Kujibiki Tokushou couverture du volume 01

Kujibiki Tokushou: Musou Haremu ken – Tome 1

***

Le Livre de la Loterie Fantastique

Prologue : Sélection de la Capacité

J’étais debout dans une file d’attente dans un centre commercial proche de chez moi, tenant un ticket de loterie dans la main.

« Vous avez gagné le prix de consolation. Voici donc un paquet de mouchoirs ! » (Membre du personnel)

J’avais reçu ce billet pour y participer alors que je faisais des achats dans le centre et même si je savais que je n’allais rien gagner, j’avais quand même décidé de faire la queue.

Toutes les personnes devant moi avaient reçu le prix de consolation, les uns après les autres.

Une liste des prix était affichée sur le côté de la roue avec tous les prix restants qui m’intéressaient.

Prix ​​Consolation — Mouchoir

5.

Coupon cadeau d’une valeur de 1’000 yens

4.

Mélange de bonbons

3.

Dernier modèle de smartphone

2.

Séjours à deux pour des sources chaudes

1.

Prix inconnu ???

Si l’on suivait l’ordre logique des prix, il serait tout à fait normal que le premier prix soit des vacances en outremer ou quelque chose du genre. Car après tout, il était placé plus haut que le séjour dans les sources d’eau chaude.

Alors que j’essayais de comprendre ce que pouvait bien être le premier prix, la file devint devant moi plus petite.

*Ding ding ding*

J’entendis alors à ce moment-là une cloche sonner. On dirait qu’une des personnes avant moi avait gagné un des gros prix.

« Toutes nos félicitations ! Il semblerait que... VOUS AYEZ GAGNÉ LE PREMIER PRIX ! » (Membre du personnel)

« Ohhh, oui ! Je l’ai fait ! » (Gagnant A)

La personne qui avait gagné nous fit même une pose de la victoire.

« Eh bien, nous allons vous donner plus de détails concernant votre prix, alors suivez-moi à l’intérieur du stand. » (Membre du personnel)

« D’accord ! » (Gagnant A)

Il se dirigea donc avec l’un des hommes qui travaillait pour la loterie. Ho, c’était à mon tour maintenant !

« Qu’est-ce qui vient après le premier prix... ? » (Kakeru)

Alors que je pensai à cela, un des membres du personnel traça le premier prix en utilisant un stylo-feutre. J’avais malheureusement perdu l’occasion d’avoir le premier prix avant même que je puisse y participer.

Bien sûr, il semblait que je puisse toujours gagner ce téléphone. Ceci serait après tout un bon cadeau.

Après avoir donné mon ticket de loterie au membre du personnel présent, je tirai sur le levier de la machine.

*Gara gara gara... goto* [1]

Un son retendit.

*Ding Ding Ding*

La personne à qui j’avais donné mon ticket s’approcha rapidement de moi.

« Hein ? Ai-je vraiment gagné !? » (Kakeru)

J’étais choqué. Je n’aurais jamais pensé que j’allais gagner quelque chose.

Et c’est alors que je regardai la boule qui était sortie de la machine. Elle était peinte dans les couleurs de l’arc-en-ciel. Je me tournai alors vers la liste des prix pour voir quel genre de prix cela me permettrait de gagner.

Le premier prix était venu avec une boule dorée, le deuxième prix avec une en argent, le troisième avec une de couleur rouge, et le quatrième et le cinquième prix étaient respectivement bleu et jaune.

Le cadeau pour une boule ayant les couleurs de l’arc-en-ciel n’était visible nulle part.

« Quel prix puis-je obtenir avec ça ? » Demandai-je à la personne avec un regard interrogatif, tout en tenant la boule.

« C’est le prix caché. Félicitations, vous avez gagné le grand prix caché ! » (Membre du personnel)

« Alors, il y a vraiment quelque chose comme ça... » (Kakeru)

Les gens autour de moi commencèrent à applaudir, alors que je regardais le monde autour de moi.

« Eh bien, nous allons vous donner plus de détails sur le prix caché. Entrez par ici. » (Membre du personnel)

« Entendu ! » (Kakeru)

La personne me conduisit à l’intérieur du stand.

J’étais tellement excité. Quel genre de détails ont-ils vraiment besoin de m’expliquer ? Est-ce un grand prix qui nécessite des explications supplémentaires ?

Quand j’entrai dans la pièce, je vis l’homme qui plus tôt, avait gagné la première place. Et avec lui, une femme qui sembla être une autre employée de la loterie était présente.

Une seconde machine de loterie avait été installée ici. Pourquoi, je ne savais pas encore à ce moment-là ?

Le gagnant d’avant moi tira le levier, et une boule fut bientôt visible à la sortie de la machine.

« Ceci semblerait être... des tentacules. » (Membre du personnel)

« Est-ce par hasard une capacité vraiment utilisable ? » (Gagnant A)

« Oui, vous avez totalement raison. » (Membre du personnel)

« Génial ! » (Gagnant A)

« Dès maintenant, je vais procéder au transfert. » (Membre du personnel)

Je n’avais pas compris un seul mot. Transfert ? Que faisaient-ils ? Qu’est-ce qui se passait ici ?

Je devais obtenir, tout de suite, des réponses.

Une lumière aveuglante éclata alors devant moi, venue soudainement de nulle part, et un motif lumineux qui ressemblait à un cercle magique se forma sur le sol où l’homme se tenait debout. L’homme y disparut quelques instants après.

« Qu-Qu’est-ce qui s’est passé à l’instant !? » (Kakeru)

« Heu ! Et vous êtes ? » (Membre du personnel)

« Je suis le gagnant du prix caché. » (Kakeru)

« Oh ! Est-ce vrai ? Je suis désolée. » (Membre du personnel)

Le membre du personnel me fit un salut.

« Félicitations pour votre victoire. Je vais vous expliquer les détails sur votre prix. » (Membre du personnel)

« Oh oui. » (Kakeru)

« Pour ce prix spécial, tout comme l’homme qui était là plus tôt, et qui avait remporté le premier prix, vous avez le privilège d’être téléporté vers n’importe quel monde de votre choix. » (Membre du personnel)

« Eh... Excusez-moi, qu’avez-vous dit ? » (Kakeru)

« Vous avez le privilège d’être téléporté dans n’importe quel monde de votre choix. » (Membre du personnel)

« Ce n’est pas une mauvaise blague, n’est-ce pas ? » (Kakeru)

« Vous avez vu de vos propres yeux ce qui s’est passé plus tôt, n’est-ce pas ? », a déclaré le membre du personnel alors que j’étais rempli de doute.

« En aucune façon... » (Kakeru)

C’est impossible. Des cercles de lumière et de la magie qui étaient sortis de nulle part. Mais un homme avait bel et bien disparu en un clin d’œil. Certes, tout ceci ne pouvait pas être vrai.

« C’était notre système de transfert. Nous utiliserons cela pour vous téléporter vers n’importe quel monde que vous pourriez imaginer. » (Membre du personnel)

« Plaisantez-vous ? » (Kakeru)

« Eh bien non ! Mais vous devrez l’expérimenter par vous-même. Et que vous le croyiez ou non, c’est la vérité. » Déclara patiemment le membre du personnel.

Lentement, je commençais à croire ce que le membre du personnel me disait.

« Le premier et le prix caché sont essentiellement les mêmes. Vous pouvez visiter n’importe quel monde que vous désirez. Cependant, la différence entre les prix est que le gagnant du premier prix ne peut jouer avec cette machine qu’une fois. Il doit donc prendre la capacité qui sort de la machine, peu importe sur quoi il tombe. D’autre part, le gagnant du prix caché peut tirer sur le levier autant de fois qu’il le souhaite, pour ainsi obtenir la capacité qu’il voudrait le plus. » (Membre du personnel)

« Autant de fois que je le veux, vous dites ? » (Kakeru)

« Oui, mais pour être précis, vous ne pouvez prendre qu’une seule capacité. » (Membre du personnel)

« Compris ! » (Kakeru)

Je n’avais pas vraiment compris, mais j’avais simplement fait un signe de tête à la suite de ces explications.

« Comme vous avez un nombre illimité d’essais, que diriez-vous de faire un premier essai ? Et puisque cette pièce réside dans une autre dimension, vous pouvez même tester vos capacités ! » (Membre du personnel)

« Je... alors je vais pouvoir les tester ? » (Kakeru)

Oui, je n’avais toujours pas compris, mais j’acceptai tout simplement son invitation, et décidai d’essayer.

Je saisis le levier de la machine, et le tira vers le bas. Une boule en sortit instantanément et le membre du personnel la ramassa.

« [Homme Cracheur de Feu]. », y était inscrit.

« On dirait que c’est une capacité qui vous permet par l’intermédiaire de votre bouche de cracher des flammes. » (Membre du personnel)

« Des flammes ? » (Kakeru)

« Essayez-la ! Mais ne le faites pas dans ma direction. Il semblerait que cela soit une capacité dangereuse. » (Membre du personnel)

Je me retournai donc et pris un grand souffle.

« Uwahh !! » (Kakeru)

Je ne savais pas trop comment, mais des flammes sortirent vraiment de ma bouche. Mon visage montra alors clairement un léger mécontentement.

« Comment était-ce ? Avez-vous envie de garder cette capacité ? » (Membre du personnel)

« Non... Attendez, donnez-moi une seconde ! » (Kakeru)

Je posai ma main sur mon front puis commençai à réfléchir.

Mes pensées étaient dans un tel état. J’étais toujours très confus, mais j’étais sûr d’une chose.

« Vous avez bien dit que tout cela était réel, n’est-ce pas ? » (Kakeru)

« Je peux comprendre que vous ayez toujours des doutes, Monsieur », me déclara le membre du personnel.

« Et vous avez bien dit que je peux tirer le levier autant de fois que je le voulais, n’est-ce pas ? » (Kakeru)

« Oui, s’il vous plaît, vous pouvez continuer si telle est votre désir. » (Membre du personnel)

« Y a-t-il des chances que je retrouve la même capacité ? » (Kakeru)

« Oui. » (Membre du personnel)

« D’accord ! » hochai-je la tête en disant cela.

Comme il y avait des possibilités d’obtenir la même capacité encore et encore, essayer de nombreuses capacités pourrait être une bonne idée.

* Gara gara gara... goto *

« Ceci est [Puissance augmentée x 10]. C’est une capacité qui va augmenter votre force globale de 10 fois. » (Membre du personnel)

« C’est très simple. Encore une fois ! » (Kakeru)

* Gara gara gara... goto *

« [Sagesse], une capacité qui vous permet d’être très sage. » (Membre du personnel)

« On dirait que cela devient vraiment gênant. Un autre essai ! » (Kakeru)

* Gara gara gara... goto *

« Ne me dites pas que c’est... » (Membre du personnel)

« La même chose, cette capacité n’est pas bonne. Encore ! » (Kakeru)

* Gara gara gara... goto *

« [Puissance augmentée x 10] » (Membre du personnel)

« C’est devenu encore pire. Encore ! » (Kakeru)

* Gara gara gara... goto *

« Je suis désolé, cette fois, c’est une capacité pour augmenter votre force globale de 3 fois. » (Membre du personnel)

« Ne vous inquiétez pas, une fois de plus ! » (Kakeru)

* Gara gara gara... goto *

* Gara gara gara... goto *

* Gara gara gara... goto *

Je tirai sur la poignée de la machine de loterie encore et encore et encore...

Après avoir entendu la description de la capacité, je tirais tout de suite après la poignée pour obtenir une nouvelle capacité.

Bien sûr, il y avait des capacités qui semblaient utiles. Mais plus j’en connaissais et plus je me disais que la [Puissance augmentée x 10] n’était pas le grand prix. Il devait bien y avoir quelque chose de mieux.

« Ma main est épuisée. » (Kakeru)

« C’est la même chose pour moi, je suis fatiguée de devoir expliquer. » (Membre du personnel)

De nombreuses balles, d’innombrables capacités.

Après avoir tiré des centaines de capacités, je savais simplement en regardant la couleur de la balle si j’avais quelque chose de bien ou pas.

* Gara gara gara... goto *

* Gara gara gara... goto *

* Gara gara gara... goto *

« Oh ! Une balle arc-en-ciel ! C’est la deuxième fois aujourd’hui ! » (Kakeru)

« Eh, qu’est-ce que c’est que cela ? Normalement, il ne devrait pas avoir de balle arc-en-ciel dans cette machine. » (Membre du personnel)

La femme fut très surprise alors que je lui montrais la balle arc-en-ciel.

« Monsieur, c’est vraiment merveilleux ! » (Membre du personnel)

« Formidable ? Qu’est-ce que j’ai eu ? » (Kakeru)

« Vos capacités sont augmentées de 777 fois ! » (Membre du personnel)

Je fus très choqué en entendant cela alors que je regardais la balle arc-en-ciel, au point qu’elle me paraissait éblouissante.

Notes

  • 1 Bruit des boules qui bouge dans la machine.

***

Chapitre 1 : La Rencontre avec la Princesse

« Cette aptitude est vraiment intéressante, n’est-ce pas ? » (Membre du personnel)

« Aah ... » hochai-je la tête en réponse.

C’était le résultat de plusieurs centaines d’utilisations de la machine de loterie.

Il n’y avait sans doute pas d’autres capacités aussi intéressantes que celle-ci.

« D’accord, alors. Je vais bientôt commencer votre transfert vers votre nouveau monde. Mais avant cela, il y a une dernière explication que je dois vous donner. » (Membre du personnel)

« Laquelle ? » (Kakeru)

« Si vous voulez revenir vers ce monde, tout ce que vous devez faire, c’est simplement de vouloir revenir ici de toutes vos forces. Cependant, n’oubliez pas qu’une fois que vous serez revenu ici, vous ne pourrez plus jamais retourner dans l’autre monde. » (Membre du personnel)

« Compris ! » (Kakeru)

« Dans ce cas. » (Membre du personnel)

Après que la personne m’ait dit ceci, une lumière commença à apparaître sous mes pieds et un cercle magique fit son apparition. C’était vraiment la même scène qui s’était produite avec l’autre gagnant.

Je fus ainsi englouti par cette lumière, et tout autour de moi devint d’un blanc éclatant.

Quand ma vision revint, je vis que j’étais dans un endroit totalement inconnu pour moi. Je m’étais retrouvé dans une forêt. Le soleil était visible, filtré à travers les feuillages des arbres environnants.

« Heu... suis-je vraiment dans un autre monde ? » (Kakeru)

Après avoir regardé les environs, je me mis à me déplacer un peu au hasard. Après peu de temps, j’arrivai en vue d’une clairière. Est-ce vraiment un autre monde, car à ce jour, rien ne l’indiquait !?

« Maintenant que j’y pense, est-ce que ma capacité qui est censée augmenter mes aptitudes de 777 fois, marche-t-elle vraiment ? » (Kakeru)

C’était censé augmenter mes aptitudes, mais dans quelle mesure ? Et bien, si l’on pensait à mes aptitudes dans leur globalité, alors cela devrait augmenter tous les aspects de ma personne. En pensant à cela, je tentai quelque chose. Accumulant de la force dans mes jambes, je tentai de sauter pour voir ce qui arriverait.

« Wow... ! » (Kakeru)

Sans le vouloir, je lâchai un cri à l’effet inattendu qui découla de mon action.

Alors que je pensais juste faire un petit saut, je me retrouvai propulsé telle une fusée. Ma tête frappa les branches de l’arbre, mais je réussis quand même à passer à travers. Mon saut m’éleva encore plus haut, jusqu’à arriver à plus de dix mètres du sol, bien au-dessus des arbres environnants.

« Ma force est vraiment... ? » (Kakeru)

En ayant fait ceci, je pus ainsi voir au loin avant que je ne retombe sur le sol. Ma vision semblait elle aussi amplifiée, car j’avais pu voir beaucoup plus loin que je n’aurais pu le faire auparavant. J’avais vu un carrosse à l’extérieur de la forêt. Et autour de ce carrosse, j’avais clairement pu voir des hommes qui ressemblaient à des chevaliers qui le protégeaient.

De plus, ce premier groupe était attaqué par d’autres personnes dont l’aspect était en totale opposition. Du côté des chevaliers, je n’avais vu que trois chevaliers encore en état de se battre, tandis que deux autres semblaient être au sol, soit mort soit assommé. J’avais même pu voir sur ces deux hommes des traces inquiétantes de sang suintant hors de leurs armures.

Du côté des attaquants, j’avais pu voir qu’ils étaient au moins dix fois plus nombreux que les gardes.

« On dirait qu’ils sont attaqués... » (Kakeru)

Donc après mon atterrissage en douceur, je courus directement en direction du carrosse attaqué. Mes jambes étaient devenues vraiment très rapides. J’avais le sentiment de couper à travers le vent, comme quand j’utilisais une moto.

Je sortis ainsi de la forêt en quelques secondes, et allai directement jusqu’à l’endroit où se trouvait la carriole.

« Abandonne, car il n’y aura, maintenant, plus personne pour t’aider. Tu es le dernier survivant. » (Bandit A)

Du côté des défenseurs, il n’y avait plus qu’une seule personne debout.

Bon, j’avais donc ainsi confirmé mes premières estimations. De plus la phrase dite avant étant vraiment révélatrice de la situation. Sans hésitation, j’avais décidé de rentrer dans la mêlée et de les aider.

« Heu... mais comment dois-je faire cela ? » (Kakeru)

Tout à coup, je réalisai que je n’avais pas vraiment réfléchi à ce qui serait le mieux à faire. Est-ce que c’était vraiment mes aptitudes dans leurs globalités qui avaient été démultipliées ? Mais que faire ? J’avais déjà joué au baseball quand j’étais plus jeune, mais je n’avais jamais pratiqué les arts martiaux. Donc je ne connaissais aucune technique pour frapper quelqu’un.

« Bon... !! J’ai qu’à le frapper et l’on verra bien. » (Kakeru)

En me souvenant d’un joueur de baseball qui s’était bagarré lors d’un match diffusé à la télévision, je frappai l’homme qui venait de parler.

Ce qui se déroula devant mes yeux ressemblait à s’y méprendre à un gag. L’homme vola dans les airs sur une distance de plusieurs dizaines de mètres avant de s’écraser lourdement au sol.

« Vous, qui êtes-vous ? » (Chevalier)

« Ha... Quoi de neuf ? » (Kakeru)

Les attaquants furent, eux aussi, totalement surpris. C’était tout à fait normal, vu que j’étais arrivé ici avec une vitesse tellement importante que j’en avais même généré une rafale de vent. J’étais content d’avoir pu arriver à temps pour leur porter secours.

Comme prévu, les attaquants étaient bel et bien un groupe de bandits. De l’autre côté, les défenseurs portaient tous des armures avec un symbole d’une lune gravé dessus. Et sa façon de me parler plus tôt était bien celle d’un chevalier.

J’avais donc pris la bonne décision en venant aider ce côté.

« Et toi ! Quel genre de monstre es-tu ? » (Bandit B)

Les bandits semblaient avoir très peur de moi... Bien que je me sois quelque peu retenu, ils sembleraient que je les avais impressionnés. Ils s’enfuirent donc rapidement dans le désordre.

*

« Merci de nous avoir sauvés. » (Chevalier)

Le chevalier, qui semblait être le chef du groupe des défenseurs, rangea son épée et me remercia.

« Je m’appelle Fortist. » (Fortist)

« Ah ?? Heuu, je m’appelle Kakeru Yuki. Comme une explication de mon nom en kanji serait difficile, alors appelez-moi simplement Kakeru. » (Kakeru)

« Kanji ? Qu’est-ce que c’est ? » (Fortist)

« Oh ! Non, ce n’est rien. Appelez-moi Kakeru. » (Kakeru)

Après avoir vu la réaction de Fortis, je supposai donc que ce monde ne connaissait pas le système d’écriture des kanji. Comme nous devions tenir une conversation plus normale maintenant, j’ai mis de côté l’affaire concernant le kanji. Commencer à lui détailler la signification de mon nom n’aurait aucun intérêt à part compliquer la situation.

« D’accord. Grâce à l’aide de monseigneur Kakeru, nous avons pu être sauvés. Je n’ose pas imaginer ce qui se serait passé si vous ne nous aviez pas aidés. » (Fortist)

Le seul homme qui était encore debout devant moi était Fortist.

Avant mon arrivée, l’homme avait réussi à défaire plusieurs des bandits, mais surpassé par le nombre, il était sur le point d’être neutralisé tout comme ces hommes avant lui. Ces hommes n’étaient plus du tout aptes à la bataille, donc si même lui était tombé, je n’aurais pas donné cher de leurs vies.

« Fortis ? » (Jeune femme)

Une voix retentit de l’intérieur du carrosse. C’était une voix qui semblait provenir d’une jeune femme.

« Oui ! » (Fortist)

« Le rideau, s’il vous plaît. » (Jeune femme)

« Comme vous le désirez. » (Fortist)

Fortist alla jusqu’au carrosse en toute hâte et tira sur le rideau face à nous. De l’intérieur du véhicule, une magnifique jeune femme en sortit.

« Wow !!!! » (Kakeru)

Inconsciemment, je laissai échapper ma voix. Elle était si belle que je m’exclamai sans le savoir.

Elle portait une robe d’un blanc pur. Et avait une tiare sur la tête. Ces oreilles pointues étaient visibles à travers ces magnifiques cheveux dorés. Et ainsi, avec des manières débordantes d’élégance, elle prit la main tendue de Fortist et descendit délicatement du carrosse avant de se placer en face de moi.

« Je me présente à vous, noble guerrier. Je suis la troisième princesse du royaume de Mercury. Je m’appelle Héléna Theresia Mercury. » (Hélèna)

Kujibiki Tokushou: Musou Haremu ken – Chapitre 1 - Son Altesse Royale, la troisieme Princesse Héléna Theresia

« Haa... Mon nom est Kakeru. Attendez, je l’ai déjà dit plus tôt... » (Kakeru)

Elle était si belle que j’en fus totalement stupéfait. Je savais qu’elle avait déjà entendu mon nom quand je l’avais dit plus tôt, vu qu’on n’était pas très loin du carrosse quand je l’avais dit. Mais je m’étais représenté quand même.

« Merci beaucoup, monseigneur Kakeru. » (Hélèna)

La princesse Hélèna m’exprima sa gratitude avec un regard très sérieux.

« Non, Ahh, hum, ce n’est rien, je n’ai fait que mon devoir. » (Kakeru)

Mes pensées étaient totalement dans le flou.

Depuis que j’étais né, Hélèna était la plus belle femme que je n’avais jamais vue.

J’étais totalement sous le charme d’Hélèna.

« En temps normal, je vous aurais invité, monseigneur Kakeru, au palais royal pour ainsi rembourser votre gentillesse avec notre plus grande hospitalité. Mais actuellement, nous sommes en route vers la ligne de front, donc cela nous est totalement impossible. »(Hélèna)

« Hum... Hum » (Kakeru)

« Cependant, je vais quand même vous rembourser, ne serait-ce qu’un petit peu, votre acte de bonté, monseigneur Kakeru. » (Hélèna)

Hélèna tendit alors la main. Elle me remit ce qu’elle tenait dans sa paume. Je l’acceptai bien sûr avec plaisir. J’avais déjà vu ce genre de cette chose auparavant.

C’était un éventail pliable avec un splendide symbole peint sur lui. C’était le même éventail qu’elle tenait tout à l’heure, et qui était encore rempli de sa chaleur et dégageait un si bon parfum.

« S’il vous plaît, par tous les moyens, venez me visiter à chaque fois que vous venez près du Palais Royal. Je vous attendrais avec impatience. » (Hélèna)

« Montrez-le à la garde à l’entrée et nous en serons immédiatement informés. » (Fortist)

Fortist rajouta une explication au discours de la princesse.

Je regardai alors Hélèna avec toute mon admiration alors qu’elle remontait dans le carrosse. Deux des chevaliers, qui avaient pu entre temps se relever, étaient remonté sur leurs chevaux, et c’est ainsi que tous continuèrent leur voyage vers le front avec Fortist sur l’avant.

Et moi, qui étais maintenant tout seul, je me tenais là, sans savoir quoi faire.

« Elle était vraiment une beauté. » (Kakeru)

Bien que je l’avais murmuré, le dire au passé n’était pas tout à fait correct. Après que le carrosse de la jeune femme ne fut plus visible, je pus finalement déplacer ma tête en comprenant enfin certaines choses qu’on m’avait dites plus tôt.

***

Chapitre 2 : Chasse et Décollage

J’arrivai enfin dans une ville.

Après être parti dans la direction opposée d’où la princesse Hélèna était allée, j’arrivai dans une ville de taille moyenne.

Avec une muraille entourant la ville, elle ressemblait à une ville occidentale fortifiée du Moyen-Age.

Il semblerait que ces défenses aient été construites pour se protéger contre toutes sortes de monstres présents à l’extérieur de la ville.

Après avoir atteint l’entrée de la ville, je fus interpellé par des soldats.

Il y avait devant moi, un groupe de deux soldats, portant des armures lourdes sans décorations, et équipés de longue lance dans leurs mains.

« Arrête-toi ! Qui es-tu et d’où viens-tu ? » (Garde A)

« Hein !? » (Kakeru)

« Réponds-moi tout de suite ! » (Garde A)

L’un des soldats pointa vers moi sa lance.

« Umm... Même si vous me demandez d’où je viens... » (Kakeru)

J’étais hésitant. Même si je lui disais que je venais du Japon, cela ne l’aiderait pas, car il n’avait pas la moindre idée d’où pouvait être ce lieu.

« Pourquoi ne réponds-tu pas ? » (Garde A)

« En plus, il porte des vêtements étranges qui proviennent sans aucun doute de l’étranger. » (Garde B)

« Oui, c’est vraiment une personne suspecte ! » (Garde A)

« Hein !? » (Kakeru)

C’était clairement de fausses accusations contre moi. Il était vrai que je portais des vêtements plutôt quelconques, mais c’était un peu gros de dire que c’était des vêtements étranges.

... Mais en vérité, si l’on y réfléchissait bien, ils pouvaient tout à fait paraître étranges aux yeux d’une personne de ce monde.

Si l’on comparait mes vêtements avec ceux des résidents de la ville que je pouvais voir ici et là, il était vrai qu’ils n’étaient pas du tout du même style.

En premier, j’avais rencontré des chevaliers, puis une princesse ainsi qu’une bande de bandits.

Et maintenant, ma nouvelle rencontre était avec des soldats gardant la porte d’entrée de la ville.

Par conséquent, je n’avais jamais remarqué que je portais des vêtements si différents des personnes ordinaires.

Et bien, que dois-je faire dans ce cas ?

« Il ne répond toujours pas, saisissez-vous... » (Garde A)

« Attends, regarde cela. » (Garde B)

L’un des soldats voulait me saisir, tandis que l’autre l’arrêta.

Le deuxième soldat regardait fixement à ma taille tout en pointant cette zone avec un doigt...

En y réfléchissant à ce qu’il devait pointer, je regardai ma taille et vis à cet endroit l’éventail pliable de la princesse Hélèna. Je l’avais glissé dans ma poche, mais étant trop grande, sa moitié supérieure était clairement visible.

« Ha, ceci... ? » (Kakeru)

Je sortis alors l’éventail et je le lui présentai face à lui.

Le symbole dessus semblait être ce qu’ils voulaient voir.

« C’est le symbole de la famille royale ! En plus, un éventail, ceci signifie que... » (Garde A)

« Il semblerait qu’il soit un objet personnel de l’élite de la famille royale, la princesse Hélèna !? Non, mais il est tellement rare que Son Altesse l’accorde à quelqu’un. Un marquis avait demandé son attribution après avoir réalisé de grandes réalisations lors de guerre, mais il a été décidé que même avec un tel succès, il ne pouvait pas recevoir cet objet en récompense. » (Garde B)

« Mais... » (Garde A)

« Non, cependant... » (Garde B)

Les deux soldats commencèrent à chuchoter entre eux.

Si l’histoire de ces deux était vraie, ceci semblait être un objet très précieux.

Je regardai alors l’éventail et je pensai au moment où je l’avais reçu ainsi qu’à la personne qui me l’avait donnée.

La princesse Hélèna...

« Excusez-moi » (Garde A)

« ... Q-Quoi !? » (Kakeru)

Surpris d’être appelé par l’un des soldats, je lui répondis pour montrer mon impatience.

« Puis-je être autorisé à tester si c’est vraiment le vrai ? » (Garde A)

Grand merci à l’éventail, car depuis qu’ils l’avaient vu, l’attitude des soldats était devenue bien plus douce à mon égard.

« Si c’est bien le vrai, il devrait être enchanté avec du pouvoir magique provenant de la famille royale. » (Garde A)

« Hum... Que dois-je faire alors ? » (Kakeru)

« Excusez-moi ! » (Garde A)

Le soldat tendit la main vers l’éventail puis récita quelque chose tel un chant.

En réponse à cela, l’éventail se mit à briller d’une lumière chatoyante et un symbole tridimensionnel apparu clairement.

« V-Veuillez nous excuser, monseigneur ! » (Garde A)

« Vous pouvez passer ! » (Garde B)

Apparemment, il avait confirmé que c’était bien le vrai.

Les deux soldats étaient devenus de plus en plus humbles au cours de la conversation et à la fin, ils replacèrent la pointe de leur lance vers le haut et se placèrent au garde-à-vous tout en criant "Atteeeention !!".

« «  Bienvenue dans la ville de Roizen !!  » » (Gardes)

Me dirent-ils juste après pour m’accueillir dans cette ville.

Dès lors, je franchissais la portée de la ville,

En voyant l’agitation à l’entrée, les résidents près de l’entrée de la ville étaient restés là en tant que spectateurs, me regardant à distance.

« Ceci appartient bien à Son Altesse, la princesse Hélèna. » (Villageois A)

« Oui, il semblerait que ce soit vraiment son éventail. » (Villageois B)

« Alors cela signifie que... cette personne est proche de Son Altesse. » (Villageois C)

« Je me demande s’il est un nouveau noble. » (Villageois D)

Avec mon audition améliorée, je pouvais entendre clairement les voix des spectateurs.

D’une manière ou d’une autre, c’était vraiment agréable.

Mais bon, je devais réfléchir à des choses bien plus importantes.

Des vêtements, la nourriture et un abri.

Les bases de la vie.

Les vêtements, pour l’instant..., oui, mes vêtements actuels feront l’affaire. Donc la nourriture et l’abri étaient probablement mes problèmes les plus urgents.

Pour résoudre cela, l’argent... était nécessaire.

Cela voulait dire qu’il me fallait gagner rapidement de l’argent.

Et pour faire face à cela, je devais trouver un moyen de le faire.

« Avancez, avancez ! »

Un groupe de quatre personnes passèrent devant moi. Les quatre étaient montés sur les côtés d’un chariot. Et placés à l’intérieur de ce chariot, se trouvait une énorme bête.

La bête avait l’air épuisée, elle ne bougeait pas et donc, il était difficile de savoir si elle était vivante ou non.

Le groupe s’arrêta ensuite devant une structure inconnue, puis y fit entrer leur chariot.

Après un certain temps, ils sortirent tous du bâtiment.

« Très bien, nous avons reçu notre salaire. Allons prendre un verre. »

« Comme il nous a fallu tant de temps, allons en boire une tonne. »

Ils parlèrent ainsi entre eux et partirent vers un lieu inconnu.

« Ha, donc ils ont échangé cette créature contre de l’argent ? » (Kakeru)

En voulant en savoir plus à ce sujet, je me dirigeai vers le bâtiment et y entrai.

À l’intérieur, il y avait le chariot ainsi que la bête que j’avais vus plus tôt. Des hommes déchargeaient des bagages tandis qu’un autre homme donnait des ordres.

Je m’approchai alors de l’homme qui donnait les ordres et lui demandai.

« Puis-je vous prendre quelques secondes de votre temps ? » (Kakeru)

« Hm, quoi ? Es-tu également intéressé par la chasse ? » (vendeur de viande)

« ... Si je peux chasser cette chose, vas-tu me l’acheter ? » (Kakeru)

La conversation fut abrupte et alla directement au but, alors je décidai d’y aller moi aussi de cette manière.

« Ah ! Si tu pouvais chasser cette vache des montagnes, je te l’achèterais à un prix raisonnable. » (vendeur de viande)

« Une vache des montagnes... c’est donc une vache ? » (Kakeru)

Je regardai en direction de la bête.

Son apparence ressemblait bien à celle d’une vache, mais avec une longue crinière et des crocs tranchants. Elle avait l’air très féroce.

« Honnêtement, plutôt qu’un herbivore, je ne peux que la voir comme un animal qui mange de la viande ! » (Kakeru)

« Es-tu seul ? Je te préviens, si tu n’as aucun partenaire, tu devrais y réfléchir à deux fois. Cette chose ne peut être chassée que par au moins 4-5 experts qualifiés ou 10 débutants, sinon ce serait une action trop dangereuse. » (vendeur de viande)

« Vraiment !? » (Kakeru)

« Ouais ! La viande est savoureuse et douce, mais la chasse est très dangereuse. Mais en raison de ce danger, le prix a dernièrement beaucoup augmenté. » (vendeur de viande)

« ... De toute façon, peux-tu m’apprendre où je dois aller afin que je puisse en trouver ? » (Kakeru)

Je lui demandai alors l’emplacement.

Jusqu’à ce que je parte du lieu, l’homme me disait : "Va te trouver des partenaires qui iront avec toi.", mais d’une manière ou d’une autre, je pensais que cela fonctionnerait bien si j’étais seul.

Avec l’aide de la carte que j’avais reçue de l’homme, je sortis de la ville et allai jusqu’à une prairie proche de la ville.

C’était une prairie d’où je pouvais voir les montagnes voisines et où la bête appelée "vache des montagnes" devrait se trouver...

« Oh ! C’est bien ici. » (Kakeru)

Dans un endroit très éloigné, je la vis.

Pour être exact, je vis un groupe qui chassait cette vache des montagnes.

C’était un groupe de six, trois à l’avant, trois à l’arrière. Telle était leur formation.

« Il y a déjà quelqu’un sur elle donc je dois en trouver une autre. » (Kakeru)

Je quittai donc l’endroit en pensant cela et en essayant de voir où je pourrais trouver une vache, quand...

« UWAAA !! »

« Jobb !! Merde ! Comment oses-tu faire cela à Jobb !! »

« Arrêtez d’agir si négligemment !! »

Les voix que je venais d’entendre semblaient indiquer que leur petite affaire ne se déroulait pas bien.

Je m’arrêtai donc de marcher et me concentrai sur ma vision.

Et ainsi, je pus voir que, les uns après les autres, ils étaient poursuivis par la créature. Voilà donc la scène que je voyais au loin.

Rapidement, leur avant-garde fut brisée, et la vache de montagne se précipita alors vers l’arrière-garde qui était sans défense.

L’arrière-garde, sur le point d’être attaquée, me semblait clairement intimidée par la situation.

« Tch ! » (Kakeru)

En faisant claquer ma langue, je me précipitai vers eux.

En un instant, je parcourus la centaine de mètres me séparant d’eux avant d’entrer en collision avec la vache des montagnes.

Elle fut soufflée par l’impact, mais elle put en un instant se remettre debout.

Comme prévu, elle était bien plus robuste qu’un humain.

Et ainsi, je la poursuivis. Mais cette fois, au moment où je fus proche d’elle, je la frappai avec un coup de poing sur le côté de sa tête.

Un coup de poing tout à fait normal, mais un coup de poing que j’avais préparé avec sérieux.

La vache de montagne fut ainsi arrachée du sol et elle ne se releva jamais en réponse à cela.

Après cela, je portais sur mon dos la vache des montagnes. C’était plus léger que prévu, probablement parce que ma force physique était énormément augmentée. Et je retournai ainsi jusqu’à la ville avant de l’emmener jusqu’au magasin où j’avais été plus tôt demander des informations.

« Est-ce que tu l’as fait seul ? » (vendeur de viande)

« Oui. C’était une victoire facile. » (Kakeru)

« C’est impressionnant ! Ah, accepte cela. » (vendeur de viande)

Après que l’homme fut impressionné, il sortit un sac en tissu et me le donna.

À l’intérieur du sac se trouvaient des pièces d’argent que je n’avais jamais vues auparavant. Le sac avait été donné directement comme cela, donc ceci devrait dire que c’était probablement le prix actuel.

« He toi ! Pourrais-tu régulièrement chasser ces vaches ? Si tu peux m’apporter une certaine stabilité, je pourrais ajouter 10 % à cette somme pour chacune de ces vaches. » (vendeur de viande)

Il me semblait que j’avais reçu une très bonne offre.

« Combien vous faut-il pour dire que tu es dans une situation de stabilité ? » (Kakeru)

« Une vache tous les deux jours et si possible une tous les jours. » (vendeur de viande)

« Compris, je le ferai ! » (Kakeru)

« Je compte sur toi ! » (vendeur de viande)

Je hochai la tête en réponse, puis partis hors du bâtiment.

Pour l’instant, j’avais trouvé un travail facile. J’avais ainsi pu obtenir de l’argent.

« Le reste est... » (Kakeru)

Après avoir regardé le ciel, bien que je ne m’en sois pas rendu compte avant, je vis qu’il était déjà le soir.

Donc, il me fallait dans l’immédiat trouver un endroit où dormir ce soir.

***

Chapitre 3 : Achat d’un Manoir

Après que je sois rentré dans la chambre que j’avais louée dans une auberge, je pris le temps de calculer certaines affaires liées à l’argent.

J’avais placé le sac en tissu sur l’unique table de la pièce, et avais retiré tout l’argent du sac.

Chaque pièce semblait être identique avec le profil d’un roi sculpté dessus.

Quand je les avais comptées précédemment, il y avait 99 pièces.

Une pièce de monnaie avait été le coût pour rester une journée dans l’auberge. Et une vache des montagnes valait 100 pièces d’argent.

« Si c’est ainsi, alors c’est plus facile à calculer. Mais quelle est la valeur de l’une de ces pièces ? » (Kakeru)

Je pris une pièce d’argent et la regardai plus attentivement de tous ces côtés.

Dans une auberge tout à fait normale où vous pouviez dormir en tout temps. Si j’avais été au Japon, une telle nuit me coûterait probablement entre 5'000-10'000 yens. Cela signifiait qu’une pièce d’argent valait cette somme et donc qu’une vache des montagnes était un gain d’environ 500'000 à 1'000'000 yens par individu.

« En supposant que ce calcul soit correct... C’est tout à fait un excellent profit. Et bien, même si je ne gagnais pas le gros lot, je pourrais facilement rester 100 jours pour chacune des vaches que je ramènerais. Donc je peux tout à fait supposer que c’est un grand profit qu’elle m’apporte aujourd’hui. » (Kakeru)

En pensant à cela, je me rappelai du moment où j’avais chassé la vache.

Avec un effort aussi petit, si je pouvais obtenir un aussi gros gain, alors je devrais le faire, un plus grand nombre de fois.

Demain, je devrais encore aller à la chasse.

Après avoir décidé cela, je partis dormir très tôt.

Le lendemain, en quittant la ville de la même façon que la veille, j’arrivai à l’endroit où vivaient les vaches des montagnes.

La première que je rencontrai était déjà chassée par un groupe de mercenaires ou quelque chose du genre. Ils portaient tous la même sorte d’armure et tenaient dans leurs mains le même genre d’arme. Ils étaient en train d’affronter la vache des montagnes.

Je les regardai pendant un moment... Car, s’ils échouaient à la vaincre comme le groupe d’hier l’avait fait, je pensais aller les sauver.

Mais, cela ne se déroula pas comme hier. Alors que j’attendais depuis environ une heure, au moins deux attaquants furent blessés. Mais finalement, le groupe parvint quand même à l’abattre.

Alors qu’ils transportaient la vache, je les ai regardés rentrer en direction de la ville.

Dans le cas où une vache vaudrait 1 million de yens, ils gagneront chacun 100’000 yens.

Ceci restait quand même pour eux une bonne affaire, même s’ils se blessent que légèrement. Les plus blessés auront facilement récupéré dans une semaine.

« Oui, c’est un gain raisonnable dans leur cas. Voici comment je le vois. » (Kakeru)

Alors que je me promenais dans la prairie, je priais pour rencontrer rapidement une vache des montagnes.

Au bout de 30 minutes, je tombai finalement sur une vache, sans personnes la chassant.

Les yeux de la vache furent immédiatement injectés de sang dès qu’elle me vit, se mettant aussi à baver abondamment. Et tout comme la dernière fois, elle me chargea.

« Haa !!! » (Kakeru)

Mais cette fois-ci, je n’avais même pas essayé de l’esquiver. J’avais juste donné un coup de poing en direction de la vache au moment où sa charge l’amena à bonne distance.

Une contre-attaque qui la toucha avant même qu’elle me touche. Ayant reçu le coup directement entre ses deux yeux, la vache fut soufflée sur quelques mètres avant de rouler sur le sol.

* Biku * * Biku *

Elle était en train de convulser, ce qui dura quelques secondes, avant de cesser définitivement de bouger.

« Le plat est servi, haha. » (Kakeru)

Après cela, je portai la vache des montagnes sur mon dos et partis en direction de la ville pour la vendre au même marchand qu’hier.

Une fois ceci fait, je retournai encore une fois dans la prairie en marchant de nouveau au hasard.

Et à chaque fois, comme précédemment, je rencontrai une vache, la tuai et allai la vendre contre un sac d’argent.

Et ainsi de suite. À de nombreuses reprises, je continuai à le faire jusqu’à ce que je me rende compte que je l’avais déjà fait cinq fois et que la nuit allait tomber avant que je puisse refaire une nouvelle chasse. Cela amena donc la fin de cette journée de chasse.

Honnêtement, ce qui me prenait, finalement, le plus de temps était le temps du trajet ainsi que celui qu’il me fallait perdre pour en trouver une et non pas le très faible temps dont j’avais besoin pour la vaincre.

Quand j’avais rapporté ce fait à la personne dans le magasin avec qui j’avais un accord, il me répondit.

« Les gens ordinaires ne chassent qu’une fois par jour. C’est bien la première fois que j’entends ce genre de plainte. » (Marchand de viande)

Il me le disait tout étant à moitié choqué et à moitié étonné.

Je fus convaincu par sa remarque.

Avoir la possibilité d’être blessé, et même de ne pas pouvoir le vaincre, ce qui entraînerait une fuite automatiquement. Tout cela devait être pris en compte par les personnes normales. En plus, le temps pour la transporter et pour la chercher devait être aussi bien plus long pour eux que pour moi.

Mais pour moi, tout cela n’avait pas d’importance.

Quoi qu’il en soit, les gains d’aujourd’hui étaient de 550 pièces d’argent.

Comme le marchand du magasin m’avait payé 10 % de plus comme promis, c’était ainsi que j’avais eu un plus gros gain. En rajoutant le bénéfice d’hier, j’avais sur moi 649 pièces d’argent.

En l’estimant de la manière la plus favorable pour moi, ceci devrait valoir environ 6'490'000 yens.

« Hein, c’est donc cette place ! » (Kakeru)

Le soir venu, avec un papier dans la main, j’arrivai enfin à ce magasin.

Je voulais acheter une maison, et donc quand j’avais demandé cette information au marchand de viande. Il m’avait fourni des indications sur un papier sur la façon de trouver un agent immobilier.

J’ouvris donc la porte et entrai.

À l’intérieur du magasin extrêmement propre, je vis un homme d’âge moyen ayant un ventre saillant.

Dès que l’homme me vit, il se leva, fit un sourire tellement commercial et vint m’accueillir.

« Bienvenue à la Compagnie Marchande Samaras. Cher client. Puis-je vous être utile pour quoi que ce soit ? » (vendeur)

« Je voudrais acheter une maison. » (Kakeru)

J’allai droit au but.

« Veuillez me laisser m’en occuper. Est-ce un endroit pour y vivre ? Ou est-ce un lieu pour y fonder une société ? » (vendeur)

« Un endroit pour y vivre ― ― » (Kakeru)

En disant cela, la situation des logements au Japon traversa mes pensées.

Y compris mes rêves que j’aurais voulu réaliser. Et c’est ainsi que j’ajoutai à mes précédentes paroles.

« Très grand. Et s’il y a un jardin avec plus, cela serait mieux. » (Kakeru)

« Vraiment ? Et votre budget est de... ? » (vendeur)

« Ceci. » (Kakeru)

Je plaçai alors sur la table le sac rempli de pièces d’argent.

« Voici 650 pièces d’argent. » (Kakeru)

Il en manquait juste une.

« Vraiment !? » (vendeur)

Ceci fit assombrir le visage de l’homme.

Je me demandai alors si c’était insuffisant. Non, ce n’était sûrement pas le cas.

Je pensais que tout cela valait 6,5 millions de yens d’après mon calcul effectué la nuit dernière, mais il était aussi possible que cela valait seulement la moitié. Si c’était ainsi, alors cela ne vaudrait que 3'000'000 yens.

Avec cette quantité d’argent, vouloir acheter une grande maison avec un jardin ― ― oui, si j’avais été l’agent immobilier, je me serais dit : "C’est qui ce mec !?"

En pensant à cela, le vendeur ne montra pas une importante réaction. Il pourrait tout à fait être un bon commerçant.

« Est-il impossible ? » (Kakeru)

« Bien que cela dépend de la zone, mais une maison normale vaut environ 2000 pièces d’argent à l’heure actuelle. » (vendeur)

« 2000 pièces de monnaie... 20 millions en yen... ça coûte vraiment cher. » (Kakeru)

« En outre, ce que vous souhaitez vaut beaucoup plus. Une grande maison avec un jardin... ça coûterait facilement le double dans cette ville. » (vendeur)

« 4000... » (Kakeru)

Environ 40 vaches de montagne... Il n’y avait pas de problèmes, mais cela prendrait bien trop de temps. Le coût avait déjà instantanément doublé, alors que ma volonté d’acheter était à son maximum.

Même avec une chasse de 5 vaches par jour, il faudrait plus d’une semaine pour amasser l’argent. Non, s’il y avait un jour où il serait difficile à en trouver, alors il était tout à fait possible que cela me prenne plus d’un mois.

C’était trop gênant rien qu’à y penser.

S’il n’y avait pas d’autre choix, alors je devrais simplement diminuer mes exigences. Et alors que je pensais cela.

« Excusez-moi, mais est-ce que vous êtes confiant dans vos bras ? » (vendeur)

« Bras ? Voulez-vous parler de ma force !? Eh bien... Oui, je suis assez confiant. Pourquoi me demandez-vous cela ? » (Kakeru)

« Ce sac ―― excusez-moi, mais... » (vendeur)

L’homme ramassa le sac que j’avais mis sur la table et le retourna.

Il y avait une marque que j’avais auparavant déjà vue.

« Le symbole de la Compagnie Marchande Andreu qui traite des vaches des montagnes. Parce que vous avez utilisé cela, j’ai supposé que vous étiez un chasseur de vaches. » (vendeur)

« Je vois. » (Kakeru)

Je regardai alors le symbole. Cette boutique s’appelait donc la Compagnie Marchande Andreu ――, elle avait aussi ce symbole sur un panneau à l’avant du magasin.

J’avais compris le cheminement des pensées de cet homme à partir du moment où il avait vu le sac. Je pensai donc que je pouvais moi aussi spéculer sur le genre de personne qui porterait un sac possédant ce symbole.

« Si c’est le cas... même si je ne peux pas vraiment vous le recommander, mais j’ai quelque chose qui me vient à l’esprit. » (vendeur)

« Et qu’est-ce que c’est ? » (Kakeru)

« Au sud-est de la ville, il y a un manoir à vendre... mais il n’y a plus personne qui y vit depuis longtemps à cause de rumeurs concernant des apparitions. Oui, le manoir est hanté... » (vendeur)

Le vendeur semblait avoir réellement peur en disant cela.

« Une maison hantée !? » (Kakeru)

« Oui. C’était autrefois le manoir où vivait un riche marchand, mais maintenant qu’il a toutes ces rumeurs, personne ne veut y vivre. En fait, il y a bien quelques clients, qui se sont déplacés pour la visiter, mais... tout le monde... » (vendeur)

« Je vois. » (Kakeru)

« Le bâtiment est en très bon état et il est vraiment très grand. S’il n’y avait pas ça... elle coûterait à l’heure actuelle plus de 5000 pièces d’argent. » (vendeur)

« Et donc, avec ces rumeurs, personne ne voudrait vivre là-bas, hein ? » (Kakeru)

« Plutôt, personne ne peut y vivre, pour être plus exact. » (vendeur)

« Un manoir hanté... » (Kakeru)

J’y réfléchissais rapidement.

Je n’avais pas du tout peur de tous ces phénomènes paranormaux. J’étais même le genre à ne pas frémir à la vue d’une scène d’horreur.

Honnêtement, j’aimerais vivre dans une telle maison surtout s’il y a une raison si peu importante qui fait qu’elle était vendue bien moins cher.

Ce qui m’inquiétait le plus, c’était cette histoire d’"apparitions".

Ce n’était pas le Japon, et la façon dont l’homme le disait...

Peut-être qu’elles apparaîtraient vraiment.

Si un fantôme sortait... Je pourrais probablement le vaincre.

Tout en m’inquiétant de cela, je tentais quelque chose en lui demandant.

« Au fait, quel est son prix ? » (Kakeru)

« Depuis que nous l’avons dans notre catalogue, elle a même commencé à nous porter malheur. Alors nous voulons absolument la vendre... pour seulement 100 pièces d’argent, cela serait... » (vendeur)

« Vendue !! » (Kakeru)

Répondis-je rapidement.

Une maison qui coûtait plus de 5000 pièces de monnaie, achetée pour 100 pièces.

98 % de réduction !

C’était trop bon marché, il n’y avait donc aucune raison de ne pas l’acheter.

« Êtes-vous vraiment sûr de cela !? » (vendeur)

« Oui. Je les écraserais facilement si des fantômes étaient vraiment présents. » (Kakeru)

J’étais tellement excité que je disais cette chose absurde si facilement.

« Certainement, Monsieur ! » (Vendeur)

L’homme sembla hésiter un instant, mais fit rapidement le visage d’un commerçant tout de suite après.

Et ainsi, j’avais obtenu une maison ― ― non, un manoir.

Et si les fantômes sortaient de leur cachette, alors je leur botterais le cul pour les faire quitter ma nouvelle demeure.

***

Chapitre 4 : Femme de Ménage Embauchée

Cette nuit-là, j’allais seul dans mon manoir hanté.

Normalement, avec ce genre d’achats, je pensais que l’agent immobilier me guiderait pour me montrer le chemin, mais le propriétaire de la boutique de la Compagnie Marchande Samaras m’avait seulement déclaré :

« S’il y a un problème, dites-le-moi ! » (marchand)

Il m’avait dit cela ainsi, avant de me laisser partir seul voir le manoir.

Quand je lui avais demandé s’il y avait d’autres choses à compléter avant que j’y aille, il m’avait dit qu’il allait préparer le contrat, ainsi que procéder à l’inscription au Bureau Public et qu’il verrait aussi pour commander les meubles qui manquaient ou qui étaient à remplacer. Il m’avait annoncé cela très rapidement, sans prendre le temps de reprendre son souffle.

« Ne pouvez-vous pas laisser cela à plus tard, n’est-ce pas ? » Lui demandai-je à nouveau.

« Dans cette firme, notre devise est que nos clients doivent pouvoir jouir de leur confort le plus rapidement possible. » (marchand)

En voyant à quelle vitesse il me répondit cela, je voyais bien qu’il voulait éviter de devoir me montrer le chemin jusqu’à la maison. Il devait réellement avoir très peur de ce manoir hanté.

*

Utilisant la clé que j’avais reçue du marchand, je franchis la clôture qui séparait le manoir du reste de la ville. Puis, traversant la cour avant, je me dirigeai directement vers la porte principale du manoir que j’ouvris avant d’entrer.

À l’aide de la lanterne qui m’avait été donnée, j’allumai les autres lampes à huile se trouvant dans le manoir tout en visitant chacune des pièces, une par une.

Un salon, une salle de réception ainsi que des chambres. Ce manoir comportait plus de vingt pièces différentes.

Il ne semblait pas que quelqu’un y habite en ce moment, mais malgré cela, le mobilier était complet, mais était tout étrangement aligné.

« Après tout, ils se sont bel et bien enfuis de là. Haha ! » (Kakeru)

Je fis une grimace en pensant cela. Je ressentis alors quelque chose de bizarre en voyant ça. Je ne comprenais pas la nécessité de les aligner ainsi et je ne comprenais pas non plus pourquoi le marchand aurait fait cela.

Après avoir ri de cela, je montai en utilisant un des escaliers du manoir jusqu’au deuxième étage. Là-haut, je découvris rapidement un balcon, sur lequel je partis regarder la vue de l’extérieur.

Je me trouvais un peu plus loin de la ville, mais d’ici, on pouvait pleinement observer la ville de nuit.

Au centre de la ville, les lampadaires étaient clairsemés et tout cela donnait un aspect d’une grande beauté. Mais en même temps, je voyais que depuis ma position, j’étais à la même hauteur que ces lampadaires.

Tout comme le prix original du manoir qui était très élevé, le paysage devait bien sûr aller en correspondance.

En pensant à cela, je me sentis heureux.

Ce soir-là. Après avoir observé la vue depuis mon balcon, j’allai dormir dans la plus grande chambre du manoir.

À cause du lit un peu trop large à mon goût, il m’était difficile de dormir... Mais finalement, cela ne me dérangea pas tant que cela.

Le lendemain, après avoir accompli la tâche quotidienne de chasser une vache des montagnes, je marchais sans buts, à l’intérieur de la ville.

Bien qu’il soit possible de gagner plus d’argent, j’avais des choses à gérer vis-à-vis de mon manoir nouvellement acheté. Je voulais aussi améliorer mon niveau de vie.

Il y avait des meubles que je voulais remplacer. Je voulais aussi organiser certaines affaires absolument nécessaires pour ma vie quotidienne.

Par exemple, comme il était difficile de dormir, je voulais changer les oreillers et les couvertures.

Il y avait ainsi des choses banales, mais il y avait aussi quelque chose de très important que je voulais absolument faire au plus vite.

*

« Je veux embaucher une femme de chambre. » (Kakeru)

J’étais allé finalement à la Compagnie Marchande Samaras, et j’avais annoncé cela au propriétaire du magasin qui à la suite de mon arrivée, semblait très anxieux.

« Une femme de chambre, hein !? » (marchand)

« Oui, une femme de ménage. Il est impossible pour moi d’entretenir un tel manoir tout seul. » (Kakeru)

« En effet, vous avez entièrement raison. » (marchand)

« ... Ce manoir hanté, est-il vraiment si effrayant ? » (Kakeru)

« Il n’y a pas de telle chose, bien sûr. » (marchand)

Il paniqua pendant un moment, mais assez rapidement, il s’éclaircit la gorge avant de dire.

« En accord avec la politique de notre société marchande, nous acceptons votre demande. Si vous y réfléchissez attentivement, une personne qui vivrait dans un tel manoir sans avoir de femmes de chambre serait sûrement mal vue par les autres. » (marchand)

« Gérez-vous aussi les femmes de chambre ? » (Kakeru)

« Bien sûr, cher client ! » (marchand)

Le marchand m’annonça fièrement cela.

C’était assez drôle la façon dont il avait l’air très différent de ce qu’il était juste avant. C’est alors que je décidai d’essayer de me moquer un peu de lui.

« Y a-t-il des femmes de chambre qui viendraient vraiment dans un manoir hanté ? » (Kakeru)

« Vous n’avez pas à vous inquiéter à ce propos. » (marchand)

Il m’annonça cela avec un regard sérieux. Ce n’était pas la réaction à laquelle je m’attendais et j’y répondis en m’exclamant d’un "Oh ?"

« Quelle que soit la maison, c’est... par exemple, même si c’était la maison d’un tueur. Tant que le salaire est proportionnel aux risques, il y a toujours quelqu’un qui va accepter de venir travailler. » (marchand)

« Vraiment, je comprends mieux. Eh bien, ce n’est donc pas un problème, haha. » (Kakeru)

« Tout à fait. Bon, quel type de femme de chambre désirez-vous ? » (marchand)

« Quel genre... heu... » (Kakeru)

En réponse à la question, je tombai en pleine réflexion.

Après avoir obtenu un manoir, la prochaine étape cruciale était d’avoir une servante à moi ! pensai-je. C’était la raison de ma venue à la Compagnie Marchande Samaras, mais je n’avais pas vraiment réfléchi à quel genre de servante...

Portant une longue jupe, cela serait alors la femme de ménage qui fait efficacement son travail, mais en contrepartie, qui serait sévère et difficile à traiter.

Portant une mini-jupe, alors là, cela serait une servante qui ne ferait pas correctement son travail, mais qui serait emplie d’un grand nombre d’émotions. La servante maladroite et mignonne comme dans mes rêves.

Je me demandais toujours laquelle serait la meilleure.

« ... Je souhaiterais une femme de chambre qui peut correctement travailler. » (Kakeru)

« Effectivement. Une femme talentueuse qui pourrait faire le travail de gouvernante dans le futur, n’est-ce pas !? » (marchand)

« Gouvernante, hein ! Oui ! Quelque chose comme ça ! » (Kakeru)

J’imaginais déjà la situation et j’étais déjà très excité rien qu’à y penser.

Une gouvernante qui commandait les autres femmes de chambre.

Et moi, qui commandais la gouvernante.

J’étais vraiment au comble de l’excitation.

« Bien, nous allons chercher dans cette direction. Ha oui, une dernière chose ! » (marchand)

« Oui ? » (Kakeru)

« Voulez-vous une femme de ménage esclave, ou une femme de ménage libre ? Quelle serait la meilleure pour vous ? » (marchand)

« Une esclave ! » (Kakeru)

Répondis-je très rapidement.

C’était naturel, une autre réponse n’aurait pas pu être donnée.

« Je ne pensais pas qu’il y avait des esclaves dans ce monde... mais cela semble normal ici, Hehe ! » (Kakeru)

Alors que je marchais dans la ville, sans réel but, je me rappelai de la dernière question du marchand.

Après avoir fait mon choix, j’avais quitté son magasin en attendant qu’il me trouve la candidate idéale.

Comme prévu, il m’avait annoncé qu’il la trouverait rapidement et il m’avait dit : « Nous allons la chercher pour vous. Alors, revenez demain, s’il vous plaît. »

Donc avec cela, mon histoire concernant la femme de chambre avait ainsi été résolue.

Après être sorti, je m’étais dit : et maintenant, que dois-je faire. Et c’est alors que mon estomac se mit à gronder.

En entendant cela, je décidai d’aller manger dans le premier restaurant que je trouverais.

Finalement, ce fut un restaurant dans le coin d’une rue. Un restaurant qui semblait assez prospère vu sa clientèle.

« Bonjour. Bienvenue chez Purosu. » (Serveuse)

Celle qui m’avait ainsi accueilli était une belle jeune fille qui portait un tablier. Sûrement une des serveuses de ce restaurant.

« Qu’aimeriez-vous commander ? » (Serveuse)

« Ha ―― hum ! » (Kakeru)

En y réfléchissant, je regardai à l’intérieur du magasin.

Il y avait un menu affiché, mais j’étais incapable de savoir ce qui était écrit dessus.

« Heu... Je ne sais pas vraiment, mais y a-t-il quelque chose que vous pouvez me recommander ? » (Kakeru)

« Est-ce que monsieur est un voyageur ? » (Serveuse)

« Peut-être que je ressemble vraiment à ça ? Oui, je viens d’arriver ici, mais je pense vivre ici pendant quelque temps. » (Kakeru)

« Vraiment ? Alors, que pensez-vous du riz frit à la vache des montagnes ? C’est la spécialité de la ville. C’est une vache des montagnes poêlée avec du riz en accompagnement. C’est notre menu le plus célèbre. Normalement, nous le limitons à seulement cinq portions par jour, mais actuellement, nous pouvons en servir plus ! » (Serveuse)

« Pourquoi pouvez-vous en servir plus aujourd’hui ? » Demandai-je, intrigué.

« J’ai entendu dire que dernièrement, il y avait un grand chasseur qui est apparu en ville. Grâce à cela, notre approvisionnement est bien plus stable et ceci fait également que le prix de la viande a diminué. Je trouve qu’il est important que vous le sachiez avant de faire votre choix. » (Serveuse)

« Vraiment, c’était donc cela ! » (Kakeru)

C’était amusant. Probablement que la personne qu’elle avait mentionnée était ma personne. Quand on me le disait en face, je trouvais cela amusant.

« Je vais donc prendre cela. » (Kakeru)

J’avais donc commandé ce qu’elle m’avait recommandé.

À y penser, j’avais gagné beaucoup d’argent en chassant des vaches des montagnes, mais je n’y avais jamais goûté.

« D’accord, monsieur. Cela sera donc pour vous un plat de vache des montagnes avec du riz frit. » (Serveuse)

« Oui ! Et une portion extralarge, s’il vous plaît ! » (Kakeru)

« D’accord. Extralarge ! » (Serveuse)

La femme me fit un large sourire avant d’entrer dans son restaurant. Après quelques minutes, elle revint vers moi, portant une lourde assiette de riz frit avec de la vache des montagnes.

« Je suis désolée de vous avoir fait attendre. » (Serveuse)

« Oh ! Tout cela me semble délicieux. Ha oui ! J’ai oublié de demander, mais quel est le prix pour ce repas ? » (Kakeru)

« Dix pièces de cuivre. » (Serveuse)

« Humm ! Avec ça, c’est correct ? » (Kakeru)

Je n’avais pas de pièces de monnaie en cuivre. J’avais donc sorti de ma bourse une pièce en argent et je l’avais ensuite placée sur le dessus de la table.

En la voyant, la femme fit immédiatement un visage troublé.

« Avec une pièce d’argent, hum ! » (Serveuse)

« Est-ce insuffisant ? » (Kakeru)

« Non non ! C’est même le contraire ! C’est largement suffisant, mais je ne sais pas si nous avons assez de monnaie à vous rendre en échange. Je dois aller voir cela ! » (Serveuse)

« Si vous avez assez de monnaies ? Haa ! » (Kakeru)

Il semblerait qu’elle n’ait pas assez de change pour me rendre la monnaie. Ceci arrivait quelques fois dans les magasins, même au Japon.

« Hum ! Dans ce cas, pourriez-vous apporter d’autres plats que vous recommandez !? » (Kakeru)

« Êtes-vous sûr ? » (Serveuse)

« Oui, s’il vous plaît, choisissez de délicieux plats ! » (Kakeru)

Après avoir entendu ça, la femme me fit un nouveau sourire, prit la pièce d’argent et retourna dans les cuisines.

Je commençais donc à manger mon riz frit.

« Ohh ! Délicieux !! » (Kakeru)

Tout comme elle me l’avait dit plus tôt, c’était vraiment délicieux. Non, je pourrais même dire qu’il me rappelait un goût familier.

En mangeant, je constatais que la viande des vaches des montagnes qui avait été utilisée était très douce et juteuse. Quand vous mordiez dedans, le jus de viande semblait comme exploser et ainsi, remplissait votre bouche avec son goût exquis.

Je me mis donc à me hâter de finir. C’était tellement délicieux, que ma portion extra large fut engloutie en très peu de temps.

Après mon délicieux repas, du moins, le premier de mon déjeuné, je me relaxai un petit peu en pensant à quel serait le prochain plat qui me serait servi. De plus, s’il était si délicieux, je devrais peut-être aussi en profiter pour commander un deuxième service du plat de viande aux riz frits.

Alors que je pensais à cela, j’entendis une discussion au loin.

« Il est trop dangereux de collecter des pièces de cuivre dans cette ville. » (Inconnu)

Mon audition améliorée capta ces mots suspects.

Juste en entendant ces quelques mots prononcés plus tôt, mon attention fut entièrement focalisée sur cette affaire louche.

***

Chapitre 5 : Chasse à la Conspiration

« Actuellement, il devient dangereux de collecter plus des pièces de cuivre dans cette ville. » (Inconnu A)

« Je suis d’accord avec toi. Leur nombre a considérablement baissé. À un tel point qu’en récupérer plus attirerait trop l’attention sur cela, et nous serions ainsi en danger. » (Inconnu B)

« Commençons à faire ce que nous avons à faire avec celles déjà en notre possession. Occupe-toi de ça. » (Inconnu A)

« D’accord ! » (Inconnu B)

C’était des voix d’hommes, il y en avait deux différentes.

« Cher Client... Monsieur ? » (serveuse)

« Hein ! » (Kakeru)

Une main fut agitée devant mon visage. Comme je ne m’y attendais pas et que j’étais focalisé sur la discussion au loin, je fus très surpris par cette action.

« Cher client, il y a-t-il un problème ? Vous regardiez fixement vers la porte depuis un petit moment. » (serveuse)

« Ahh ! Non, tout va bien, juste une absence ! » (Kakeru)

J’avais choisi avec soin mes mots.

La voix que j’avais entendue était juste de l’autre côté de la porte, donc elle se trouvait à l’extérieur du restaurant.

« Je suis désolé, je me suis souvenu d’une chose urgente que je devais faire aujourd’hui. » (Kakeru)

« Hein ? Mais la nourriture est toujours ― ―. » (serveuse)

« Je reviendrais. » (Kakeru)

Après avoir dit cela, je sortis rapidement du restaurant tout en me concentrant sur mon audition.

Parmi tous les bruits, je cherchais le son de ces voix que j’avais entendu juste avant.

Lorsque vous écoutez de la musique, et que vous entendez différents sons, ― ―, par exemple, en essayant précisément de n’entendre que le son de la batterie, cela ferait le même genre de sensation que j’avais actuellement.

« Merde, faire du profit est facile, mais le porter est un travail difficile. » (Inconnu A)

Je captai ainsi la voix que j’avais déjà précédemment entendue depuis l’autre côté de la porte.

Et c’est ainsi que je me mis à leur poursuite. Ces deux personnes étaient toujours ensemble, en train de discuter. C’est pourquoi je pouvais les poursuivre en utilisant leurs voix comme moyen de les localiser. Après un virage dans quelques allées, j’entrai dans un endroit très peu fréquenté.

La voix avait soudainement disparu.

« Ha... Est-ce qu’ils sont entrés quelque part !? » (Kakeru)

Je tournai mon visage pour scruter tout le voisinage. En arrivant à cet endroit, il y avait de nombreux bâtiments présents. Pour chercher dans lequel ils étaient entrés ― ―, je me suis tenu devant la porte d’un bâtiment, et ai de nouveau concentré mon attention sur mon audition.

En faisant cela à plusieurs reprises, je pus entendre une voix familière dans le cinquième bâtiment. C’était bel et bien la voix de l’un des deux hommes.

« Tout va bien. Ce soir, nous transporterons tout cela. Ensuite, nous nous regrouperons tous dans une autre ville, et nous apporterons tout ça dans un four pour le faire fondre. » (Inconnu A)

« Hé ! Combien allons-nous gagner avec cette quantité ? » (Inconnu B)

« En se basant sur le cours du marché du cuivre du jour... le fondre puis le vendre en matière brute va nous faire doubler la somme de départ. Oui très vraisemblablement cela sera ainsi ! » (Inconnu A)

« Woah, il a tant augmenté par rapport à avant. Ceci signifie que tout cela valait vraiment la peine si l’on gagne deux fois la somme, n’est-ce pas !? » (Inconnu B)

« Oui, tu as raison. » (Inconnu A)

« Woah ! » (Inconnu B)

De leur conversation que j’avais espionnée plus tôt, je savais que cela serait très dangereux pour moi d’intervenir maintenant.

« Ils veulent donc faire fondre les pièces de cuivre et revendre tout cela en tant que matière première !? » Murmurai-je pour moi-même.

Faire fondre l’argent d’un pays sans autorisation était un crime très grave puni dans n’importe quel pays dans le monde. Aucun gouvernement n’autoriserait cela et ils punissaient très sévèrement ceux qui osaient commettre un tel crime.

Je pensais en premier, à aller m’en occuper dès maintenant, mais après les avoir entendus, ils avaient d’autres partenaires dans leur combine, sûrement des personnes qui fermaient les yeux sur leurs agissements, voir même, y participaient de manière active.

Si je supprimais ceux qui sont présents ici, tel un lézard dont on aurait coupé la queue, il n’en succomberait pas.

« ... » (Kakeru)

Après avoir mémorisé correctement l’endroit où il se trouvait, je quittai rapidement et en silence les lieux.

*

« C’est donc ici, hein !? » (Kakeru)

J’avais demandé à un homme rencontré dans la rue et il m’avait gentiment indiqué où aller. C’est ainsi que j’arrivai au Bureau Public de cette ville.

J’avais demandé pour savoir ou je pourrais trouver quelque chose comme la police. Après que j’ai rajouté que je cherchais l’endroit où les criminels étaient gérés, on m’avait indiqué cet endroit.

« Et toi ! Qui es-tu !? » (Garde)

Tout comme la première fois quand j’étais venu dans cette ville, des gardes bien équipés m’arrêtèrent alors que je m’approchais d’eux.

Et bien, c’était une réaction tout à fait naturelle, et je m’étais déjà préparé à leur accueil prévisible.

J’avais déjà en main l’éventail que la princesse Hélèna m’avait donné, et je le présentai face aux gardes.

« Je suis l’envoyé de la Princesse Hélèna. J’aimerais rencontrer immédiatement le responsable ici. » (Kakeru)

« La Princesse Hélèna, vous dites !? Attendez ! Mais ne serait-ce pas le symbole de la princesse Hélèna, son symbole royal ? ... Ho et en plus, il s’agit bel et bien de l’authentique ! » (Garde)

L’un des gardes avait rapidement confirmé l’authenticité de l’éventail au moyen de la magie.

En ayant vu cela, son attitude changea telle une girouette. Il agissait comme une personne différente vis-à-vis de moi.

« Attendez une minute, Monsieur. Je vais immédiatement aller les informer. » (Garde)

« D’accord ! » (Kakeru)

Le gardien qui venait de me parler entra dans le bâtiment.

J’attendis donc là qu’il revienne. Après environ dix minutes, le garde sortit de nouveau en courant pour venir me rejoindre.

« Je suis vraiment désolé de vous avoir fait attendre si longtemps. Monseigneur Almosso vous attend à l’intérieur. S’il vous plaît, veuillez entrer ! » (Garde)

Passant à côté de la garde, j’entrai dans le bâtiment. Guidé par le premier garde, j’arrivai rapidement à un endroit qui ressemblait à un bureau.

À l’intérieur de la pièce, je me retrouvai face à face avec un homme d’âge moyen, portant une tenue soignée qui montrait clairement son rang.

Dès que l’homme me vit, il me parla avec un visage très sérieux.

« Je m’appelle Almosso Kefuka ! » (Almosso)

« Bonjour ! Quant à moi, je m’appelle Kakeru Yuki. » (Kakeru)

« C’est un nom peu commun, comment dois-je vous appeler ? » (Almosso)

« Comme vous le voulez. » (Kakeru)

« Eh bien, monseigneur Kakeru. Vous êtes un envoyé de la Princesse Hélèna, est-ce vrai ? » (Almosso)

« Tout à fait, et voici la preuve ! » (Kakeru)

Déçu de devoir mentir une deuxième fois, car ce que je disais était un pur mensonge, je lui montrai l’éventail.

« C’est... oui. C’est certainement les affaires de Son Altesse Royale, la troisième Princesse Héléna Theresia Mercury. S’il vous plaît, excusez-moi. Je ne voulais nullement être grossier envers vous, mais le garde m’avait dit “un homme portant d’étranges vêtements”, donc je devais m’en assurer. » (Almosso)

« C’est correct ! » (Kakeru)

Je savais déjà que mes propos allaient être mis en doute, c’était pourquoi l’objet personnel de la Princesse Hélèna avait été utilisé d’entrée de jeu.

« À la place de parler de ces broutilles, il y a une affaire très importante sur laquelle nous devons discuter sans plus attendre ! » (Kakeru)

« À propos de quoi ? » (Almosso)

« Dans cette ville, il y a des personnes qui collectent une très grande quantité de pièces de cuivre et les font fondre avant de les vendre. » (Kakeru)

« ... Heu, c’est le genre de conversation qui ne doit jamais être raconté même si vous essayez de me faire une blague. » (Almosso)

Le teint d’Almosso changea brusquement à mes mots.

Compte tenu de l’ampleur de l’histoire, c’était une réaction normale.

« Oui, sauf que ce n’est nullement une blague ! » (Kakeru)

Je lui racontai rapidement ce que j’avais entendu, ainsi que ce que j’avais vu.

Comme quoi il n’y avait plus assez de monnaies dans le restaurant, ainsi que les propos des hommes que j’avais entendus. Tout ce qui s’était passé, je le racontai à Almosso sans rien omettre.

« Oui ! J’ai également eu quelques rapports sur une diminution des pièces de cuivre. Mais comme c’est une ville où les colporteurs vont et viennent, à cause de cela, je pensais qu’il avait diminué à cause du flux commercial... » (Almosso)

« Étant donné que ces choses se produisent réellement en ce moment même, ne serait-ce pas catastrophique si vous n’agissez pas !? » (Kakeru)

« Oui, vous avez totalement raison. En passant, est-ce que, Son Altesse Royale, la Princesse Héléna Theresia Mercury, est au courant de cette affaire ? » (Almosso)

« ... Non, elle ne le sait pas encore. » (Kakeru)

Lui annonçai-je. La Princesse Hélèna... Comme je ne savais pas comment la famille royale réagirait en entendant ce genre de choses, j’avais préféré éviter d’en parler directement à eux.

« La seule chose que j’ai déjà dit à la princesse est que j’allais trouver la cause de la diminution des pièces de cuivre après qu’elle m’ait fait part de cette information. » (Kakeru)

Je lui avais annoncé cela, rajoutant ainsi un nouveau mensonge à mon histoire.

« Vraiment ? En tout cas, nous devons faire rapidement quelque chose. Endommager l’argent du royaume est dans tous les cas un crime grave. Nous allons juger et châtier tous les coupables une fois que nous les aurons capturés. » (Almosso)

« Je suis d’accord avec vous. » (Kakeru)

« Je vais immédiatement appeler les soldats pour venir nous aider. » (Almosso)

Almosso frappa alors dans les mains.*Pan Pan*

Peu de temps après, je pouvais entendre des bruits de pas frappant le sol et trois soldats en armure lourde entrèrent dans la pièce.

Seulement trois ! C’était peu, mais dans tous les cas, c’était mieux qu’aucune aide.

En tout cas, nous devions faire quelque chose parce qu’il y avait plusieurs ennemis. Avec uniquement moi pour les arrêter, cela ne serait pas suffisant pour les attraper tous sans qu’aucun ne s’échappe.

Alors que je pensais à cela.

« Capturez cet homme ! » (Almosso)

« OK !! » (Garde)

« Hein ? » (Kakeru)

Parce que c’était tellement soudain, je ne pus pas comprendre ce qui arrivait. Un soldat m’attrapa immédiatement, et me menotta les mains derrière mon dos.

« Vousss... ! » (Kakeru)

« Je suis désolé, mais c’est ainsi ! » (Almosso)

« Donc, vous faites partie de cette affaire louche. » (Kakeru)

« Oui, vous avez raison ! » (Almosso)

« Pourquoi faites-vous de telles choses ? » (Kakeru)

Demandai-je cela à Almosso alors que j’étais solidement attaché.

« C’est une évidence. Parce que c’est rentable, voilà tout. Depuis longtemps, nous, les fonctionnaires, qui dirigent les villes, avons certains privilèges au sein de notre ville. Nous nous occupons de la collecte de toutes les pièces de monnaie qui ont été endommagées et nous l’échangeons contre de la monnaie en bon état. Grâce à cela, nous sommes libres de recevoir une commission pour nos actions. C’est une bonne affaire, mais — ―. » (Almosso)

Almosso se mit à sourire avec méchanceté. Mais c’était un sourire rempli de haine.

Quel sourire répugnant !

« ― ― C’est alors que j’ai pensé que la vente du cuivre lui-même était bien plus rentable. Avec l’aide de différents criminels, je peux facilement avoir un plus gros profit, mais je ne pensais pas que je sois remarqué ainsi par Son Altesse Royale Hélèna. » (Almosso)

« ... » (Kakeru)

« Cependant, il semblerait que le vent souffle toujours de mon côté. Je sais maintenant que Son Altesse n’est actuellement pas au courant de tous les détails de ma petite affaire. Cela signifie que si je me débarrasse de vous dès maintenant et que je continue de collecter les pièces de cuivre pour les refaire fondre en de nouvelles pièces, je pourrais ainsi me couvrir et étouffer l’affaire. Nous allons nous en sortir d’une manière ou d’une autre. Nous continuerons à agir ainsi... » (Almosso)

« ... » (Kakeru)

« ... Par conséquent, c’est bien dommage pour vous, mais... s’il vous plaît, disparaissez ici et maintenant... » (Almosso)

« Quant à moi, je n’ai aucune rancune contre vous !!! » Parlai-je d’un ton si glacial que je me surpris moi-même.

Almosso fut très surpris par ma réplique, un "de quoi parle-t-il ", était écrit sur son visage.

« Que voulez-vous dire ? » (Almosso)

« Ce que je veux dire... » En disant cela, je me levai de ma chaise où les gardes m’avaient attaché.

Même si j’étais tenu par derrière, je pouvais facilement me tenir debout, comme si de rien était.

« Pff !! » (Kakeru)

En utilisant une fraction de ma force, je fis littéralement exploser les attaches.

Elles étaient en acier, mais elles furent facilement cassées.

Almosso qui semblait vouloir me fusiller du regard, me fit une expression d’incrédulités.

Cette expression était aussi très ennuyante.

« Hehe ! Il semblerait que je doive commencer par vous capturer en premier, n’est-ce pas ? » (Kakeru)

Déclarai-je.

Ainsi fut venu le temps de distribuer des punitions.

***

Chapitre 6 : La Deuxième Princesse

« Attrapez-le !! » (Almosso)

Almosso ordonna aux soldats qui avaient été totalement surpris par la scène. Les trois soldats retrouvèrent rapidement leur esprit avant de se placer pour m’attaquer.

J’attrapai alors la pointe d’une des lances et la cassai telle une brindille.

Je frappai avec mes poings les personnes présentent en ne retenant que légèrement ma force.

Les soldats volèrent à chaque frappe, s’écrasant contre les murs de la pièce avant de s’évanouir.

« Quoi !? ― ― N’importe qui ! Y a-t-il quelqu’un ici pour venir m’aider !? » (Almosso)

Almosso cria vers l’extérieur de toutes ces forces.

Sa voix semblait emplie de désespoirs

Des bruits de pas s’approchèrent rapidement, trois personnes étaient venues l’aider.

« Ce type est un inva ― ― non, un assassin. Tuez-le immédiatement ! » (Almosso)

« Ha !! » (Soldat)

Les soldats suivirent cet ordre et m’attaquèrent aussitôt.

Cette fois, ils ne suivaient que les ordres et donc je ne les frappai qu’avec la paume de ma main, ce qui réduisit de manière importante la force de mes coups.

Après cela, il y a eu encore trois fois du renfort qui vint l’aider, mais je les neutralisai aussitôt qu’ils étaient dans la pièce.

« Eh bien, fini avec eux. Il n’en reste plus rien. C’est donc maintenant à ton tour ! » (Kakeru)

« Khu! ― ― prend ça !! » (Almosso)

Almosso avait sorti quelque chose comme une baguette et l’avait pointée vers moi.

À ce moment-là, une flamme fut projetée et enveloppa mon corps.

C’était chaud.

Oui, il faisait chaud d’un coup, mais ce n’est pas si chaud que cela n’en serait pas supportable.

La flamme disparut alors rapidement. La plupart de mes vêtements avaient été brûlés, mais tout ceci ne semblait nullement avoir affecté mon corps ou même mes cheveux.

« Quoi ? ― ― La Magie n’a eu aucun effet !? » (Almosso)

« Ho ! Résistance au feu multipliée par 777 ? Eh bien ! Maintenant, cela n’a guère d’importance ! » (Kakeru)

J’avais le regard fixé sur Almosso. Puis je me dirigeai vers lui, avant de lui envoyer dans le ventre un coup de poing. Après s’être plié en deux, il tomba sur le sol et ne bougea plus. Il semblait qu’il respirait encore faiblement et donc qu’il n’était qu’évanoui, dû moins pour le moment.

« Maintenant, que dois-je faire ? » (Kakeru)

Alors que je pensais à cela, j’observai un peu autour de moi.

Je vis alors un des soldats qui se réveillait à ce moment-là. Il tenta de lever son corps pour sortir de la pièce. Je l’en empêchai en le remettant au sol, mais cette fois-ci plus en douceur. Je ne l’avais pas assommé.

« Hé toi !! » (Kakeru)

« Bonjour !! N-Ne me tuez pas ! » (Soldat)

« ... Si tu m’écoutes maintenant, je serais gentil avec toi et je ne te tuerais pas. » (Kakeru)

Cela deviendrait gênant si je ne dissipais pas dès maintenant le malentendu, alors j’allais me diriger dans ce sens.

Après le combat dans cette salle, des objets s’étaient dispersés. Je pris donc une plume et ce qu’il fallait pour écrire et lançai le tout au soldat.

« Maintenant, écris ce que je vais te dire. » (Kakeru)

« Q-Quoi... et quoi... » (Soldat)

« Attends une minute. » (Kakeru)

J’utilisais alors les cordes qu’ils avaient apportées pour m’attacher, pour attacher solidement Almosso.

Puis je déchirai le haut de ses vêtements puis pointai du doigt le torse d’Almasso.

« Écris cela ici. "Je suis le coupable de la pénurie des pièces de cuivre. J’ai fondu des pièces de cuivre pour les vendre une fois en lingot." » (Kakeru)

« Hein !? C-c’est... » (Soldat)

« Tais-toi ! Écris-le―― ou veux-tu mourir ? » (Kakeru)

Après qu’il fut menacé, le soldat fit ce que j’avais demandé sur le haut du corps d’Almosso. Il inscrivit les lettres comme je l’avais ordonné.

Après avoir attaché Almosso, et tout en le transportant avec moi, je partis attaquer le bâtiment où les ennemis étaient présents.

Il y avait cinq criminels là-bas. Au début, ils ne savaient pas trop ce qui se passait, mais rapidement, ils comprirent après avoir vu le corps d’Almosso et m’attaquèrent donc avec leurs armes.

Ils furent facilement vaincus, et se retrouvèrent eux aussi ligotés tous ensemble.

Tirant ensuite Almosso et ces cinq complices, je partis vers la place au centre de la ville.

Et là, je les attachai en l’air, telles des crucifiées pour les montrer devant tous.

Pour finir, je pris la plume que j’avais apportée et j’essayai de dessiner le symbole de la princesse Hélèna, mais...

« Ahh ! C’est bien trop complexe ! » (Kakeru)

Le symbole se révéla être trop difficile à reproduire, et comme je ne pouvais pas le faire actuellement, alors j’écrivis à la place "777".

Entre-temps, de nombreux spectateurs se rassemblèrent sur la place.

« Je suis le coupable de la pénurie des pièces de cuivre...? Le cuivre !? »

« Pas possible ! Est-ce vraiment Almosso-sama ? »

« Non, si c’est lui, il le ferait sûrement ! Lorsqu’Almosso a été affecté ici, les frais de refonte ont été énormément augmentés. Il est un exploiteur très cupide ! »

« Mais, fondre de l’argent, c’est un crime qui n’est puni que par la peine de mort. »

« Des hommes comme lui ne pensent pas aux conséquences. Tout ce qu’ils ont dans leurs têtes est de savoir comment tirer profit de la situation. »

Les spectateurs discutaient avec beaucoup d’entrains.

Les gens se rassemblaient là, peu à peu, rendant l’agitation encore plus grande.

Alors que je concentrai sur mes oreilles et que j’essayai d’entendre de quoi ils parlaient, il semblerait qu’ils étaient dès le début, mécontent, et les "Si c’est lui, il le ferait sûrement" et les "Je pensais bien qu’il le ferait un jour", étaient l’opinion la plus répandue.

« Je connais ce type-là ! C’est la personne qui échangeait des pièces d’argent contre des pièces de cuivre ! »

« Moi aussi, j’ai échangé avec l’homme là. Alors que j’allais partir pour refaire fondre, parce que les frais étaient moins chers, j’ai échangé avec lui, mais... »

J’avais également entendu de telles voix.

Ils se chevauchaient et le crime d’Almosso devint ainsi quelque chose qui fut confirmé par la populace.

Le lendemain, je fus convoqué au bâtiment du Bureau Public.

Celle qui m’attendait était une femme qui portait une armure extrêmement décorée et très coûteuse, plus chère que la plupart des chevaliers.

Outre cette femme, il y avait aussi quelques chevaliers, et l’un d’eux me parla.

« Vous êtes en présence de Son Altesse Royale Iris Theresia Mercury ! Votre tête haute ― ― »

« C’est correct ! » (Iris)

Iris leva la main, et ainsi, arrêta le chevalier.

Kujibiki Tokushou: Musou Haremu ken – Chapitre 5 - La princesse Iris

« Il est inutile de brandir la dignité dans un tel endroit. À la place, je voudrais entendre toute l’histoire. » (Iris)

« Uhmm... Puis-je demander une chose ? Par rapport à la Princesse Hélèna...? » (Kakeru)

« Je suis sa petite sœur, Iris » (Iris)

« Comme je le pensais ! » (Kakeru)

Je l’avais déjà deviné en entendant son nom qui était très proche. De plus, leur apparence avait vraiment un air de ressemblance.

La princesse Hélèna était en grâce, et celle-ci était plus en dignité et en noblesse.

Presque comme deux opposés, mais d’un coup d’œil, n’importe qui saura qu’elles étaient sœurs.

« Et vous êtes ? » (Iris)

« Uhm, je m’appelle Yuki Kakeru. » (Kakeru)

« Kakeru, hein ! Il y a certaines choses que je veux entendre de vous. Tout d’abord, ceci... » (Iris)

Princesse Iris pointa avec son doigt vers ma taille. Il y avait là, l’éventail que la Princesse Hélèna m’avait donné.

« Ah, cela. Je l’ai obtenu de la Princesse Hélèna. » (Kakeru)

Je le pris dans ma main, puis le présentai à la Princesse Iris.

Iris le prit dans ses mains, et le regarda attentivement.

« C’est certainement celui qui appartient à ma grande sœur, il a même été donné par elle. » (Iris)

« Hein ? Vous pouvez dire ces choses-là si facilement ? » (Kakeru)

« Le symbole de la famille royale utilise une magie spéciale qui sert à le maintenir même de très loin. S’il avait été volé, il disparaîtrait dans une demi-journée. » (Iris)

« Je vois, il y avait une telle chose. » (Kakeru)

« Je m’excuse. Il était possible que vous soyez un faux agent de ma sœur, alors je devais vous demander ceci. » (Iris)

« ... Uhm, en fait à propos de ça, c’est un peu différent. » (Kakeru)

« Quoi ? » (Iris)

Princesse Iris plissa ses sourcils. Alors, je décidai de tout lui expliquer.

Sur la façon dont j’avais sauvé la Princesse Hélèna, et sur le fait qu’elle m’avait donné son éventail.

Le fait que j’étais par hasard sur le lieu du crime et que j’avais voulu faire quelques choses pour aider et donc que j’avais dit que j’étais le subordonné de la Princesse Hélèna.

Je lui avais tout dit.

« Je vois, c’était donc juste cela, haha. Avec cette information, le mystère est maintenant résolu. Je me demandais pourquoi ma grande sœur qui était en train de s’occuper d’affaires militaires depuis un bon moment était intervenue sur un problème lié à l’argent. » (Iris)

« Je suis désolé d’avoir dû user de ce mensonge. » (Kakeru)

Je m’étais donc excusé à propos de mes tromperies.

« C’est correct, cela a été fait pour quelques choses d’important. Et aussi, Fufu » (Iris)

Iris se mit à rire.

Elle avait toujours eu un visage sérieux depuis que je l’avais rencontré, mais là, elle souriait pour la première fois.

Son sourire était si beau. J’étais presque hypnotisé.

« Il est vrai que c’était sans sa permission, mais ce n’était pas pour vos intérêts personnels. C’est bien quelque chose qui prouvent la valeur des décisions de ma grande-sœur. » (Iris)

« Ah, un » (Kakeru)

« Cependant, Haa... » (Iris)

« Quelque chose ne va pas ? » (Kakeru)

« Non, c’est juste que... il s’agissait de quelque chose qui avait déjà eu lieu récemment. De fondre les pièces et de les vendre en tant que matières premières. Des gens, qui tentent de tirer profit de cela, n’arrêtent pas continuellement d’apparaître. Dès qu’ils sont trouvés, ils sont pénalisés, mais tout cela n’a pas de fin. » (Iris)

« Ne tentez-vous pas différentes méthodes ? » (Kakeru)

« Bien sûr que nous essayons. Comme en réduisant la proportion de cuivre dans les pièces de monnaie. Mais si nous la faisons trop diminuer, cela risque de faire tomber la puissance nationale. Car ceci est quelque chose directement lié au prestige du pays. » (Iris)

« Je vois. Alors c’est donc si complexe que cela, hein. » (Kakeru)

D’une manière ou d’une autre, il semblerait que ce soit un problème très problématique.

Et ce n’était pas un problème que je pouvais résoudre même avec ma puissance multipliée par 777.

(Si je les retrouve, je suppose que je vais les écraser)

Pendant ce temps, je replaçai l’éventail dans ma poche.

Et à cet instant, une idée traversa mon esprit.

Comme si quelque chose avait surgi en lui.

« Princesse Iris !? » (Kakeru)

« Quoi ? » (Iris)

« Peut-être... Je connais une façon qui pourrait résoudre votre problème. » (Kakeru)

« Hou, alors, laissez-moi, l’entendre » (Iris)

La princesse Iris ne s’attendait pas à ce que je sois utile. Sur son visage étaient comme inscrits les mots "Il n’y a aucune chance qu’il trouve un moyen de résoudre cela si facilement".

Mais si ceci se passait bien, alors ce visage se changerait bientôt en quelque chose d’heureux.

Je m’attendais déjà à cela, et donc je lui parlai de l’idée que je venais d’avoir.

***

Chapitre 7 : Tricher avec le Papier-Monnaie

Je cherchai dans la pièce, puis ramassai alors un papier et un crayon.

Je coupai le papier en morceau rectangulaire et dessus, j’écrivis « 1000 », puis le donnai à la Princesse Iris.

« C’est ? » (Iris)

« Maintenant, pouvez-vous l’enchanter de la même manière que l’éventail ? Avec votre magie. » (Kakeru)

« ... Qu’est-ce que cela signifie ? » (Iris)

« En bref, cela sera ainsi “émis” par la Famille Royale. Ensuite, vous utilisez ceci comme votre nouvelle devise. » (Kakeru)

En bref, du papier-monnaie.

« ...? » (Iris)

« Le symbole ne pouvant être appliqué que par la Famille Royale, en l’appliquant consciemment, il resterait tel qu’il est ainsi. » (Kakeru)

« Heu ! » (Iris)

« Ceci signifie que personne ne pourra le contrefaire. Et tout ceci deviendra de l’argent qu’il est inutile de détruire. » (Kakeru)

« Je comprends ! » (Iris)

« C’est irrespectueux ! Toi !! » (Chevalier)

Un des chevaliers de ceux qui étaient alignés contre le mur commença à me crier dessus en colère. C’était celui qui avait présenté la Princesse Iris quand j’étais arrivé dans la pièce.

« L’objet qui est lié avec le symbole royal est la preuve que c’est un objet qui a été accordé par la famille royale. C’est ainsi que ce pays a été fondé. C’est quelque chose qui maintient l’autorité ! À cela, vous suggérerez d’utiliser ce symbole comme forme de monnaie, c’est quelque chose qui ne devrait pas être distribué à l’ensemble du pays ! Puisque la Princesse Hélèna vous avait accordé cet article, vous devriez connaître l’importance de ce symbole royal ! » (Chevalier)

Il parlait bien sûr de l’éventail.

Il est vrai que le fait de recevoir cela de la Princesse Hélèna m’avait fait plaisir, mais avoir un symbole ou non n’avait pas vraiment d’importance.

Je regardai alors le chevalier.

Un homme dur, qui semblait sérieux.

Bien qu’il soit en colère, ce n’est pas comme s’il voulait dire quelque chose de mauvais. Il était juste un peu trop obstiné.

... Ceci rendait la situation plus difficile, cependant.

J’avais déjà réfléchi à différentes façons de le persuader, mais..

« C’est correct ! » (Iris)

La Princesse Iris répondit en première avant même que je puisse dire.

« Altesse Royale ? » (Chevalier)

« Kakeru, vous m’avez appris une bonne chose. Hum ! Je me demande pourquoi cela n’avait jamais été pensé jusqu’à maintenant !? » (Iris)

« Votre Altesse Royale ? Êtes-vous sûr ? Cela ne devrait pas être fait. Cela entraînerait la perte d’autorité de la Famille Royale ― ―. » (Chevalier)

« Afin de stabiliser le pays. » (Iris)

Iris le déclara clairement.

« C’est une monnaie impossible à contrefaire, ce n’est pas comme si vous ne pouviez pas comprendre le mérite de cela. » (Iris)

« M-Mais » (Chevalier)

« La monnaie se stabilisera. L’argent et le cuivre restants pourront ainsi être utilisés comme ressource. » (Iris)

Iris sourit.

C’était différent de ce à quoi je m’attendais, mais c’est un sourire intéressant. C’était beau à sa façon.

« Il deviendra plus facile de faire des affaires. Cette feuille de papier aura la même valeur que 1000 pièces de cuivre. Les voyageurs le trouveront spécialement utile. Jusqu’à présent, ils portaient une quantité importante de monnaie qui les alourdissait énormément. Le seul billet à ordre était celui des sociétés marchandes qui servaient de garantie. Si ceci est ainsi utilisé, le pays aura confiance en ce billet et ils pourront ainsi faire des affaires avec l’esprit en paix. » (Iris)

« ... » (Chevalier)

Le chevalier se tut.

Il était sérieux au sujet de son travail, mais pas stupide.

Il avait compris tout de suite le grand mérite dont parlait la Princesse Iris.

Cependant, ceci pouvait vraiment être appelé qu’une tricherie.

Dans le monde réel, tous les pays luttaient contre la contrefaçon de son papier-monnaie, et donc des technologies de prévention de la contrefaçon étaient utilisées.

Plus la technologie était élevée, et plus la monnaie... plus la valeur de l’argent était stable.

« Cette magie, seule la famille royale peut l’utiliser ? » (Kakeru)

« Vraiment, seule la lignée directe le peut. » (Iris)

« Alors, il est réellement impossible de contrefaire cela. » (Kakeru)

« Oui, c’est donc complètement impossible ! » (Iris)

La princesse Iris l’avait dit et comme je l’avais pensé, c’était vraiment une tricherie.

Un papier-monnaie qui était impossible à contrefaire, vous pouviez vraiment appeler cela une tricherie.

Par rapport à cela, mon idée... une idée qui venait de prendre forme le monde réel semblait trivial.

Alors que je pensais à cela.

« Merci, Kakeru » (Iris)

Me déclara la princesse Iris. Et elle me... sourit avec douceur.

« ― ― !!! » (Kakeru)

C’était le sourire que j’espérais. Pas comme un « Hmm ! ... » Ou un « Ha! ».

C’était un sourire doux et charmant.

« Merci de m’avoir appris cela. Par la présente, Iris Theresia Mercury promet que je vais certainement vous renvoyer la faveur. » (Iris)

Certainement.

Tout en souriant doucement, la princesse Iris me le dit à plusieurs reprises.

Dans le manoir où j’habite. J’étais étendu dans le salon.

Assis sur le canapé, je me rappelais le sourire de la Princesse Iris. Je pensais à cela, méditant et fasciné par cela. C’était vraiment un très bon sentiment.

Alors que je pensais à cela, j’entendis les sons de coups portés sur un objet. La porte d’entrée, c’était le bruit de la porte qui était frappée.

« Excusez-moi, y a-t-il quelqu’un ? » (garçon)

La voix d’un garçon pouvait être entendue accompagnant les sons de la porte qui était frappée. Bien que le garçon haussait sa voix à en crier, comme il était à l’extérieur de la maison, elle semblait faible. Si mon audition n’avait pas été renforcée de 777 fois, je ne l’aurais probablement pas entendue.

Je me levai donc et je me dirigeai vers l’entrée. Quand j’ouvris la porte, il y avait bel et bien un garçon relativement bien habillé debout devant moi.

« Êtes-vous Yuki Kakeru ? » (garçon)

« Oui. » (Kakeru)

« J’ai un message du maître. Nous avons trouvé une femme de chambre qui correspond à vos préférences. Vous pouvez venir au magasin quand vous voulez. » (garçon)

« Maître... ? Femme de ménage... ? Ah, Monsieur Saramas, hein ? » (Kakeru)

« Oui. » (garçon)

« J’ai compris, merci. » (Kakeru)

Quand j’entrai dans le bâtiment, comme d’habitude, Saramas avec son ventre saillant vint me saluer.

« Bienvenue et merci d’être venu si vite ! » (Saramas)

Il ne changeait pas du tout, mais il y avait quand même quelque chose de différent avec lui. Il avait un très grand sourire.

« Quelque chose de bon s’est-il produit ? » (Kakeru)

« Non non non. C’est plutôt que j’ai entendu la rumeur sur la façon dont l’incident a été rapidement résolu. La pénurie de pièces de cuivre nous posait quelques problèmes à nous aussi. » (Saramas)

« Ahh, donc c’est à propos de ça. » (Kakeru)

« Puisque monseigneur Kakeru possède l’éventail de la Princesse Hélèna, j’étais convaincu que vous étiez ici pour une mission. Penser que cela deviendrait une rumeur, comme prévu pour quelqu’un comme monseigneur Kakeru. » (Saramas)

Saramas me jeta des paroles pleines de flatterie.

Je croyais que c’était correct, même si c’était un peu désagréable.

« À la place de cela, vous avez dit que vous avez trouvé une femme de chambre qui correspond à mes préférences. » (Kakeru)

« Oui, j’ai fait une bonne sélection. » (Saramas)

« Sélection ? » (Kakeru)

« Vous avez souhaité une femme de ménage qui peut faire son travail correctement, mais comme nous ne savions pas quelles étaient vos préférences, nous avons donc choisi trois filles pour que vous nous disiez laquelle vous préférez. » (Saramas)

« Trois personnes ? » (Kakeru)

« Elles peuvent commencer à travailler à tout moment. Elles sont toutes des esclaves. Tout ce qui vous reste à faire est de choisir. » (Saramas)

« Je vois. » (Kakeru)

Choisissez une des 3 personnes, c’est ce qu’il voulait dire.

Certes, ce n’est pas une si mauvaise méthode, plutôt que de m’obliger à accepter sa décision.

Oui, valait mieux que je choisisse la femme de ménage que je voulais.

« Eh bien, je vais en choisir une. » (Kakeru)

« Ahh. » (Saramas)

Saramas fut content de mon acceptation et me le montra en hochant la tête.

Immédiatement après, la porte s’ouvrit, et je vis une première paire d’yeux.

C’était une beauté qui avait passé la vingtaine. Elle avait l’air douce, en d’autres termes, le type qui prenait bien soin de vous en tant que femme de ménage.

À l’endroit précédent où elle travaillait, elle était gouvernante. Elle était partie de là, car il y avait une autre personne qui l’avait remplacée à son poste. Elle était une bonne personne, elle avait l’air de pouvoir bien faire son travail.

Le deuxième était un peu plus jeune, elle avait un peu moins de 20 ans. Celle-ci est du type mignon. Elle ressemble à une femme amicale avec laquelle je pouvais bien m’entendre. Elle n’avait pas d’expérience professionnelle. Mais elle cuisinait vraiment très bien et elle pouvait apprendre à faire le ménage correctement afin qu’elle puisse faire un travail moyen. Celle-ci n’était donc pas aussi mauvaise que prévu.

Et la troisième personne. Au moment où elle ouvrit la porte et entra dans la pièce.

« Cette fille ! » * PAN * je me levai en disant cela.

« Monseigneur Yuuki ? » (Saramas)

« Cette fille est la bonne ! Je vais la prendre immédiatement. » (Kakeru)

Au moment où je la vis, mon cœur avait déjà décidé qu’il n’y avait pas d’autre meilleur choix que cette fille.

Elle était mignonne et belle en même temps.

Au-dessus de toutes les autres.

« C’est un homme-bête, est-ce que cela vous convient ? » (Saramas)

***

Chapitre 8 : * MOFUMOFU *

Note du Traducteur  : Explication du titre (et du mot que vous allez voir très souvent dans ce chapitre) : *MofuMofu*. C’est une onomatopée japonaise qui veut dire soyeux, peluché, qu’on a envie de caresser comme un doudou. Vous verrez bien en lisant le chapitre. S’utilise aussi comme une caractéristique (équivalent de lisse, soyeux, doux...). Tout ceci n’a rien de sexuel. C’est plus comme quand vous caressez un chien/chat/lapin et que la texture de son pelage vous détend. Après, en fonction des interprétations de ce chapitre, vous pouvez imaginer des choses bien plus graves. Donc lisez-le à votre convenance, je vous aurais prévenu.

***

« Même si je suis celui qui vous l’a proposée, c’est... » déclara le marchand Samaras.

« Êtes-vous sûr que celle-là vous convient vraiment ? Ce ― ― » (Saramas)

« Oui !! Je veux cette fille, elle est parfaite !! » (Kakeru)

Déclarai-je très clairement avant de rajouter.

« Combien ? Quelles sont les procédures à faire ? Quand peut-elle venir avec moi ? » (Kakeru)

« Ha~, non, si Monseigneur Yuuki dit qu’il est satisfait d’elle, alors c’est correct. » (Saramas)

Samaras s’éclaircit la gorge, puis prit une expression plus solennelle.

« À partir de maintenant, elle sera la propriété de Monseigneur Yuuki. Prenez-la avec vous. Les détails seront traités directement par nous. Le document officiel vous sera remis un peu plus tard, de sorte que le paiement se fera quand il vous conviendra. » (Saramas)

« Vraiment !? Merci beaucoup !! » (Kakeru)

J’étais empli d’une grande joie et j’emmenai la fille avec moi, le cœur léger.

J’appris plus tard que concernant cette affaire, à ce moment-là de l’affaire, Samaras faisait de son mieux pour s’accorder à tous mes désirs.

Il essayait de rentrer dans mes bonnes grâces, sûrement car il savait que j’avais des connexions avec la Princesse Hélèna.

Mais à ce moment-là, j’étais tellement heureux de mon acquisition que je ne m’en étais pas rendu compte.

Après être rentré chez moi, je filai directement dans le salon avec la fille-bête.

Je n’arrêtais pas de la regarder.

Si je devais dire ce que j’en pensais d’elle alors...

Tout d’abord, mignonne, oui, et même très très mignonne. Si elle avait été une idole, alors elle aurait rendu toutes les autres stars embarrassées de se tenir à ces côtés, tellement elle était mignonne.

Et en plus du fait qu’elle était mignonne, ces choses sur sa tête et à ses hanches étaient tout simplement divines.

Une paire d’oreilles et une queue.

Oui, de douces oreilles tellement pelucheuses et une queue si soyeuse.

Je voulais tellement faire *MofuMofu* avec elle, oui, je voulais ne plus m’arrêter de faire *MofuMofuMofu*.

Je voulais les toucher, je voulais les caresser.

* Mofu Mofu Mofu Mofu Mofu *

« U-Uhm... » (fille-bête)

« Heu !!! J’ai l’impression d’être au paradis. » (Kakeru)

En entendant la voix de la jeune fille, je revins à la réalité.

Encore une fois, je l’admirai.

La jeune fille, tout en me regardant, avait l’air un peu effrayée.

Cette situation n’était pas bien, car, peut-être, je l’avais effrayée.

Tout souriant, je lui dis.

« Tout d’abord, commençons par les présentations. Je m’appelle Yuki Kakeru, et tu es ? » (Kakeru)

« Je m’appelle Miyu Miumi » (Miyu)

« Miyu, hein, c’est un beau nom. Je vais t’appeler Miyu. À partir de maintenant, appelle-moi Maître ! » (Kakeru)

« Compris ! » (Miyu)

Miyu hocha timidement la tête.

« Eh bien ! Maître, que suis-je supposée faire ? » (Miyu)

« Um... Que voulez-vous dire par supposé faire ? » (Kakeru)

« Ahh... Le travail » (Miyu)

Comme je l’avais pensé, elle avait l’air un peu effrayée à cause de moi, mais elle essayait de me faire une bonne impression.

« Hum, et bien, alors... » (Kakeru)

Après cela, je réfléchissais un peu à ce que je pouvais lui demander.

Il y avait beaucoup de choses que je voulais qu’une femme de chambre fasse pour moi. Ceci faisait très longtemps que je rêvais d’avoir ma femme de chambre rien qu’à moi.

Pour me faire nettoyer les oreilles, me faire des massages, me donner à manger, oui, plein de choses comme ça.

Il y en avait vraiment beaucoup, mais toutes ses idées disparurent aussitôt.

« C’est le temps du * MofuMofu * ! » (Kakeru)

« *M-MofuMofu* c’est quoi ? !! » (Miyu)

« C’est du cajolage de peluche, c’est cela *MofuMofu* » (Kakeru)

Après avoir dit cela, je bougeai une de mes mains pour mimer l’action.

En réponse à cela, Miyu se couvrit aussitôt les oreilles ― ― cachant ses oreilles de fille-bête, en mettant directement ses mains sur elles.

Mignonneeee !!!!

Mignonne, tellement mignonne, tout en cette vie était mignon.

Je veux* MofuMofu * avec elle !! Je veux faire beaucoup de * MofuMofu * avec elle !

« OK !! allons au lit !! » (Kakeru)

« Hein !!! ― ― Hyahhh !! » (Miyu)

Je pris la main de Miyu qui était toujours en train de couvrir ces oreilles et marchai en direction de ma chambre. Comme j’y mettais un peu de force, elle fut bien obligée de me suivre.

Mon but était bien sûr ma chambre et plus exactement mon lit.

« M-Maître, s’il vous plaît, attendez une seconde ! » (Miyu)

« Hum ? » (Kakeru)

« Pourquoi faut-il aller au lit ? S-Si c’est pour * MofuMofu * alors la pièce d’avant était aussi très bien. » (Miyu)

« Qu’est-ce que tu dis !? » (Kakeru)

Je parlai en haussant inconsciemment la voix.

« Après *MofuMofu*, nous dormirons ensemble. J’ai décidé cela ! » (Kakeru)

« D-Dormir ensemble ? » (Miyu)

« C’est vrai, nous ferons juste que dormir ensemble. Nous dormirons ensemble en faisant *MofuMofu*. C’est tout à fait naturel. C’est même la meilleure façon de faire pour que cela soit génial ! » (Kakeru)

« Je n’avais jamais entendu parler de ça avant... ! » (Miyu)

Tout en discutant, nous arrivâmes finalement dans ma chambre.

En tirant la main de Miyu, tous les deux, nous entrâmes presque en plongeant dans le lit.

« * MofuMofu *~~~ » (Kakeru)

« * Kuuu ~ n * » (Miyu)

Sur le dessus du lit, j’étais en train de faire *MofuMofu* à Miyu et elle laissa échapper des petits sons d’une voix séduisante.

Ne me souciant pas de ça, alors que je *MofuMofu* autant que je le souhaitais.

Kujibiki Tokushou Imahe de Miyu Miumi

Après m’être réveillé, je constatai qu’il était déjà le début de la soirée.

La lumière du soleil en cette soirée qui traversait la grande fenêtre était éblouissante, je dus couvrir mes yeux avec ma main.

Bien que je sois encore ébloui après avoir fait cela, je vis l’apparence de Miyu.

Miyu avait son corps en boule tout en dormant. Un corps qui me semblait finalement très petit. De mon côté, alors que je dormais, j’avais les jambes et les bras écartés. Je n’aurais jamais pensé que son corps puisse devenir si petit dans une telle position. Elle me donnait l’impression d’être un ballon de fourrure.

« Tel un petit chat dormant en boule... ! » (Kakeru)

Ce n’était pas exactement comme ça, mais c’était ce que cela me faisait penser.

C’était juste trop mignon.

« Mu~nya~... » (Miyu)

En l’entendant parler pendant son sommeil, je vis sa queue remuer en même temps sur le dessus des draps.*BaSa*

Comme c’était tellement mignon, je commençai à lui caresser les oreilles.*TsunTsun*.

Son corps commença alors à se tordre pendant un court instant puis elle continua à se mettre en boule de plus en plus serrer.

Après avoir *MofuMofu*, j’appréciais de lui faire des *TsunTsun *. C’était vraiment agréable.

Dans la salle à manger, le soir.

« Miam !! C’est délicieux !! » (Kakeru)

Je mangeais la nourriture que Miyu avait préparée. En passant, j’avais ordonné à Miyu de se changer pour désormais porter des habits de femme de chambre. Ce n’était pas une tenue que j’avais trouvée ici, mais un vêtement qu’elle avait emmené avec elle quand elle était venue ici. Il y avait même un trou spécialement prévu pour sa queue. La nourriture qu’elle avait préparée tout en portant ces vêtements était vraiment délicieuse.

« Vraiment ? » (Miyu)

« Oui, c’est vraiment délicieux » (Kakeru)

« Dieu merci... Je suis bonne en cuisine, mais j’ai toujours été grondée, car il y avait trop d’assaisonnements, alors je me demandais si cela allait vous convenir. Parce que c’est tout à fait normal avec mes papilles gustatives... » (Miyu)

« Ahh, on te l’a peut-être dit avant, et peut-être que cela à beaucoup de goût, mais cela me convient parfaitement. » (Kakeru)

Comparé ce que j’avais mangé avant cela quand c’était assaisonné avec de la sauce soja ou du ketchup ou encore la mayonnaise, etc., ce plat n’avait pas un goût trop prononcé. À la place, la saveur était en fait exactement celle dont je préférais.

« Oui, c’est vraiment délicieux. Le goût n’a aucun problème, donc je peux compter sur toi pour la cuisine. Ahh, un peu plus tard, je vais te donner de l’argent. Les courses seront également une de tes tâches. » (Kakeru)

« Compris ! Je vais cuisiner beaucoup de délicieux plats pour vous, d’accord ? » (Miyu)

Miyu me disait cela joyeusement.

Sa queue se balançait de gauche à droite.

... Trop Mignonne.

« Ahh, peux-tu aussi faire le travail du nettoyage. Quand tu auras besoin d’aide, dis-le-moi. Je ferais ce qui est nécessaire à ce sujet. » (Kakeru)

« Oui !! J’ai compris ! » (Miyu)

« Après cela, il faudra aussi encore faire *MofuMofu* » (Kakeru)

« Hein ~ » (Miyu)

« Pour l’instant... je suppose... » (Kakeru)

Je disais cela tout en réfléchissant.

« Cela sera donc un Bonjour avec un *MofuMofu*, puis après j’irais faire mon voyage en toute sécurité grâce à un *MofuMofu* porte bonheur. Et à mon retour, un accueil avec un *MofuMofu* sera nécessaire. Ce sera tes trois devoirs principaux pour le matin. » (Kakeru)

« Compris... » (Miyu)

Contrairement au moment où je lui avais demandé de faire la cuisine et les tâches ménagères, elle m’avait répondu avec des yeux larmoyants. 

C’était de mon point de vue, une attitude très mignonne, je me sentais comme si j’avais de nouveau envie de faire à l’instant un peu de *MofuMofu* avec elle.

Le lendemain, dans la prairie aux vaches des montagnes.

Tout en cherchant des vaches des montagnes, je pensais à quelque chose.

À la chasse aux vaches des montagnes, et au moment où j’ai vaincu Almosso et ses subordonnés.

Tout cela était des victoires trop faciles. Mais il y avait un problème, les méthodes que j’avais utilisées n’étaient guère intelligentes.

J’avais littéralement gagné qu’au moyen de la force brute.

Comment puis-je dire cela ? C’était comme dans certains JDR d’action. En atteignant le niveau maximum, tout devenait une victoire facile. Mais même si vous pouviez le faire, ce n’était pas bon si on le faisait de la mauvaise manière. Voilà le genre de pensées qui traversait mon esprit en ce moment.

« Je dois bien réfléchir sur comment correctement utiliser ma force ! » (Kakeru)

Murmurai-je cela pour moi-même.

Alors que des idées arrivaient en moi, je trouvai enfin une vache des montagnes.

« Et bien, maintenant il est le temps de chasser ! » (Kakeru)

Je fis craquer mes jointures avant de me diriger vers la vache des montagnes.

***

Chapitre 9 : Mage-Guerrier Kakeru

J’avais décidé d’essayer diverses techniques contre la vache des montagnes.

Après l’avoir arrêté de face, je l’avais saisi par la tête et je l’avais forcé à ce coucher.

Puis en me baissant, j’essayai de la frapper avec mon coup de poing droit. Ensuite, un coup de pied proche du sol, le suivant, plus haut, et ainsi de suite. J’essayai toutes les combinaisons possibles de coups qui me semblaient utiles.

Après avoir réalisé différents enchaînements, je constatais à chaque fois que les vaches des montagnes étaient vaincues en à peine quelques secondes.

Finalement, après avoir testé cela sur trois différentes vaches, j’avais acquis une meilleure compréhension de ma force et de mes possibilités, mais elle était largement insuffisante, et donc mon objectif n’avait pas été accompli.

Après tout, même si je changeais un peu de technique, je comptais quand même uniquement sur la force physique pour vaincre les difficultés.

Cela donnait finalement plus l’impression d’un personnage surpuissant, qui réalisait de grands et amples gestes pour gagner, mais qui ferait cela que pour épater la galerie.

Ce n’était donc pas intéressant, il fallait que je trouve mieux.

« Comme je m’y étais attendu. Peut-être que je devrais apprendre des techniques, tels que le maniement d’une épée, ou un peu d’arts martiaux. Ne devrais-je pas entrer dans un genre de dojos pour ce faire ? »

Après avoir encaissé l’argent pour la troisième vache, je me promenai maintenant sans but dans la ville, en pensant à de telles choses. Si cela continuait ainsi, je devrais simplement utiliser mes coups de poing lors de mes chasses, mais en final, toutes ces chasses se ressembleront et cela deviendrait vite lassant.

Alors que je pensais à tout cela, je vis dans les passants une personne qui éveilla mon attention. C’était une personne portant une robe, qui me fit instantanément penser à un magicien. Il tenait dans sa main un long bâton.

Et c’est alors qu’une idée traversa mon esprit. Si je faisais de la magie, cela pourrait être utile. J’avais déjà rencontré la magie, une fois dans ce monde. La fois où Almosso m’avait frappé d’un sort. La magie devrait avoir une technique à maîtriser pour pouvoir l’utiliser. Oui, je suis sûr qu’il existe une telle technique.

« Maintenant que je pense à ça. »

... La magie, n’est-ce pas quelque chose que je pourrais utiliser ?

« ... Pour finir ma conclusion, oui, il vous serait sans aucun doute possible d’apprendre à utiliser la magie. »

Telle fut la fin du discours que Samaras m’avait fait après que je lui ai demandé si je pouvais utiliser la magie. Il était devenu un visage familier au vu du nombre de fois où je lui rendais visite et donc j’étais directement allé l’interroger sur la magie comme il connaissait énormément de choses sur ce monde, qui pour moi était presque totalement inconnu.

« Vraiment ? » Demandai-je, un peu sceptique.

Il me répondit immédiatement. « Oui, fondamentalement, chaque être humain possède à l’intérieur de lui du pouvoir magique. Il s’agit juste de savoir si c’est dans une faible quantité ou non. Après il revient à chacun de voir s’il peut ou non l’utiliser correctement. Tout est question de pratique. »

« Toutes les personnes le peuvent !? Ou il y a-t-il des exceptions ? » (Kakeru)

« Non, aucune. Aussi faible que le niveau soit, il est possible de l’utiliser. Les personnes sans aucun pouvoir n’existent pas. » (Samaras)

« Je vois. » (Kakeru)

« Avez-vous déjà été diagnostiqué ? Ce n’est pas comme si vous pouviez l’utiliser tout de suite, mais il y a un moyen facile pour vérifier la puissance magique que vous avez en vous. » (Samaras)

« Pouvez-vous le faire ici ? » (Kakeru)

"Oui, s’il vous plaît, veuillez patienter un petit moment. » (Samaras)

Samaras se déplaça un peu plus dans le magasin. Après un laps de temps, il revint, porteur d’une boule de cristal.

Il la posa sur le comptoir avant de dire. « C’est l’outil utilisé pour cela. Ouvrez votre paume comme ça et touchez cela ― — . » (Samaras)

La boule de cristal qui était transparente commença à briller en son centre, dès que Samaras la toucha.

Cela me donnait l’impression de voir la lumière dans une petite ampoule. Elle tremblait faiblement, et même quelques fois, la lumière semblait s’éteindre complètement.

« Désolé de dire cela, mais est-ce que cela... signifie que votre magie est très faible ? » (Kakeru)

Je sentis instinctivement que cela devait être un sujet sensible pour certains, et donc je le demandai ainsi.

« Oui, c’est bien le cas. Je n’ai aucun talent pour la magie. Mais ceci me suffit amplement pour pouvoir vérifier l’authenticité du symbole de la Famille Royale, donc je ne m’en formalise pas trop. » (Samaras)

« Ahhh, c’était donc ainsi ! » M’exclamai-je en repensant à la scène où le soldat avait vérifié le symbole sur l’éventail, alors que j’essayais de rentrer dans la ville.

« Dois-je seulement le toucher ? Ou il y a-t-il quelques choses d’autres à réalisé en même temps ? » (Kakeru)

« Pas du tout. Tout ce fait en touchant tout simplement. Il y a uniquement ce genre d’action à réaliser pour que cela fonctionne. » (Samaras)

« OK, essayons dans ce cas. » (Kakeru)

Je plaçai ma paume sur la boule de cristal.

Comme pour Samaras, elle se mit à briller depuis son centre. Une lumière blanche apparue, si brillante qu’il en devenait douloureux de la regarder directement. Puis l’intensité augmenta encore, et encore, comme si elle s’apprêtait à exploser, jusqu’à ce que ―― — la boule de cristal explosa en de fines particules de cristal, se répandant dans toute la pièce en une fraction de seconde.

« C-C’est... » (Samaras)

« Hein... Qu’est-ce que cela peut bien signifier ? » (Kakeru)

« Veuillez patienter, je reviens. » (Samaras)

Saramas revint rapidement, une fois de plus, mais il tenait une boule de cristal bien plus grande que la dernière fois.

« Réessayez encore une fois, mais avec celle-là. » (Samaras)

Était-ce une panne ou quelque chose du genre ? Ou bien était-elle défectueuse ?

Tout en pensant à de telles choses, je posai ma paume sur la nouvelle boule de cristal. Elle se mit comme l’autre a brillé en son centre. Toujours la même lumière aveuglante, d’une blancheur insoutenable, mais ―― — à la différence de la fois d’avant, elle n’explosa pas. Elle se contenta de briller encore plus violemment.

« Cette intensité, et cette couleur... peuvent-elles... » (Samaras)

« Parlez ! Qu’est-ce que cela signifie-t-il ? » (Kakeru)

« Vous possédez un monstrueux pouvoir magique. C’est ce que m’indique la boule. » Annonça Samaras, avec une voix emplie d’admiration. Avant de poursuivre. « L’évaluation très approximative de votre pouvoir m’indique que vous devez posséder au minimum une centaine de fois la quantité normale pour un homme adulte... Je ne peux vraiment pas le croire. Par tous les saints ! » (Samaras)

« Une centaine, vous dites. Hein, et bien, cela devrait être au moins ce montant. »

Mais assez étrangement, ce résultat m’avait plutôt fait déprimer.

Car quand on y réfléchit bien, j’avais acquis la capacité de "Toutes vos aptitudes sont multipliées par 777." Et donc si j’arrivais avec juste cent fois la magie d’une personne normale, alors cela signifiait qu’à l’origine, j’étais vraiment nul.

... Non, après y avoir réfléchi plus soigneusement, c’était même parfaitement logique vu qui j’étais au départ. Une personne provenant du Japon comme moi, si j’avais eu assez de puissances magiques à la base pour être un magicien correct, alors là, cela aurait été étrange.

Et si l’on regarde cela d’un point de vue logique, si à l’origine j’avais eu une puissance égale à 0, alors même si vous le multipliez par 777, le résultat sera toujours égal à 0. À la suite de tout ce cheminement de pensée, j’étais convaincu de ma logique.

Alors que je réfléchissais à cela, ne sortant de ma torpeur qu’après m’être persuadé que tout ceci était logique, Samaras, quant à lui, me regardait avec une expression étrange sur le visage.

Surprise, Respect ? Je ne savais pas trop quoi penser de son expression.

« Comme prévu de Monseigneur Yuuki. Je suis toujours impressionné à chacune de mes découvertes vous concernant. Qui aurait pu penser que vous égalez largement les plus grands mages royaux ? » (Samaras)

« Et donc, ai-je suffisamment de magie pour l’utiliser, n’est-ce pas ? Et maintenant, que dois-je faire pour correctement l’utiliser ? » (Kakeru)

« Il existe deux façons d’apprendre à utiliser la magie. La première consiste à trouver un maître approprié et à l’apprendre de cette personne. C’est le meilleur chemin... » (Samaras)

« Je le pense aussi. Et l’autre est ? » (Kakeru)

« C’est une technique qui est limitée aux attaques magiques, mais la faculté de l’apprendre de cette manière dépend uniquement du talent inné de la personne. Bon, je vais vous l’expliquer en détail. Si vous encaissez une attaque magique et que vous avez le talent pour utiliser ce type de magie, alors vous apprendrez naturellement à utiliser cette magie spécifique. Cependant, cette voie est extrêmement dangereuse et peut très facilement vous coûter la vie. C’est une méthode plus utilisée sans le vouloir dans des cas extrêmes. C’est vraiment une manière malsaine d’apprendre la magie. » (Samaras)

En gros, il s’agit d’une sorte de vol de magie. Pensai-je.

Samaras fronçait les sourcils en me disant cela.

Heee ! J’avais été déjà frappé par une magie par le passé, cela veut dire que... Dans ce cas.

Je tendis la paume de ma main, tout en essayant de ressentir quelque chose au plus profond de mon être et en me disant cela à moi-même.

« Si je ne me trompe pas, voilà ce que j’ai ressenti alors qu’Almosso usait de sa Magie de Feu, donc ― ― » (Kakeru)

Et c’est alors qu’une boule de feu apparut au centre de ma paume.

Ohhh, chouette ! Je viens d’utiliser la magie à l’instant. J’ai donc uniquement besoin d’être affecté une seule fois par un sort pour pouvoir le réutiliser. Avec cette méthode, je pourrais facilement apprendre tout ce que je rencontre, tant que je reçois le sort sur moi. Donc je pourrais l’utiliser tôt ou tard et pour moi, c’était déjà assez intéressant. Pensai-je.

Cependant, la magie, hein — ―.

Et c’est alors que je m’étais dit, que comme j’avais maîtrisé la Magie de Feu, je devrais apprendre ensuite la magie de froid. Ceci serait parfaitement logique.

Ceci serait même classe si je pouvais avoir la Magie de Feu dans ma main gauche, et la magie de glace dans ma main droite, ― ―.

« Hoo ! De la magie de froid ! Comme prévu de vous, Monseigneur Yuuki ! » (Samaras)

Samaras disait cela, mais j’étais aussi très surpris. Comment cela se fait-il que je fusse capable d’utiliser la magie de froid ???

« Maître !!!!!! » (Miyu)

Quand je fus finalement arrivé dans la cour avant de ma maison, Miyu me sauta quasiment dessus, puis m’enlaça avec des yeux apeurés clairement visibles sur son mignon petit visage.

« Qu’est-ce qui s’est passé, Miyu ? Bonjour *MofuMofu* ― ― » (Kakeru)

« Maître !!! Maître !!! » (Miyu)

Miyu s’était accrochée à moi comme si sa vie était en jeu. Elle me semblait très désespérée, car son corps tremblait même.

« Quel est le problème ? » (Kakeru)

« I-Il est apparu ! » (Miyu)

« Qu’est-ce qui est apparu ? » (Kakeru)

« Il est apparu !!! » (Miyu)

« Comme je l’ai dit avant, de qui parles-tu ? » (Kakeru)

« Uuu ~ ~... » (Miyu)

Enterrant son visage contre ma poitrine, elle s’accrocha encore plus à moi.

De quoi voulait-elle parler quand elle disait que c’était apparu ?

Était-ce une souris ? Ou est-ce cafard ?

Comme c’est une fille, cela pourrait être les deux cas. *Pchhhh !* j’entendis alors le bruit de quelque chose qui s’ouvrait.

« Hiiiii !! » (Miyu)

Miyu fut très effrayée à la suite de ce son. Apparemment, c’était la cause de sa terreur.

Je regardai alors la direction du son. Il me semblait provenir de l’intérieur du manoir.

Un son sourd, comme provenant de l’éclatement d’objet, ainsi qu’un son de grattement.

« Ahh, je viens enfin de comprendre. En y pensant sérieusement, nous nous trouvons bel et bien dans un manoir hanté, Hehe ! » (Kakeru)

« Quoiiiiiii !! Maîtreeeeeee... » (Miyu)

Miyu se mit finalement à pleurer.

« Désolé, désolé, j’ai totalement oublié de te le dire. Ceci m’est totalement sorti de mon esprit ! » (Kakeru)

Mais c’était vrai, c’était donc un vrai manoir hanté. Mais parce que j’avais pu y vivre en paix, comme si c’était devenu une habitude, je l’avais donc complètement oublié.

Je savais bien que dans mon cas, il lui serait difficile de m’affecter, mais Miyu n’était pas comme ça, et donc, je devrais faire quelque chose concernant le fantôme.

Tout en regardant dans la direction du manoir, je me mis à réfléchir. Eh bien, "Que dois-je faire ? " pensai-je.

« Hm ? Quelque chose ne se met-elle pas à briller sans que ― ―. » (Kakeru)

Avant de pouvoir finir ma phrase, un sort issu de la magie de froid sortit de dedans le manoir.

C’était comme de longs glaçons de pure glace qui étaient apparus dans les airs et volaient maintenant droit vers moi.

Je les frappais donc de mes mains pour les dévier de leur course. D’autres flèches de glace continuèrent à voler hors du manoir.

« C’est incroyable, c’est comme si c’était une forteresse ennemie... » (Kakeru)

Et d’une manière quelque peu étrange, je trouvais cela amusant et c’est ainsi que mon excitation augmenta rapidement.

***

Chapitre 10 : Loterie

Depuis le manoir furent relâchés, dans ma direction, encore plus de projectiles. Ils étaient tous dirigés directement vers ma personne.

Je frappai donc ces projectiles pour les neutraliser.

Puis, j’essayai d’entrer à l’intérieur du manoir, mais Miyu ne voulant pas se séparer de moi, elle avait ainsi continué à s’accrocher à moi.

« Miyu ? » (Kakeru)

Elle enterra son visage contre ma poitrine, tout en faisant non de la tête.

Elle doit être vraiment terrifiée. Pensai-je.

« Alors, qu’en est-il d’entrer dans le manoir ensemble ? » (Kakeru)

« – – ! » (Miyu)

Elle se mit à trembler de plus belle.

Elle leva la tête et me regarda, il y avait encore plus de larmes qui coulaient de ses yeux.

Une flèche de glace arriva à ce moment-là, mais je la frappai en utilisant la tranche de ma main.

Miyu, qui venait d’assister à une telle action, fut émerveillée. En raison de l’étonnement, ses larmes s’arrêtèrent de couler.

« Ne t’inquiète pas, je suis juste à tes côtés. Je te protégerais correctement. » (Kakeru)

Miyu immobile me regarda pendant un petit moment. Puis en regardant vers le bas, elle me répondit.

« Le maître ne me quittera pas et... ne fuira pas seul ? » (Miyu)

« Hein ? Tu demandes si je fuirais seul si les choses devenaient dangereuses ? » (Kakeru)

« ... Oui. » (Miyu)

« Je ne vais certainement pas faire quelque chose comme ça. Si les choses devenaient vraiment dangereuses, tout d’abord, je te prendrais dans les bras, puis je me mettrais ensuite à courir. » (Kakeru)

« Vraiment ? » (Miyu)

Miyu semblait toujours douter de moi. Je me demandais pourquoi elle se souciait tant de cela.

« Je ne fuirai pas seul. Je n’ai, après tout, pas encore assez fait de *mofu mofu* pour la journée. » (Kakeru)

« Le Maître veut toujours faire ça !? » Déclara-t-elle, très surprise. Cependant, la façon dont elle fut surprise était différente de la dernière fois.

Eh bien, le sujet était différent. Faire face à un fantôme ou à son maître était, après tout, deux choses différentes.

Miyu me regarda alors, encore plus attentivement, puis hocha la tête timidement. Alors qu’elle faisait cela, deux nouvelles flèches de glace furent déviées de leur course.

Elle cessa alors de s’accrocher à moi, et se plaça à mes côtés, mais en restant toujours presque au contact. Puis, elle remit en place sa tenue de femme de ménage qui avait été, quelque peu, débraillée à la suite de sa terreur.

« Bon ! Allons-y ! » (Kakeru)

« D’accord ! » (Miyu)

Nous entrâmes ensemble dans le manoir. Lorsque nous ouvrîmes la porte, nous fûmes en proie à un refroidissement instantané de nos corps. L’air donnait l’impression d’être dans le Grand Nord.

Et tout d’un coup, je vis quelque chose bouger dans le manoir.

« Mais. Que se passe-t-il ici ? » (Kakeru)

« Qu’est-ce qu’il y a ? » (Miyu)

« Là-bas, à l’instant. J’ai cru discerner une ombre. » (Kakeru)

« Hein !? » (Miyu)

« Continuons dans ce cas. » (Kakeru)

« O-Oui... » (Miyu)

À la fin, les larmes recommencèrent à s’écouler des yeux de Miyu. Avec cette fille à mes côtés, nous nous dirigeâmes vers le couloir où j’avais vu l’ombre très clairement.

« Une femme de ménage, Hehe ? » (Kakeru)

« Hein ? » (Miyu)

« Juste maintenant, n’as tu pas vu la même chose que moi ? L’ombre portait quelque chose qui ressemblait à un uniforme de femme de chambre. » (Kakeru)

« Je... je n’ai rien vu... » (Miyu)

« ... » (Kakeru)

Et c’était ainsi que nous poursuivions ce qui semblait être le fantôme. Comme nous allions encore plus rapidement que l’ombre, nous pûmes rattraper l’ombre après avoir tourné à quelques coins de couloirs.

Nos yeux se rencontrèrent à ce moment-là. Et ceci me fit vraiment penser qu’elle était vraiment une femme de chambre. Ce que j’avais vu était bien l’ombre d’une jeune fille.

« Miyu, qu’en est-il maintenant ? » (Kakeru)

« Je ne vois toujours rien. » (Miyu)

Miyu commença à tenir sa tenue toute plissée et elle semblait avoir l’air encore plus effrayée qu’auparavant.

Il était difficile de dire si Miyu avait manqué la jeune fille devant nous. Nos yeux s’étaient rencontrés l’ombre et moi, il ne lui avait fallu que quelques secondes avant de pouvoir disparaître dans un autre coin.

« En d’autres termes, je suis le seul qui soit capable de la voir. » (Kakeru)

Tout en riant de la situation, je courus en prenant Miyu avec moi.

Je tournai ainsi un peu partout dans le manoir. Comme c’était un bâtiment assez spacieux, je dus escalader les escaliers, les descendre, sortir dans le jardin, puis re-rentré à l’intérieur.

Et j’avais ainsi continué à le faire pendant plusieurs minutes. Bientôt, je réussis enfin à progresser dans ma chasse du fantôme.

Je l’avais poursuivie jusqu’au premier étage. C’était un endroit où la lumière du soleil ne rentrait jamais, un endroit humide.

C’était une zone où il y avait beaucoup de petites chambres juste pour y dormir. C’était probablement la zone spécifiquement construite pour héberger les femmes de ménage.

Je réussis à rattraper le fantôme là-bas. Quand, une fois de plus, je la regardai avec attention, je pus confirmer que c’était bien une jeune fille portant une tenue de femme de ménage.

Mais elle était transparente au point que vous pouviez voir l’autre côté du mur, et son expression était lugubre.

Fantôme — ou plutôt un esprit maléfique, c’était le sentiment que j’avais lorsque je la regardais.

« — ! » (fantôme)

Le fantôme fit sortir une voix indescriptible. Nous courrions encore il y a quelques instants et maintenant, elle se préparait à attaquer.

« Accroche-toi bien ! » (Kakeru)

En tirant Miyu qui était très légère, à mes côtés, j’utilisai une riposte composée d’un coup de poing en plein dans le fantôme.

Je n’étais pas tout à fait sûr de l’efficacité de mon attaque, mais je plaçais beaucoup de confiance dans celui-là en particulier.

C’était quand même un coup de poing qui pouvait envoyer valser une vache des montagnes sur une distance d’au moins dix mètres.

Mais,

« Merde ! Cela ne fonctionne pas ! » (Kakeru)

Mon coup de poing passa à travers le fantôme. Parce que c’était une attaque physique faite contre un fantôme, cela ne fonctionnerait jamais contre lui. Du moins, c’est ainsi que je supposais les choses.

Le fantôme que mon poing venait de traverser plus tôt était rendu derrière moi, mais il s’arrêta immédiatement. Et encore une fois, il m’attaqua.

Cette fois, il attaqua en créant des flèches de glace, entourant son corps entier comme des satellites.

« Maître ! » (Miyu)

« C’est correct. » (Kakeru)

Je frappai les flèches de glace, puis évitai la charge qui vint juste après.

Que devrais-je faire ?

Soudain, je me souviens d’une certaine chose.

En même temps, une fois de plus, le fantôme me chargea tout en volant.

En voyant que ses flèches étaient totalement inefficaces contre moi, cette fois-ci il chargeait sans rien d’autre.

C’était plus pratique pour moi, car je n’avais pas besoin de faire face à ces petites choses qu’il balançait normalement.

En utilisant une de mes mains, j’activai la Magie de Feu.

Au-dessus de ma paume, une grande boule de feu en émergea.

« — . » (fantôme)

Une fois de plus, le fantôme fit sortir une voix indescriptible et son expression changea.

Le fantôme fut ainsi frappé par ma magie alors que nous nous croisions pour la nième fois.

Après cela, je me retournai, pour lui refaire face. Et je vis alors que l’épaule droite du fantôme était en feu.

« Je savais que cela marcherait. » (Kakeru)

Un sourire se forma sur mes lèvres.

« Après cela, ce sera facile de finir. » (Kakeru)

Je lançai alors la boule de feu que j’avais créée dans ma main.

« ... » (fantôme)

Le fantôme disparu alors. Et en même temps, le manoir qui était rempli avant cela d’un sinistre air froid retrouva son ambiance habituelle.

« Avec tout ça, cela finit ainsi. » (Kakeru)

J’étais très intéressé par ce que le fantôme de la jeune fille avait dit avant sa disparition, mais comme il n’y a aucun moyen de le découvrir, je décidai donc de l’oublier.

« Tu vas bien ? » (Kakeru)

Je regardai Miyu qui tenait encore sa tenue de femme de ménage avec ces mains. En me regardant, les pupilles de Miyu brillèrent.

« ... Miyu ? » (Kakeru)

« Maître... Fantastique. » (Miyu)

« Hein ? » (Kakeru)

« Contre un monstre qui est si fort... très facilement... Maître, vous êtes vraiment un homme très fort. » (Miyu)

« Bien, je ne peux pas vraiment le nier. » (Kakeru)

Je me sentis content alors que Miyu me regardait avec beaucoup d’admiration et ses yeux étincelants n’arrêtaient pas de me fixer. Cela ne me dérangera jamais de voir ce genre de réaction.

« S’il y a quelques choses qui se produit de nouveau, alors laisse-moi m’occuper de ça. Je vais tout éliminer sans soucis. » (Kakeru)

« D’accord ! » (Miyu)

Alors que je le déclarai clairement, l’admiration de Miyu envers moi devint de plus en plus élevée.

C’est bien cela. C’est une bonne chose.

« Bon, maintenant... au travail ! » (Miyu)

« Hein ? » (Kakeru)

« J’étais en plein milieu du nettoyage de la maison... » (Miyu)

« Ahh, tu as été dérangé par le fantôme, n’est-ce pas ? Eh bien, applique-toi bien à ton travail. Je te laisse faire. » (Kakeru)

« OK ! » (Miyu)

Miyu me fit un grand signe de tête puis elle inclina sa tête, et, avec un rapide pas, elle partit ailleurs dans le manoir.

En regardant cette petite personne qui partait ainsi, rempli à fond de confiance, je restai ainsi à contempler cette scène, en savourant le bon moment qui venait de se dérouler.

Après avoir fini de savourer ce moment, au moment où je voulais partir, je vis...

À l’endroit où le fantôme s’était dispersé, je vis un morceau de papier.

« Est-ce qu’il était là avant ? » (Kakeru)

En pensant que tout cela était assez étrange, je me rapprochai de lui et le ramassai.

En regardant plus attentivement, j’eus l’impression d’avoir déjà vu ce morceau de papier avant cela.

« Un billet de loterie... ? »(Kakeru)

C’était vraiment cela. Un billet de loterie. Le ticket que vous receviez habituellement lorsque vous alliez acheter des objets dans certains centres commerciaux. Et aussi celui qui m’avait offert la chance de venir dans ce monde.

Plus je le regardai, et plus je pensais que c’était vraiment un billet de loterie.

Pourquoi y aurait-il une telle chose ici — pendant que je pensais à cela.

Billet de loterie — Loterie.

Je détenais en moi une certaine attente à ce sujet.

***

Chapitre 11 : Accumuler les Billets pour Jouer Onze Fois

... Est-ce correct d’avoir une sorte d’attente ?

Mais alors que j’examinai ce que c’était exactement, je pris fermement le billet de loterie dans mes mains et je commençai à prier.

« ... » (Kakeru)

Le billet de loterie s’émietta. En hâte, je regardai autour de moi, mais rien ne s’était produit à ce moment-là.

« Hein ? Comment ai-je fait ça ? Est-ce une erreur de ma part ? Est-ce seulement de la poussière ? » (Kakeru)

Si tel était le cas, alors ce serait très embarrassant... J’étais devenu encore plus embarrassé en pensant à cela, au point que je souhaiterais pouvoir simplement disparaître.

Eh bien ! Comme il n’y avait personne qui me regardait en ce moment, je pouvais dire que j’avais une certaine chance. À la fin, je quittai cet endroit en utilisant le chemin que j’avais emprunté pour venir ici et qui me ramènerait normalement jusqu’à ma chambre. Mais après avoir tourné dans le couloir, je me retrouvai dans une pièce totalement différente de celle que j’avais prévue.

Et à ce moment-là.

« ... C’est quoi cette pièce ? » (Kakeru)

Le paysage devant moi était complètement différent de ce dont je me souvenais. Cet endroit était censé être un des couloirs de mon manoir. Mais soudainement, j’avais été comme projeter dans une autre pièce.

Et à l’intérieur de la pièce, il y avait une table, et derrière la table, il y avait une personne. Et sur le dessus de la table, il y avait une machine de loterie mise bien en évidence.

« Bonjour. » (femme de la loterie)

« J’avais donc raison ! » (Kakeru)

Je laissais échapper ma voix sans m’en rendre compte. C’est la pièce d’où j’étais parti vers ce monde-là. Celle, juste avant, d’être transféré ici. La deuxième pièce où j’avais fait fonctionner la machine à loterie pour sélectionner ma capacité. Et en plus de cela, c’était la même personne présente que l’autre jour.

« Cela fait longtemps. » (femme de la loterie)

« Ceci. » Je sortis alors le billet de loterie que j’ai ramassé plus tôt et qui était mystérieusement réapparu dans ma poche. « Je peux faire tourner la machine de loterie à l’aide de ce billet, n’est-ce pas ? »

« Oui, vous pouvez. Mais avec un seul ticket, vous ne pouvez la faire tourner qu’une seule fois. Est-ce que cela vous convient quand même ? » (femme de la loterie)

« Qu’est-ce qu’il y a de mauvais avec cela ? » (Kakeru)

« Certainement rien. Il n’y a rien de mal à cela. » (femme de la loterie)

« Hein !? » (Kakeru)

Cette personne n’avait pas l’air d’avoir menti, alors je laissai faire.

Au lieu de cela, je vis la liste des prix afficher derrière elle.

  • Prix de consolation : Une Boule Magique (noire)

  • 5e prix : Une Boule Magique (jaune)

  • 4e prix : un rabais de 50 % sur les tickets de loterie.

  • 3e prix : un stockage interdimensionnel

  • 2e prix : une Plume Warp

  • 1er prix : surprise

C’était très différent de la dernière fois où je l’avais vu. Les vacances à la source chaude, le dernier modèle de téléphone intelligent, tout cela n’étaient plus là. Mais à la place, ils avaient été remplacés par des choses liées à l’autre monde.

Après que la femme ait remarqué que je regardais la liste des prix, elle me demanda.

« Avez-vous besoin d’une explication pour la liste des prix ? » (femme de la loterie)

« Je ne comprends correctement que la moitié. Qu’est-ce que c’est que ces Boules Magiques (noir) et (Jaune) ? » (Kakeru)

« La noire est pour l’offensive et la jaune est pour les soins. Lorsque vous voulez l’utiliser, tout ce que vous avez à faire est de la jeter sur la personne ciblée et elle devrait être immédiatement activée à l’impact. » (femme de la loterie)

« Hee! » (Kakeru)

« De plus, ces boules peuvent être utilisées par n’importe qui. » (femme de la loterie)

« Vraiment ? » (Kakeru)

J’en voulais absolument. Même si je gagnais le prix de consolation, je pouvais simplement le donner à Miyu, et ainsi, elle pourrait l’utiliser pour se défendre au cas où.

« Et c’est quoi cette histoire de réduction de 50 % sur les tickets ? » (Kakeru)

« Tout comme le nom l’indique. Vous pouvez obtenir un rabais de 50 % sur tout ce que vous voulez acheter en utilisant ces billets. De plus, vous pouvez utiliser cet avantage un nombre illimité de fois. » (femme de la loterie)

« N’est-ce pas trop puissant ? » (Kakeru)

« Cependant, seule la personne qui gagne ce prix peut l’utiliser. » (femme de la loterie)

« Je comprends. Et à propos de ce stockage interdimensionnel ? » (Kakeru)

« Ceci est un espace de stockage qui se situe dans une dimension différente. Et ceci fonctionne de la même manière que précédemment. Donc seule la personne qui a remporté le prix peut l’utiliser. Vous pouvez retirer l’objet que vous mettez dans cette zone interdimensionnel, peu importe d’où vous êtes. » (femme de la loterie)

« Et c’est quoi cette Plume Warp ? » (Kakeru)

« Elle vous permet une téléportation sans aucune limite. Cependant, vous êtes limité aux endroits que vous avez déjà visités. » (femme de la loterie)

J’avais ainsi reçu toutes les explications que cette personne avait à m’offrir. Tout en pensant à quel prix j’allais gagner, je réfléchissais.

Mais, il y avait quelque chose qui m’avait fait être encore plus excité.

Le premier prix inconnu. Je me souvins de quelque chose alors que je regardai le panneau.

« Le premier prix là-bas... » (Kakeru)

« Je suis désolé. Mais c’est à vous de le découvrir si vous le gagnez. » (femme de la loterie)

« Ce n’est pas cela. Je voulais juste demander si vous aviez aussi un prix spécial comme dans l’autre loterie. » (Kakeru)

« Comment savez-vous cela !? Ha oui ! Je m’en rappelle. Vous êtes celui qui a obtenu le prix spécial, la dernière fois que vous êtes venu ici. » (femme de la loterie)

« C’est bien le cas ! » Dis-je en hochant la tête.

C’était vrai. J’étais celui qui avait remporté le prix spécial après que l’autre homme ait remporté le premier prix.

La liste à cette époque était exactement comme celle qui était maintenant devant moi.

Et en tant que le gagnant du premier prix, il avait pu faire tourner une fois la machine de loterie. Et moi, qui avais remporté le prix spécial, j’avais pu la faire tourner jusqu’à ce que j’obtienne la capacité qui me plaisait.

En d’autres mots.

« J’ai obtenu un prix spécial. Le prix spécial est certainement bien meilleur que le premier prix. » (Kakeru)

« Oui, c’est exactement comme ça ! Le prix spécial est vraiment un prix incroyable, alors gagnez-le par tous les moyens. » (femme de la loterie)

« OK. » (Kakeru)

J’étais tout excité. Quel prix provenant de la loterie me donnerait cette fois-ci le plus envie ?

J’essayais de faire tourner la machine de loterie en tenant sa poignée, mais...

« Est-ce que cela vous convient quand même ? » (femme de la loterie)

Encore une fois, elle me disait la même chose.

« Vous m’avez dit avant la même chose. Mais qu’est-ce que vous voulez dire par là ? » (Kakeru)

« Vous pouvez faire tourner la machine de loterie une fois avec un ticket. Cependant, vous pouvez faire tourner la machine de loterie onze fois lorsque vous utilisez dix billets de loterie. Donc vous avez un essai de plus offert. » (femme de la loterie)

« Je n’ai jamais vu une Loterie qui a ce genre de système !? » (Kakeru)

Mais j’en avais déjà entendu parler.

« Nous avons un tel système présent ici. » (femme de la loterie)

« Je vois. » (Kakeru)

Je fus convaincu par sa réponse. Eh bien ! C’était un peu nouveau pour moi, mais même avec un tel "système" présent ici, cela ne me semblait pas si étrange en soi.

Cela étant dit, quand elle m’avait demandé si j’étais vraiment sûr de vouloir utiliser ce billet de loterie, ce n’était pas, car il y avait quelque chose de mauvais qui en découlera, mais plus un conseil qu’elle me donnait.

Je pouvais maintenant faire tourner la machine de loterie. Mais je décidai de me retenir pour l’instant et de continuer à collectionner des tickets de loterie pour ainsi obtenir un tirage supplémentaire. Oui, c’était mieux―.

« J’ai compris. Pour le moment, je vais attendre jusqu’à avoir dix billets et après cela, je ferais tourner la machine de loterie pour ainsi profiter du tirage supplémentaire... » (Kakeru)

« D’accord. Je comprends. » (femme de la loterie)

« À ce propos. Comment est-ce que je peux collecter plus de tickets de loterie ? » (Kakeru)

« S’il vous plaît, continuez à vivre dans le monde différent d’où vous venez. Vivez comme vous souhaitez vivre, tout en faisant confiance à votre intuition. Et il y aura un moment où vous sentirez que vous pourrez en obtenir un. » (femme de la loterie)

« Hein ? Mon intuition ? » (Kakeru)

« Oui. Votre intuition. » (femme de la loterie)

« Compris. » (Kakeru)

Je commençais un peu à comprendre.

Tout comme précédemment, j’avais eu l’impression de pouvoir trouver un ticket de loterie où le fantôme avait disparu.

« Compris. On se reverra donc bientôt. » (Kakeru)

« Oui, je vous attendrai ici. » (femme de la loterie)

Je sortis alors de la salle de loterie et retournai ainsi dans ma maison. Je me retrouvais au milieu du couloir d’où j’étais parti.

J’étais à l’endroit juste après avoir tourné dans le couloir — c’était donc l’endroit d’où j’avais pu aller à la pièce de la loterie.

Cela devait être un point de transfert.

Eh bien ! De toute façon, j’y penserai quand je voudrai y aller. Tout comme précédemment, je pouvais juste le souhaiter au moment où je voudrais aller là-bas.

Je continuai donc sur le chemin en suivant la route que j’avais empruntée pour poursuivre le fantôme.

« Haa, Maître ! » (Miyu)

Miyu était venue me voir. Avec un son de * pata pata pata * provenant de ces petits pieds, je pus bientôt voir la silhouette de Miyu. En la voyant, j’eus une folle envie de faire tout de suite du *Mofu Mofu* avec elle.

Maintenant que j’y pense, au moment où j’étais revenu à la maison si je ne m’étais pas retrouvé impliqué dans l’incident avec le fantôme, j’aurais dû recevoir mon *Mofu Mofu* du retour à la maison.

À cet instant, j’avais vraiment envie de faire mon *Mofu Mofu* de rigueur, mais,

« Maître, vous avez un invité. » (Miyu)

« Un invité, pour moi ? » (Kakeru)

« Oui. Je l’ai laissé attendre à l’entrée, mais, que faut-il faire, Maître ? » (Miyu)

« À l’entrée, n’est-ce pas ? J’y vais. » (Kakeru)

J’allai ainsi jusqu’à l’entrée.

Le nombre de visiteurs possible qui me venait à l’esprit était très limité. Je me demandais qui ceci pourrait-il être.

Quand j’arrivai à la porte, celle qui se tenait devant moi, était la belle serveuse du restaurant de l’autre jour.

J’avais reconnu son visage, mais elle n’était pas vraiment quelqu’un avec qui j’avais beaucoup socialisé avant.

J’étais donc quelque peu surpris. La jeune fille fut également très surprise.

« Pourquoi êtes-vous venue ici ? » (Kakeru)

« J’ai appris de la société marchande Andrew qu’il y avait un homme qualifié dans cette ville. Mais je n’aurais jamais imaginé que cette personne soit vous. » (serveuse)

« La société marchande Andrew... qualifiée, Ahh. Cette personne est bien moi. » (Kakeru)

Puisque la société marchande Andrew était l’endroit où je vendais toutes les vaches des montagnes que je chassais. J’étais donc sûr que j’étais bien la personne en question.

« ... S’il vous plaît, aidez-moi. » (serveuse)

C’est alors que la fille me demanda de l’aide. Elle avait dans ses yeux de l’espoir et de la confiance. Je fus ainsi confronté à une telle demande...

Je vois, donc c’était ça.

Alors que je pensais inconsciemment au ticket se trouvant à l’intérieur de ma poche, les plis du ticket de loterie me semblèrent encore plus présents qu’auparavant.

***

Le Livre de l'Épée Démoniaque Éléanore

Chapitre 12 : L’Épée Maudite et les Billets de Loterie

Alors que la jeune serveuse m’attendait à l’extérieur, je regardai Miyu qui était dans la direction opposée.

« Bien alors, Miyu, je vous laisse la maison. » (Kakeru)

« Oui, faites attention, Maître. » (Miyu)

« D’accord. » (Kakeru)

Je me retournai pour essayer de sortir, quand...

« Haa... » (Miyu)

« Hum... ? » Entendis-je la voix de Miyu avant de me retourner pour lui demander. « Qu’est-ce qui ne va pas ? »

« Euuh, ummm... c’est... » (Miyu)

« Hein ? » (Kakeru)

« Heuu... » (Miyu)

« Qu’est-ce qu’il y a ? » (Kakeru)

« ... Bon voyage ! » (Miyu)

« Ahh... Je reviendrais bientôt. » Je quittai donc par la porte que Miyu avait ouverte pour moi. Mais après avoir parcouru une partie du chemin jusqu’au portique extérieur de la villa, je m’arrêtai alors que je me souvins de quelque chose. Je rentrai donc rapidement à l’intérieur du manoir avant de dire. « Miyu !!! »

« Hiiyaiii!! » (Miyu)

J’appelai Miyu au moment où je fus rentré dans ma maison, et la voix de Miyu qui sortit fut une voix haute perchée.

« Qu-qu’est-ce qui se passe, Maître ? » (Miyu)

« Mofu Mofu. Pour mon voyage *mofu mofu*. » (Kakeru)

« Ah... » (Miyu)

Les yeux de Miyu brillèrent à la suite de mes mots, mais il semblerait qu’elle soit juste un petit peu timide. J’utilisai alors une de mes mains pour l’enlacer. Tandis que l’autre...

*Mofu Mofu Mofu Mofu*

Alors que je faisais le *Mofu Mofu* pour les deux moments de la journée qui était "Bon voyage" et "Bienvenu à la maison, Maître", je vis que la queue de Miyu semblait fébrile. C’était trop mignon.

Eh bien ! Cette fois, j’en étais sûr.

« Oui ! Je vais faire un bon voyage ! » (Kakeru)

De la jolie jeune fille qui servait dans le restaurant, j’appris après cela qu’elle s’appelait Fiona. Nous marchâmes, proches l’un de l’autre, pour aller à l’endroit où elle voulait m’emmener.

Elle marchait en tête, et je la suivais alors qu’elle marchait dans une rue principale de la ville.

« Eh bien, pourquoi avez-vous besoin de mon aide ? » (Kakeru)

« J’aimerais que vous aidiez ma jeune sœur. » (Fiona)

« Votre jeune sœur, hein ? Vu l’endroit où vous avez entendu mon nom, cela signifie que c’est quelque chose qui peut être résolu à l’aide de la force, hein ? » (Kakeru)

« Probablement... » (Fiona)

« Probablement... ? » (Kakeru)

Fiona ne semblait pas claire dans ces propos. Il semblait y avoir plus dans son histoire. La Fiona que j’avais vue au restaurant était complètement différente par rapport à la Fiona que je regardais maintenant. Elle avait l’air extrêmement pressée. Elle marchait très vite, et si j’étais un peu plus lent, j’aurais certainement été laissé derrière.

C’est pourquoi je ne lui demandai plus rien et je continuai à la suivre.

« Ma petite sœur a été comme kidnappée. » (Fiona)

Après avoir marché un bon moment, en partant de la route principale, nous entrâmes dans un chemin qui ne ressemblait à rien d’autre qu’une piste d’animaux. Et au fond de la forêt, nous pouvions apercevoir une petite grotte.

Au moment où je la vis, je constatai qu’il y avait comme de l’air stagnante qui émanait de l’intérieur de la grotte.

« Qu’est-ce que c’est que cette fumée ? » (Kakeru)

« Fumée ? Où ? » (Fiona)

« Là-bas. » (Kakeru)

Pendant un certain temps, en regardant elle aussi dans la direction de la grotte, Fiona regarda où je lui montrais, puis elle me regarda avec un air encore plus inquiet.

« Je ne vois aucune fumée. » (Fiona)

« Hein ? C’est donc cela... » (Kakeru)

J’étais sur le point de dire quelque chose, mais je fus surpris. L’air stagnant venait vers nous en flottant dans les airs, et au moment où j’y touchai, je pus sentir un important froid.

C’était la même sensation de quand j’avais combattu contre le fantôme dans ma maison.

« On dirait... comme une aura démoniaque. » (Kakeru)

« Vous êtes vraiment capable de voir ce genre de chose ? » dit Fiona à haute voix.

« Si je ne me trompe pas, il y a quelque chose à l’intérieur de la grotte qui dégage cette aura démoniaque. » (Kakeru)

« Oui... » (Fiona)

Fiona hocha la tête, puis se dirigea vers la grotte. Je suivis ses pas. Après avoir marché sur quelques mètres, je pus voir complètement l’intérieur de la grotte. Eh bien, même si j’avais dit "grotte", quand je la voyais de plus près, il n’y avait en vérité qu’une cavité de deux à trois mètres de profondeur.

Mais comme il y avait cette aura démoniaque qui dérivait dans l’air, cela m’avait rendu incapable de voir l’intérieur de la grotte avant d’être plus proche, et cela faisait penser depuis l’extérieur que la grotte, qu’elle était bien plus profonde.

À l’intérieur de la grotte, contre la paroi, il y avait une femme assise. Elle avait l’air un peu plus âgée que Miyu, et avait l’air un peu plus petite par rapport à Fiona. Ses traits du visage étaient bien ordonnés et ressemblaient vraiment à ceux de Fiona.

« Cette fille est-elle la sœur... » (Kakeru)

« Oui, c’est bien ma sœur, Mari. » (Fiona)

J’avais déjà deviné avant même de demander. Ces deux filles étaient vraiment semblables, et tout le monde pouvait bien voir qu’elles étaient des sœurs.

« Onee-chan ? » (Mari)

Mari parla vers sa sœur d’une voix très proche d’être un cri quand elle réalisa notre présence. Sa voix s’effaça progressivement et elle resta immobile, sans jamais esquisser le moindre mouvement.

On pouvait voir combien elle avait été triste avant cela, car on pouvait clairement voir des larmes séchées sur son visage. Mais tout ce qu’elle avait fait maintenant, était d’appeler Fiona, et rien d’autre.

Certes, c’était étrange tout cela. Alors, encore une fois, je regardai vers Mari pour trouver ce qui clochait. Comme je l’avais prévu, je vis alors que Mari tenait quelque chose dans ses bras.

« Un bâton... ? Non. Celui-ci possède une poignée, ainsi qu’un fourreau... est-ce que c’est une épée ? » (Kakeru)

« Oui. Mari a été possédée par cette chose. » (Fiona)

« Possédé... Une Épée Maudite ? » (Kakeru)

« Oui. » (Fiona)

« Comment cela se fait-il qu’elle soit en possession d’une telle chose ? » (Kakeru)

« Je ne le sais pas. Mari joue très souvent dans cette forêt. Mais au cours de la soirée d’avant-hier, tout est devenu sombre. Et comme elle n’était pas revenue, je l’ai donc cherchée... Et quand je l’ai enfin retrouvée, elle était déjà devenue comme ça. Cette grotte aussi, avant cela, elle n’existait pas. » (Fiona)

« Avant hier... Donc cela fait quand même un moment que c’est arrivé. » (Kakeru)

Sa voix tremblait et elle hocha la tête.

« Et donc, elle ne peut pas bouger ? » (Kakeru)

« Oui... » Fiona répond avec une expression fragile bien visible.

« Elle avait des yeux écarquillés, était-ce dû au manque de sommeil ? Non, je ne pense pas que cela soit le cas présentement. » (Kakeru)

Ce qu’elle tenait, c’était donc une Épée Maudite, et avec ses regards hagards, je ne pouvais m’empêcher d’imaginer que quelque chose de mal allait se produire sous peu.

Quoi qu’il en soit, je connaissais l’essentiel de ce qui s’était passé ici.

« Alors, que devrions-nous faire ? » (Kakeru)

« Après que les choses soient devenues comme ça. Je suis allé demander de l’aide à la guilde marchande Andrew qui s’occupait souvent de nous deux. Ils m’ont dit que tant que nous garderons l’épée loin de Mari, elle sera correcte. Je devais donc trouver quelqu’un dans cette ville qui pouvait vaincre ma sœur qui se trouve dans cet état, puis aller récupérer l’épée. Mais il n’y avait personne que je connaissais qui puisse récupérer l’épée sans devoir blesser Mari. » (Fiona)

« Je vois. Et après avoir fait votre demande, ils vous ont dit qu’il y avait peut-être quelqu’un qui serait capable de faire correctement le sauvetage ? » (Kakeru)

Fiona regarda Mari. Fiona était sur le point de pleurer en voyant Mari dans un tel état. Cette jeune fille avait été possédée par une Épée Maudite. Je devais faire quelque chose à propos, et cela rapidement.

« Fiona, vous pouvez aller plus loin... » (Kakeru)

« Hein... c’est. » (Fiona)

« C’est correct si je prends l’épée à Mari sans la blesser, n’est-ce pas ? » (Kakeru)

« Euhh. » (Fiona)

Je ferai donc quelque chose pour l’aider.

Comme je l’avais annoncé avec une forte conviction dans ma voix, Fiona acquiesça timidement et sortit de la petite grotte. Il ne resta bientôt que Mari et moi, face à face. Mari ne venait pas m’attaquer. Elle était juste assise contre le mur avec l’Épée Maudite dans ses bras.

Un pas en avant. Puis je me propulsai d’un coup vers l’avant.

Avec une vitesse inimaginable pour une jeune femme, Mari dégaina rapidement et attaqua juste devant elle. Mais en réponse, j’esquivai aisément cette attaque. Cependant, les attaques suivantes de Mari devinrent de plus en plus féroces.

La frappe rapide de son épée venait directement à moi, en provenance de toutes les directions. J’observais chaque attaque qui arrivait et l’esquivais. Cependant, je ne pus éviter l’aura démoniaque émanant de l’Épée Maudite, et c’est pourquoi, je pouvais sentir une sensation de * piri piri * perçant à travers ma peau.

Il faut que je fasse une contre-attaque. Alors que je pensais cela.

« Ça fait mal, mes mains, ça fait mal... » (Mari)

« Mari ! » (Fiona)

Mari gémissait à la suite de la douleur qu’elle ressentait. Quant à Fiona qui était à l’extérieur de la grotte, quand elle entendit cela, elle se mit à crier.

« Elle est manipulée par l’Épée Maudite. Son corps a atteint sa limite. Tch... » (Kakeru)

Ce combat ne pouvait pas être prolongé plus longtemps. Plus cela durait, et plus cela sera grave pour Mari. Si c’était bien le cas, alors je devrais la frapper avant même qu’elle puisse faire le moindre mouvement. Donc, pour faire cela, je pris une certaine distance d’avec elle. Puis, en utilisant mon pied dominant, je mis toutes mes forces dans mes jambes, et me propulsai d’un coup vers elle.

Je vais tout donner cette fois-ci.

Depuis le premier jour où j’étais arrivée dans ce monde, c’était la première fois que j’utilisais ma pleine puissance. Je pus instantanément ressentir comme une faille dans l’aura démoniaque. L’Épée Maudite n’eut pas le temps de réagir. Avec moi qui comblai la distance en une fraction de seconde, je frappai ensuite l’Épée avant qu’elle ne puisse contre-attaquer.

J’arrachai l’Épée Maudite des mains de Mari.

« Réussi !!! » (Kakeru)

Et mon attaque fut couronnée de succès quand je vis que j’avais réussi à le lui prendre des mains.

J’entendis alors une voix. C’était une voix qui résonnait directement dans ma tête. C’était la voix d’une femme. Je regardai alors l’Épée Maudite. Je pouvais sentir une sensation de * dokun dokun * d’où je tenais l’Épée Maudite. C’était comme si cela émettait une pulsation.

Peut-être que c’était la voix de l’Épée Maudite.

Que devais-je faire ? Je devais rapidement y réfléchir. Si je gardais en main une telle Épée Maudite, ceci pourrait devenir très dangereux. Alors que je pensais à cela, j’entendis de nouveau la même voix.

{ J’ai juste à te posséder et tout ira bien. }

« Attendez une sec... » (Kakeru)

Je pensais abandonner mon idée, quand un grand rire résonna dans mon esprit. J’avais l’impression que l’Épée Maudite m’avait fait quelque chose, et je ne savais pas comment l’arrêter. Cependant, rien ne s’était produit.

{ Qu... Quoi !? Pourquoi je ne peux pas te posséder !}

La voix de l’Épée résonnait comme si elle était très confuse.

Ensuite, elle l’essaya plusieurs fois, mais rien ne se produisit. Sur moi, il n’y avait pas d’effet magique qui semblerait m’affecter. La voix de l’Épée Maudite devint encore plus confuse qu’auparavant. Je ne connaissais pas la raison, mais il me semblerait qu’elle ne pouvait pas me faire ce qu’elle avait fait à Mari.

« Bon ! J’ai juste besoin de t’ignorer. » Décidai-je alors. Puis je regardai Fiona tout en tenant l’Épée Maudite dans ma main.

Fiona entra dans la grotte. Elle étreignit Mari qui s’était évanouie après que je lui ai retiré l’Épée Maudite.

« Comment va-t-elle ? Est-ce qu’elle va bien ? » (Kakeru)

« Oui, je pense qu’elle va probablement bien. » (Fiona)

Je regardai alors le teint de la peau de Mari. Mari semblait être très fatiguée pour avoir ainsi perdu connaissance. Mais comme elle respirait normalement, elle était peut-être comme Fiona l’avait dit.

« Juste pour être sûr, après notre retour en ville, emmenez là chez un médecin. » (Kakeru)

« D’accord. » (Fiona)

Fiona aida Mari alors que je les regardai toutes les deux. Encore une fois, elle eut l’air d’être sur le point de pleurer. Mais cette fois-ci, j’étais sûr qu’elle était tout simplement heureuse de ce qui s’était passé.

« Vraiment. Merci beaucoup. Merci pour votre aide, Monsieur Kakeru. Mari, Mari est... » (Fiona)

« C’est correct. C’est correct. Nous allons laisser cela pour plus tard, car maintenant, vous devez amener Mari voir un médecin. » (Kakeru)

« Hein ? Et à propos de cela, monsieur Kakeru ? » (Fiona)

« Je vais vous suivre après m’être occupé de cette chose... » Dis-je en montrant l’Épée Maudite à Fiona.

Après avoir dit qu’elle avait compris, elle me remercia encore plusieurs fois de plus. Puis, elle partit avec Mari hors de la grotte.

Alors que moi, qui tenais l’Épée Maudite, je continuais à marcher à l’intérieur de la grotte tout en pensant à ce que je devais faire avec elle.

Je pensais que la meilleure solution serait de briser cette épée en morceaux. Alors je le pensais à ça, je vis quelque chose qui brillait là où Mari avait été assise auparavant.

Quand je regardai de plus près, je vis alors un billet de loterie tombé devant moi.

Je le ramassai donc. Avec celui-ci, j’avais maintenant deux billets de loterie.

***

Chapitre 13 : L’Armée de Morts-Vivants

( Kuuuhhh... Bâtard !! Qui es-tu exactement !? ) (Épée Maudite)

Il pouvait entendre la voix de l'épée maudite dans sa tête. Alors que je ramassai, le ticket de loterie, cette voix que j’avais déjà entendue plus tôt, essaya par tous les moyens de me faire une certaine chose. Je pensais qu’elle essayait de prendre possession de mon corps.

Cependant, ceci n’avait pas bien fonctionné et j’entendais maintenant que sa voix semblait être fatiguée d’avoir tant essayé.

« Je m’appelle Kakeru Yuuki. » (Kakeru)

( Je ne t’ai jamais dit que je voulais connaître ton nom ! Ce que je te demande, sale bâtard, c’est qu’est-ce que tu es exactement ? Pourquoi ne puis-je pas prendre le contrôle de ton corps ? ) (Épée Maudite)

« Même si tu me demandes cela... » (Kakeru)

Je me demandais moi-même pourquoi j’arrivais à résister.

( C’est la première fois que je ne suis pas capable de prendre le contrôle d’un humain ! Muuu Bâtard, c’est quoi cette couleur qu’a ton âme ! ) (Épée Maudite)

« Hein ? » (Kakeru)

( Dans tous les cas, avec une telle couleur, tu n’es pas un humain ordinaire, n’est-ce pas ? ) (Épée Maudite)

« Non, je suis juste un humain tout à fait ordinaire. » (Kakeru)

Ah, maintenant que j’y pense, peut-être que je ne suis pas un humain normal. Il pourrait y avoir une certaine différence, car j’étais un humain venu d’un autre monde.

( Cette couleur. C’est la même couleur que celle du Dirigeant Suprême, Rodotos. Non, c’est encore pire que lui... ) (Épée Maudite)

L’Épée Maudite marmonna alors silencieuse de quelque chose.

« Maintenant. Que dois-je faire avec toi. » (Kakeru)

( Hein ? ) (Épée Maudite)

« Je pensais que je devrais vous utiliser et frapper sur un objet solide jusqu’à ce que tu te brises en mille morceaux. » (Kakeru)

( Ne me sous-estime pas, Humain ! Même si je suis incapable de prendre le contrôle de ton corps, il me reste encore de nombreuses façons de te faire m’obéir ! ) (Épée Maudite)

« Hein !!!! » (Kakeru)

Je fus très surpris quand je réalisai que j’avais été négligent. Ainsi, je me replaçai sur mes gardes en me disant que quelque chose allait arriver. Après cela, l’Épée Maudite commença à émettre ce qui ressemblait à une lumière. C’était une sorte de lumière sombre et sinistre. L’instant suivant, le sol commença à se lever, comme si quelques choses sortaient du sol.

Des fantômes tenant encore leur corde de pendu, des squelettes en armures et des zombies gémissants sortirent du sol.

Sûrement —–.

( Ceci est l’armée de morts-vivants qui a foulé le Royaume de Retria dans l’ancien temps. À vous, mon armée de morts-vivants, tuez immédiatement cet homme !) (Épée Maudite)

« Kuhh!!! J’ai été négligent ! » (Kakeru)

(Ah, hahahahahha) (Épée Maudite)

Un grand rire résonnait dans mon cerveau. Toute l’armée de morts-vivants attaqua à la fois.

Frappe-les — c’était quelques choses que je pensais alors, mais je me souvins en même temps qu’il y avait autre chose à faire.

L’Épée Maudite. Bien que ce soit celle qui avait convoqué l’armée de morts-vivants, mais elle restait une simple Épée Maudite.

« ... » (Kakeru)

J’essayais alors de frapper avec l’épée. J’attaquai à l’aide de l’épée le premier squelette se présentant devant moi telle une avant-garde.

Son casque fut facilement cassé, et sa tête se sépara en deux.

« Ohh, pas si mauvais. » (Kakeru)

( Non ! Bâtard, qu’est-ce que tu essayes de faire là ? Quelle insolence de m’utiliser moi comme un simple outil pour réaliser tes attaques !) (Épée Maudite)

On dirait qu’elle se plaignait de quelque chose, mais je ne lui prêtai pas attention et je continuai à l’utiliser comme une épée tout à fait normale.

Après avoir réalisé ma première attaque contre ce squelette, je cassai des os. Je fis aussi souffler au loin la magie du fantôme, les dissipant pour de bon. Pour les zombies, leur fluide corporel était vraiment trop dégoûtant, alors j’utilisai la Magie de Feu pour les griller de loin.

Et en peu de temps, tous les monstres qui avaient voulu m’attaquer furent oblitérés. Mais il en restait encore beaucoup se trouvant plus loin de moi.

( Tu m’ignores... Alors, qu’en est-il de cela !) (Épée Maudite)

Après que l’Épée Maudite m’ait dit quelque chose, elle devint soudainement lourde ce qui me fit presque lâcher prise sur elle.

Plongeant vers le sol, elle coupa la terre comme si c’était fait avec de tofu et s’enfonça ainsi profondément dans le sol.

(Fuhahaha... Qu’est-ce que tu en penses ! Je peux même sortir un tour comme ça ! Comme je suis actuellement, je suis aussi lourde qu’un colossal dragon !) (Épée Maudite)

« Aussi lourde qu’un colossal dragon ? Hoo, que se passe-t-il avec les lois de conservation de la masse ? » (Kakeru)

... Ce n’était pas quelque chose que je devrais dire maintenant que je suis dans un monde différent, mais je ne pus m’empêcher de lâcher cela.

(Maintenant, que vas-tu faire ? Même si tu ne m’as pas encore lâché, tu ne peux plus rien faire. C’est bien pour moi si tu continues à me retenir dans tes mains. Grâce à ma sombre force qui émane de moi...) (Kakeru)

« Funnuuuuuu !!! » (Kakeru)

Je mis toute ma force dans ma taille et tirai aussi fort l’Épée Maudite que je le pouvais. En effet, c’était lourd, mais ce n’était pas au niveau où je ne pouvais pas le soulever.

Comme si je voulais lancer un marteau, j’utilisai la force centrifuge pour déplacer tout autour de moi l’Épée Maudite.

Un redémarrage sans égal ! Je pus continuer à massacrer d’autres individus de l’armée de morts-vivants.

( Tu n’es qu’un sale bâtard ! Tout ceci n’est qu’une connerie ! Comment peux-tu me balancer comme cela, n’est-ce pas lourd !?) (Épée Maudite)

« Non, non non. Tu es bien lourde. Tu devrais déjà le savoir simplement en me regardant, n’est-ce pas ? »

Si vous n’étiez pas si lourde, je ne vous tiendrais pas comme je l’avais fait tout à l’heure.

( Pas possible que cela soit à ce niveau-là ! ) (Épée Maudite)

L’Épée Maudite commença à râler de plus en plus. Alors que je m’approchai d’un des squelettes que j’avais vaincu, je vis qu’une chose brillant se trouvait parmi les os dispersés sur le sol.

Cette lumière ressemblait à si méprendre à celui d’un ticket de loterie !

Je vois. En tuant des monstres comme ceux-ci, j’avais pu obtenir des billets. Je devins alors de plus en plus motivé en constatant cela et je décidai de défaire encore plus rapidement le restant de la grande armée de morts-vivants.

Après avoir battu ce qui méritait bien le titre d’armée de morts-vivants, mon dos était en sueur. À la toute fin, après que le dernier individu soit retourné dans sa tombe, je commençai à collecter les tickets de loterie. D’après mes calculs, pour chaque centaine de monstres défaits, je gagnais un billet de loterie. Je me demandai si c’était le taux de libération des billets de loterie en temps normal.

( Bâtard ! Que fais-tu exactement !?) (Épée Maudite)

J’entendis la voix surprise de l’épée dans ma tête.

« De quoi parles-tu ? Je suis juste en train de ramasser ceci. » (Kakeru)

Tout en tenant l’Épée Maudite, je plaçai le billet de loterie de devant elle pour le lui montrer. Il n’y eut aucune réponse, mais comme je tenais l’Épée Maudite, je pouvais sentir à quel point l’Épée Maudite était troublée.

... Quoi ? Elle ne peut pas voir les tickets ? pensai-je.

Je me demandai alors si j’étais le seul humain capable de voir ce billet de loterie. La prochaine fois que j’irai à la salle de loterie, je questionnerai le personnel à ce sujet.

C’était ce que je prévoyais, mais la « prochaine fois » avait rapidement disparu. Après avoir fini de tout rassembler, je peux constater que j’avais reçu huit billets, auquel les deux se rajoutaient pour donner un total de dix billets de loterie.

Dix billets de loterie, je pouvais donc maintenant les utiliser pour avoir onze tirages.

Ainsi, je décidai d’activer un des billets pour pouvoir l’utiliser tout de suite.

Comment puis-je revenir là-bas, est-ce que je dois le souhaiter comme ça et j’y arriverai ? Alors que je me concentrai sur cela tout en réfléchissant à la méthode, la salle avec la machine à loterie ainsi que la femme du personnel furent subitement là. C’était toujours la même femme que la dernière fois.

Je me dirigeai alors vers la femme qui se tenait à côté de la machine à loterie.

« Bonjour. Je suis ici pour jouer à la loterie. » (Kakeru)

« Cher client, tout cela deviendra très gênant si vous amenez d’autres personnes qui n’ont rien à voir avec cela. » M’annonça subitement la femme tout en me regardant avec attention.

« Emmener des personnes avec moi ? Mais je suis seul à être venu ici. » (Kakeru)

« Alors, qu’en est-il de celle-là ? » Me déclara le membre du personnel en pointant du doigt quelques choses se situant dans mon dos.

Après m’être retourné, derrière moi, je vis une petite fille. C’était une petite fille qui portait une robe en un seul morceau. Elle devait avoir environ 5 ans. La fille était très surprise et elle regardait les mains.

« Cette forme, c’est ma forme quand j’étais encore humaine. »

« Hein ? » (Kakeru)

La façon dont cette fille s’adressait à elle-même était quelque chose dont j’avais déjà eu connaissance, ne me dites pas que cette fille est —

« Je ne sais pas ce qui a causé un tel effet, mais avec cette forme, je peux enfin bouger. Alors, meurs bâtard !!! » (Épée Maudite)

La jeune fille venait de me charger. Mais je l’arrêtai calmement. Je retirai ma main qui l’avait bloqué et la plaçai sur le sommet de sa tête. Quant à la jeune fille, qui venait d’être arrêtée... Elle commença alors à m’attaquer avec des coups de poing enfantin. C’était des coups de poing qui étaient très appropriés pour son apparence du moment. Ceci me fit l’effet d’un coup de foudre enfantin tellement c’était trop mignon que cela en fût effrayant.

Avec ces coups de poing enfantin qui n’arrivait pas à me toucher, la jeune fille a commencé à avoir des yeux en larmes. Elle sauta ensuite en arrière.

« Kuhh!. Cependant pour l’instant, comme je ne peux pas te battre sous cette forme ou celle d’épée, je peux toujours te battre en utilisant mon armée de morts-vivants. » (Épée Maudite)

« Hein ? » (Kakeru)

« Venez à moi ! Ho armée de mort vivant. » (Épée Maudite)

Je me remis en position et je me plaçai sur mes gardes.

*Shinnn*

Mais rien ne se passa.

« Pourquoi ? Pourquoi ne venez-vous pas ? » (Épée Maudite)

« ... » (Kakeru)

Je baissai donc ma garde, car je venais de comprendre quelques choses. Je ne savais pas comment elle avait pu récupérer sa forme humaine, mais il y avait une chose que je savais avec certitude. Sous cette forme humaine, elle ne pouvait plus rien faire.

Après m’être dit ceci, je décidai de m’occuper de ma relation avec elle un peu plus tard.

« Excusez-moi. J’ai pu collecter dix tickets de loterie. Je voudrais maintenant les utiliser. » (Kakeru)

« Aaaaa, vous tous, arrêtez de m’ignorer... » (Épée Maudite)

Je pus sentir une petite frappe me toucher dans le dos.

*Poka poka* *poka poka*

Kuuu !!! Elle était sans aucun doute mon adversaire le plus difficile jusqu’à maintenant, et cela de différentes façons.

***

Chapitre 14 : Compétence de Triche X Objet de Triche

Comme je ne pouvais pas être dérangé par la jeune fille (l’Épée Maudite) plus qu’elle ne l’avais déjà fait, je me retournai et je regardai la femme de la loterie et je sortis alors les 10 billets de loterie que j’avais économisés.

« S’il vous plaît, je voudrais jouer onze fois avec la machine de loterie. » (Kakeru)

Bien que je lui ai annoncé cela, la femme continua à regarder derrière mon dos avec une expression troublée. Maintenant que j’y réfléchissais à cela, la femme m’avait dit que ce ne serait pas bien si j’avais quelqu’un qui n’avait rien à voir avec les billets de loterie avec moi.

« Um... je suis désolé. » Pendant ce temps, je m’excusais. « Est-ce vraiment mauvais ? » (Kakeru)

« Um... Si elle peut garder cette affaire pour elle, et ne jamais révéler cette information aux autres, alors cela devrait être correct. » (femme de la loterie)

« Ah ! Si c’est le juste cela, alors ça devrait être correct. » (Kakeru)

Je m’étais souvenu de ce qui s’était passé plus tôt. Au moment où sa voix résonnait dans mon esprit, il ne semblait pas que Fiona puisse entendre sa voix. Aussi, quand il possédait Mari plus tôt, je n’avais entendu aucune voix. Probablement, le seul qui puisse entendre sa voix serait une personne qu’elle possédait.

Il y avait aussi l’accord avec Mari, alors jusqu’à ce que je puisse faire quelque chose à ce sujet, je garderai cette épée. Ainsi, il n’y aura aucun moyen pour elle de laisser fuir une information à propos des billets de loterie.

« Je ferai quelque chose à l’avance afin qu’elle ne puisse pas s’en révéler cela à d’autres personnes. » (Kakeru)

« Je comprends. Eh bien, je vais maintenant prendre vos billets de loterie. » Après avoir dit cela, la femme prit les billets et commença à les compter. « D’accord, exactement 10 billets. Maintenant, vous pouvez jouer à la loterie 11 fois. »

« Allons-y. » (Kakeru)

Avec impatience, j’actionnai la machine de loterie.

*gara gara gara potsu*

Ce qui sortit fut une boule noire.

« Hai, prix de consolation. Ah, vous pouvez garder la balle tel qu’elle. » (femme de la loterie)

« Juste comme ça, vous dites — alors, c’est ainsi ? » Je regardai alors la liste des prix. « Hein !? La Boule Magique (noire) est donc du genre "dans l’état actuel des choses". »

*gara gara gara potsu*

Boule Magique (noire).

J’avais donc continué à obtenir le prix de consolation.

Je n’arrivais pas à en obtenir une intéressante.

« Je suis désolé, mais nous ne pouvons rien y faire à propos d'une aussi énorme quantité de boules noires... » (femme de la loterie)

Le personnel sourit amèrement, bien, que cela va pas trop m’aider.

*gara gara gara potsu*

Cinquième prix, cette fois, une balle blanche sortit.

*garan garan garan*

Le son de la cloche put être entendu.

« Félicitations, vous avez gagné le cinquième prix. » (femme de la loterie)

« Hein !? La Boule Magique blanche ? » (Kakeru)

« Oui, c’est la même chose que celle de couleur noire que vous avez gagnée avant. Vous devez la jeter sur la personne sur laquelle vous souhaitez l’utiliser. Mais la blanche est de type de guérison. Vous ne pouvez l’utiliser qu’une seule fois. La portée de l’efficacité est "tant que cette personne n’est pas morte, elle peut être guérie". » (femme de la loterie)

C’était un peu semblable à un élixir. Je vais essayer d’être radin et faire attention à éviter le temps où j’aurais besoin d’utiliser cette balle blanche.

Je fis tourner quelques fois de plus la machine à loterie.

*gara gara gara potsu*

*gara gara gara potsu*

*gara gara garan*

6 des 10 billets que j’avais joués étaient des balles noires.

« Euh, je me demande si ma chance est mauvaise. » (Kakeru)

Un dernier tirage, avec la poignée toujours dans ma main, je pris une profonde inspiration.

Eiyaa !

Alors que je criais pour augmenter ma motivation et que j’étais sur le point de faire tourner la machine à loterie,

« Naa, depuis tout à l’heure, qu’est-ce que tu fais ? » (Épée Maudite)

La jeune fille (Épée Maudite) était venue à côté de moi et me regardait.

« Je joue à la loterie. » (Kakeru)

« Loterie ? » (Épée Maudite)

« Ouais, si vous tournez cela, quelque chose en sortira. » (Kakeru)

« Est-ce une boule ? » (Épée Maudite)

« Normalement, ce serait une balle, mais si nous sommes chanceux, ceci pourrait être quelque chose d’encore plus étonnant. » (Kakeru)

« Ceci me semble amusant, permets-moi d’aussi le faire. » (Épée Maudite)

« Tu veux essayer ? » (Kakeru)

C’était correct de lui donner le dernier tour, mais est-ce que cela allait bien se passer ?

Avec cela à l’esprit, je regardai la femme du personnel.

« Ceci devrait être correct, et vous pouvez simplement décider de la propriété de l’objet après avoir obtenu le prix. » (femme de la loterie)

« OK, alors allons-y. » (Kakeru)

Comme ce dernier tirage au sort serait probablement un prix de consolation, je ne pensais donc pas qu’il soit nécessaire de décider de la propriété du dernier billet.

« Eh bien, tu dois tirer ceci. » Dis-je à la jeune fille (Épée Maudite), mais elle me regarda intensément. « Qu’est-ce qui ne va pas ? »

« Je ne peux pas l’atteindre. » (Épée Maudite)

« Hein ? » (Kakeru)

« Ma main ne peut pas atteindre la poignée ! Tu devrais déjà le savoir juste en me regardant attentivement ? » (Épée Maudite)

La jeune fille leva la main, elle ne put pas atteindre la poignée qui était bien au-dessus d’elle.

« On ne peut pas faire autrement donc dans ce cas. » (Kakeru)

Je plaçai mes deux mains entre les aisselles de la jeune fille et la levai.

« Toi... » (Épée Maudite)

D’une manière ou d’une autre, la jeune fille se mit à rougir. Bien que tout ce que j’avais fait était de la porter dans mes bras. Comme c’était gênant, je me dépêchai de finir avec cela.

« Dépêche-toi. Comme tu es si lourde, alors, faites-le vite ! » (Kakeru)

« Ne dis pas une chose aussi stupide ! Je ne devrais pas être si lourde comme je suis maintenant ! » (Épée Maudite)

« D’accord ! D’accord ! » répondis-je avec désintéressement.

La jeune fille tira sur le levier la machine de loterie pendant qu’elle grognait.

*gara gara gara potsu*

Et ce qui était alors sorti, c’était une balle de couleur rouge !

« Félicitations ! Vous avez gagné le deuxième prix ! » (femme de la loterie)

« Vraiment ? » (Kakeru)

Je fus très surpris, car je n’avais jamais pensé qu’elle aurait gagné un grand prix en un seul coup. Je me rappelai alors soudainement d’un jeu social que j’avais joué avant. En utilisant une très petite quantité de gemmes, j’avais pu gagner un chat.

La femme de la loterie m’apporta le cadeau tout en me parlant de lui.

« Hai, c’est le deuxième prix que vous avez gagné. La Plume de Warp. Dès le moment où vous l’avez déjà visité, vous pouvez vous téléporter instantanément vers cet endroit en utilisant cet objet. Vous pouvez même amener un petit nombre de personnes avec vous lors de la téléportation. D’autre part, celui-ci n’est pas un objet consommable et donc, vous pouvez l’utiliser autant que vous le souhaitez. Mais le seul qui peut utiliser cet objet doit être celui qui va recevoir cet objet dès maintenant. Gardez donc cela bien à l’esprit. » (femme de la loterie)

Au moment où je revins dans la forêt, il faisait déjà nuit. Dans ma main gauche se trouvait la plume, et ma droite tenait l’Épée Maudite qui était redevenue une épée.

J’avais pris pour moi la plume Warp.

Si je ne fais pas erreur, je pouvais maintenant me déplacer à n’importe quel endroit tant que j’étais déjà allé une fois là-bas.

Je pris la plume et me remémorai de la vue de la demeure, et ainsi le paysage devant moi changea en produisant un son de *wapa*.

Ceci ressemblait comme quand l’on changeait de chaîne de télévision. Le paysage devant moi avait changé en une fraction de seconde. Le paysage de la forêt était devenu celui de mon manoir.

« FANTASTIQUE !!!!!!!!! » (Kakeru)

J’avais déjà compris avant cela la signification du mot Warp, mais après l’avoir expérimenté moi-même, c’était en effet quelque chose qui était bien au-dessus de mes attentes.

J’essayai de me téléporter à la Firme Saramas.

J’essayai après de me téléporter après à la porte de la Cité de Roizen.

Aller encore un peu plus loin. Je partis ensuite jusqu’à la montagne aux vaches.

Les paysages devant moi changèrent les uns après les autres, j’arrivais correctement à me téléporter à l’endroit où je voulais juste en y pensant fortement.

C’est incroyable ! C’est tout simplement incroyable ! Franchement, c’est mieux que le pouvoir de [multiplication par 777 de toutes vos capacités] que j’avais eu au cours de la loterie de départ. Je ne disais pas que le pouvoir de [multiplication par 777 de toutes vos capacités] était faible, mais que celui-ci est encore mieux.

Avec celui-ci, je pouvais faire encore plus de choses.

Le fait que je pouvais me téléporter me donnait bien des possibilités, si l’on y réfléchit bien.

Par exemple, je peux être un marchand. Et une fois que je serais allé dans une ville différente, je pouvais toujours gagner de l’argent en transportant des marchandises entre les deux villes.

Je regardai ensuite dans mes environs, dans un endroit qui était un peu loin tel un rocher. J’activai alors la plume Warp. Et je pus ainsi me téléporter à l’arrière du rocher en ayant déjà vu l’arrière de ce rocher.

Tout comme je venais d’expérimenter, je pouvais donc faire une téléportation instantanée face à mon ennemi.

*

Le jour suivant.

En raison de l’utilisation de la plume Warp lors de ma chasse aux vaches des montagnes, je pus facilement en récupérer dix en une seule matinée.

Par rapport à tout ce que j’avais fait jusqu’ici, j’avais largement réussi à augmenter de beaucoup, la quantité de vache de montagne que j’avais chassée. Le marchand de la Firme Andrew fut grandement surpris.

« ... En fait, je commande actuellement un grand groupe de mercenaires. » fut l’excuse que je lui avais donnée même si ce n’était pas du tout vrai. Il fallait bien 100 personnes pour accomplir ce que je venais de faire.

Comme je l’avais déjà annoncé, le lendemain, je continuai à utiliser la plume Warp 'Qui est si fantastique'. Puis, l’après-midi, je compris finalement que j’avais eu tort.

Certes, la plume Warp était géniale, mais néanmoins, il y avait encore un autre grand prix qui était toujours dans la machine de loterie et que je n’avais pas pu acquérir.

Je devais donc récupérer un maximum de tickets de loterie. Encore bien plus.

***

Chapitre 15 : Le Sauvetage de la Princesse

Midi. Dans ma chambre, peu de temps après que j’eus fini de ramasser mon quota de vaches des montagnes.

Je regardai à ce moment-là l’éventail pliable que j’avais reçu de la princesse.

L’éventail de la Princesse Hélèna, depuis que je l’avais reçu, je l’avais toujours sur moi, placé à ma ceinture.

(Qu’est-ce que c’est ?) (Épée Maudite)

La voix de l’Épée Maudite résonna alors dans ma tête.

La première fois que je l’avais rencontrée, elle avait été si bruyante en n’arrêtant jamais de me parler, mais depuis l’événement de la loterie. Son cœur avait l’air d’avoir changé et elle n’était plus aussi bruyante qu’elle l’avait été jusque là.

« C’est un cadeau d’une certaine personne que j’ai sauvée. » (Kakeru)

(Ton premier amour ?) (Épée Maudite)

« Heu... » (Kakeru)

Je ne trouvais plus mes mots à la suite de sa question. Mais cela pourrait tout à fait être le cas. J’avais déjà été captivé par elle quand j’avais vu sa si belle apparence. De longs cheveux dorés, son comportement si doux et son élégance si présente dans chacune de ses actions. Tout cela vous faisait réellement penser qu’elle était vraiment une "Princesse Royale".

« Je me demande si elle va bien. » (Kakeru)

(Est-ce que tu t’inquiètes pour elle ? Alors, pourquoi ne vas-tu pas la rencontrer, en utilisant la plume que tu as acquise ?) (Épée Maudite)

« Impossible, je ne sais pas où elle est actuellement. » (Kakeru)

Juste pour m’assurer de cela, je sortis alors la Plume, et je pensai fortement que je voulais aller à l’endroit où la Princesse Hélèna était située actuellement. Cependant, rien ne se produisit.

Probablement, car je devais spécifier correctement le lieu exact.

« Maître ! » (Miyu)

On put alors entendre un coup sur la porte accompagnant la voix de Miyu.

« Qu’est-ce qui ne va pas ? » (Kakeru)

« Excusez-moi, Maître, mais il y a un invité qui voudrait vous voir. » (Miyu)

« Invité ? Quel type d’invité ? » (Kakeru)

« Um, une Princesse... selon moi ? » (Miyu)

« Hein ? » (Kakeru)

Mon cœur se mit à battre intensément.

Elle avait dit une Princesse, est-ce que la chance est avec moi...

Je pris l’Épée Maudite puis je quittai la pièce avant de suivre Miyu.

« Elle attend dans la salle de réception. » (Miyu)

Rapidement, je me dirigeai donc vers la salle de réception. Quand j’entrai dans la salle...

Un « Ha... » s’échappa inconsciemment de ma personne. La princesse qui attendait ici n’était pas Hélèna, mais sa sœur cadette, la princesse Iris Theresia Mercury. Je me sentis sur le coup un peu déçu, mais...

« Monsieur Kakeru... » (Iris)

Je fus comme ébloui quand je vis le regard troublé qu’affichait la Princesse Iris.

« J’aimerais vous demander votre aide. S’il vous plaît, aidez ma sœur aînée. » (Iris)

Je m’assis alors sur le canapé puis demandai d’autres détails concernant sa demande.

« Votre sœur aînée, est-ce à propos de la Princesse Hélèna ? Qu’est-il arrivé ? » (Kakeru)

« Actuellement, ma sœur est dans la région proche de la ligne de front. » (Iris)

« Ah oui ! Si je ne me trompe pas, elle va là-bas pour des condoléances ou quelque chose du genre. » (Kakeru)

Je me rappelai parfaitement du moment où j’avais sauvé la princesse Hélèna.

« C’est vrai, elle est allée jusqu’à la ligne de front d’une guerre effectuée contre une tribu de sauvages. Avant qu’elle y aille, l’ensemble de la tribu sauvage avait déjà été tué. Il a donc été décidé que quelqu’un de la royauté devait aller sur la ligne de front à la fin de la guerre pour ainsi donner ses condoléances. Ainsi, ma sœur était celle qui y allait, cependant... » (Iris)

« Cependant ? » (Kakeru)

« Le commandant de l’armée a changé de camp, et ainsi, c’est nous qui sommes attaqués par nos propres forces. » (Iris)

« Un traître ? Et qu’en est-il de la Princesse Hélèna ? » (Kakeru)

« Le Chevalier Protecteur, Fortist, a combattu jusqu’à sa limite avant de réussir à fuir avec ma sœur. À partir de là, il semblerait qu’ils aient réussi à aller jusqu’à un bastion voisin — j’aimerais que vous y alliez et que vous leur permettiez de revenir ici sains et saufs. » (Iris)

« Moi ? » (Kakeru)

« Oui ! Bien sûr, j’enverrai aussi une armée en renfort, mais il faudra bien trop de temps pour l’organiser. Mais, j’aimerais y aller et sauver ma sœur avant toute autre chose... » (Iris)

"Sauver ma sœur avant toute autre chose." Elle l’avait dit avec une expression très sérieuse.

Je pus facilement lire entre les lignes de sa demande. Elle voulait que je sauve la vie de sa sœur, même si cela impliquait que l’armée présente en défense se fasse tous massacrer. La seule chose qui comptait pour elle était sa sœur. J’avais aussi pu remarquer un sentiment d’urgence présent dans son timbre de voix.

Elle avait une forte affection envers sa sœur. C’est sûrement pourquoi j’avais pu constater un certain doute dans sa voix.

« Êtes-vous sûr de ça ? De vouloir ainsi vous appuyer sur quelqu’un comme moi. Vous venez juste d’être trahis, alors n’est-ce pas mieux si vous trouviez quelqu’un dont vous pouvez faire plus confiance que moi ? » (Kakeru)

« Cet éventail pliable... » (Iris)

Iris pointa du doigt ma taille. Là, l’éventail pliable que la Princesse Hélèna m’avait donné était attaché à ma ceinture.

« Cet éventail est bien un objet appartenant à ma sœur, n’est-ce pas ? La première fois que je vous ai vu et jusqu’à maintenant, vous avez toujours eu cet éventail avec vous comme si c’était quelque chose qui est très important pour vous. Avec vous, je ne pense donc pas qu’il y ait de problème. » (Iris)

« Je vois. » (Kakeru)

Je touchai alors l’éventail. Certes, il était vraiment important pour moi, mais la propriétaire originale de cet objet, la Princesse Hélèna, était encore plus importante pour moi.

Bien sûr, j’avais l’intention de la sauver, même si je devais risquer ma vie. Je la sauverai dans tous les cas.

J’en étais complètement convaincu.

« En outre... » (Iris)

« Hm ? » (Kakeru)

Je me retournai et regardai la Princesse Iris.

En outre — quoi ?

Et c’est alors qu’Iris me regarda directement dans les yeux avec son dos bien droit, affichant un regard qui n’avait plus aucun doute...

Attaque-surprise ! C’est de la triche ! En me regardant avec ce genre d’yeux, je ne peux qu’essayer de faire face à ses attentes.

***

Je pris un cheval et parti rapidement de la cité de Roizen. Utilisant au maximum l’énergie du cheval, je parcourus la distance jusqu’à la prochaine ville, Reius, en un temps record. Là, grâce à un arrangement fait au préalable par la Princesse Iris, je changeai de cheval qui était rendu trop épuisé et je gagnai le plus rapidement possible le site de la prochaine ville le long de mon cheminement. Et là encore, après un rapidement changement de monture, j’allai à bride abattue dans la direction de la prochaine ville.

Et ainsi, en changeant fréquemment de cheval. J’avançais vers l’endroit où se trouvait retranchée la Princesse Hélèna. Ma destination finale était la forteresse de la ville d’Euboi.

Après être arrivé à la dernière étape avant ma destination finale, je changeai pour la dernière fois de cheval puis sortis une carte qui m’avait été fournie. Je me trouvais proche de la forteresse.

Après avoir confirmé que tout était correct, je partis de nouveau à pleine vitesse.

Le bastion fut bientôt visible à l’horizon. C’était un petit bastion entouré d’un mur en bois.

(Il y a beaucoup de fumées. Est-ce que nous sommes arrivés trop tard ?) (Épée Maudite)

La voix de l’Épée Maudite résonnait dès lors dans ma tête.

Je commençai alors à regarder plus attentivement. Avec ma vision très renforcée, je vis que la forteresse était entièrement entourée et que les combats semblaient très intenses.

Je fus soulagé de constater cela.

« On dirait que l’attaque n’est pas encore finie. Nous sommes donc arrivés à temps. » (Kakeru)

(Je vois.) (Épée Maudite)

« Je vais devoir t’utiliser. » (Kakeru)

Je tins fermement l’Épée Maudite dans ma main, c’était une arme dangereuse. Mais c’était aussi quelque chose sur quoi je pouvais avoir confiance.

(Je vais te laisser m’utiliser. Cependant, en échange, après avoir terminé cela, tu devras accepter d’exaucer l’un de mes souhaits.) (Épée Maudite)

« Je ne t’écouterai pas si tu demandes quelque chose comme prendre possession du corps d’autrui. » (Kakeru)

Lui annonçant ce rappel à nos accords.

(OK. Fuu, n’hésite pas à libérer mon plein pouvoir. ) (Épée Maudite)

L’aura sombre commença alors à fuir hors de la lame de l’Épée Maudite. Mon apparence commença aussi à ressembler à Mari quand elle avait été possédée. Mais bien sûr, je n’étais nullement affectée par l’épée. Cependant, j’avais bien compris ces effets. À l’heure actuelle, son poids venait d’augmenter considérablement, offrant ainsi un pouvoir de destruction amplifié d’autant.

Avec l’Épée Maudite dans ma main, je bondis hors du cheval, puis chargeai d’un seul mouvement l’ennemi.

Je courus ainsi en ligne droite en direction de la porte de la forteresse.

Bien que les soldats qui m’avaient vu furent déconcertés, je les ignorais tout simplement, et découpai tous ceux qui se mettaient au travers de mon chemin. Nul n’était autorisé de vivre s’il devenait un obstacle à mon avancée.

« Sentez comme vous n’êtes que des insectes face à moi ! » (Kakeru)

Je frappai avec l’Épée Maudite tout ce qui était à porter, continuant à découper tous ennemis arrivant à portée de ma lame. Aucun adversaire ne put rien faire face à mon avancée sanglante. Après avoir oblitéré plus d’une centaine de soldats aussi facilement que d’enlever la poussière de son épaule, j’arrivai finalement devant la porte principale.

De l’autre côté de la porte, je vis immédiatement le regard de quelqu’un que je connaissais.

« Fortist ! » (Kakeru)

« Vous êtes...!!! » (Fortist)

Fortist, qui était là quand j’avais sauvé Helena, fut très surpris quand il vit ma soudaine apparition. Je pouvais clairement ressentir la présence d’autres soldats pressants dans mon dos. Et donc, je n’avais nullement le temps de discuter plus longtemps.

« Je suis ici à la demande de la Princesse Iris. Alors, ouvrez la porte immédiatement. » (Kakeru)

« Son Altesse Royale Iris Theresia Mercury ? M-Mais... » (Fortis)

Fortist hésita. Il avait l’air de se demander s’il était vraiment bon d’ouvrir la porte.

« Kuuu... » (Kakeru)

Parce que les soldats derrière moi avaient commencé à être bien trop proches de moi, je me retournai et dans le même mouvement, je tranchai dans tout ce qui était présent là. Mais plus ils venaient, et plus je devais reculer à cause des corps qui s’amoncelaient. J’étais maintenant presque collé contre la porte, protégeant seul cette entrée.

À l’origine, c’était un endroit où des soldats grouillaient et se précipitaient pour essayer d’enfoncer cette porte. Mais là, peu importe ma puissance, je n’arrivais pas à maintenir une portée suffisante. Peu importe le nombre d’ennemis que je tuais, je me sentais comme repoussé par une vague puissante, me rendant incapable de me déplacer librement.

Dois-je les combattre ainsi jusqu’à ce que je les anéantisse tous ? — Juste au moment où j’avais cette pensée,

« Fortist. » (Hélèna)

C’était une voix que je connaissais très bien. Il n’était pas nécessaire pour moi de me retourner et de chercher la propriétaire de la voix, car je savais déjà qui elle était.

Cette voix était celle de la Princesse Hélèna, et cela indiquait aussi qu’elle était en sécurité. J’en fus profondément soulagé.

Cependant, Fortist se dépêcha d’aller vers elle.

« Votre Altesse Royale ! Cet endroit est trop dangereux ! Retournez en sécurité — ! » (Fortist)

« Ouvrez cette porte. » (Hélèna)

« Mais... » (Fortist)

« Ouvrez là, immédiatement. »(Hélèna)

« ... si tel est votre souhait ! » (Fortist)

Enfin, la porte fut ouverte après quelque temps.

« Entrez dès que vous le pouvez. » (Fortist)

« J’arrive ! Ooooohhhhh!!!! » (Kakeru)

Tenant l’Épée Maudite des deux mains. Je frappai de haut en bas d’un coup.

Le sol fut grandement secoué tout en étant accompagné d’un important boom. De l’endroit où j’avais frappé surgit un grand cratère. Les soldats trébuchèrent alors en raison du cratère, se sentant égarés, car ils ne pouvaient plus progresser vers l’avant.

« Princesse Hélèna. » (Kakeru)

« Monseigneur Kakeru. » (Hélèna)

Pendant un court moment, nos yeux se verrouillèrent totalement les uns dans les autres.

« Je viens vous sauver. » (Kakeru)

De tous les sentiments se trouvant en moi, je lui annonçai cela.

La princesse Hélèna me fit alors un sourire, telle une grande et belle fleur en pleine fleuraison.

***

Chapitre 16 — Comment On Se Sent

Votre Altesse Royale ! » cria Fortist pour avertir la princesse. Il semblait vraiment désespéré.

Hélèna leva alors ses yeux vers le ciel. Son sourire disparut immédiatement alors que son visage devenait de plus en plus pâle. Je regardai alors dans la même directement où elle regardait. Là, je vis que des flèches jaillissaient depuis l’autre côté du mur, telle une dense pluie. À l’extérieur du fort, des rangées de soldats tenant des arcs pouvaient clairement être vues.

De toute évidence, ils concentraient leurs attaques sur ce point-ci. Ils devaient avoir prévu de déclencher des volées de flèches une fois qu’ils avaient vu la silhouette de la Princesse Hélèna.

« Fuuu. » (Kakeru)

Je frappai dans les airs avec l’Épée Maudite et déviai ainsi toutes les flèches arrivant proches d’elle. J’avais ainsi réussi à neutraliser toutes les flèches successivement. Une seule faillit passer au travers, mais finalement, je réussis quand même à l’intercepter.

« Fantastique... » (Hélèna)

« Quelle maîtrise extraordinaire de l’épée ! » (Fortist)

Hélèna et Fortist furent tous deux estomaqués par mes actions.

Il n’y avait plus aucune flèche dangereuse pour la princesse, ayant ignoré toutes les flèches qui frappaient ailleurs. Je fis alors face à la princesse avant d’entendre la prochaine volée de flèches arriver, que je déviai de la même manière.

« Je suis ici. Tout est correct à partir de maintenant. » Lui dis-je tout en lui faisant un sourire.

« Oui... » Me répondit-elle en me retournant un sourire. Cela me convenait parfaitement, mais l’expression qu’elle faisait actuellement était différente de quand elle m’avait vu arriver ici. Elle me parla de nouveau. « Est-ce que cette épée... ne serait-elle pas Éléanore ? »

« Quoi !? » (Fortist)

Quand Fortist entendit ce que la Princesse Hélèna venait de dire, ses yeux s’ouvrirent en grand. Les deux regardaient maintenant l’Épée Maudite que j’avais dans ma main. Éléanore, parlaient-ils d’elle ?

« L’Épée Maudite Éléanore, elle mange les cœurs les plus purs et détruit les esprits — la légendaire Épée Maudite. » (Hélèna)

« Cette forme, et cette aura sinistre. Ceci ne peut être une fausse, il s’agit bien d’Éléanore. Votre Altesse, reculez immédiatement. » (Fortist)

Fortist se plaça entre la Princesse et moi.

... Hum, c’est vrai. L’information était juste. En tant que chevalier, l’action de Fortist pour protéger la princesse Hélèna était aussi correcte.

Cependant, j’étais quand même quelque peu triste. On ne pouvait rien y faire vu qu’ils ne savaient pas que j’étais toujours moi-même, même si j’avais l’Épée Maudite dans ma main. Mais cela me rendit quand même triste d’être traité ainsi.

Alors que j’étais sur le point de m’expliquer pour effacer le malentendu,

« Sir Fortist ! » (soldat)

Cette fois, les cris d’un soldat nous interrompirent. Il s’agissait d’un soldat qui était positionné en observation sur un point très élevé du bastion.

« Que se passe-t-il ? » (Fortist)

« Les renforts de l’ennemi arrivent présentement face à la porte avant. » (soldat)

« Ils envoient encore plus de troupes... Quels sont leurs effectifs ? » (Fortist)

« J’estime à environ 1000 soldats. » (soldat)

« 1000 ? Ce traître de Syril. Ce bâtard ! A-t-il envoyé tous ses soldats à ce point !? En veut-il vraiment à la vie de Son Altesse Royale ? » rugit Fortist avant de cracher sur le sol, contrarié par la situation.

Ainsi, je fis une suggestion.

« Quoi qu’il en soit, laissez-nous sortir immédiatement de cet endroit. » (Kakeru)

« Oui, je suis d’accord. Je vais regrouper toute la garde avec qui nous sommes arrivés et vous partirez avec Son Altesse Royale. Je resterais à l’arrière pour les retenir le plus longtemps possible... » (Fortist)

Je n’attendis pas que Fortist finisse, et l’interrompis. « Combien de soldats valides vous reste-t-il ? »

« Seulement 50... » (Fortist)

Seulement 50 soldats. Si c’était le cas, alors cela me semblait possible, mais si cela ne fonctionnait pas, nous pouvions simplement les diviser en de petits groupes plus restreints.

« S’il vous plaît, veuillez les faire tous venir ici. » (Kakeru)

« Qu’essayiez-vous de faire ? » (Fortist)

« Ne vous inquiétez pas et dépêchez-vous ! » (Kakeru)

Je l’ai exhorté à se dépêcher, mais Fortist n’avait pas commencé à esquisser le moindre mouvement. Était-il hésitant ? Franchement, nous n’avions pas trop le temps pour ce genre d’attitude actuellement.

« Foo — » (Kakeru)

« Fortist. Faite que ce qu’il vient de vous dire. » (Hélèna)

« ... Attente... » (Fortist)

La Princesse Hélèna avait ordonné, alors Fortist ordonna à contrecœur aux soldats de se rassembler tous ici. Tous les soldats s’étaient finalement rassemblés, même le dernier soldat qui tenait la barre de bois bloquant la porte du fort.

Je sortis alors la plume Warp.

« Eh bien, nous allons là-bas. » (Kakeru)

« Que faites-vous ? » (Fortist)

J’entendis bien la question de Fortist, mais comme nous n’avions pas assez de temps pour palabrer, je l’ai tout simplement ignoré. Je me remémorai alors de mon trajet pour me rendre ici. À l’endroit le plus proche où il n’y avait pas d’ennemi. Avec la ville d’Euboi comme destination, je priai pour activer la plume.

Le paysage changea alors brusquement et c’est ainsi que nous atteignîmes Euboi. Je regardai les environs immédiats. Je pus constater que la Princesse Hélèna était bien présente, de même que Fortis, ainsi que tous les soldats qui étaient couverts d’ecchymoses. J’avais donc réussi à transporter tout le monde jusqu’ici. C’était donc un succès total.

« ... Qu’est-il exactement arrivé. » (Fortist)

« Je veux bien tout vous expliquer plus tard. Pour le dire rapidement, nous avons réussi à nous téléporter vers cet endroit, mais cet endroit est-il sûr ? » Juste au cas où, je demandai à Fortist.

« À, euhh. Oui. Cet endroit devrait être sûr. » (Fortist)

« Je vois. Alors c’est bien. Je vais donc vous laisser ici pour le moment. » (Kakeru)

« Vous partez déjà ? Qu’allez-vous faire ? » (Fortist)

« Princesse Hélèna, je vais devoir partir un moment. » (Kakeru)

« Que la fortune de la guerre soit avec vous. » La princesse Hélèna me répondit immédiatement. On dirait qu’elle savait déjà ce que je voulais faire.

En utilisant la plume Warp, je retournai au fort.

« Il n’y a personne ici ! Qu’est-ce qui se passe ? » (soldat ennemi A)

« Il n’y a que des cadavres ici. » (soldat ennemi B)

« C’est impossible ! Ils étaient là tout à l’heure. » (soldat ennemi C)

Pour le faire en toute sécurité, je m’étais téléporté à une petite distance de là où nous nous trouvions avant. De partout, j’entendis les voix des soldats ennemis. Ils étaient venus en se précipitant après que le chevalier qui bloquait la porte soit parti, mais quand ils furent entrés, ils ne virent personne, ce qui les rendit extrêmement surpris par ce retournement de situation.

« Maintenant, dois-je le faire ? » (Kakeru)

( Faire quoi ? ) (Éléanore)

« La Princesse Hélèna est maintenant en sécurité, alors je pensais m’occuper d’eux, ici et maintenant. » (Kakeru)

( Par toi-même ? ) (Éléanore)

« Ouais, Fortist avait l’air d’être bien trop fatigué. Ses subordonnés étaient quant à eux tous blessés. C’est donc mieux si je m’en occupe moi-même. » (Kakeru)

Bien que ce que je venais de dire n’était qu’une excuse ;

( Je savais déjà cela, avant même que tu me le dises. Mais en vérité, tout ce que tu veux faire, c’est de faire étalage de ta force devant la Princesse Hélèna, n’est-ce pas ? ) (Éléanore)

Elle avait deviné correctement.

« ... peux-tu lire l’esprit des autres ? » (Kakeru)

( De la façon dont tu agis maintenant, tout le monde peut voir à travers toi très facilement. ) (Éléanore)

« ... Eh bien, je suppose que c’est vrai. » (Kakeru)

( Tu te mets en valeur... ) (Éléanore)

J’étais ainsi taquiné par Éléanore. Je sortis de l’ombre tout en me sentant un peu mécontent.

« Il y en a un ici ! » (soldat)

L’un des soldats cria quand il me vit. Les ennemis se précipitèrent donc pour tous venir dans la zone. Si je ne me trompais pas, en tenant compte du rapport que j’avais entendu auparavant, il y avait environ 1'000 soldats ennemis.

Ceci allait être le plus grand nombre de personnes, jusqu’à présent, qui allaient devenir mes adversaires. Car avant cela, la plus grande armée que je n’avais jamais combattue était l’armée des morts-vivants que l’Épée Maudite avait convoquée et il n’y avait eu environ qu’une centaine de morts-vivants. En termes de nombre, ce nouvel adversaire que j’avais en face de moi était environ 10 fois plus grand.

Je pourrais les gérer d’une manière ou d’une autre. Et même si je n’y parvenais pas, je pouvais toujours me téléporter en utilisant la plume.

« Ha non. » Maintenant que j’y pense, je sortis la plume. Puis je me téléportais derrière l’ennemi qui était juste devant moi. Je pus ainsi le découper en deux en frappant cet ennemi sans défense. Et c’est ainsi qu’un ennemi incapable de résister tomba avec une seule attaque. Juste à côté de lui, il y en avait un autre. Comme précédemment, je me téléportai soudainement pour apparaître dans son dos et je le frappai à l’aide de l’Épée Maudite.

Téléportation et Attaque. Tel fut mon schéma d’attaque.

( Quelle façon odieuse de combattre. ) (Éléanore)

La voix de l’Épée Maudite se réverbéra dans ma tête, mais contrairement à ce qu’elle venait de dire, juste en analysant le ton de sa voix, elle avait l’air de s’amuser comme une folle. Pour ma part, je riais seulement en affichant un sourire sur mes lèvres. Alors qu’un nouvel ennemi apparaissait devant moi, je lui coupai simplement la tête d’une seule attaque inblocable.

Un autre groupe d’ennemis arrivèrent. Je me téléportai à nouveau et les frappai un à un dans le dos. Je balançai l’Épée Maudite, coupant tout sans distinction particulière. Trancher, trancher et toujours trancher. Telles furent mes pensées du moment.

« Uoooooooo!! »

De nulle part, un soldat vint me sauter directement dessus. Comme il était arrivé si soudainement, je tomberais à la renverse en raison de la force de l’impact.

Ce genre de chose — Guu !

Je me relevai rapidement, mais un autre soldat me sauta dessus. En plus du premier soldat que essayait toujours de me bloquer, il vint de plus en plus de soldats qui se rajoutaient ainsi à la mêlée. Je fus donc incapable de me relever.

Les uns après les autres, les soldats commencèrent à s’accumuler sur moi, en un clin d’œil, une petite colline fut formée.

« C’est le moment ! » (soldat A)

« Que quelqu’un le tue ! » (soldat B)

J’étais complètement écrasé sur le sol. J’étais même devenu incapable de rassembler mes forces et donc je ne pouvais plus me lever. Un soldat différent vint alors près de moi. Une lance fut ainsi directement pointée vers ma tête.

Je suis foutu si je ne fais rien.

Ouais, mais ceci n’était plus possible depuis hier. J’utilisai alors la plume de Warp. Sortant ainsi de la colline de corps, je me téléportais à environ un mètre sur le côté.

Je me tenais debout comme si rien ne s’était passé avant cela.

D’un seul mouvement, je découpai facilement la petite colline de chair humaine en deux.

« Comment... Comment est-ce possible. »

« Mais, c’est un monstre ! »

« Comment lutter contre quelque chose comme ça ? »

En voyant cette scène, un certain nombre de soldats perdirent tout esprit combatif et se mirent à fuir. Je tranchai en deux tous ceux qui vinrent vers moi pour se battre. Mais je laissai partir ceux qui avaient déjà perdu toute envie de se battre.

« Heee, hors de mon chemin ! » (Kakeru)

Après un bon moment de combat, je poussai plus loin un soldat refusant de se battre et c’est alors qu’un homme apparut devant moi. De par son aspect extérieur, il avait l’air très différent des autres. De plus, il portait une splendide armure.

« Vous êtes ? » (Kakeru)

« Je suis Syril Slavic ! Qui êtes-vous !? Et où est allée la princesse Hélèna ? » (Syril)

Cet homme s’appelait donc Syril, j’avais l’impression d’avoir entendu le nom avant.

« Alors c’est donc vous Syril. Celui qui a trahi la princesse Hélèna ? » (Kakeru)

« Qu’allez-vous faire si je l’ai bien fait ? » (Syril)

« Rien de spécial, il n’y a aucun problème avec cela. » (Kakeru)

En effet, il n’y avait rien de spécial que je comptais lui faire.

Zashuu !

Je frappai en diagonale avec l’Épée Maudite et la tête de Syril se détacha tout simplement du bas du corps. « Mais il n’y a non plus aucune raison pour que vous soyez encore en vie après avoir fait ça. »

Kujibiki Tokushou: Musou Haremu ken – Chapitre 16 - Volume 01 - Kiril contre Kakeru

Syril mourut sans émettre le moindre son, et sans aucune résistance. Quand les autres soldats virent cela, ils tombèrent en pleine panique, et tous commencèrent à fuir le plus rapidement possible.

Après avoir nettoyé un peu le sang qui me couvrait à l’aide de l’eau du puits du fort, je pris avec moi sa tête et après une nouvelle téléportation jusqu’à la ville d’Euboi, je l’offris simplement à Fortist.

Fortist fut grandement surpris et il me demanda donc immédiatement comment j’avais pus réussir cela. Comme je ne pouvais pas lui donner de meilleure réponse que simplement « J’ai tranché, encore tranché et toujours tranché. », je lui répondis donc exactement comme ce que je pensais plus tôt.

Fortist fut alors extrêmement choqué, mais ce n’était pas mon problème actuel. Je me sentais actuellement mal, mon cœur était douloureux, comme mal à l’aise. Je ne savais pas ce qui causait ce trouble.

« Maintenant que j’y pense. » (Fortist)

« Hein ? » (Kakeru)

Soudain, l’expression de Fortist devint encore plus sérieuse, avant de dire. « J’ai souvent entendu dire par mes subordonnés qui retournait chez eux après leur première bataille ceci : si vous vous sentez mal, alors essayez d’embrasser une femme... »

C’était très irritant qu’il ait pu lire si facilement en moi. Mais pour avoir été capable de comprendre ma situation, je le remercie pour cela.

Je devrais donc faire beaucoup de *MofuMofu*.

Je devrais tout de suite y aller, et ainsi, je pourrais faire du *MofuMofu* jusqu’à ce que le matin suivant arriverait. Si je faisais cela, j’étais sûr que mon cœur se calmerait. Je sortis alors la plume de Warp et me mis à penser que je voulais me téléporter jusqu’à ma maison quand...

« Monsieur Kakeru ! » (Hélèna)

J’entendis à ce moment-là la Princesse Hélèna qui m’appelait. Je me tournai donc dans sa direction et je me rapprochai d’elle.

« Je suis heureuse que vous soyez revenu sain et sauf. » (Hélèna)

« Um. » (Kakeru)

« Mon Dieu. Il y a une blessure sur le visage. » (Hélèna)

« Hein ? » (Kakeru)

Je touchai alors mon visage. Sur la zone en contact avec ma main, je pus facilement tracer le contour de la plaie. Je ne me souvenais même pas d’avoir subi une telle blessure. Peut-être que c’était quand j’avais été mis à terre par la masse de soldats.

La Princesse Hélèna sortit alors quelque chose qui ressemblait à un mouchoir, puis elle essuya mon visage avec lui. Je pouvais sentir sa chaleur passant par ce mouchoir en soie. Un doux parfum chatouillait mon nez.

Mon sentiment de malaise dans ma poitrine était toujours présent.

Après que la princesse Hélèna ait fini d’essuyer mon visage, elle me regarda alors.

Toujours avec ses yeux fixés sur moi, lentement, elle les ferma. Je plaçai alors tout doucement mes mains sur ses épaules délicates.

Et j’embrassai tout simplement Hélèna.

Kujibiki Tokushou: Musou Haremu ken – Chapitre 16 - Hélèna contre Kakeru, le baiser

La suite dans le prochain chapitre...

***

Chapitre 17 : Faire des Achats avec tout mon Argent

Après un long baiser, je m’éloignai un peu de la Princesse Hélèna. Je vis alors qu’elle était très gênée par ce qui venait de se dérouler et qu’elle regardait vers le bas. En constatant cela, je la trouvai encore plus mignonne que je ne l’avais jamais vue auparavant.

« Heuu... » (Hélèna)

« Hum ? » (Kakeru)

« Une jeune femme de la famille royale ne peut avoir qu’un seul homme au cours de toute sa vie. Il en a été décidé ainsi depuis des temps immémoriaux. » (Hélèna)

« Hum ? » (Kakeru)

Je fus immédiatement capable de deviner ce qu’elle voulait dire alors qu’elle me disait ces mots quelque peu détournés. J’étais donc son premier homme, et ainsi donc, je serais toujours le seul dans sa vie.

C’était ce que la Princesse Hélèna essayait de me dire à sa manière.

« Je comprends parfaitement. » (Kakeru)

« Kakeru ! Bien qu’il me soit très difficile pour l’instant d’aller là où vous vous trouvez, je... » Hélèna fit un regard triste tout en disant cela.

« Vos mots sont plus que suffisants, alors j’attendrai. » (Kakeru)

« Haii — — ! » (Hélèna)

Et ainsi, Hélèna devint ma femme.

***

Le jour suivant. Miyu tenait quelque chose dans ses mains alors qu’elle entra dans la pièce où je me relaxais.

« Maître, une lettre pour vous ! » (Miyu)

« Une lettre pour moi ? » (Kakeru)

Je reçus la lettre des mains de Miyu. En regardant l’enveloppe de la lettre, je vis qu’il y avait un symbole que j’avais vu auparavant.

« C’est de la Compagnie Marchande Saramas. » Me confirma Miyu.

Je me demandai alors ce que cela pouvait être. Pourquoi est-ce qu’il m’envoyait quelque chose comme ça ?

J’ouvris alors la lettre et je pris le papier avant de le regarder.

( C’est une facture. Ceci concerne votre jeune esclave. ) (Éléanore)

J’entendis alors une voix résonner dans ma tête. Comme je ne pouvais pas lire l’écriture de ce monde, j’étais vraiment reconnaissant qu’elle m’avait aidé à comprendre le texte.

« Je vois, il m’avait dit qu’il s’occuperait de toute l’administration plus tard après que j’ai acheté l’autre jour, Miyu. Alors cela doit être cela. » (Kakeru)

« C’est à propos de moi ? » (Miyu)

« Qu’est-ce qui ne va pas ? » (Kakeru)

« 300 pièces d’argent, pensez-vous que je vaille vraiment autant d’argent ? » (Miyu)

« 300 ? » (Kakeru)

Je ne connais pas le prix du marché, mais je ne pensais pas que Saramas fasse quelque chose comme d’augmenter artificiellement le prix. Je pensais donc que cela devrait bien être autour de ce montant pour une esclave de cette qualité.

« Eh bien, je suppose que je vais aller le payer dès maintenant. » (Kakeru)

***

Après cela, j’utilisai la plume de Warp tout en transportant les 300 pièces d’argent avec moi. Et j’allais donc directement chez Saramas pour y payer la facture concernant Miyu. Transporter un grand nombre de pièces d’argent était quelque peu encombrant et donc c’était ennuyeux de les transporter.

« Certes, j’ai bien reçu le montant des 300 pièces d’argent, et donc voici votre certificat. » (Saramas)

Je reçus ainsi un magnifique morceau de papier avec un symbole inscrit dessus et les mots « Firme Marchande de Saramas » rajoutés sur le haut.

« Merci d’avoir fait affaire avec notre compagnie. » (Saramas)

« Ah ! S’il y a autre chose dont j’ai besoin, je reviendrais ici. » (Kakeru)

« Monseigneur Yuuki, ceci me fait penser à quelque chose. Avez-vous entendu les rumeurs selon lesquelles le Royaume émettrait un nouveau type de monnaie très prochainement ? » (Saramas)

« Hein !? » (Kakeru)

Mon cœur fit subitement un bon. C’était probablement ce que j’avais suggéré à la Princesse Iris à propos du fait de changer la monnaie vers du papier-monnaie. Bien sûr, je le savais, mais je gardai cela pour moi.

« C’est une nouvelle pour moi. Est-ce souvent le cas où une nouvelle monnaie est émise ? » (Kakeru)

« Non, cela ne se produit que lorsque les personnes au pouvoir dans le royaume changent. Normalement, ce ne serait pas le cas dans ce cas de figure. » (Saramas)

« Vraiment ? » (Kakeru)

J’avais déjà entendu beaucoup de rumeurs au sujet du papier-monnaie qui sera bientôt rendu public. À l’origine, c’était une solution que j’avais proposée à la Princesse Iris. En outre, c’était présentement une chose que je prétendais ne pas savoir. En pensant au type de rumeurs répandu, il devrait être au moins à ce niveau là d’informations.

La seule chose que j’avais entendue était qu’il avait été décidé de changer l’unité utilisée pour l’argent. Probablement, ce serait comme le « yen » ou le « dollar » ou peut-être quelque chose de plus long a prononcer.

« Au fait, il y a quelque chose qui a attiré mon regard depuis bien longtemps, mais... est-ce que ce que Monseigneur Yuuki a à sa taille ne serait-il pas... » (Saramas)

« Hn? Ah, est-ce que vous parlez d’Éléanore ? » (Kakeru)

Je pris dans ma main l’Épée Maudite depuis ma taille et la montrai à Saramas.

Bien qu’"elle" soit devenue très obéissante ces derniers temps depuis que nous avions commencé notre coopération, mais il était encore très dangereux pour les autres de la toucher, donc je l’avais toujours gardée à mes côtés.

« Comme je le pensais, il s’agit bien de l’Épée Maudite, Éléanore. Penser que vous auriez quelque chose comme ça. » (Saramas)

« Je le dirai dès le départ, je ne la vendrais pas. » (Kakeru)

Comme je m’étais souvenu que Saramas était un marchand, je le prévins d’entrée de jeu.

***

Je sortis alors du bâtiment après avoir fini de parler un peu avec lui de l’épée. Au moment où je fus sur le point d’utiliser ma plume Warp pour me téléporter jusqu’à mon manoir, je vis quelque chose de brillant dans ma poche. Je fus très surpris quand je constatai ce que c’était.

Il s’agissait d’un billet de loterie. J’avais déjà utilisé les 10 billets de loterie que j’avais pu accumuler jusqu’à présent et j’avais donc pu jouer onze fois à la loterie, mais alors, pourquoi y aurait-il un ticket de loterie dans ma poche ?

J’avais d’une certaine façon soupçonné que quelque chose comme cela pourrait arriver —

Le certificat de propriété de Miyu.

Après avoir payé le certificat de Miyu avec 300 pièces d’argent, j’avais sûrement dû recevoir ce billet de loterie.

« Est-ce parce que j’ai acheté quelque chose et donc, j’ai reçu un ticket de loterie ? Est-ce cela ? » (Kakeru)

De nos jours, c’était chose normale au Japon, mais dans cet autre monde, je ne sais pas. Je n’avais pas encore de preuve affirmant cela, car c’était quand même une loterie quelque peu étrange.

C’est pourquoi je décidai de procéder à une expérience.

***

La totalité des actifs en ma possession était d’environ 2000 pièces d’argent. Je l’utilisai donc un peu partout dans la ville. J’avais alors utilisé cet argent pour prendre un repas, mais je n’avais rien reçu en retour. J’étais allé après cela chez le marchand d’habits. J’avais ainsi pu avoir une nouvelle tenue pour Miyu faite sur mesure. J’avais alors dépensé environ 10 pièces, mais aucun billet de loterie n’était alors apparu.

J’étais ensuite allé d’un magasin puis au suivant et j’y achetais de nombreuses choses. Finalement, j’avais utilisé environ la somme de cent pièces d’argent prévu au départ, en de nombreuses transactions et malgré cela, je n’avais pas eu le moindre billet de loterie.

Ce nouveau billet de loterie, cela voulait dire que les achats effectués avant cela n’étaient pas la cause de son apparition ?

Je décidai donc de continuer en allant acheter quelque chose auprès de Société Marchande Saramas, mais cette fois en utilisant beaucoup d’argent en même temps.

« Bienvenue, oh Mon Dieu. N’est pas Monseigneur Yuuki que je vois là ? Est-ce que je peux vous aider en quoi que ce soit ? » (Saramas)

« Un peu, il y a quelques babioles dont j’ai besoin pour ma personne. » (Kakeru)

« Veuillez indiquer tout ce que vous aviez en tête. » Annonça Saramas avec son attitude de marchand.

Maintenant, d’abord, j’essayerais d’acheter quelque chose de commun.

« J’ai besoin de meubles. Certains meubles que j’ai retrouvés dans le manoir ne sont plus en très bon état, et donc j’aimerais les changer. » (Kakeru)

« Certainement. » (Saramas)

Après quelques secondes de réflexion, Samara rajouta.

« Si tel est le cas, alors cela vous coûterait environ 25 pièces d’argent, est-ce que cela vous convient ? » (Saramas)

« Je vous laisse vous en charger. » (Kakeru)

Après avoir compté les pièces d’argent jusqu’à 25, je les transmis toutes à Saramas.

« Merci de faire affaire avec nous. Je vais les faire préparer immédiatement. » (Saramas)

« S’il vous plaît, faites. » Répondis-je. Puis j’attendis un moment pour vérifier si quelque chose se produisait.

Il n’y eut aucune apparition de billet de loterie.

Peut-être que cela n’avait rien à voir avec la Société Marchande Saramas. Peut-être que c’était lié avec la somme d’argent impliquée ? Je réfléchissais alors à quelque chose puis je demandai encore une fois à Saramas.

« J’aimerais acheter une peinture. » (Kakeru)

« Une peinture de ? » (Saramas)

« Ouais, un tableau que vous mettez habituellement dans une salle d’attente, un tableau avec cadre. Je n’ai vraiment aucune connaissance concernant la peinture, alors cherchez-moi celui qui coûterait environ 300 pièces d’argent. » (Kakeru)

300 pièces d’argent équivalaient à la valeur de Miyu. Le ticket de loterie pourrait apparaître si j’utilisais le bon montant.

« Je comprends. » (Saramas)

« Eh bien, voici les 300 pièces d’argent. » (Kakeru)

« Certes, nous avons reçu le paiement. Cependant, pour cela, il faudra du temps pour que je trouve ce qu’il vous faut... » (Saramas)

« Je vous laisse vous en occuper, j’ai toute confiance. » (Kakeru)

C’était déjà plus probable que cela marcherait là, car j’avais quand même acheté quelque chose de cher. Et ce qui m’intéressait était uniquement le billet de loterie. Je sentis quelque chose apparaître, à ce moment-là, dans ma poche de ma chemise et puis... C’était bien là !

Le billet de loterie qui n’était pas là jusqu’à récemment était soudainement apparu. En effectuant le paiement de Miyu et la transaction que je venais de faire tout à l’heure, cela avait marché. Les deux correspondaient à une certaine condition. Et pour le dire plus simplement, je recevrai un ticket de loterie quand j’achetais quelque chose de cher. Avec cela en tête, je ne me retiendrais plus.

Je me dirigeais donc de nouveau vers Saramas avec le ticket de loterie dans la main (Saramas ne peut pas voir le billet) et sortie alors tout l’argent que j’avais mis de côté.

« J’ai environ 1600 pièces d’argent. Avec cela, que puis-je acheter ? » (Kakeru)

« ... Quel genre d’achat quelque peu unique est-ce ? » Répondit Samaras avec un sourire ironique aux lèvres.

Sa réaction était tout à fait raisonnable. Si je regardais de son point de vue, je me sentirais de la même manière.

Cependant, de mon point de vue.

Cet argent était juste quelque chose que je devais consacrer pour obtenir des billets de loterie. Je n’avais pas vraiment envie de faire des achats.

« S’il vous plaît, veuillez attendre un moment. » Dis Saramas avant de partir pendant un certain temps. Il revint ensuite portant un plateau dans ses mains.

Dessus se trouvait un bracelet doré avec un bijou encastré au centre.

« C’est ? » (Kakeru)

« Il s’agit de quelque chose qui est très populaire chez les gentilshommes ces derniers jours. En mettant cela sur une femme qui fait partie de votre harem, vous revendiquez clairement son appartenance et vous signalez donc à tous le fait qu’elle soit votre possession personnelle. » (Samaras)

« Hee... » (Kakeru)

« Il s’agit là d’un échantillon. Comme il est uniquement fabriqué pour être utilisé en tant que revendication de propriété, nous le modifions selon les désirs de nos clients. Par exemple, un bracelet en or avec des bijoux et une inscription spécifique dessus. » (Samaras)

C’était très intéressant.

Un objet qui permettait de clairement annoncer que vous possédiez un harem.

Il ne semblait pas que j’ai la chance de l’utiliser très bientôt, mais pour ce moment, j’allais tout simplement l’acheter.

« Eh bien, donnez-moi celui qui équivaut à 1'600 pièces d’argent. » (Kakeru)

« Dans ce cas, que diriez-vous de quatre bracelets ? Est-ce que cela vous convient ? » (Samaras)

« Oui, bien sûr ! » (Kakeru)

Je sortis alors le restant des pièces d’argent du sac en tissu et Saramas commença donc à compter.

« Voilà, j’ai bien reçu le paiement. » (Samaras)

Au moment où Saramas m’annonça cela, encore une fois, plusieurs tickets de loterie apparurent en même temps. Cette fois, il y en avait cinq d’un coup !

***

Chapitre 18 : La Requête de la Guilde

Les choses que je venais d’acheter allaient toutes être livrées directement au manoir. Alors que je quittai tout simplement la firme marchande tout en pensant à ce qui venait de se produire, je me mis à marcher sans but dans la ville. Si je dépensais la somme de 300 pièces d’argent, je recevais en retour un billet de loterie.

Je n’avais reçu aucun billet de loterie alors que j’avais fait de petits achats. Et c’était uniquement au moment où j’avais payé pour le document de possession de Miyu que j’avais reçu le premier. Après cela, quand j’avais acheté les bracelets pour 1600 pièces d’argent, j’en avais reçu cinq de plus.

Alors, il serait logique d’en déduire que 300 pièces d’argent étaient égales à un billet de loterie. Et si l’on y pense, il y avait une chose qui m’intéressait grandement à avoir le plus tôt possible.

Le quatrième prix. La réduction de 50 % pour l’acquisition des billets de loterie.

Si j’arrivais à avoir ce prix, je pourrais sans aucun doute acquérir les tickets pour la somme de 150 pièces d’argent au lieu de 300. Je voulais donc participer dès que possible à la loterie.

Actuellement, j’avais sept billets. Et si je suivais les principes liés à cette loterie, il me fallait accumuler encore trois pour pouvoir avoir un tirage en plus. Donc en tout, il me fallait 900 pièces d’argent. Je les voulais, mais il ne me semblait pas si facile d’avoir cette somme d’argent très rapidement.

Alors que je réfléchissais à cela, je me téléportai à l’aide de la plume. J’étais maintenant apparu en un lieu entre la ville de Roizen et la ville de Reis. Lors du sauvetage de la princesse, j’étais passé dans la zone alors que j’étais à cheval. Et c’est alors que je me mis à parler avec Éléanore.

« Peux-tu m’invoquer les zombies que tu avais créés la dernière fois ? » (Kakeru)

( L’Armée des Morts-Vivants, qu’est-ce que, tout à coup, tu essayes de faire ? ) (Éléanore)

« Ne me demande rien à ce sujet et contente-toi de les convoquer. » (Kakeru)

Éléanore était aussi allée avant cela dans la salle contenant la loterie, mais bien sûr, elle n’avait pas pu voir les billets de loterie.

Et comme il serait très gênant de devoir tout expliquer, j’avais simplement décidé d’uniquement demander son aide sans rien lui dire de plus.

( Essayes-tu de me commander ? Même l’arrogance a ses limites. ) Bien qu’Éléanore ait dit cela, un instant plus tard, je pus sentir le sol se mettre à trembler.

Elle s’était peut-être plainte, mais elle n’avait jamais dit non.

Je pris alors Éléanore plus fermement dans ma main. Je voulais me battre contre un zombie ou peut-être un squelette afin que je puisse obtenir des billets de loterie. C’était le plan que j’avais conçu, mais je ne savais pas s’il allait marcher...

« Hein !? » (Kakeru)

( Hein !? ) (Éléanore)

La voix d’Éléanore et la mienne purent être entendues en parfaite synchronisation.

Éléanore les avait bien convoqués, mais les squelettes n’étaient alors pas apparus. En échange, une jeune fille venait d’apparaître devant nous. C’était une jeune fille vêtue d’une tenue de femme de chambre, j’avais l’impression de l’avoir vue auparavant.

« ... Ne serait-ce pas le fantôme de la maison ? » Mon murmure fut prouvé après quelques instants.

Oui, c’était bien elle. Elle ressemblait, sans aucun doute, au fantôme que j’avais exorcisé dans le manoir.

Cependant, elle n’avait plus cette aura menaçante qu’elle avait eue alors qu’elle était dans la maison. Et bien qu’elle soit transparente, elle ressemblait complètement à une jeune fille.

« Où sommes-nous ? » (jeune fille fantôme)

« Dans un lieu entre la cité de Roizen et de Reis. » (Kakeru)

« Je connais Roizen, mais c’est où Reis ? » (jeune fille fantôme)

Il semblerait de prime abord qu’elle soit capable de mener une conversation tout à fait normale.

« Éléanore, que se passe-t-il ? » (Kakeru)

( Je voudrais aussi le savoir ! ) (Éléanore)

« Et où est ton armée de zombie ? » (Kakeru)

( J’ai essayé de les convoquer depuis tout à l’heure, mais je n’obtiens aucune réponse. C’est bien la première fois que cela se déroule ainsi. ) (Éléanore)

Il semblerait qu’elle ne me dise pas de mensonge. De par la voix qui résonnait dans ma tête, je pouvais être sûr qu’elle était aussi troublée que moi.

« Quand tu as essayé de les convoquer, tout ce que tu as réussi à convoquer a été ce fantôme qui se trouve actuellement devant nous, en place et lieux de l’armée de morts-vivants que tu pouvais convoquer précédemment. Essaye donc de la faire disparaître puis de convoquer l’armée de mort-vivant à la place. » (Kakeru)

( Compris. ) (Éléanore)

Le fantôme disparut alors pendant un certain temps avant de réapparaître. Disparaître puis réapparaître. Disparaître puis réapparaître...

« On dirait que c’est rendu ainsi ! » (Kakeru)

( Comment est-ce possible ? ) (Éléanore)

« Cela, je ne le sais pas du tout. » (Kakeru)

Ce que je savais là, c’était que ce qu’Éléanore pouvait convoquer n’était plus l’armée de morts-vivants qu’elle avait avant, mais à la place, la jeune fille fantôme que nous avions vue juste avant.

Et ainsi, ma méthode géniale pour obtenir un billet de loterie très facilement venait de tomber à l’eau.

« Mon nom est Tania, Tania Chiciakiss. » (Tania)

« Tania, hein ? Mon nom est Yuuki Kakeru. Me connaissez-vous ? » (Kakeru)

J’avais décidé de lui demander cela parce que je pouvais sentir que Tania me regardait depuis un bon moment.

« Oui. Vous êtes la personne qui est rentrée dans le manoir. » (Tania)

« Ha, donc vous vous en souvenez. » (Kakeru)

« Oui, je viens juste de m’en rappeler —, mais, attendez, je ne suis plus dans le manoir ? » (Tania)

« Vous n’étiez jamais sorti du manoir avant aujourd’hui ? » (Kakeru)

« Hum. Non, j’ai été emprisonnée là-dedans. J’étais très fâchée à cause de cela. Quand je regardai les autres personnes qui étaient si heureuses de pouvoir aller où elles voulaient, cela me rendait de plus en plus en colère au fur et à mesure que le temps passait, et donc je suis finalement devenue un fantôme empli de haine. » (Tania)

« Pour résumer votre histoire, c’est pour cela que vous êtes devenu un fantôme lié à ce lieu, n’est-ce pas ? » (Kakeru)

Je pouvais parfaitement discerner le point principal de son histoire.

Bien que je ne comprenne pas encore bien les raisons derrière tout cela, mais il était possible désormais de convoquer le fantôme du manoir en utilisant le pouvoir d’Éléanore.

« Est-ce que c’est possible que celui qui m’a éloigné du manoir soit vous, Kakeru ? » (Tania)

« Je ne peux pas être sûr à cent pour cent de cela, mais cela pourrait être le cas. » (Kakeru)

« Vraiment !? Merci beaucoup !? » (Tania)

Tania vint alors me serrer dans ses bras. Vu qu’elle est un fantôme, peut-elle vraiment me faire un câlin ?

« Merci beaucoup Monsieur Kakeru ! » (Tania)

Quand je vis alors le sourire si beau et si heureux de Tania, je ne pus pas m’empêcher de me dire que cela était bien mieux qu’un zombie et un squelette.

Quand je revins finalement dans mon manoir, Andrew de la société marchande Andrew était déjà là-bas.

Maintenant que j’y pense, même si nous nous voyions toujours quand il m’achetait les vaches des montagnes, c’était bien la première fois que nous nous rencontrâmes dans ma propre maison.

Nous nous étions alors assis face à face dans la salle de réception.

« Y a-t-il quelque chose que je peux faire pour vous ? » (Kakeru)

« J’ai besoin de votre aide pour une affaire pressante. » (Andrew)

« Est-ce que cela aurait à voir avec les vaches ? » (Kakeru)

« Non. Je n’ai pas de tel problème de ce côté-là... Ce n’est pas totalement non lié avec les vaches des montagnes, alors j’espère que vous pourrez m’aider concernant cette autre chose. » (Andrew)

« Est-ce que quelque chose de grave s’est produit ? » (Kakeru)

« Savez-vous qui est Alexis ? » (Andrew)

« Alexis... Ha ! L’homme dans son groupe de quatre personnes, n’est-ce pas ? » (Kakeru)

Andrew hocha la tête.

En parlant d’Alexis, il était le chef d’une petite équipe de quatre hommes qui m’avait donné l’opportunité d’entrer dans la société marchande Andrew. Après ma première rencontre avec Andrew, comme j’étais toujours allé là-bas pour livrer mes vaches des montagnes, je l’avais souvent rencontré et nous avions même discuté ensemble plusieurs fois.

Avant que je n’arrive, il était le meilleur élément de la société marchande Andrew, mais il avait été battu à plate couture après ma venue.

« Qu’est-il arrivé à Alexis ? » (Kakeru)

« Il a subi une grave blessure. » (Andrew)

« Mai... » (Kakeru)

En entendant cela, je fronçai les sourcils.

« Il y a quelques jours, une apparition importante de monstres a été détectée à un certain endroit. À l’origine, il n’y avait rien de semblable jusque là, mais soudainement, c’est comme si une véritable épidémie s’était produite à cet endroit et donc une demande de subjugation a été envoyée à la Guilde. » (Andrew)

Guilde, y avait-il quelque chose comme ça ici ?

« Les monstres ne sont pas vraiment forts, mais la vitesse à laquelle ils se reproduisent n’était pas quelque chose de normal. Après avoir mené leur enquête, la guilde a donc décidé d’envoyer tous les aventuriers affiliés à cette ville directement à cet endroit pour en finir. Mais la situation s’est transformée en match nul. » (Andrew)

« Je peux parfaitement imaginer la suite de l’histoire. Donc Alexis, qui par hasard, chassait à cet endroit fut gravement blessé, c’est ce que vous essayez de me dire ? » (Kakeru)

« Vous avez raison. Et pour couronner le tout, tous les membres du groupe d’Alexis ont été gravement blessés au point qu’ils pourraient être invalides pendant environ un mois. Et après que Alexis et son groupe ont dû fuir la bataille, la situation a tourné au cauchemar. » (Andrew)

« Donc pour simplifier, vous voulez que je fasse quelque chose au sujet de l’épidémie de monstres ? » (Kakeru)

« Oui, c’est bien le cas. Bien sûr, nous allons vous donner une importante récompense pour cela. Honnêtement parlant, il s’agit du plus grand danger que la guilde ait jamais eu depuis le premier jour de sa fondation. Ils sont même disposés à payer le montant qu’il faudrait pour que cette demande soit effectuée. » (Andrew)

« Je comprends. » Répondis-je immédiatement. Je recevrai ainsi une récompense pour avoir battu les monstres. Et cerise sur le gâteau, je pourrai récupérer des tickets de loterie après avoir écrasé ces monstres.

Pour participer à la mission de subjugation, je devais m’inscrire à la Guilde. Il semblerait qu’ils voulaient que la population sache que celui qui avait vaincu les monstres était quelqu’un qui était affilié à la Guilde. Bien que cela m’aille parfaitement, mais d’une façon ou d’une autre, un rang D tel que je venais d’avoir lors de mon inscription me rendait quelque peu mal à l’aise.

Dès le départ, je savais que je commencerais au rang le plus bas. Mais quand j’avais demandé plus d’informations concernant cela, ils m’avaient dit qu’Alexis était de rang A, alors je m’étais dit que cela augmenterait très certainement mon rang après avoir fini de subjuguer tous ces monstres.

Je fus ainsi guidé par une personne de la guilde jusqu’à l’endroit où l’éclosion de monstres avait eu lieu.

« Hoo, c’est quoi ce paysage ? J’ai l’impression de l’avoir déjà vu auparavant. » (Kakeru)

( ... ) (Éléanore)

Éléanore ne prononça pas un mot devant cette scène.

« De plus, je pense que j’ai déjà vu ces monstres auparavant. » (Kakeru)

( ――♪ )

Éléanore siffla alors dans ma tête.

Il y avait une limite au fait d’être prétentieux.

C’était l’endroit où j’avais été amené dans une forêt. Oui, c’était bien l’endroit où j’avais été sauver Mari il y a quelques jours.

Depuis l’endroit où je me trouvais, je pus clairement voir que les monstres contre lesquels les aventuriers se battaient étaient des squelettes et des zombies ainsi que des monstres que j’avais déjà vaincus précédemment.

« Je vais devoir avoir une longue discussion avec toi plus tard. » (Kakeru)

( Je ne suis nullement fautive dans cette affaire. ) (Éléanore)

Je serrai alors Éléanore qui émit alors une sombre aura et me dirigeai vers les monstres.

Les monstres qui regardaient dans ma direction ainsi que celle d’Éléanore furent clairement effrayés alors qu’ils essayaient de s’enfuir.

Je suis désolé, mais, contrairement aux soldats. Je ne vous laisserai pas fuir.

***

Chapitre 19 : Un Homme Qui Seul Peut Changer Le Cours D’Une Guerre

Je jetai un rapide coup d’œil sur le champ de bataille pour ainsi confirmer la situation actuelle.

Du côté des aventuriers, ils semblaient clairement dans une mauvaise situation. Ils étaient épuisés, mais malgré cela, ils continuaient à se battre et à vaincre les monstres, les uns après les autres.

Mais ceci était inutile, car après avoir abattu l’un de ces monstres, un nouveau apparaissait.

Et en face, c’était totalement l’inverse. Un ou deux aventuriers tombaient parfois au cours de la bataille, mais de ce côté-là, aucun renfort ne venait combler le vide laissé par la perte.

Et donc, en raison de cette différence, les aventuriers étaient accablés par l’ennemi.

Si c’est le cas alors — je vais d’abord réduire le nombre de ces créatures pour leur donner un répit. Me dis-je.

Je me déplaçai donc vers le champ de bataille, tenant Éléanore dans ma main.

J’arrivai ainsi à côté d’un squelette qui affrontait un aventurier, et d’un seul coup, je le tranchai en deux.

« Qui êtes-vous... ? » (aventurier A)

Quand je regardai plus attentivement l’état de l’aventurier, je pus constater qu’il était très amoché. Il me regardait avec une forte suspicion clairement visible dans son expression du visage.

Je n’avais pas le temps pour des explications, alors je me dirigeais vers les prochaines monstres à proximité avant de les oblitérer les uns après les autres.

Je pourfendais chacun des monstres d’un seul coup alors que je traversais tranquillement le champ de bataille.

Après avoir réduit de manière drastique le nombre de monstres présent, plus aucun aventurier ne tomba sous les coups de leurs opposants.

Je traversai ainsi de part en part le champ de bataille, et là où je passais, un amoncellement de cadavres de ces choses immondes accompagnait mes pas.

Et ainsi, voyant que je permettais au cours de la bataille de la guerre de devenir de plus en plus favorable à notre côté, je continuais ma marche sanglante.

Les aventuriers que j’avais précédemment sauvés commencèrent quant à eux à aider les autres aventuriers qui étaient encore aux prises avec des créatures.

Et ainsi, le nombre de combattants de notre côté augmenta, et à l’aide de leurs coopérations, le nombre de nos opposants diminua considérablement.

Et comme le nombre de monstres commença à diminuer, notre rythme de progression augmenta de plus belle.

Et pour la première fois, le cours de la guerre changea vraiment en notre faveur. Les aventuriers commencèrent à repousser la marée ennemie.

Mais c’est à ce moment-là que l’un des aventuriers commença à m’attaquer.

« Sale Bâtard !!! » (aventurier B)

Il s’agissait d’un jeune aventurier. Éléanore bloqua l’attaque de son épée longue sans aucune difficulté.

« Es-tu le meneur de ces monstres !? » (aventurier B)

« De quoi parles-tu ? » (Kakeru)

« Ne joue pas avec moi. Tu ne peux pas cacher l’aura maléfique qui émane de toi ! » Annonça l’homme comme si c’était une évidence.

...

Ahh —, je devinai à ce moment-là de quoi il parlait.

Peu importe comment vous le regardez, la sombre aura générée par Éléanore me cataloguait comme faisant partie des rangs des monstres.

En plus de cela, l’origine de ces monstres était bel et bien Éléanore.

On ne pouvait donc pas y faire grand-chose s’il se trompait ainsi.

Et pour le dire franchement, cet homme avait donc un peu raison.

« Attends, tu as tort à propos de cette personne ! » (aventurier A)

Un aventurier différent arriva dans le dos de mon attaquant et il bloqua l’homme. Quand je regardai plus attentivement qui c’était, je vis qu’il s’agissait du premier homme que j’avais sauvé plus tôt.

« Qu’est-ce que tu racontes ? » (aventurier B)

« C’est la vérité ! Il m’a sauvé la vie ! » (aventurier A)

L’homme arrêta son mouvement, il semblait clairement hésiter quant à l’attitude à avoir.

Comme le temps des explications n’était pas encore venu, j’étais content que cela finisse si simplement vu qu’il était sur ma route.

Les monstres continuèrent ainsi à être fauchés par ma lame, encore et encore. Après en avoir battu pendant un bon moment, je réalisai finalement quelque chose. Les nouveaux monstres qui arrivaient dans le combat semblaient comme neufs. Ils ne portaient jamais de traces qui indiqueraient qu’ils aient déjà combattu auparavant.

Cela me donnait l’impression qu’ils venaient de "Naître".

« On dirait qu’il semblerait que le rythme de mes morts ait dépassé le rythme de la production des monstres. » (Kakeru)

( Oui, il semblerait que cela soit le cas. ) (Éléanore)

« Alors dans ce cas, comment faisons-nous pour que la réapparition de monstres cesse complètement ? » (Kakeru)

Comme j’avais un peu le temps de faire un petit bavardage, j’essayais de trouver une solution avec Éléanore.

( Qui sait ! ) (Éléanore)

« Comment cela peut-il être possible ? Ces monstres sont bien nés grâce à ton pouvoir, n’est-ce pas ? » (Kakeru)

( Je peux facilement leur dire de s’arrêter aussi longtemps qu’ils sont sous mon contrôle. Mais actuellement, il s’agit de la première fois où je ne peux pas les contrôler. ) (Éléanore)

« ... » (Kakeru)

En entendant ces mots, j’étais comme qui dirait perdu et je fus incapable de répondre.

« Je vais sceller cela. » Une femme aventurière arriva à côté de moi. Il s’agissait d’une magicienne qui utilisait la magie du vent.

« Sceller ? » (Kakeru)

« Nous les magiciens avons ce genre de pouvoir magique. Pour ce faire, il me faut aller jusqu’au point d’apparition et vous devez vous arranger pour me protéger afin que nous puissions sceller cela. » (jeune magicienne)

« Donc c’est correct pour moi si je ne fais qu’anéantir tous les monstres présents devant nous ? » (Kakeru)

« Exact ! » La femme aventurière hocha la tête. Elle regardait directement dans mes yeux. C’était un regard empli d’une grande attente à mon égard.

« Dans ce cas, devrais-je combattre plus sérieusement ? » (Kakeru)

« Hein ? Donc cela signifie que vous n’étiez pas jusqu’à maintenant encore sérieux ? » (jeune magicienne)

« Eh bien, vous pouvez le dire ainsi. » Hochai-je la tête en répondant et la femme devint alors encore plus surprise. Après tout, j’avais grandement économisé mes forces jusqu’à présent.

Le premier homme que j’avais sauvé au départ avait eu du mal à lutter contre un monstre. Les combattants au corps à corps étaient quant à eux corrects dans ce genre de situation, mais il y avait beaucoup de types d’aventuriers comme les sorciers et les archers qui avaient besoin d’être aidés lorsqu’ils étaient attaqués au corps à corps.

Si j’utilisais ma pleine force, il y aurait eu trop de chances pour que d’autres soient eux aussi frappés par mes attaques, donc j’avais réduit de manière drastique ma force. Mais là, je voulais utiliser ma pleine puissance à partir de maintenant. C’était devenu une situation où je devais donner mon maximum.

« Nous avons un problème ! » (aventurier C)

« Uwahh! Qu’est-ce que c’est que ce truc ! » (aventurier D)

Les voix contenant de la peur pourraient être entendues d’un peu partout dans mon entourage. Tout le monde regardait dans la même direction. Moi aussi, je me tournai alors et regardai dans la même direction.

Dans la direction où je regardais, je vis alors un géant avec des cornes et des crocs qui possédait une aura maléfique autour de lui.

Il s’agissait de la première fois que je voyais ce genre de monstre.

« C’est quoi cela ? » (Kakeru)

( Il s’agit de l’Empereur des Enfers, Sandros. Comme tu peux le voir... je pourrais dire qu’il s’agissait de mon joker. ) (Éléanore)

« Enfer et damnation —, c’est vraiment un nom exagéré qu’il possède. » (Kakeru)

( Soit dit en passant, une seul de ces créatures peut renverser le cours de toute une guerre. ) (Éléanore)

« Ho ! Ho ! » Je fus un peu étonné par cette créature. J’étais après tout venu ici seulement pour trouver ce genre d’atout caché.

Alors que j’avais une conversation avec Éléanore, les aventuriers proches de moi s’étaient déjà éloignés de la zone. Ils avaient déjà fui dans la direction de Sandros.

« Je n’ai jamais entendu dire que même ce genre de monstre sortirait de cet endroit ! » (aventurier)

« Comment pouvons-nous égaler la force de ce monstre ? » (aventurier)

Les aventuriers qui avaient combattu vaillamment jusqu’à maintenant, contre un grand nombre de monstres avaient tous commencé à fuir les uns après les autres. Comme il possédait le nom de l’Empereur des Enfers, on pouvait certainement dire que cela avait un certain impact sur son apparence... et bien, on ne peut pas vraiment y faire grand-chose si la situation devenait ainsi.

En raison de la panique qui était contagieuse, la ligne de front était sur le bord de l’effondrement.

« L’endroit où cette chose se trouve actuellement n’est-il pas pile à l’endroit où apparaissent tous les monstres ? J’y ai déjà pensé avant, mais ne serait-ce pas l’endroit près de la grotte où se trouvait Mari ? » (Kakeru)

( C’est ce qui m’a semblée à moi aussi. ) (Éléanore)

« Alors dans ce cas — » (Kakeru)

Il ne restait même pas une minute avant que la situation ne change définitivement. Si cela continuait ainsi, la ligne de front s’effondrerait très rapidement.

À l’aide de la plume, je me téléportai proche de la grotte où il y a quelques jours, Mari avait été.

« Uwaa! » (Kakeru)

Je fus choqué par ce qui arriva alors. Une fraction de seconde plus tard, il y eut comme un mur qui apparut devant moi.

Voyant cela, je reculai donc un peu. Après avoir analysé la situation, je découvris qu’il s’agissait en fait de la jambe de Sandros qui était devant moi.

Plus tôt, cela m’avait semblé être un mur, car j’étais trop près de lui. Et après avoir regardé autour de moi, je pus constater qu’une dizaine d’aventuriers était couchée face à ce monstre. Je me demandai alors s’ils avaient été tués par Sandros... Mais cela ne faisait pas si longtemps depuis qu’il était apparu.

« Hein... ? » (Kakeru)

Comme s’il avait réalisé ma présence, il se tourna dans ma direction.

« Guuoooooooo ! » (Sandros)

Il rugit soudainement vers le ciel, puis fronça les sourcils en regardant dans ma direction.

« Ne semble-t-il pas qu’il vient tout à coup, de devenir enragé ? » (Kakeru)

« Guuoooooooo ! » (Sandros)

« De plus, il regarde dans ta direction. N’était-il pas ton subordonné ? Est-ce que quelque chose s’est passé entre vous deux ? » (Kakeru)

( Je me demande s’il n’est pas en colère d’avoir dû me servir gratuitement pendant plusieurs centaines d’années. ) (Éléanore)

« Peu importe comment tu regardes la situation, il semblerait que tu sois la cause principale de cette rage, n’est-ce pas ? » (Kakeru)

Bien sûr qu’il serait devenu fou de rage. Pour un monstre étant appelé l’empereur des enfers, de devoir être traité d’une telle manière, c’était sûr que cela le mettrait en colère. Sandros balançait son arme qu’il avait dans ses mains. Il s’agissait d’une longue épée qui devait bien mesurer cinq mètres.

Avec Éléanore en mains, je bloquai facilement l’attaque. Le choc causé par l’impact fut assez violent pour que tous les aventuriers dans les environs tombent inconscient. La situation risquait de devenir dramatique si je restais sur une position défensive.

Je pris donc l’initiative d’attaquer Sandros. Avant que sa deuxième attaque ne puisse être prête, je coupai la main de Sandros.

« Guoooo ! » (Sandros)

En réponse à cela, les yeux de Sandros furent injecter de sang, et il se mit à rugir d’autant plus.

Avec le bras qui lui restait, il effectua un coup de poing dans le but de m’écraser. J’évitai facilement le coup de poing qui arriva, et par la même occasion, trancha sa dernière main. Puis, je courus jusqu’à son épaule et je sautai directement sur la face avant de sa tête.

« Guuoooooo ! » (Sandros)

Il se mit à nouveau à crier. L’air trembla assez fort pour que même mes habits en soient affectés. Je saisissais alors Éléanore et me plaçais en position.

« Je n’ai aucune rancune contre toi, mais — disparais à jamais de cet endroit. » (Kakeru)

Puis, tenant Éléanore des deux mains, je frappai le géant au niveau de sa tête. Sandros, tombant vers le sol, me regarda jusqu’au bout avec des yeux injectés de sang.

« Ce mec va-t-il aussi être ressuscité après une certaine période de temps ? » (Kakeru)

( Oui, si on lui laisse le temps. ) (Éléanore)

« La prochaine fois, il semblerait que la cible de son ressentiment sera sûrement moi. » Je murmurai cela tout en pensant que ce serait inévitable. Après tout, j’étais celui qui avait vaincu ce monstre.

La conclusion de la bataille progressa alors rapidement. Les aventuriers qui avaient été chargés de sceller le point magique avaient réussi à aller jusqu’au point d’apparition, — la grotte de Mari, et était en train de la sceller à l’aide de la magie.

Puis, une fois fini, un cri de triomphe résonna dans toute la zone, principalement focalisée sur ma personne.

***

Chapitre 20 : L’Équipe Harem

Après cela, je retournai jusqu’à Roizen. Arrivé à l’intérieur du bâtiment de la guilde, je fus conduit jusqu’à une pièce vraiment magnifique.

« J’ai entendu ce qui s’est passé grâce aux autres participants. » Andrew qui m’avait présenté ces lieux m’annonça cela. Il avait un étrange regard de fierté affiché sur son visage. Il poursuivit. « J’ai entendu dire que vous aviez conclu cette affaire, tout comme l’aurait fait un dieu féroce. »

« Ne pensez pas ainsi. Ce n’était rien de si grand. » Répondis-je rapidement.

« Vous me faites une blague !? Vous êtes si modeste. Dans tous les cas, j’ai entendu dire par les autres que monseigneur Yuuki avait fait le travail de plus de cent hommes. Du point de vue des aventuriers, qu’il s’agisse d’un mot favorable ou d’un mot préjudiciable, cela peut être considéré comme étant des deux manières. » (Andrew)

Est-il possible, ne serait-ce qu’un peu, pour que cela soit vu comme étant préjudiciable ?

« Mais on peut dire qu’à l’heure actuelle, tout est correct. La zone a été scellée, mais est-ce qu’il y a une chance qu’avec le temps, le seau puisse se rompre à nouveau ? » Demandai-je cela après m’être souvenu de l’incident concernant Mari.

Fiona m’avait dit qu’il n’y avait rien là-bas jusqu’à ce que Mari soit possédée. En outre, par rapport à maintenant, la chose qui avait été scellée là-bas était encore en vie, de sorte que le niveau du danger serait automatiquement plus élevé qu’il ne devrait être s’il n’existait pas cela.

Après qu’Andrew entendit ce que j’avais dit, il me répondit alors avec un regard sérieux. « En ce qui concerne ce qui vous inquiète, la guilde traite la question comme étant la priorité numéro un du moment. En utilisant des aventuriers de rang B, ils ont mis en place une surveillance constante de la zone pour que tout changement qui pourrait survenir soit détecté. Honnêtement parlant, si vous n’étiez pas intervenu Monseigneur Yuuki, la ligne de front aurait été détruite, et le nombre croissant de monstres aurait fini par inonder les villes de Roizen et de Reis. »

Et c’était alors qu’Éléanore rajouta ( Ce serait une bonne chance si cela avait été la seule chose qui s’était produite. Avant cela, mon armée de morts-vivants a souvent renversé des royaumes. Si vous leur laissez le temps, cette horde de monstres augmentera en nombre, et après cela, ce pays serait susceptible de périr sous le nombre. )

Étrangement, Éléanore m’avait annoncé cela en ayant un ton empli de fierté. Je devrais donc la discipliner un peu plus tard. Je regardai alors Andrew avec un visage sérieux avant de poser la question dont j’étais intéressé depuis un moment à entendre la réponse. « Effectuer des patrouilles, c’est bien après tout. Mais à la place de le sceller, ne serait-il pas préférable de tous les exterminer ? »

Il prit quelques secondes avant de réponse. « Nous sommes très troublés à ce sujet. À l’heure actuelle, nous essayons toujours de trouver le moyen d’accomplir cet exploit. Nous en avons fait une quête de la plus haute priorité que nous avons transmise à tous les aventuriers affiliés à la Guilde. Pour la Guilde, il y aura un déficit important en réalisant cette quête, mais il n’y a pas d’autre moyen. »

« Je vois, je trouverai de mon côté un moyen de le faire à ma façon. » (Kakeru)

« Vous êtes prêt à nous aider ? » Alors qu’il me disait cela, ces yeux semblaient comme briller. Il semblait clairement m’indiquer que, 'si vous le faites vraiment, alors je serais vraiment content de tout cela'. Voilà ce que je lisais en eux.

« D’ailleurs, pour être franc, il y a quelque chose que je dois absolument faire avant. » Lui répondis-je.

Il me répondit rapidement après avoir entendu mes paroles. « Même ce que vous m’avez dit avant est déjà largement assez pour me rassurer. Si c’est vous, Monseigneur Yuuki, nous avons beaucoup plus d’attentes par rapport aux autres aventuriers, même si vous dites que vous ne le faites que dans votre temps libre. »

Eh bien, on dirait que ma popularité avait rapidement grimpé.

De toute façon, j’avais déjà compris la situation générale. De la façon dont Andrew avait formulé cela, je pouvais déjà déterminer qu’il prenait cette affaire au sérieux.

« Maintenant que j’ai dit cela... » Pour une raison inconnue, Andrew devint tout à coup taciturne, avait-il encore quelque chose à me dire ?

« Qu’est-ce qu’il y a ? » Lui demandai-je.

« J’espère que vous voudriez continuer à être un aventurier affilié de la Guilde. » (Andrew)

« La Guilde ? » (Kakeru)

« Oui. Celle que vous avez déjà connue jusqu’à présent. Le rang des différentes guildes est décidé en fonction des quêtes qui ont été prises et résolues ainsi que grandement basées sur la renommée des aventuriers qui y sont affiliés. » (Andrew)

Je ne l’avais pas compris avant, mais maintenant j’avais très bien compris.

« Dans la longue histoire de la guilde, il n’y a jamais eu quelqu’un qui puisse être appelé en tant que l’As des As. » Me déclara-t-il.

« Et qu’en est-il d’Alexis ? » Quand je lui demandai cela, Andrew secoua lentement la tête.

Il me répondit ensuite. « Il est bien un aventurier qualifié, mais il n’a réalisé aucune contribution décisive. En plus du caractère, il y a un aspect important vis-à-vis de lui... et bien plus encore. » (Andrew)

Il continua ainsi à me parler pendant un moment des mauvais côtés d’Alexis.

« Ah, alors vous dites qu’il est ce genre de personne. » (Kakeru)

« Oui, c’est ainsi et aussi... » (Andrew)

Les paroles d’Andrew devenaient obscures alors qu’il me regarda à nouveau. Il n’avait plus aucune espérance vis-à-vis d’Alexis, mais si cela était vis-à-vis de moi...

Honnêtement, je ne ressentais pas de mauvaise sensation concernant cela. Au contraire, je me sentais très bien d’être vu ainsi par lui.

« Bien sûr, vous serez récompensé de manière appropriée. La guilde possède plusieurs filiales réparties dans toute la ville que vous pouvez utiliser à votre convenance. » (Andrew)

Une bonne proposition venait d’être faite, donc c’était pas si mal. J’avais ainsi décidé d’accepter la proposition d’Andrew, et donc, en tant que tel, je lui déclarai que je resterais dans cette guilde. Lorsque la conversation fut terminée, je quittai alors le bâtiment de la guilde.

Comme l’extérieur était devenu assez sombre, j’allais utiliser ma plume pour retourner dans mon manoir quand...

« Heu ! » À ce moment-là, je fus accueilli par quelqu’un qui semblait m’attendre. Il s’agissait de l’aventurière-magicienne de vent que j’avais vu plus tôt.

« Vous-êtes... celle de tout à l’heure... » (Kakeru)

Je pouvais parfaitement me souvenir de son visage, mais je n’avais pas encore entendu son nom.

« Je m’appelle Akosu Io » (Akosu)

« Io. Je m’appelle Kakeru Yuuki. Mais vous pouvez m’appeler Kakeru. » (Kakeru)

« Monsieur Kakeru... je voudrais vous remercier de m’avoir sauvé tout à l’heure. » (Akosu)

« À ce propos, allez-vous bien ? » (Kakeru)

« Oui, je vais très bien, car vous m’avez sauvé avant ça. » (Akosu)

« Vous me donnez l’impression que vous êtes blessée... » (Kakeru)

Je pointai alors vers sa main. Là-bas, il y avait un chiffon déchiré qui se trouvait autour de sa main et dessus, du sang était bien visible. Je vis qu’il ne s’agissait à l’heure actuelle que d’un premier soin effectué en situation critique.

« N’avez-vous pas fait correctement traiter cela ? » (Kakeru)

« Je suis désolée. Je ne voulais pas que vous voyiez cela... » (Akosu)

« Veuillez attendre une seconde. » (Kakeru)

Je sortis alors une Boule Magique blanche d’une de mes poches. Je voulais l’utiliser sur Akosu. La boule émit alors une petite lumière et elle entoura alors entièrement le corps de la jeune fille.

« Comment vous sentez-vous ? » (Kakeru)

« Comment je me sens... ? Heee, ma blessure. » (Akosu)

Akosu fut alors grandement surprise. Elle détacha le tissu qui enveloppait sa main. Dessous, aucune trace de blessure ne pouvait être vue comme si elle avait acquis une peau totalement neuve.

Il s’agissait de la première fois que j’utilisai une Boule Magique, apparemment, il semblerait que cela fonctionne correctement. Eh bien ! Si je me rappelais bien, la femme m’avait dit que, tant que la cible n’était pas morte, d’une manière ou d’une autre, elle pouvait encore être sauvée.

« Monsieur Kakeru, juste maintenant ? Avez-vous utilisé une magie de soins sur moi ? » (Akosu)

Ce n’était pas vraiment de la magie. Mais tenter de lui expliquer causerait encore plus de problèmes qu’autre chose.

Io était étonné par ce qui venait d’arriver. Ses yeux semblaient encore plus brillants qu’avant.

« Mais, pour quelle raison vouliez-vous me voir ? » (Kakeru)

« Ha oui, heu... » (Akosu)

Semblant très gênée, Akosu hésitait à continuer... Au bout du compte, elle avait l’air d’avoir confirmé sa résolution.

« Permettez-moi de me joindre à votre groupe. » Me demanda-t-elle tout en ayant sa tête inclinée vers le sol.

Ce fut alors à mon tour d’être assez surpris. Mon groupe. Et à ce propos, pourquoi dans mon groupe ? Je n’avais jamais pensé à avoir une équipe avec moi.

« Heuu, ce n’est donc pas possible ? » (Akosu)

Akosu leva alors la tête et me demanda cela en me regardant, toute timide. Elle ressemblait à un chiot qui avait été rejeté.

« Non, c’était juste que votre demande était tout à fait inattendue et donc j’étais surpris. Je n’avais, jusqu’à maintenant, jamais pensé à faire une équipe et donc, vous êtes la première qui vient à moi pour rejoindre mon groupe. » (Kakeru)

« Je suis votre première... » (Akosu)

Pour une raison inconnue, Akosu avait l’air plutôt très heureuse de cette annonce. Je me mis alors à réfléchir sur les raisons d’accepter et les raisons de refuser sa demande. Les raisons de refuser étaient... Je me demandai alors s’il y avait même une raison pour laquelle je devrais rejeter cela. Et maintenant, les raisons pour accepter. Si je devais faire équipe, alors plutôt que de chercher des camarades masculins, je préférerais largement avoir une belle et mignonne jeune fille dans mon groupe.

De ce côté-là, je n’avais nullement à me plaindre à cet égard alors que je regardai soigneusement Akosu.

L’apparence de la belle magicienne du vent était un peu simple, mais elle était mignonne au possible. Elle me regardait, attendant ma réponse.

« Cela me va. Faisons ainsi une équipe. » (Kakeru)

« ... Merci beaucoup d’avoir accepté ! » (Akosu)

Akosu semblait ravie comme si elle venait de gagner le gros lot à la loterie.

« Nous discuterons plus en détail à propos de tout cela, alors venez demain chez moi, dans mon manoir. » (Kakeru)

« D’accord ! » (Akosu)

Après cela, je lui indiquais la localisation de mon manoir et c’est ainsi que me séparai pour aujourd’hui de ma charmante coéquipière, Akosu Io.

Je faisais maintenant équipe avec une fille, Hehe. Quand je pensais à cela, ça me rendait tout excité.

Et, alors que l’excitation était toujours présente, je retournai dans ma maison.

Soit dit en passant, quelques aventuriers masculins sortirent alors de nulle part, apparaissant ainsi directement devant chez moi avant de me demander la même chose. Leurs yeux brillaient également du même respect ! Ils espéraient tous la même chose, mais comme ils étaient tous des hommes, je dus leur refuser cela.

***

Chapitre 21 : S’il y avait encore un Billet

Au cours de la nuit, dans la salle de bain du manoir.

Miyu me lavait le dos alors que nous nous trouvions dans la salle de bain contenant le grand bain. Il s’agissait d’un bain assez grand tel que les bains publics qui pouvaient facilement contenir une vingtaine de personnes,

« Nsho, Nsho... » (Miyu)

Lorsque Miyu me lavait le dos en appliquant toute sa force, elle était vraiment très mignonne. Elle déplaçait la serviette de haut en bas,

« Mets-y un peu plus de force quand tu fais cela. » (Kakeru)

« Haii ! » (Miyu)

Tout comme je lui avais demandé de faire, Miyu commença à mettre un peu plus de force dans ses frottements, mais cela ne dura pas longtemps. La force qu’elle y mettait s’affaiblissait petit à petit puis elle lâcha rapidement un cri de "Pffff...". Cependant, elle n’avait pas émis la moindre plainte.

De temps en temps, elle prenait une profonde inspiration et puis elle retenait sa respiration avant de me frotter le dos avec force. Ceci entraînait un grand nombre de mouvements de nettoyage, mais assez rapidement, elle manqua de souffle et le frottement devient de nouveau faible. Je savais qu’elle effectuait son travail avec un dévouement extrême. Et c’est pourquoi il n’y avait pas d’insatisfaction dans mon cœur.

« Miyu, est-ce qu’il y a tout ce que tu veux ici ? » (Kakeru)

Je déplaçai mon attention sur Miyu alors que je lui posais la question. J’allais commencer à gagner de plus en plus d’argent à partir de maintenant.

« Nshoo... Une chose que je voudrais... Nshoo...heuuu? » (Miyu)

« Oui, tu peux demander n’importe quoi. » (Kakeru)

« Vraiment ? Nshoo... je peux demander ce que je veux ? » (Miyu)

« Oui, dis-moi simplement ce que tu souhaites. » (Kakeru)

Après que je le lui ai redit une nouvelle fois, Miyu me regarda, toute timide.

« Je voudrais une éponge à récurer... » (Miyu)

« Une éponge à récurer ? » (Kakeru)

J’avais l’impression que sa réponse était étrange parce qu’il s’agissait d’une réponse inattendue.

« J-Je suis désolée. Maintenant, c’est — . » (Miyu)

« Non, ce n’est pas un mauvais choix. Quel genre d’éponge aimerais-tu avoir ? » (Kakeru)

« Hum ! Celle qui est façonnée comme un gant, avec une texture rugueuse, donc, lorsque vous frottez votre corps qui a beaucoup de saleté présente dessus, alors elle s’en va très facilement... » M’expliqua Miyu.

Quand je l’entendis dire cela, je devins de plus en plus excité, j’en voulais vraiment un, mais...

« Et celle-là, combien coûte-t-elle ? » (Kakeru)

« Heuu, en pièces de cuivre, il devrait coûter — . » (Miyu)

Comme prévu, il s’agissait là d’un objet extrêmement bon marché. Après un calcul approximatif, si je devais le convertir pour le Japon, alors ce serait quelque chose qui coûtait environ 100 yens.

« Donc, tu veux un objet qui se trouve dans un simple magasin à 100 yens ? » (Kakeru)

Sans le vouloir, je murmurais cela. Ceci montrait clairement comment je pouvais être décontenancé par la demande de Miyu.

Miyu observa alors mon visage perplexe en se demandant : "C’est quoi un magasin à 100 yens ?"

« Est-ce donc un non ? » (Miyu)

« Non, c’est bon. Encore plus si c’est juste pour acheter un tel objet. N’est-ce pas quelque chose dont nous avons besoin dans un usage quotidien, non ? Si c’est le cas, alors tu peux tout simplement aller acheter quelque chose comme ça sans avoir besoin de te priver. »  (Kakeru)

« D’accord !!! » (Miyu)

Comme elle avait répondu avec gaieté, même sans yeux derrière mon dos, il était quand même facile pour moi de déterminer l’expression qu’elle devait avoir sur son visage. Les frottements continuèrent de plus belle. Peu de temps après, je pus entendre des coups effectués contre une porte. Il s’agissait sans doute de la porte d’entrée. Comme Miyu ne semblait pas l’avoir entendu, je l’en informai.

« Miyu, il y a quelqu’un qui cogne à la porte d’entrée. Peux-tu y aller et voir qui c’est ? » (Kakeru)

« Hein !? J-J’y vais tout de suite. » (Miyu)

Miyu quitta en toute hâte la salle de bains. Portant sa tenue de femme de ménage tout heureuse, elle se dirigea vers la porte. Lorsqu’elle allait jusqu’à la porte, je pus entendre le bruit de Miyu qui venait de chuter à cause de quelque chose se trouvant sur son chemin. Bien qu’elle ait laissé sortir un petit gémissement, cela ne la découragea pas et elle continua à se diriger vers la porte d’entrée.

Je me demandai alors si je ne devrais pas augmenter rapidement le nombre de femmes de ménage que je possédais. Avec Miyu seule, sa charge de travail était bien trop importante pour qu’elle puisse gérer tout cela. Comme il s’agirait d’un gros achat de plus de 300 pièces d’argent qui équivalait à un billet de loterie, je ferais la commande pour une femme de chambre supplémentaire par l’intermédiaire de Saramas. Après avoir attendu un moment, Miyu revint vers moi en trottinant.

« Maître, vous avez un invité. » (Miyu)

« Quel genre d’invité et pour quel genre d’affaires est-il là ? » (Kakeru)

« Hum... C’est un homme qui ressemble à un aventurier. » (Miyu)

« ... Aah. » (Kakeru)

Je pouvais déjà deviner les raisons derrière la présence d’une telle personne. Sûrement qu’il voudrait lui aussi rejoindre mon groupe ?

« Retournes-y et écoute donc ce qu’il a à dire. Si cela concerne le fait de rentrer dans mon groupe, alors rejette immédiatement sa demande et revient me voir après cela. » (Kakeru)

« D’accord, j’y vais. » (Miyu)

Tout comme ce que je lui avais demandé, Miyu alla directement jusqu’à la porte d’entrée avant de revenir après un court moment. Comme je l’avais pensé, il s’agissait encore d’une invitation pour rejoindre le groupe de ce mec, et donc, après avoir été rejeté, il était tout simplement parti en disant qu’il reviendrait. Même s’il revenait, ma réponse serait encore et toujours un « NON ».

Après cela, je demandai à Miyu de continuer à me laver le dos, puis j’entrai finalement dans la baignoire tout en me sentant très bien.

Après que je me sois occupé un peu plus tôt dans la journée de faire des achats pour changer entièrement notre stock d’affaires de bains, y compris le linge, enfin je me rétablissais complètement de ma fatigue accumulée en ce jour. En échange, Miyu semblait totalement épuisée.

« Miyu. » (Kakeru)

« Oui, qu’est-ce qu’il y a, Maître ? » (Miyu)

Elle m’avait appelé par mon prénom lors de l’affaire du combat contre le fantôme, et cela en utilisant un ton qui l’avait alors rendue très désirable.

« Après cela, faisons du MofuMofu. » (Kakeru)

« — Heu ! »

Miyu fut surprise pendant une seconde, mais très rapidement un sourire éclatant apparut.

Et tout au long de cette nuit-là, je passai lentement et minutieusement mon temps à faire du MofuMofu avec Miyu.

Le lendemain, j’allai jusqu’à un certain endroit où je devais terminer une quête de subjugation de monstre, puis je parcourus l’ensemble de la zone afin d’y rechercher un billet de loterie. Ajouté avec les billets que j’avais obtenus en achetant les bracelets de Saramas, j’avais en tout et pour tout dix billets de loterie. Quand j’arrivai dans la salle de la loterie, il y avait déjà un autre visiteur qui me fut rapidement présenté. Il s’agissait d’une personne que j’avais immédiatement reconnue.

« Humm, vous êtes la personne de l’autre fois... » (Gagnant A)

« Le tentacule... » (Kakeru)

Il s’agissait bel et bien de l’homme qui avait gagné à la loterie juste avant moi. Il avait eu le premier prix dans la zone commerçante et avait ainsi pu obtenir une compétence appelée [Tentacule].

« Je vois. Donc vous avez vous aussi été transporté jusqu’à un autre monde. » (Gagnant A)

« Aah. » (Kakeru)

« Et comment allez-vous depuis ? » (Gagnant A)

« Je vais bien, disons. » (Kakeru)

« Vous allez bien. Moi aussi je vais assez bien. » (Gagnant A)

Puis il regarda derrière mon dos. Il s’agissait d’Éléanore qui était sous sa forme humaine que j’avais avec moi. Pour une raison inconnue, il me souriait. J’eus alors l’impression qu’il avait mal compris beaucoup de choses concernant cette situation. Mais comme il s’agissait de quelque chose qui ne méritait pas que je m’inquiète, alors je décidai d’inventer des mensonges concernant Éléanore.

« Donc, comme vous êtes ici. Cela signifie-t-il que vous avez également recueilli suffisamment de billets de loterie ? » (Gagnant A)

« Aah. » (Kakeru)

« Je suis désolé, mais comme j’étais arrivé ici le premier, je ferais tourner en premier la machine de loterie. » (Gagnant A)

« OK. » (Kakeru)

Après avoir hoché la tête à la suite de mon accord, l’homme s’en alla dans la direction du membre du personnel. Après cela, il tendit un tas de billets de loterie à la personne.

« Grande sœur, voilà 100 billets de loterie. » (Gagnant A)

« Veuillez attendre un petit moment. D’accord, il y a bien 100 billets de loterie. Vous pouvez donc jouer 110 fois à la loterie. » (Membre du personnel)

« Super ! La dernière fois, j’avais utilisé 30 billets de loterie. Cette fois-ci, je vais à coup sûr obtenir le premier prix. » (Gagnant A)

Je fus choqué quand j’entendis la phrase que cet homme venait de dire en affichant un important enthousiasme.

Cent billets, et la dernière fois, il en avait eu trente !?

Ceci signifie-t-il donc qu’avant cela, il avait déjà recueilli 30 billets de loterie ? Et moi, jusqu’à présent, je n’avais réussi à obtenir que 20 billets de loterie. Mais, comment avait-il accompli un tel exploit ?

... Je ferais mieux de lui demander quelques conseils sur la façon d’obtenir facilement un ticket de loterie — c’était ce que je pensais.

L’homme utilisa la machine avec enthousiasme.

Gara gara gara. Pon.

Une fois que la poignée fut tournée, le son d’une balle sortant de la machine suivit rapidement. Les unes après les autres, des boules noires apparurent, et quelques fois, une blanche montra le bout de son nez. Et ainsi, il ne reçut que des prix de consolation, et parfois, comme si la machine était désolée du résultat, le cinquième prix sortait.

Et ainsi, il continua jusqu’à avoir fini d’utiliser ces 110 tirages.

« Haa ! Merde ! Encore cette fois-ci, j’ai échoué ! » (Gagnant A)

« C’est vraiment dommage ! » (Kakeru)

« On ne peut vraiment rien y faire. Au moins, il y avait beaucoup de boules blanches qui sont apparues. Je les utiliserais sur les femmes-chevalières. » (Gagnant A)

J’eus alors l’impression d’avoir entendu quelque chose de très scandaleux, mais je fis comme si je n’avais rien entendu. Puis, l’homme reçut un sac avec à l’intérieur la totalité des boules qu’il avait gagné.

*

Après cela, je sortis tous les billets que j’avais pu acquérir. Tout cela ne représentait que dix billets. Je les tendis alors à la femme du personnel.

« Seulement dix tickets ? » L’homme qui se tenait à côté d’elle déclara cela.

« Je n’ai pas réussi à en gagner plus. » (Kakeru)

« Venir ici avec seulement dix billets de loterie est vraiment naïf. Avec seulement cette quantité, vous ne gagnerez jamais rien de bon. Vous avez bien vu ce qui m’était arrivé avant, n’est-ce pas ? » (Gagnant A)

« Je l’ai bien compris. » Mon visage affichait mon amertume. Comme on pouvait s’y attendre après avoir vu comment sa chance avait été, mon enthousiasme pour jouer à la loterie avait considérablement diminué.

Eh bien, j’étais déjà présent et donc, je devais quand même ne pas gaspiller le temps qu’il m’avait fallu pour venir ici et repartir à la maison. Avec cela en tête, je décidais quand même de jouer à la loterie.

Gara gara gara. Pon.

« ... Hein ? » (Kakeru)

« Vous devez vous moquer de moi, n’est-ce pas ??? » (Gagnant A)

L’homme se mit à crier de toutes ses forces quand il vit ce qui venait de se produire. Dès mon premier coup d’essai, je venais de gagner quelque chose d’autre que le prix de la consolation — il s’agissait de la boule dorée.

« Félicitations ! Vous avez gagné le 4e prix. » (Membre du personnel)

La sonnette retentit en même temps qu’elle disait cela.

L’homme commença encore plus à gémir lorsque le membre du personnel me souhaita bonne chance. Éléanore, qui avait regardé l’incident depuis derrière moi, lâcha un petit rire accompagné d’un « Pfff ! »

***

Chapitre 22 : Acquérir une Nouvelle Foi

« Merde ! Si j’avais su que cela allait être ainsi, alors j’aurais amassé encore plus de billets de loterie avant de venir ici ! » L’homme déclara cela avec un ton qui montrait bien sa grande frustration, puis, après avoir déclaré cela, il quitta la salle.

En disant qu’il voulait collecter encore plus de billets de loterie, il disait... il voulait dire qu’il allait collecter encore plus que 100 billets d’un coup ?

... En y pensant, qu’est-ce qu’il allait faire pour recueillir une quantité encore plus énorme de billets de loterie ? Et pour commencer, comment avait-il réussi à collecter ces cent premiers billets ?

Alors que je pensais à cela, je décidai que la prochaine fois que je le verrai, je lui demanderais l’information.

« Il s’agit là du quatrième prix de la loterie. Un rabais de cinquante pour cent. » Annonça la femme du personnel en me tendant une carte dorée.

Je regardai alors la carte dorée. Elle ressemblait à s’y méprendre à une carte de crédit. La texture de la carte me sembla bizarre quand je la pris et que je la touchai.

« Si vous montrez cette carte lorsque vous faites un achat auprès d’un vendeur, quel que soit l’objet désiré, alors vous obtiendrez une réduction de 50 %. Elle possède un nombre illimité d’utilisations, mais l’effet se limite à la personne qui a reçu cette carte. » (Femme du personnel)

« OK ! Donc il fonctionne sur le même principe que la plume. J’ai compris. » (Kakeru)

Je plaçai dans une poche ma carte de réduction. Il me restait encore 10 chances de gagner quelque chose. Je laissai alors Éléanore les effectuer, mais finalement, elle n’obtint que des Boules Magiques en tant que prix de consolation.

Désormais, je pouvais faire des achats avec 50 % de réduction. Et il y avait quelque chose que je voulais tester. Je voulais savoir combien d’achat que je devais faire avant d’obtenir un ticket de loterie. Avant cela, je devais faire des achats pour au moins 300 pièces d’argent pour obtenir un ticket. Avec la réduction de 50 %, est-ce que j’avais besoin que de 150 pièces d’argent pour obtenir un seul ticket ?

Comme j’avais totalement épuisé mon argent la dernière fois que j’avais fait des achats, je devais commencer par obtenir 300 pièces d’argent pour ce faire. Pourquoi 300 pièces d’argent ? Car je voulais savoir si avec 300 pièces, j’allais bien obtenir deux billets. Et aussi, car si la réduction ne marchait pas, alors je n’aurais pas gaspillé 150 pièces sans avoir reçu le moindre ticket de loterie.

Alors que j’étais en train de penser à cela, je retournai jusqu’au manoir depuis la salle de loterie. Je comptais me téléporter jusqu’à la plaine herbeuse où je pouvais trouver les vaches des montagnes.

« Bon matin ! » M’accueillit Io.

Io, la magicienne avec son regard habituel se tenait devant moi.

« Bonjour. » (Kakeru)

« Qu’allons-nous faire aujourd’hui ? » (Io)

« Oh, je pensais aller chasser un peu la vache des montagnes. Voulez-vous venir avec moi ? » (Kakeru)

C’était alors que je m’étais rappelé que j’avais formé une équipe avec Io et donc je lui avais posé cette question.

« Ouais !! » Répondit-elle en hochant la tête et en affichant un large sourire. Je vois, elle était donc venue ici avec cette intention en tête.

« Eh bien, allons-y. Venez ici. » (Kakeru)

« Hein !? Ha... » (Io)

Avec un regard de curiosité sur le visage d’Io, elle s’approcha bien plus près de moi. Je sortis alors la plume de téléportation et je nous téléportai tout les deux jusqu’à l’endroit où les vaches de montagne vivaient.

« ... eeeeehhhhhh. » (Io)

Comme prévu, elle fut très surprise.

« Où sommes-nous ? Quel est ce lieu ? Nous étions bien dans la ville jusqu’à il y a quelques secondes, n’est-ce pas ? » (Io)

« C’est ici que les vaches des montagnes sont habituellement présentes. Je nous ai simplement téléportés en un clignement d’œil jusqu’ici en utilisant ma magie. » (Kakeru)

En réalité, ce que j’avais utilisé était un objet magique, mais je lui avais simplement dit qu’il s’agissait de ma magie.

« En un clignement d’œil... Cette magie..., je n’ai jamais entendu parler d’un tel pouvoir avant aujourd’hui. » (Io)

« Il s’agit d’une magie qui est limitée à ma personne. » (Kakeru)

« Fantastique... de penser que vous êtes capable d’utiliser une telle magie. » (Io)

« Et bien, mais, les seuls endroits où je peux me téléporter sont ceux que j’ai déjà visités auparavant. » (Kakeru)

« Peut-être, mais cela reste vraiment fantastique ! » (Io)

Je commençai alors à chercher une vache des montagnes avec Io qui était profondément étonnée à mes côtés.

Maintenant que je réfléchissais à cela, bien que nous ayons formé une équipe, que devions-nous exactement faire à ce propos ?

« Io, quelles sont les choses dont vous êtes capable de faire ? » (Kakeru)

« Je peux utiliser de la magie offensive. Ma spécialité est la magie d’éclair. Bien que ce soit un peu gênant, car il me faudra un certain temps pour pouvoir l’activer. » (Io)

« Donc ceci signifie qu’il faudra que l’avant-garde résiste pendant un petit moment afin de vous protéger. En contrepartie, quelle est la puissance de votre Attaque Magique de foudre ? » (Kakeru)

« La puissance de cette magie est plutôt moyenne, mais comme il s’agit d’une attaque de type éclair, elle peut ignorer les capacités défensives de l’adversaire. » (Io)

« Pour le dire simplement, il s’agit d’électricité. » (Kakeru)

Je suis tout à fait capable de comprendre les raisons. La magie d’éclair, Hehe ! Plus tard, je vais essayer d’encaisser une attaque de foudre afin que je puisse l’utiliser moi aussi.

Dans ce monde, tant que vous pouviez survivre à une Attaque Magique, il existait une petite chance que vous puissiez apprendre la magie. Alors que nous étions en train de discuter, nous avions finalement trouvé une vache de montagne.

« Allez ! Un arrivage de 100 pièces. » (Kakeru)

Je dégainai alors Éléanore... cependant, la condition mentale de la vache de montagne me semblait un peu bizarre. Quand elle posa ses yeux sur moi, lentement, elle se retourna avant de s’enfuir à toute vitesse.

« ... Hein !? » (Kakeru)

Je fus alors perplexe. Est-ce qu’elle ne s’enfuyait pas en ce moment ?

Je me ressaisis immédiatement avant de sortir ma plume de téléportation pour pouvoir ainsi me téléporter sur le chemin de la vache, me permettant de l’abattre d’un seul coup.

« À l’instant, qu’est-ce qui vient de se produire ? » Murmurai-je cela tout en regardant la vache abattue.

D’après mon expérience, pour qu’elles s’enfuient ainsi, cela devait être une espèce différente de la vache des montagnes normale que je chassais habituellement.

La vache de montagne que je chassais habituellement était extrêmement féroce et téméraire. Bien qu’elles ne soient qu’une vache des montagnes, elles étaient en effet fortes imprudentes quant à leurs comportements.

C’était pourquoi j’avais été très surpris quand elle avait ainsi fui. Pendant que je pensais à cela, Io put ainsi finalement me rattraper.

« Fantastique. De voir une vache des montagnes s’enfuir devant un humain... c’est bien la première fois que je vois quelque chose du genre. » (Io)

« Je suis aussi très surpris. Maintenant, rapportons la vache pour obtenir notre argent. » (Kakeru)

À l’aide de la plume de téléportation, j’allai jusqu’à la Firme Andrew avec Io et la vache de montagne vaincue. Je pus ainsi remettre la vache de montagne à Andrew qui devenait de plus en plus modeste quand je faisais des affaires avec lui, puis je reçus de sa part la pochette contenant mon paiement. Après cela, je quittai le dépôt et me retrouva uniquement avec Io.

« Monsieur Kakeru. »

Maintenant, retournons-y — C’est ce que je voulais lui dire quand quelqu’un me parla.

Je me retournai et vis à ce moment-là Hélèna.

Hélèna ne portait pas sa tenue royale, mais à la place, elle portait un équipement léger avec ses longs cheveux attachés en queue de cheval. Pour être honnête, l’atmosphère autour d’elle était complètement différente que d’habitude. C’était comme si elle était déguisée.

« Hélèna, que se passe-t-il pour que vous ayez cette apparence ? » (Kakeru)

« Kakeru, comme je voulais vraiment vous voir, je me suis faufilée hors du château. » (Hélèna)

« Je vois... Hum. » (Kakeru)

Puis je regardai attentivement Hélèna.

Elle avait l’air vraiment très belle dans son allure de "Princesse", mais cette apparence simple de roturière était aussi belle à sa façon.

... Et pour être franc, j’étais fasciné par elle.

« ... Heu ! Est-ce si étrange ? C’est la première fois que je m’habille comme ça, alors je ne suis pas vraiment sûre... » (Hélèna)

Je pris alors la main de Hélèna qui regardait vers le bas, tout embarrassée, puis je l’embrassai.

« Ceci ne semble pas bizarre du tout, en fait, cela vous va très bien. » (Kakeru)

« Merci beaucoup. » (Hélèna)

Avec Hélèna qui semblait très timide alors qu’elle était maintenant dans mes bras, j’étais ainsi devenue encore plus fascinée par elle.

« Je comptais partir dans quelques minutes afin d’aller chasser. Est-ce que vous voulez venir avec moi ? » (Kakeru)

« J’aimerais beaucoup y aller avec vous. » Me répondit immédiatement Hélèna.

Io était sans voix alors qu’Hélèna et moi, nous nous dirigeons vers elle.

« Io ? Est-ce qu’il y a un problème ? » (Kakeru)

« Monsieur Kakeru. Est-il possible que la personne à vos côtés soit... la princesse Hélèna ? » (Io)

« He. » (Kakeru)

« Est-ce que la princesse Hélèna et vous avez ce genre de... » (Io)

« Oui, on peut le dire ainsi... » (Kakeru)

Io fut encore plus surprise quand je lui répondis positivement. D’autre part, Hélèna fut encore plus embarrassée.

« La Princesse et Monsieur Kakeru... Incroyable... » (Io)

« Oui, Monsieur Kakeru est vraiment génial. Dans tous les cas, il a réussi à soumettre l’Épée Maudite Éléanore sans être possédé lui-même et son cœur dévoré par elle. Et pour autant que je le sache, Monsieur Kakeru est le premier dans toute l’histoire à l’avoir fait. » (Hélèna)

« Hein !? Éléanore ? » Io semblait étonnée.

« Oui ! Cette chose-là. » Dis-je en dégainant Éléanore.

( Ne dis pas que je suis une chose ! ) (Éléanore)

Éléanore cria ses mots d’objection, cependant je n’en tins pas compte.

« Eeeeehhh. » (Io)

Io haussa fortement la voix, montrant clairement sa grande surprise.

En devenant ainsi le centre d’attention de la population environnante, elle ferma alors la bouche en toute hâte.

« Cette épée est-elle vraiment E-Éléanore ? » (Io)

« Oui, c’est exact. » (Kakeru)

... Éléanore, était-elle vraiment si impressionnante pour une épée ?

« Éléanore, on dit dans l’histoire qu’à chaque fois qu’Éléanore faisait son apparition, son armée des morts-vivants s’attaquait aux empires présents et les conduisait jusqu’à leurs destructions. » (Io)

La légendaire Épée Maudite Éléanore. On m’avait dit que quiconque avait l’Épée Maudite en sa possession voyait son cœur se faire engloutir par la noirceur jusqu’à l’épuisement et cela en échange du pouvoir. Ceci s’était toujours déroulé ainsi, sans aucune exception connue.

« Maintenant, ceci a changé et cette invocation est devenue un simple fantôme au lieu de l’Armée des Morts-Vivants. » (Kakeru)

J’utilisai Éléanore pour ainsi invoquer Tania.

« Bonjour, je me présente, je m’appelle Tania Chiakisu. » (Tania)

Le fantôme d’une femme de chambre venait en toute tranquillité de faire une apparition devant les deux filles. Comme ceci avait été fait devant d’autres personnes, je la fis rapidement disparaître.

« Monsieur Kakeru est vraiment fantastique ! Vous êtes si fort, vous avez une relation avec la princesse et vous avez réussi à avoir en votre possession une Épée Maudite sans être possédé par elle. C’est vraiment fantastique ! » (Io)

Io avait dit cela à plusieurs reprises. En ce qui concerne l’étonnement que je représentais pour elle, j’avais alors eu l’impression que ses paroles étaient vraiment proches de l’adoration.

( Son étonnement était presque comme si elle acquérait une nouvelle foi. ) (Éléanore)

Éléanore s’était alors mise à rire dans ma tête. Mais d’une manière ou d’une autre, elle semblait très proche de la vérité... Mais ce n’était pas comme si je trouvais cela désagréable.

***

Chapitre 23 : Est-ce Correct même si j’ai Fini par le Vaincre ?

Avec Hélèna et Io à mes côtés, nous marchions tous les trois sur les plaines herbeuses. Mon but était bien entendu les vaches des montagnes. Car après que j’en attrapais une, je la transformais en argent. Aujourd’hui, j’avais réussi à en trouver qu’une seule et donc mon revenu était encore loin d’être suffisant.

« Il a donc vaincu une armée de plus de mille hommes ? » (Io)

« Oui. Bien que près de la moitié du soldat ait été épargné, la plupart des soldats épargnés avaient perdu leur volonté de se battre, donc ce n’était pas très surprenant. » (Hélèna)

« Je peux parfaitement l’imaginer. Comme je l’ai vue précédemment, Kakeru s’est occupé personnellement d’une grande partie de l’armée des morts-vivants, et Monsieur Kakeru a même vaincu Sandros seul. » (Io)

« Sandros, n’est-ce pas l’Empereur des Enfers, Sandros ? » (Hélèna)

« Parfaitement. C’est pourquoi le fait d’avoir pu défaire une armée de mille hommes ne m’a nullement surprise. Comme je l’ai déjà très bien compris, Monsieur Kakeru est vraiment fantastique. Du moins, c’est ce que je pense vraiment. » (Io)

D’une manière ou d’une autre, Hélèna et Io conversaient joyeusement derrière moi. C’était vraiment comme si elles s’étaient immédiatement comprises l’une et l’autre.

Après tout, c’était une bonne chose... mais il n’y avait pas une seule vache de montagne en vue. Nous avions marché sur une longue distance, mais il semblerait qu’il n’y avait aucune de ces vaches de montagne dans le coin. Et lorsque j’avais chassé la vache des montagnes précédente, elle s’était alors enfuie dès que nos yeux s’étaient croisés.

Je ne voulais pas y penser, mais...

( N’essayes-tu pas d’éviter la question ?) Déclara Éléanore.

« Je me demande si je n’ai pas un peu trop exagéré. » (Kakeru)

Ceci pourrait être le cas. Peut-être que les vaches des montagnes m’avaient déjà reconnu comme étant une dangereuse existence.

Nous avions continué à marcher pendant quelques minutes. Puis finalement, je vis une nouvelle vache qui était actuellement aux prises avec un groupe de personnes qui tentaient de l’abattre. Quand je regardai plus attentivement, je constatai qu’il s’agissait d’un groupe de mercenaires avec dix combattants portant le même type d’armures.

Il était tout à fait regrettable que j’aie finalement vu une vache des montagnes se trouvant dans cette situation —, mais alors que je pensai cela, quelque chose d’étonnant qui se produisit.

Au moment où mes yeux rencontrèrent ceux de la vache des montagnes, la vache de montagne qui se battait actuellement contre le groupe de mercenaires se tourna en toute hâte avant de commencer à s’enfuir, la queue entre les jambes.

Et donc, au moment où elle m’avait vu, elle avait simplement ignoré tout ce qui était en face d’elle pour s’enfuir de toutes ses forces.

... Et bien, ceci n’était vraiment pas bien...

Par la suite, nous étions retournés à la ville avant d’aller directement jusqu’à la Firme Andrew. Là-bas, j’avais raconté tout ce qui s’était produit à Andrew sans manquer un seul détail.

« Mon dieu, mon Dieu ! » (Andrew)

En utilisant son mouchoir, Andrew essuyait la sueur se trouvant sur son front. Il avait un regard indescriptible visible sur le visage.

« Certes, si Monsieur Yuuki me dit qu’il en a trop chassé, alors je n’aurai aucune objection à cet égard. Car, disons-le franchement, depuis quelques jours, vous avez fait le travail de plusieurs centaines d’hommes. » (Andrew)

« Alors, y a-t-il quelque chose d’autre où l’on pourrait se faire du profit, si possible, quelque chose qui paie bien. » (Kakeru)

« Laissez-moi voir... » Andrew se mit alors à réfléchir pendant un moment avec un regard sérieux. Puis, après avoir pris un certain temps de réflexion, il leva la tête et regarda derrière moi.

« Si je ne me trompe pas, vous êtes bien de rang C, n’est-ce pas ? Et vous êtes l’une de celle qui est très douée avec les éclairs ? » (Andrew)

« Oui. » Répondit Io en hochant la tête tout en étant un peu troublée. Pourquoi avait-il regardé ici — voilà le genre de réaction que Io avait eu.

« Et vous êtes bien dans l’équipe de Monsieur Yuuki ? » (Andrew)

« ... » (Io)

« Tant qu’il y a quelqu’un qui peut utiliser la magie de la foudre... alors il n’y a bien une tâche qui peut être transformée en un gagne-pain intéressant. » (Andrew)

« Ce que vous me dites n’est pas très clair. » (Kakeru)

« En tout cas, il y a la présence d’un certain risque inhérent à ce travail. » (Andrew)

« Laissez-moi en entendre plus à propos de cela. » (Kakeru)

« D’accord. La tâche consiste à miner de l’Orikudite. » (Andrew)

Miner ? Cette chose est-elle une sorte de minerai ? Cependant, ceci ne semble pas être quelque chose de dangereux. Cependant, je pus entendre Io déglutir depuis derrière moi.

« Monsieur Andrew, n’est-ce pas un petit peu... ? » (Io)

« Je sais. Cependant, Monsieur Yuuki a demandé quelque chose qui payait bien. » (Andrew)

« Eh bien, ceci pourrait être le cas, mais... » (Io)

Io me regarda avec un regard vraiment troublé bien visible. Je me demandai alors quel type de tâche serait cette extraction de l’Orikudite pour que Io fasse une expression aussi troublée.

Nous étions revenus à notre ancien endroit et nous nous dirigions actuellement vers une montagne qui était située à côté des plaines où habitaient les vaches des montagnes.

« Ce qui est entendu par Orikudite est le nom de la montagne où nous pouvons obtenir des minerais magiques. » (Io)

« Du minerai magique ? Vous voulez dire qu’il s’agit là d’une pierre formée par la magie ? » (Kakeru)

« Dans la montagne vit un monstre nommé Orikuto. Une forte émanation de magie se répand en permanence depuis le corps de ce monstre. La magie qui s’écoule de lui est vraiment forte, et elle se transforme en une sorte de substance. Cette Puissance Magique va s’accrocher sur la roche environnante et elle sèche après un certain temps. Et l’Orikudite est la chose qui a été ainsi formée à partir de la substance séchée après des centaines, voire des milliers d’années. » (Io)

« Je l’ai déjà vu avant. » Déclara Hélèna tout en hochant la tête avant de poursuivre.

« D’après mes souvenirs, comme le Pouvoir Magique qu’émet Orikuto varie selon l’heure de la journée, cet effet provoque le fait que le minerai possède des couches qui ressemblaient à l’arc-en-ciel. Il émettait une aura mystique et c’était vraiment beau. » (Io)

« Je vois. » (Kakeru)

D’une certaine manière, je pouvais parfaitement l’imaginer. À partir de l’explication qu’elles m’avaient donnée, je me demandais si cela ne ressemble pas aux anneaux annuels colorés des arbres.

« Est-ce qu’il est coûteux ? » (Kakeru)

« Eh ! Tout en étant beau, le niveau de difficulté pour récolter le minerai est assez élevé à ce que j’ai entendu dire. » (Hélèna)

« Oui, car pour être honnête, Orikuto est immortel. » (Io)

« Immortel ? » (Kakeru)

Je fus vraiment surpris quand Io m’annonça ce fait.

« Non seulement il est monstrueusement fort, mais peu importe la gravité de ses blessures, il continuera toujours à se régénérer. La seule faiblesse connue de l’Orikuto est la magie d’éclairs. Si vous l’attaquez à l’aide d’un éclair magique, alors il est comme paralyser pendant un court instant. » (Io)

« Je vois. Et donc quand il est ainsi neutralisé, les personnes vont vers lui et ils récoltent rapidement un peu d’Orikudite. Il s’agissait donc de la raison pourquoi il avait demandé si Io et moi étions dans la même équipe. » (Kakeru)

« Oui. Il semblerait qu’il savait déjà que je pouvais utiliser la magie d’éclairs. Tout le monde dit que si vous y allez sans que quelqu’un soit capable d’utiliser la magie de foudre alors c’est pareil à aller au-devant de la mort. » (Io)

Quel est donc le niveau de menace de cette chose ?

Je comprenais parfaitement ce qu’elle essayait de dire. C’était tout à fait logique d’avoir un membre bien équipé avant d’aller combattre un formidable ennemi. Pour le monstre Orikuto, il n’y avait qu’une seule façon de l’affronter, c’est-à-dire en utilisant la magie d’éclairs.

« Compris. Eh bien ! Si nous tombons sur lui, alors je le retiendrai. Et pendant ce temps, Io prendra cette occasion pour invoquer sa magie de foudre. » (Kakeru)

« D’accord. » (Io)

Tandis que l’avant-garde restait en protection à l’avant, le magicien commencera à le frapper avec la magie qui est le point faible de ce monstre.

Devant cette stratégie tout à fait classique, Io répondit sans hésiter.

« Et pour vous, Hélèna, vous allez utiliser ces objets-là. » (Kakeru)

Je déclarai cela tout en sortant le stock de balles magiques offensives (noire) que j’avais sur moi avant de toutes les donner à Hélèna.

« Qu’est-ce que c’est ? » (Hélèna)

« Il s’agit d’un objet magique de type offensif. Il s’activera automatiquement au moment où vous le lancez sur la cible que vous souhaitez. Vous pouvez les utiliser à votre convenance. » (Kakeru)

« J’ai compris. » (Hélèna)

« Et s’il vous plaît, occupez-vous de la récolte. » (Kakeru)

Après avoir fini de discuter de notre formation, nous avions alors escaladé la montagne. À un moment donné, je me rendis compte que nous avions atteint un endroit où une aura étrange pouvait être vue dans les environs. Elle était d’une étrange couleur émeraude... Mais je n’avais alors rien ressenti d’étrange alors même que j’étais dans cette aura ou que je la touche.

« Est-ce... que c’est l’aura de l’Orikuto ? » (Kakeru)

« Probablement. » Répondit Io en hochant la tête.

Et lorsque nous avions avancé un peu plus, les parois de roche étaient clairement différentes d’avant. Par exemple, jusqu’à maintenant, les parois de roche semblaient comme nu, mais maintenant, les parois semblaient avoir été peintes avec du vert.

Cet endroit est — alors que je pensais à cela, Orikuto apparut devant nous.

« C’est Orikuto. » Se mit à crier Io.

« Super ! Allons-y ! » (Kakeru)

Dégainant Éléanore, puis la tenant fermement dans ma main, je chargeai Orikuto. En regardant rapidement derrière moi, je vis Hélèna et Io. Ce qui se réfléchissait alors dans leurs pupilles était clairement la confiance qu’elles avaient en moi.

« Éléanore. » (Kakeru)

( Quoi ? )

« Je vais le vaincre, alors prête-moi ta force. » (Kakeru)

Maintenant qu’elles avaient mis leurs confiances en moi — bien sûr, je devais répondre à leurs attentes.

***

Chapitre 24 : L’Épée seule ne le fera pas

Je regardai vers Orikuto, et y vis dès lors un grand rocher. C’est alors que je me suis dit qu’Orikuto ressemblait à un gros rocher de lave, Orikuto commença à se déplacer sur le côté. Bien que le corps d’Orikuto ressemble à de la lave, je ne ressentais aucune chaleur venant de lui.

Orikuto était un slime qui possédait une texture étrange quand on le touchait. C’était l’impression que j’avais eue alors que je le regardais. Je me précipitai vers lui et frappai avec Éléanore.

« Quoi ? Il est solide. » (Kakeru)

La toute première attaque que j’avais effectuée avec mon épée n’avait pu s’enfoncer que de quelques millimètres dans son corps. Il était extrêmement solide.

( Il arrive vers toi ! )

« Argg !!! » (Kakeru)

Après qu’Éléanore m’ait prévenu, je sautai sur le corps d’Orikuto et avant de monter jusqu’au sommet tout en tenant fermement l’épée Éléanore tandis que le corps d’Orikuto devenait de plus en plus gros comme s’il essayait de m’avaler

*GA BA* un son pouvait être entendu.

« Si nous devons être bloqués par Orikuto avec ce genre de solidité, il n’y aura plus d’échappatoire possible. » (Kakeru)

( Qui sait, peut-être que l’intérieur de ce monstre pourrait être plus fragile à percer ? )

« C’est classique. » Même si nous l’avions dit en plaisantant, nous n’avions aucune intention de le tester.

Orikuto tenta de s’étendre encore plus, m’attaquant encore plus férocement qu’avant. Après, ce qui me semblait être un croc apparu. On dirait qu’il avait clairement l’intention de m’avaler. J’esquivais cela en allant sur le côté. Depuis sa zone sans défense, je frappai à plusieurs reprises en tenant à l’envers Éléanore. Mes mains devenaient progressivement engourdies, comme si Éléanore frappait quelque chose de vraiment trop dur.

Je frappais avec Éléanore aussi fort que possible. C’était assez fort pour sentir le sol trembler cependant, je n’avais même pas réussi à couper la partie du corps du slime qui se trouvait devant moi.

« Merddddddde!!! » Me mis-je à crier. Concentrant toute l’énergie que j’avais en moi, j’enfonçai Éléanore dans son corps.

« Uooooooooaahhhhhhhh! » (Orikuto)

Les sons de la lame d’Éléanore et du corps d’Orikuto s’affrontèrent pendant un moment, puis le corps d’Orikuto fut divisé en deux.

« Fantastique... » J’entendis la voix de Io qui se trouvait un peu plus loin derrière moi. C’était ce que je voulais entendre. Cependant, je n’étais pas dans une situation où je pouvais me baigner dans ses éloges.

« Quoi — –. » Dis-je, choqué. La partie du corps que j’avais coupé était en train de se recoller en une fraction de seconde. Son corps était revenu comme il était à l’origine.

Il s’agit là d’une caractéristique spéciale tout comme les slimes normaux avaient.

( Je vois, donc celui-ci est vraiment dangereux. ) J’entendis la voix d’Éléanore qui se réverbérait dans ma tête. Elle parlait avec un calme absolu, admirablement calme pourrions-nous dire.

« ... C’est correct pour moi. » (Kakeru)

Je pris une profonde respiration avant de me remettre en position avec Éléanore en mains et de recommencer l’assaut contre Orikuto.

*Frappe* *Frappe* *frappe* *Haaaaaaaa*

Je découpai des morceaux entiers du corps d’Orikuto. En tout cas, j’utilisais Éléanore afin de frapper son corps. Les étincelles volèrent toutes autour de moi tandis que les fragments de pierres volaient eux aussi les uns après les autres.

Puis, je plaçai encore plus d’énergie dans ma prochaine attaque.

« Haa... Haa... » (Kakeru)

Orikuto fut littéralement coupé en morceau, mais j’étais dès lors complètement à bout de souffle.

« Maintenant que j’ai réussi à autant le couper... » (Kakeru)

( Pas assez !)

« – ? » (Kakeru)

J’étais vraiment étonné. Les fragments d’Orikuto étaient lentement en train de se réunir, devenant rapidement de nouveau la masse de départ. Les attaques physiques n’arrivaient à le trancher définitivement. Et pour couronner le tout, en raison de mes précédentes actions contre Orikuto, mes mains étaient engourdies au point que je me demandais si je pouvais toujours faire la même chose que je faisais avant d’avoir agi ainsi.

« Monsieur Kakeru, j’ai fini mon incantation ! » (Io)

«––! Tirez-lui dessus ! » (Kakeru)

Criais-je en positionnant Éléanore dans une position défensive et en sautant en arrière. Après cela, Orikuto fut frappé directement par la magie de l’éclair d’Io. Orikuto cessa totalement de bouger. Il se recroquevilla, semblant assez confus.

Io arriva à mes côtés et commença à parler. « Vous êtes vraiment fantastique, Monsieur Kakeru. C’est la première fois que j’ai vois quelqu’un réussir à découper Orikuto tout seul et en autant de morceaux. Mais plus probablement, je pense que ce genre de chose n’avait jamais été réalisée jusqu’à maintenant. »

Io m’avait alors regardé avec des yeux admiratifs — non, même sa voix semblait être pleine d’admiration, et pour être franc, cela m’avait alors donné un sentiment complexe. Si possible, j’aimerais m’occuper seul d’Orikuto.

« Je suis désolée d’être si bruyante. Récupérons rapidement les minerais avant de quitter aussi vite que possible cet endroit. » (Io)

« Quitter cet endroit aussi vite que possible ? » (Kakeru)

« Oui. Les mouvements d’Orikuto sont pour l’instant très restreints, mais cela ne prendra pas beaucoup de temps avant qu’il ne puisse à nouveau se déplacer. » (Io)

« Orikuto peut donc se guérir assez rapidement suite à cette attaque ? Que se passerait-il si vous le frappez encore une fois avec votre magie ? » (Kakeru)

« Je peux continuer à attaquer Orikuto étant donné le temps où il est incapable de bouger, mais, avec moi seule, ce serait... » Déclara Io avant de dire. « Je suis désolée. » En affichant sur son visage un air désolé.

« Le nombre minimal de magiciens nécessaire pour miner Orikudite est de 5 individus. Mais pour être avec le maximum de sécurité, il est recommandé d’en avoir au moins 7. » (Io)

« Donc si nous n’avons pas au moins ce nombre de personnes avec nous, alors... on ne pourra pas. C’est ce que vous essayez de me dire ? » (Kakeru)

« Oui. Si vous dites que si je peux le faire seul, je peux certainement le faire. Je peux frapper Orikuto une fois, puis prendre le maximum de morceaux d’Orikudite que je peux ramasser et puis fuir aussi vite que possible. Cependant, c’est très dangereux d’agir ainsi. Cependant, la durée pendant laquelle ses mouvements sont figés varie énormément entre chaque attaque, donc il existe le danger d’être attaqué par Orikuto alors qu’on mine et ramasse l’Orikudite. » (Io)

« Je vois. J’ai parfaitement compris le problème. Pendant ce temps-là, nous prenons tout ce que nous pouvons miner. » (Kakeru)

Si tel était le cas, alors on ne pouvait pas vraiment faire autrement, alors nous allions saisir tout ce que nous pouvons, après cela, nous nous téléporterons en utilisant ma plume de Warp juste à la dernière minute. Tout en réfléchissant à nos actions, nous avions tous deux commencé à miner l’Orikudite... mais,

« Mo... Monsieur Kakeru. Il commence à bouger ! » Io déclara cette phrase à haute voix. À notre grande surprise, Orikuto commença à bouger de plus en plus vite. Je plaçai Éléanore dans une position offensive avant de m’avancer afin de couvrir Io.

« Le temps où il est resté assommé, semble être raccourci. Est-ce qu’il ne diminuerait pas à chaque fois ? » (Kakeru)

« Il y a des moments où l’effet devient ainsi... il est alors considérablement réduit en durée. » (Io)

« Io, où en est votre sort ? »(Kakeru)

« Le prochain prendrait encore un certain temps avant d’être prêt. » Déclara Io avec une voix similaire à un cri. Merde, on pourra jamais miner de l’Orikudite si la situation continue ainsi.

Pour le moment, je pense de nous devrions nous retirer en utilisant la plume, puis revenir une autre fois.

Helena était silencieuse tout ce temps. Elle avait été silencieuse depuis le moment où nous avions rencontré Orikuto. Ses yeux continuaient à regarder vers nous avec une expression immuable.

Je me demandai alors — une pensée que j’avais apparut alors en un éclair. Tel un courant électrique qui clignotait dans mon esprit. Je me mis donc à crier. « Hélèna — ! Lancez une des balles magiques sur le monstre ! »

« D’accord ! » (Helena)

Tout comme ce que je lui avais demandé, Hélèna sortit une balle magique (noire) puis la jeta directement sur Orikuto. La balle vola tout comme une pierre avant de frapper le corps d’Orikuto. L’effet de la balle magique (noir) était qu’il frappait la cible touchée avec la magie où il est le plus vulnérable. Dans le cas d’Orikuto, la magie qui devrait être utilisée serait sûrement la foudre.

En un instant, la balle explosa, produisant des éclairs et du tonnerre.

Quant à moi — je sautai directement sur Orikuto. Je m’accrochai sur Orikuto tout en encaissant aussi la magie de la foudre en même temps que lui.

« Monsieur Kakeru ? » Une voix emplie de surprise put être entendue en provenance d’Io alors qu’elle se posait des questions sur la situation. C’était tout à fait une réaction normale. Cependant, tout allait bien. Jusqu’à maintenant, tout se déroulait selon le plan que j’avais conçu.

« Monsieur Kakeru, allez-vous bien ? » Io regarda vers moi, très inquiète, puis elle regarda dans la direction d’Hélèna afin de voir comment elle réagissait.

« Je vais bien. Je n’ai pas reçu tant de dommage. » Je déplaçai mon corps afin de lui prouver que j’allais bien. Je ne jouais pas du tout la comédie, car j’avais encaissé des dommages qui étaient si faibles qu’il ne valait même pas la peine de le mentionner. Si vraiment je devais dire ce que ce sort m’avait fait, alors je dirais que j’avais été légèrement engourdi au niveau du coude.

« À la place de penser à moi, il vous faudrait mieux commencer à miner. Je vais désormais tout faire afin de bloquer les mouvements d’Orikuto. » (Kakeru)

« Hein ? Mais... » (Io)

« Je pense que d’agir ainsi est mieux... » Je décidai donc de montrer une preuve que j’allais très bien à Io qui avait toujours l’air tellement inquiète.

J’agissais alors comme je l’avais fait précédemment. Avec la même sensation que j’avais ressentie avec le feu et la glace, je commençai à utiliser la magie de la foudre. Une attaque de foudre frappa Orikuto qui n’avait pas encore pu se déplacer.

« Un éclair ! Je compris. Vous êtes désormais capable d’utiliser une magie de foudre comme vous avez été frappé par elle juste avant. » (Io)

« Oui, j’ai fait ce qu’il fallait afin de survivre à une attaque de foudre. Et aussi longtemps que j’ai une affinité avec lui, je suis donc capable d’utiliser la magie, n’est-ce pas ? » (Kakeru)

« Oui ! » (Io)

« Pour le dire simplement, mon plan fonctionne à merveille — et maintenant... » (Kakeru)

J’avais alors imaginé à nouveau le sentiment que j’avais ressenti, ce qui me permit d’effectuer une autre Attaque Magique. Avec deux attaques de foudre consécutif, le corps d’Orikuto s’écroula lourdement au sol.

« Il semblerait que je sois capable de faire des attaques de magie à la chaîne. » Dis-je comme s’il s’agissait d’un fait tout à fait normal. J’avais une bonne affinité avec la foudre et j’avais une Puissance Magique requise pour ce genre de chose.

Eh bien, je parie que je suis capable de faire ces actions parce que j’ai mon pouvoir de triche qui multiple tout 777 fois.

« Laissez-moi-le neutraliser pendant que vous deux, vous allez vous occuper de collecter l’Orikudite. » (Kakeru)

« D’accord. » (Helena)

« Compris. » (Io)

« Ha oui ! Vous n’avez pas à vous soucier de la quantité que vous ramassez, car une fois tout réuni, j’utiliserais ma plume de téléportation afin de tout transporter jusqu’à notre point de retour. » Dis-je aux deux avant de tourner mon regard dans la direction d’Orikuto.

Dès lors, je me concentrai sur Orikuto afin de lui lancer une magie d’éclair à chaque fois qu’il recommençait à se déplacer, même d’un simple frémissement. Assez étrangement, l’évolution de la situation était très différente de ce que j’avais imaginé jusqu’à maintenant.

« Je me demande bien quel genre de personne est monsieur Kakeru. C’est la première fois que... je vois une personne être aussi bonne avec une épée qu’avec la magie. » (Io)

« Si vous regardez un peu en avant dans l’histoire, vous comprendriez mieux qui il est. » (Helena)

« Histoire ? Qu'est ce que ça a à voir avec l’histoire ? » (Io)

« Tout au long de l’histoire, il existe des histoires concernant des Héros quand ils étaient jeunes. Et Monsieur Kakeru leur ressemble énormément. » (Helena)

« Je vois. » (Io)

J’entendais la conversation entre Hélèna et Io, alors que pendant ce temps-là, je me calmai en entendant leurs propos.

***

Chapitre 25 : Les Limitations de la Ville où se trouve la Firme Andrew

Andrew fut très surpris quand il nous vit rapporter les minerais d’Orikudite que nous avions réussi à transporter jusqu’à la Firme de Commerce Andrew.

« En avez-vous beaucoup ? » (Andrew)

J’avais pu rejoindre les filles après un moment à lancer mes sorts sur le monstre, et nous avions ainsi réussi à collecter beaucoup d’Orikudite. Il y en avait tellement qu’il suffisait pour remplir un camion en entier.

« Est-ce trop ? » (Kakeru)

« Nous n’avons aucun problème avec la quantité. Après tout, après l’avoir traité, il serait vendu très rapidement, donc avoir plus d’Orikudite est intéressant... Cependant, » (Andrew)

Andrew regarda alors Io et Hélèna qui était derrière moi.

« En prenant la vache des montagnes comme exemple, habituellement, nous ne détenons pas ce genre de quantité d’Orikudite. » (Andrew)

« Pour avoir cette quantité d’Orikudite, combien d’efforts doit-il être fait ? » (Kakeru)

« Laissez-moi voir. » Andrew prit un grand morceau d’Orikudite. « Généralement, ramener deux ou trois comme celui-ci serait la limite. Bien sûr, vous pouvez en prendre d’encore plus gros quand Orikuto est incapable de se déplacer pendant une période encore plus longue, mais la fréquence d’utilisation de la magie avec 3 personnes possède ses limites... » (Andrew)

J’ai compris.

Maintenant que je me rappelais de ça, Andrew m’avait dit que la quantité de Pouvoir Magique que je possédais était environ 100 fois plus importante qu’un homme adulte normal...

« Non seulement ça, mais il y a une limite à la quantité d’Orikudite que vous pouvez transporter avec vous. La plupart des magiciens ont du mal à ramener les minerais avec eux en raison de leur endurance physique, car vu qu’ils utilisent la magie de la foudre contre Orikuto, ils sont très proches de l’effondrement. » (Andrew)

En ce qui concerne ce détail, je remercie ma plume de téléportation pour m’avoir évité de me fatiguer.

« Mon cher ! Vous ne manquerez jamais de m’étonner. » (Andrew)

« Il est donc possible pour vous d’acheter tout ça d’un seul coup ? » (Kakeru)

« Oui. Vis-à-vis de ce qui s’est passé pour la vache de montagne, il faut avoir un jugement approprié pour celui-ci. Bien sûr, en ce qui concerne les futures ventes. » (Andrew)

« Alors, c’est correct pour moi. Après ça, je ferai un ou deux autres aller-retour, alors je vais vous laisser vous charger de ça. » (Kakeru)

« Hein !? » (Andrew)

« Hein !? » (Io)

Qu’est-ce qui se passe avec ces "Hein" à l’instant ?

« Monsieur Yuuki. Qu’entendez-vous par ce que vous venez de dire  ? » (Andrew)

« Je veux dire que d’ici là, nous retournerons là-bas afin de vous ramener encore plus d’Orikudite. » (Kakeru)

« Encore... Vous dites que vous allez en avoir plus ? » (Saramas)

« Comme je vous ai déjà habitué à ce genre de chose, vous devriez savoir que je vais en amener un peu plus. Hélèna, Io ? » (Kakeru)

« Oui ! J’ai appris maintenant comment faire pour extraire les minerais. » (Hélèna)

« Je vais pouvoir le miner un peu plus vite. » (Io)

Aussi bien Hélèna que Io avaient répondu à ma demande à leur manière. Elles semblaient toutes deux très déterminées.

« Après avoir dit ça, nous allons en chercher encore un peu... » (Kakeru)

« Veuillez attendre un moment. » À l’aide de ses deux mains, Andrew m’arrêta d’une manière pressante.

Je me demande pourquoi, mais il a l’air d’être très troublé.

« Est-ce que ce n’est pas bien ? N’avez-vous pas dit que ce ne serait pas un problème s’il y avait beaucoup plus de minerais ? » (Kakeru)

« Oui. J’ai certainement dit ça. Peu importe combien de fois nous reconstituons notre stock, il sera automatiquement vendu en un rien de temps. » (Andrew)

« Donc il n’y a pas de problème dans ce cas, n’est-ce pas ? » (Kakeru)

« Certainement que c’est correct, mais si vous deviez apporter plus de ces minerais, il nous serait très difficile de vous payer. Même si nous disons qu’il va certainement être vendu, il faudra du temps avant de pouvoir le vendre et avoir l’argent. Il y a aussi le temps nécessaire pour traiter les minerais. Comme ma firme commerciale est axée sur l’achat des vaches de montagnes, nous aimerions éviter de ne pas avoir d’argent pour payer notre achat. » (Andrew)

En d’autres termes, il n’avait pas assez d’argent. C’était ce qu’il essayait de dire. J’avais compris que ce minerai se vendrait bien, mais qu’ils n’avaient pas assez d’argent pour payer les produits qui arriveraient lors du prochain voyage. C’était ce qui allait se produire.

« Ummu... »

« C’est tout à fait troublant. »  (Kakeru)

« J’ai pu confirmer quelque chose de notre discussion de tout à l’heure. La puissance de Monsieur Yuuki en termes de capacité de minage de l’Orikudite a dépassé ma capacité d’achat. Sûrement que dans un proche avenir, la même chose se passera pour les prochaines expéditions de Monsieur Yuuki. » (Andrew)

Qu’il s’agisse des vaches des montagnes ou de l’extraction de l’Orikudite, comme je voulais gagner autant que possible et cela rapidement, il semblerait que j’ai dépassé les limites.

Maintenant, j’étais évité par les vaches des montagnes. On dirait que la Firme de Commerce Andrew ne pouvait pas prendre autant d’Orikudite que j’en avais, comme elle l’avait fait pour la vache de montagnes (bien que j’avais l’intention d’en obtenir encore plus).

« Je comprends. Alors pour l’instant, je vais me retenir un peu. » (Kakeru)

Quand j’annonçai mon intention, Andrew parut légèrement soulagé.

Après qu’Andrew aura terminé de compter et peser les minerais, il enverra quelqu’un pour me remettre le paiement dans mon manoir. Après que j’ai dit tout ce que je voulais, je quittai les lieux.

« Comme prévu de Monsieur Kakeru. » (Io)

Alors que nous étions en train de marcher ensemble dans le centre-ville, Io était venue avec « Oh ! hisse ! »

Certes, il était vraiment attendu, mais comme Io l’avait fait, c’était un peu troublant. Dans quelques jours, je pourrais facilement récupérer mes gains. Mais quand je pensais au fait que je pouvais obtenir un billet de loterie en dépensant 300 pièces d’argent, je pensais alors uniquement à gagner de l’argent pour obtenir ce ticket de loterie.

Maintenant que je m’étais rendu compte qu’il ne serait pas possible de le faire, honnêtement parlant, je me sentais comme un peu triste.

« Monsieur Kakeru. » (Hélèna)

« Mmh ? Qu’est-ce qu’il y a ? » (Kakeru)

« Si vous êtes d’accord avec ça, je peux vous présenter un marchand qui est fournisseur de la famille royale. » (Hélèna)

« Un marchand qui est fournisseur de la famille royale ? » Je m’arrêtai de marcher, puis me tournai vers Hélèna.

« Oui. Notre Empire possède le marchand le plus riche du continent, on dit que la fortune de ce marchand était comparable à l’ensemble du pays. S’il s’agit de cette personne, alors je ne pense pas que nous aurions un tel problème comme nous venons d’avoir à l’instant. » (Hélèna)

« Un marchand si riche que la richesse qu’il détient est comparable à celle d’un pays ? » (Kakeru)

« Si vous le souhaitez, je peux vous présenter cette personne. » (Hélèna)

Je me mis à réfléchir un peu, puis je hochai la tête.

En tout cas, il était peut-être capable de résoudre mon problème d’argent. De toute façon, je n’avais rien à perdre.

« Eh bien, je vais devoir vous déranger avec ça. » (Kakeru)

« D’accord ! » Hélèna hocha la tête tout en ayant un sourire. Son sourire était si lumineux. Je me demandais alors si elle souriait, car elle avait l’impression qu’elle m’avait finalement été utile.

Ma jauge d’amour pour elle augmenta massivement.

Le lendemain soir, un groupe formé d’Io et moi (une chasse tranquille afin d’obtenir quelques vaches des montagnes) s’acheva et nous étions alors tous deux retournés chez nous.

Quand j’étais arrivé chez moi, un carrosse pouvait être vu sur le terrain de mon manoir, il s’agissait d’un carrosse magnifique qui, habituellement, était utilisé par des personnes de haut rang social.

« Maître, bon retour à la maison. » (Miyu)

« Je suis rentré. Miyu, qu’est-ce qui en est de ce carrosse ? » (Kakeru)

« Heu. Un invité est venu afin de voir le maître. » Miyu semblait très troublée quand elle m’annonça cette information.

« Est-ce quelqu’un que tu ne connais pas ? » (Kakeru)

« Oui. Il s’agit de la première fois que je rencontre cette personne. Bien que j’ai dit que le Maître n’était pas là, il a décidé d’attendre dans le salon. » (Miyu)

« Hum... » (Kakeru)

« Oui, Maître ? » Le regard Miyu se reposa dans la direction du salon.

Miyu qui avait agi d’une manière étrange et maintenant, elle était devenue encore plus perplexe quand je fis face à l’objet présent maintenant devant mes yeux.

Il s’agissait d’un peigne. C’était un peigne de bonne qualité. Juste en un coup d’œil, il ressemblait exactement à la brosse qui était utilisée afin d’entretenir la queue de Miyu. Cependant, cette brosse-là était principalement faite d’or. En d’autres termes, il s’agissait d’une brosse dorée.

« Vraiment ? » (Kakeru)

« C’est extrêmement lourd. » Miyu avait dit ça avec une voix larmoyante.

« Est-ce vrai ? Pourquoi avez-vous reçu quelque chose comme ça ? » (Kakeru)

« Je ne le sais pas moi-même. “Ce n’est pas quelque chose d’extraordinaire donc, prenez ça...” après avoir dit ça, on m’a donné cette brosse. » (Miyu)

(Pas mal, est-ce que ceci provient de la personne se trouvant à l’intérieur du salon ?)

« Hein !? Que voulez-vous dire ? » Demandai-je à Éléanore.

(Si celui-ci devait être en argent ou plaqué en or, alors il s’agirait juste d’une méthode pour offrir un pot de vin afin d’apporter une certaine commodité aux affaires. Il arrive quelquefois que, dans les résidences d’aristocrate, les gardes ne vous laissent pas passer si vous ne leur offrez pas quelques choses du genre.)

« Hé. » (Kakeru)

(Mais c’est différent dans notre cas. Dans notre cas, c’est un objet qui semble totalement en or et il convient parfaitement à la personne ciblée. Il est peut-être là afin de supprimer tous les obstacles auxquels la personne pourrait être confrontée.)

« Je me demande qui cela pourrait-il être. » (Kakeru)

Je m’étais à nouveau déplacé en me dirigeant vers le salon.

J’ouvris la porte, et dès que je fus entré dans la pièce, je vis qu’il y avait une femme.

Une femme très bien habillée. Si l’on était irréfléchi, on pourrait penser que cette femme était encore mieux habillée que la princesse Iris. Au moment où la femme me vit, elle se leva et fit une petite révérence.

« C’est un plaisir de vous rencontrer. » (Inconnue)

Elle leva ensuite son visage et me regarda en face.

« Et vous êtes ? » (Kakeru)

« Je suis venu à la demande de Son Altesse Royale Hélèna. Je m’appelle Delphina Homeros Ramanri, et je suis heureuse de faire votre connaissance. » (Delphina)

« La princesse Hélèna ? » (Kakeru)

Ahh... alors c’est comme ça. En d’autres termes, cette femme ici présente est la marchande dont nous avions parlé. Attendez, non, elle pourrait être sa subordonnée.

En raison de son apparence, elle ressemblait à une jeune femme tout en étant déjà très mature. Avec un simple coup d’œil, je ne pouvais pas dire si elle était la marchande possédant des richesses comparables à un pays.

(Comme prévu.) Éléanore m’annonça cela dans mon esprit. Je me demandais alors ce qu’elle entendait par là ? (Au moment où elle a mentionné Hélèna, son expression n’a nullement changé, même pas un petit peu, mais l’air autour d’elle a quant à lui changé un peu. J’avais donc l’impression qu’elle essaie de détecter la relation que tu as avec Hélèna.)

Elle essaie donc de deviner ma relation que j’ai avec Hélèna, mais elle ne l’a même pas montré dans son expression.

Je comprends. Que ce soit la personne elle-même ou juste un subordonné, je suis persuadé que cette personne n’est pas quelqu’un de simple.

J’avais alors frissonné un peu, probablement à cause de l’excitation.

Delphina... cette femme est intéressante.

***

Chapitre 26 : Je le ferais

« J’ai entendu dire par Son Altesse Royale que vous aviez besoin d’un partenaire commercial pour faire des affaires. » (Delphina)

« Oui. » (Kakeru)

« Si c’est le cas alors, d’abord... » (Delphina)

Delphina leva un de ses doigts. À ce moment-là, deux hommes (probablement ses subordonnés) entrèrent dans la pièce, posant une boîte rectangulaire sur le dessus du bureau, puis, après s’être excusés, sortirent de la pièce.

« Qu’est-ce que c’est ? » (Kakeru)

« 2500 pièces d’argent. Il s’agit là d’un paiement en avance. » (Delphina)

« Un paiement en avance... ? » (Kakeru)

« S’il vous plaît, utilisez-le comme fonds immédiatement disponible. » (Delphina)

« Donc, c’est correct si je vous livre les marchandises plus tard ? » (Kakeru)

« Certainement. Vous pouvez nous apporter toute sorte de marchandises, car nous les traiterons de notre côté. » (Delphina)

« Je comprends. » (Kakeru)

2 500 pièces d’argent. Je serais ravi de pouvoir utiliser ma réduction de 50 %. Mais si je ne pouvais pas le faire, je n’obtiendrais que 8 billets de loterie. Mais bon, c’était après tout ma propre situation.

« Merci, je vais en faire pleinement usage. Comment dois-je livrer les marchandises ? » (Kakeru)

« Je vais demander à mes hommes de venir demain, alors donnez les marchandises aux hommes que je vous aurais envoyés. » (Delphina)

« Compris. » (Kakeru)

Pendant ce temps, il fut établi que je voudrais aller à la mine de l’Orikudite. Je verrai bien combien d’Orikudite ils seront en mesure d’acheter.

« Au fait. » Delphina changea totalement de sujet. « Ce que vous avez avec vous, est-ce bien “Éléanore” ? »

« Hein !? Oui, avez-vous aussi entendu parler de celle-ci par Hélèna ? » (Kakeru)

« Il s’agit là d’une épée très bien réalisée. » Ses sourcils se haussèrent.

« Que voulez-vous dire ? » (Kakeru)

« Exactement ce que je viens de dire. » (Delphina)

« Essayiez-vous d’insinuer qu’il s’agit d’un faux ? » (Kakeru)

« Vous-même ne l’avez pas réalisé jusqu’à maintenant ? » (Delphina)

« ? » (Kakeru)

« Il n’existe pas d’humain qu’Éléanore ne puisse pas consommer son cœur et le posséder entièrement. Il n’y en a même pas un seul dans toute l’histoire. L’empereur de l’enfer, Rodotos et le chimera aussi, ne faisaient pas exception. Cela dit, vous êtes capable de rester calme même si vous détenez cette épée, ceci le prouvant bien mieux que toute autre chose. » (Delphina)

Je comprends.

J’avais entendu quelque chose de similaire à ça avant ce jour, comme quoi il n’y avait personne qu’Éléanore ne pouvait pas posséder, mais je n’avais jamais pensé que c’était dans une telle mesure.

Et bien, dans ce cas, on ne pouvait pas faire grand-chose.

« L’Altesse Royale Helena est encore jeune, c’est pourquoi elle ne sait pas. » (Delphina)

* Kachin * quelque chose explosa en moi.

On ne pouvait rien y faire, car Éléanore étant incapable de consommer le cœur d’une personne est un jugement sans fondement. Cependant, tout à l’heure, quelque chose avait comme explosé en moi.

En d’autres termes, car Helena est si jeune, elle ignorait les choses du monde, et donc, est-ce ainsi qu’elle avait pu être trompée par moi ?

Et donc, le fait qu’Hélèna avait placé sa foi en moi était quelques choses liées au fait de ne pas connaître les choses du monde ?

* Kachin * quelque chose éclata encore plus en moi.

Maintenant... Quelqu’un devait être puni.

Je dégainai Éléanore.

« Voulez-vous la tenir dans vos mains ? » (Kakeru)

« Mon dieu, êtes-vous vraiment sûr ? » (Delphina)

C’était un regard provocateur. Ses yeux disaient : « Vous serez exposé si je le fais vraiment. »

« Bien sûr. » (Kakeru)

Delphina s’approcha d’Éléanore, la regardant attentivement.

« Maintenant que je l’ai regardé d’une distance encore plus proche, elle a vraiment bien été réalisée. Il ne manque aucun détail... » (Delphina)

Puis, après avoir pris l’arme, les yeux de Delphina s’étaient ouverts en grand. Son corps entier tremblait, qui devint plus tard un spasme continu. Et une sombre aura commença à sortir de son corps.

Elle était dans un état similaire à celui que Mari avait eu avant.

« C’était rapide avant qu’elle ne soit possédée. » (Kakeru)

J’étais calme, aussi calme après qu’elle ait laissé entendre de telles choses. Je ne m’attendais pas à ce que cela se fasse dans cette mesure, mais ainsi, c’était arrivé dans cet état.

Delphina commença à frapper avec Éléanore puis Tania apparut d’un coup. Elle avait la même apparence qu’elle avait eue quand je l’avais vue pour la première fois au manoir. La Tania qu’Éléanore avait invoquée portait encore la même tenue de femme de chambre, mais elle s’était transformée en un esprit de vengeance.

« Je vois, même Tania devient comme ça. Plus tard, je vais devoir m’excuser auprès d’elle. » (Kakeru)

Parce que je l’ai aussi impliqué dans l’affaire.

« Uuooooooooo!!! » Delphina haussa sa voix jusqu’à ce qu’elle devienne un cri. C’était tout comme le cri d’une bête. Même ses yeux injectés de sang ressemblaient à ceux d’une bête.

« Alors qu’est-ce que vous en pensez ? Vous êtes-vous assurée qu’il s’agissait bien de la vraie ? » Demandai-je, mais aucune réponse ne me fut donnée.

Je ne pouvais entendre qu’un faible gémissement qui venait du plus profond de sa gorge.

« Est-elle dans un état encore plus possédé par rapport à ce qu’avait subit Mari ? » (Kakeru)

Je m’étais alors rappelé qu’à l’époque, lorsque Mari était possédée par Éléanore, Mari m’avait demandé d’être sauvé. Pour être exact, même si son corps avait été contrôlé, sa conscience était toujours là. Je parie qu’elle était dans ce genre de condition à ce moment-là, je demanderai plus tard à Éléanore.

En même temps, Tania lança des sorts à l’aide de sa magie de glace. Je ne m’attendais pas à ce qu’elles agissent dans une formation d’arrière-garde et d’avant-garde. J’avais réussi jusqu’à maintenant à éviter ses attaques, mais les flèches de glace détruisaient la pièce où nous étions.

« Maître, allez-vous bien ? » (Miyu)

La voix inquiète de Miyu put être entendue en provenance de l’extérieur de la pièce.

« Je vais bien. Je vais sortir pendant un moment, alors, s’il vous plaît, nettoyer la pièce. » Dis-je cela à Miyu.

« Hein !? D’accord. »  (Miyu)

Puis, je m’avançais vers la zone des seins de Delphina que je la touchai légèrement avant d’utiliser ma plume de téléportation. J’étais alors téléporté vers la plaine herbeuse où je chasse habituellement les vaches des montagnes.

De nuit, la plaine herbeuse avait l’air excessivement spacieuse sans autre chose pouvant être vue.

« Si nous sommes ici, alors je n’ai pas à me soucier des dégâts qui seront occasionnés. » (Kakeru)

Je m’étais alors demandé si elle n’était pas complètement possédée, car elle n’avait pas été le moins du monde surprise après que j’eus utilisé la plume afin de me téléporter vers cet endroit. Au lieu de ça, elle était restée identique à avant et continuait à m’agresser en utilisant Éléanore.

Trois minutes passèrent. Delphina était alors tombée inconsciente sur le sol. Ses vêtements étaient totalement en désordre. Elle semblait vraiment être dans un état comme si elle avait été agressée sexuellement juste avant ça. Voilà ce qu’on aurait pensé en la regardant. Mais je ne lui avais rien fait.

Comme elle s’était battue en utilisant une main pour effectuer des Attaques Magiques, elle s’était mise elle-même dans cet état. C’était aussi simple que ça.

« Eh bien, je pense que cette fois-ci, elle aura appris la leçon. » (Kakeru)

(Tu es vraiment un homme très méchant. M’avoir utilisée ainsi pour me faire faire ce que tu voulais...)

« Ne l’as-tu pas pris trop à cœur ? » (Kakeru)

(Non, car c’était amusant. La prochaine fois, laisse-moi encore posséder quelqu’un d’autre.)

« Je vais réfléchir à cette possibilité. » (Kakeru)

Cependant, je n’avais pas dit que je le ferais.

« Tania, vas-tu bien ? » Demandai-je à la femme de chambre fantôme qui flottait en plein air.

« D’une manière ou d’une autre, je me sens très fatiguée... Est-ce que c’est d’accord si je vais me reposer pendant un moment ? » (Tania)

« Ouais, je suis désolé de t’avoir entraîné là dedans. » (Kakeru)

« Unn. À plus tard. » Tania avait dit ça avec une voix endormie avant de disparaître d’un coup.

« Oh. Allez-vous bien ? Oh... » (Kakeru)

*Pachi* *Pachi* *Pachi*

« Vous savez, j’ai retenu beaucoup de ma force... » (Kakeru)

*Pachi* *Pachi* *Pachi*

« Je vais vous faire une farce si vous ne vous réveillez pas. » (Kakeru)

« Hm... mmmm. » Elle se réveilla lentement.

Elle avait les yeux écarquillés quand elle regardait la zone environnante, puis elle me regarda ainsi qu’elle-même. Son état était vraiment déplorable, mais en même temps très érotique. Elle avait alors utilisé ses habits afin de couvrir les parties de son corps qui avait été exposé puis elle commença à reculer en produisant un *zasazasazasa* dû à son contact avec le sol.

Son visage était entièrement rouge. Elle semblait être très embarrassée.

... C’est très excitant ce que je vois là.

« Quoi ? Qu’avez-vous fait ? » (Delphina)

« Vous ne vous souvenez de rien ? » (Kakeru)

« Se rappeler de... ? Nous avons eu une conversation à l’intérieur du manoir, et après ça. Je tenais Éléanore... » (Delphina)

Il semblerait qu’elle commençait à se souvenir.

« C’est vrai. Je vous ai laissé prendre Éléanore. Avez-vous des souvenirs concernant ce qui s’est passé après cela ? Et bien, ce n’est rien de bien grave. Vous étiez possédé par Éléanore, et donc, vous avez perdu le contrôle jusqu’à ce que vous retrouviez votre conscience, c’est tout. » (Kakeru)

« C’est donc la raison de pourquoi je suis actuellement dans un tel état. » (Delphina)

« C’est bien ça. » (Kakeru)

« Donc cette épée, c’est vraiment l’Épée Maudite Éléanore ? » (Delphina)

« Voulez-vous la tenir encore une fois afin de vérifier ? » Je dégainai Éléanore, et c’est alors que les douces mains de Delphina se mirent à trembler.

« Non, je suis désolée. Cette noirceur qui restait dans ma tête... Je ne veux plus jamais devoir subir cette expérience. » (Delphina)

« La noirceur... » Je vais devoir demander si c’est "quelque chose" qu’Éléanore avait laissé dans sa tête.

« Ce genre de chose... c’est... » Murmura Delphina.

L’incident s’était terminé avec un meilleur résultat que ce que j’avais prévu.

Eh bien ! Maintenant que j’ai prouvé à Delphina que l’épée que j’avais avec moi était bien Éléanore, je vais donc revenir au manoir — pendant que j’avais cette pensée, je regardai Delphina, mais son état était très étrange.

Tout en saisissant l’ourlet de sa propre jupe, elle se mordait les lèvres comme si elle endurait quelque chose. Son visage devient plus rouge, encore plus rouge qu’auparavant. Maintenant que je la regardais plus attentivement, elle semblait très agitée, voire impatiente.

« Delphina ? » (Kakeru)

« — Hein ? » Sa réponse fut lente.

(Donc cette femme se dirige vers ce côté-là. Hehe)

Ce côté-là ?

(Ceux qui utilisent mon pouvoir subiront un effet secondaire. Il y a différents effets secondaires, mais cet effet dépend de la personne elle-même.)

Tu veux dire que c’est comme une compensation pour avoir utilisé ton pouvoir ?

(Oui, cependant, c’est limité à seulement ceux qui m’ont utilisé.)

Je pouvais entendre un gloussement se réverbérer dans ma tête.

Et donc, quel est l’effet secondaire que Delphina subit ?

(Une excitation sexuelle.)

Hein !?

(Une excitation sexuelle.)

Par excitation sexuelle, veux-tu parler de "cette" excitation sexuelle ?

(Quelle autre signification faut-il associer à l’excitation sexuelle autre que ça ? Je n’ai pas vraiment fait le compte exact, mais plus de la moitié des femmes devienne ainsi en raison de l’effet secondaire.)

Excitée. Je regardai alors Delphina.

Quand Éléanore m’avait annoncé ça, je ne pus pas m’empêcher de la regarder alors que mon imagination était devenue totalement débridée.

Ses regards étaient langoureux et sa respiration montrait son excitation. Ses yeux étaient tranchants, mais néanmoins assez tendus.

Certes, Éléanore avait déclaré qu’il s’agissait de l’excitation sexuelle, et Delphina semblait vraiment être sous cet effet.

(Il vaudrait mieux que tu lui offres ta virilité le plus tôt possible, car si tu la laisses ainsi sans que tu ne lui fasses rien, dans cet état, ses vaisseaux sanguins vont se briser et elle va en mourir.)

« Quoi...? » Je regardai alors Delphina.

Cette femme va vraiment mourir ?

Je ne voulais vraiment pas faire ça. Je voulais juste la punir un peu, mais je n’avais jamais voulu la tuer. Et plus encore. Ce serait bien de le faire ! J’avais vraiment envie de le faire.

Est-il normal pour n’importe quel homme de le faire dans une telle situation ?

(S’ils font l’acte jusqu’à la toute fin.)

J’ai compris.

Je m’étais alors rapproché de Delphina, et poussai délicatement la jeune fille extrêmement excitée sur le sol.

Ses habits qui avaient déjà été déchiquetés furent arrachés en une fraction de seconde.

*

J’étais ainsi devenu un véritable homme.

Étonnamment, Delphina qui n’était pas encore une adulte de ce côté-là — devint, à ce moment-là, unie avec moi.

***

Chapitre 27 : La Riche Marchande (facile)

Delphina, qui s’habillait désormais, était très érotique. Elle avait recoiffé ses cheveux lâches et s’était enveloppée de ses vêtements déchiquetés afin de cacher son corps. Elle trembla un peu en voyant la marque de sang se trouvant sur le tissu.

Comme je le pensais, elle était vierge avant ma venue.

Mais à ce propos... Je ne pouvais pas la laisser comme ça.

« Veuillez attendre un petit instant, d’accord ? » (Kakeru)

Je sortis alors ma plume de téléportation avant d’aller directement dans mon manoir. Là-bas, j’étais arrivé directement dans ma chambre où je pris l’un des draps se trouvant sur mon lit.

« Miyu ! Je prends l’un des draps. » (Kakeru)

Je l’avais dit d’une voix forte afin de fournir l’information à Miyu. Puis, une fois de plus, j’utilisai ma plume avant de revenir vers l’endroit où Delphina se trouvait.

Le temps total que cela m’avait pris était d’environ dix secondes. Alors que j’étais revenu, je vis que Delphina me regardait sans arrêt.

« À l’instant... » (Delphina)

« À la place de penser à ça, tenez... » (Kakeru)

Je plaçai le drap sur les épaules de Delphina. Après avoir enveloppé Delphina en utilisant le drap, le sentiment négatif « Après l’Assaut » que j’avais eu jusqu’à maintenant se dissipa.

Delphina, ayant la même expression depuis la première fois que je l’avais vue, déclara.

« Je dois vous remercier. » (Delphina)

« Ah non, car après tout, c’est moi qui ai arraché vos vêtements, donc... » (Kakeru)

« Non, ce n’est pas de ça que je parle. Il s’agit d’un remerciement pour m’avoir sauvée. » (Delphina)

« Hein !? » (Kakeru)

« À l’intérieur de ma tête... ou peut-être était-ce dans mon cœur, ce sentiment stagnant de noirceur a enfin disparu. » (Delphina)

Était-ce Éléanore ?

« En ce qui concerne notre situation, j’ai compris l’essentiel de ce qui s’est passé jusqu’à maintenant et pourquoi nous sommes ici. » (Delphina)

« Aah... C’est exactement ce que vous devez avoir imaginé. » (Kakeru)

« Je voudrais vous retourner votre bonne volonté pour m’avoir sauvé la vie. » (Delphina)

« La vie, vous dites... » (Kakeru)

« La Légendaire Épée Maudite Éléanore, on dirait que votre épée est authentique. » Elle regardait Éléanore que j’avais mise sur le côté de ma taille tout en me disant ça.

« Il semble que... » (Kakeru)

(Qu’est-ce que tu veux dire avec ce « il semble ». Oui, qu’est-ce que tu veux dire par là ?)

La voix de protestation d’Éléanore se réverbérait dans ma tête. Je l’avais alors ignorée, car elle était bien trop bruyante.

« Une personne qui peut utiliser sans problème l’Épée Maudite Éléanore... C’est inouï. Probablement, vous êtes le premier, mais aussi le dernier. En ce qui concerne l’épée, il semblerait que tout ce que Son Altesse Royale Helena a dit soit vrai. » (Delphina)

« Je suis très intéressé par ce que Hélèna vous a dit sur moi. » (Kakeru)

« Sur la façon dont vous avez réussi à vaincre une troupe de 1 000 soldats, et comment vous avez pu vous battre contre Orikuto sans utiliser de magie. » (Delphina)

« Ah ! Ce genre d’histoire. » (Kakeru)

Cependant, la seconde moitié semble un peu éloignée de la vérité. Parce que j’avais été obligé d’utiliser toute mon endurance jusqu’à être à bout de souffle ainsi que d’exercer ma force jusqu’à sa plus haute limite, et je ne pouvais même pas le retenir plus longtemps.

Mais encore une fois — c’était vrai, mais seulement dans une certaine mesure.

« Mais en vérité, tout ce que je viens de dire est largement inférieur au fait que vous êtes capable de brandir l’Épée Maudite Éléanore sans qu'elle vous consume le cœur. » (Delphina)

« On dirait qu’Éléanore est vraiment puissante. » (Kakeru)

(Si tu le penses vraiment alors cela démontre un certain respect !)

Montrer ce genre de respect à Éléanore qui avait pris la forme d’une jeune fille, non, je ne pouvais tout simplement pas. Elle était bien trop mignonne.

« Dans ce cas, je dois corriger mon avis vous concernant. » (Delphina)

« Hein !? » (Kakeru)

« Comme Son Altesse Royale Hélèna me l’a demandé, je répondrai à tous vos besoins et je vous soutiendrai à l’aide de l’intégralité de mes capacités. Si vous avez quelque chose que vous voulez demander, ne vous retenez pas et dites-le-moi. » (Delphina)

« Ce que vous me dites me sauve. » (Kakeru)

« Et encore une fois, comme je l’ai dit auparavant, en tant que moyen de contact... J’aurai quelqu’un qui attendra à l’entrée, alors, s’il vous plaît, utilisez cette personne dès que vous en avez besoin. » (Delphina)

« Je le ferais. » (Kakeru)

D’une façon ou d’une autre, tout ce dont nous avions discuté là, le fut dans un style très professionnel. Comme si nous avions un script en main, oui, c’était vraiment comme si nous lisions un texte. Elle n’avait pas une once de sentiment érotique comme quand elle s’habillait juste avant. Même si je disais ça, elle n’avait plus la confiance débordante qu’elle avait quand je l’avais rencontrée la première fois dans la maison.

Là, c’était seulement... Les affaires qui parlaient...

Trouvant cette situation ennuyeuse, j’aimerais briser ce genre d’atmosphère.

« Que dois-je faire afin de vous rencontrer ? » (Kakeru)

« Pour me rencontrer ? » (Delphina)

« Oui, si c’était possible, j’aimerais vous parler de chose très différente des affaires commerciales. » (Kakeru)

« ... Monsieur Yuuki. Vous êtes la septième personne à me dire que vous me voulez. Si vous étiez arrivé plus tôt, alors... » Dit-elle tout en poussant un soupir.

Je n’avais jamais dit que je la voulais, mais ce n’était pas comme si ce n’était pas le cas. Mais tout de même, à le dire ainsi. Au moment où j’avais vu Delphina, j’avais immédiatement voulu l’avoir.

Et parce qu’elle était la première femme avec laquelle j’avais une relation intime, j’avais encore plus envie de l’avoir à mes côtés.

« Afin de rejeter les autres prétendants qui ont demandé ma main, je me suis imposé un prix. » (Delphina)

« Un prix ? » (Kakeru)

« Si une personne arrive à m’apporter cette somme d’argent, alors je deviendrai définitivement et entièrement à cette personne, quelle que soit la personne que cela pourrait être. » (Delphina)

« Si vous le voulez, alors achetez-le... est-ce bien cela que vous me dites ? » (Kakeru)

« Oui. » (Delphina)

« ... Et le prix est ? » (Kakeru)

« Autant que ma propre fortune. » (Delphina)

« Hein !? » (Kakeru)

« Si vous arrivez à m’acheter avec l’argent, avec une somme égale à ma propre fortune, alors je serais votre. » (Delphina)

« Donc, c’est ce dont vous parlez... » (Kakeru)

Il s’agit là d’une sorte de fusion & acquisition dont elle parle en ce moment, ou bien étais-je dans l’erreur ?

Mais j’avais saisi l’essentiel afin d’acheter Delphina. Je devais devenir plus riche qu’elle.

***

Je devais dépasser une richesse comparable à celle d’un pays. Mais... cela allait me prendre du temps.

Que devrais-je faire afin d’y parvenir ? Il ne semblerait pas que je puisse le faire en économisant petit à petit, car je ne finirais jamais cela à temps. N’y avait-il pas d’autre moyen de le faire ?

Après avoir été dans mes pensées, je lui demandai.

« Pourrais-je vous consulter ? » (Kakeru)

« Hein !? » (Delphina)

De quoi parle-t-il soudainement, c’était ce qui était dans l’esprit de Delphina, car, pour une raison quelconque, elle regardait dans une autre direction. Elle n’avait plus été affectée par le miasme d’Éléanore, mais pour une raison quelconque, elle avait l’air d’être en chaleur comme avant ? Son visage était rouge vif jusqu’à la racine de ses oreilles.

« Vous consultez en ce qui concerne la création d’argent. » (Kakeru)

« Si vous le souhaitez, je peux vous aider. Vous pouvez me consulter sur la façon de devenir riche afin de pouvoir m’acheter. » (Delphina)

Elle avait dit cela alors que son visage devenait de plus en plus rouge. Je pouvais parfaitement reconnaître cette réaction. C’est un type de réaction causé lorsqu’on se sentait embarrassé et coupable après avoir dit le mot. D’une certaine manière, je m'étais rappelé une histoire sombre que j’avais déjà vécue.

Delphina l’avait fait.

Elle voulait devenir mienne, mais sa fierté ne la laissait pas l’admettre. Ce qu’elle avait décidé avant, elle ne peut pas le révoquer en raison de sa fierté. Quelle personne obstinée, mais cette obstination était vraiment mignonne.

« J’ai décidé. » (Kakeru)

« À propos de quoi ? » (Delphina)

« Delphina, vous avez dit avant cela que vous laisserez quelqu’un ici en tant que moyen de contact, n’est-ce pas ? » (Kakeru)

« Oui, je l’ai fait. » (Delphina)

« Il ne sera pas nécessaire d’agir ainsi. » (Kakeru)

« Hein !? » Delphina fut tellement choquée qu’elle en perdit la parole. Elle ressemblait à un chiot abandonné.

« Je n’ai pas besoin de quelqu’un qui travaille en tant que moyen de contact. Vous vivrez tout simplement avec moi dans mon manoir. Ainsi, je pourrais être en contact en tout temps avec vous. » (Kakeru)

Après que j’ai dit ça, Delphina, qui avait l’air effrayée auparavant, était revenue à son apparence normale. Elle était redevenue la Delphina que j’avais vue dans le manoir.

« C’est un peu gênant, car sans ma présence... » (Delphina)

« Vos affaires ne pourront pas fonctionner ? » (Kakeru)

« Oui. » Avait déclaré Delphina d’une voix calme, mais qui semblait aussi très déçue. Elle était calme dans une telle situation, mais lorsqu’il fallait faire face à la réalité. C’était aussi bien ainsi. Comme je le pensais, elle était une femme capable, une femme belle et capable. Ceci me donna encore plus envie de l’avoir.

« Si c’est le cas alors. » (Kakeru)

Je sortis la plume et je pris avec moi Delphina jusqu’à arriver à nouveau au Manoir.

« Quoi... » (Delphina)

Delphina ne connaissait pas l’endroit où je l’avais téléportée. Mais c’est la première fois que nous nous téléportions ensemble alors qu’elle était lucide.

Delphina fut extrêmement surprise.

« Nous sommes ? » (Delphina)

« Nous sommes dans ma chambre se trouvant dans mon manoir. » (Kakeru)

« Ne me dites pas que nous nous sommes téléportés en un clin d’œil ? » (Delphina)

« En passant, l’endroit où nous étions juste avant est à environ une heure de marche d’ici. » (Kakeru)

« Quel genre de chose est-ce... est-ce de la magie ? Non, je n’ai jamais entendu parler d’une telle magie avant aujourd’hui. » (Delphina)

« Je vais venir avec vous et après je vous ramènerais à la maison. » (Kakeru)

« Hein !? » (Delphina)

« Pour rendre plus facile votre travail, Delphina, je peux vous envoyer chez vous et vous ramener ici comme je le veux. Ainsi, vous n’auriez aucun problème à vivre ici avec moi, n’est-ce pas ? » (Kakeru)

« Cela... et bien, ça pourrait être le cas, mais... » (Delphina)

« Arrêtez de lambiner et dites-le franchement. » (Kakeru)

« Oui ! » (Delphina)

Au moment où j’avais mis un peu de force dans ma voix, Delphina avait immédiatement répondu sans tourner autour du pot. Mais après qu’elle ait répondu à la question, elle sembla recommencer à éluder la question, alors je me mis à l’embrasser afin de fermer sa bouche. Et après avoir été embrassé amplement sur la bouche, il semblerait que Delphina ait enfin accepté de mettre de côté sa propre fierté.

« Vous l’avez fait ! » (Kakeru)

« Il n’y avait rien à faire d’autre. » (Delphina)

Après l’avoir affaibli en la pressant un peu, cette fois, elle sembla agir différemment d’avant. Elle était toujours obstinée, mais si ce n’était que ça, alors ce n’était pas très grave.

C’est pourquoi...

Je le poussai sur le lit.

« N-non... vous devez encore m’acheter avant ça... » (Delphina)

« Alors... que diriez-vous que j’essaye la marchandise avant de l’acheter ? » (Kakeru)

« Si c’est ça, alors on ne peut pas faire autrement. » (Delphina)

D’une certaine manière, elle était étonnamment coopérative. Mais là encore, cette attitude était vraiment mignonne. Et ainsi je fus intime avec Delphina jusqu’au matin. Et de la même manière, le nombre de résidents habitant dans ce manoir augmenta par la même occasion.

***

Chapitre 28 : Tirage Spécial

Je tenais dans mes mains dix billets de loterie au moment où je quittais la Firme de Commerce Saramas.

J’avais acheté les terres se trouvant autour de mon manoir, ce qui m’avait coûté environ 3 000 pièces d’argent, et j’avais laissé toutes les choses gênantes concernant cette transaction à Saramas afin qu’il s’en occupe. En utilisant le coupon de réduction de 50 %, j’avais réussi à ramener à la fin le prix de mes achats à seulement 1500 pièces, j’avais donc acheté du terrain supplémentaire pour 1500 pièces d’argent. Après avoir fait ça, ce qui était apparu, c’était précisément ces billets de loterie qui étaient actuellement en ma possession.

Même si j’avais utilisé la réduction de 50 pour cent, les objets que j’achetais étaient toujours considérés comme ayant le même prix en ce qui concernait le nombre de billets de loterie.

Je m’étais alors dit que cet avantage était vraiment l’un des meilleurs que j’avais. Jusqu’à maintenant, il me fallait environ 300 pièces d’argent pour acquérir un ticket de loterie, mais avec ce coupon de réduction, j’avais pu avoir un ticket de loterie en utilisant seulement 150 pièces d’argent. Avec ce rythme, je pouvais jouer beaucoup plus souvent avec la machine à loterie. Je devais donc continuer à mettre de côté les billets pour ainsi pouvoir jouer un grand nombre de fois d’un seul coup.

Mais à la place, allons jouer un peu à la loterie !

Tenant mes dix billets de loterie fermement, je pensai fortement à cette salle de loterie. D’un seul coup, le paysage devant moi changea, j’étais arrivé dans la salle de loterie.

« Ohh, d’une certaine manière, cet endroit semble un peu différent d’avant. » Éléanore qui s’était transformée en une loli et elle s’était assise sur mon épaule.

Tout comme Éléanore avait dit, cette salle de loterie avait l’air un peu différente.

Qu’il s’agisse de la décoration intérieure, ou du personnel avec qui j’étais familiarisé, mais pour une raison quelconque, ils avaient tous cette ambiance de type "Félicitations" de présent.

« Bienvenue cher client. » (employée)

« Qu’est-ce qui se passe avec tout ça ? » (Kakeru)

« À partir de maintenant, un tirage spécial a commencé. » (employée)

« Un tirage spécial ? » (Kakeru)

« Oui, à partir de maintenant et pendant une durée d’une semaine. Les prix de la loterie de cette fois-ci seront des objets spéciaux. Ces prix ne peuvent être obtenus qu’au cours de cette semaine de tirage spécial, alors, veuillez jouer à la loterie autant que vous le voulez. » (employée)

« Un tirage spécial, pourquoi y a-t-il une telle chose ? » (Kakeru)

« Cher client, êtes-vous au courant à propos du Royaume de Mercury ? » (employée)

« Ha ! » (Kakeru)

Comment ne pas le savoir qu’il s’agissait là du pays de la Princesse Hélèna et de la Princesse Iris ?

« Vous voyez. À l’heure actuelle, dans le Royaume de Mercury, ils émettent des billets de papier remplaçant les pièces de monnaie. Comme il s’agit là d’un grand événement, nous aimerions essayer de faire comme eux en organisant un événement avec des tirages spéciaux. » (employée)

« C’est donc la raison de tout ça. Mais y a-t-il un lien entre les deux ? » (Kakeru)

« Lorsque le vent souffle, le marché en profite. » (employée)

« Alors, c’est comme si le magasin de ramen qui font des événements spéciaux après la Saint-Valentin ? » (Kakeru)

C’était ce que je pensais. Bien qu’il n’y ait pas de lien entre les deux, ils le célébraient quand même. C’était une attitude très marchande.

En dehors de ça, je regardai alors la liste des prix pour ce tirage spécial.

Prix ​​de consolation — Prêt d’un pouvoir (50 %, jusqu’à épuisement)

Troisième prix — Prêt d’un pouvoir (30 secondes)

Deuxième prix — Prêt d’un pouvoir (3 minutes)

Premier prix — Prêt d’un pouvoir (1 heure)

Tous les prix étaient les mêmes. Ceci avait dû être fait dans l’urgence, c’était pourquoi les cadeaux semblaient si peu inspirés.

« Je vais vous expliquer les prix. Cher client, les pouvoirs mentionnés ici sont le pouvoir que vous possédez. Il s’agit donc d’un cadeau qui vous permet de prêter votre pouvoir à la personne que vous voulez. Par exemple, la personne qui était ici avec vous la dernière fois. S’il utilisait cette compétence, il pourrait prêter le pouvoir de tentacule qu’il possède et le fournir aux autres personnes. » (employée)

Je comprends.

« Mais pour vous, très cher client, ce serait un peu différent. Pour une personne avec toutes ces capacités augmentées de plusieurs fois, vous pouvez prêter le multiplicateur d’amplification de capacités pour une capacité bien spécifique à la personne de votre choix. » (employée)

« Donc, vous vouliez dire, je peux prêter le multiplicateur d’amplification de puissance que j’ai ? » (Kakeru)

« C’est exactement cela. » (employée)

Je vois, cela a vraiment l’air fantastique.

Par exemple, si je prêtais à Io mon pouvoir d’amplification de la magie d’éclair, elle pourrait garder occupé Orikuto pendant une plus longue période de temps. Et encore mieux, comme mon pouvoir était comme fragmentaire, ceci ne réduisait pas tant que ça ma propre puissance.

Comme pour le moment où je me suis battu contre Éléanore, je n’avais utilisé que ma multiplication de force pour la dominer. Je pouvais donc prêter ce genre de capacités... Hmm, si je pouvais prêter ma puissance à ma femme se serait vraiment géniale.

Je regardai à nouveau la liste des prix. Bien que les charges elles-mêmes soient omises, je me demandais si cela fonctionnerait correctement.

« Au-dessus du troisième prix, je peux utiliser cette compétence un nombre de fois illimité, c’est bien ça ? » (Kakeru)

« Oui, tout à fait. Mais en échange, l’effet est plus court. » (employée)

« Le premier prix est vraiment le premier prix. Le temps donné est exceptionnel et vous pouvez l’utiliser autant qu’on le souhaite, la compétence spéciale ne sera pas épuisée. » (Kakeru)

« En passant, si par hasard, vous deviez obtenir le troisième prix deux fois. Vous pourrez alors prêter votre pouvoir deux fois à la même personne, ou le prêter simultanément à deux personnes différentes. » (employée)

« Donc, il vaut mieux que je donne le pouvoir lorsque la durée est presque terminée, n’est-ce pas ? » (Kakeru)

Le premier prix serait évidemment une grande victoire si je pouvais l’obtenir, si je devais gagner le troisième prix dix fois. Ce serait aussi très intéressant.

Feu, glace et éclair...

« J’apprendrai plusieurs types de magie à partir de maintenant, mais cela impliquerait que je pourrais le diviser en 10 et que je devrais avoir divers sorts magiques à la fois activés sur moi. » (Kakeru)

Je devrais dès lors me concentrer sur l’apprentissage de nouvelle magie.

Hum... Vraiment délicieux.

« Quelle est la date d’expiration pour “l’utiliser jusqu’à épuisement” ? » (Kakeru)

Pour ce type de chose. Dans les jeux, il y a beaucoup d’articles qui s’utilisaient pendant un temps limité. Pour confirmation, j’avais demandé à ce sujet.

« Il n’y en a pas. » (employée)

« Alors il est devenu un prix encore plus délicieux. » (Kakeru)

« Après tout, c’est un prix pour le tirage spécial. ». (employée)

Même si s’agissait une liste de prix qui avait été conçu à la va-vite.

... Non, peut-être qu’il n’avait pas été fait sans y avoir bien réfléchi avant.

Eh bien, avec tout ça, je n’avais toujours pas joué à la loterie.

« Bon, pour cette fois, j’aimerais jouer en utilisant ces dix billets. » (Kakeru)

« Oui, certainement. J’ai bien reçu vos billets de loterie. Alors vous pouvez y jouer 11 fois. » (employée)

« Laisse-moi faire. » (Éléanore)

« Ça c'est sur. » (Kakeru)

Éléanore descendit de mon épaule. Tout comme avant, j’avais mis mes deux mains sous ses bras et l’avais levé comme une enfant, puis j’avais aligné sa hauteur pour qu’elle accède facilement au levier de la machine de loterie.

« Trois, deux, un. » (Éléanore)

*garagaragaragaragara*

« Aah ! Toi... encore une fois ??? » (Kakeru)

« Ahahahahaha. » (Éléanore)

Éléanore tira sur le levier de la machine de loterie une seule fois alors qu’elle faisait une série de grands rires.

Les boules vinrent les unes après les autres. En un clin d’œil, mes onze chances furent utilisées. Mes 1 500 venaient d’être utilisés comme ça. Le temps pris pour tous mes tirages n’atteignit même pas les dix secondes. Je me demandais si c’était ce qu’on appelle jouer en se précipitant.

« OK. Vous avez gagné dix prix de consolation, et... Félicitations, vous avez gagné le troisième prix. » (employée)

« Je l’ai fait ! » (Éléanore)

« Ce prix surpasse les dix autres prix de consolation. » (employée)

***

Je pris avec moi Io pour aller jusqu’à la Montagne de l’Orikudite.

« Bonjour, allons-nous récolter du minerai d’Orikudite ? » (Io)

« Ce serait notre deuxième but, mais aujourd’hui, j’ai aussi une expérience que j’aimerais faire. » (Kakeru)

« Une expérience ? » (Io)

« Si Orikuto vient, j’ai besoin que vous le bloquiez à vous toute seule. » (Kakeru)

« Haa. » (Io)

« Alors, utilisez votre sort d’éclair dès que possible ! » (Kakeru)

« Mais avec ma Puissance Magique... » (Io)

« Oh ! Ça m’a semblé assez rapide. » (Kakeru)

« Eh... eh !!! » Io fut surprise par ma demande.

« Ka, Monsieur Kakeru. » (Io)

« Quoi qu’il en soit, faites-le, si c’est vous, je sais que c’est possible de le faire. » (Kakeru)

J’avais sorti le prix de consolation de la loterie et je l’avais utilisé. J’avais choisi Io en tant que la cible et je lui avais prêté ma capacité augmentée en magie d’éclair.

[Prêt de la capacité augmentée en magie de foudre à Io Akosu, le temps restant est de 4 minutes 59 secondes]

Une voix qui était différente d’Éléanore put être entendue dans ma tête. Io avait utilisé sa magie de foudre et avait frappé directement Orikuto.

« Encore une fois, aussi vite que vous le pouvez. » (Kakeru)

« Atten... d’accord. » Après que je lui ai dit ça, Io relança immédiatement un nouveau sort d’éclair sans même un délai d’attente. « Mais... que se passe-t-il... ? »

« À l’instant, je vous ai prêté temporairement ma Puissance Magique. » (Kakeru)

« Vous m’avez prêté votre... ? Hein, heeeeeeee. Est-ce possible de faire ça ? » (Io)

« Oui, je le peux. Est-ce quelque chose que vous n’aviez jamais entendu jusqu’à maintenant ? » (Kakeru)

« Ce n’est pas exactement le cas, mais... J’ai entendu un cas une fois, mais il s’agissait d’une technique perdue et interdite depuis qui permettait de transférer sa Puissance Magique en échange d’une vie, mais le faire temporairement est... » (Io)

« Je vois. Mais là, bloquez Orikuto dès qu’il commence à bouger. » (Kakeru)

« Héé... ! Fantastique... Je peux lancer des sorts à la chaîne avec ma magie d’éclair. » (Io)

« Faites quand même attention, car votre Puissance Magique est un peu inférieure à la mienne. » (Kakeru)

(C’est à cause de l’amplification. La personne originelle devrait avoir beaucoup plus que ça.)

« Je vois. » (Kakeru)

Si je devais lui prêter ma magie d’éclair, alors la force de sa magie serait la même que la mienne. Cependant, ce que je lui prêtais en ce moment était le pouvoir d’amplifier la magie, donc il y avait des chances que sa frappe de magie d’éclair soit beaucoup plus forte que la mienne.

En le prenant à l’envers, il n’y avait pas de sens à lui accorder n’importe quel pouvoir. Parce que si l’original était à 0, alors 0 fois 777 donnerait toujours un résultat de 0.

De plus, il y a quelque chose qui avait surgi dans mon esprit,

C’était Éléanore.

Dans ce monde, il n’y avait même pas une personne qui puisse résister à la possession d’Éléanore. En d’autres termes, dans ce monde, la quantité de personnes qui avait une quelconque résistance à Éléanore était de 0. Je vais l’essayer un jour... mais pour l’instant, je vais mettre cette pensée de côté.

Après cela, Tania fut convoquée.

Je sortis alors une autre boule de consolation.

[Prêt de la capacité augmentée en magie de glace à Tania Chi Chiakisu, le temps restant est de 4 minutes 59 secondes]

« Tania, essayez de lancer une flèche de glace sur Orikuto. » (Kakeru)

« D’accord ! » (Tania)

Tania fit exactement ce que je lui avais dit. Tania lança une flèche de glace sur Orikuto en un instant, et ainsi Orikuto fut également arrêté de la même manière.

Mais, j’étais excité. Io et Tania. Une magicienne et une femme de ménage.

Les deux avaient l’apparence de belle dame. Mais elles étaient aussi des femmes de mon harem à qui pour le moment, j’avais confié mon pouvoir afin de lutter contre Orikuto.

Ceci sonnait tellement bien.

Une semaine... j’avais besoin de récupérer le maximum de tickets que je pourrais au cours de cette durée.

***

Chapitre 29 : Harem Hors Pair

J’avais appris d’Hélèna qu’il existait un groupe de bandits qui s’appelaient les "Loups Affamés d’Agito", et qu’ils étaient près de la ville de Reis.

« Est-ce bien leur planque ? » Demandai-je.

Observant depuis l’extérieur de la forêt, je vis qu’il y avait de la fumée provenant de l’intérieur de la forêt. Pour l’instant, au moins, j’avais pu confirmer que c’était bien l’endroit où ils vivaient. Derrière moi, il y avait trois femmes.

Hélèna, Tania et Io.

Hélèna, qui avait une apparence proche de celle d’un ninja me répondit. « Je crains que ce soit bien le cas. Il y a un rapport comme quoi des personnes qui vivaient dans le coin ont disparu après s’être approchées de cette forêt. »

Je lui répondis. « Je vois. Et quelle est la taille estimée de leur groupe ? »

Elle me répondit. « D’après ce dont j’ai été informé, ils sont plus de deux cents bandits. Mais je ne pense pas que cela soit un problème si c’est vous qui vous en chargez. Cependant, vous devrez faire attention, car le chef des bandits a toujours utilisé des méthodes extrêmement rusées pour venir à bout de ses adversaires. »

« Vraiment ? » Répondis-je.

« Heu... Allons-nous neutraliser maintenant la troupe de bandits ? » Demanda Tania, la femme de ménage fantôme semi-translucide qui flottait en ce moment dans l’air.

« Hmm ! » Dis-je, pensif.

« Ceci, allons-nous aussi le faire ? » Demanda Tania.

« Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de le faire. Après tout, leur nombre n’est que d’environ 200, alors Monsieur Kakeru pourra en finir avec eux en un clin d’œil. » Déclara Io, la magicienne.

Certes, si je devais sauter en plein milieu de cette bataille, elle finirait ainsi.

J’avais avec moi Éléanore et ma plume de téléportation. La troupe de bandits possédait seulement 200 membres, alors je pourrais les gérer par moi-même.

Je pouvais, mais...

« Pour aujourd’hui, j’ai l’intention de ne pas lever la main. J’aimerais que ce soit vous trois qui le fassiez. » Dis-je.

« N-Nous trois... l-le faire ? » Balbutia Hélèna.

« Ahh, ne me dis pas que... » Déclara Tania.

« Monsieur Kakeru, allez-vous nous prêter votre pouvoir ? » Me demanda Io.

Io et Tania avaient déjà expérimenté ma nouvelle capacité et elles savaient déjà ce que cela pouvait faire. Quant à Hélèna qui ne l’avait jamais expérimentée, elle affichait un regard de confusion à ce dont elles parlaient.

« Que voulez-vous dire par là ? » Demanda Hélèna.

« Y a-t-il quelque chose que vous êtes capable de faire, Hélèna ? En termes de capacité de combat. » (Kakeru)

« Comme à chaque fois, afin d’avoir un niveau minimum d’autoprotection, je l’ai emmené avec moi. » (Hélèna)

Hélèna sortit un petit poignard alors qu’elle répondit ça. Il s’agissait d’une dague qui semblait dangereuse comme les yakuza utilisaient habituellement. Mais quand il était tenu par Hélèna, il ressemblait plus à un objet décoratif avec même une certaine valeur artistique. Elle dégaina le poignard et prit à l’envers son manche.

« Pouvez-vous vous battre avec ça ? » (Kakeru)

« Non, il est là pour me permettre de me suicider si j’avais la possibilité de le faire. Parce que de nombreux problèmes pourraient surgir si j’étais laissé en vie dans la main de l’ennemi, car ils profiteraient afin de m’utiliser contre la famille royale de mon pays. » (Helena)

Je vois. Je peux comprendre son histoire, mais...

« À partir de maintenant, le suicide est interdit. » Dis-je.

Hélèna semblait un peu surprise, mais elle hocha la tête silencieusement avant de répondre. « Si c’est vous, Kakeru, qui me le dit alors... »

« Hum. Eh bien, allons-y et faisons un test. » Dis-je en réfléchissant. Le problème était, quel type de pouvoir dois-je lui prêter ?

Ceci constituera également un grand test.

[Prêt de la capacité augmentée en combat Art de la Dague à Hélèna Mercury, le temps restant est de 29 secondes]

Oh, on dirait que c’est possible.

« Hélèna, venez et essayez de m’attaquer. » (Kakeru)

« Compris. » (Helena)

Sans hésitation, Hélèna tint le poignard à l’envers puis s’avança afin de m’attaquer.

« Hein !? » (Helena)

Hélèna fut surprise, car ce fut une attaque très rapide qui fut effectuée. Je parai son attaque en douceur en utilisant Éléanore.

« Votre mouvement est devenu plus agile par rapport à avant. » Dis-je.

« Hein !... Hein !? » une si rare expression de perplexité put être observée sur le visage de Hélèna.

Hélèna avait toujours été calme. Elle qui avait toujours suivi tout ce que j’avais dit avec calme, était décontenancée.

De pouvoir être capable de voir ce genre d’expression sur le visage d’Hélèna, c’était aussi une sorte de loterie à temps limité pour moi. Encore une fois, j’avais appelé Tania et Io, et leur avait expliqué mon plan. « Je vous prêterai une partie de ma force. »

« La force de Monsieur Kakeru, j’ai compris. » (Hélèna)

Hélèna sembla comprendre rapidement. Mais, si elle le comprenait trop vite, ceci serait ennuyeux.

« Eh bien ! Aujourd’hui, je veux le mettre à l’épreuve. Je veux voir à quelle distance vous, mesdames, pouvez être de moi alors que mon pouvoir marche toujours. C’est ce que je veux faire aujourd’hui. » Expliquai-je.

« Compris. » Répondit Hélèna.

Sa réponse rapide était venue sans hésitation, comme toujours.

« Alors, nous allons commencer maintenant. » Je lui fournissais donc mes pouvoirs.

[Prêt de la capacité augmentée en combat Art de la Dague à Hélèna Mercury, le temps restant est de 4 minutes 59 secondes] [Prêt de la capacité augmentée en Magie de Glace à Tania Chichiakisu, le temps restant est de 4 minutes 59 secondes] [Prêt de la capacité augmentée en Magie d’Éclair à Io Akosu, le temps restant est de 4 minutes 59 secondes]

J’avais utilisé le type "jusqu’à épuisement" pour les trois. Nous étions déjà entrés dans la forêt, et nous nous dirigions vers la fumée qui sortait de la forêt.

Peu après la silhouette d’un homme apparut. Peu importe comment on le regardait, il ressemblait à un bandit.

« Qui es-tu, bâtard ? » (Bandit)

« ... » Hélèna s’était alors propulsée en avant. Son mouvement n’était pas très différent d’une fille normale, et elle ne semblait pas être si rapide.

« Une embuscade ennemie ? Ne jouez pas avec nous. » C’est pourquoi le bandit prit le temps de proférer des malédictions.

Après avoir fini de maudire, il dégaina l’épée se trouvant à sa taille puis l’utilisa pour frapper Hélèna.

Mais une contre-attaque vint. Le poignard de Hélèna le perfora en un éclair.

« Hoo !! » (Tania)

« Princesse, c’était génial ! » (Io)

Tania et Io étaient là, admiratives. Hélèna n’avait jamais eu de changement dans son expression, même pas un peu. « C’est qui m’a été donné. C’est après tout votre force que j’ai empruntée. »

« Oui ! C’est vrai ! » (Io)

« Oui ! » (Tania)

Comme d’habitude, les trois semblaient me faire beaucoup d’éloges.

Les trois s’avancèrent vers l’ennemi.

Les ennemis avaient continué à apparaître les uns après les autres, certains avaient même commencé à crier avec des regards indécents sur leurs visages, probablement parce que leurs ennemis étaient de si belles femmes.

Hélèna frappa avec son poignard, tandis que Tania et Io utilisaient la magie dans laquelle elles étaient fortes.

En un clin d’œil, il ne resta plus que les cris d’agonie des bandits.

Les trois jeunes filles avaient réussi à vaincre tous les bandits qui sortaient, l’un après l’autre.

Le pouvoir absolu de la multiplication par 777 des capacités.

Si je devais dire quelque chose vis-à-vis de ce qui se passait maintenant, alors ces trois filles possédaient les talents les plus exaltés au monde dans leurs propres arts.

Le talent numéro un en Art de la Dague, le talent numéro un en Magie de Glace, le talent numéro un en Magie d’Éclair.

Je ne sais pas quelle puissance elles avaient à l’origine, mais elle serait probablement à un niveau normal sans l’augmentation de leur puissance par 777.

Je ne pouvais pas en dire plus pour Tania et Io, car elles avaient seulement besoin de lancer la magie dans laquelle elles étaient fortes, mais je pouvais dire beaucoup de choses concernant l’Art d’Hélèna.

« Kyaa!!! » Hélèna tomba alors qu’elle marcha sur un caillou.

Profitant de l’occasion qui lui fut donnée, un bandit allait couper en deux Hélèna qui était tombée à plat ventre sur le sol.

Face à de tels mouvements lents, il était facile pour Hélèna de faire une attaque éclair comme un coup fouet, car la puissance de l’art de la Dague d’Hélèna était indiscutablement forte.

Cela, les filles l’avaient déjà bien compris.

« Princesse, il vaudrait mieux que vous ne bougiez pas beaucoup et que vous attendiez plutôt qu’ils viennent vous attaquer. » (Io)

« Je ferai ce que vous dites. » (Hélèna)

Les bandits furent vaincus les uns après les autres.

Vous pourriez dire que le test démontrait un bien meilleur résultat que ce que j’avais prévu. Et, il y avait en plus une "récolte" que je pouvais obtenir grâce à ce test. Alors que les filles battaient les bandits, on pouvait voir dans de rares cas des billets de loterie qui apparaissaient sur le sol.

Cela signifie-t-il que — c’était la pensée que j’avais eue à ce moment-là. Je n’étais pas tout à fait sûr si c’était parce qu’elles étaient dans un même groupe que moi ou si c’était parce qu’elles avaient vaincu les bandits avec le pouvoir que je leur avais prêté.

Quoi qu’il en soit, le résultat étant concluant, et je fus très satisfait de ça.

(Vous ne les aiderez pas ?) Demanda Éléanore.

« Regarder le combat fait par des filles me rend heureux, et plus encore comme elles se battent avec le pouvoir que je leur ai prêté. » (Kakeru)

(J’imagine que c’est la même sensation qu’avec mon armée des morts-vivants.)

« Heuu... pour dire que je ressemble à toi, c’est... Eh bien, je suppose que tu peux quand même le dire ainsi. » (Kakeru)

J’étais là à les observer comme si c’était un spectacle alors que j’avais une discussion avec Éléanore.

En moins de 5 minutes, les filles avaient réussi à subjuguer la totalité des bandits. Si je devais dire quelle avait été la situation la plus grave qu’elles avaient eue au cours de cette bataille, alors cela serait le moment où Hélèna avait trébuché sur un caillou. Car il n’y avait rien eu d’autre à part ça et elle n’y avait même pas une égratignure sur leur corps.

Mais encore une fois, comme Hélèna était la seule qui avait bougé, sa respiration était devenue difficile. Si seulement je pouvais lui prêter mon endurance et ma résistance à la fatigue, alors cela aurait été génial. Bon, il n’y a pas de problème, et le résultat du test était extrêmement satisfaisant. Comme je l’avais pensé, je devais jouer davantage à la loterie. Je devais rassembler encore plus de billets pour ce tirage spécial.

Les trois revinrent dans ma direction tout en bavardant, alors que je pensais de mon côté à quel genre de mots de louange je devrais leur faire.

Tout à coup, un homme sauta sur elles depuis l’un des côtés. L’homme était alors apparu derrière Hélèna et avait bloqué son bras qui tenait le poignard vers l’arrière.

« Ne bougez pas. N’êtes-vous pas inquiétée ce que je ferais à cette fille si vous le faites ? » (Bandit)

« Princesse !!! » (Io)

L’homme utilisa Hélèna en tant que bouclier.

Comme l’homme était étroitement collé à Hélèna, Tania ni Io ne pouvait pas effectuer d’Attaque Magique contre cet homme. Et avec le bras de Hélèna tenant le poignard ainsi bloqué, il était impossible pour Hélèna de rivaliser contre l’homme au niveau de la force physique.

« Princesse ? Toi... Je ne sais pas quelle princesse tu es, mais si vous vous souciez de sa vie, il vaut mieux ne pas faire quelque chose de stupide parce que je suis le type d’homme qui fera ce qu’il doit faire ! » (Bandit)

L’homme tenait le cou de Hélèna à l’aide d’une griffe de combat. Il essayait de nous montrer qu’il pouvait tuer Hélèna à tout moment s’il le voulait.

« ... » (Kakeru)

Je dédaignai silencieusement Éléanore.

« Toi, bâtard, ne vois-tu pas... » (Bandit)

En un clin d’œil, je me retrouvais derrière le dernier bandit, et pour m’assurer qu’il ne blesse pas Hélèna, même un petit peu, je lui coupai les deux mains avec Éléanore.

« Hein !? » (Bandit)

Les deux mains de l’homme dansèrent dans le ciel. L’homme ne semblait pas capable de comprendre ce qui venait de se produire. Mais il n’était pas nécessaire pour lui de comprendre.

J’avais alors tiré Hélèna vers moi alors que la tête de l’homme se sépara de son corps. Cet homme était le dernier. Avec ça, la bande de bandits fut complètement subjuguée.

« Je suis désolé de vous avoir mise en danger. » (Kakeru)

Hélèna était complètement calme.

« Sachant que vous étiez là, je savais que tout irait bien. » (Helena)

« Vraiment ? » (Kakeru)

Elle était la même Hélèna, toujours calme.

Avec cela, nous avions complètement oblitéré le groupe de bandits.

À la suite de cet événement, Delphina qui avait entendu l’histoire avait dit.

« Maissss, j’ai quelques talents avec mon fouet. » Delphina me faisant une demande pour l’emmener avec moi la prochaine fois.

***

Chapitre 30 : Il n’y a pas d’autre choix que de faire un harem

Delphina, complètement épuisée, était allongée sur le lit.

Parce que nous faisions l’amour depuis plus de deux heures sans interruption, elle avait l’air complètement épuisée. Moi en revanche, j’avais encore beaucoup de force à revendre. Ou pour être précis, tout ce que j’avais fait jusqu’à présent se révélait très insuffisant. En y pensant normalement, nous avions eu une quantité surprenante de (*), et donc, je ne devrais plus avoir de force. Mais à la place, je voulais le faire de plus en plus.

C’est comme si, même si je n’avais pas faim, j’avais attrapé de la nourriture, et que cela m’avait rendu affamé. C’était ce genre de sentiment que je ressentais en ce moment. Je ne m’étais jamais senti comme ça avant aujourd’hui. Pour être honnête, j’étais tout à fait normal avant.

Cela dit... ne me dites pas que ma libido avait également été multipliée par un facteur 777 ?

« ... c’est tout à fait possible. » (Kakeru)

"Il" ne voulait pas se calmer du tout. Je regardai alors mon (*) et lui murmurai quelque chose. Ceci faisait déjà plus de dix fois que je l’avais fait et c’était toujours dans le même état. Alors c’était fort possible que c’était tout comme je l’avais pensé juste avant.

Mais même ainsi, je voulais encore plus le faire. Je voulais le faire, que ce soit physiquement ou en utilisant d’autres moyens.

À côté de Delphina, un billet de loterie apparut subitement.

Il n’y avait pas de billet de loterie avant de le faire avec Delphina, mais maintenant un ticket de loterie était apparu. Il n’y avait pas de doute possible. C’était bien un ticket de loterie provenant du fait que j’avais fait l’amour avec Delphina. Que ce soit pour la satisfaction physique ou pour la loterie, je voulais le faire de plus en plus. Mais demander à une Delphina épuisée de le faire plus, ceci serait un peu gênant.

« Je suis désolée... je ne pense pas que je puisse... » Delphina s’était excusée tout en étant complètement épuisée.

« Ne vous inquiétez pas. » (Kakeru)

Si elle était vraiment multipliée par 777 fois, alors tout lâcher dans une seule femme serait illogique. C’est pourquoi Delphina n’avait rien fait de mal. Elle n’a rien fait de mal, mais en réalité, j’étais un peu troublé. Franchement, à l’heure actuelle, ma seule partenaire était Delphina, et donc, après son abandon, cela ne me laissait personne avec qui je pourrais continuer.

... Devrais-je le faire par moi-même ?

Non, c’était trop pitoyable, et je pouvais être sûr que le ticket de loterie n’apparaîtra pas dans ce cas. Oui, cela ne faisait aucun doute que le billet de loterie n’apparaîtrait jamais dans une telle situation. Ce n’était pas juste une théorie, mais c’était ce que je ressentais au plus profond de moi.

« Je devrais appeler... pour faire venir la femme de chambre. » (Delphina)

« Femme de ménage ? Vous parlez de Miyu ? » (Kakeru)

« Oui, afin d’échanger avec moi pour qu’elle devienne votre partenaire — . » (Delphina)

« Ah ! Mais Miyu n’est pas cette sorte de femme de chambre. » (Kakeru)

« Hein !? » (Delphina)

« Hein !? » (Kakeru)

Pour une raison inconnue, Delphina fut très surprise. Aussi surprise qu’elle fût, elle reprit ses esprits avant de dire. « Alors, qu’en est-il de cette magicienne ? »

« Io ? Elle aussi, je ne suis pas dans ce genre de relation avec elle. » (Kakeru)

« Hein !? Alors, qu’en est-il de Son Altesse Royale Hélèna ? » (Delphina)

« Je n’ai pas non plus ce genre de relation avec Hélèna. » (Kakeru)

« Yuuki, je m’en rends compte soudainement. Mais l’avez-vous fait avec une autre personne que moi ? » (Delphina)

« ... Personne. » (Kakeru)

Il était inutile de le cacher, alors je lui avais révélé la vérité. Comme je n’avais vraiment plus personne afin que je puisse le faire autre que Delphina, on ne pouvait pas y faire grand-chose.

« Vraiment ? » (Delphina)

« Oui. » (Kakeru)

« Je pensais vraiment que Son Altesse Royale et cette magicienne étaient dans ce genre de relation avec vous. » (Delphina)

Je suppose que cela en avait vraiment l’air. C’était logique de penser que la relation entre Hélèna et moi-même était censée être comme ça. Mais en raison de divers problèmes, nous n’avions pas eu de moments propices afin d’améliorer notre relation dans ce sens. Hélèna venait toujours dans mon manoir, mais elle retournait toujours au château le soir venu. C’est pourquoi nous n’avions pas encore pu passer aux actes.

Et juste le fait de me souvenir de cela me rendit encore plus excité. Je me sentais tellement excité comme si ma tête était comme coupée en deux à cause d’un gros mal de tête juste en pensant à combien je voulais faire cela avec elle.

« Hum, Yuuki. » (Delphina)

« Oui ? » (Kakeru)

« Il semblerait que j’ai retrouvé un peu de force alors... Je peux à nouveau être votre partenaire. » (Delphina)

Delphina déclara cela timidement.

Son regard épuisé n’avait pas changé quand elle m’avait dit cela, mais je fus touché de son attitude amoureuse.

Je poussai alors Delphina sur le lit, lui chuchotant doucement à ses oreilles ces mots, « Merci beaucoup. »

***

Le lendemain, je me sentis encore plus excité.

Le matin, c’était pareil comme d’habitude avec une Io qui vint au manoir pour faire notre activité quotidienne telle que la chasse à la vache des montagnes et la récupération d’une cargaison de minerai d’Orikudite. Mais, je ne pouvais m’empêcher de temps en temps de jeter un coup d’œil à Io.

Il y avait beaucoup de magiciennes avec une telle silhouette et le même genre de vêtements que Io. Cependant, comme il y a certaines parties de son corps qui était révélé par son linge, elle était particulièrement sexy.

Avec seulement cela, c’était plus que suffisant pour me faire réveiller à nouveau mon excitation. Donc, j’avais évacué mes désirs insatisfaits en frappant Orikuto. J’avais découpé Orikuto en morceaux, puis il avait ressuscité, et je l’avais de nouveau tranché en morceaux, encore et encore. C’était la même chose que lors vous essayiez d’oublier quelque chose en utilisant les sports. J’avais tout mis dedans.

Cependant, à la fin, il n’y avait aucun sens derrière tout ça. Plutôt que de me calmer, je devenais encore plus excité qu’auparavant. Comme ceci devenait dangereux, j’avais alors sorti une excuse et je m’étais séparé de Io. Après nous être séparés, j’étais allé sur la plaine herbeuse. Comme je l’avais imaginé, plutôt que d’aller dans la ville où il y avait beaucoup de personnes, cet endroit était beaucoup mieux.

Comme dans la ville de Roizen, il y avait beaucoup de jeunes et de belles dames, je pourrais finir par devenir un criminel si je n’avais pas été capable de me retenir. Alors que le jour s’écoulait avec la lumière du coucher du soleil présente sur la plaine herbeuse, j’avais attendu le moment promis et j’avais utilisé ma plume de téléportation pour aller ramener Delphina à la maison.

Dans la chambre de Delphina, Hélèna était également là. Hélèna n’était pas dans sa tenue de ninja. Elle était habillée comme la première fois que je l’avais rencontrée, elle portait sa robe royale. Cette tenue laissait entrevoir une grande quantité de peau. Ses seins étaient encore plus soulignés, le genre de robe amplifiant son "Attitude de Princesse" raffinée. Il s’agissait de la robe que portait Hélèna en ce moment...

Au moment où je la vis, ma libido débordante éclata d’un coup.

***

Dans ma chambre de mon manoir. Au-dessus du lit, Hélèna et Delphina, complètement épuisées, étaient là. À la suite du fait que nous ayons tous les trois fait l’amour de manière répétée et avec intensités, les deux filles avaient l’air complètement épuisés, presque évanouies. Quant à moi, je me tenais encore dur ne l’ayant pas assez fait. Comme mon nombre de partenaires n’avait augmenté que d’une seule fille, il n’y avait rien de différent de la nuit dernière.

« Penser que même toutes les deux ensemble, nous ne pouvons pas vous soulager... » (Delphina)

« C’est un... fait. C’est... Kakeru après... tout. » (Hélèna)

« Si cela continue ainsi, mon corps ne pourra pas tenir plus longtemps. » (Delphina)

Les murmures de Delphina purent être entendus. Alors qu’elle l’avait dit comme ça, je ne me sens pas bien du tout... En tant qu’homme. Au fait, un autre billet de loterie était apparu entre temps. Après avoir fait l’amour avec les deux filles un peu plus d’une dizaine de fois, je n’avais reçu qu’un seul billet de loterie. Donc il ne semblerait pas que le nombre de partenaires que j’avais affecterait le nombre de tickets que je pourrais obtenir.

Je me demandais si ce n’était pas au hasard comme quand je tuais des monstres. Je voudrais confirmer mes soupçons en le faisant beaucoup plus de fois, mais comme elles avaient toutes les deux dit que leur corps ne pourrait pas supporter cela plus longtemps, c’était impossible. Ce ne serait pas bien si je les forçais plus que ce qu’elles étaient capables de supporter.

Après tout, Hélèna et Delphina étaient mes femmes.

Et ce n’était pas mon style de détruire mes femmes. Plutôt que de le faire jusqu’à ce qu’elles soient "détruites", je préférais les avoir à mes côtés et avoir pour toujours leur affection.

Indépendamment des tickets de loterie, en tant qu’homme, c’était quelque chose que je trouvais normal. Je regardai alors les deux filles qui étaient sur le lit. Comme je l’avais pensé, je ne devrais pas leur demander l’impossible.

J’ai de l’argent, je dois bien pouvoir trouver une prostituée — c’était ce que je pensais quand la porte avait soudainement été frappée.

« Maître, Mademoiselle Io est ici — Hiyan ! » (Miyu)

« Monsieur Kakeru, est-il possible que votre condition physique soit — Kyaa ! » (Io)

Miyu et Io entrèrent dans la chambre.

C’était comme une mouche qui volait dans une flamme. Miyu était ma servante, en d’autres termes, elle est ma chose, d’autre part, Io était en adoration envers moi, car j’étais le porteur de l’Épée Maudite, Éléanore. Elle était donc la croyante.

En tant que tel, je les avais poussées toutes les deux sur le lit avant de passer à l’acte.

***

Sur le lit, la quantité de personnes qui haletaient pour reprendre leurs souffles tout en étant complètement épuisées avait été augmentée à quatre personnes. Miyu et Io qui l’avaient fait pour la première fois juste avant étaient complètement sans force, alors que Hélèna et Delphina qui étaient déjà épuisées dès le début semblaient comme mortes. Cependant, j’étais toujours dur et plein d’énergie.

C’était troublant. J’étais troublé au point où c’était plus qu’un simple sentiment de trouble. Étant grandement perplexe, j’avais besoin de faire quelque chose (pas que je puisse faire n’importe quoi), une sorte de méthode m’apparut alors que je me promenais dans la chambre. M’appuyant sur le mur, j’aperçus Éléanore.

(Tu sais, je suis hors de portée !)

Éléanore, une voix extrêmement agitée retentit dans mon cerveau.

« C’est un fait connu, idiote. » (Kakeru)

Même si j’étais excité au point que cela sortait de ma poitrine, et même si c’était moi, je ne pouvais pas le faire avec Éléanore. Il n’y avait rien que je puisse faire avec Éléanore dans sa forme d’épée.

Et encore plus, vu qu’il était impossible de le faire.

... Mais même si elle était dans sa forme humaine, comme quand elle était dans la salle de loterie, alors cela pourrait être un peu dangereux.

« Maître, vous, une brute... *Hiii* » (Miyu)

« Comme je l’ai pensé, Kakeru est vraiment incroyable. » (Io)

D’une certaine manière, j’avais l’impression que Miyu et Io avaient murmuré quelque chose. Miyu avait l’air de bouder un peu, mais d’autre part, sur les quatre, Io avait l’air d’être celle qui était la plus extatique.

En regardant les deux filles étant dans cet état, je devins, une fois de plus, excité, et encore plus après avoir regardé Hélèna et Delphina.

Je dois dire — je suis vraiment mauvais.

***

Avec le soleil du matin qui faisait disparaître la nuit, je pris une pose découragée. Derrière moi, sur le lit, il y avait quatre femmes allongées qui semblaient complètement ensorcelées. Après l’avoir fait plus d’une centaine de fois, le résultat final fut une récompense de trois billets de loterie. Et enfin, la quantité d’excitation que j’avais en moi avait un peu diminué de sorte qu’elle n’interfère plus dans ma vie quotidienne.

Avec les choses qui m’étaient arrivées depuis deux jours, je m’étais finalement résolu. Afin d’obtenir une grande quantité de billets de loterie et aussi dans le but d’éviter que mes femmes soient surmenées...

« Je dois me faire un harem. » Déclarai-je à haute voix.

***

Histoire Bonus : Le Travail d’une Femme de Ménage

Je pouvais entendre un bruit provenant de l’entrée. On dirait que quelqu’un était venu à la maison.

J’étais donc allée jusqu’à l’entrée et là, je vis que Mademoiselle Hélèna était là.

J’avais toujours été fascinée par les manières d’agir d’Hélèna. Madame Hélèna était très belle, si gracieuse. Elle était vraiment "La Princesse" par excellence.

« Bienvenue, Mademoiselle Hélèna. Êtes-vous venue seule aujourd’hui ? » (Miyu)

« Oui. Est-ce que Monsieur Kakeru est présent ? » (Hélèna)

« Non, il n’est pas en ce moment à la maison. Je pense qu’il reviendra au cours de la soirée. » (Miyu)

« Vraiment ? Alors est-ce que je pourrais utiliser le bain avant qu’il revienne ? » (Hélèna)

« D’accord. Je vais immédiatement aller le préparer. » (Miyu)

J’étais donc allée très rapidement préparer le bain. Puis j’étais allée guider Hélèna jusqu’au vestiaire où je l’avais aidée à enlever ses vêtements.

« Wôw ... » (Miyu)

« Qu’est-ce qu’il y a ? » (Hélèna)

« Non-Non ! Ce n’est rien ! » (Miyu)

*Faible son*. Hélèna fit basculer sa tête tout en souriant d’aise.

Hélèna était une véritable princesse, car elle n’était pas du tout gênée après que je lui ai enlevé tous ses vêtements.

Elle ne se souciait nullement que des femmes de chambre telles que moi puisse voir son corps, comme prévu d’une princesse.

J’avais ensuite aidé Hélèna à prendre son bain, et après ça, j’avais pris soin d’elle.

J’avais escorté Hélèna jusqu’à sa chambre se trouvant dans le manoir. Puis, elle avait commencé à sécher délicatement ses cheveux après les avoir placés de manière appropriée.

« Wôw ... » (Miyu)

« Hmm, que se passe-t-il cette fois-ci ? » (Hélèna)

« Hein !? Ha ! Je suis désolée ! Mais vos cheveux sont si magnifiques ! » (Miyu)

« Vraiment ? » (Hélèna)

« Oui ! Le fait qu’ils soient dorés et si longs, c’est vraiment joli ! » (Miyu)

« Merci beaucoup ! » (Hélèna)

« Je sais ! Madame Hélèna, c’est quelque chose que j’ai entendu d’autres servantes, mais il y a une coiffure qui était populaire récemment auprès des dames de la haute société. » (Miyu)

« Populaire ? » (Hélèna)

« Oui ! Elles ont dit que c’était une coiffure qui était populaire auprès des hommes ! Je pensais moi-même l’essayer, mais il s’agit d’une coiffure qui n’est possible que si vos cheveux sont assez longs. » (Miyu)

« Populaire auprès des hommes... je me demande si Monsieur Kakeru l’aimerait. » (Hélèna)

« Je suis sûre qu’il l’aimerait ! » (Miyu)

« La prochaine fois, pouvez-vous me la faire si Monsieur Kakeru est présent ? » (Hélèna)

« D’accord ! » (Miyu)

Après avoir séché ses cheveux, Hélèna avait sorti des documents qu’elle avait emportés avec elle et avait commencé à travailler dessus.

Son visage vu de côté semblait très sérieux. Dès le début, son visage était beau, mais la, elle devenait de plus en plus jolie.

« Je sais ! » (Miyu)

J’étais alors partie faire du thé pour Hélèna.

Il s’agissait d’une méthode que j’avais entendu d’autres servantes. C’était un thé qui soulageait le stress lorsque l’esprit et les yeux étaient trop fatigués.

Après tout, il s’agissait d’une épice magique.

Il s’agissait d’une épice qui augmentait les phéromones des femmes qui le buvaient.

Je ne savais pas vraiment ce qu’étaient ces phéromones, mais je pensais que si Hélèna avait plus de phéromones, le Maître serait heureux, et donc, j’en avais mis un peu dans le thé.

Après que je fus rentrée dans la pièce, Hélèna travaillait toujours très sérieusement, alors j’avais simplement laissé le thé à côté d’elle, et j’étais sortie discrètement.

Après que je fus retournée jusqu’au vestibule, cette fois, il s’agissait de Mademoiselle Delphina qui était arrivée.

La marchande Delphina. Aujourd’hui, elle portait comme à son habitude des vêtements sexy.

Elle était grande et mince, et peu importe comment on la regardait, elle était vraiment une personne très attirante.

« Bienvenue, Mademoiselle Delphina. Aujourd’hui, êtes-vous venus par vos propres moyens ? » (Miyu)

« Oui, j’étais pour des affaires pas très loin. Est-ce que Monsieur Kakeru est là ? » (Delphina)

« Il n’est pas là maintenant. Il a dit qu’il reviendrait dans la soirée. » (Miyu)

« Vraiment ? Alors devrais-je me dépêcher et rentrer chez moi ? » Delphina avait déclaré ça.

Cette personne avait une merveilleuse promesse avec mon Maître. Il s’agissait de la promesse que, lorsque Delphina le voulait, le Maître allait la chercher et la ramenait jusqu’au manoir.

Si on m’avait demandé si j’étais jalouse d’elle, alors j’aurais dit que c’était un petit peu compliqué.

Parce que j’étais une femme de ménage, travailler dans le manoir du Maître était ma plus grande joie.

Mais pour pouvoir ressentir le bonheur qu’il vienne me chercher, alors le bonheur de travailler pour le Maître devrait être sacrifié.

C’était donc quelque chose de complexe.

Pendant tout ce temps où je pensais à cela, Delphina me regarda attentivement.

« Qu’est-ce qu’il y a ? » (Miyu)

« Au fait, j’ai quelque chose que je voulais vous demander depuis un moment. » (Delphina)

« Me demander ? » (Miyu)

Je me demandais ce que c’était ? Delphina avait-elle vraiment quelque chose à demander à quelqu’un comme moi ?

« Vous, pourriez-vous travailler chez moi ? » (Delphina)

« Hein !? » (Miyu)

« En bref, je voudrais vous recruter. Qu’est-ce que vous en pensez ? » (Delphina)

« R-R-R-R-R-Recrutez, moi !? » (Miyu)

« Pourquoi paniquez-vous autant ? » (Delphina)

« P-Parce que vous voulez recruter quelqu’un comme moi. » (Miyu)

« J’ai une devise, que je n’entreprendrais jamais une affaire où j’y perdrais quelque chose. » (Delphina)

« Mais, je travaille déjà dans ce manoir... » (Miyu)

« Je pourrais tout à fait envoyer dix femmes de ménage afin de vous remplacer. Avec un tel nombre, elles devraient être en mesure de couvrir tout le travail que vous effectuez. » (Delphina)

« Dix ? » (Miyu)

Je me demandais pourquoi elle avait dit le chiffre dix. Est-ce que cela signifiait quelque chose en particulier ?

« Je suis désolée. » (Miyu)

Je m’étais alors excusée. Il s’agissait là d’un marché très gratifiant, mais je ne pouvais pas l’accepter.

« Car après tout, je suis l’esclave et la femme de ménage du Maître. » (Miyu)

« Vraiment !? C’est dommage. Et bien, je ne pensais pas être capable de lui voler quelqu’un comme vous... Je suis moi-même comme ça. » (Delphina)

À la fin, Delphina avait marmonné quelque chose. Je ne pouvais pas l’entendre correctement, mais ses lèvres souriaient, donc c’était probablement quelque chose de joyeux.

« Désolée pour l’intrusion. Je reviendrai ce soir. » (Delphina)

« D’accord. Prenez soin de vous. » (Miyu)

Je fis alors une révérence, puis je conduisis Delphina jusqu’à la sortie.

Je m’étais donc retrouvée seule, et j’avais alors compté le nombre de tâches qu’il me restait à faire à l’aide de mes doigts.

Je dois finir le nettoyage, je dois aussi finir de laver les vêtements.

J’ai déjà été passer la commande pour les ingrédients pour la cuisine à Monsieur Lucas, alors mes autres tâches sont...

Je sais, je devrais aussi aller couper du bois de chauffage. Comme j’avais préparé un bain pour Hélèna, il n’en restait plus beaucoup.

J’étais alors allée dans le jardin, et je m’étais mise à couper du bois de chauffage.

Afin de m’assurer que tout irait bien, je devais choisir le bois de chauffage afin qu’il puisse être utilisé à n’importe quel moment.

Après avoir fini de couper le bois de chauffage, le soir était déjà venu.

La fin de la journée se rapprochait à vue d’œil.

« Il était temps que le Maître revienne. » Murmurai-je.

J’étais alors rentrée dans ma chambre en toute hâte.

Car après tout, le travail le plus important était encore à faire.

J’avais pris la brosse que le Maître m’avait donnée et je m’étais mise à me peigner la fourrure. J’avais soigneusement arrangé l’agencement en les peignant avec délicatesse et très soigneusement.

Tout en peignant délicatement ma fourrure, j’avais aussi mélangé de l’air afin d’en améliorer la texture.

J’avais aussi utilisé de la poudre magique que j’avais achetée avec le salaire que le Maître me donnait, et je l’avais appliqué sur ma fourrure pour qu’elle soit duveteuse.

J’avais ainsi nettoyé tout mon corps, et je l’avais rendu entièrement doux et soyeux.

Après avoir fini ça, j’étais enfin prête pour que le Maître revienne à tout moment.

« Je suis de retour ! » (Kakeru)

« ... ! » (Miyu)

À cet instant, mon cœur se mit à battre la chamade, car il s’agissait d’une voix familière.

Je me levai rapidement et pris une profonde respiration.

Calme-toi ! Calme-toi !

Après une profonde respiration, j’étais allée rapidement jusqu’à l’entrée.

Le Maître est là.

« Bienvenue à la maison, Maître ! » (Miyu)

« Miyu, je suis de retour ! » Déclara le Maître alors qu’il écarta ses bras.

*Battement de cœur* *Battement de cœur*

Mon cœur s’était alors mis à battre encore plus fortement. C’était bien plus rapide qu’avant.

Comme d’habitude, je m’étais rapidement approchée de Maître qui faisait un geste de « Viens ici, viens ici ! »

« Miyu, je suis de retour ! » (Kakeru)

Le Maître l’avait dit une fois de plus, puis il m’avait enlacée avant de me faire *MofuMofu*.

*MofuMofu*,*MofuMofu*.

C’était le moment du Super Retour à la Maison *MofuMofu*.

Voir le Maître qui me *MofuMofu* me rendais très heureuse et me satisfaisait pleinement.

Après avoir été capable de faire le travail le plus important, j’étais enveloppée par un pur bonheur.

***

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