Le garçon qui voulait se venger du monde – Tome 1

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Arc 1 : Naissance d'un monstre

Prologue

« Oraa ! Marche vite, démon ! » déclara le soldat en me donnant des coups de pied.

Parce que nous nous trouvions justes après une pluie, la terre sur le chemin était boueuse. Je tombais dedans, salissant tout mon corps avec de la boue, mais personne n’avait rien dit. Loin de là, ils riaient en disant que je le méritais.

... Pourquoi étais-je en train de vivre ça ? Tout ce que je savais, c’était juste que l’origine de tout ceci était une capacité particulière ! Malgré cela, malgré cela, pourquoi devais-je être tué !?

◇ ◇ ◇

« Hardt, réveille-toi vite ! N’est-ce pas un jour important aujourd’hui ? »

*Batann !* la porte s’ouvrit en produisant un fort bruit. La personne qui était entrée dans ma chambre énergiquement, Kaa-san, avait arraché le futon qui me couvrait.

Ne remarquant même pas la lumière du soleil qui brillait à travers la fenêtre parce que le futon couvrait tout le dessus de ma tête, je n’avais pas réalisé que c’était le matin jusqu’à ce que Kaa-san vienne me réveiller.

« Bon sang, Stella-chan et Lig-kun attendent déjà parce que tu t’es réveillé en retard ! »

Même si je somnolais toujours, j’avais été surpris par les mots de Kaa-san. Néanmoins, je regardais Kaa-san avec un visage choqué.

« J’ai essayé de te réveiller plusieurs fois. Mais tu m’as plusieurs fois demandé cinq minutes supplémentaires, et malgré ces cinq minutes aucun signe de réveil. Bon, tu as maintenant 12 ans, alors s’il te plaît, réveille-toi tout seul. »

Elle se plaignait de diverses choses, mais ce n’était pas le moment pour ça. J’avais sauté hors de mon futon et j’étais allé me laver le visage. J’étais sorti de la maison parce que le seau était dehors et, comme l’avait dit Kaa-san, ils attendaient déjà tous les deux.

C’étaient des amis d’enfance du même âge qui vivaient dans mon village, Stella et Lig. En me voyant sortir de la maison, ils avaient tous les deux des émotions respectives apparaissant sur leurs visages.

« Comme prévu, c’est comme je l’ai dit, Hardt. Tu n’as pas pu t’endormir parce que tu étais excité. »

Stella était assise sur le mur de pierre à l’extérieur de la maison, elle rigolait. Sous la lumière du soleil, les cheveux de Stella qui s’étiraient jusqu’à sa taille scintillaient.

Elle était la numéro une dans le village, elle avait une apparence qui faisait d’elle la beauté numéro une même dans le territoire où se trouvait le village, mon premier amour auquel je pensais toujours dans mon cœur.

À côté d’elle, Lig avait l’air agacé, il s’appuyait contre le mur et me lançait un regard noir. Il était le numéro un du maniement de l’épée dans le village, il était aussi habile à la magie, avec en plus une apparence qui ne semblait pas faire tache à côté de Stella, ou plutôt il était beau au point où l’on pourrait penser qu’ils étaient bien assortis.

C’était la personne la plus compétente dans le village. Il était ainsi complètement différent de moi, qui étais un villageois normal, et qui était rempli de défauts comparés aux autres.

En réalité, j’avais dormi trop longtemps en ce jour important.

« Tu as été comme ça depuis très longtemps. Tu provoques des problèmes uniquement pendant les moments importants. Prépare-toi rapidement. Je ne te pardonnerais pas si l’on ratait la charrette parce que nous t’attendions. »

« Dés-Désolé, d’accord. Je vais tout de suite me préparer. »

Je me lavais le visage en m’excusant auprès de Lig et retournais dans ma chambre. Sur le chemin du retour, Kaa-san m’avait demandé ce qu’il en était du petit-déjeuner, mais je n’avais pas le temps de le manger.

J’étais heureux d’en avoir préparé un hier au cas où. J’avais mis les vêtements qui avaient été préparés et portais mes bagages sur mon dos. Même si j’avais parlé de bagages, notre destination n’était qu’à deux heures de route en charrette, donc ce n’était pas très loin.

J’étais sorti hors de la maison précipitamment et Stella voyant que j’étais prêt descendit du mur de pierre avec un « Yoo ». Lig grommela un « Funn » en croisant ses bras et marcha devant.

« Dés-Désolés, Stella. Je t’ai fait attendre. »

« Fufu, ce n’est pas grave. Plus important encore, tu as les cheveux en pétard. Je vais arranger ça pour toi alors baisse un peu ta tête. »

Alors que je baissai la tête, Stella arrosa ses mains de magie et me tapota doucement la tête. À ce moment-là, le doux parfum de Stella s’approcha de moi. Mon cœur battait à tout rompre, mais alors, sans que personne ne sache pourquoi, un *tsk*, le son d’un claquement de langue pouvait être entendu.

Timidement impatient, Lig avait l’air énervé et me lançait un regard noir. À partir de ça, Lig avait commencé à me regarder avec hostilité, et cela même si nous avions l’habitude de nous entendre et de jouer ensemble.

Pendant ce temps, nous nous étions dirigés vers le centre du village et trois charrettes, se dirigeant vers la ville, étaient alignées. Des enfants et des parents de tout le village s’y étaient rassemblés. Il y avait 13 enfants, dont nous, cette année. C’était plus par rapport aux années précédentes.

Les parents encourageaient leurs enfants respectifs et bien sûr, également Stella et Lig. Surtout Lig, que même le groupe du chef du village encourageait.

Je regardais seulement le paysage. Kaa-san n’était pas venue. Parce que Tou-san était mort quand j’étais jeune, elle m’avait élevé toute seule pendant tout ce temps. Maintenant, elle cueillait des herbes dans la forêt voisine et gagnait sa vie en tant qu’apothicaire dans le village.

Elle devrait se diriger vers la forêt maintenant. Mère qui travaillait sans arrêt du matin au soir. Afin de lui laisser la tranquillité d’esprit, je voulais obtenir une occupation légèrement meilleure de l’oracle cette fois.

Dans le monde où nous vivons, il y avait cette chose appelée « Occupation » confiée par Dieu. Même si cela s’appelait une profession, ce n’était pas vraiment un travail, c’était quelque chose comme l’aptitude d’une personne.

Par exemple, une aptitude d’épéiste ou de lancier pouvait être utilisée pour devenir un soldat dans ce pays, de même pour un villageois ayant par exemple une aptitude d’agriculteur ou de chasseur. Ce n’était rien de plus que la capacité de la personne et ils n’avaient pas nécessairement besoin de trouver un emploi qui correspondait à cette aptitude.

Il y avait des agriculteurs qui étaient devenus des commerçants, et même sans avoir une capacité de type combat, il était possible d’être soldat.

Si possible, j’aimerais une capacité qui puisse fonctionner même dans la forêt, comme un chasseur. Si cela arrivait, Kaa-san serait capable de travailler sans avoir peur d’entrer dans cette forêt dangereuse.

Il semblerait que nous soyons les derniers, le chef du village, après avoir confirmé que tout le monde était arrivé, nous avait installés dans les charrettes dans l’ordre. Quand j’étais sur le point de monter, mon épaule avait été attrapée et tirée de derrière moi.

J’étais tombé sur mes fesses et levais mes yeux, debout à l’endroit où j’étais, se trouvait un énorme garçon qui souriait. Derrière lui, il y avait trois acolytes, et ils avaient tous le même sourire.

C’était le fils du chef du village Regul. Il semblait avoir environ 18 ans, même s’il en avait 12, il était presque aussi grand que nous deux, c’était le chef de notre groupe d’âge.

« C’est drôle ! Un gars somnolent et stupide ne devrait pas se mettre devant moi, » Regul cracha pendant qu’il me parlait, puis monta dans la charrette.

Je m’étais levé en tenant mon derrière douloureux. Je soupirais en regardant le ciel, les nuages l’épaississaient et le ciel s’était assombri. C’était un ciel nuageux qui présageait de la pluie à chaque moment. Ce ciel était comme une représentation de mon avenir.

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Chapitre 1 : L’oracle

« ... Ah, il commence à pleuvoir. »

« ... Exact. »

Environ deux heures après que nous ayons quitté le village, le soleil qui était visible à travers les ouvertures était également couvert par des nuages, et maintenant il avait commencé à pleuvoir. Le bruit de la pluie frappant le toit retentit à l’intérieur de la charrette.

En regardant le paysage que l’on pouvait apercevoir du chariot, je répondis légèrement à la conversation de Stella et une douleur me traversa les joues. Alors que je pensais « Quoi ! » et que je la regardais, Stella me pinçait les joues tout en me lançant un regard noir.

« Que fais-tu ? »

« C’est parce que tu n’écoutes pas sérieusement ma conversation ! Ne continue pas à regarder dehors, regarde-moi ! Sois mon compagnon de conversation ! »

Tout en disant que Stella utilisa ses mains pour me pincer les joues et les tenait fermement, tournant ma tête de manière à faire face à Stella. Mon Dieu, mon cou faisait mal.

J’avais arrêté de résister et je regardais Stella. Je ne l’avais pas regardée auparavant parce que si je la regardais trop, mon cœur commencerait à battre trop rapidement.

« Tu me regardes enfin. »

Et quand nos yeux se rencontrèrent, Stella laissa échapper un sourire. J’avais essayé de me détourner immédiatement, mais, si je l’avais fait, ma tête allait être tournée énergiquement vers elle. J’étais inquiet si Stella pouvait entendre le son de mon cœur.

« Alors, de quoi veux-tu parler ? »

« C’est vrai. Parlons donc de la capacité que nous voulons. Ce serait bien si c’est une capacité qui pourrait aider les gens. Je pense qu’une capacité comme celle de guérisseur serait bien. Ne penses-tu pas que ce serait bien d’avoir un magasin avec la mère de Hardt dans le village ? »

Stella souriait alors qu’elle me l’avait demandé, mais je ne pouvais pas hocher la tête. La raison était que Lig, qui était assis de l’autre côté de Stella, me lançait un regard noir.

Et puis, il s’était mis lentement debout et il s’était assis sur le siège en face de moi. Il croisait toujours ses bras et me lançait des regards furieux à partir de là. Et alors... Après m’avoir lancé un regard noir pendant un moment, Lig déplaça son regard vers Stella. C’était une expression complètement différente de celle avec laquelle il me fixait auparavant.

« Stella, je suis en train de devenir l’épéiste le plus fort. L’épéiste le plus fort qui ne perd contre personne. »

Lig avait un poing fermé, disant à Stella son but, avec une grande confiance en lui-même, comme si cela était une certitude

« Bon, bonne chance, Lig. Alors, qu’en est-il de toi, Hardt ? »

Mais, Stella avait balayé la détermination de Lig avec un « C’est très bien ». Stella qui avait déjà détourné son regard de Lig ne le regardait peut-être pas. Le visage de Lig devint rouge de colère.

Non seulement cela, mais il donnait l’impression de vouloir me tuer. C’était effrayant. Pourquoi ne s’en prenait-il qu’à moi ? Je m’assurais de ne pas avoir de contact visuel autant que je le pouvais, et je parlais de la capacité que je désirais.

« Je pense que ce serait génial si c’était celle de chasseur, cela pourrait aider Kaa-san. Si c’était impossible alors tout ira bien, du moment que cela peut être utile. »

« Fufu, comme prévu de la part de Hardt. Ta mère doit être heureuse. »

« Très drôle, quel rêve pitoyable. »

Je m’étais énervé au commentaire de Lig, mais je l’ignorais. Ce que je voulais ne changera rien quant à ce que disent les autres.

Après cela, en parlant de diverses choses, nous étions arrivés dans la ville d’arrivée. Sous la pluie battante, les charrettes faisaient la queue. L’oracle ne se déroulait que le premier jour de l’année, les enfants du village voisin se réunissaient tous dans la même ville. La route de notre charrette suivait également le même chemin.

Notre charrette avait finalement avancé après avoir attendu 30 minutes. L’endroit où nous nous dirigeons était l’église qui vénérait Fistoria, celle qui conférait les oracles, l’église de Fistoria.

L’église de Fistoria se trouvait dans tous les pays du continent, mêmes à l’intérieur de celle-ci, il était dit que dans le Royaume sacré de Fisland, elle était devenue la religion d’État, c’était là que se trouvait le temple principal. D’ici, il semblerait que ce soit un pays très éloigné, donc je ne connaissais pas vraiment les détails.

Dans l’église de Fistoria, si un oracle de la Déesse Fistoria était accordé par le prêtre, on pouvait recevoir une capacité. La capacité n’était connue que du prêtre et de la personne. Confirmant la capacité reçue du prêtre, on le notait sur un morceau de papier préparé, et la capacité était approuvée.

« Ah, nous sommes enfin arrivés ! »

Je méditais un peu sur l’église de Fistoria quand Stella me secoua l’épaule. Il semblerait que nous soyons arrivés à notre destination. La charrette s’était déjà arrêtée. Nous en descendions avec dans l’ordre Lig, Stella et moi, et nous nous dirigions vers l’église.

Alors que nous ouvrions la porte de l’église, l’intérieur était occupé par des garçons et des filles du même âge. Ahh ~, il y avait un grand nombre de personnes. Il y aura probablement beaucoup de temps d’attente.

« Uwaa ~, comme prévu on est nombreux. Est-ce dû au fait que les enfants de tous les villages des environs se soient rassemblés ? »

« C’est probablement ça. Ah, il semble que la file d’attente commence là donc allons-y. »

Nous faisions la queue à la fin de la rangée. Regul qui était venu avant nous avait déjà légèrement avancé vers l’avant. Comme prévu, il semblerait que même Regul ne ferait pas de problème ici.

Il y avait environ 80 enfants à l’intérieur de l’église. C’était un montant qui était assez imposant pour un seul prêtre. En plus de cela, il y en avait probablement le même nombre devant nous aussi, donc cela devait être extrêmement fastidieux.

« Bien ! De la boxe ! »

« Se pourrait-il que je devienne libraire ? »

« El, ma capacité est l’élevage... »

En regardant la file, les enfants qui avaient reçu leurs capacités en étaient extrêmement fiers. S’il y avait des enfants qui avaient obtenu ce qu’ils voulaient, il y en avait aussi qui se sentaient déprimés parce que ce n’était pas le cas.

En regardant la file, j’étais aussi devenu extrêmement nerveux. Je ne visais pas aussi haut, mais je commençais à espérer juste un peu plus. Déesse Fistoria, s’il vous plaît donnez-moi une bonne occupation ! S’il vous plaît !

... D’accord, on avait tous l’impression que l’on pouvait recevoir une bonne occupation. L’ambiance est importante pour ce genre de chose.

En étant convaincus d’avoir de la chance, les enfants allaient recevoir leur oracle les uns après les autres. C’était le tour de Regul, il semblerait qu’il avait reçu l’occupation de combattant lourd. C’était un guerrier qui utilisait un grand bouclier sur la ligne de front et, si l’on avait cette capacité, on disait qu’il était plus facile d’accumuler de la force physique. Il avait l’air extrêmement ravi.

Ensuite, c’était le tour de Lig. Avec son attitude confiante, les filles regardaient avec leurs joues teintes en rouge, le prêtre admirait avec un « Hoo ~ ».

Puis, un rayon de lumière avait brillé sur Lig, un sourire flottait sur le visage de Lig, le prêtre avait une expression choquée.

« Paladin. Pas mal. »

Quoi, il semblerait que Lig ait obtenu la capacité de Paladin. Il paraît qu’il n’y en avait que deux dans ce monde. Les environs étaient devenus bruyants à cause de cela. Qui aurait pensé qu’une personne possédant une capacité proche d’une légende serait dans son propre village ?

Lig sourit alors qu’il quittait l’endroit avec confiance. Sans l’effervescence, c’était le tour de Stella. Stella semblait être un peu nerveuse, mais elle allait se positionner en face du prêtre.

Puis, un faisceau de lumière brilla sur Stella comme cela était le cas pour Lig. Cette fois aussi, le prêtre avait montré une expression choquée. Stella avait-elle également reçu une occupation unique ?

« Pour penser que moi, je sois capable d’en rencontrer une dans ma vie ! L’incarnation de la Déesse... La Sainte Vierge ! »

Aux paroles du prêtre qui s’agenouillait et prenait une posture de prière, les enfants excités restaient immobiles. La raison en était qu’une capacité connue de tous les enfants était apparue.

C’était une aptitude célèbre, c’était plus célèbre que le Paladin de Lig. Parce que c’est la « Sainte Vierge » qui apparaissait dans diverses histoires.

Stella semblait désorientée, mais, un homme et une femme mieux habillés que le prêtre étaient sortis de l’arrière de l’église, s’étaient rendus à l’endroit où se trouvait Stella et parlaient de quelque chose.

J’étais extrêmement curieux de savoir de quoi ils parlaient, mais le prêtre s’était précipité sur moi et je m’étais rapidement dirigé vers lui. On dirait qu’il voulait rapidement terminer son travail et parler à Stella.

Je comprenais son sentiment, mais j’espérais qu’il ne le montrerait pas dans son attitude. Aussi niais que je l’étais, il y avait des choses que je pouvais comprendre.

Ensuite, la lumière qui était apparue plusieurs fois brilla sur mon corps comme pour me couvrir. Avec cela, j’allais aussi avoir une capacité. C’était ce que je pensais, mais dans l’instant suivant une ombre noire jaillissait de la terre. Comme pour intercepter la lumière.

Alors que j’étais là, étourdi et ne sachant pas ce qui se passait, une voix résonna dans ma tête. Une voix froide qui n’était ni celle d’un homme ni celle d’une femme résonna dans ma tête. Mais, cette voix m’avait dit ma capacité, je le savais instinctivement. Et ce qui m’avait été accordé était... {Sorcier des ténèbres}, une occupation dont je n’avais jamais encore entendu parler.

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Chapitre 2 : Démon

« ... Sorcier des ténèbres ? »

Quelle était cette capacité ? Ce n’était pas comme si je les connaissais toutes, mais c’était la première fois que j’en entendais parler. De plus, quel « sorcier des ténèbres » ? Cela n’aurait pas dû être normalement juste Magicien. Je savais cependant comment utiliser la sorcellerie.

Oui... et bien, peu importe. J’ai bien le temps d’y penser plus tard. Il y avait encore du monde derrière, donc j’allais rapidement m’éloigner. Comme je ne pouvais toujours pas rencontrer Lig et Stella qui avaient reçu ces incroyables occupations, j’allais d’abord retourner dans les chariots.

Je m’étais incliné devant le prêtre et j’étais sur le point de partir. Juste au moment où je me dirigeais vers la sortie, ma main gauche fut fermement saisie par quelqu’un. J’avais été surpris et je regardais vers l’arrière. Celui qui m’avait attrapé la main était le prêtre.

Je ne voyais pas son expression puisqu’il regardait vers le bas, mais il sembla marmonner quelque chose. J’étais un peu effrayé par ça.

« Euh, euh, monsieur le Prêtre ? Qu-Qu’est-ce qui ne va pas ? »

J’avais décidé d’essayer de regarder l’expression du prêtre alors je m’étais légèrement accroupi pour jeter un coup d’œil et, j’étais tombé sur mes fesses à cause du choc.

La raison était que le visage du prêtre était déformé par une colère écrasante.

Puis, le prêtre avait eu un regard rempli de tant de colère que cela me fait penser : « Son regard est suffisamment puissant pour me tuer », il me montra du doigt et cria.

« Chevaliers ! Arrêtez ce garçon ! Arrêtez ce possesseur de l’occupation “Sorcier des ténèbres”, ce démon qui s’oppose à la Déesse ! »

Au moment où le prêtre avait crié, tous les chevaliers sans rien comprendre de la situation me regardèrent en même temps. Les regards étaient imprégnés de colère, la même que celle qu’avait le prêtre.

J’avais senti au fond de mon cœur que je devais m’échapper. Je serais sans aucun doute tué si j’étais attrapé ici. Mais, mon corps contrairement à mon cœur ne bougea pas. Mon corps avait été gelé par la colère qui jaillissait sur moi dans les environs.

Et quand je l’avais réalisé, j’avais été frappé. Il s’en était suivi d’une douleur dans l’estomac. Je ne savais pas ce qui m’avait été fait, mais mon estomac souffrait énormément. Je ne pouvais rien faire d’autre que de m’accroupir à cause de cette douleur excessive. Alors que j’étais étourdi, j’avais l’impression que quelque chose s’enroulait autour de mon corps. À cause de cela, j’étais devenu incapable de bouger.

Quand j’avais levé mon visage, la vue de Stella qui tendait les mains vers moi était visible. Mais elle avait été empêchée d’avancer par le chevalier et le mec richement habillé.

Un choc extrême traversa ma tête à ce moment-là. Ma vue devint floue, la dernière chose que je vis fut la silhouette de Stella qui criait.

◇ ◇ ◇

... Déjà, combien de jours s’étaient-ils écoulés ? À l’intérieur de cette pièce sombre, le sens du temps se détraquait ici, car le soleil n’entrait pas ici. Après avoir été enfermé ici, tout le temps, je m’étais fait tabasser, mes ongles avaient été arrachés, des parties de mon corps avaient été brûlées. Mon cœur était déjà à sa limite.

Peu importe combien j’avais crié, combien j’avais supplié, personne ne s’était arrêté. Quand j’essayais de dire quelque chose, je me faisais tabasser et je me faisais abuser par les environs.

Et même si je voulais mourir, je ne le pouvais pas non plus à cause du prêtre ou de celui qui me guérissait suffisamment pour que je ne meure pas. Je ne pouvais plus supporter cela et j’avais essayé de me mordre la langue pour me tuer, mais j’avais été frappé par les gens qui l’avaient remarqué, et j’avais été ensuite bâillonné.

... Kaa-san était probablement inquiète pour moi. Ce serait bien si Stella et les autres allaient la réconforter.

Comme je pensais distraitement à de telles choses, « Gigii », le son de l’ouverture de la porte pouvait être entendu. Aa, c’était déjà le moment. Encore une fois, j’allais être battu. Ou, j’allais être brûlé. Quoi que ce soit, je ne le voulais pas.

Mais, moi qui ne pouvais pas mettre de force dans mes jambes, je m’étais effondré sur place. Et quand je l’avais fait, une douleur me transperça l’estomac. Je l’endurais sans laisser échapper un gémissement. Je l’avais appris durant ces quelques jours. Quand ils m’entendaient crier, ils trouvaient cela amusant et me battaient encore plus. C’était pourquoi j’allais le supporter.

« Ora, lève-toi vite, démon ! »

Une fois de plus, j’étais forcé de marcher. Je ne le savais pas parce que j’avais les yeux bandés, mais on dirait que j’étais amené quelque part.

Parfois, j’étais attaché sur un poteau puis battu. On me donnait des coups de pied pendant que je marchais, j’entends les voix bruyantes des gens qui parlent. Ce que j’avais entendu était « C’est un démon... » « Dégoûtant » « Pourquoi est-il vivant ? » Ce genre de chose, et rien que cela.

Avant que je ne le sache, j’avais l’impression de marcher dans une rue. Mais, pourquoi devais-je être réprimandé de cette façon ? Que dites-vous que j’avais fait ?

Je marchais alors que je nourrissais une colère qui n’avait pas d’exutoire approprié en moi et un impact avait traversé ma tête. J’avais senti quelque chose de dur me frapper. Quand une personne commençait à se lâcher, les gens autour commençaient aussi à se lâcher contre moi les uns après les autres. Pas une personne n’avait montré un signe d’arrêt. Je ne pouvais que serrer les dents et le supporter.

Depuis combien de temps marchais-je ainsi ? J’avais l’impression d’avoir marché toute une journée. Même si je n’en étais pas sûr parce que j’avais les yeux bandés et que je ne pouvais pas voir les environs. Quand je l’avais réalisé, l’impact d’un l’objet dur s’était brisé, de temps en temps, j’étais juste frappé par-derrière.

Mon corps était probablement sale avec du sang et de la boue. Même si je n’avais pas choisi de devenir comme ça, l’entourage continuait de me traiter de « démon dégoûtant ».

Déjà, mon cœur ne me faisait plus mal, peu importe ce qu’on me disait. Mon cœur pouvait déjà être sur le point de se briser. C’était ce que je pensais, mais, à ce moment, mon cœur n’était pas brisé. Non, en y pensant après, ça aurait pu être mieux s’il avait cassé. Si c’était le cas, ça aurait pu se terminer sans que je ressente tout ça.

Apparemment arrivé quelque part, j’avais été forcé de m’asseoir sur place. Ensuite, le bandeau m’avait été enlevé. Parce que cela faisait longtemps que je n’avais pas ouvert les yeux, ma vision était floue au début et je ne savais rien, mais, petit à petit mes yeux s’étaient habitués et, j’avais compris que j’étais entouré de beaucoup de monde.

Alors, que je commençais à regarder autour de moi, je tremblais à la vue de ce paysage familier. C’était vrai, l’endroit où l’on m’avait traîné était le village où j’étais né et où j’avais grandi.

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Chapitre 3 : Test d’allégeance

Une abondance des regards s’était dirigée vers moi. Le marchand de légumes, le chasseur, mon voisin, tout le monde me regardait.

De plus, ce n’était pas comme d’habitude des regards familiers, mais des regards qui me méprisaient. Ce n’étaient pas des regards qui étaient dirigés vers un être humain.

J’étais abasourdi et je regardais les villageois quand mes cheveux furent tirés vers l’arrière et qu’on me forçait à lever la tête. Ensuite, le gars debout à côté de moi. Je pensais bien l’avoir déjà vu, c’était le prêtre qui m’avait donné l’oracle.

« Je pense que tout le monde en a déjà entendu parler, mais ce type possède l’aptitude d’un démon ! Celui qu’on appelle “Sorcier des ténèbres”, le même pouvoir qu’une personne vexatoire qui avait déjà jeté ses crocs sur le Royaume Saint ! »

Les villageois commençaient à faire du bruit face aux paroles du prêtre. Il avait jeté ses crocs sur le Royaume Saint ? De qui parlait-il exactement ? Je n’avais jamais entendu parler d’un tel récit dans les livres d’histoires.

« Le grand prêtre de l’époque l’a d’une manière ou d’une autre vaincu, mais le Royaume Sacré a eu un grand nombre de victimes. Dans cette mesure, le sorcier des ténèbres avait un immense pouvoir. Contrôlant les esprits morts, contrôlant les cadavres, le Sorcier des Ténèbres avait frappé le royaume avec une armée de morts. Si une personne est vaincue, le vaincu devenait un subordonné du sorcier des ténèbres et nous assaillait, il assaillait avec une méthode si atroce. »

Le prêtre poursuivit son discours qui n’avait aucun sens. Mais, les villageois croyaient aux paroles du prêtre sans penser à sa véracité et tournaient leurs regards pleins d’animosité vers moi.

« Afin d’exterminer le démon aussi vite que possible, grâce à notre déesse Fistoria, nous sommes dotés du pouvoir de l’oracle. Le résultat de cela est comme vous le voyez, nous avons pu le débusquer. »

Le prêtre criait d’un ton exagéré. Il y avait un tel but dans l’oracle. Les villageois soulevaient des voix d’étonnement. Mais au-dessus de ça, la chose dont ils sont étonnés était la suivante.

« Bien sûr, ce démon ne peut pas être laissé vivant, mais ce village qui l’a caché est également coupable du même crime ! »

C’était ce que le prêtre avait dit. Les villageois qui l’avaient entendu commencèrent à crier que cela n’avait aucun rapport avec eux. Mais, les soldats qui étaient venus aux côtés du prêtre commencèrent à dégainer leurs épées dès que les villageois criaient.

« Veu, veuillez patienter ! Nous ne savions pas qu’il était un tel démon ! S’il vous plaît, croyez-nous ! »

Le chef du village qui était terrifié commença à mendier pour sa vie avec sa tête sur le sol. Les villageois autour commencèrent aussi à faire de même. Le prêtre voyant cela avait fait apparaître sur son visage un sourire dégoûtant.

« Alors, donnez-moi la preuve que vous n’êtes pas lié à ce type ! Chaque personne devra une fois le poignarder avec ce couteau, n’importe où sur lui. Si vous le faites, alors votre vie sera épargnée ! »

... Q, que dit cette personne ? Je ne pouvais pas le croire. Cependant, quelque chose d’encore plus incroyable était arrivé. Autrement dit, le chef du village avait ramassé le couteau qui était sur le sol.

Puis, il tituba vers moi alors qu’il murmurait quelque chose.

« ... V, vous plaisantez. Ch-Chef, hein, vous n’allez pas vraiment me poignarder, n’est-ce pas ? »

« Pas de chance, Hardt. Nous ne voulons pas mourir. C’est pourquoi tu seras notre sacrifice. C’est bon, n’est-ce pas ? Parce que tu es un démon, alors tout est dans les règles. »

... Je n’avais pas compris ce qui se disait. Non, j’avais bien entendu les mots, mais mon cœur, mon cerveau ne voulait pas comprendre.

« Ce n’est pas de ma faute. » « C’est un démon alors ça va, même s’il est poignardé », marmonnait le chef du village. De mon point de vue, les villageois semblaient être des démons.

Ensuite, le couteau avait été abaissé. Le couteau qui avait été basculé sans hésitation poignarda dans ma jambe gauche. Une douleur intense traversa mon cerveau en un instant, un cri d’une voix incompréhensible était sorti de ma bouche. C’était au point où je doutais que ce soit ma propre voix.

Choqué par ma voix hurlante, le chef du village tira le couteau à la hâte. Au moment où le couteau avait été retiré, une personne qui était venue avec le prêtre guérissait l’endroit qui avait été poignardé.

Encore une fois, j’étais assez guéri pour que je ne puisse pas mourir. Vu ce qu’ils faisaient, il valait mieux qu’ils me tuent instantanément.

Après que le chef du village m’ait poignardé, les villageois perdirent à leur tour leur hésitation. Peu importe que ce fût un adulte ou un enfant. Tous ceux qui vivaient dans ce village m’avaient enfoncé le couteau.

Je ne savais même pas combien de fois j’avais été poignardé. Je criais quand j’étais poignardé, comme quand j’étais enfermé, peu importe combien de fois je criais ou appelais à l’aide, personne ne s’arrêtait, personne ne me sauvait.

Mes doigts avaient été coupés, les oreilles avaient été coupées, j’étais poignardé plusieurs fois au même endroit, les seuls endroits qui n’avaient pas encore été coupés étaient mes yeux et ma langue.

La raison pour laquelle ils n’avaient pas écrasé mes yeux était de me faire prendre conscience de mon crime. J’avais juste reçu l’oracle qui donnait l’occupation et c’était tout, quel crime dites-vous exactement que j’avais fait.

Le sol était teint en rouge de mon sang, au point où il y en avait des flaques. Après avoir été poignardé par des centaines de personnes, je ne ressentais plus de douleur. J’avais même le sang-froid pour penser au fait que je n’étais toujours pas mort après tout ça.

De plus, les gars devant moi ne semblaient plus être des humains. Ils apparaissent comme des démons qui étaient encore pires qu’eux.

« Avec ceci, est-ce presque fini ? Ensuite, vous aussi. »

Après que le prêtre avait dit quelque chose, quelqu’un avait été amené. Naturellement, ils étaient des visages dont je me souvenais. C’étaient les visages de mes amis d’enfance. Les uns me montraient du doigt en criant quelque chose, mais comme j’avais mes deux oreilles coupées je ne pouvais rien entendre.

Le gars qui avait ramassé le couteau tombé pendant ce temps, Lig était debout devant moi. Puis, un sourire dégoûtant qui était inimaginable de Lig jusqu’à maintenant flotta jusqu’à son visage quand nos yeux s’étaient rencontrés. Comme s’il attendait avec impatience ce moment.

Lig balança le couteau avec le sourire sur mon visage. Le couteau qui avait été abaissé s’enfonça dans mon œil droit.

Une douleur incomparable à tout ce que j’avais ressenti traversa tout mon visage. Mais plus que cela, la colère et la haine envers Lig étaient encore plus fortes. Êtes-vous si heureux que je meure ? Donc, tellement content !

Je me demandais si ma colère et ma haine avaient été transmises, Lig frissonna et tira le couteau avec force. Mon œil droit débordait de sang, mais je regardais Lig sans y penser.

La colère avait été éclatée quand j’avais été poignardé par les villageois, mais, une colère et une haine incomparables s’étaient élevées contre Lig.

Comme prévu, parce qu’ils étaient des amis d’enfance, profondément ancré dans mon cœur, c’était la raison pour laquelle il y avait une partie de moi qui avait de l’espoir. Même maintenant, j’étais énervé contre moi-même, moi qui avais eu ce petit espoir.

Puis, Lig passa le couteau à celle qui devait être la suivante, Stella.

☆☆☆

Chapitre 4 : Une vie de perdue

Stella tenait le couteau qui lui était donné par Lig dans ses mains tremblantes. Ses larmes coulaient pendant qu’elle disait quelque chose au prêtre. Cependant, le prêtre avait donné quelques ordres, les chevaliers avaient commencé à bouger et avait traîné quelqu’un.

En regardant les gens qui étaient traînés, Stella se figea. C’était naturel. Parce que ceux que les chevaliers avaient été amenés étaient les parents de Stella et son jeune frère.

Les parents de Stella lui faisaient face et lui disaient quelque chose, Stella hésita entre ses parents ou moi. En ce moment, son frère regardait sans savoir ce qui se passait.

Le prêtre qui était fatigué d’attendre l’hésitante Stella avait donné un ordre et, le chevalier leva son épée vers son frère. Ensuite, l’épée avait été basculée vers lui.

Mais, l’épée du chevalier s’était arrêtée juste avant qu’elle touche la tête du frère. Stella avait probablement dit quelque chose.

Stella saisit le couteau avec ses deux mains si étroitement qu’ils devinrent blancs et se dirigea vers moi. Ah, comme je le pensais, Stella le ferait aussi, hein. Eh bien, on ne pouvait rien y faire. En l’état, si elle avait continué à résister, son frère aurait été tué.

Il semblerait que mon cœur était déjà brisé. Pour ressentir autant de haine pour Stella que j’avais tant aimé, cela devait être le cas. Les larmes de Stella coulèrent alors qu’elle me disait quelque chose, mais je n’entendais rien. Même si j’avais des oreilles, je ne pensais pas que j’aurais voulu l’entendre.

Stella m’avait planté le couteau tremblant dans ma poitrine. Je ne ressentais plus de douleur. S’habituer à quelque chose comme ça était effrayant. Je regardais simplement Stella alors qu’elle faisait ça. Stella qui avait vu que je n’avais aucune réaction, enleva le couteau et partit en se couvrant la bouche.

Mais, il semblerait que Stella soit la dernière. Avec ça, je pouvais enfin mourir. Je pouvais enfin être libéré de ces douleurs et cette agonie. Bien que j’étais vraiment désolé pour ma mère... ma mère ?

Quand j’y pensais, je n’avais pas vu ma mère une seule fois. Bien sûr, elle n’était pas avec ceux qui m’avaient poignardé avec le couteau.

Juste au moment j’y avais pensé, j’avais eu une mauvaise prémonition. Si la personne que l’on appelait démon était traitée ainsi, si les villageois qui étaient dans le même village avaient été faussement accusés de m’avoir caché, puis avoir été obligés de me poignarder avec un couteau pour prouver qu’ils n’étaient pas mes compagnons, alors...

Si c’était le cas, qu’en était-il de la mère de celui que l’on appelait le démon ? Quand j’y pensais et que je regardais autour de moi, le prêtre laissa échapper un grand rire alors qu’il instruisait les chevaliers, il savait apparemment ce à quoi je pensais.

Ensuite, quelqu’un avait été traîné. Non, c’était évident même sans dire « quelqu’un ». Il n’y avait aucune chance que je ne le sache pas... parce que c’était ma précieuse famille.

Ma mère avait été traînée et amenée ici par les chevaliers. Des blessures étaient sur tout son corps, et je ne pouvais même pas dire si elle était vivante ou non d’où j’étais. Ses jambes pendaient lâchement, il y avait des blessures profondes quand on les regardait de près. Se pourrait-il que les tendons de ses jambes eussent été coupés pour qu’elle ne puisse pas s’échapper ?

Je tentais inconsciemment de me diriger vers ma mère. Cependant, il n’y avait pas de force dans mon corps en lambeaux, je m’étais effondré sur le sol qui était teint de mon sang.

Ensuite, les chevaliers m’avaient donné un coup de pied qui m’avait bougé à leur guise. Merde, même si je voulais aller à côté de ma mère, je ne pouvais pas. Pourquoi ces gars-là se mettaient-ils en travers de ma route ? Bien que je voulais tuer tous ces gars, je n’en avais pas la force. Je n’avais pas la force de sortir de cette situation.

Les chevaliers arrêtèrent de me donner des coups de pied, un autre chevalier avait amené ma mère pile devant moi. Puis, le prêtre avait crié quelque chose en montrant ma mère.

Ma mère avait apparemment repris connaissance à ce moment, car elle regardait vers moi qui était couvert de blessures, et même si elle affichait une expression emplie de douleur, elle me souriait. Juste en regardant le visage souriant de ma mère, les larmes que je pensais avoir été épuisé commencent à déborder.

Je devais faire quelque chose pour sauver ma mère ! J’avais supplié pour avoir de l’aide venant des personnes autour de moi. Parce que mes oreilles ne pouvaient pas entendre, je ne savais pas quel genre de voix j’avais. J’avais crié aussi fort que possible.

Les chevaliers commencèrent à me frapper pour tenter de m’arrêter, mais je ne m’arrêtais pas. Si cela se résumait à ceci, j’aurais déjà abandonné. Mais, cela n’avait rien à voir avec ma mère. Je voulais que ma mère vive.

Je continuais de crier en pensant à ça. Peut-être était-il énervé par mes cris, car le prêtre lança de la magie vers moi. Il s’agissait de petites flèches de lumière, et environ dix avaient été libérés vers moi, poignardant profondément mon corps.

Dans l’ouverture quand j’avais laissé à l’impact, les chevaliers étaient venus me bâillonner la bouche. Je m’étais battu contre eux, mais, lorsqu’on était entouré et maintenu par des adultes, je ne pouvais même pas trembler.

J’étais tombé au sol tel quel. Mes cheveux avaient été tirés et forcés à lever mon visage. J’étais fixé sur place pour que mes yeux ne s’éloignent pas de ma mère.

Devant mes yeux, le prêtre avait dit quelque chose, ma mère avait été mise de force dans une posture où elle était à genoux avec sa tête qui sortait. Puis, à côté d’elle, un chevalier tenait son épée.

... Non, pas possible. À-Arrêtez. Arrêtez ça ! Je vous en supplie alors arrêtez, s’il vous plaît ! Ça n’a rien à voir avec ma mère ! Ce sera fini si je meurs !

« UUuuu !! UUu! »

J’avais lutté, mais, étant maintenu ainsi, je n’avais rien pu faire. Le chevalier qui avait achevé sa préparation pendant ce temps leva son épée au-dessus de sa tête.

S’il vous plaît, arrêtez. Je vous en supplie. N’y avait-il personne ? N’y avait-il personne pour sauver ma mère !?

À ce moment-là, dans mes oreilles qui n’auraient pas pu entendre quoi que ce soit, j’entends une certaine voix.

« Hardt, je t’aime... »

Quand je regardais la propriétaire de cette voix, l’épée du chevalier avait basculé. Puis, devant mes yeux, la tête de ma mère, toujours souriante, vola dans les airs.

À ce moment-là, il y avait le bruit de quelque chose qui se cassait en moi. J’avais continué à crier pendant ce temps. Je n’allais plus croire en personne. Il n’y avait que la haine qui débordait de moi.

Même si ma gorge se fendait et que je vomissais du sang, je ne pouvais m’empêcher de crier. Ma vision se teinta en rouge, chaque être humain était pour moi comme un monstre hideux.

Si j’avais seulement la force de tuer ces gars-là. Si j’avais seulement la force de sauver ma mère. Je ne pouvais rien faire d’autre que crier. Rien d’autre, c’était sans espoir. Je me détestais tellement j’étais faible. Plus que le prêtre, plus que les chevaliers, plus que les villageois, je me détestais, moi qui étais incapable de faire quoi que ce soit puisque ma mère avait été tuée. J’avais été incapable de faire quoi que ce soit d’autre que de voir ma mère se faire tuer !

Peut-être pour me faire taire, le chevalier enfonça ma tête dans le sol de toutes ses forces. Mes dents s’étaient brisées, l’intérieur de ma bouche s’était coupé, mais je ne ressentais plus de douleur. Je continuais à regarder le chevalier.

À ce moment-là, j’étais en quelque sorte dérangé par le paysage derrière le chevalier. Je n’en connaissais pas la raison. C’était juste que je ne pouvais pas détacher mes yeux. Là-dessus, soudainement l’espace derrière le chevalier commença à se fendre.

Ce n’était pas une métaphore, il était en train *bruits de cassage* de se casser. À ce spectacle, le prêtre, les chevaliers et les villageois regardaient en silence. J’étais aussi silencieux.

Puis, ce qui sortit de l’espace fut un squelette qui portait une robe noire. Tenant dans sa main un bâton qu’on pourrait croire plutôt splendide.

Je ne savais pas qui était ce squelette, mais la seule chose que je savais, c’était que personne ici ne pouvait le vaincre. Le squelette libéra des miasmes de la mort. Le chevalier qui me retenait fut mort juste en le respirant.

Mais, rien ne m’était arrivé. Je ne souffrais pas ou je ne mourrais pas contrairement au chevalier, peu importe combien j’en respirais. Au contraire, grâce à ce miasme, la douleur dans mon corps avait disparu.

Le squelette était venu tout droit à mes côtés, me tenant dans la main qui ne tenait pas le bâton. Quand cela se produisit, j’avais ressenti une certaine tranquillité d’esprit. Je n’en connaissais pas vraiment la raison.

Le squelette pointa son bâton vers moi et, soudain, j’avais été frappé par des vagues de somnolence. Je ne pouvais pas dormir comme ça. Je devais aller au côté de ma mère ! Mais, contrairement à ce que je pensais, mes paupières se fermèrent progressivement. La dernière chose que j’avais vue était les chevaliers libérant de la magie sur le squelette et le cadavre de ma mère.

☆☆☆

Chapitre 5 : Le mystérieux squelette

« KA KA KA ! Sale merde qui a été bernée par une femme de merde ! Je suis désolé, mais je vais devoir vous reprendre ma précieuse fille ! »

« Vous nous prenez pour qui ? Comme si nous allions remettre la Sainte Vierge de notre pays à un démon comme vous ! »

« Haa ! Vous n’êtes que des merdes qui ne savent même pas comment votre Sainte Vierge sera traitée par votre pays ! Les gars ! Pour des merdes comme vous qui adorer sans rien savoir, sans même savoir comment la Sainte Vierge qui est devant leurs yeux sera traitée, envoyez tout votre ressentiment vers eux ! Rappelez-vous ô combien ce pays vous a fait souffrir ! La colère et le ressentiment libèrent toute votre haine ! »

 

◇ ◇ ◇

 

« ... C’était quoi ça ? »

Des souvenirs qui ne m’appartenaient pas coulaient dans ma tête. J’avais vu un gars aux cheveux noirs qui portait une robe noire et qui, apportant des zombies et des squelettes, attaquait l’armée humaine. À qui ces souvenirs appartenaient-ils ?

« Yo, enfin réveillé ? »

Alors que j’avais été troublé par des souvenirs que je ne connaissais pas, j’entendis une voix sur mon côté. Me tournant vers la voix, le squelette vêtu d’une robe noire venue tout à l’heure était assis sur une chaise...

C’était vrai, qu’en était-il de ma mère !?

J’avais essayé de me lever du lit dans lequel je dormais avant que le squelette ne dise quoi que ce soit. Mais, parce que certaines parties de mes doigts étaient coupées, que mon œil droit s’était fait arracher et je n’avais pas ainsi pu appréhender la distance avec un œil, et j’étais tombé du lit. Je ne pouvais pas mettre de force dans ma jambe, je ne pouvais rien entendre de mon entourage.

« Bonne peine, ne te précipite pas. Voilà. »

Le squelette agita son doigt alors qu’il était encore assis et, du sol vint un autre squelette. C’était un squelette, hein. Et bien que je ne comprenais pas qui était ce squelette en face de moi, il dégageait une atmosphère stupéfiante. Ce n’était certainement pas un squelette ordinaire.

Le nouveau squelette qui était sorti, se promena tout en démontrant un comportement raffiné qui était impensable au vu de son l’apparence rustre. Puis il m’avait remis, moi qui était tombé par terre, sur le lit. Je n’avais ressenti aucune douleur, comme s’il s’y était habitué.

Après ça, le squelette de robe noire était venu à mes côtés sans que je le remarquasse, il avait ses deux mains qui tenaient ma tête.

Q-Qquoi ? À ce moment-là, la puissance magique du squelette se déversa en moi, l’endroit où mes oreilles devaient se trouver me grattait. J’étais tenu de force afin de m’empêcher de bouger, et :

« Peux-tu m’entendre, mon garçon ? »

Et, je pouvais entendre des voix. J’avais pensé « Eh ? » tout en touchant l’endroit où le squelette m’avait touché avant et, il y avait des oreilles attachées. Comment était-ce possible alors qu’elles avaient dû être arrachées par les villageois ?

Je ne comprenais rien et j’étais encore perplexe quand, cette fois-ci, ma main sans doigts fut prise. Saisissant ma main droite avec sa main droite, le squelette avait fait un geste comme s’il joignait quelque chose à la partie du pouce de ma main droite qui avait été coupée.

Voyant cela, j’avais essayé de retirer ma main sans réfléchir. Mais la main du squelette qui s’accrochait à la mienne avait plus de force, je ne pouvais ainsi pas la bouger. Ce que le squelette tenait, c’était mon doigt coupé.

Il fixa l’extrémité coupée du bout des doigts à l’extrémité coupée de mes mains, ce qui était une sensation désagréable, mais, après les avoir collés ensemble, il les avait replacés magnifiquement, comme s’il n’y avait jamais eu de blessures auparavant. Quand j’essayais de les déplacer, ils bougeaient normalement.

Et le plus surprenant, c’était que le squelette recollait mes doigts les uns après les autres. Incroyable, je ne ressentais rien d’étrange. C’était comme s’ils n’avaient jamais été coupés auparavant.

« Avec cela, tu peux entendre ma voix. »

« O-Oui. Je peux l’entendre. »

« Très bien. Pour l’instant, sache que je m’appelle Darx Bradley. Le Mage noir qui est la raison pour laquelle tu as fini comme ça. »

... C-Ce mec était un mage noir. La raison pour laquelle je m’étais retrouvé comme ça... Mon corps était tout entier consumé par la colère. Mais alors que j’essayais de me lever, j’étais retenu en place par un squelette.

« Eh bien, je comprends pourquoi tu es devenu comme ça. Penser que cette femme merdique utiliserait une telle méthode pendant que je dormais était quelque chose que je n’avais pas considéré. »

« Qu’est-ce que tu racontes ? C’est parce que tu as choisi de combattre contre le Saint Royaume ! À cause de cela, j’ai obtenu une telle destinée... de plus, ma mère est... »

« Mes excuses pour cela. Mais, tout cela c’est grâce à toi. C’est parce que tu as été consumé par cette colère que tu as pu libérer ton pouvoir magique, me permettant ainsi de revenir dans ce monde. Cela m’a permis de venir te sauver. Sache que je suis déjà satisfait de ma vie, et que cela serait une bonne chose si je devais être tué par toi. Mais je veux que tu me laisses jusqu’à ce que tu aies écouté ce que j’ai à te dire. »

Pour moi qui n’avais été confronté qu’à la colère et aux cris, le squelette avait parlé d’un ton calme. Son visage, même si l’apparence restait celle d’un squelette, dégageait un vrai sentiment de remords.

Je ne pouvais pas faire confiance à ce squelette, je ne le pardonnerais sûrement pas, mais il n’y avait pas de doute au fait qu’il m’avait sauvé la vie. En outre, on pouvait dire qu’actuellement, ma vie était entre les mains du squelette. Ça ira, même j’allais donc le laisser en vie jusqu’à ce que j’ai écouté tout ce qu’il avait à dire.

Je fis un signe de tête au squelette. Aux ordres de Darx, le squelette qui me retenait recula. Je m’asseyais sur le lit sur lequel je dormais depuis peu.

« Très bien alors, par où allons-nous commencer ? Je vais d’abord te parler de ce qu’est la sorcellerie des ténèbres. »

 

◇ ◇ ◇

 

« Alors, as-tu trouvé le démon !? »

« Non, après avoir été emmenés par ce squelette, nous n’avions pas pu le poursuivre. »

« Idiots ! J’ai déjà dit au Royaume Sacré que le démon qui était le “Sorcier des ténèbres” avait été trouvé ! Il avait déjà été décidé qu’un paladin viendrait ici. Et pourtant, s’il n’y a pas de démon, je serai puni ! »

« En ce moment, les chevaliers cherchent tous ensemble. »

« Bien sûr ! ... Alors, qu’en est-il de la Sainte Vierge ? »

« Oui, il semblerait que la Sainte Vierge n’ait pas quitté la pièce depuis ce jour. Elle ne mange pas même quand la servante lui apporte de la nourriture. »

« Merde ! Pourquoi chacun de ces déchets ne bouge pas selon mon plan ? C’est ma seule chance de retourner dans le Saint Royaume ! Faites tout ce qu’il faut pour que la Sainte Vierge mange ! Ça va être gênant si elle meurt ! »

« Compris »

☆☆☆

Chapitre 6 : Puissance

« La... Sorcellerie des ténèbres ? »

« Ah, c’est vrai. Hm, plutôt que de te la décrire, je pense qu’il sera plus simple de t’en faire une démonstration. »

À la suite de ses paroles, Darx claqua de ces doigts qui n’étaient constitués que d’os, de la chair commença à s’attacher aux corps osseux de Darx. C’était la première fois que je regardais les entrailles d’un humain, et en toute honnêteté c’était dégoûtant. J’avais vu les blessures sur mes doigts quand ils avaient été coupés, mais c’était encore plus affreux que ça.

Ainsi, il avait repris l’apparence d’un homme après que la chair se soit complètement attachée. C’était le visage d’un homme avec des cheveux dorés dans le dos et une grande entaille sur son œil gauche. Il avait probablement la quarantaine.

Il était identique au gars qui était apparu dans ce rêve. Même s’il était plus jeune que celui qui était devant moi en ce moment, il n’y avait pas d’erreur.

« Je me demande depuis combien d’années je n’ai pas restauré mon corps charnel. Pas vrai, Natalia ? »

« C’était il y a environ deux mille ans, Goshujin-sama. »

Quoi !? Il y eut soudain une voix dans mon dos. Alors que je me retournai, je vis que le squelette qui se tenait là auparavant avait aussi un corps charnel, et une belle femme portant des vêtements de femme de chambre se tenait là. Elle avait de beaux cheveux noirs qui s’étendent jusqu’à sa taille. Elle était belle même si on la comparait à Stella.

« Cela fait longtemps. Probablement parce que j’ai toujours été ainsi depuis que j’y étais envoyé. »

Une expression nostalgique flotta sur le visage de Darx après qu’il l’ait dit. Mais le plus important :

« En y réfléchissant, quel est cet endroit ? Ce lieu est un peu apaisant. »

« Il est normal que cela soit apaisant. C’est le fossé entre la vie et la mort. C’est un endroit où seuls nous, les possesseurs de l’aptitude de sorcier des ténèbres sommes capables d’aller. »

... Le fossé entre la vie et la mort. Encore une fois un de ces trucs cryptiques. Mais, je me demandais si la raison pour laquelle je n’avais pas eu envie de mettre en doute ses paroles était que j’étais instinctivement conscient de cela.

« ... Qu’est-ce qu’un sorcier des ténèbres ? »

Il y avait des tonnes de choses que je voulais demander, mais celle dont j’étais le plus curieux est le sorcier des ténèbres. Ce que nous étions capables d’utiliser devrait être de la magie. Alors, ça ne devrait pas faire de nous des magiciens ?

« Pour le dire simplement, la chose appelée Sorcellerie était une partie de la puissance de Dieu. Elle n’existait pas à l’origine dans le monde, mais, une certaine femme de merde avait tué le Dieu qui était à l’origine là et s’était élevée en position. Le résultat de cela étant que le pouvoir que Dieu avait était dispersé à travers le monde. »

« Cette femme de merde est... »

« C’est la Déesse Fistéria. Elle était à l’origine un ange qui était sous Dieu, mais elle voulait le pouvoir et avait usurpé la place de Dieu. À cette époque, le Dieu précédent avait voulu rendre son pouvoir inaccessible, pour ce faire il semblerait qu’une partie de ce pouvoir avait été libéré dans ce monde. Un de ces pouvoirs est le pouvoir appelé Sorcellerie. »

... Le pouvoir que je possédais était une partie de la puissance de Dieu. En fin de compte, c’était la faute de la déesse si j’avais fini comme ça.

« Fistoria s’est assise dans le siège de Dieu, mais, parce que Dieu a divisé et libéré son pouvoir dans le monde, elle est devenue une existence inférieure comparée à d’autres dieux. Mais même ainsi, elle possède tellement de pouvoir que d’autres anges ne peuvent pas croiser leur épée contre elle. »

« Alors, pourquoi Fistoria était-elle capable de tuer le Dieu précédent ? Le Dieu précédent détenait encore plus de pouvoir, n’est-ce pas ? »

« Pourquoi, c’est simple. Il était tombé dans le piège de la séduction. Même si c’était un dieu, il était un dieu mâle, naturellement, il avait aussi de la convoitise. Il était ciblé là-dessus. »

... Pourquoi un tel aspect était-il si humain ? Comme s’il comprenait ce que je pensais, Darx laissa échapper un sourire amer.

« La magie est quelque chose que Fistoria a rendu assez simple pour que les humains puissent l’utiliser pour faire de l’homme ses serviteurs. Comme étant un pouvoir conféré par Dieu, la magie est une version simplifiée de la Sorcellerie, aussi longtemps qu’une personne a un certain degré de compréhension et de pouvoir magique, il pourra alors l’utiliser. »

« ... Je vois. Mais, pourquoi es-tu si bien informé ? Sur la base de ce que j’ai entendu, tu devrais être un humain comme moi ? »

« Je l’ai entendu de Natalia. C’est un ange comme Fistoria. Elle est venue à moi, moi a qui la capacité de sorcier des ténèbres a été réveillée. Elle voulait arrêter Fistoria. »

J’écoutais ce que disait Darx, puis je me retournais. Natalia était à l’arrière, hochant sans émotion. J’avais pensé après avoir écouté la conversation, mais il semblerait que les anges existaient. Je pensais que ce n’étaient que des personnages de légende.

« Donc la sorcellerie des ténèbres, on peut la définir simplement comme étant la sorcellerie qui régit toute la magie noire. Des choses ordinaires comme la manipulation de l’ombre, le lavage de cerveau, la création et le contrôle de morts-vivants sont également possibles. »

... Ahh, donc dans le rêve d’avant il avait utilisé le pouvoir de la création de morts vivantes pour générer une grande armée.

« Après avoir appris les choses du monde par Natalia, j’ai d’abord fait le tour du monde pour devenir plus fort. À l’époque, sans parler de la Déesse, je ne pouvais même pas gagner contre le Saint Royaume. Beaucoup de choses se sont produites pendant le voyage, j’ai aussi fait connaissance avec la Sainte Vierge. En même temps, j’avais entendu de Natalia le système de la Sainte Vierge. »

« Le système de la Sainte Vierge ? Qu’est-ce que c’est ? »

« Comme je l’ai déjà dit, Fistoria était incapable de mettre la main sur pratiquement tout le pouvoir de Dieu. À cause de cela, elle était incapable d’obtenir assez de pouvoir pour intervenir dans le monde. Fistoria détestait ça. Ne pas être capable de faire quelque chose que le Dieu précédent était capable de faire. Fistoria, qui détestait cela, a créé un système pour intervenir dans le monde. C’est le système appelé la Sainte Vierge.

La Sainte Vierge est choisie par Fistoria sans beaucoup de réflexion et elle lui confère son pouvoir. Il semblerait que cela nécessite beaucoup de puissance, cela se produit une fois tous les deux cents ans. Puis, elle fait en sorte que le Saint Royaume protège la Sainte Vierge, en lui donnant des ordres sous la forme d’un message divin. Elle dicte la manière dont Fistoria souhaiterait qu’ils agissent.

Mais, naturellement, contrairement à nous qui possédons une partie de la puissance de Dieu, il n’y a aucun moyen qu’un humain normal puisse accomplir les souhaits de Dieu. Peu importe la quantité de puissance accordée, le pouvoir de Fistoria est une imitation. Qu’imagines-tu comme conséquences de cela ? »

Ce qui se passerait ? Je ne sais pas, mais, mais il est clair que ce n’est pas une chose qui allait calmer l’humeur de Darx.

« La Sainte Vierge continue à vivre, mais elle perdra ses fonctions corporelles vitales. De plus, c’est proportionnel à la difficulté du souhait de Fistoria. »

« Ceux que j’ai déjà vus, c’est la perte de la vue et du goût, il est normal que l’un des cinq sens soit perdu, perdant une partie du corps, perdant des émotions, perdant des souvenirs.

Quelque chose de rare serait de pouvoir manger et boire correctement avant d’utiliser ce pouvoir, mais, après l’avoir utilisé, le sentiment de satiété est perdu, et elle ne s’installe pas quelle que soit la quantité consommée et cela fini par la mort. »

... Qu’est-ce que c’est ? Il y avait donc la possibilité que cela arriverait à Stella, elle qui possédait l’aptitude de la Sainte Vierge en ce moment... pas que cela m’inquiétait quand même.

« La Sainte Vierge, j’en étais tombé amoureux au premier regard, mais elle avait déjà perdu la vue. Elle était autant incapable de pardonner que moi, qui possédais le pouvoir dans une certaine mesure. J’ai assailli le Saint Royaume. Ensuite, je devais reprendre la Sainte Vierge, j’aurais emprunté le pouvoir de Natalia, je me serais dirigé vers l’endroit où était Fistoria pour la tuer... c’était comme ça que ça aurait dû être. »

C’était la bataille que j’avais vue dans le rêve tout à l’heure. Il pensait avoir tué la Déesse Fistéria après ça, mais en réalité, elle était toujours en vie.

« Le résultat de cela, c’est que Fistoria a pris peur quant au pouvoir que Dieu a dispersé dans ce monde. Elle a utilisé l’oracle pour conférer du pouvoir aux humains et les garder sous surveillance. J’ai aussi rencontré d’autres personnes qui possédaient ce pouvoir, ils étaient probablement toujours là quand j’avais disparu de la scène. Qu’ils aient ou non survécu est... comme tu peux le voir difficile.

Ce sont toutes les conséquences apportées par ma trop grande faiblesse. À cause de cela, je t’ai fait vivre une expérience déchirante. Mes excuses. Cela ne vaut pas grand-chose comme excuse, mais j’accéderais à ta demande. Si tu veux me tuer alors c’est bien si tu le fais. Je ferais tout ce qui est dans mes capacités. »

Darx baissa la tête après avoir dit ça. Ce que je voulais de Darx. Ce que je voulais...

☆☆☆

Chapitre 7 : Les Âmes qui pleurent

« Il s’agit de notre destination. »

L’endroit où Darx m’avait amené était une place à l’écart entre la vie et la mort, où les gens qui avaient des attachements au monde des vivants et qui étaient incapables de les transmettre se rassemblaient.

« Mais, ça sera bon comme ça. Je suis... »

« J’ai dit que ça ira, non. Tu l’as dit toi-même, tuer un type qui n’a pas l’intention de vivre n’est pas une vengeance. D’ailleurs, c’est vrai que c’est de ta faute si nous avons rencontré un tel sort, mais, tu es le seul à pouvoir utiliser le pouvoir de la sorcellerie noire. Je ne suis pas aussi intelligent que toi. Je ne pense pas que je serais capable de le maîtriser par moi-même. »

« C’est pourquoi tu me demandes de t’enseigner les moyens de l’utiliser ? »

« Oui, je veux aussi me venger de mes propres mains. C’est un peu ennuyeux de devoir compter sur la puissance de Dieu, mais, tant que ce n’est pas la Déesse, je transformerai ce monde en ennemi. Je ne peux pas dire de telles choses moisies. »

Après avoir écouté l’histoire du passé de Darx, il s’en était suivi une discussion sur ce qu’il fallait faire avec Darx, mais, j’avais décidé qu’il m’enseignerait la sorcellerie noire.

Je ne pouvais pas pardonner à la déesse qui était la principale cause de cela. Mais, je devais devenir l’ennemi du Saint Royaume afin de tuer la Déesse. Bien sûr, je ne pouvais pas non plus pardonner aux gens du Saint Royaume.

En regardant les actions de Darx dans le rêve, je pensais pouvoir pour le faire. Je le pensais, car je possédais la même capacité que lui.

Mais, je n’avais ni les compétences ni les connaissances pour le gérer. Je n’étais pas assez intelligent pour y penser. C’était pourquoi j’avais besoin que Darx puisse m’apprendre en détail mes pouvoirs. De cette façon, c’était plus utile pour l’avenir.

Nous étions venus ici pour ça. Mais nous étions allés faire autre chose avant de venir ici. Plus exactement, j’avais enterré le cadavre de ma mère.

J’avais des regrets parce que j’étais certain de l’avoir laissée au village, mais Darx était plein de tact, et l’avait transporté avec moi. En outre, dans sa belle figure avec toutes les blessures cicatrisées, elle avait une expression douce. Une expression telle que si vous ne saviez pas qu’elle était morte, vous pourriez penser qu’elle dormait.

Même s’il y avait une partie de moi qui ne comprenais pas pourquoi elle pouvait avoir un tel visage même après tout cela, et le plus important encore, c’était la frustration qu’elle était morte à cause de quelqu’un comme moi, et le bonheur que lui avait donné son dernier sourire.

C’était juste que, mes larmes ne s’arrêtaient pas quand je pensais que je ne pourrais jamais plus la revoir. Même après l’avoir enterrée dans ce monde, je pleurais sans relâche. Finalement, j’avais juré sur la tombe de ma mère que j’irais assurément me venger.

« Premièrement, peux-tu utiliser ce pouvoir magique par toi-même ? C’est fondamental pour la magie et la sorcellerie. Si tu ne comprends pas tes capacités magiques, tu ne pourras pas utiliser l’un ou l’autre. »

Alors que j’avais commencé à penser à ma mère, Darx vérifia le pouvoir magique en moi. Je lui répondis que c’était bon en lui faisant face tout en lui montrant ma paume. J’étais le moins habile dans mon groupe d’âge, mais j’étais toujours capable d’utiliser le sort le plus bas de types « Eau ».

« D’accord, si c’est le cas, essaye de rassembler ton pouvoir magique dans tes oreilles. Si tu réussis cela, tu seras vraiment un sorcier des ténèbres, et tu devrais être capable d’entendre les voix des morts. »

Je rassemblais le pouvoir magique à mes oreilles comme l’avait dit Darx. Quand je l’avais fait, j’avais l’impression que ma tête était sur le point d’exploser alors que les voix se mettaient à se précipiter à l’intérieur. Qu’est-ce que c’est que ça !?

« Est-ce que tu peux les entendre ? C’est le rugissement des esprits morts ici. Ceux qui se sont égarés pleureront, mais parfois, il y a des âmes qui possèdent encore leur ego. C’est juste que, pour en faire tes serviteurs, il faudra un peu de puissance magique, alors fais attention. »

C’était les cris des morts. Cela résonnait intensément dans ma tête. Souffrance, chagrin, cri, toutes sortes de cris résonnent dans ma tête l’un après l’autre. Normalement, le simple fait d’écouter cela pouvait conduire à la folie, mais moi, qui m’habituais à la douleur, je pouvais supporter cela. L’ironie, c’était bien plus préférable que d’être poignardé avec un couteau par des centaines de personnes.

Je continuais à libérer mon pouvoir magique alors même que les cris résonnaient dans ma tête. À ce moment-là, je plaçais ma colère dans le pouvoir magique. La colère et la haine contre le Saint Royaume, et sa Déesse.

Maintenant, y avait-il quelqu’un qui voudrait se venger avec moi, pour déchaîner sa vengeance avec moi ? Si tel était le cas, je vous donnerais la capacité de le faire ! Maintenant, que feriez-vous ?

Je demandais ceci aux morts pendant que je continuais à libérer mon pouvoir magique. Darx me parla par-derrière, mais ce n’était pas le moment pour ça. Relâche le pouvoir encore plus longtemps, rends le plus puissant.

Immédiatement après, j’obtenais une réponse à mon pouvoir magique. J’infusais mon pouvoir magique dans l’âme qui m’avait fait une réponse. Au moment où je l’avais fait, une énorme quantité de pouvoir magique avait été enlevée ! Je serrais mes dents, afin que je ne perd pas conscience pendant l’opération.

Finalement, les deux âmes qui avaient répondu à mon pouvoir magique s’étaient rapprochées. Même si cela n’était que deux parmi ces nombreuses âmes des morts, on ne pouvait rien y faire. Je voulais dire, c’est parce que depuis le début, j’avais libéré mon pouvoir magique pour appeler des âmes qui avaient le même objectif.

En ce moment, j’avais compris la sorcellerie des ténèbres après l’avoir essayé, ainsi je pouvais contrôler les âmes vides à n’importe quel moment tant que je leur donnais de la puissance magique. Je pouvais même faire la même chose avec les âmes non vides, mais je devais les réprimer de force avec ma puissance magique.

Cette fois, ce n’était pas mon objectif, j’étais venu chercher des âmes avec un ego qui m’approuverait et voudrait coopérer pour accomplir mon objectif. Les âmes qui avaient du ressentiment envers le Saint Royaume comme moi.

Je versais encore plus de puissance magique dans les âmes qui étaient venues. Quand je l’avais fait, les âme translucides se transformèrent en silhouette avant la mort. D’un côté, l’âme entra dans un chevalier sans tête qui rampa hors de la terre, obtenant le corps, et l’autre se matérialisa sous forme d’un spectre.

Le chevalier était sans tête, mais il la tenait dans ses propres mains, c’est la tête d’une charmante belle femme. En regardant de plus près, l’armure était également faite pour être en conformité avec ses courbes. Je ne l’avais pas réalisé. Ses longs cheveux ondulés dorés se balançaient.

Le spectre de l’autre côté était un homme aux cheveux bruns. Il me regardait extrêmement mollement. Les deux avaient dans la vingtaine.

... Je ne pouvais pas le croire jusqu’à maintenant, mais j’avais réellement un tel pouvoir en moi. Si je l’avais su avant d’éprouver tout cela, j’aurais eu peur de ce pouvoir, mais il n’y avait pas de meilleur pouvoir que celui-là pour une personne comme moi, qui n’avait que de la haine. Un sourire flotta involontairement en regardant les deux personnes qui se tenaient devant moi.

☆☆☆

Chapitre 8 : Les deux subordonnés

Tous les deux se tenaient devant moi. Chacun observant son propre corps. L’homme aux cheveux bruns regardait normalement ses bras et ses jambes, mais, la femme sans tête, la chevalière levait la tête et regardait son propre corps. Une belle femme tenant une tête coupée était en quelque sorte un spectacle surréaliste.

« Ooo! Qui sait depuis combien de temps je n’avais plus eu un corps de chair ! De plus, il est plus léger que quand j’étais vivante ! »

La femme parlait ainsi tout en sautant sur place, vérifiant l’état de son corps. Après un moment, peut-être parce qu’elle avait réalisé qu’elle était surveillée, elle était devenue embarrassée.

« E-Excusez-moi, Maître. Je m’appelle Liscia Einstein. J’étais l’ancienne capitaine des Paladins du Saint Royaume. Je jure ma loyauté envers le Maître qui m’a ramené une fois de plus à la vie dans ce monde. »

... Elle était en quelque sorte une personne étonnamment formelle. Bien que la vue d’une chevalière exprimant sa gratitude agenouillée était classe. Le mâle était debout à côté de Liscia, la chevalière sans tête sur ses genoux, alors qu’il la regardait avant de déclarer d’une manière lascive.

« Ah, je m’appelle Chrono. Je suis juste un roturier donc je n’ai pas ses manières, cependant, prends soin de moi, patron. »

La différence de tempérament entre ces deux-là était criante. Liscia me regardait avec des yeux extrêmement brillants, tandis que Chrono avait l’air extrêmement endormi. J’étais de plus en plus inquiet à propos de ces deux-là.

« Je m’appelle Hardt. Je pense que cela vous a été transmis par mon pouvoir magique, mais je vous ai ressuscité pour vous venger du Royaume sacré. Pour quelle raison êtes-vous devenus mes serviteurs ? »

Ces deux-là avaient accepté mon pouvoir magique et étaient venus ici parce qu’ils soutenaient mon but. Si c’était le cas, je voulais savoir la raison pour laquelle ils soutenaient mon objectif. S’ils voulaient juste être ressuscités, j’allais simplement les effacer.

« Fumu, c’est naturel. La raison pour laquelle je l’ai acceptée est parce que, je ne sais pas si elles existent encore, mais je veux détruire la lignée familiale du capitaine des Paladins du royaume sacré. Comme vous pouvez le voir, je suis jeune, mais je possédais vraiment de très bonnes capacités. Mais j’étais envié par mon vice-capitaine à l’époque. Il pensait qu’il n’y avait aucun moyen de perdre face à une jeune fille. À la suite de cela, ma famille a été faussement accusée, et tout le monde a été condamné à mort. Cela aurait été juste si la peine de mort n’avait été qu’à mon encontre, j’aurais démissionné, et j’aurais ainsi admis ma défaite dans cette lutte de pouvoir, mais, cet homme, à mes sœurs il... ! »

... Je vois. Après avoir dit cela, je pouvais comprendre son ressentiment. Je regardais du côté de Chrono pour l’exhorter à parler.

« Mes propres expériences ont été volées par le Saint Royaume. La méthode pour mettre de la magie dans les objets. Quand j’ai parlé de cette méthode au royaume sacré, on m’a dit de discuter avec le responsable et on m’a conduit à lui, mais, avant que je ne le remarque, c’est devenu l’accomplissement du responsable. Eh bien, même si c’était maladroit de ma part de l’avoir si bêtement enseigné à ce moment-là. J’avais l’intention d’utiliser l’argent que je recevais des résultats de la recherche pour soigner la maladie de ma petite sœur, mais, bien sûr, l’argent n’est pas arrivé et ma petite sœur est morte. Après cela, afin de voler les résultats de mes recherches, le responsable a envoyé un assassin et m’a tué. Donc, mon souhait est légèrement le même qu’elle. »

Chrono rajouta. « Est-ce bien ? », tandis qu’il regardait dans l’autre direction. Je vois, les deux avaient réellement de la haine contre le Royaume saint. En outre, le pouvoir que je ressentais dans chacun d’eux était plutôt élevé.

Même si c’était naturel pour Liscia, qui était capitaine des Paladins, Chrono qui était un roturier avait un talent considérable en tant que magicien. C’était une assez bonne trouvaille.

« J’ai compris la raison pour laquelle vous soutenez mon but. À partir de maintenant, je vous ferai travailler comme mes mains et mes pieds. Même si nous y allions maintenant, nous ne serions pas en mesure de gagner simplement à cause du nombre. Vous devriez aussi tous les deux comprendre cela. »

Tous les deux avaient hoché la tête à mes mots. Ils savaient probablement bien si ce n’était que contre quelques personnes cela serait bon, mais c’était une tout autre histoire en ce qui concernait la guerre contre un pays. D'autant plus que le Saint Royaume était le plus grand pays du monde. Quand je pensais à une bataille contre un pays ayant dix millions d’habitants, j’aimerais avoir au moins un million de soldats.

Mais, je n’étais pas encore capable de créer une grande armée comme Darx. Même si je possédais une partie de la puissance de Dieu, si moi, l’utilisateur de la capacité était faible, ce serait juste des perles donné aux pourceaux.

Premièrement, j’allais devoir augmenter un minimum mon pouvoir magique. En ce moment, juste en ressuscitant Liscia et Chrono, mon pouvoir magique s’était asséché. Pour être honnête, rester debout était difficile. Pour cela, il n’y avait pas d’autre moyen que de s’y habituer en l’utilisant encore et encore.

Heureusement, je pouvais continuer à expérimenter autant que je le voulais dans cet espace. Je pouvais aussi augmenter le nombre de soldats entre-temps. Ce ne sera probablement pas plus difficile que de me couper les ongles.

Darx m’apprendra la sorcellerie des ténèbres et Liscia m’apprendra plus tard le combat rapproché. Ce serait mieux si j’étais aussi moi-même suffisamment capable de me battre.

J’allais demander à Chrono d’enquêter sur ce monde. Il vaudrait mieux avoir une parcelle de terre qui pourrait servir de point d’appui lorsque j’attaquerai le Royaume sacré. De plus, je voulais tuer ces gars dans le village.

Donc je devrais :

· Augmenter ma force de combat (combat rapproché avec Liscia, sorcellerie des ténèbres avec Darx)

· Envoyer Chrono enquêter sur l’état des affaires dans ce monde (Sélection d’une parcelle de terrain comme pied-à-terre)

J’avais ainsi défini mes objectifs actuels. Je voulais aller vite, mais je n’avais ni le talent ni le pouvoir. Il n’y avait aucun moyen de gagner même si j’avais attaqué maintenant. Je devais réfléchir avant de bouger.

 

Situation :

Subordonnées, 2 personnes.

Liscia Einstein

Ancienne capitaine des paladins du royaume sacré

Sainte Dullahan

 

Chrono

Roturier

Magicien Spectral

 

Collaborateurs, 2 personnes.

Darx Bradley

Sorcier des ténèbres

 

Natalia

Ange Déchue

 

☆☆☆

Chapitre 9 : Les conséquences pour le village

Environ un mois s’était écoulé depuis que Hardt avait disparu.

« Régul ! Il est allé là-bas. »

« Je le sais ! Merde ! »

« Dangereux ! Tir sacré ! »

Le fantôme s’approchait vers l’arrière de Regul, qui combattait à épées contre le squelette. Parce que l’attaque physique ne fonctionnait pas sur les spectres, ils devaient être vaincus avec de la magie.

Lorsque le projectile de lumière que j’avais relâchée frappa le spectre, le spectre se dispersa tout en laissant échapper un rugissement douloureux. Regul frappa le squelette qui le bloquait avec son bouclier, le squelette montra ainsi une ouverture et Regul le décapita.

« Très drôle, sainte entaille divine ! »

*Dooun !*, un son fort retentit. En regardant dans la direction du son, Lig resta dans sa position d’attaque même après que son épée ait été balancée. Le sol que l’épée avait frappé avait explosé, et plusieurs zombies s’étaient effondrés sur le sol. Il avait fait exploser les zombies avec une attaque de zone.

« Fuu, on en a fini de tout cela, hein. Stella, es-tu blessée ? »

« Eh, eh, je vais bien. Plus important encore, je dois guérir le reste du monde. »

Je regardais autour de moi les villageois épuisés qui étaient tous assis par terre après avoir balayé négligemment ce que Lig avait dit. On ne pouvait rien y faire parce que cela se passait tous les jours.

Le jour où les monstres de type morts-vivants avaient commencé à attaquer était, le jour après que Hardt avait été emmené par ce squelette mystérieux et avait disparu. J’avais regretté ce que j’avais fait à Hardt et j’avais perdu la volonté de quitter ma chambre, mais une disparition avait eu lieu dans le village.

La mère qui était partie à la recherche de son enfant n’était pas revenue ce jour-là. Le chef du village avait conclu que les monstres l’avaient attrapé et avait rassemblé une dizaine de personnes capables dans le village, formant une équipe de recherche.

Il n’y avait que des adultes à ce moment-là, mais deux personnes du groupe de recherche étaient revenues trois jours plus tard tout en étant grièvement blessées. Il y avait une forêt près du village, et il semblerait que le groupe de recherche pensait que des choses étranges s’y déroulaient. Ils y étaient donc entrés, et ainsi ils avaient trouvé des zombies.

En outre, ils étaient individuellement plus forts que les zombies ordinaires, ceci était valable pour plusieurs de ces individus. Le groupe de recherche avait été encerclé, presque tout le groupe avait trouvé la mort, et deux seuls avaient pu de justesse sauver leurs vies.

Le chef du village, qui avait pris cette affaire au sérieux, avait interdit aux villageois de quitter le village et s’était rendu seul dans une ville voisine pour demander des renforts.

Tout le monde pensait qu’il n’y aurait pas de danger s’ils ne se rapprochaient pas de la forêt, mais ils avaient compris que cette façon de penser était naïve, après ce qui s’était passé deux jours plus tard.

Incapable de quitter le village, l’un des villageois oisifs avait repéré des silhouettes de personnes approchant du village. Et ce n’était pas seulement 1 ou 2 personnes.

À ce moment-là, tout le monde était content parce qu’ils pensaient que les renforts du chef du village étaient venus, mais, en y regardant de plus près, les corps étaient couverts de blessures. Parmi eux se trouvaient des squelettes, un monstre fait d’os, des spectres, des esprits de morts-vivants sur qui les attaques physiques ne marchaient pas. Toutes sortes de monstres différents s’approchaient du village.

Parmi les villageois qui pouvaient se battre, tous avaient pris les armes et avaient fait face ensemble. À ce moment-là, il n’y avait pas de possibilité de faire la distinction entre celui qui est un adulte ou un enfant. Lig, Regul et moi avions aussi participé au combat.

En raison de la magie de lumière que Lig et moi étions capables d’utiliser, et qui était très efficace contre les monstres de type mort-vivant, nous avions mené le combat. Et aujourd’hui, cela marquait le 20e jour.

Les villageois aussi étaient épuisés dans leur corps et dans leur cœur d’être sur leurs gardes tous les jours sans savoir d’où venaient les monstres. Le chef du village était revenu avec des zombies la première fois. C’était pourquoi, jusqu’à présent, il n’y avait toujours pas de renfort.

Pourquoi personne d’autre n’était-il allé demander de l’aide ? Parce que personne ne voulait devenir comme le chef du village. Tout le monde pensait qu’ils mourraient s’ils quittaient le village, alors les gens qui partaient avaient drastiquement diminué.

Si c’était le cas alors, que diriez-vous de faire en sorte que les gens qui se battaient comme Lig et les autres puissent demander de l’aide ? C’était ainsi que la conversation s’était terminée, mais les villageois avaient pensé à ce qui se passerait si une attaque venait à ce moment-là et personne n’avait accepté cette proposition.

Même après avoir discuté longuement de la manière dont on devrait se comporter, le village allait manquer de nourriture, et tout le monde finirait par devenir l’un de ces monstres, il n’y avait que des opinions plutôt pessimistes, plutôt que d’être attaqué et tué quand il n’y avait pas de défense. Quant au sauvetage venant d’un autre village ou d’une ville, c’était le meilleur cas envisageable. C’était aussi, probablement l’une des raisons de notre fatigue mentale.

Il avait également été écrit dans un livre qu’il n’y avait pas de bataille plus épuisante que celle qui n’avait pas de fin prévisible.

Après cela, après que le village avait été attaqué par des zombies et des monstres, il y avait une rumeur dans le village dont tout le monde avait commencé à parler. Pour eux, ce phénomène était appelé la « malédiction de Hardt ».

Le début de ce phénomène était pile, le jour après que Hardt avait été enlevé par le squelette. N’était-ce pas la revanche de cet Hardt qui possédait le pouvoir de contrôler les défunts ? Tout le monde dans le village avait commencé à chanter le même air.

Même si la rumeur elle-même était désagréable, plus que cela, après être entrée dans cette situation dangereuse, l’attitude de tout le monde avait changé très rapidement.

Ils avaient commencé à avoir des pensées délirantes tout en se reprochant d’avoir été horrible envers Hardt, comme : « nous pardonnera-t-il si nous nous excusions maintenant », ou encore : « Il nous aurait pardonné si nous avions correctement fait l’enterrement de sa mère ».

Juste en faisant ça, il n’y avait aucun moyen que Hardt nous pardonne. Ce que nous lui avions fait était déjà impardonnable et de plus, nous lui avions montré la vision de sa mère se faisant tuer sous ses yeux. Si c’était moi, je ne pardonnerais certainement pas ce village.

Alors que de telles choses se produisaient, l’atmosphère dans le village toucha le fond, les pires habitants volèrent dans les maisons des autres.

« Oh, oh, quelque chose arrive encore ! »

Alors que je pensais au gars qui avait été découvert en train de commettre un cambriolage par tout le village, l’une des personnes qui se battait avait crié.

Tout le monde regarda dans la direction de la voix, et là-bas, il y avait un zombie intégralement rouge avec des ongles encore plus tranchants, il fonçait à toute vitesse vers le village. On pouvait le dire juste en le regardant. Ce zombie était extrêmement puissant et c’était sûrement un monstre très dangereux...

☆☆☆

Chapitre 10 : Le village contaminé

« ... Stella, t’en es-tu rendu compte ? »

« Eh, c’est trop dangereux »

Son aura était évidemment différente des zombies que nous étions en train de combattre jusqu’à maintenant. Tout son corps était teinté de rouge, comme du sang. Il possédait des ongles longs et tranchants. Les autres zombies qui venaient d’apparaître titubaient au départ, mais quand ils nous virent, ils avaient alors commencé à courir vers nous.

Nous tous, nous nous étions levés en toute hâte tout en brandissant nos armes. Le zombie rouge assaillait l’un des disciples de Regul qui était à proximité. Le disciple avait frappé avec son épée sur le zombie qui tentait de l’attraper, mais le zombie rouge avec ses mouvements rapides esquiva facilement l’épée du disciple.

Après ça, il avait attrapé le bras du disciple. La douleur des longs ongles creusant dans le bras du disciple lui fit faire une ouverture, et ainsi le zombie rouge le mordit au niveau du cou.

« Toi !! »

Parce que l’un de ses disciples avait subi cela, Regul s’était mis en colère et s’était dirigé vers le zombie rouge. Tout le monde avait également suivi Regul, mais je pensais alors : mais ne vous précipitez pas si facilement !

« Oraa! »

Regul plaça son bouclier pour bloquer la vue du zombie rouge, mais le zombie rouge heurta le bouclier. Quand le bouclier de Regul et le poing du zombie rouge s’affrontèrent, l’un des deux opposants avait été repoussé et éjecté au loin.

Et la personne qui avait perdu était... Regul. Ainsi, Regul dont le bouclier avait été repoussé présentait de nombreuses ouvertures, alors le zombie recommença à frapper. S’il avait été frappé par une telle attaque, Regul y resterait !

Je relâchais donc un projectile de lumière afin de sauver Regul. Le zombie devrait faiblir si cela le touchait. C’était ce que je pensais, mais, le zombie rouge savait que mon projectile se rapprochait, il s’éloigna de Regul et l’esquiva.

C’était frustrant de voir que j’avais raté mon attaque, mais j’étais contente d’avoir pu quand même séparer le zombie de Regul.

Lig s’approcha du zombie rouge pendant ce temps. Peut-être parce que le zombie rouge ne pouvait pas ignorer Lig, il avait observé ses mouvements.

Lig balança son épée brillante depuis l’arrière. Le zombie rouge le repoussa sur le côté avec sa main gauche, mais le poing qui était entré en contact avec la lumière laissa échapper un son de brûlure.

Lig balança son épée sur le côté et le zombie rouge la bloqua avec ses ongles. Ils restèrent ainsi et les deux se regardèrent. Je n’aurais jamais pensé qu’il serait en train de combattre ainsi contre Lig.

Il tenait son épée à deux mains et le repoussa, mais le zombie rouge ne recula pas. Non seulement il n’avait pas reculé, mais il avait fait un pas en avant comme s’il était prêt pour une autre attaque.

Ensuite, ses joues se gonflèrent. Ne me dites pas qu’il va faire cela ! Au moment où je pensais à ça, le zombie cracha quelque chose de sa bouche. J’avais crié « Danger ! » Mais, peut-être que Lig l’avait aussi prévu après avoir regardé ses gonflements, il avait renoncé au combat et c’était éloigné du zombie.

La chose que le zombie avait crachée avait atterri sur le sol, et de la fumée s’était formée avec un bruit étrange. Le sol était-il en train de fondre ?

« Gaaa !? »

Alors que tout le monde était distrait par la chose que le zombie crachait, le cri de Lig pouvait être entendu. En regardant dans la direction de la voix, le zombie rouge qui avait perdu un bras avait frappé le corps de Lig.

Je demandais à mon entourage ce qui s’était exactement passé à ce moment précis, et une personne qui avait vu la scène me l’avait dit. Il semblerait que Lig avait pris de la distance, mais que le zombie rouge s’était rapprochait comme s’il le poursuivait.

Là, Lig avait frappé avec son épée comme une contre-attaque, et il avait été capable de couper le bras du zombie rouge. Celui-ci n’avait pas pu réagir pour esquiver complètement dans l’intervalle. C’était de cette manière que les choses semblaient aller, mais, en regardant le spectacle maintenant, il était clair que ce n’était pas le cas.

Il paraissait évident que le zombie rouge avait été coupé intentionnellement. Si ce n’était pas le cas, il ne serait pas capable de frapper Lig alors qu’il souffrait de douleur. Il avait laissé son bras être coupé, pour attraper Lig sous sa garde.

Lig avait été frappé et emporté. L’épée avait quitté ses mains et avait perdu sa lumière. Le zombie rouge courait vers Lig qui s’était effondré sur le sol.

Lig allait être tué si cela continuait comme ça. Au moment où j’étais sur le point de libérer ma magie en pensant que je devais en quelque sorte distraire le zombie, *Dodoon !*, quelque chose était tombé sur le zombie.

Lig avait été emporté par la force, et un nuage de poussière dansa dans les airs. Tout le monde sans savoir ce qui s’était passé regarda le nuage de poussière et quelqu’un en sortit. Je pensais que c’était un zombie, mais il semblerait que cela soit un homme dans la vingtaine.

L’homme marcha vers moi alors que la foudre surgit de l’intérieur de son corps. Le terrain sur lequel l’homme avait atterri avait été creusé, le zombie rouge avait disparu sans laisser de trace. Tandis que tout le monde était abasourdi et regardait cet homme, il s’agenouilla devant moi.

« Je suis venu pour vous chercher, Sainte Vierge. »

Il posa ses lèvres sur le dos de ma main.

◇ ◇ ◇

« Wôw, ce mec est incroyable. »

« Qu’est ce que tu regardes ? »

« Seigneur Darx. C’est un appareil d’imagerie que j’ai fabriqué. C’est capable de refléter ce que le familier voit. »

« Ah ! Le familier que tu m’as demandé d’envoyer auparavant. »

Chrono hocha la tête à mes mots. Cette personne, quand est-ce qu’il avait fait une chose pareille ? Il n’y avait pas de génie comme ça à mon époque. Peut-être que celui qui s’appelait l’excentrique pourrait en être un.

« Alors, qu’est-ce que tu regardes ? »

« Nn? Le chef du village était là. Est-ce vrai que nous allons détruire cet endroit ? Alors j’ai pensé que je devrais jeter un coup d’œil pour observer un peu ça, mais il semblerait que ce village soit maudit. »

« Aa ~, on ne peut rien y faire. Hardt s’est laissé aller à ses émotions et a utilisé son pouvoir. Je n’avais pas remarqué que Hardt avait fait cela, maintenant la terre est contaminée par les miasmes qui s’échappent de son pouvoir magique. C’est devenu un lieu de béatitude pour les morts-vivants. »

Mais, cette attaque faite avec seulement cette petite quantité de contamination vient de se terminer trop rapidement, cela était dû, comme prévu, à la présence de la Sainte Vierge. Elle purifiait inconsciemment la contamination. Néanmoins, la vitesse de contamination était assez rapide.

« De plus, un gars bizarre était apparu. »

Le doigt de Chrono pointait un chevalier revêtu d’éclairs. Liscia serait probablement capable de le vaincre, mais ce sera plus dur pour Hardt. Il pensait à ça en regardant Hardt.

« Katakatakatakatakata! »

« Quoi !? »

« Oo ! Hey, Maître ! Ne fuyez pas, vous devez attaquer ! Ou bien vous ne pourrez jamais gagner contre l’ennemi ! »

« Même si tu dis ça, je ne pensais pas que les squelettes brandissant des épées allaient me lancer de telles remarques ! Ne te moque pas d’un novice au combat ! »

... C’était toujours impossible.

☆☆☆

Chapitre 11 : Objets maudits

« Uooooo!! »

« « « « Katakatakatakata » » » »

« Hey ! Maître, augmentez votre vitesse ! À cette allure, vous allez être piétiné par les squelettes ! »

Merde, cette Liscia ! Tu montes tranquillement un cheval squelette, c’est donc facile pour toi ! Toi aussi, viens courir avec moi !

« Oh..., Boss, vous travaillez dur... »

En ce qui concernait Chrono, il buvait du thé avec Darx ! Aïe ! Alors que je regardais la direction de Chrono et de Darx, un choc avait soudainement été occasionné à ma tête. Je regardais légèrement en arrière. Il y avait la silhouette de Liscia qui déplaçait ses bras comme si elle venait de jeter quelque chose.

... Cette femme, elle m’avait jeté quelque chose. Voilà pourquoi j’avais perdu mon équilibre et j’étais tombé par terre à cause de l’impact. Les squelettes s’approchaient. Ah !!

« « « « Katakatakatakata » » » »

« Ah, Maître... »

« Ahhhhh, ils m’ont marché dessus »

... Cette Liscia, je n’allais certainement pas lui pardonner.

 

◇ ◇ ◇

 

« Euh..., c’est de ma faute maître... Je me suis inconsciemment emportée ! »

Hahaha..., rigola Liscia. Je m’étais rapproché d’elle en souriant, et j’avais retiré la tête de Liscia de son corps. Après ça, je l’avais jetée avec toute ma force !

La tête de Liscia avait tracé une parabole pendant qu’elle volait. La voix de Liscia qui s’amincissait graduellement pouvait être entendue. Après ça, un corps sans tête était parti en courant à la poursuite de sa tête. De plus, il était étonnamment rapide. Elle fonça et l’attrapa sans que la tête touche le sol.

« Voici votre boisson. »

Je regardais les agissements de Liscia quand, tout à coup, Natalia apparut à mes côtés. Ensuite, elle me remit une tasse. Je me demandais d’où provenaient les produits de première classe que l'on me donnait ici. De plus, les choses faites par Natalia étaient toutes délicieuses.

« ... »

« ... »

D’une certaine façon, elle me regardait intensément. Quoi ? Même quand je buvais sans lui prêter la moindre attention, elle continuait à me regarder. Il était impossible de l’ignorer.

« ... Pourquoi me regardes-tu si fixement ? »

« Non, il n’y a aucune raison particulière. »

« ... »

« ... »

Qu’est-ce que c’était ? Natalia était devenue immobile et silencieuse. Je n’en connaissais pas la raison, mais je ne m’en souciais pas. Je continuais à boire le thé que j’avais reçu de Natalia.

« Maître... ! N’est-ce pas méchant de jeter la tête de quelqu’un ? Elle était presque tombée au sol et aurait pu se fendre ! » déclara une Liscia très énervée et en colère contre moi. Alors qu’elle tenait sa tête sous son bras comme une balle, elle me pointait du doigt.

« C’est toi qui as jeté la première pierre, n’est-ce pas ? Quel est le problème si je te réponds ? » lui demandai-je.

« La chose qui a été lancée est différente ! Ce que j’ai lancé était un os ! D’ailleurs, que feriez-vous si mon beau visage devait être abîmé ! »

« Ne dis pas toi-même que tu es belle. Eh, une femme dont la tête peut être enlevée n’est pas belle. »

« Quoi... !? Alors le Maître préfère-t-il une femme normale !? »

... Pourquoi était-on arrivé sur un tel sujet ? Mais, un humain normal, hein. J’avais aimé Stella avant que tout ne devienne comme ça. Je m’étais également senti excité quand je voyais d’autres belles femmes ou de jolies filles.

Mais, comment est-ce maintenant ? Si on me le demandait... c’était impossible. Elles n’étaient plus que des victimes de ma haine. Même si cela n’avait rien à voir avec elles, cela m’était devenu impossible. À moins que je leur fasse faire un contrat d’esclave. D’abord et avant tout, je ne pouvais pas leur faire confiance.

En comparaison, Liscia était... Elle était très belle si je pouvais supporter de voir sa tête amovible. C’était simplement que ses abdos visibles étaient à son désavantage. Auparavant, lorsque ce corps sans tête avait été totalement nu, comme on pouvait s’y attendre, j’avais été choqué.

D’ailleurs, elle était ma subordonnée. Elle ne pouvait pas être contre moi, elle ne pouvait pas non plus me trahir puisque si je mourais, elle disparaissait également. Si j’y pensais de cette manière, cela voudrait dire que je ne pourrais pas aimer quelqu’un d’autre que mes esclaves ou mes subordonnés. Cette partie de moi avait aussi mal tournée, n’est-ce pas.

« Ma-Maître ? Vous avez soudainement eu une expression perplexe. Quelque chose ne va-t-il pas ? Est-ce que votre estomac vous fait mal ? »

« ... Ne me masse pas en me disant que je mange trop et que j’ai mal au ventre. De plus, pourquoi un Dullahan peut-il avoir des maux de ventre ? »

« Ça, on ne peut rien y faire ! C’est la faute des plats de Natalia, ils sont si délicieux ! »

Liscia, qui avait un peu d’embarras, s’était mise en colère à la place. Mais, même une idiote comme elle avait une bonne tête, elle savait beaucoup de choses. Mais c’était probablement parce que Chrono et Darx connaissaient des tonnes de choses qu’elle ne se distinguait pas.

« C’est fait, boss. »

Tandis que je pacifiais la colérique Liscia, Chrono était venu. Darx était aussi derrière lui. Après ça, j’avais reçu un bracelet noir et un collier de Chrono.

« Oh, est-ce de ça que Darx parlait ? »

« Tout à fait. L’un d’eux est le bracelet maudit de puissance. Il est capable d’offrir dix fois la force d’une personne ordinaire. En échange, le bras qui le portera souffrira constamment d’une douleur intense. L’autre est le collier d’absorption d’âme. En absorbant l’âme de la personne tuée, la quantité de puissance magique possédée peut être augmentée. En échange, il semblerait que les cris des âmes absorbées puissent être entendus. »

Je vois. Les deux étaient maudits, d’où ces sortes d’effets secondaires. Je les avais mis tous les deux sans hésitation. J’avais posé le bracelet sur mon bras gauche.

Au moment où je l’avais placé, la sensation de mon bras gauche poignardé par un objet pointu m’avait traversé. En plus de cela, c’était sur tout mon bras. C’était assez douloureux, mais comparé au fait d’avoir été poignardé avec un couteau sur tout mon corps, c’était toujours mieux. Mais si cela avait été humain normal, il aurait pu mourir à cause de la douleur.

Après cela, j’avais mis le collier et... je n’entendais rien. Je regardais Chrono, qui me répondit :

« C’est naturel. Il n’a pas encore absorbé une seule âme. »

... C’était vrai. Il n’y avait aucun moyen d’entendre des cris s’il n’y avait pas une seule âme dedans. C’était bien de pouvoir absorber les âmes dans cet espace, mais je voulais d’abord tester l’efficacité du bracelet.

« Chrono. Y a-t-il un bon endroit qui soit éloigné du pays où se trouve mon village ? »

« Si c’est votre souhait, n’y a-t-il pas un pays tout au sud ? C’est un petit pays avec une population d’environ cinq cent mille personnes, le Royaume de Mestoa. Si cela vous convient, il est assez éloigné du Royaume Anders où le maître est né. »

D’accord, alors faisons-le. J’allais tester l’efficacité de ces deux objets.

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