi ? » demandai-je.

« Nous ne serions pas si inquiets si nous savions pourquoi ! C’était vraiment difficile à gérer, tu sais !? À cause de cela, la réunion du personnel a été prolongée. Même si la société a récemment appelé à une révolution du style de travail, c’est tout un problème, » déclara-t-il.

« Haaa... Je suis désolé, » déclarai-je.

« Non, ne t’inquiète pas pour ça ! La résolution du style de travail n’est pas nécessaire dans le monde du démon !! » déclara Gandou.

Alors pourquoi en avez-vous parlé ?

« Quoi qu’il en soit, le fait que tu aies été choisi par l’Arcana des Amoureux ne fait aucun doute. C’est pourquoi tu as les qualifications pour rejoindre la guerre du Roi-Démon, » déclara-t-il.

« La Guerre du Roi-Démon… c’est une bataille entre les gens qui possèdent un Arcana du Roi-Démon, n’est-ce pas ? » demandai-je.

« C’est ça ! 22 personnes qui possèdent un Arcana du Roi-Démon se battront et le dernier debout deviendra le prochain Roi-Démon ! Pour ainsi dire, c’est une bataille pour décider qui se tiendra au sommet de cette académie de démons ! » déclara-t-il.

Le directeur se tenait sur le bureau et avait pris une pose étrange.

« Cette bataille… est-ce quelque chose comme, s’entretuer ? » demandai-je avec effroi.

Le directeur Gandou avait répondu avec un sourire éclatant. « En effet ! »

Ce n’est pas quelque chose où vous devriez sourire…

« Hahahahahaha, tu as un souci, hein ! Ce n’est pas grave ! Il y a aussi des événements amusants ! » déclara-t-il.

« Amusement, événements… ? » demandai-je.

C’est absolument un mensonge ! avais-je pensé qu’en demandant. « Quel genre d’événement ? »

« La guerre du Roi-Démon va après tout se dérouler sur une longue période. Cela prendra un an. Pendant cette période, il y aura beaucoup d’événements comme des festivals sportifs ou culturels, des tournois de toutes sortes, etc., etc. Tes réalisations dans ces domaines auront également une incidence sur l’issue de la guerre du Roi-Démon. Il y a aussi d’autres choses comme obtenir l’article ou non et cela peut devenir un avantage tout le long du chemin ! » déclara-t-il.

« Qu’est-ce que c’est que ça ? Ça a l’air amusant ! » demandai-je.

« Les candidats s’entretueront tout au long de l’année en s’en servant ! Des tactiques comme le type de carte que vous pouvez obtenir ou le type de combinaison de cartes que vous pouvez obtenir seront également essentielles ! Il ne reste plus qu’à donner un coup de pied à l’adversaire, à le frapper, jusqu’à ce qu’il reste à terre ! » déclara-t-il.

« … »

L’écart entre les événements amusants et les événements sanglants était horrible. C’était difficile pour un humain normal de comprendre le sens commun du démon.

« C’est pour ça que tes cartes sont aussi importantes. La guerre du Roi-Démon n’est pas un événement réservé aux candidats du Roi-Démon, mais un événement auquel d’autres étudiants peuvent également participer, » déclara-t-il.

« Je vois… est-ce la raison pourquoi Aspite voulait Lizel-senpai ? Ce n’était pas simplement parce qu’elle était une beauté, mais aussi parce qu’il avait besoin de ses capacités, » déclarai-je. « Tout le monde peut-il devenir une carte ? »

« Ouais ! Tant que le candidat Roi-Démon et la carte sont liés par contrat ! Mais fais attention. Les étudiants de cette académie sont ceux qui gouverneront le monde des démons et le monde humain dans le futur. Tout le monde est ambitieux. Ceux qui obtiennent des Arcanas se battront pour devenir Roi-Démon, mais les autres décideront quel candidat soutenir et viseront à devenir une carte. Parce que si le candidat qu’ils soutiennent devient le Roi-Démon, ils deviendront les personnes gouvernants les deux mondes. »

« Mais… tout le monde ne peut pas devenir une carte, non ? Qu’arrivera-t-il aux étudiants qui ne peuvent pas devenir un candidat Roi-Démon et qui ne sont pas non plus choisis pour devenir une carte ? » demandai-je.

« Chaque étudiant ici est un fils ou une fille d’un démon influent. Ils s’efforceront d’établir un rapport avec le candidat Roi-Démon dans lequel ils ont mis leur espoir. La bataille à venir fera également appel au pouvoir politique et financier, » répondit-il.

« … C’est vraiment énorme. »

« Hahahahahaha ! Après tout, peu importe à quoi cela ressemblait, c’est l’académie où les démons les plus compétents sont rassemblés ! Au contraire, quelqu’un qui ne peut pas se tenir au-dessus de ces gens signifie qu’il n’a pas la qualification pour devenir le Roi-Démon !! » déclara-t-il.

Après qu’on me l’ait redit, j’avais eu l’impression que mon corps allait trembler à cause de la situation dans laquelle on m’avait mis.

« C’est pourquoi il vaut mieux que tu agisses très vite pour obtenir des cartes capables ! » déclara-t-il.

« Oui, merci beaucoup… mais, avant d’en parler, est-ce que ça va même si un humain comme moi participe à la guerre du Roi-Démon… ? » demandai-je.

« Parlons d’anime plutôt que de parler de quelque chose comme ça !! » déclara le directeur.

« Pourquoi !? » m’exclamai-je.

Il semblait que le directeur n’avait personne avec qui il pouvait parler normalement de sujets d’otaku.

Finalement, on m’avait demandé de l’accompagner dans une discussion d’otaku jusqu’à la fin du cours du matin.

***

Partie 4

À cause de cela, je n’avais été libéré que lorsque le carillon de la pause déjeuner avait retenti.

… Maintenant que j’y pense, j’avais complètement oublié la raison pour laquelle j’avais été convoqué au bureau du directeur.

Eh bien, grâce à cette conversation absurde, je m’étais échappé sans aucune suspension ni expulsion. J’avais également constaté que mon siège avait été correctement préparé lorsque j’étais retourné en classe. Le professeur et les élèves avaient aussi cessé de m’insulter.

Tous étaient des gens au grand cœur qui pouvaient pardonner l’échec de quelqu’un d’autre. Mais il semblait qu’il y avait encore un fossé entre nos cœurs. Ils ne rencontraient pas mon regard, et ils m’évitaient aussi quand j’essayais de leur parler.

Ils étaient timides, c’est sûr. Il n’y a aucun doute là-dessus.

Ils avaient aussi l’air effrayés, mais cela devait être mon imagination.

« Yuuto, » Lizel-senpai se tenait à l’entrée de la classe. « Et si on déjeunait ensemble ? »

Déjeuner avec Lizel-senpai !? C’était l’événement standard de la vie scolaire, celle où on mangeait notre déjeuner ensemble !

« Avec plaisir ! » déclarai-je.

J’avais sorti ma boîte à lunch de mon sac et j’avais suivi Lizel-senpai.

Nous étions allés à la cafétéria plutôt que sur le toit ou dans la cour.

Cependant, la cafétéria de l’Académie du Roi-Démon était différente de la cafétéria que je connaissais. C’était comme un restaurant de grande classe. Il y avait même un menu pour le déjeuner.

J’avais ouvert ma boîte à lunch dans un tel endroit. Je ne pourrais pas faire davantage de bêtises, même si j’essayais.

Lizel-senpai utilisait son couteau et sa fourchette avec élégance devant moi. Elle prenait un steak de bœuf de Matsusaka comme menu principal.

Parfois, elle regardait fixement mon déjeuner. J’avais mal au cœur. Elle avait sûrement pitié de moi en pensant à quelque chose comme. Quel repas miteux ! Il n’y avait aucun doute là-dessus.

« Maintenant que j’y pense, j’ai entendu dire que vous étiez appelé au bureau du directeur. Y a-t-il eu un problème ? » demanda Lizel-senpai.

« Haa... Eh bien, il ne s’est rien passé de notable…, » répondis-je.

Ou plutôt, je ne pouvais pas lui dire qu’on ne faisait que parler d’otaku. Je ne voulais même pas lui dire.

« Ce directeur, est-ce vraiment le Roi-Démon actuel ? » demandai-je.

« Oui, c’est exact, » répondit Lizel-senpai.

Franchement… ? C’était donc vrai…

Même si je pensais qu’il plaisantait, c’était la vérité. J’avais parlé avec lui en toute décontraction, mais… maintenant que j’avais appris qu’il était vraiment le Roi-Démon, je m’étais demandé avec anxiété si je m’en sortirais vraiment bien ?

Cependant, même si je m’en inquiétais, ce n’était pas quelque chose que je pouvais retirer de toute façon. Pour l’instant, j’apprécierais mon déjeuner avec Senpai.

J’avais utilisé mes baguettes pour choisir un morceau de saucisse coupé comme une pieuvre.

Les yeux de Senpai suivirent cette saucisse.

« Senpai, y a-t-il un problème ? » demandai-je.

« Non… c’est la première fois que je le vois dans la vraie vie, » répondit Lizel-senpai.

Parlait-elle de cette saucisse en forme de pieuvre ?

« Alors, Senpai, voulez-vous en goûter un ? » demandai-je.

« Est-ce que c’est d’accord ? Mais je n’ai rien d’autre à échanger que ce steak, » déclara Lizel-senpai.

« Non, ce sera plutôt un bon échange pour moi, » répondis-je.

Je n’aurais jamais pensé que je pourrais échanger une saucisse avec du bœuf de Matsusaka.

J’avais tendu ma boîte à lunch à Senpai. Elle avait poignardé l’une des saucisses avec sa fourchette et l’avait regardé avec bonheur avant de la mettre dans sa bouche.

« Ufufufu… c’est amusant. C’est aussi délicieux. La mère de Yuuto est très douée pour cuisiner, » déclara Lizel-senpai.

Senpai semblait satisfaite. Son sourire enjoué était adorable. D’habitude, elle avait l’air mature, et pourtant elle était mignonne comme une fille en ce moment. C’était injuste.

Pendant que j’étais envoûté par le visage de Senpai, elle avait coupé un gros morceau de son steak de surlonge et l’avait poignardé avec sa fourchette. Elle me l’avait ensuite apporté devant moi avec son autre main placée en dessous.

« Voilà, aahhh, » déclara Lizel-senpai.

J’avais inconsciemment regardé autour de moi.

Les étudiants qui nous regardaient jusqu’à présent avaient immédiatement détourné leur regard.

« Fufu. Ne faites pas attention aux regards de l’entourage. Ne savez-vous pas comment les membres de la royauté de France ont montré ouvertement sa vie privée à tout le monde ? » demanda Lizel-senpai.

« Non, je ne suis qu’un roturier, » répondis-je.

« Un jour, vous deviendrez roi, » déclara Lizel-senpai.

« Même si j’arrive à devenir le Roi-Démon, je veux garder ma vie privée privée, » répondis-je.

Lizel-senpai n’arrêtait pas de tenir ses deux mains en position demi-inclinée, même pendant que nous avions cette conversation. Elle devait être fatiguée de rester immobile avec cette posture. Alors j’avais penché ma tête en avant vers la viande.

Mais est-ce un baiser indirect, n’est-ce pas ?

Le fait de penser une telle chose me rendit excessivement nerveux. J’avais ouvert la bouche avec résolution et j’avais mordu la viande. La fourchette avait été retirée de mes lèvres.

J’avais mâché la viande qui restait dans ma bouche.

« … Délicieux. » Inconsciemment, j’étais tombé en transe.

« Fufufufu, c’est bien. En voulez-vous plus ? » me demanda Lizel-senpai.

« Non, comme prévu, je me sentirai coupable de manger le déjeuner de Senpai plus que ça, » répondis-je.

« Vraiment ? Alors…, » déclara Lizel-senpai.

Senpai poignarda le morceau restant sur la plaque de fer et l’amena vers sa bouche. Mais elle s’était arrêtée juste avant que la viande n’entre dans sa bouche.

« — C’est… »

On dirait qu’elle venait de remarquer le scénario du baiser indirect à l’instant. Ses yeux s’étaient légèrement élargis et ses joues avaient un peu rougi.

Comme prévu, elle n’aimait pas ça, n’est-ce pas ? Mais, peut-être hésitait-elle parce qu’elle pensait que je me sentirais blessé si elle arrêtait de le manger juste devant moi.

« Senpai, ne vous forcez pas —, » commençai-je.

Lizel-senpai avait plissé ses yeux humides avant que je puisse finir ma phrase et elle avait apporté la viande dans la bouche.

C’était embarrassant. Je devais dire quelque chose.

« Cette viande, c’est vraiment délicieux ! C’est la première fois que je mange quelque chose comme ça ! » déclarai-je afin de dissiper mon malaise.

« D’accord… le dernier morceau, pourrait être… encore plus délicieux, » déclara Lizel-senpai.

Si vous disiez quelque chose comme ça en remuant, mon cœur battrait fort comme s’il allait éclater.

« Yu-Yuuto ? On devrait y aller maintenant. Je vais vous faire visiter l’académie, » déclara Lizel-senpai.

« O-oui, » répondis-je.

Nous nous étions levés tous les deux comme pour fuir la table qui était enveloppée dans une atmosphère gênante.

***

Partie 5

Je marchais côte à côte avec Lizel-senpai dans le bâtiment de l’école. Nous avions fait le tour de la bibliothèque, de la salle de science, de la salle d’art, et ainsi de suite, un par un. Cette académie ressemblait à une école normale si l’on ne tenait pas compte de l’étendue des installations ici.

La grande cour était visible de la fenêtre. Devant la cour se trouvait une forêt.

« Cette forêt fait également partie du terrain de l’académie du Roi-Démon, » déclara Lizel-senpai.

« Cet endroit est incroyablement grand…, » murmurai-je.

La forêt avait quelques endroits dégagés ici et là où l’on pouvait voir des installations comme un terrain de baseball ou un terrain de football. Il y avait aussi des bâtiments comme ce bâtiment scolaire.

« C’est le bâtiment du collège, » déclara Lizel-senpai.

« Hee… alors, Reina est-elle là-bas ? » demandai-je.

« Oui. La plupart du temps, on ne peut la rencontrer qu’après l’école. Mais elle viendra au Palais tous les jours, » répondit Lizel-senpai.

Nous nous étions éloignés de la fenêtre et avions recommencé à traverser le couloir.

J’y pensais depuis la cafétéria, mais… Lizel-senpai recueillait toujours les regards des élèves qui l’entouraient. Et puis il y avait eu d’innombrables ragots à son sujet.

« Regarde, c’est Lizel-senpai. Elle est vraiment très belle… »

« Comme prévu de la jeune dame d’une maison de marquis… son élégance est à un niveau différent. »

« De plus, ses notes de magie sont aussi au top… elle est digne de recevoir un Arcana du Roi-Démon… et pourtant… »

Et ensuite, leurs regards se dirigeaient vers moi.

« Pourquoi ce genre de roturier est-il… ? »

« Ce n’est même pas un roturier, j’ai entendu dire qu’il n’est qu’un humain. »

« Pas possible !? Alors, il ne devrait même pas avoir le droit d’approcher Lizel-senpai… »

Qu’est-ce que je devrais dire ? Je suis désolé. Cela m’avait donné envie de m’excuser.

C’était étrange de le dire moi-même, mais je n’étais pas du tout adapté à Lizel-senpai. On n’y pouvait rien si tout le monde pensait comme ça.

C’était alors les doigts de Senpai s’entrelacèrent autour de mes doigts.

« Tsu!? Li-Lizel-senpai !? » m’écriai-je, surpris.

Nous nous tenions la main.

En plus, c’était… un main dans la main d’amoureux !?

« N’y prêtez pas attention. Après tout, j’ai moi-même reconnu votre valeur, » déclara Lizel-senpai.

Elle agissait avec prévenance envers moi qui se sentait déprimer face à l’évaluation que tout le monde avait envers moi… Senpai avait été vraiment gentille.

« Je vous remercie beaucoup. Mais je comprends ce que tout le monde ressent. Comme on pouvait s’y attendre, le candidat d’un Roi-Démon est une existence qui éveillera leur attention… ou plutôt, ce n’est pas une question qui n’est pas sans rapport pour eux, » déclarai-je.

« Bien sûr que oui. Après tout, les candidats sont des gens qui pourraient devenir leur roi, » déclara Lizel-senpai.

Roi-démon, noble, démon de grande classe, roturier… et puis humain.

Maintenant que j’y pense, je ne comprenais pas vraiment les relations entre ces classifications. Je pouvais en quelque sorte l’imaginer d’après l’image du mot, mais c’est seulement maintenant que j’y pensais sérieusement.

« Je l’ai aussi un peu entendu de la bouche du directeur tout à l’heure, mais… le directeur est le Roi-Démon, ce qui signifie que cette personne est le roi de la race des démons, n’est-ce pas ? » demandai-je.

« Oui. C’est le roi de tous les démons. Il dirige le monde des démons, un monde différent de ce monde. Naturellement, le monde d’ici-bas est aussi sous le contrôle de la race des démons, donc il est en fait un dirigeant de deux mondes, » répondit Lizel-senpai.

« En d’autres termes, la race des démons est au-dessus des humains… et même cette race des démons est encore divisée en un système de classes. Senpai, vous avez dit que vous êtes une noble, mais…, » déclarai-je.

« Plus ou moins. Ma maison de marquis n’est qu’un noble de nom, » répondit Lizel-senpai.

Elle avait dit qu’elle venait d’une maison de marquis. N’était-ce pas un rang assez élevé dans un système de noble ?

« Le système de classes dans la race des démons classés du haut est archiduc, duc, marquis, seigneur frontalier, comte, vicomte et baron. Il y a aussi d’autres rangs qui ne sont pas considérés comme nobles. Ces rangs sont des chevaliers, puis en dessous, il y a le démon de haute classe, le démon roturier, et ensuite le démon d’honneur, » m’expliqua Lizel-senpai.

J’avais déjà entendu parler du démon d’honneur. Papa l’avait déjà dit, c’était un titre que les humains pouvaient obtenir.

« Au fait, Miyabi vient d’une maison de seigneur frontalier, tandis que Reina vient d’une maison de vicomte, » déclara Lizel-senpai.

« Est-ce si… noble, ils doivent avoir un grand territoire et beaucoup de domestiques… ai-je raison ? » demandai-je.

Les doigts de Senpai qui tenaient ma main avaient renforcé leur prise.

« Dans le monde humain, il y a des territoires sous la surveillance directe du Roi-Démon et des territoires appartenant à chaque noble. L’énergie qui en est tirée devient notre énergie et soutient le monde des démons, » déclara Lizel-senpai.

« L’énergie du monde humain ? » demandai-je.

« … Je ne veux pas que vous vous mépreniez. Alors je vais le dire dès le début… la race des démons utilise le mouvement du cœur humain comme énergie, » déclara Lizel-senpai.

« Le mouvement… du cœur ? » demandai-je.

« Oui. Comme se sentir émotionnellement ému ou heureux, et aussi toutes sortes de désirs, de malice et de terreur, » répondit Lizel-senpai.

Une légère peur s’était formée dans mon cœur.

Senpai semblait le sentir et m’avait fortement saisi la main. C’était comme si elle s’accrochait à moi pour que je ne l’abandonne pas.

« C’est pourquoi il y a aussi beaucoup de démons qui veulent recueillir l’énergie en faisant souffrir les humains ou en les faisant tomber dans la dépravation. La mauvaise image des démons vient de là, » déclara Lizel-senpai.

« … Je vois, » répondis-je.

C’est pour ça que Geld m’a traité d’animal.

« Mais je veux que vous le compreniez, Yuuto. La race des démons n’est pas composée uniquement de ce genre de personnes qui souhaitent augmenter leurs gains si simplement comme cela. Il y a aussi des nobles qui souhaitent récolter l’énergie positive comme la pure joie en accordant l’art ou la paix aux humains. »

Le regard sérieux de Lizel-senpai me regardait.

Dans son regard, je pouvais voir la sincérité et un désir de confiance.

« Je vous remercie beaucoup. Je peux faire plus confiance aux paroles de Senpai que si Senpai essayait de me les cacher. Je vous crois, Senpai, » déclarai-je.

« Yuuto…, » murmura Lizel-senpai

Les yeux de Lizel-senpai qui étaient beaux comme des gemmes humidifiées brillèrent encore plus.

C’était embarrassant de se regarder dans les yeux comme ça. J’avais tourné les yeux vers l’avant.

« Maintenant… J’en suis venu à penser que le fait de vouloir devenir Roi-Démon n’est peut-être pas si mal. Bien qu’il puisse être contradictoire pour un humain de devenir un Roi-Démon, » déclarai-je.

« Yuuto, je pense que vous êtes apte pour devenir le prochain Roi-Démon, exactement parce que vous êtes humain, » déclara Lizel-senpai.

« Hein ? » demandai-je.

« Les autres candidats Roi-Démon sont tous nobles. Ils essaient tous de devenir le Roi-Démon pour leur propre gloire. Mais, si c’est vous qui êtes le Roi-Démon de l’amour, Yuuto, vous pourrez gouverner les deux mondes avec amour. C’est ce que je crois, » déclara Lizel-senpai.

« Lizel-senpai.... »

« Bien que —, » Senpai ajouta ça avec un clin d’œil mignon. « Vous devrez recevoir une formation stricte et devenir fort pour cela. »

« … J’y réfléchis sérieusement, » déclarai-je.

Bon sang de bonsoir. Son utilisation de la carotte et du bâton était splendide.

Peut-être qu’à la fin, on ne m’avait fait danser que sur la paume de la main de cette belle Senpai démoniaque.

Mais je pensais aussi que ce ne serait pas si mal.

« Ensuite, jetons un coup d’œil au gymnase avant de retourner en classe, » déclara Lizel-senpai.

Après avoir tourné au coin de la rue, il y avait un passage qui était relié au gymnase devant nous.

Nous avions marché jusqu’à arriver devant le gymnase et nous avions ouvert la porte.

« … C’est !? » m’écriai-je.

Il y avait un homme couvert de sang couché au milieu du gymnase.

Il avait dû être battu à mort. Son uniforme était déchiré et même la forme de son visage avait changé. Mais j’étais à peine capable de le reconnaître.

« Geld !? » murmurai-je.

L’homme qui regardait Geld d’en bas leva le visage.

C’était un grand homme à la musculature imposante. Il mesurait plus de 190 cm de haut et ses épaules étaient extrêmement larges. L’épaisseur de son cou était à peu près la même avec la largeur de son visage.

De plus, il portait une épée gainée dans une main. C’était une épée occidentale à double tranchant droit.

« Tu es Morioka Yuuto, n’est-ce pas ? Il semble que Geld t’a causé des soucis hier, hein, » déclara-t-il.

« Geld, hier vous dites… que dites-vous —, » déclarai-je.

« Je suis une Carte du Monde, le chevalier Kilga, » se présenta-t-il.

« Cela signifie que vous êtes le camarade de Geld. Que s’est-il passé ici ? » demandai-je.

Le grand homme leva le pied droit et marcha sur la poitrine de Geld. Il y avait un grincement et du sang frais avait jailli de la bouche de Geld.

« Arrêtez !! Vous êtes son camarade, n’est-ce pas !? Pourquoi faites-vous quelque chose comme ça !? » demandai-je.

« Ce type s’est fait battre par un simple humain. C’est une honte pour le monde. Il a jeté de la boue sur le visage du glorieux Aspite-sama. C’est un péché impardonnable. Je suis donc ici pour rendre son jugement. Ne m’interrompes pas inutilement, » déclara Kilga.

Kilga avait dégainé son épée.

La lame froidement scintillante montrait qu’il s’agissait d’une véritable épée.

« Arrêtez !! » Je m’étais immédiatement précipité en avant.

« Yuuto !? » La voix anxieuse de Senpai vint de derrière moi.

J’avais pointé ma main droite vers l’avant pour lancer la magie de Figa. Cependant — .

Plus vite que je ne pouvais activer la magie, le simple mouvement de frappe avec une épée était beaucoup plus rapide.

— Merde !!

Je m’étais trop approché.

Si je voulais attaquer par la magie, je devrais aller plus loin.

Ce ne serait pas suffisant, peu importe le nombre de vies que j’avais eues, si je réalisais seulement maintenant quelque chose comme ça dans une vraie bataille. Quelque chose comme ça n’arriverait pas si j’avais été formé par Senpai.

J’avais regardé la lame qui s’approchait avec un tel regret dans la poitrine — .

Des étincelles s’étaient dispersées sous mes yeux.

« … !? »

Quand je m’en étais rendu compte, un petit corps était apparu devant moi.

Une personne bloquait l’épée de Kilga avec un katana plus long que son propre corps.

« Yuuto-san ! Yuuto-san, êtes-vous blessé !? »

« Reina !? »

— Koiwai Reina.

Hier, elle avait dit qu’elle voulait devenir ma carte avec Lizel-senpai et Miyabi. C’était Koiwai Reina de la section collège.

« Hah! »

Reina avait repoussé l’épée de Kilga. Ses cheveux d’argent dansaient dans l’air.

Elle s’était immédiatement précipitée vers Kilga en raison de sa position actuelle.

« Nuh ! »

Kilga sauta en arrière afin d’éviter ça et leva son épée avec vigilance vers Reina.

« Koiwai Reina… J’ai entendu parler de vos talents d’épée, même si vous êtes encore au collège, » déclara Kilga.

« Reina ne vous laissera pas poser un seul doigt sur Yuuto-san, desu desu ! » déclara Reina.

Je fixais le petit dos qui essayait de me protéger. Et puis j’avais regardé la pitoyable silhouette de Geld qui gisait à côté.

À cause de moi, tout le monde — .

« Reina, attends. »

« Yuuto-san ? »

J’étais allé de l’avant. Reina me regarda d’un regard étonné.

« C’est une graine que j’ai moi-même semée. Ce serait mal pour moi d’obliger tout le monde à se battre et à me protéger à cause de ça, » déclarai-je.

Lizel-senpai avait haussé la voix avec surprise. « Qu’est-ce que vous dites, Yuuto !? Vous êtes toujours — . »

« Comment puis-je me qualifier de candidat Roi-Démon si je ne peux pas surmonter ce danger ? Je le vaincrai moi-même ! » déclarai-je.

Senpai sursauta et ouvrit en grand les yeux. Le calme de Reina semblait avoir disparu. Elle transpirait et bougeait en étant tout agitée pendant qu’elle faisait des « hawawa ».

« S’il vous plaît, arrêtez, s’il vous plaît. La sécurité de Yuuto-san est importante ! Quelqu’un comme Reina, quelqu’un comme Reina, peu importe ! » déclara Reina.

« Reina, attends, » Lizel-senpai m’avait approché. « Je ne vous arrêterai plus. Mais, Yuuto. »

Lizel-senpai avait pris ma main — et l’avait guidée vers sa poitrine.

Ma paume ressentait une douceur et une élasticité hors du commun.

« L-Lizel-senpai !? » m’écriai-je.

J’avais tiré ma main en arrière dans la panique, mais Senpai avait maintenu fermement ma main et n’avait pas lâché prise. Elle avait même poussé sa poitrine plus loin vers l’avant pour que mes doigts s’enfoncent dans son sein. L’élasticité et la douceur étaient remplies d’une gentillesse, d’une affection et d’une maternité sans limites.

« Yuuto, vous avez utilisé la magie aujourd’hui, n’est-ce pas ? » demanda Lizel-senpai.

« Ah… ! » m’exclamai-je.

Maintenant qu’elle l’avait dit, ce matin, j’avais été provoqué par Sanjou et j’avais utilisé Figa.

« Vous ne pourrez pas gagner contre Kilga si vous n’utilisez la magie de toutes vos forces, » déclara Lizel-senpai.

Le mana me remplissait depuis le sein de Senpai que je tenais entre mes doigts.

***

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