Monster no Goshujin-sama – Tome 2

***

Chapitre  1 : Le Nouveau Monstre dans ma Famille

Je m’étais soudainement réveillé. Il faisait encore nuit, et c’était l’aube.

Dans ma conscience brumeuse, j’avais eu un frisson. J’avais ressenti un froid inhabituel.

« ... Lily ? » demandai-je.

La fille que je serrais habituellement dans mon sommeil n’était pas à côté de moi.

Non, c’était faux. Lily était bien là.

Enserrant mon corps endormi, elle m’avait soutenu tel un « lit ».

C’était juste qu’elle n’était pas sous sa forme humaine.

« Où es-tu... ? » demandai-je.

J’étais encore dans un état second.

Lily l’avait déjà signalé auparavant, mais cette condition liée au sommeil pouvait être considérée comme l’une de mes faiblesses.

Ma tête ne fonctionnait pas complètement, et même mes processus de pensée fonctionnaient à moins d’un dixième de leur capacité.

Les choses qui s’étaient passées avant que je m’endorme, ainsi que la cohérence de ce qui s’était passé jusqu’à présent, ne signifiaient rien pour moi maintenant.

Pour le moment, cela me prenait toutes mes forces juste pour penser au fait que « Lily n’est pas là », alors j’avais rassemblé mon énergie et j’avais crié.

Et elle avait alors répondu.

Il y avait une sensation d’une chose semblable à de la gelée se déplaçant dans mon dos.

Des côtés gauche et droit, des tentacules glissèrent doucement et s’enroulèrent autour de mon corps.

Si une personne inconnue me voyait maintenant, elle aurait complètement mal interprété la situation comme « une pitoyable victime qui est sur le point d’être la proie d’un animal inconnu ».

Bien sûr, je n’avais pas paniqué.

C’était parce que le Slime sur lequel j’étais affalé était un monstre qui faisait partie de ma « Famille de Monstres ».

Et moi, en dépit d’être non qualifié, je les dirigeais en tant que Maître des Monstres.

Les tentacules transparents qui s’enroulaient autour de moi prenaient la forme rugueuse d’un bras, ondulaient une fois et se transformèrent lentement en un bras d’une fille.

Du bout des doigts, jusqu’au poignet. Ensuite, l’avant-bras, le coude, le bras et l’épaule... la couleur de la douce et lisse peau apparaissait.

En regardant la scène, j’avais senti ma vision vaciller.

Peut-être étais-je encore dans un état de somnolence. Le rayonnement résultant de la transformation était très beau, et j’étais devenu fasciné par la transformation d’un slime devenant peu à peu en une fille.

Deux choses molles et rebondissantes pouvaient être senties à travers mon maillot alors qu’elles étaient pressées contre mon dos.

*boum boum*. le rythme audible de la vie pouvait être entendu.

Je sentais le doux souffle d’une fille près de mon oreille.

Tout cela était le résultat du mimétisme. Pourtant, pour moi, cela avait le même sens que l’original, une preuve de vie.

« Bonjour, Maître, » déclara Lily.

Ce qui se retourna pour me regarder était une fille qui avait la moitié de son dos, de l’oreille au bas du corps, encore sous la forme d’un Slime.

« Aah. Lily, je..., » balbutiai-je.

Au moment où j’allais dire quelque chose, mes lèvres furent soudainement scellées.

« ... Mm ? »

Mon corps avait été poussé vers l’avant, et l’on m’avait fait un baiser tellement passionné que j’avais l’impression d’être engouffré par lui.

Si je devais le dire en d’autres termes, on pourrait dire qu’elle me « dévorait » avec avidité.

Puis, tout en remuant sa langue tel un mollusque, elle l’avait enroulée autour de la mienne alors que j’étais encore à moitié endormi.

... Lily semblait aimer m’embrasser.

C’était quelque chose que j’avais compris à partir de la nuit où je m’étais uni avec elle.

Je me demandais si elle avait un penchant pour ça.

Je la taquinais autant que possible avec ça.

Et aussi, une fois qu’elle avait commencé, elle ne semblait pas pouvoir s’arrêter.

Mais c’était très bien. En tant qu’homme, il n’y avait aucune raison pour moi de m’en plaindre.

Cependant, parfois je devenais anxieux... Toute cette salive que j’avalais, était-elle peut-être des fluides corporels de la forme de slime de Lily ?

Eh bien, la salive était un fluide corporel, mais les fluides corporels d’un slime étaient un peu... différents en matière de viscosité.

J’aimais les baisers, mais comme eux... comme eux... je les aimais encore plus ! ...

... dans une mesure où cela peut être considéré comme un « engagement », si c’était un genre d’inclination comme « connaître le plaisir de devenir une partie de votre bien-aimé », alors même si j’avoue être son Maître, je n’avais aucune confiance en moi quant à comment y répondre de manière appropriée.

« ――Pwhaah. »

Alors que je pensais intensément à des choses comme ça, Lily semblait être satisfaite.

Après avoir fait plusieurs baisers, elle m’avait finalement libéré.

À ce moment-là, je m’étais complètement réveillé... J’avais envie de me tenir la tête. « Qu’est-ce que tu essaies de faire tôt le matin ? » Parce que j’étais à moitié éveillé, j’avais perdu le contrôle de moi-même afin d’être capable de le lui demander. Cependant, ce moment était passé et ne reviendra pas.

Pour une raison inconnue, Lily avait une étrange lueur dans les yeux, et cette présence était en quelque sorte dangereuse.

Je savais par expérience qu’elle aurait été classée comme une « femme vorace ».

Il était nécessaire de changer de tenue.

« ... Bon matin, Lily, » répondis-je.

« Hmm. Gochisousama [1], » répondit Lily.

« Osomatsusamadeshita [2]*. ... Non. C’est la réponse pour les collations, » répondis-je.

« Ahaha. Bonjour, Maître, » dit Lily.

Tout en échangeant à nouveau nos salutations, je m’étais levé du lit que Lily représentait.

J’avais légèrement secoué la tête avec l’intention de dissiper l’atmosphère légèrement rose qu’elle avait créée. Parce qu’il était tôt le matin, j’avais mis de côté les pensées excitantes et autres mauvaises pensées qu’elle avait invoquées, et je m’étais retournée pour lui faire face.

« Au fait, comment va ton corps ? » demandai-je.

Aujourd’hui, c’était le deuxième jour après le match à mort contre l’Arachne Blanche.

Jusqu’à maintenant, nous nous étions cachés dans le nid d’Arachne, permettant ainsi de reposer nos corps blessés.

Lily et Rose avaient toutes deux été grièvement blessées.

Lily devait récupérer de graves blessures qui ne pouvaient pas être soignées même avec sa magie de récupération de niveau trois. D’autre part, Rose avait dû refaire ses pièces cassées pour qu’elle puisse correctement se déplacer.

C’était aussi la raison pour laquelle Lily n’avait pas utilisé sa forme humaine pendant que je dormais. Même maintenant, quand je regarde de près, son sourire manquait un peu de sa joie habituelle.

Comme prévu, même si sa moitié supérieure était nue et que sa poitrine était à peine cachée, je ne me sentais pas excité en regardant le visage de Lily, qui était dans un état douloureux d’avoir simplement changé sa forme d’un slime vers celle d’une humaine.

« Aha. C’est encore un peu douloureux, » répondit-elle.

« Alors, tu devrais continuer à dormir, » dis-je.

Alors que je caressais ses doux cheveux, Lily plissa les yeux, ressentant apparemment du plaisir.

« Hmm. Je ferai ça..., » murmura-t-elle.

Après ça, elle fit retourner sa moitié supérieure du corps dans celui d’un Slime.

Puis, après avoir encore un peu caressé l’endroit plat et spacieux où sa tête se tenait avant ça, je m’étais tourné et je m’étais déplacé.

Il y avait un visage vide qui regardait notre échange.

... On dirait qu’on nous a vus, pensai-je.

« Bon matin, Rose, » dis-je.

« Bonjour à vous, Maître, » répondit Rose.

La vaillante Rose me salua d’une voix calme alors qu’elle travaillait d’une main avec un couteau qui ressemblait à celui qu’elle utilisait habituellement.

La raison pour laquelle elle avait baissé la voix était parce que Kato était encore enveloppée et dormait sous les draps à côté d’elle.

Alors que je diminuais la distance entre nous, Rose se leva et me salua.

« Aujourd’hui, vous êtes debout assez tôt, » déclara Rose.

« J’ai été réveillé. Alors je me suis levé après ça, » répondis-je.

« Était-ce par grande sœur ? On ne peut pas y faire grand-chose vu qu’elle n’a pas été choyée hier soir, » déclara Rose.

« Disons-le comme si le câlinage était quelque chose de naturel..., » répondis-je.

Il était vrai que pendant toute la journée d’hier, Lily était inconsciente alors qu’elle était concentrée sur la régénération de son corps, donc même si je l’avais voulue, je n’aurais pas pu la câliner.

« Hier soir, voyiez-vous, ma grande sœur a été intimidée par Kato-san, » commença Rose. « Même si elle sait qu’elle a tort, logiquement, et émotionnellement parlant, elle a très probablement voulu être choyée par le Maître. »

« Parce que c’était impossible hier, c’est devenu la première chose qu’elle a faite le matin, hein... En y réfléchissant bien, je n’ai toujours pas entendu les détails de ce qui s’est passé avant-hier quand je n’étais pas là, » dis-je.

Je pensais que de demander à Rose ce qui était arrivé entre Lily et Kato serait la manière la plus objective de savoir ce qui s’était passé. Il s’agissait du moment idéal pour le demander, car Lily était inconsciente et Kato était toujours dans le pays des rêves.

J’avais alors passé une trentaine de minutes à poser des questions à Rose sur tout ce qui s’était passé durant cette courte période où je n’étais pas là.

« On dirait que nous avons un peu troublé Kato, » dis-je.

Après avoir entendu parler du déroulement des événements, j’avais laissé échapper un soupir. Cette fois-ci, il semblerait que Kato soit celle qui avait sauvé ma peau.

Même moi, qui avais du mal à le comprendre parfaitement, je pouvais vaguement deviner l’ampleur du danger dans lequel ma famille était placée. C’était de ma faute vu que je n’avais pas préparé un plan efficace pour ce genre d’incident. Mais même ainsi, j’avais une dette envers elle pour avoir pris soin de ma famille quand je n’étais pas avec elle... et c’était quelque chose qui devra être remboursé.

J’étais frustré que la seule chose que je pouvais faire fût d’assurer sa protection avec celles en qui j’avais confiance.

En outre, j’avais demandé à Rose d’avoir des informations sur les progrès de l’état de son propre corps.

« En ce qui concerne les parties de mon corps, j’ai fini de les rééquiper hier, » répondit-elle.

Comme elle l’avait dit, le corps de Rose n’avait plus de fissures qui semblaient très douloureuses.

Son corps avait l’air différent de quand je l’avais rencontrée pour la première fois. La texture de bois n’était plus aussi visible, elle était devenue plus pâle et ressemblait maintenant plus à une poupée d’une mannequin.

Je pensai alors à l’épée qui pendait à ma taille.

Même si elle avait aussi été fabriquée en bois, Lily avait comparé la texture métallique à « l’Acier de Damas ». Même le corps de Rose avait été fabriqué et reconstruit avec ses propres mains. Ce ne serait donc pas étrange si même les matériaux en bois qu’elle utilisait avaient acquis un certain nombre de propriétés inhabituelles grâce à sa propre magie.

« Parce que j’ai également amélioré mes bras, leur force a été quelque peu augmentée. Je crois que cela aidera le Maître, » déclara-t-elle.

« Je vois. Je suis impatient de le voir en œuvre, » répondis-je.

« Le problème est au niveau des armes et armures. La bataille d’il y a deux jours a rendu plusieurs armures inutilisables. Je voudrais pouvoir demander environ quatre jours pour réparer tout ça, » déclara Rose.

« Compris, » dis-je.

Ce n’était pas une mauvaise chose. Les mains de Rose s’étaient améliorées. Et en renouvelant l’ensemble des armures, cela augmenterait considérablement notre force combative.

Cependant, si nous faisions cela, alors Rose ne pourrait pas voyager pendant quatre jours.

Lily avait probablement besoin de temps pour récupérer de ses blessures.

Ce n’était donc pas vraiment un problème. Elles avaient vraiment travaillé très dur et méritaient encore un peu de repos.

Le problème, c’était moi.

Hier, j’étais en proie à la fatigue et aux douleurs fantômes.

Même si l’on pouvait dire qu’elles ne mettaient pas ma vie en danger, j’avais quand même subi des blessures graves. Grâce aux bienfaits de la magie curative, mes blessures avaient été guéries, mais l’endurance que j’avais perdue n’avait pas pu être restaurée. Il s’agissait de la raison derrière ma léthargie, et je suppose que les douleurs fantômes que j’avais éprouvées étaient dues au choc que mon corps humain fragile avait reçu.

Cependant, quand je m’étais réveillé aujourd’hui, mon corps avait pour d’une manière générale retrouver son état normal.

Ainsi, je devrais être capable de bouger correctement. Mais même si je le pouvais, la raison pour laquelle je ne travaillais pas pourrait être attribuée à la paresse.

« J’ai une demande pour toi, Rose, » dis-je.

« Tout ce que le Maître souhaite est la priorité absolue. S’il vous plaît, parlez de toutes requêtes que vous avez, » répondit-elle.

« Il n’y a pas besoin de tant d’humilité... Ah eh bien, » commençai-je.

Je laissai échapper un sourire ironique alors que Rose se plaça à genou et baissa la tête.

« Ma demande est juste que je voudrais que mon équipement prenne la priorité, » dis-je.

« Bien sûr que c’est possible. Il s’agissait déjà de mon intention, » répondit Rose.

« Combien de temps cela prendra-t-il pour que mon équipement soit fini ? » demandai-je.

« La production peut être complétée avant midi aujourd’hui, » répondit-elle.

« Vraiment ? Je pourrais donc commencer à explorer la forêt cette après-midi, » dis-je.

« Avez-vous déjà l’intention de commencer à explorer la forêt afin de trouver d’autres monstres ? » demanda Rose.

J’avais hoché la tête en réponse à la question qui avait été posée avec une surprise croissante.

« Ah. C’est parce que je peux vraiment bouger, » dis-je.

« Ça ne me dérange pas. Mais comme vous pouvez le voir, ma grande sœur ne peut pas bouger, » déclara Rose. « Dois-je effectuer mon travail ce soir à la place ? Cependant, si je le fais, les améliorations pour les équipements nécessiteront plus de temps. »

« Non. Rose, tu dois continuer avec ce que tu as déjà à faire. J’ai maintenant une autre force de combat sur laquelle je peux compter à part Lily et toi, n’est-ce pas ? » demandai-je.

Rose semblait avoir compris le sens implicite de ma question.

« Avez-vous l’intention de chercher dans la forêt seulement accompagnée par elle ? » demanda Rose.

« Pourquoi cette question, Rose, t’opposes-tu à cela ? » demandai-je.

« Le Maître est toujours en convalescence. J’ai humblement déterminé que le Maître ne devrait pas se surmener, » déclara-t-elle.

« Je ne souhaite pas te faire t’inquiéter à propos de ça. Mon corps peut vraiment déjà bouger sans problèmes, » déclarai-je.

J’avais essayé de déplacer mon corps afin de le démontrer... et il ne semblerait pas y avoir de zones qui étaient encore douloureuses.

Il ne faisait aucun doute que mon corps était en bonne santé.

« Cela semble... certainement être le cas. Ce pourrait être exactement comme tu l’as dit. Il n’est pas bon de surmener son corps tout en récupérant, » dis-je.

À cause de l’assaut d’Arachne Blanche, je les avais seulement inquiétées. Donc, on ne pouvait pas leur en vouloir qu’elles se sentent particulièrement sensibles dès maintenant.

Je me sentais désolé qu’elles doivent constamment se soucier de moi. Je devrais céder du terrain pour le moment.

« J’ai compris. Alors, je vais me reposer correctement pour aujourd’hui et je regarderais après ça l’état de mon corps. Le départ est reporté à demain matin. Est-ce que ça te va ? » demandai-je.

« ... Oui, » répondit-elle.

Rose semblait avoir plus de choses à dire, mais elle avait gardé ça pour elle pour le moment.

Si je n’étais pas d’accord pour ne rien faire pour le reste de la journée, elle ne serait certainement pas restée silencieuse.

En pensant à ça, je regardais silencieusement Rose alors qu’elle travaillait, mais... peu de temps après, Kato se réveilla. Nous avions alors pris notre petit-déjeuner et je m’ennuyais déjà quand nous avions passé l’heure du midi.

Je ne le savais pas jusqu’à présent, mais je semble avoir une mentalité obsessionnelle de « devoir faire quelque chose ».

Le temps que j’avais pris pour me reposer par précaution était rapidement devenu douloureux pour moi.

« ... »

Surtout qu’après avoir dit à Rose que j’allais reposer mon corps aujourd’hui, je ne pouvais pas dire que je sortais. Je ne pouvais pas non plus pratiquer mes frappes afin d’entraîner mon corps.

« Maître, avez-vous l’intention d’aller quelque part ? » demanda Rose.

Au moment où je m’étais levé, Rose m’avait interrogé avec une voix aiguë. Peut-être qu’elle se souciait aussi de moi à la place de Lily.

« Je sors juste pour prendre l’air, » répondis-je.

« Vraiment ? Alors, n’allez pas trop loin, » répliqua-t-elle.

Peut-être qu’elle réalisait que je sentais que j’avais trop de temps à disposition, car des pensées de stupéfaction et de résignation me furent transmises à travers le lien entre nous deux.

J’étais alors parti précipitamment hors de cet endroit.

***

Même si le nid d’Arachne était constitué de rondins qui étaient collés avec uniquement des fils d’araignée, il était fortement endommagé après la bataille d’il y a deux nuits. Et après un léger remaniement effectué par Rose, c’était devenu incroyablement confortable de vivre dedans.

Il faudrait encore beaucoup d’efforts pour que les humains marchent parfaitement dessus, mais c’était déjà maintenant à un niveau où vous ne tomberiez pas si vos chaussures se coinçaient.

J’étais alors sorti du nid d’Arachne. Au moment où je l’avais fait, une silhouette blanche était apparue dans mon champ de vision.

« Gerbera [3], » dis-je.

« Bonjour Monseigneur, » répondit-elle.

Après que je l’ai appelée en utilisant son prénom après avoir quitté le nid d’Arachne, l’Arachne Blanche... maintenant appelée Gerbera, avait affiché le sourire embarrassé d’une jeune fille.

Le prénom de « Gerbera » lui avait été donné quand elle avait demandé un nom le lendemain du combat mortel.

Cela avait été assez difficile d’en trouver un.

En premier lieu, j’avais déjà épuisé le stock de fleurs que je connaissais. Et finalement, ce fut Kato qui m’aida à en trouver un bien.

... Comment le nom de Gerbera résonne-t-il ?

... Cette fleur était également surnommée « la Fleur-Araignée » en raison de la façon dont elle fleurissait.

... C’était tout. Cela avait été décidé ainsi.

Kato avait finalement montré une faible, mais joyeuse expression, peut-être en raison de l’acte curieux d’avoir dû trouver un nom pour quelqu’un.

Cela dit, ça ne changeait pas le fait que je lui avais encore une fois causé des problèmes.

J’étais désolé et reconnaissant en même temps. Si elle n’avait pas été là, il y aurait eu une possibilité sérieuse que le nom d’Arachne Blanche soit devenu quelque chose comme « Tulipe ».

Bien sûr, il n’y avait aucune raison d’être obsédé par le choix d’un nom floral. En premier lieu, je n’avais pas l’intention de choisir parmi les noms de fleurs quand j’avais choisi « Lily ».

Cependant, même si ce n’était pas une nécessité, il y avait des raisons suffisantes de le faire.

Étant donné qu’elle aurait été la seule personne sans nom floral, cette personne qui aurait été nommée ainsi détestait ce fait.

Elle n’aimait pas être la seule différente.

Malgré le genre de rencontre que nous avions eu... Non. C’était à cause de cette rencontre qu’elle valorisait et tenait à ses compagnons.

C’était une bonne inclinaison. En pensant favorablement à son attitude, j’avais posé une question.

« Oh oui, Gerbera. Cette chose dont je t’ai parlé plus tôt, est-elle prête ? » demandai-je.

« Oui, » tout en répondant à ma question, Gerbera avait fait un signe de tête.

J’avais demandé quelque chose de sa part.

« Il vient d’être terminé. Comment est-il ? » demanda-t-elle.

Ce que Gerbera avait sorti était un morceau de tissu blanc qui avait un lustre lisse.

Pour être exact, c’était un vêtement fabriqué à partir du tissu blanc.

Il s’agit d’une fabrication simple qui pouvait être fermée à l’avant.

Il s’agissait d’un produit fait avec des fils d’araignée, créé par la capacité spéciale de l’Arachne.

Hier, elle m’avait fait une démonstration, mais en utilisant uniquement quelques bâtons de bois, elle m’avait montré qu’elle était vraiment bonne quant au tissage.

Selon les souvenirs de Miho Mizushima présents dans Lily, il semblerait que ce soit un « métier à tisser à contre-courant ». Gerbera possédait quelques outils qui étaient de ses propres fabrications, mais c’était essentiellement la même chose.

Par exemple, la raison pour laquelle elle, un monstre, pouvait habiller la moitié supérieure de son corps avec un mince tissu, était grâce à cette capacité.

Bien sûr, ce que j’avais demandé était une version plus solide et plus épaisse de ce produit.

C’était évident. Ce qu’elle avait avant ça pourrait seulement être quelque chose destiné à une poupée. Ce n’est pas l’endroit pour profiter d’un tel assortiment. Ce que je voulais, c’était une sorte de vêtements plus adaptés.

J’avais alors vérifié le vêtement se trouvant dans mes mains.

Cependant, il semblait différent de ce que j’attendais par rapport à des fils d’araignée. Il n’était pas collant, et dégageait une sensation douce et soyeuse quand je le touchais.

J’avais entendu quelques anecdotes dans le passé que les fils d’araignée avaient des propriétés différentes du fil de trame.

En ce qui concerne ce tissu, j’avais l’impression que les longitudinales et les transversales étaient identiques. Et le fils n’était nullement collant.

« Comment est-ce ? C’est une merveille, n’est-ce pas ? » Gerbera étendit son corps comme si elle était fière d’elle.

De telles choses la rendaient semblable à Rose. Elle aussi, quand elle avait fait quelque chose et qu’elle me le montrait, elle semblait fière et heureuse.

Dans le cas de Gerbera, elle n’avait pas une personnalité calme de Rose, et donc, elle m’avait simplement étreint, ou plutôt, m’avait enlacé avec force.

De plus, il semblerait qu’elle ne savait pas comment maintenir la distance entre elle et les autres. Car là, c’était trop proche. Elle était si proche que, si elle le voulait, elle pourrait facilement voler mes lèvres.

« Je ne pensais pas non plus que ça se passerait bien, » dis-je.

« En effet, n’est-ce pas ? » demanda-t-elle.

« Oui. On dirait que ça... Je le vois bien, mais ne me colle pas de si près, » dis-je.

J’avais poussé l’épaule puis avais pris une certaine distance entre nous.

Mon cœur avait sauté un battement quand ma paume était entrée en contact direct avec cette délicate fille, mais je ne l’avais pas affiché sur mon visage.

... Mais Gerbera l’apprendrait de toute façon, donc cela ne ferait pas vraiment de différence.

« Alors, dépêche-toi de le porter. Comment puis-je le dire, ton apparence est embarrassante, » déclarai-je.

Il était trop tard pour le dire maintenant, mais l’apparence de Gerbera était très provocatrice.

Ceci me dérangeait plus depuis un certain temps maintenant, mais les vêtements d’extérieur en tissu mince étaient pratiquement transparents sous le soleil de midi, cachant à peine sa peau.

Et aussi, en parlant de cette fille, elle n’essayait même pas de couvrir sa poitrine.

Elle avait l’air si sans défense qu’un homme sans inhibitions pourrait même oublier que sa moitié inférieure était celle d’une araignée et la plaque au sol.

Eh bien... Dans ce cas, la roue aurait tourné, et tout cela serait fini. Même sans s’en prendre à elle, il y avait aussi la possibilité de se faire tuer simplement après sa rencontre.

Je devrais être incroyablement reconnaissant au ciel de laisser un monstre aussi puissant devenir ma camarade.

« Veux-tu bien te dépêcher ? » dis-je.

Cependant, tout cela était différent.

Gerbera avait l’air de vouloir être encore félicitée, mais quand je le lui avais dit avec plus de force, elle n’avait pas résisté et avait docilement suivi mes instructions.

« C’est bon. Ne soyez pas en colère, Monseigneur. ..., » dit-elle. « Étrange. Est-ce que je me tromperais sur le fait que Monseigneur n’était pas mécontent par cette idée ? Car Monseigneur a bien regardé ma silhouette pendant un bon moment. »

« ... »

Il semblait que ma maîtrise de soi manquait encore de contrôle.

Si j’étais autorisé à faire des excuses pour mes actions, alors que je dirais que cela n’était pas intentionnel.

Cela a été fait inconsciemment.

Vraiment.

Non. Dans cette situation, c’est toujours mauvais même si c’est involontaire.

... Se pourrait-il que je sois sexuellement frustré ?

J’avais dormi avec Lily sur le même lit... Et plus comme, je l’avais utilisée comme lit, et ce, depuis la première nuit, je ne l’avais plus fait avec elle.

Il avait été difficile de survivre, et il n’était pas nécessaire de le mentionner, mais je pensais que ce serait mauvais d’abandonner mon corps à de tels actes dans ce genre de situation.

Surtout que Rose était réveillée et Kato dormait à proximité. Je ne pouvais pas être fidèle à mes désirs dans cet espace ouvert où l’on pouvait se déplacer si librement.

... Si c’était ce qui avait provoqué des frustrations sexuelles... Je devrais être un peu plus vigilant à partir de maintenant.

... Dans un coin de ma tête, ce n’était pas comme si je n’entendais pas le murmure de « On ne peut pas y faire grand-chose puisque je suis un mec », mais si je finissais par écouter les murmures de la tentation, alors je serais vraiment comme un certain Kaga.

Et ce n’était pas une bonne chose.

« Je me suis changée, Monseigneur, » annonça-t-elle.

Après avoir dissipé mes pensées inutiles, j’étais retourné pour faire face à elle. La silhouette de Gerbera se tenait là. Elle portait le mince tissu qu’elle portait sur les vêtements translucides qu’elle venait de me montrer.

« ... »

La zone de la poitrine semblait un peu trop ouverte, mais je n’étais pas du genre à parler de la mode des filles. Avant de venir dans ce monde, au Japon moderne, je connaissais des filles du même âge que moi qui portaient des vêtements aussi extrêmes pendant les vacances.

Et en réalité, ces vêtements étaient très bien adaptés.

Avec des cheveux raides, de longs cheveux fantaisistes, des traits faciaux incroyablement délicats et des yeux écarlates mystérieux, ce qui était au-dessus de la taille de Gerbera était pratiquement celui d’une fée ou d’une elfe.

Parce qu’une telle fille portait de tels vêtements flottants, il était impossible qu’elle ne soit pas adaptée à ce genre d’habits.

Maintenant que sa peau ne peut plus être vue directement, son aura diabolique s’était éclaircie, et honnêtement, elle était vraiment très adorable.

« Comment est-ce, Monseigneur ? Ah. Je suis adorable, » déclara-t-elle.

« Oh ? Oui, Adorable..., » dis-je.

Quand je lui avais répondu par hasard, la peau d’un blanc aveuglant de Gerbera avait immédiatement été teinte en rouge.

Comme sa peau était blanche, je pouvais voir la rougeur jusqu’à sa poitrine alors qu’elle propageait de plus en plus.

Même si elle était une telle beauté, elle n’avait pas l’habitude d’être complimentée. Ses lèvres ne pouvaient s’empêcher de s’entrouvrir dans le bonheur. Cela devait être ainsi parce qu’elle avait toujours été seule. Si elle avait été une fille normale, je serais inquiet qu’elle se fasse tromper par de méchantes personnes.

Alors que j’attendais que Gerbera retrouve son sang-froid, j’avais commencé à ouvrir la bouche.

« C’est vraiment quelque chose de bien. Alors, continue à faire des vêtements pour nous, » dis-je.

Il était facile de se déplacer avec, et nous n’étions pas dans une situation où nous devions nous inquiéter de la mode. Vous pouviez dire ce dont j’étais conscient en regardant simplement mon visage. C’était une autre raison pour laquelle je ne m’inquiétais pas pour ça, mais Lily n’avait qu’un chandail à porter. Nous n’avions tout simplement pas d’autre stock de vêtements.

Je préférerais être sauvé du fait de n’avoir qu’un ensemble de vêtements sur mon corps. C’était aussi bien pour un aspect hygiénique que mental.

« Je peux aussi me réjouir de sa durabilité, n’est-ce pas, » demandai-je.

« Umu. Puisque mes fils d’araignée ont été utilisés. Il ne sera ni déchiré ni facilement percé, » déclara-t-elle.

« Cela semble rassurant, » dis-je.

« Je vous laisserais bientôt voir que cela ne se déchirera pas même dans la gueule d’un Croc de Feu, » déclara-t-elle.

« Je suis impatient d’y être, » dis-je.

Dans ce cas, l’intérieur de mon corps ne résisterait probablement pas à la puissance de la mâchoire, mais je ne dirais pas quelque chose qui allait l’humilier.

Et d’ailleurs, nous irons plus loin dans la forêt, le fait d’être mieux équipé était évidemment une bonne chose.

« Ah oui, c’est vrai, » dis-je.

« Hmm ? Monseigneur ? » demanda-t-elle.

« Je me sens mal de te demander maintenant une autre faveur, puisque je viens de t’en demander une..., » déclarai-je.

« Ne prenez pas ça trop à cœur. Si je le peux, alors je ferai n’importe quoi pour vous, Monseigneur, » répondit-elle.

Gerbera avait affiché une expression de joie tout en disant ça.

Pour nous, peut-être le fait qu’elle pouvait faire quelque chose pour ses premiers camarades qu’elle avait gagnés avait causé cette atmosphère de joie.

C’était vraiment une bonne indication.

Elle était très enthousiaste à ce sujet. Et si elle était ainsi, cela allait réduire le temps nécessaire pour que nous nous connaissions.

« Veux-tu bien aller dans la forêt avec moi demain ? » demandai-je.

« Ensemble, Monseigneur ? » demanda-t-elle. « Certainement, si Monseigneur le désire, Monseigneur n’a pas besoin d’y aller en personne, mais seulement d’ordonner à votre serviteur de le récupérer. Même s’il s’agit de rassembler les carcasses de quatre Crocs de Feu, il me sera facile de le faire. »

« Je n’ai pas besoin d’une viande si mauvaise... Ce n’est pas quelque chose comme ça. J’ai besoin d’être là en personne. Ma capacité [Domptage de Monstres] nécessite que je sois proche des monstres..., » dis-je.

Alors j’avais comblé Gerbera, qui a récemment rejoint en tant que camarade, par rapport à son manque de connaissances. J’avais finalement ressenti quelque chose comme un défi pour la première fois depuis mon entrée dans ce monde.

Tout le monde avait travaillé ensemble pour surmonter une énorme difficulté et une nouvelle force de combat avait été ajoutée.

Sûrement qu’à partir de maintenant, tout ira bien. C’était ce que je croyais.

Notes

  • 1 Gochisousama : Un dicton informel pour « merci pour la nourriture » qu’on effectue au Japon après les repas.
  • 2  Osomatsusamadeshita : Semblable à gochisousama, sauf que c’est seulement pour les collations.
  • 3 Gerbera : Gerbera est un genre de plantes de la famille des Asteraceae. Ses espèces sont souvent utilisées comme plantes ornementales, il a été nommé ainsi en hommage au naturaliste allemand Traugott Gerber (de), ami de Carl von Linné. Dans le langage des fleurs, la signification du gerbera est l’amour profond, les tendres pensées.

***

Chapitre 2 : Suspicion et confiance

À l’aube, quelques jours plus tard.

« Je suis désolé de t’avoir hâté, » dis-je.

« Pas de problèmes..., » répondit Rose.

J’avais reçu du nouvel équipement de la part de Rose. Le plastron habituel, la protection du bas du corps et un grand bouclier. Les nuances étaient un peu plus sombres et elles étaient différentes de celles d’avant.

Cela n’était pas au niveau de l’épée en pseudo « acier de damas » que Rose avait produite, mais cela semblait être plus résistant que la précédente armure. Si tout le monde pouvait en être équipé, notre puissance de combat pourrait beaucoup augmenter.

Comme d’habitude, Rose avait fait du bon travail.

J’avais rapidement terminé les préparatifs.

« Tout est bon, » dis-je. « Les préparations sont achevées. Il est temps d’aller. »

Après avoir parlé à Rose et Kato, j’avais caressé en utilisant mon doigt la surface du monstre transparent en forme de gelée.

« Et aussi, Lily. Je vais sortir un peu, » dis-je.

Elle ne m’avait pas répondu.

Lily avait perdu connaissance afin de pouvoir récupérer plus vite de ses blessures. C’était apparenté à l’état de sommeil pour les humains. En faisant cela, elle ne pouvait pas maintenir sa capacité de mimétisme pendant ce temps. Elle s’était « réveillée » plusieurs fois comme elle l’avait fait hier matin, mais le fait de la regarder dans son état affaibli était un peu douloureux.

Le fait d’être un slime dans cet état ne représentait aucun danger pour sa vie. Elle avait seulement besoin de quelques jours pour se rétablir. Mais pendant ce temps, il était préférable de la laisser comme elle était en ce moment.

« Alors, je te laisse la base, » dis-je à Rose.

« D’accord, Maître, » répondit Rose.

« ... Bon, » dis-je.

Après avoir échangé des au revoir, je m’étais déplacé pour sortir du nid d’Arachne.

« Maître, » juste avant de quitter le nid, Rose, avec qui je venais d’échanger des au revoir, m’avait appelé.

J’avais regardé vers l’arrière afin de voir Rose.

Peut-être qu’il y avait quelque chose que j’avais oublié.

« Maître, y allez-vous vraiment ? » demanda Rose.

« Veux-tu encore en parler ? » demandai-je.

Déjà hier, Rose s’était opposée à moi sur le fait que je voulais aller explorer la forêt.

Cela faisait seulement trois jours depuis le combat mortel contre l’Arachne Blanche. Et à cause de cet événement, leurs inquiétudes étaient raisonnables. Mais là, il semblerait que ses inquiétudes soient un peu exagérées.

« N’en avons-nous pas parlé plusieurs fois ? Je suis totalement rétabli. Alors, ne t’inquiète pas à propos de ça. Je ne vais pas soudainement m’effondrer, » dis-je.

« Je suis conscient de cela, mais..., » Rose pouvait être vue bégayante sur ses mots. « Et les autres questions ? Oui, par exemple, n’y a-t-il pas un problème de sécurité ? »

« Veux-tu parler du fait de savoir si le nid de l’Arachne est sans danger ? » demandai-je.

Un problème de sécurité... Je vois, il y a aussi une telle raison de s’y opposer, pensai-je. Cependant, j’ai aussi pensé à ça.

« C’est correct. Et si ça arrivait, cela serait bien de réveiller Lily, » répondis-je. « Vu que vous êtes deux maintenant, quel que soit le monstre qui viendrait, il ne vous faudra pas longtemps pour que vous les neutralisiez. »

À l’origine, seules Lily et Rose avaient des capacités de combat.

Quand nous vivions dans la grotte, Lily était sortie pour s’assurer de la nourriture et Rose était la seule à m’accompagner. Par rapport à cela, à la fois Lily et Rose étaient entièrement équipées et elles gardaient le nid.

Lily n’était pas actuellement en bonne condition, mais elle n’était pas à un niveau où elle ne pouvait pas supporter un ou deux combats.

« D’ailleurs, en premier lieu, n’a-t-on pas dit que les monstres ne s’approchent généralement pas de ce nid d’Arachne ? » demandai-je.

Il était rare que des monstres s’approchent du nid de l’Arachne Blanche, qui est un « Haut Monstre ». En fait, ces monstres avaient été complètement éliminés pendant de longues années.

En d’autres termes, il s’agissait d’un mécanisme de sélection dans l’évolution.

« J’ai déjà pensé à tout ce qui peut nous arriver, » dis-je.

Mais Rose insistait avec force.

« Ce qui m’inquiète, c’est le Maître, » déclara-t-elle.

« Ce n’est pas quelque chose qui nécessite d’être inquiet, » dis-je. « Mon escorte est cette Arachne Blanche, un “Haut Monstre”. Il n’y a pas beaucoup de monstres qui peuvent s’opposer à elle. »

Tout en conversant, je m’étais soudainement méfié de quelque chose.

Malgré tout ça, la pensée que Rose s’inquiétait trop me vint à l’esprit.

En premier lieu, Rose qui s’opposait à mes décisions était inhabituelle. Si je devais le dire autrement, elle était le type de personne à refréner ses propres sentiments et à suivre silencieusement les ordres donnés.

Et pourtant, pourquoi était-elle...

... Non, plutôt...

Était-il possible que la véritable intention de Rose fût à propos de « ceci » ?

« Pourquoi es-tu si contre le fait que j’aille dans la forêt ? » demandai-je. « Rose, est-ce que tu me caches quelque chose ? »

« ... C’est, » répondit-elle.

« C’est de toi que nous parlons, » continuai-je. « Tu penses probablement que c’est “parce que je n’ai pas respecté ta volonté”, n’est-ce pas ? Arrête de penser à des choses étranges. Si tu n’es pas satisfaite de quelque chose, dis-le-moi. Puisque tu fais partie de ma “famille des monstres”, tu es une précieuse camarade. »

Même après que je l’ai invitée à parler, elle cherchait ses mots. Mais dans une telle situation, je n’avais rien d’autre à faire que d’attendre.

Elle s’était soudainement agenouillée et avait baissé la tête. « Maître, je suis vraiment désolée. »

« Alors, qu’est-ce qui ne va pas ? » demandai-je.

« Je connais déjà les sentiments du Maître envers nous, sa “Famille de Monstres”. Je suis reconnaissante pour cela, et je n’ai aucune intention de l’ignorer, » répondit-elle.

Avec toujours sa tête baissée, elle avait commencé à exprimer ce qui était dans son cœur.

En même temps que les sentiments d’excuse étaient présents dans son cœur... quelque chose comme un sentiment de honte était présent, et tous deux m’étaient transmis à travers notre lien.

Mais... contre quoi ?

La question que j’avais en tête avait alors été répondue quand Rose avait continué.

« Cependant, de mon côté... Je ne peux absolument pas croire en Gerbera comme ma grande sœur l’a fait, » déclara Rose.

« Qu’est-ce que tu viens de dire ? » demandai-je.

Pour moi, c’était une confession inattendue.

Pendant que je ne disais plus rien, Rose avait continué à parler. « Pourriez-vous au moins attendre que ma grande sœur ou moi puissions parfaitement nous déplacer ? »

Pour résumer, la chose qu’elle voulait dire était : « Parce qu’on ne peut pas faire confiance à Gerbera, celle qui devrait être mon escorte devrait être elle ou Lily. »

Je me sentais un peu étourdi. C’était parce que je comprenais à quel point Rose était sérieuse.

« Alors, il s’agit de la véritable raison pour laquelle tu es contre le fait que j’aille dans la forêt ? » demandai-je.

Rose s’inclina plus profondément alors que je lui demandais ça.

« Je suis vraiment désolée, » répondit Rose.

« Ne vas-tu pas le lui pardonner ? » demandai-je.

« ... Non, » répondit-elle.

« Je vois, » dis-je.

Ah, bon sang, pensai-je.

Tout ceci était arrivé à cause de mon erreur. Au contraire, j’aurais dû prédire cette chose.

J’avais complètement oublié cette possibilité après que Lily l’ait accepté.

Rose était différente de Lily.

Le rôle qu’elle avait pris était de garantir la sécurité de mon bien-être, en agissant comme mon gardien.

Elle ne le tolérerait pas si, en tant que Maître, je devais être blessé. C’était son principe de vie.

— J’existe pour protéger le Maître. À cet effet, cela ne me dérange pas si ce corps doit se transformer en copeaux de bois.

Il s’agissait des paroles que Rose m’avait dit.

Sa raison d’être était de me protéger.

Cela devait être naturel pour elle de ne pas pardonner à Gerbera qui m’avait blessée. Au contraire, en ce qui concerne cette affaire, je devais être à la place celui qui m’y conformait.

« Je suis vraiment désolée, » déclara Rose.

« Tu n’as pas à t’excuser encore et encore. Il n’y a rien que nous puissions faire pour ne pas vouloir lui pardonner..., » dis-je.

Mais si l’on me demandait de pardonner aux étudiants qui m’aient intimidé dans la « Colonie », c’était impossible.

Si j’y repense maintenant... Ils avaient dû tomber en pleine panique. C’était un état d’urgence. Ces personnes-là étaient généralement de bonnes personnes. Elles étaient innocentes. C’était à cause de la situation si mauvaise... J’avais déjà pensé à cette possibilité.

C’était simple de penser à ça.

Mais je ne croyais vraiment pas à ces pensées.

Même si tous ceux-là mouraient, je ne sentirais même pas un peu de pitié pour eux. Pour moi, ils n’auraient été rien de plus qu’un tas de cadavres.

Il y avait une partie qui ne pourrait jamais être comprise avec la raison qui existait dans la chose qu’on appelle le « cœur humain ».

D’autre part, Lily avait déjà pardonné à Gerbera. Mais même ainsi, ce n’était pas que Rose était une personne bornée par rapport à elle.

Lily avait priorisé mes sentiments, tandis que Rose, qui était pratique, s’était concentrée sur la sécurité de mon bien-être.

C’était le caractère de ces filles, et l’on ne pouvait nier que c’était le résultat de leur personnalité. Au moins, je ne le nierais pas complètement.

En plus... disons-le franchement, cet incident était la faute de Gerbera.

Il était vrai que l’Arachne Blanche était l’incarnation même de la violence, et qu’elle nous avait blessés.

Après avoir été réformée, sa nature d’araignée n’avait toujours pas changé.

En premier lieu, vous ne pouviez pas cacher ce que vous aviez fait.

Peu importe combien vous l’avez regretté, le passé ne peut pas être changé.

Bien sûr, je croyais en Gerbera.

Et je voulais que ma famille croie en elle.

Cependant, je n’avais pas le droit d’ordonner à Rose de devenir amie avec Gerbera. Cela ne serait pas dans ce cas une véritable amitié construite sur la confiance. Si c’était ainsi, la relation entre ces deux filles serait totalement différente de ce que je souhaitais.

Dorénavant, Gerbera devrait retrouver la confiance qu’elle avait perdue lors de sa première rencontre.

Cependant, cela n’était pas censé être quelque chose dont on devait être aussi inquiet comme on l’était actuellement.

Il fallait régulièrement construire la confiance.

Comparé à la façon normale de construire une relation entre les humains, ce que nous avions entre nous ici était à la place non conventionnelle.

Sans tenir compte de moi... L’incident où Lily avait facilement pardonné et accepté l’ancienne Arachne Blanche était loin de la norme.

... Gerbera devait donc gagner la confiance de Rose.

Le moyen le plus rapide de le faire était de « montrer à Rose son utilité », ou quelque chose comme ça.

Utiliser ce moyen produirait des résultats. Et en tant que tel, demander à Gerbera d’aller dans la forêt en tant qu’escorte était la bonne chose à faire.

Ce dont Gerbera avait maintenant besoin était des résultats qui prouvaient sa bonne foi.

S’il y avait des résultats, Rose finirait par reconnaître ses efforts. Heureusement, Rose pensait de manière rationnelle. Si elle croyait que Gerbera avait déjà réfléchi sur son comportement, cela ne devrait pas être si difficile.

Par ailleurs, la situation actuelle était très dure pour Rose.

Même Rose ne voulait pas douter de Gerbera, car elle faisait également partie de la famille. Si ce n’était pas ainsi, alors je n’aurais pas pu sentir de sentiments de « honte » venant de la part de Rose.

Parce que ces deux-là voulaient se rencontrer à mi-chemin, cela devrait aller.

Tant que nous vivons, il n’y aura pas de problèmes. Nous devions régler les petits problèmes un par un.

N’était-il pas évident que c’était mon travail de les aider, en tant que Maître de ses filles ?

Après avoir fini ma conversation avec Rose, j’étais finalement sorti du nid d’Arachne.

Gerbera m’attendait là-bas.

Elle était assise avec ses jambes d’araignée pliées tout en regardant distraitement le ciel.

La conversation avec Rose avait pris du temps. Je l’avais apparemment fait attendre en vain. J’avais fait une mauvaise chose.

« Désolé de t’avoir fait attendre, » dis-je.

« Nullement ! Je n’ai pas attendu, » répondit-elle.

Gerbera avait abaissé sa ligne de vue qui était dirigée vers le ciel et avait montré une expression rigide.

J’avais alors penché la tête sur le côté. « Est-ce que quelque chose est arrivé ? »

« Hmm... Que voulez-vous dire par là ? » Gerbera se leva immédiatement et se retourna pour me faire face. « Regardez. Si nous ne nous pressons pas, le jour se terminera bientôt. Je souhaite être à la maison avant que le soleil se couche. »

Ses paroles la rendirent plus méfiante.

J’étais sorti du nid d’Arachne tout en sentant un peu de suspicion.

***

Nous avions rapidement rencontré un monstre de type insecte appelé Scarabée Souche dans la forêt où nous vivions.

Le Scarabée Souche pourrait avoir une taille de soixante-dix centimètres. En un coup d’œil, ils semblent être des scarabées-rhinocéros géants.

Leurs corps étaient recouverts d’une carapace externe volumineuse, dont la robustesse était probablement l’une des meilleures de cette forêt.

La corne en forme de cône qui ressemblait à une lance ne semblait pas être facilement cassable par de petits impacts.

Sa spécialité était le lancement d’une attaque de type charge depuis les airs.

Ceci était une attaque simple, mais puissante. Auparavant, dans la Colonie, il y avait une victime qui était tombée à cause de cela.

Le Scarabée Souche que nous avions rencontré semble être plus vigilant que le précédent. Au moment où nous avions entendu quelque chose qui volait, il s’était déjà envolé haut dans le ciel.

À ce moment-là, il n’y avait aucune possibilité que cela fasse partie de ma « Famille de Monstres ».

Outre le fait que le Scarabée Souche montrait clairement son hostilité à notre égard, l’absence de sentiment de connexion entre nous était la meilleure des preuves.

Le Scarabée Souche m’avait immédiatement visé.

Puis, d’une hauteur de quelques mètres, sa vitesse avait changé et sa robuste carapace extérieure s’était transformée en une arme semblable à une balle.

Même si je devais éviter cette balle vivante, le Scarabée Souche, qui était dans notre ligne de mire, se serait retourné afin de nous viser depuis en haut. À ce rythme, il me frapperait et il était possible que la partie supérieure de mon corps soit séparée de la partie inférieure.

« Laissez-moi m’en occuper, » déclara Gerbera.

Le Scarabée Souche volait avec une vitesse qui ne pouvait pas être suivie par mes yeux, mais Gerbera, qui était à côté de moi, lança son fil pour lui faire changer sa trajectoire.

Sans se soucier du fil qui lui avait été lancé et qui s’était collé sur sa carapace, le scarabée qui à l’origine me visait avait quand même essayé de se précipiter vers moi.

Mais Gerbera ne s’était pas arrêtée à ça. « Hrgh. »

Tout en plantant fermement ses huit pattes sur le sol, elle tira le fil qui semblait mince au premier coup d’œil et le monstre soi-disant puissant, le Scarabée Souche, perdit instantanément l’équilibre.

Son parcours avait dévié. Il avait perdu le contrôle de son vol et ainsi, il s’était écrasé sur le sol.

Le corps rond du Scarabée Souche avait été poussé vers Gerbera alors qu’il rebondissait au hasard après avoir été tiré vers elle.

« Ce sera ta fin, » Gerbera avait placé l’une des pattes d’araignée et elle l’avait instantanément écrasée.

Comme un chasseur expert à la lance, la robuste carapace du Scarabée Souche avait été percée et maintenant avait été scellée au sol.

Les jambes de Scarabée Souche avaient tremblé puis il devint silencieux.

« C’est fini... Hmm, » dis-je.

« Très certainement, » répondit-elle.

Après l’avoir soigneusement confirmé, j’avais laissé échapper le souffle que je retenais avant ça.

Je connaissais la véritable puissance de Gerbera, mais j’étais toujours nerveux quand j’étais dans une vraie bataille. Je ne pouvais toujours pas m’habituer aux luttes mortelles.

« Monseigneur, cela ne serait-il pas un moment des plus merveilleux pour un court repos ? » déclara Gerbera.

Ma fatigue mentale avait pu certainement être affichée sur mon visage. Gerbera l’avait offerte avec une expression attentionnée.

« Je pense que oui, » j’avais accepté avec joie l’offre de Gerbera.

Je m’étais alors assis sur place.

J’avais bu de l’eau du récipient en bois que nous avions apporté, et j’avais ensuite laissé échapper un petit soupir. Pas seulement mentalement, mais j’étais également physiquement fatigué.

Sans même m’en rendre compte moi-même, j’avais probablement surmené mon esprit. À partir de maintenant, je devrais prendre de courtes pauses.

Puis, pendant que je vérifiais mon état, Gerbera m’avait appelé. « Monseigneur. »

« Oui !? » répondis-je.

« J’ai fini “l’emballage”, » annonça-t-elle.

« C’était rapide, » dis-je.

Sur la main de Gerbera se trouvait la carcasse du Scarabée Souche enveloppée dans du fil d’araignée.

L’« emballage » qu’elle avait mentionné semblait signifier exactement cela. C’était plus pratique pour être transporté et s’assurer que le contenu ne sera pas « déversé » de quelque façon que ce soit, les restes du monstre avaient été enroulés dans du fil de l’araignée.

Maintenant, la raison pour laquelle elle ramène intentionnellement les restes d’un monstre était afin d’offrir un souvenir à Lily qui se reposait maintenant dans le nid.

Elle avait une capacité de mimétisme qui lui permettait de se transformer en proie qu’elle consommait, d’où le cadeau.

En d’autres termes, si elle pouvait dévorer des monstres que nous n’avions jamais rencontrés, cela pourrait être transformé en potentiel de combat.

Ce n’était pas le but d’aujourd’hui, mais c’était quand même un petit bonus.

C’était donc pas mal. Maintenant, si nous étions en mesure de ramener un nouveau membre pour la « famille », ce serait une bonne chose.

« Très bien. Alors, allons-y, » annonçai-je.

« Monseigneur, veuillez attendre, » déclara-t-elle.

Au moment où je m’étais levé énergiquement, Gerbera avait fait un reproche à mon égard.

« Vous vous êtes juste assis. Pourquoi ne vous reposez vous pas davantage, car Monseigneur n’a pas beaucoup d’endurance ? » demanda Gerbera.

« ... Eh bien, si tu me compares avec vous, les monstres, alors je suppose que je suis vraiment faible, » répondis-je.

En tant qu’homme, je me sentais un peu blessé, d’être parlé comme si j’avais une constitution faible, mais celle qui l’avait dit était l’Arachne Blanche. De son point de vue, ce n’était pas bizarre même si elle me voyait comme étant plus faible qu’un bébé.

« J’ai compris. Je vais me reposer encore un peu plus, » annonçai-je.

« Hmm, » dit-elle.

Je m’étais alors à nouveau assis sur place avec les jambes croisées.

Puis, hochant comme si elle était satisfaite de voir ça, Gerbera plia ses huit jambes et s’assit également, à environ trois mètres de moi.

« ... »

« ... N’es-tu pas un peu trop loin de moi ? » demandai-je.

N’avait-il pas un sentiment de distance quand il n’y avait que nous deux ici ? Sans oublier qu’il était difficile de parler comme ça.

Cela donnait étrangement l’impression d’être la distance que l’on prenait quand l’on détestait l’autre.

« Vraiment ? »

Gerbera bougea maladroitement son regard. Elle était franchement suspecte.

Je ne pouvais pas m’empêcher de penser que quelque chose était arrivé.

« Gerbera ? » demandai-je.

Au moment où je l’avais appelée avec son nom, ses épaules avaient tressailli en réponse.

« Qu-Que se passe-t-il ? » demandai-je.

« ... »

J’avais continué à la regarder jusqu’à ce que son haut du corps s’affaisse, comme un lis blanc qui se fanait.

On dirait qu’elle avait eu une idée. Être honnête était une bonne chose.

« Qu’est-ce qui ne va pas ? » demandai-je.

Après avoir demandé ça, elle avait timidement ouvert sa bouche. « ... Monseigneur, êtes-vous d’accord avec ça ? »

« À propos de quoi ? » demandai-je.

Comme j’avais exprimé ma non-compréhension, elle avait continué avec un ton maladroit.

« Je... l’autre nuit, je vous ai attaqué, Monseigneur. N’est-ce pas être légèrement négligent en étant seul avec moi ? » demanda-t-elle.

Si je pouvais résumer en un mot, elle avait un comportement qui semblait comme si elle allait disparaître de cet endroit.

« Gerbera, tu..., » commençai-je.

Puis, une pensée m’était venue.

« As-tu entendu ma conversation avec Rose ? » demandai-je.

« De-De quoi étiez-vous en train de parler ? » Le ton de sa voix augmentait et le regard de ses yeux écarlates continuait d’éviter mon regard.

Peu importe quoi, n’était-elle pas trop paniquée ?

Le fait d’agir comme ça n’était pas différent d’admettre être dans cet état.

« Tu nous as entendus, n’est-ce pas ? » demandai-je.

Je laissai échapper un soupir et avançai vers elle, qui détournait encore son regard.

Ses épaules avaient tressailli, mais elle n’avait pas essayé de fuir.

Elle avait seulement baissé les yeux comme si elle abandonnait.

« C’est pourquoi tu agis étrangement..., » dis-je.

« ... Hmh, » gémit-elle.

Rose était contre le fait que j’aille explorer la forêt avec Gerbera.

Gerbera l’avait entendu et elle savait donc que Rose se méfiait d’elle. Elle avait donc décidé de garder ses distances avec moi.

Dès le moment où nous étions sortis dans la forêt seulement nous deux, il n’y avait plus aucun sens à garder une sorte de distance entre nous... Non. Il n’y avait rien d’autre à dire. Je savais qu’elle était maladroite. Si j’avais su cela, je n’aurais pas commis un échec comme celui de cette nuit-là.

Le problème était que Gerbera l’avait pris avec force.

La raison pour laquelle elle était si déprimée était probablement parce qu’elle s’était déjà blâmée par elle-même.

Après la fois où elle était notre ennemie, il semblerait qu’elle, que nous appelions maintenant Gerbera, se sentait comme si elle nous devait une grosse dette.

Après avoir réfléchi un moment, j’avais alors demandé. « Pas sûr, hein ? Quoi ? Vas-tu encore nous blesser, Gerbera ? »

« Jamais. Jamais je ne ferais ça. Je vous suis vraiment reconnaissant, Monseigneur ! » s’exclama-t-elle.

Après avoir nié désespérément mes paroles, Gerbera réalisa quelque chose, laissant tomber ses pattes et ses épaules sur place.

« Cependant, moi-même, j’ai eu les mêmes pensées que ce dont Lady Rose a parlé, car elle a raison sur ça, » déclara-t-elle.

Même si elle était une magnifique beauté, ce visage qui s’était rétréci sur elle-même dans la dépression ressemblait seulement à une grande fleur qui avait flétri et s’était fermé.

« Je suis dangereuse, Monseigneur. Je peux vous faire à nouveau du mal, à vous et aux autres. C’est un fait..., » déclara Gerbera.

Cela semblait être une blessure assez grave.

Je l’avais confirmé et j’avais plissé mes sourcils.

Nous étions un groupe avec un faible nombre d’individus.

Et donc, nous ne pouvions pas nous permettre de ne pas combiner nos forces pour survivre dans ce monde.

Si l’on se sentait trop redevable envers les autres, cela créerait probablement une discorde.

C’était mon travail en tant que Maître de prendre soin de ma Famille.

En plus, comme j’étais celui qui l’avait prise en tant qu’allié, je devais m’occuper d’elle correctement.

Eh bien ! La moitié de cela était ma position officielle. Mais mes véritables intentions étaient de ne pas la laisser seule si elle restait ainsi déprimée.

Mais, comment pouvais-je lui remonter le moral ?

Gerbera, la tête baissée, ouvrit la bouche pendant que je pensais à ça. « Monseigneur et les autres m’ont accepté. Je désire présenter mon utilité à Monseigneur et aux autres. Ce sont mes véritables intentions. »

Elle joignit les mains et leva les yeux vers moi avec ses yeux écarlates qui étaient légèrement mouillés.

« C-cependant, le fait que je viens de naître ne peut pas être changé, » continua-t-elle. « Même maintenant, je désire toujours vous monopoliser et vous capturer... Non. C’est même plus important encore que lorsque nous nous sommes rencontrés hier. Je sens que cette sensation dans mon cœur a continué à augmenter. »

En disant cela, une affection débordante et massive transpirait depuis ses yeux écarlates qui me regardent sans cesse.

« Vous m’avez pardonné, mais je peux quand même à nouveau vous blesser. Je suis terrifié que tout cela puisse se reproduire, » avoua-t-elle.

Gerbera, l’Arachne blanche, était une araignée. C’était son instinct naturel d’attraper sa proie et de l’attacher.

Le fait de penser à vouloir le faire était naturel pour elle. Et par-dessus tout, c’était quelque chose qui ne pouvait pas être changé.

... Bien que...

Même si vous pensiez ainsi, le fait de le mettre réellement en action n’était pas du tout au même niveau.

Voilà ce que je pensais, et en quoi je croyais.

« Gerbera, calme-toi, » dis-je.

À la fin, je lui avais honnêtement dit mon opinion. « Tu ne me feras pas de mal... Non, tu ne nous feras plus jamais de mal. »

En outre, nous étions connectés par le lien entre nous. Il y avait donc une forte possibilité de voir à travers tout tromperie ou mensonge. Voilà pourquoi, il était préférable de directement transmettre les sentiments.

C’était ce que j’avais déterminé.

« Monseigneur, pourquoi le croyez-vous ? » demanda Gerbera.

Les choses que j’avais dites lui semblent inattendues. Le bas du corps d’araignée de Gerbera avait fait un bruit de cliquetis lorsqu’elle avait soulevé son corps.

« Ce que Lady Rose a dit est correct. Même moi, je ne peux pas croire en moi-même. Mais pourquoi Monseigneur croit-il ainsi ? » demanda-t-elle.

« Pourquoi, Hmm... C’est parce que j’ai vu ta silhouette cette nuit-là, » répondis-je.

Cette nuit-là, Gerbera avait dû imaginer comment elle passerait sa vie seule après ça.

Depuis le peu de temps que nous nous étions rencontrés, l’intensité de la solitude qu’elle avait connue était à des années-lumière de celle qu’elle avait ressentie depuis le début de sa vie.

Je la comprenais, parce que j’avais également eu la même expérience.

Voilà pourquoi je croyais en elle.

Si cela avait été le sentiment le plus douloureux qu’elle n’avait jamais ressenti, alors elle irait bien après ça. Voilà ce que je pensais.

« Tu as dit, “Tu as peur que tu nous blesses”, n’est-ce pas ? » demandai-je. « Si tu ressens cela, alors tout ira bien. Tu ne trahiras pas notre confiance. Eh bien, n’est-ce pas ainsi ? Le simple fait d’avoir peur de nous faire du mal dans le futur, cela signifie déjà que tu te soucies sincèrement de nous. »

Voilà pourquoi il n’y avait rien à craindre venant d’elle.

Il n’y avait aucune chance que Gerbera se laisse aller à ses désirs et nous fasse du mal.

Il y avait quelque chose de plus important que ça pour elle.

« Je crois en toi, » dis-je en prenant l’une des mains de Gerbera dont le corps humain s’était affaissé devant sa partie-araignée.

Cela devrait être une bonne chose de lui montrer ma confiance ici. Ce serait génial si j’étais capable de la renforcer.

« C’est pourquoi tu devrais plus croire en toi, » dis-je.

« Monseigneur..., » Gerbera m’avait regardé sans bouger.

Alors que je réfléchissais, elle avait soudainement baissé son visage.

Ma main fut secouée et je m’étais alors raidie à cause de la surprise.

« Ge-Gerbera ? » demandai-je.

« Ah, Monseigneur..., » une voix ressemblait à un gémissement.

Gerbera frappa son visage avec ses deux mains et baissa la tête, comme si elle essayait d’utiliser ses longs cheveux pour les cacher.

Mais, il n’y avait pratiquement aucun intérêt à cacher son visage. Ses oreilles qui sortaient de la masse des cheveux étaient d’un rouge vif et sa nuque nue qui avait été révélée alors qu’elle regardait vers le bas était teintée de vermillon.

« Gerbera, que se passe-t-il ? » demandai-je.

« Ah, Monseigneur. Je comprends. Je sais maintenant très bien que vous avez foi en moi du fond de votre cœur, en tant que membre de votre “Famille”, » déclara-t-elle.

Gerbera leva l’une de ses mains, arrêtant ainsi les paroles qui allaient sortir de ma bouche alors que je m’inquiétais pour elle.

« Voilà pourquoi, laissons cela ainsi, » Gerbera avait avoué cela d’une voix basse face à moi qui était en pleine confusion. « ... Je ne peux pas me contenir plus longtemps. »

« Je vois, » dit-elle

Elle était convaincue de ça.

À l’instant, je pensais que les pattes d’araignées étaient devenues bruyamment, faisant des sons de cliquetis.

Elle avait en quelque sorte réussi à le supporter. Le fait de garder cette promesse lui semblait bien. À ce rythme, son contrôle de soi ne serait pas vain.

J’avais alors attendu patiemment jusqu’à ce qu’elle se soit calmée.

« ... Monseigneur, je m’excuse de vous avoir fait attendre, » finalement, Gerbera leva son visage encore tout rouge.

Ce n’était plus un visage sombre, donc j’en fus soulagé.

« Mais sans l’ombre d’un doute, je sais maintenant que Monseigneur a confiance en moi, » déclara-t-elle.

« Ce n’est pas seulement moi, pour Lily, c’est pareil, » dis-je.

« Effectivement. Mais Lady Rose ne me fait pas confiance, » répondit-elle.

« Eh bien, on peut dire ça, mais..., » commençai-je.

« Oh, Monseigneur. Que dois-je faire ? » demanda-t-elle.

Ce n’était pas juste un simple chagrin.

Les mots qui sortaient de la bouche de Gerbera montraient sa détermination à maintenant gérer la situation.

« Gerbera, veux-tu gagner la confiance de Rose ? » demandai-je.

« Bien sûr, » répondit-elle.

« Je vois, » dis-je.

J’avais inconsciemment caressé la tête argentée de Gerbera qui avait été heureuse de ça, puis j’avais déclaré cette réponse sans hésitation. « Alors, tu devras y mettre plus d’efforts. »

« D’accord, » me répondit-elle avec un visage qui semblait indiqué qu’elle était très heureuse. Les joues blanches de Gerbera étaient teintées de vermillon.

« Si tu veux vraiment gagner la confiance de quelqu’un, tu dois le construire à partir de zéros, » dis-je.

« D’accord. Cela semble bien être le cas, » répondit Gerbera, puis elle hocha la tête avec un visage légèrement rougi. « Nous devons d’abord compléter cette exploration avec succès. Mais désormais, je comprends. Je vais utiliser tout ce qui est en mon pouvoir pour aider Monseigneur. »

« D’accord. Je compte sur toi, » dis-je.

L’expression sur le visage de Gerbera n’était plus pâle.

Il semblerait que ses soucis avaient été balayés de son cœur. Un sourire flottait naturellement sur mes lèvres en sachant ça.

« Alors, cette fois-ci, allons-y, » dis-je.

« D’accord. Laissez-moi me charger de votre sécurité au cours de l’exploration que vous faites avec moi, » déclara-t-elle.

Puis, d’un pas allégé, nous avions repris l’exploration.

***

Chapitre 3 : Le profond trou à l’intérieur de mon cœur

La forêt débordait de danger, d’autant plus dans des endroits où nous n’avions jamais été.

Il y avait beaucoup de choses à faire attention, et cela même quand on se déplaçait. Il ne fallait pas oublier que cet endroit n’était pas une zone prévue pour les humains.

... C’était quelque chose que j’aurais dû comprendre, mais c’était la nature humaine de ne pas voir de telle erreur.

« Uoo!? »

Le pied que j’avais avancé avait glissé.

Probablement à cause de la fatigue, ma vue était floue, et la plante de mon pied avait perdu son adhérence en raison de l’épaisse herbe.

À ce moment-là, j’avais perdu mon équilibre.

La main que j’étendis en toute hâte vers une branche d’arbre la manqua un peu, et je tombai sans pitié. Ou peut-être devrais-je dire que je commençais à tomber ?

« C’est dangereux. Pitié. Soyez plus prudent, Monseigneur, » déclara Gerbera.

« ... Désolé, » répondis-je.

Gerbera s’était immédiatement retournée et elle me rattrapa dans ses bras alors que j’avais failli partir à la renverse.

Tout en restant vigilante vis-à-vis des alentours, elle semblait également avoir veillé sur moi. Quelle réponse rapide !

En conséquence, l’arrière de ma tête était à moitié enfoui dans ses généreux seins, mais Gerbera ne semblait pas s’en soucier. Son beau visage à l’envers m’avait regardé avec inquiétude.

« Êtes-vous indemne ? » demanda-t-elle.

« Désolé, je t’ai causé des soucis, » dis-je.

« De tels événements ne sont pas particulièrement gênants du tout, » répondit-elle.

En disant cela, Gerbera avait vérifié que mes pieds n’étaient pas coincés dans le sol.

« ... »

Après avoir poussé ma tête plus loin de sa poitrine, elle avait continué à me serrer avec force avant de me reposer sur le sol et de me libérer après quelques secondes.

« ... »

« Q-Quoi ? » Je m’étais retourné, et quand je l’avais regardée avec des yeux de reproche, Gerbera avait parlé avec une voix aiguë.

Ses pieds d’araignée faisaient des bruits de tintement * kichi kichi *. Évidemment, cela semblait être un son habituel.

« P-Pour que vous le sachiez, je ne pensais pas à commettre de tels actes afin de tirer partis de vous, » dit-elle.

« Il y a un dicton qui est “laissez le chat sortir du sac”, connaissez-vous sa signification ? » demandai-je.

« U-Un peu, » répondit-elle.

« ... Eh bien, peu importe..., » dis-je.

Ça ne servirait à rien même si je la blâmais, alors j’avais bouclé le sujet et avais repris la recherche.

Avec un air soulagé, Gerbera commença elle aussi à progresser dans la forêt.

Cette fois, je ferai attention en marchant dans la forêt. J’avais marché en marmonnant. « C’est... troublant. »

C’était embarrassant de penser à quelque chose comme ça, mais Gerbera semblait avoir une importante affection envers moi.

Je n’avais pas la tête si grosse que je ne remarquerais pas ses sentiments à mon égard après qu’ils aient été ouvertement affichés.

Et pourtant, si cela avait été mon moi habituel, j’aurais pu douter. Je me serais demandé si j’étais simplement vaniteux en pensant que ses affections étaient destinées à moi, mais...

Je n’étais pas particulièrement le type qui était populaire auprès du sexe opposé...

Mon visage n’était pas celui que l’on qualifierait de laid, mais ce n’était pas le type qui serait appelé beau. J’osais dire que c’était un visage qui dégage une impression d’une personne assidue avec des caractéristiques purement médiocres. J’étais conscient que j’étais un homme ennuyeux et que ce n’était pas intéressant de me côtoyer ou de me parler.

Un homme comme moi ne pouvait pas attirer si facilement une personne attirante du sexe opposé.

Si l’autre personne n’avait pas été Gerbera, il y avait une forte possibilité que j’aie pensé ça.

Mais le comportement honnête de Gerbera ne m’avait pas permis de « m’échapper » comme ça.

J’étais vraiment heureux d’être la cible d’une telle affection.

Je ne savais pas comment un gars normal se sentirait à propos d’une fille avec la moitié inférieure d’une araignée qui l’aimait ainsi...

Serait-il heureux ?

Ne serait-il pas dégoûté ?

Du point de vue de ces humains, j’étais probablement simplement un déviant.

Et si c’était le cas ?

Après tout ce qui s’était passé, je n’avais pas l’intention d’être dérangé par des choses comme les opinions des autres.

Je l’aimais comme un compagnon.

Même si cela devait progresser dans une relation entre un homme et une femme, il n’y avait pas beaucoup d’opposition psychologique.

Cependant, j’avais déjà accepté l’affection de Lily avec mon corps.

En tant qu’homme né et élevé au Japon avec une sensibilité normale, j’avais le sentiment qu’un homme ne devrait aimer qu’une femme dans sa vie.

En tant qu’homme, je ne pouvais pas encore répondre à l’affection de Gerbera.

Selon mes valeurs, ce serait un plan d’action malhonnête, une trahison qui ne devrait pas se produire.

C’est ce que je pensais... Du moins, j’aurais arrêté de penser plus loin si c’était une fille humaine.

Cependant, en même temps, je ne pouvais pas m’empêcher d’être conscient du fait que ce n’était pas le Japon moderne, et que j’étais dans un monde alternatif.

J’étais le Maître de ces filles, cette Famille de Monstres.

Je savais que ces filles pensaient à moi comme une existence spéciale, tout comme elles étaient spéciales pour moi.

C’était ce que j’avais pu apprendre — presque trop bien — la nuit où nous avions surmonté la vie et la mort.

La relation entre les filles et moi était le genre qui n’existerait jamais dans le monde précédent.

Bien sûr, je ne devrais pas ramener les valeurs de ces jours, et il était clair qu’il était impossible de le faire.

Je devais reconsidérer complètement ceci à partir de zéro.

En ce qui concernait ma relation avec les filles...

... et à propos de la relation de Gerbera et Rose, il y avait tellement de choses à considérer que je sentais que j’allais avoir mal à la tête.

Cependant, il s’agissait de quelque chose liée aux filles qui étaient importantes pour moi. Je devais donc y réfléchir sérieusement, non, je voulais y réfléchir sérieusement.

Devrais-je être heureux de pouvoir m’offrir le luxe de m’inquiéter pour ce genre de choses ?

« Pourquoi êtes-vous troublé ? » demanda Gerbera.

Gerbera se retourna. Elle semblait avoir entendu mon monologue intérieur.

Je ne pouvais absolument pas lui répondre en toute honnêteté et lui dire que je m’inquiétais de ma relation avec elle que j’allais avoir à partir de maintenant. J’avais donc vaguement souri.

« Je pensais que la recherche de monstres qui pourraient devenir une partie de ma famille ne semble pas aller bien, » dis-je.

C’était une phrase que j’avais dite pour esquiver la question, mais c’était en soi une situation troublante.

Il avait déjà été trois jours depuis que nous avions commencé nos recherches.

Pendant ces trois jours, nous n’avions pas pu trouver de nouveaux monstres pour la famille, malgré de courageuses recherches.

Ce n’était pas comme si nous n’avions rien gagné du tout.

Il y avait quelque chose appelé dans la colonie Vigne-Fusil. C’était placé sur la moitié inférieure de Gerbera, la partie-araignée de son abdomen dodu, que nous ramenions chez nous. Il s’agissait d’un monstre qui prenait l’apparence d’une végétation de type vigne enroulée autour des arbres, et qui tirait des graines d’une fleur ressemblant à un lys comme s’il s’agissait d’une chevrotine. Cela augmenterait encore la force de Lily si elle lui donnait ça.

En outre, c’était peut-être insignifiant à ce stade, mais chaque fois que Gerbera tuait un monstre, elle accumulait du Pouvoir Magique. Cela n’était certainement pas quelque chose dénué de sens.

L’exploration elle-même se déroulait sans vague.

Cependant, il n’avait pas le « résultat » que je souhaitais.

En premier lieu, pourquoi avais-je pensé partir à leur recherche dès que possible ?

C’était en partie parce que je ne pouvais pas supporter de passer du temps à ne rien faire, mais, plus important encore, c’était en grande partie parce que notre situation avait changé.

Bien que la lutte avec l’Arachne Blanche ait été féroce, nous avions surmonté la crise en combinant nos forces, et par conséquent, nous avions pu gagner une puissante alliée.

Il était juste de dire que la situation dans laquelle nous avions été placés avait, avec cette nuit comme moment décisif, beaucoup changé.

Il n’y avait même pas besoin de le comparer avec ce qui s’était passé jusqu’à présent. L’avenir était prometteur.

L’Arachne Blanche, maintenant nommée Gerbera, était l’un des monstres les plus forts de cette forêt. Le fait était qu’il n’y avait pas beaucoup de monstres qui puissent se mesurer à elle, et cela avait été démontré par le combat désespéré de Lily et Rose.

Et ainsi, en n’ayant pas peur de la menace des monstres normaux, notre liberté de mouvement augmentait considérablement.

En plus, parce que les « Monstres Rares » et ci-dessus étaient les cibles de ma capacité de triche, ils n’étaient pas une menace.

Je devais dire qu’en ce qui concerne les « hauts monstres » comme Gerbera, il pouvait y avoir des dangers qui accompagneraient l’entrée en contact avec eux comme quand nous avions rencontré Gerbera... mais nous avions dès lors aspiré à entrer en contact avec eux, et il ne semblerait pas qu’ils soient quelque chose qui pouvait nous faire trébucher.

Dans l’intérêt de la sécurité, jusqu’à présent nous n’avions pas d’autre choix que d’agir avec prudence, mais ce n’était plus vraiment le cas. Dans l’intérêt de rassembler plus de membres pour ma Famille, nous pouvions maintenant prendre des actions encore plus audacieuses.

Par exemple, la situation actuelle de la recherche dans la forêt avec uniquement Gerbera qui m’accompagnait était l’une de ces actions plus audacieuses.

Même dans la situation où Lily n’était pas capable de bouger, j’étais capable de continuer la recherche.

Cependant, ne pas avoir de résultats vis-à-vis d’elle était très malheureux.

« C’est un peu... après tout, nous devrions changer notre méthode, » dis-je.

Ne pas avoir de chance avec notre recherche était simplement parce que ma façon de le faire était mauvaise.

Même avec notre méthode actuelle de recherche, du point de vue de l’efficacité par rapport au temps investie, cela n’était pas une erreur.

Le problème était sûrement que nous n’avions pas changé de méthode par rapport à l’ancienne.

Afin d’augmenter son efficacité, nous devions choisir une méthode plus efficace.

La première chose était la nécessité de changer la zone de recherche.

La cause de l’échec de la recherche était surtout liée aux rencontres avec les monstres. En grande partie, parce que nous n’avions pas réussi à obtenir assez de rencontres avec des monstres pour que cela soit efficace.

Huit en trois jours.

Dans ce court laps de temps, ce n’était en aucun cas un mauvais nombre, mais même ainsi on ne pouvait pas y faire grand-chose qu’il n’y ait pas de monstres qui semblaient pouvoir faire partie de ma Famille de Monstres.

Pour obtenir un grand nombre de rencontres, nous devions parcourir une distance un peu plus importante.

La zone dans les environs était toujours affectée par la chasse menée par l’Unité Expéditionnaire. Si nous allions plus loin, nous devrions être en mesure de rencontrer plus de monstres.

« Monseigneur ? » demanda Gerbera.

« ... »

Je m’étais tue et j’avais regardé Gerbera, qui me regardait d’un air interrogateur.

Et aussi, pour que Rose ait confiance en elle, nous devions obtenir des résultats.

« Il y a quelque chose que je veux vous dire, Gerbera..., » dis-je.

J’avais renouvelé ma détermination, et face aux deux pupilles rouges fixées sur moi, j’avais commencé à parler.

***

Après avoir trouvé une percée dans la forêt et m’être assis là-bas, Gerbera avait fait un visage doux et avait demandé que j’explique mes pensées. « Pour le dire ainsi, Monseigneur, voudrait-il que je vous emmène là-bas ? »

« Eh bien, cela ne me dérange pas si tu le comprends de cette manière. Mais s’il y a un endroit où il y a plein de monstres, je veux y aller, » dis-je.

Les sourcils de Gerbera s’étaient plissés.

« Hmm. Je vois. Si c’est le cas, alors je connais un tel endroit, » répondit-elle.

« Vraiment ? Ce serait génial si nous pouvions si possible y arriver dans un trajet d’une journée, » dis-je.

Si nous ne pouvions pas le faire dans un trajet d’une durée d’une journée, il y avait une possibilité que Rose soit contre.

« Hmm. Il s’agit de l’une des nombreuses sources d’eau, mais il y a beaucoup de créatures qui y boivent, il était moins difficile de rencontrer des monstres là-bas. »

« Oh, c’est correct, » dis-je.

Je voulais vraiment ce genre d’informations.

« D’accord. Allons-nous essayer d’y aller aujourd’hui ? » demandai-je.

« Compris. Alors, autorisez-moi à le faire, » peut-être par le fait qu’elle était heureuse d’être utile, la voix de Gerbera était vive.

« Alors, travaillons sur les détails. Désolé, mais prends également part à la discussion, » dis-je.

« Parlez-vous de moi ? » demanda-t-elle.

Cependant, au moment où j’avais proposé une discussion, Gerbera avait hésité.

« Est-ce que cela pose problème ? » demandai-je.

« N-Non, pas du tout, » dit-elle.

Gerbera avait agité ses mains devant sa poitrine dans la panique.

« Mes pensées m’ont amené à croire que les autres étaient plus apte que moi en ce qui concerne ce genre de chose, » dit-elle.

« Même si on me dit ça..., » commençai-je.

Je m’étais gratté la tête.

« Gerbera, tu es la seule ici, non ? » demandai-je.

« Euh, vous dites la vérité, mais... Monseigneur, seriez-vous d’accord si nous devions revenir un peu de plus tard aujourd’hui ? » demanda-t-elle.

« Hmm. Même si tu dis ça..., » dis-je.

« Quoi ? » demanda-t-elle.

« Prenez par exemple Lily. Franchement, je ne veux pas vraiment lui imposer un fardeau supplémentaire, » dis-je.

Je voulais la laisser se concentrer sur la récupération. Il semblerait qu’elle aura bientôt récupéré assez de force pour se déplacer sans aucun problème, néanmoins, je ne voulais pas vraiment la déranger avec nos problèmes.

« Je ne peux pas en parler à Rose. Tu devrais déjà le savoir, » dis-je.

« Hum. C’est exact, » répondit-elle.

Gerbera avait affiché un regard légèrement découragé. Car elle savait que si nous en discutions avec Rose, il y avait une forte possibilité qu’elle soit rejetée.

« Pourtant, n’est-ce pas encore inconvenant pour moi ? » demanda-t-elle. « Je ne suis qu’une demoiselle qui s’est appuyée sur la force brute pour résoudre tous les problèmes jusqu’ici, car je suis la plus forte ici. »

« Mais je ne pense pas ainsi, » dis-je.

Après avoir conversé ces derniers jours avec Gerbera, je ne pensais pas qu’elle soit pire que les autres monstres de la famille quand il s’agissait d’utiliser sa tête.

Elle était tout simplement plus jeune dans son cœur et maladroite. De plus, il s’agissait que de notre première rencontre qui s’était mal passée. Donc cela ne signifiait en aucun cas qu’elle était une personne stupide.

Cependant, il semblait qu’elle-même ne le pensait pas ainsi.

« N’a-t-il pas éventuellement d’autres personnes avec qui discuter ? Tels que... ah, il y a Kato. Que diriez-vous de parler avec cette jeune femme terrifiante ? » demanda-t-elle.

L’évaluation faite par Gerbera de Kato était devenue assez terrible.

C’était également étrange que Gerbera — qui est extrêmement forte même parmi mes compagnons de voyage — ait peur de Kato, qui était la plus faible au niveau de force. Cela suffisait à montrer à quel point Kato avait dominé la discussion cette nuit-là.

« Cette jeune femme a du mérite. Alors je pense qu’une telle personne aurait plus de valeur dans une telle discussion. »

Certainement, si j’en avais discuté avec Kato, il y avait une possibilité qu’elle puisse me donner différentes suggestions.

Elle avait quelque chose qui faisait qu’une personne avait des attentes envers elle. Dans tous les cas, la suggestion de Gerbera n’était pas si mauvaise.

Cependant, je ne pouvais pas m’empêcher de secouer négativement la tête

« Ce dont je parlerai avec Kato-san, c’est..., comment dois-je le dire... quelque chose de différent, » dis-je.

« En quoi se diffère-t-il ? » demanda-t-elle.

« Eh bien..., » dis-je.

Face à cette question, j’étais perplexe.

C’était parce que, si elle avait été associée avec Lily et Rose jusqu’à présent, elle aurait compris ce que je voulais qu’elle.

« Kato-san ne fait pas partie de la famille. Elle est humaine, » dis-je.

« Être humain est-il si terrible ? » demanda-t-elle.

L’expression de Gerbera devenait de plus en plus confuse.

Comme si mes mots ne passeraient pas d’une façon ou d’une autre dans sa compréhension.

« Si elle est humaine, cela veut-il dire qu’elle n’est pas notre compagne ? » demanda-t-elle. « Cependant, la nuit où j’ai commis mes transgressions, elle a aidé Monseigneur, avec Mademoiselle Lily et Mademoiselle Rose. »

« C’est..., » commençai-je.

J’avais essayé de réfuter la déclaration de Gerbera, mais je n’avais pas trouvé les mots appropriés.

Parce que ce que Gerbera avait dit était juste.

Kato avait beau être une humaine, elle s’était battue pour moi.

Je ne voulais pas dire qu’elle avait tenu une arme dans ses mains, mais elle avait, à sa manière, mis sa vie en danger pour moi. Elle avait parié sa vie pour sauver la mienne.

C’est pourquoi... Non. Attendez. La conversation avait tourné dans une étrange direction.

J’avais un mauvais pressentiment à propos de ça. Je ne savais pas ce qui était mauvais à ce sujet, mais pour moi, cette conversation était... Comment pouvais-je le dire... inconvenant.

Il avait ce genre de sentiment.

Sans remarquer ma consternation, Gerbera avait continué à s’enquérir.

« Selon moi, elle est l’une des compagnes de Monseigneur — c’était ma pensée. Cependant, si ce n’est pas le cas, alors quelle est la relation de Mademoiselle Kato avec Monseigneur ? » demanda-t-elle.

En entendant la question de Gerbera, je m’étais soudainement souvenu du sourire réservé de Kato...

– « C’est bien que vous soyez en santé, senpai. »

– – « Oui. Envers senpai, qui était le Maître, dans lequel nous croyons, en qui on a confiance, sur qui on s’appuie et qu’on aime... Ce sont des choses qui apportent le bonheur, n’est-ce pas ? »

– – « C’est tout ! Alors, c’est décidé. »

« ... »

En fait, quand ai-je commencé à m’inquiéter à propos de Kato ? pensai-je.

J’avais eu le sentiment que mon impression de cette personne était non, Kato — avait changé cette nuit-là.

En lui parlant, la plus grande part du malaise que je ressentais pour elle n’existait plus. Mais si je le lui disais, qu’est-ce qui serait transmis à la place ?

J’avais également examiné si c’était parce qu’elle avait mentalement récupéré, mais quelque chose à ce sujet ne semblait pas juste.

Elle avait en effet parlé beaucoup plus que par le passé, et par conséquent, le nombre de fois que ses sourires avaient été montrés avait augmenté.

Cela ne pouvait-il pas être une autre chose qui avait changé ?

Cependant, ce n’était pas quelque chose qui pouvait être appelé dramatique.

Ce n’était pas comme si les expressions de base de Kato étaient maintenant plus vivantes. Dans la plupart des cas, son masque sans expression et sombre n’avait pas changé. Elle continuait à avoir des yeux vitreux, et ses sourires occasionnels étaient simplement ses lèvres légèrement relevées. On avait l’impression comme s’il y avait une ombre sur elle.

Elle n’avait pas vraiment beaucoup changé par rapport à avant.

Mais mes yeux pouvaient voir que quelque chose était différent d’avant.

... Non, attendez.

N’est-ce pas le cas ?

Après avoir autant pensé, j’avais soudainement remarqué mon malentendu.

Kato elle-même « n’avait pas du tout changé ». Mais malgré cela, elle « semblait différente ».

Cela signifiait donc qu’il était plus naturel de penser que « ma perspective avait changé », n’est-ce pas ?

Cette nuit-là, quand j’avais été capturée par l’Arachne Blanche, Kato s’était exposée au danger pour me sauver.

J’avais été aidé par elle.

C’était pourquoi ma perspective d’elle avait légèrement changé. N’était-ce pas ce genre de chose ?

En y repensant, j’avais toujours été méfiant envers Kato depuis que je l’avais rencontrée.

Je l’avais toujours regardée de cette perspective : « Elle va sûrement nous trahir ».

Si vous deviez regarder à travers une lentille déformée, alors naturellement, tout paysage que vous voyez à travers cela semblerait déformé.

Maintenant, après tout ce qui s’était passé, je pouvais enfin la regarder sans aucun parti pris.

C’était probablement quelque chose comme ça.

Maintenant que je l’avais remarqué, je me demandais ce que je devrais maintenant faire ?

Tout à l’heure, Gerbera m’avait demandé ce que Kato était pour moi.

Pour moi, elle était une personne que je protégeais.

Ni plus ni moins.

En pensant à cela, je vis que jusqu’à maintenant, je n’avais jamais construit une relation avec elle.

Mais maintenant, cependant... Se pourrait-il que je sois — pour la première fois au point de départ pour établir une relation avec elle ? pensai-je. Si c’est le cas... Elle a même mis sa vie en jeu afin de me sauver. Ne devrais-je pas au moins lui rendre sa confiance ?

« ... »

Dans le passé, j’avais été presque tué par mes connaissances, mes camarades de classe, à la colonie.

Les humains étaient dégoûtants.

Vous ne saviez jamais quand ils allaient vous trahir.

Cela avait été, et était toujours, un élément essentiel de mes valeurs inébranlables.

Mais en ce qui concernait Kato, la possibilité qu’elle nous trahisse était probablement faible.

Une telle chose ne devrait pas être possible pour ce genre d’humain qui était allé aussi loin que parier leur propre vie pour me sauver.

En y réfléchissant logiquement, il ne semblait pas y avoir beaucoup à réfléchir.

Même si c’était théoriquement parlant, c’était étrange pour moi de douter d’elle.

Surtout, mes sens me disaient que c’était bon de lui faire confiance.

C’est pourquoi... encore une fois... ça pourrait être bien d’essayer de lui faire confiance.

Mais il pourrait être trop tard.

Cette fois à coup sûr, je devais lui faire confiance...

Oui. La confiance...

« Arg... »

La nausée avait brusquement augmenté, et je m’étais rapidement éloigné de là.

« Ah, Monseigneur !? » Je pouvais entendre la voix de Gerbera derrière moi, mais je n’avais pas le temps de m’en inquiéter.

Au moment où je m’étais penché sur un arbre à proximité, j’avais vomi tout ce que j’avais dans mon estomac sur ses racines.

Dans ma tête, j’étais observé par des yeux, des yeux, des yeux !

La douleur avait ressuscité. Souffrance. Tristesse. Un cœur opprimé. Pourquoi moi ? Pourquoi beaucoup d’entre vous ? Le dessous des chaussures sur mon front... on m’envoyait voler avec un coup de pied. Les bruits anormaux de mes côtes. Ça fait mal. Ça fait mal. J’ai peur. Puis les yeux se rencontrent. Des yeux qui ont perdu leur lumière. Les yeux d’un cadavre. Ils deviennent comme moi, des connaissances qui ont déjà tué. Et aussi, comme celui que j’ai tué. Je ne veux pas mourir. Je ne veux pas le croire !

Si je tournais mon regard vers le haut, j’avais l’impression qu’il y aurait un sourire figé.

Sourire. Sourire. Sourire. Sourire.

« A —, ga... urgh. »

« Êtes-vous malade, Monseigneur !? » demanda-t-elle.

Gerbera, qui m’avait suivi de près, posa sa main sur mon épaule. J’avais immédiatement été envoyé plus loin comme si un objet chaud m’avait brûlé.

À ce moment-là, des sentiments d’inquiétude envers moi avaient coulé en moi à travers le lien. Le cœur de Gerbera était inquiet pour moi. Il y avait la confusion de ne pas savoir ce qu’il fallait faire. Et aussi, la lamentation.

Il s’agissait des émotions en provenance d’elle, un monstre de la Famille, concernant « Moi, le Maître ».

« ... Ah ? » m’exclamai-je.

Et ainsi, j’avais enfin pu me rappeler que cet endroit n’était pas la colonie en train de s’effondrer.

J’étais devenu conscient du présent et de mon identité. J’étais devenu conscient également du lien sur lequel je devais compter... celui qui m’avait conduit depuis cet état d’esprit jusqu’à la réalité.

Ma vision s’était embrouillée.

Quand j’étais revenu à moi, mes joues avaient des larmes répandues partout.

« Gerbe... ra ? » dis-je.

« Monseigneur ! Êtes-vous réveillé ? » demanda-t-elle.

Bien que je me sentirais mieux si mon dos était frotté, en étant un monstre, Gerbera ne semblait pas savoir quoi faire. Je pouvais entendre une voix qui était sur le point de pleurer.

« Ah, Monseigneur. Êtes-vous malade ? » demanda Gerbera.

« Ce n’est rien comme... U-pouah, » alors que j’avais essayé de parler à une Gerbera troublée, j’avais encore vomi.

« A-ah... Monseigneur ! »

« Je... je vais bien, alors calme-toi un peu, » balbutiai-je.

Il s’agit de la présence d’une Gerbera troublée qui semblait m’avoir fait me rappeler que j’étais son Maître. Cela avait fonctionné comme un tranquillisant.

J’avais craché de la salive mélangée à du vomi.

C’était mieux ainsi. Mes lèvres tremblaient encore. Mais cela devrait rendre un peu plus facile le fait de lui parler.

J’avais essuyé les coins de ma bouche et avais fait face à Gerbera.

« J’étais juste un peu fatigué. Ce n’est pas grave, » dis-je.

« Vraiment ? Pourtant votre visage est encore blanc comme un drap, » dit-elle.

« Ce n’est pas de problème ! Si je me repose un peu, ça va disparaître très rapidement. Tu ne le sais probablement pas, mais les humains sont des créatures délicates, » dis-je.

Il s’agissait de paroles que j’avais utilisées pour dissimuler les faits, mais la seconde moitié était trop vraie pour être drôle.

Ah, merde. Comme c’était laid.

« ... Désolé, mais pourrais-tu m’apporter la bouteille d’eau ? L’intérieur de ma bouche a un mauvais goût, » dis-je.

Ma bouteille d’eau gisait sur le sol à l’endroit où je me reposais jusqu’à il y a un certain temps.

C’était difficile de marcher actuellement dans cet état.

« O-oui. Compris. Attendez-moi, » Gerbera s’était élancée comme une balle, se précipitant vers la bouteille d’eau.

Tout en contemplant son dos, je jetai un coup d’œil dans le fossé profond de mon cœur et fus choqué.

Même moi-même, je n’avais jamais pensé que j’étais anormal.

Il semblerait que ma méfiance envers les humains ait pris racine au niveau physiologique.

De plus, le fait que je ne l’avais jamais remarqué jusqu’à maintenant était en soi un signe que la maladie était sévère.

Je m’étais souvenu du terme TSPT (trouble de stress post-traumatique).

La « paranoïa » était aussi venue à l’esprit, mais je n’en savais pas grand-chose.

Le TSPT était un type de trouble mental qui survenait en raison des cicatrices émotionnelles après avoir vécu des expériences tragiques de mort imminente.

Parce que la chose appelée le « cœur humain » était une chose fragile, parfois il pouvait facilement s’effondrer devant la plus grande peur appelée « mort ». Ou encore, le TSPT pouvait également se développer dans une situation où la dignité d’une personne était perdue.

La personne choisit de faire une « réaction d’évitement » face à l’incident traumatisant, ainsi que vis-à-vis des circonstances liées à cet incident. Cela provoque ainsi des « flash-back » sur cet incident et on tombe alors dans la panique puis l’on ressent un « sentiment de malaise ».

Pour mon cas, c’était plutôt facile à comprendre. C’était « la trahison et la tentative de meurtre de mes camarades ».

Cette fois-ci, j’avais goûté les symptômes de ma première attaque de panique... Je vois, c’était la pire sensation possible.

Parce que Gerbera, l’un des monstres de ma famille, était à proximité, j’avais été capable de récupérer, mais si elle n’avait pas été là, j’aurais pu finir par m’évanouir.

J’avais pris conscience de mes propres problèmes mentaux, et en même temps, j’avais dû admettre un autre fait.

C’est-à-dire, « je ne pouvais pas faire confiance à Kato du fond de mon cœur ».

... C’était une hypothèse.

Si je peux permettre à Kato de brandir une arme.

Si je peux lui confier mon dos.

S’il était vraiment nécessaire de faire ces choses n’était pas la question dans ce cas.

C’est plutôt qu’il était essentiel de faire confiance à une autre personne, et comme il ne semblerait pas que je pouvais faire l’un ou l’autre, c’était un gros problème.

« Ah ! Monseigneur ! J’ai apporté de l’eau ! » déclara Gerbera.

« Merci, » je l’avais remerciée et avais pris la bouteille d’eau de Gerbera.

Je m’étais rincé la bouche, et après avoir bu de l’eau, je m’étais un peu calmé.

Cependant, je n’avais pas la force de rester ici.

Je m’étais donc éloigné en tremblant des racines des arbres qui avaient été éclaboussés par mon vomi et je m’étais lourdement assis plus loin.

Après ça, je m’étais souvenu des « yeux » de Kato.

Au moment où nous nous étions rencontrés, et les moments occasionnels où elle avait montré ce regard.

Comme s’ils étaient remplis d’une obsession dont le fond ne pouvait être vu... Non. C’est également « différent ». C’est tout à fait différent.

Maintenant, avec mes yeux, je pouvais voir cela comme quelque chose d’autre.

C’était quelque chose qui m’observait intensément tel que le ferait un humain... C’étaient simplement des pupilles et c’était tout ce qu’ils faisaient.

Quand j’essayais d’ouvrir les paupières, il n’y avait rien de compliqué. Ses intentions étaient claires.

Dans ce monde alternatif, personne d’autre que moi ne pouvait aider Kato.

Il était naturel pour quelqu’un dans sa position de décider de compter sur moi. Même si c’était en partie calculable, elle avait vécu une expérience douloureuse, et si j’avais essayé de me mettre à sa place, surtout sur le plan émotionnel, j’étais sûre que j’aurais fait de même.

C’était une chose si simple, mais mon moi passé ne pouvait pas comprendre ses sentiments.

Parce que je ne pouvais pas la comprendre, j’avais pensé que c’était quelque chose de sinistre... Non, je l’avais arbitrairement décidé.

J’avais pensé « qu’elle doit être en train de manigancer quelque chose ».

En conséquence, je ne pouvais pas lui rendre le moindre sentiment qu’elle avait dirigé vers moi.

En outre, je serai incapable de lui rendre la pareille même à l’avenir.

En dépit de tout cela, mon corps et mon cœur la rejettent encore, elle, une « humaine ».

Ce corps était trop froid envers elle, même si c’était elle qui m’avait sauvé la vie.

Et surtout, la fille appelée Kato Mana était dans une situation bien trop pitoyable.

Je pouvais imaginer sa solitude. Je comprenais ses sentiments, comme si je pouvais prendre ses sentiments entre mes mains, parce que j’étais pareil dans le passé.

Même si je comprenais ça, je ne pouvais rien y faire.

« ... Quoi “Si vous pensez que vous voulez que quelqu’un croie en vous, alors ne devrez-vous pas empiler des choses comme ça” ? Haha ! » dis-je.

« Monseigneur... ? » demanda Gerbera.

Il y a quelques jours, c’était les mots que j’avais plus ou moins dits à Gerbera, qui me parlait avec inquiétude.

Surpassant le temps, ces mots avaient percé mon cœur directement dans le présent.

Quelle farce était-ce ?

Cette phrase était quelque chose que je ne devrais jamais faire sortir hors de ma bouche.

C’était parce que, même si Kato avait fait de son mieux pour moi, il ne lui était pas possible d’obtenir ma confiance.

« Monseigneur..., » Gerbera était troublée pendant un certain temps maintenant.

On dirait qu’elle ne savait pas quoi faire dans un moment comme celui-ci. On ne pouvait pas y faire grand-chose, car même moi, je ne savais pas ce que je devrais faire.

Finalement, elle s’était assise à mes côtés.

Quand elle s’était assise à côté de moi, les pattes d’araignée qu’elle avait pliées m’avaient naturellement fait face.

J’avais été attiré par les jambes d’araignée, et donc, je m’étais appuyé contre elles.

La fourrure blanche sentait bon. Même si ce que je touchais était des pattes d’un insecte je ne me sentais pas du tout dégoûté. Au contraire, je me sentais détendu par ça.

C’était alors que Gerbera parla timidement. « Désolée, Monseigneur. »

« Hm ? » m’exclamais-je.

« Mes mots irréfléchis ont causé ça, » déclara-t-elle.

Après tout, il semblerait qu’il soit impossible de cacher la mauvaise condition physique de mon corps.

Peut-être qu’elle se sentait coupable de quelque chose, car le ton de Gerbera était découragé. « Je suis incapable de comprendre les sentiments de Monseigneur. Je ne comprends pas non plus les problèmes entre Monseigneur et Mademoiselle Kato. Peut-être, ai-je rencontré Monseigneur trop tard... »

Gerbera ne partageait pas mon dégoût envers les humains.

C’était parce qu’elle était devenue une partie de ma famille après que mon cœur ait été guéri dans une certaine mesure.

Ce à quoi je faisais face maintenant était une blessure profonde qui n’avait pas encore fini de guérir.

Gerbera ne pouvait rien y faire. Elle l’avait touchée par inadvertance avec ses mains nues.

« ... Non, » dis-je en hochant la tête. « Je dois te remercier. ».

« Hein... !? » s’exclama-t-elle.

« Si Gerbera, tu n’étais pas là, je serais resté inconscient de mon erreur, » dis-je.

Si cela avait été Lily ou Rose, cela ne serait probablement pas arrivé.

Elles comprennent les sentiments que je nourrissais envers les humains, ce qui les conduisait à trop se méfier à cause de mes sentiments.

Bien sûr, Gerbera m’avait déprimée, mais ce n’était en aucun cas intentionnel. Elle l’avait vu comme un échec.

Cependant, ceci était un digne échec.

« Pardon, pourrais-tu me laisser rester comme ça un peu plus longtemps ? » demandai-je.

Après que je lui ai demandé ça, elle hocha la tête, même si elle avait fait un visage inquiet.

« Merci, » dis-je.

J’avais fermé les yeux.

Je réfléchissais tout en restant dans cette position.

J’avais mal jugé Kato.

À cause de ça, je l’avais fait se sentir seule. Malgré cela, elle avait même parié sa vie et s’était battue pour moi.

Si c’était le cas, alors je me devais de lui répondre.

Pouvais-je vraiment surmonter mes blessures et rembourser Kato pour ce qu’elle avait fait pour moi ?

Cela prendrait probablement du temps. Cela pourrait être impossible. Mais même ainsi, pour pouvoir le faire, je devais faire un effort. Parce que c’était le devoir que je devais remplir en tant que quelqu’un qui lui était redevable.

À propos de maintenant, je me demandais ce que Kato — qui devait être seule — faisait ? Au moment où j’y pensais, je ne ressentais pas beaucoup de douleur dans mon cœur.

***

Chapitre 4 : Le Point de vue de Rose

Pour moi, créer des objets était presque égal à la signification de mon existence.

Après avoir pris comme d’habitude mon couteau préféré, j’avais commencé à couper le bois et à le tailler jusqu’à avoir une taille raisonnable.

N’importe quelle Marionnette Magique pouvait créer avec des couteaux magiques tant qu’elle le souhaitait.

Cependant, la compétence du créateur était bien sûr importante.

Bien qu’habituellement, les Marionnettes Magiques fabriquent des objets que lorsque cela leur était nécessaire, je faisais toujours un nouvel objet en raison des ordres du Maître, et cela tous les jours. C’était probablement à cause de ça que ma technique de fabrication d’outils magiques s’était récemment améliorée.

Je devais seulement faire de meilleures choses pour lui.

Ce faisant, je serai en mesure d’aider encore plus le Maître.

Le temps passé à couper du bois me faisait plaisir.

Il y avait en moi un certain sentiment d’être utile quand je le faisais.

Je vivais maintenant.

En dépit d’être une poupée sans aucun sang, j’avais cette pensée scandaleuse en lui.

***

Pour moi qui avais reçu le nom Rose, il y a deux moments pouvant être appelés comme étant ma naissance.

Le premier était quand le monstre connu sous le nom de Marionnette Magique était né.

Mon parent, un monstre avec le même corps que moi, errait dans les profondeurs de cette forêt, ramassant peu à peu la magie de l’air avant de créer un clone de lui-même.

J’étais l’aboutissement de ce travail.

Inutile de dire que l’autre instant est le moment où j’avais rencontré le Maître.

À ce moment, cette Marionnette Magique sans nom avait reçu le nom Rose.

À partir de ce moment-là, le Maître m’avait confié le devoir important de fabriquer divers objets, y compris des armes et des équipements de protection.

Parfois, je fabriquais de l’équipement, ainsi que d’autres nécessités de la vie et de simples meubles.

Actuellement, j’étais dans le nid de l’arachide, refaisant l’équipement détruit lors du combat de l’autre jour.

« ... »

Il y avait des yeux qui regardaient tranquillement mon travail.

Ce n’était pas ceux du Maître.

Il était parti effectuer des recherches dans la forêt.

Il avait repoussé mes objections... Non, c’était bien ainsi.

L’actuel sujet devrait être ce regard posé en ce moment sur ma personne.

« Est-ce amusant à regarder ? » demandai-je.

« Oui, » répondit Kato.

À ma question, Kato qui avait enveloppé son corps dans un drap, avait eu un petit sourire au coin de sa bouche et avait hoché la tête.

« Je pense que c’est très intéressant et étrange, » Kato avait dit ça puis elle avait pris dans sa main le bouclier que j’avais fait.

Il s’agissait d’un bouclier noir avec une surface lisse.

« Bien qu’il n’utilise que du bois, le produit fini ressemble à du métal, » elle avait dit ça, puis elle avait joué sur la surface noire du bouclier avec son ongle qui avait un peu grandi.

*GIIIII*, j’avais entendu un son aigu.

Récemment, mon travail se transformait en une nuance noirâtre.

Le changement n’était pas seulement cosmétique, il était aussi incroyablement solide et durable.

Cela donnait une impression totalement différente du matériau d’origine en bois.

Cependant, elle le mentionnait comme étant « étrange ».

Quant à moi, je ne le pensais pas.

Les choses que j’ai faites étaient des objets avec de la magie.

Depuis que j’étais une Marionnette Magique, il s’agissait de ma caractéristique en tant que monstre et donc rien de tout ça n’était étrange pour moi.

Je ne comprenais pas vraiment ce dont Kato parlait.

« Est-ce étrange ? » demandai-je.

« Oui. Hein !? N’est-ce pas étrange à vous, Rose-san ? » demanda Kato.

Kato me voyait hocher la tête et avait une expression légèrement difficile sur son visage.

« Ah, vraiment ? Rose n’a pas appris le concept de l’atome avec un manuel comme nous. En y pensant, Mizushima-senpai a dit que j’étais comme une hirondelle sur une plage de sable. Chaque fois que j’étais là, je me reposais toujours, » murmura Kato.

Je lui répondis en sculptant le bois tout en restant silencieuse.

Récemment, cette scène s’était souvent produite.

Au fait, Grande Sœur Lily prenait un peu de repos et n’avait donc pas participé à cette conversation. Bien qu’elle soit en sécurité si elle bougeait lentement, notre maître qui était trop inquiet avait donné à ma grande sœur un ordre strict de se reposer jusqu’à ce qu’elle soit complètement rétablie.

Ce sont les détails, et donc je devais servir seule de compagnon pour Kato.

« Création d’outils magiques, » murmura Kato.

Kato tapota le bouclier noir avec le bout de son doigt

« C’est peut-être normal pour Rose, mais pour moi c’est incroyable, » continua Kato. « La magie n’est-elle pas incroyable ? »

« Je n’utilise pas de Pouvoir Magique, ce n’est pas de la magie au sens strict du terme, » répondis-je.

« Parce que ce n’est pas magique, le fait de pouvoir faire toutes ces choses indique donc que votre compétence en artisanat est tout bonnement incroyable, Rose, » déclara Kato.

« Merci beaucoup, » dis-je.

« Je pense que Majima-senpai pense également ainsi, » déclara Kato.

Quand j’avais inconsciemment enlevé mes yeux de ma main en levant les yeux, Kato avait souri gaiement.

« ... »

Elle semblait précisément savoir à propos de quoi j’étais la plus heureuse.

« S’il y a quelque chose que je peux faire, s’il vous plaît, dites-moi, » déclara Kato.

« ... »

À quel point comprend-elle ce qui avait dit ici ?

En pensant à cela, je lui avais présenté le bouclier sur lequel je travaillais.

« Alors pourriez-vous emmener ceci jusqu’à la décharge ? » demandai-je.

« Oh ? Est-ce que celui-ci doit également être jeté ? » demanda Kato.

« Oui, car des pensées oisives étaient mélangées lors de sa confection, » dis-je.

J’avais alors remis à Kato le bouclier qui n’avait été que partiellement terminé.

Kato plissa légèrement les sourcils et prit le bouclier.

« Est-ce que je vous ai peut-être dérangée ? » demanda Kato.

« Non, c’est une question sans rapport, » répondis-je.

« Alors c’est bon... ça fait longtemps que j’y pense, mais vous avez fait pas mal d’échecs ces derniers temps, » déclara Kato.

Kato jeta un coup d’œil au bois sans valeur entassé un peu plus loin d’ici.

Depuis que j’avais fait des choses ces derniers jours, j’avais répété des résultats entraînant des échecs.

Bien qu’il y ait beaucoup de ressources à proximité, le temps passé était quand même du gaspillage.

Cependant, je n’avais pas l’intention de faire de compromis quant à mon travail.

« La vie de tout le monde dépend de mes armures, alors je ne peux pas offrir quelque chose de mal fait, » dis-je.

« Ah. Je vois. Rose est l’artisane, » Kato avait dit ça d’un ton empli de compréhension alors qu’elle avait été jetée mon échec.

En attendant, j’avais choisi un nouveau morceau de bois et l’avais cassé dans une forme brute.

Il y avait des particularités dans chaque morceau de bois. Pour le traiter correctement, il était nécessaire de comprendre ces particularités. Cela ne changeait pas même si c’était moi qui terminais le travail avec de la magie. Quand je le touchais, je savais naturellement quelle forme lui conviendrait le mieux.

J’avais formé le bois dans ma main en une forme longue et mince. La forme finale sera une épée. En général, l’image apparaît dans ma tête à ce stade-là de la réalisation. Après ça, je pouvais seulement l’amener près de l’image.

Pendant que je faisais ça, Kato revient vers moi avant de s’asseoir.

Elle replaça le drap sur ses épaules, et retroussa ses lèvres comme si elle cherchait quoi dire. Au cours de la conversation d’hier, j’avais entendu dire qu’elle semblait se sentir soulagée lorsqu’elle était enveloppée dans un drap. Comme la métaphore « Quand un bébé a sa couverture il s’installe » (Note : une métaphore japonaise). Pour moi qui n’avais jamais été un bébé, il était difficile de comprendre.

Kato enveloppée dans des couvertures avait comme d’habitude lentement commencé à parler. « Gerbera est-elle la cause de vos échecs ? »

Un son de craquement avait été fait, et le morceau de bois s’était brisé en deux dans mes mains.

« ... »

J’avais été stupéfaite pendant un moment.

Kato baissa la tête d’un air d’excuse, puis je commençai de nouveau à bouger.

« Je suis désolée. Cette fois-ci, je vous ai dérangé, » déclara Kato.

« ... Pas du tout, » répondis-je.

Même si Kato était la cause, j’étais celle qui avait fait l’erreur.

Je secouai la tête d’un côté à l’autre d’une manière désapprobateur, puis je plaçai de côté le bois devenu inutile.

J’avais alors pris un nouveau morceau de bois. Puis, en commençant à le couper, je lui avais demandé ça. « Pourquoi parlez-vous de Gerbera ? »

« Je suis désolée, » répondit Kato. « Je vous ai entendu parler avec Majima-senpai avant ça. »

Était-ce la conversation d’il y a trois jours ?

C’était le moment où j’avais demandé au Maître de se méfier de Gerbera.

Elle semblerait avoir entendu ça. Il n’y avait maintenant aucun sens à cacher le sujet de la conversation.

« C’est exactement comme vous le dites, » répondis-je.

Les pensées oisives qui perturbaient mon travail concernaient Gerbera.

J’étais inquiète en raison de Gerbera.

Le Maître avait pardonné à Gerbera.

En tant que sa famille, je devrais également lui pardonner.

Mon esprit comprenait cela.

Cependant, mon cœur n’était pas d’accord.

Je suis le bouclier du maître, pensai-je. Je veux porter ses fardeaux avec ce corps artificiel.

Cela ne me dérangerait pas, même si mon corps était détruit à la suite de ma mission.

Pour moi qui avais cette détermination, les événements de cette nuit où je n’avais pas pu le faire étaient un souvenir très amer.

Cette nuit-là, j’avais ressenti du désespoir lorsque le maître avait été emmené loin de moi.

J’avais ressenti de la rage quand j’avais atteint le nid de l’arachnée, et j’avais vu que le maître était blessé.

Les deux sentiments avaient laissé une sensation de brûlure désagréable en moi.

Ce simple fait faisait que je pouvais très difficilement lui pardonner.

De plus, la pensée qui était fatale l’une pour l’autre... Je n’arrivais pas à comprendre la raison pour laquelle Gerbera avait décidé d’agir si violemment.

{Je veux que le Maître soit seulement à moi.}

Les actions de Gerbera étaient nées de cette seule impulsion.

L’émotion de vouloir faire quelque chose d’important pour toi, qu’il soit seulement à toi était une émotion que n’importe qui pouvait avoir.

Cependant, j’étais née sans ces sentiments en moi.

Ce n’était plus un problème de bien et de mal.

Le problème était que je ne pouvais pas la comprendre à cause de nos différences de personnalité enracinées.

Il était difficile de pardonner à quelqu’un sans être capable de la comprendre.

Une telle chose était fatale.

Mais je voulais lui pardonner, vu que le maître lui avait pardonné.

... j’avais ce sentiment, mais le problème était toujours là.

Je sentais que je ne pouvais pas lui pardonner.

Même si mon esprit comprenait que le maître souhaitait aussi ça...

« ... J’ai honte, » dis-je.

Je ne pouvais pas me conformer à la volonté du maître.

C’était honteux comme j’étais l’un des membres de sa famille.

« Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de se sentir honteux, » cependant, Kato secoua la tête en signe de désapprobation. « Vous avez tendance à trop nier vos sentiments. »

« Je nie trop mes sentiments ? » demandai-je.

« Bien que le fait de mettre les pensées et les sentiments de Majima-senpai en premier est une vertu en tant que son partenaire... quand vous allez trop loin, cela s’appelle nier vos propres sentiments, » répondit-elle.

« N’est-ce pas bon ? » demandai-je.

Les choses que Kato avait dites ne m’avaient pas vraiment plu.

« Le Maître accepte Gerbera et a décidé qu’elle est pardonnée. Je devrais agir avec sa décision, » dis-je. « C’est parce que nous existons pour accorder l’espoir du maître. Pour cette raison, ma volonté n’a pas d’importance. »

« Je pensais bien que vous penseriez comme ça..., » un sourire amer avait été mélangé avec sa voix alors que Kato m’avait parlé. « Cependant, même si c’est le cas, Majima-senpai est-il satisfait que Rose nie ses sentiments ? »

« ... »

Il était difficile de nier ce qu’elle avait dit.

Le Maître se souciait profondément de sa famille.

Il semblait penser à nous comme quelque chose de plus important que lui-même.

« Dans ce cas, qu’est-ce que vous pensez que je devrais faire à propos de Gerbera ? » cette fois-ci, je demandai ça à Kato.

Je ne pouvais pas savoir quoi faire dans mon état actuel.

Je ne comprenais pas Gerbera ou quelle action je devrais faire.

Donc cette occasion d’entendre les conseils de Kato n’était pas mauvaise pour moi.

La silhouette de Kato faisant face à cette bataille sans arme était encore claire dans mon esprit.

Elle avait une grande compréhension de ce qui était dans le cœur d’une personne.

Elle pouvait trouver une destination pour cette impasse présente dans mon cœur.

Il y avait quelque chose qui m’avait fait attendre cela de la fille appelée Kato Mana.

« N’est-ce pas bien si vous lui pardonnez juste une fois ? Pensez-vous pouvoir le faire ? » Kato ouvrit la bouche après avoir fait une pause. « Vous ne devriez pas nier vos sentiments. Majima-senpai ne souhaite pas cela et sûrement une tension va commencer à se former. »

« Une tension ? » demandai-je.

« Par exemple, vous avez réfréné vos sentiments envers Gerbera, mais en même temps, vous avez également enlevé la moindre chance d’expiation pour elle, » répondit-elle. « Donc pour vous, même après un certain temps, elle ne sera jamais pardonnée. »

« ... Il y a aussi cette façon de voir ça, » dis-je.

L’opinion de Kato était intéressante selon moi.

J’avais remarqué que ma main avait cessé de fonctionner et que je faisais face à Kato.

Une conversation avec elle avait cette valeur.

« Ensuite, ça va être selon la hauteur des efforts de Gerbera... Eh bien ! Je pense que senpai va sûrement faire quelque chose, » Kato avait un regard lointain.

Ses yeux semblaient sombres, mais son regard semblait fiable.

Le monde qu’elle voyait était sûrement remarquablement différent de moi.

« Rose, voulez-vous accepter Gerbera, » dit-elle.

« Oui, mais je ne pense pas pouvoir lui pardonner, » dis-je.

« Vraiment ? ... Cela pourrait être ainsi. Dans un sens, cela peut être naturel d’agir ainsi, » répondit Kato.

Tout à fait naturel.

Kato avait exprimé mon état actuel.

« Parce que Rose n’a aucun désir, » déclara-t-elle.

« Désir, hein !? » m’exclamai-je.

« Cela vous a donné une mauvaise impression quand je le dis, » Kato laissa échapper un petit rire. « Par exemple, même Majima-senpai a des pensées envers Senpai du genre “Je veux être à côté de quelqu’un que j’aime”. “Aimer ces personnes et être désireux de les rencontrer” est un désir que vous, qui êtes comme sa famille, devrez être familier avec. Même cela est une forme de cupidité. Oui, je pense que c’est le cas. »

« ... Un désir, » murmurai-je.

« Même si je dis désir, vous êtes libre de l’exprimer comme un espoir, » déclara Kato. « Parce que ça ne change pas beaucoup le sens. La chose importante est son “Humanité”. C’est pareil pour Lily-san et Gerbera-san. »

Par exemple, est-ce le désir de grande sœur Lily d’être aimé par le maître ? pensai-je. Ou peut-être que Gerbera espère s’entendre avec le reste de la famille.

« Rose, vous semblez avoir un préjugé contre ce désir. “Quelque chose que je veux faire.”, “Quelque chose que je voudrais que vous fassiez pour moi.”, et “quelque chose que je veux que vous me donniez”. Bien qu’il existe différentes formes de désir, vous semblez être particulièrement partial contre ce dernier. »

« En termes simples, mon caractère est-il défectueux ? » demandai-je.

« Ce n’est pas vrai, » Kato avait nié mon doute avec un ton fort. « C’est juste une partie non développée. Même si vous faites une erreur qui n’est pas un défaut. »

« Affirmer ça, c’est tellement..., » déclarai-je.

« C’est possible, » déclara Kato. « Il est possible de l’affirmer. Parce que ça ne fait même pas quelques mois que vous avez obtenu votre ego. Alors même si l’esprit est immature, n’est-ce pas naturel ? »

J’avais été prise au dépourvu par ce qu’elle avait souligné.

C’était certainement ainsi.

J’avais deux moments de naissance.

Ma naissance en tant que Marionnette Magique et d’autre part, la naissance comme l’individu nommé Rose.

Cependant, ce devait être ce dernier où vous pouviez dire « naissance » dans un sens le plus essentiel.

Quand je n’avais qu’une volonté brute de marionnette, mon existence était assez réduite.

Par rapport à cela, j’avais un maître à servir, et tous les jours je le servais dans un monde empli de couleurs très vives.

Pour moi qui étais une Marionnette Magique, il n’y avait pas eu d’enfance.

Cependant, en ce qui concerne les sentiments, ma naissance récente était quelque chose comme un bébé nouveau-né.

Mes émotions étaient encore inexploitées et immatures.

En mettant de côté grande sœur Lily, elles n’étaient même pas aussi développées que Gerbera.

Je voulais être là pour Maître. Je voulais travailler pour lui. Tout ce qui lui était bénéfique pour lui « Je veux le faire ». C’était ainsi, et c’était tout ce que je voulais faire, cependant, cela pourrait être des sentiments non développés.

Donc les sentiments hors de contrôle de Gerbera de « je veux faire quelque chose » étaient quelque chose que je ne pouvais pas comprendre.

Peut-être, c’était la raison pour laquelle je ne comprenais pas les subtilités du cœur d’une personne.

« Cependant, y a-t-il même des désirs en moi ? » demandai-je.

Même si j’étais une marionnette qui n’était pas dotée d’émotions parfaites, si c’était le résultat de l’Humanité, cela ne semblerait pas étrange.

Cependant, Kato avait secoué la tête et avait nié mon inquiétude. « Il y en a. Ce que souhaite Majima-senpai n’était pas d’avoir une marionnette pratique. Cela devrait plutôt être que les autres aient des caractères fermes. La relation de vous et Gerbera est la raison pour laquelle cela devient compliqué pour le moment. Alors Rose —, vous pouvez avoir un souhait. »

« Mais, je ne peux penser à rien, » dis-je.

Qu’elle comprenne où non que j’étais perplexe, Kato avait une expression respectueuse.

Elle fut perdue dans ses pensées pendant un moment.

Après un moment, une ride disparut de ses sourcils.

« Jusqu’ici, Rose, n’avez-vous pas pensé au bonheur ? » demanda Kato.

Face à la question de Kato, j’avais incliné la tête d’un côté. « Bonheur ? »

« Oui, » répondit Kato en hochant la tête. « N’est-ce pas le désir de Rose d’avoir de nouveau un bonheur comme ça ? »

« Je vois, » avec une simple suggestion, je fus perdue dans mes pensées pendant un moment.

Bonheur.

Bonheur, hein ?

Pour l’instant, être capable de servir le maître est cependant mon bonheur...

« À part le genre de chose comme, “j’étais capable de servir Senpai”, ou “j’étais utile à senpai”, » rajouta Kato.

Kato m’avait donné un avertissement. Eh bien, je comprenais bien ce qu’elle voulait dire par là.

Un souhait que je devais trouver devait être un désir « Quelque chose que je veux faire » ou « Quelque chose que je veux que vous fassiez ». Parce que je devrais découvrir un côté de moi que je ne connaissais pas jusqu’à maintenant, je pouvais grandir simplement en le faisant.

Bonheur.

Bon. Heu. r.

« ... »

Quand j’avais répété ce mot dans ma tête, il y avait quelque chose qui me traversait l’esprit.

... C’était plutôt, c’était si heureux que cela en faisait peur.

« Rose ? » demanda Kato.

C’était un souvenir digne d’être appelé le premier trésor de ma vie.

« Avez-vous pensé à quelque chose ? » demanda Kato.

« Ah, non. Ça... non je ne l’ai pas fait, » dis-je. J’avais rejeté ce que Kato avait fait comme remarque avec un petit geste.

Car le dire autrement aurait été un mensonge.

Parce que c’était sûr qu’il n’y avait pas « Cela ».

Peu importe, comment vous le regardez « Cela », c’était quelque chose qui ne serait pas autorisé.

Kato m’avait interrogée sur les bons souvenirs que j’avais eus dans ma courte vie.

Dans ces souvenirs, « Cela » est parfait si je le devais moi-même le décrire. Il s’agissait d’un souvenir de mon premier bonheur et il remplit totalement les conditions qu’elle m’avait dites.

Cependant, c’était une fois impossible qu’« Encore » survienne.

Je n’avais rien en moi qui pourrais être appelée de l’Ambition. C’était sûrement extrêmement audacieux de le penser.

Je ne devrais pas le désirer.

Il n’y a aucune chance que je puisse le souhaiter.

Parce que j’étais simplement une marionnette.

« Rose, votre mensonge est évident, » Kato avait vigoureusement découpé mon mensonge.

Si vous lui mentiez mal, elle le saurait probablement.

« J’ai déjà sérieusement pensé à quelque chose qui pourrait être ce que je voudrais faire, » dis-je.

Je me rappelais cruellement la nuit où j’avais été acculée avec ma Grande Sœur Lily par Kato.

Une seule chose était différente.

Elle le faisait pour le bien du maître.

Et elle le faisait pour moi aujourd’hui.

Elle pourrait voir à travers moi avec sa sensibilité inhérente.

Il s’agissait d’un rite de passage absolument nécessaire pour moi.

Il était juste de dire que sa conviction m’avait donné une poussée sur le dos.

Mais il y avait un autre facteur décisif.

J’avais été mise au courant de mon souhait.

Il était impossible de revenir à ne pas le savoir.

Je voulais suivre le souhait dont j’avais été informée même pour un instant.

C’était décisif pour moi.

« Ma... » J’avais rassemblé mon courage et je l’avais exprimé avec des mots. « Maître. »

J’avais assemblé des mots. « Je veux enlacer... le Maître... »

Comme je le pensais... j’avais même regretté d’avoir formé ces mots.

Je voulais serrer le maître entre mes mains.

Qu’est-ce que c’est ?

Quel genre d’intention était-ce ?

C’était peut-être à la fois une bonne et une mauvaise chose à dire.

J’avais été étreinte par le maître une fois.

C’était le jour où j’avais tué son camarade de classe masculin.

Je l’avais étreint par arrière et je m’étais blottie avec le maître, qui était tombé dans un profond sommeil après ça.

Pour moi, sans dormir, cette unique nuit était un rêve.

Bien sûr, c’était un événement exceptionnel.

Mais je comprenais que cela ne pouvait pas se répéter à plusieurs reprises.

Un rêve n’était qu’un rêve.

Seul un imbécile s’y attendrait sérieusement.

Je connaissais parfaitement ma place.

J’étais juste une marionnette.

... Même si on me le disait, je ne pouvais pas feindre ce qui était dans mon cœur.

Mon Dieu !

Je souhaitais vraiment être étreinte par le maître...

« ... Oh vraiment ! C’est une adorable Rose ! »

Soudain, j’avais été enlacée par l’avant.

Par Kato.

Bien que je m’étais raidie, je repoussai prudemment son épaule quand je revins à la raison.

« Je suis désolée. Kato. Pourriez-vous reculer ? » déclarai-je.

« Ah, je suis désolée. C’était non intentionnel..., » répondit Kato.

Je m’étais éloignée du corps de Kato et elle semblait se sentir mal à l’aise, baissant les yeux.

De cette façon, elle ressemblait à grande sœur Lily... Pas tout à fait. Elle ressemblait à Miho Mizushima que ma grande sœur imitait.

C’était vraiment l’apparence naturelle d’une fille.

Peut-être que c’était la vraie apparence de la fille appelée Kato Mana.

« Ce n’est pas moi que Rose veut enlacer, mais Majima-senpai, » déclara Kato.

« Eh, oui. C’est, non. Toutefois..., » dis-je.

« Qu’est-ce qu’il y a ? » demanda Kato.

« Il est beaucoup trop présomptueux pour une marionnette comme moi d’être étreint par le maître, » dis-je.

« Ce n’est pas vrai, » Kato avait déclaré cela avec un ton critique. « En disant ça, cela veut-il dire que vous allez abandonner ? »

« Non, mais si je l’embête avec mon égoïsme..., » commençai-je.

« Je suis sûr que Majima-senpai sera content si Rose lui dit son égoïsme, » déclara Kato.

« Si je lui dis mon égoïsme ? » demandai-je.

« Pour autant que je sache, la personnalité de Majima-senpai est le genre où il est désolé de devoir toujours vous faire travailler, » répondit Kato.

« C’est..., » commençai-je.

... Je pense que c’est possible.

Bien que je pense qu’il est naturel que je serve mon maître, il ne suppose pas que je me résume à ça.

Alors, est-ce une bonne chose pour le maître ?

Ah, non, mais...

Ce n’est pas bien. Ce n’est pas bien. C’est le diable qui me chuchote à l’oreille.

« Vous ne devez pas abandonner, » déclara Kato.

Plutôt qu’un diable qui me chuchotait à l’oreille, c’était la douce voix pleine de soutien d’une mère aimable.

« Rose ne veut pas ennuyer Senpai. Alors, si Senpai veut vous faire un câlin, est-ce que ça irait ? » demanda Kato.

« C’est correct ?... Mais c’est une situation improbable, » dis-je.

Malgré les événements qui s’étaient produits cette nuit.

Je ne pensais pas que cela ne pourrait pas arriver deux fois.

« Par conséquent, vous ne devez pas abandonner, » déclara Kato.

J’avais fermement serré ma main.

« Si vous faites un effort pour réaliser votre souhait... votre souhait deviendra vraiment la réalité, » déclara Kato.

« Que feriez-vous si vous étiez moi ? » demandai-je.

« C’est simple, » dit-elle.

Kato m’avait tranquillement regardée.

« Rose, vous devriez devenir si mignonne que Majima-senpai veut vous prendre dans ses bras, » dit-elle.

« Moi... mignonne ? » demandai-je.

« Tout à fait. Heureusement, vous avez la capacité de fabriquer des outils. Même s’il n’y a pas de charme de sorcière ou de mère, ou même d’un dispositif spécial comme ça, il devrait y avoir un outil pour se faire plus mignon, » répondit-elle.

La suggestion de Kato n’était pas du tout impossible.

Je suis une Marionnette Magique. Un monstre avec un couteau magique.

Pour moi, créer des choses est presque égal à la signification de mon existence.

Je dois donc être capable de refaire mon existence.

Mais, il est possible que ce soit impossible, mais cela ne sera pas sûr si je ne le tente pas.

« Mais, serais-je autorisé à faire une telle imitation alors que je ne suis qu’une marionnette ? » demandai-je.

« C’est déjà correct, » répondit-elle.

Ce pourrait être son plus fort ton de voix de cette journée.

« Regardez ! Quand une fille veut qu’un garçon la serre dans ses bras, il est naturel pour elle d’essayer de devenir jolie, » répondit Kato. « Elle se maquille et elle se fait belle et... ces actes sont très importants pour une fille. Même Senpai n’a pas le droit de le critiquer. »

« Mais je suis une marionnette, » répondis-je.

« Qu’est-ce que vous dites ? » demanda-t-elle. « S’il vous plaît, pensez-y. Une marionnette ne pense-t-elle pas qu’il est naturel de s’habiller pour être étreint par son maître ? Que vous soyez une fille ou une marionnette, il n’y a aucune raison de vous empêcher de devenir plus jolie pour Senpai, parce que vous êtes une marionnette de fille. »

Kato avait répété que je ne dois pas abandonner.

J’étais en perte de mot face à ses yeux sérieux.

La critique concernait le fait de savoir si un membre de sa famille était autorisé à faire ça.

La rationalité serait inutile si je faisais quelque chose comme ça.

Tout cela avait complètement été écrasé.

J’avais alors analysé mon souhait des deux côtés de la balance.

Je regardais ce pour quoi j’étais la plus encline...

Après avoir regardé le résultat... J’avais soudainement remarqué que ce que je faisais était très stupide.

Parce que je savais parfaitement le poids de mon désir quand je le pesais.

Il n’y avait donc pas de raison.

Ce sentiment déraisonnable et illogique.

Ah... alors c’est tout.

C’est « Quelque chose que je veux faire. »

Je pourrais enfin comprendre un fragment du cœur d’une personne.

« Par exemple, en disant que j’allais m’habiller au mieux de mes capacités..., » commençai-je.

J’avais enfin demandé.

Je pense que je veux son soutien.

« ... est-ce que le maître serait-il content de ça ? » dis-je afin de finir ma phrase.

« Oui, il sera sûrement content, » répondit Kato avec un sourire.

Il n’y avait pas de mensonge dans ses paroles, seulement de l’affection dans ses paroles d’encouragement.

Je pouvais maintenant sentir cela correctement.

J’étais vraiment reconnaissante pour ça.

Si elle n’avait pas été là, mon souhait serait resté enfermé dans un coin de mon cœur jusqu’à ce que je vieillisse et rouille.

Sans remarquer à quel point c’était important, il aurait pourri en moi.

À l’instant, j’avais l’impression de pouvoir pardonner un jour à Gerbera.

Ce qu’elle avait fait était exaspérant, mais quand même, le sentiment de rejeter son motif comme quelque chose d’incompréhensible s’estompait.

C’était peut-être impossible maintenant, mais tôt ou tard, oui, plus tard. Sûrement...

« Bien sûr, je vais coopérer à tous les efforts pour que vous puissiez devenir jolie, » déclara Kato.

« Merci beaucoup, » dis-je.

J’avais de purs sentiments de gratitude envers elle, en tant qu’individu, au-delà des limites d’un monstre ou d’une humaine.

« Kato..., », mais j’avais une question. « ... Êtes-vous en colère contre nous ? »

« Colère ? » demanda Kato. Les yeux de Kato s’étaient écarquillés. « Moi ? De Rose ? Pourquoi dites-vous ça ? »

« Après que nous ayons décidé de protéger le maître, nous étions prudentes envers vous et nous vous considérions comme un ennemi intérieur. Étiez-vous déjà au courant de cela ? » demandai-je.

« Oui. Lily me l’avait dit en face avant ça, » dit-elle ?

C’était arrivé avant la lutte désespérée avec Gerbera.

Il semble qu’elle ne s’en souciait pas vraiment, et le ton de Kato était aussi ferme que le ton utilisé pendant les moments où nous parlions occasionnellement d’événements quotidiens.

« Parce que j’ai dit à ce moment que je l’avais déjà remarqué avant ça, » dit-elle.

« Alors, n’est-ce pas normal de tourner votre colère contre moi ? Au moins, cet homme Kaga avait cette rage en lui avant d’être tué par le maître, » déclarai-je.

Je me souvenais du visage du seul humain que j’avais vu autre que le maître et Kato...

... Bien que j’oubliais lentement ses caractéristiques.

« Être regroupé avec ce type... Comme prévu, je déteste ça, » Kato fronce le front alors qu’elle exprimait son mécontentement.

« Je suis désolée, » dis-je. J’avais baissé la tête. « Cependant, je ne pense pas qu’il soit nécessairement hors de propos. Habituellement, en gardant un secret vis-à-vis de quelqu’un, cette personne va penser que c’est quelque chose de désagréable. Ce ne serait pas étrange si vous aviez des sentiments négatifs envers nous. »

Il n’était pas possible de ne rien faire avec ça, et de laisser cette question au repos.

Kato avait utilisé son temps de cette façon, et m’avait aidée à résoudre mes problèmes.

Kato hocha la tête face à ce que je venais de lui dire. « C’est vrai. Je pense qu’il est normal que vous ayez quelques doutes de votre point de vue, et qu’il est normal qu’il y ait des sentiments désagréables. »

« Alors..., » commençai-je.

« Mais je ne suis pas particulièrement en colère, » déclara Kato.

C’était une remarque énigmatique.

Kato disait qu’il était normal dans de tels cas de se fâcher et qu’elle n’était pas particulièrement fâchée après nous.

J’avais compris que je ne pouvais pas comprendre et Kato avait incliné la tête.

« ... Hmm. Vraiment ? » demandai-je.

Kato tenait le bouclier que j’avais cassé contre sa poitrine, tout en mettant un doigt sur ses lèvres, puis elle commença à réfléchir, et le tout, en étant enveloppée dans une couverture.

« Pour le dire clairement, je pense que je ressens de la sympathie pour vous, les monstres de sa famille, » dit-elle.

« Sympathie... Pour nous qui sommes de la famille d’un maître qui est un être humain ? » demandai-je.

« Oui, pour vous, » dit-elle.

Sauf pour un point, ce que Kato disait était convaincant.

Parce qu’elle sympathisait avec nous, de son point de vue, il n’y avait pas de colère.

Je comprends. Je comprends parfaitement.

Mais, je ne comprends pas pourquoi en premier lieu elle est sympathique envers nous.

Nous sommes les monstres de la famille du maître.

Notre existence est consacrée au Maître. C’est une réalité qui n’a pas changé même quand j’ai pris conscience de mon propre souhait.

En quoi Kato, qui est une humaine, sympathise-t-elle avec nous ?

« En outre, » et ainsi, Kato continua. « Je souhaite exprimer ma gratitude envers vous, Rose. »

« Gratitude ? » demandai-je.

« Car vous me parlez normalement sans me mettre en doute ? Seule vous avez fait ça, » déclara Kato.

« Que voulez-vous dire par là ? » demandai-je, surprise.

En réponse, Kato fit un sourire ironique. « J’ai entendu la conversation de cette nuit concernant le fait de savoir si je devais être emmenée dès le début... Je sais que vous avez un caractère sérieux et que vous n’êtes pas du genre à cacher vos doutes de votre visage. »

« Mon visage est plat, » dis-je.

« Oui, cette partie était une blague, » répondit Kato.

« ... »

Je ne comprends pas si je suis sérieuse ou non, mais je peux être simple.

C’est quelque chose dont je suis consciente, mais en incluant le maître, je suis probablement la plus stupide de ce groupe.

Il est bon d’entendre que je suis sérieux et fidèle, mais en réalité, je suis trop honnête et je ne suis pas assez flexible pour penser à la bonne réponse par moi-même. L’affaire avec Gerbera en est un bon exemple.

Si je doute temporairement de Kato, elle sera immédiatement au courant.

Je vois. Ce que Kato dit est raisonnable.

Je ne doute pas qu’elle ne ressemble pas au Maître et à ma grande sœur Lily.

Quant à savoir si elle peut nous trahir.

Ou ce à quoi elle pense.

Je ne pense pas à ces choses.

Est-ce que la personne qui ne comprend pas la raison pour laquelle elle doute, est-elle correcte ?

Pour être honnête, je n’ai pas une bonne impression des créatures appelées êtres humains, qui ont harcelé le maître. Par conséquent, je n’avais pas beaucoup aimé Kato lors de notre première réunion.

Cependant, tout en passant du temps avec elle, mon opinion sur elle a progressivement changé.

Probablement, les circonstances qui m’entourent sont différentes de grande sœur Lily.

À l’origine, on m’a confié le rôle du protecteur de « le maître qui n’a pas la force de se battre ». Et il y a une certaine similitude avec « elle qui n’a pas la force de se battre ». Et aussi, contrairement à grande sœur Lily qui a les souvenirs de Miho Mizushima, je n’ai que le temps passé avec Kato qui occupe mon esprit.

Pour cette raison, quand nous avions été attaqués par l’Arachne Blanche, je n’avais pas hésité à emmener Kato.

Et à cette époque, Kato avait mis sa vie en jeu pour le maître et avait agi.

Il n’y avait plus aucune raison de la soupçonner.

Toutefois...

 

Je ne veux pas le lui dire et je n’ai pas l’intention de le faire plus tard.

Pour moi, les soupçons que le maître a envers Kato sont un peu étranges.

Comment dois-je le dire ? En parlant franchement, je pense même que c’est anormal.

Cependant, la cause des soupçons du maître est si logique, que même moi qui suis une marionnette pourrais les deviner.

La plaie massive entaillant le cœur du maître.

La douleur qui continue de le tourmenter.

Probablement que le maître n’acceptera pas Kato à moins que cette douleur soit guérie.

« Je vous remercie vraiment de croire en moi, » déclara Kato.

En conséquence, je m’étais intéressée à la Kato solitaire pendant un long moment.

« Si c’est possible, je voudrais être votre amie, » déclara-t-elle.

Lorsque cela m’avait été suggéré, j’avais été surprise, mais également convaincue que ce serait bien.

« Une amie... ? » demandai-je.

« Après tout, c’est difficile, » déclara-t-elle.

J’avais également pensé que c’était difficile.

Elle a été gentille avec moi. Elle a aussi pris soin de moi vis-à-vis de tout ce qui s’est passé aujourd’hui.

Je dois lui retourner cette gentillesse.

Cependant, je suis un monstre, et elle est une humaine.

Nos points de vue sont différents. Nos positions sont différentes. Notre sens des valeurs est différent et surtout, nos races sont différentes.

Tout est si différent, c’est donc sans espoir.

Par conséquent, il est difficile de devenir amis.

Mais non...

N’est pas quelque chose d’important d’être identique.

« ... Après tout, c’est inutile, » déclara-t-elle.

Kato avait fait un léger sourire.

Un sourire créé pour exprimer que ce qu’elle avait fait tout à l’heure était une blague.

Je sentis mon cœur se serrer quand je vis son visage rire si fugitivement.

 

Des sentiments inconnus s’étaient précipités en moi.

Avant aujourd’hui, j’aurais pu avoir réfréné cette pensée impulsive comme quelque chose d’inutile.

Cependant, aujourd’hui, je savais ce que c’était.

Je venais de l’apprendre il y a quelque instant.

Elle venait de me l’apprendre.

J’avais vraiment compris à quel point c’était important.

J’avais été soutenue par cette impulsion, et j’avais parlé au sourire triste que j’avais remarqué.

« Si le maître l’ordonne, je vais pointer ma lame vers vous, » dis-je.

« Je le sais, » les yeux de Kato s’étaient grandement ouverts de surprise face aux mots que j’avais prononcés.

Je serais moi-même surprise. Car même moi, j’étais surprise par les choses que je venais de dire.

Après un petit moment, Kato avait l’air perplexe.

« Pourquoi dire soudainement une chose si évidente ? » demanda-t-elle.

Pensez-vous que c’est quelque chose d’évident ?

Pourtant, pourquoi avez-vous dit que vous voulez être mon ami ?

Cette mentalité est impossible à deviner pour le moment.

Il n’est même pas possible de deviner un fragment des pensées intérieures de cette fille appelée Kato Mana.

Mais il y a une chose qui est devenue claire pour moi.

Autrement dit, elle était sérieuse à propos de ce qu’elle avait dit plus tôt. Elle veut vraiment devenir mon amie.

Alors, je vais également lui répondre sincèrement.

Heureusement, on m’avait enseigné le sentiment important « quelque chose que je veux faire ». J’étais soutenue par mon impulsion, plutôt que par la rationalité. Et ainsi, je voulais lui répondre.

« Si vous pensez que je suis assez bien pour ça..., » dis-je.

« Tout à fait, » répondit Kato.

« Je... je pense que je veux aussi être votre amie, » dis-je.

« ... Quoi !? » s’exclama Kato. Les yeux de Kato s’écarquillèrent en entendant ça.

On pourrait dire que je ne comprends pas ce que je viens de dire.

Une compréhension s’étendait progressivement à travers mes traits immatures.

« C’est... »

Pendant une fraction de seconde, son visage se déforma et sembla vouloir pleurer.

« ... Merci beaucoup Rose, » déclara Kato.

Kato se déplaçait avec une merveilleuse force mentale.

Cependant, le sourire gravé sur ses lèvres était comme si elle était incapable de le supporter.

En voyant juste ça, j’étais convaincue que ce choix n’était pas une erreur.

« Alors, mes meilleures salutations pour le futur, Rose, » déclara-t-elle.

Kato m’avait tendu la main.

C’était contraire à une reproduction de la nuit où je m’étais opposée à Gerbera, c’était une scène complètement différente.

« Bien que ce sentiment soit maintenant suffisant, »

« Non. C’est une chose nécessaire. »

Je posai mon couteau et serrai la main de Kato.

« Mes salutations à vous aussi, Kato, » dis-je.

Ceci était le premier événement lié à mon amitié avec Mana.

***

Chapitre 5 : Des Signes de nuages ​​inquiétants

« GURUUAAA! » Un Croc de Feu grondait, bondissant à travers la profonde forêt.

Il se faufilait entre les arbres lorsqu’il courait, broyant des arbustes alors qu’il essayait de nous contourner.

C’était tellement rapide que je pouvais à peine le suivre avec mes yeux.

Cependant, ce n’était pas assez agile pour faire face à l’araignée blanche.

« GURUUA!? » Il cria en raison de la peur qu’il ressentait.

Une silhouette blanche venait à ce moment-là de faire obstacle au loup

« Tu ne passeras pas ! » cria Gerbera.

En un instant, l’araignée blanche qui aurait dû être à côté de moi se tenait devant le loup et riait avec le sourire de jeune fille, et avec une unique attaque...

« Fuun »

« GYAUN!? »

L’araignée blanche ou plutôt Gerbera frappa le museau du Croc de Feu à mains nues.

Même en poussant simplement sa main avec sa simple force, cela suffisait à provoquer une blessure mortelle.

Quelques crocs s’étaient détachés et le loup géant de plus de deux mètres de long avait été emporté dans la direction opposée.

Comme prévu d’un monstre, même si les os de son cou semblaient être brisés, le Croc de Feu se leva avec un important saignement de nez.

« Rrrrrr...! »

Il laissa échapper un gémissement puis il se retourna.

Le Croc de Feu s’était rendu compte qu’il était désavantagé et qu’il devait tout faire pour s’enfuir.

Bien sûr, il n’y avait aucune raison de le laisser tranquille.

« Monseigneur ! »

Gerbera revint rapidement jusqu’à moi et me tendit le grand bouclier. Je le plaçai alors sur mon dos comme d’habitude quand je me déplaçais.

Et puis elle m’avait soulevé avec ses minces bras.

Jusqu’à ce moment-là, c’était la routine habituelle.

Tous les mouvements de Gerbera étaient rapides et précis, au point où j’en étais fasciné.

Après tout, elle était un génie incontestable qui brillait tellement pour tout ce qui touchait au combat.

... Les sentiments de malheur quotidiens antérieurs ressemblaient à un mensonge.

Eh bien, tout n’était pas mauvais, car il y avait quelques jolis points de lumière à cette époque.

« Faites attention à ne pas vous mordre la langue, » déclara-t-elle.

« J’aurais aimé que tu me le dises quand je t’ai rencontré, » la taquinai-je.

« ... Vous avez promis de ne pas parler de ça, » dit-elle.

Gerbera avait une apparence sombre après avoir entendu ma mauvaise blague, mais je voulais quand même qu’elle oublie cet épisode de sa vie.

Quoi qu’il en soit, à l’heure actuelle, j’étais dans une position connu sous le nom du « porter de la princesse ».

Je me sentais si pathétique que je pourrais en pleurer.

J’aurais préféré être sur son dos, mais elle l’avait rejeté parce qu’il y a un problème de sécurité quand l’on traversait la forêt.

« Et c’est parti, » annonça-t-elle.

Après m’avoir prévenu, elle commença à courir comme une flèche libérée d’un arc.

Les arbres de la forêt défilaient rapidement autour de nous.

La vitesse était vraiment incroyable. Si l’on pensait à ce qui se passait dans le Japon moderne, je pourrais dire que j’étais habitué à rouler en voiture, mais cette forêt présentait beaucoup d’obstacles à la différence des routes du Japon. Je savais que si je courais à la même vitesse, je heurtais certainement un arbre avant même d’avoir parcouru cinq mètres. Nos réflexes étaient donc sans aucun doute différents.

En plus, j’avais compris qu’elle était attentive quant aux vibrations qu’elle produisait vu qu’elle me portait.

Si je devais monter sur le dos de Gerbera, il serait impossible de le faire. Le seul moyen pour elle était de me tenir dans ses bras.

Alors qu’elle courait, mes yeux s’étaient progressivement habitués à cette vitesse.

Je pouvais parfaitement voir le dos Croc de Feu en fuite. Il avait également couru à travers la forêt à une vitesse incroyable.

Mais Gerbera était encore plus rapide.

Nous continuons à garder une distance constante sans l’atteindre ou la perdre. Pour celui qui était poursuivi, c’était insupportable.

Nous avions rencontré le Croc de Feu pendant que Gerbera me guidait vers la source d’eau à proximité.

Il avait attaqué et nous l’avons bloqué et là, il nous mena ailleurs.

Ce Croc de Feu semblait être venu seul à la source afin de boire de l’eau. Cependant, ce type de monstre voyageait habituellement en une meute.

Dans cette zone, il y avait quelques monstres restants qui avaient été loupés par l’Expédition. Ce genre de situation était donc inhabituel. Normalement, ils se déplaceraient toujours en groupe.

Et par conséquent.

« Houuuuuuuuuuuu ! »

Était-ce un hurlement ou un cri ?

Quelques secondes après le hurlement du Croc de Feu blessé, les hurlements des loups répondirent depuis diverses directions.

« La stratégie a été un succès, » quand j’avais murmuré ça, Gerbera avait hoché la tête.

« Effectivement, » dit-elle.

« Je dirais qu’ils sont à cinq ou six endroits, » les loups avaient avancé vers nous depuis la forêt depuis la gauche et la droite pendant que je finissais de parler.

« GURUUAAA! »

Des flammes rouges jaillirent de la bouche du loup et elles léchèrent la forêt, brûlant les imposants arbres et incinérant un arbuste en un instant.

Gerbera sauta afin d’éviter d’être blessée par les flammes et atterrit sur l’un des arbres.

« GU...! »

Il y avait un bruit de bruissement pendant que je passais à travers les feuilles. C’était douloureux, mais je serrai les dents sans me plaindre.

Gerbera se déplaça immédiatement vers un autre arbre. L’arbre où nous étions il y a un instant était entouré de plusieurs traînées de flammes et s’enflammait telle une bougie.

« Je présente mes plus grandes excuses, il ne semble pas y avoir une bête digne d’être un monstre du Maître, » déclara-t-elle.

En entendant les mots de Gerbera, j’avais aussitôt regardé les silhouettes des six loups qui nous regardaient et hurlaient

J’avais donc vérifié cela avant d’acquiescer.

« On dirait bien, » dis-je.

« Très bien, alors il n’y a pas de raison d’hésiter, » déclara Gerbera.

Des fils sortirent depuis les mains de Gerbera.

La moitié des loups parvient à échapper face à cette attaque, mais les autres furent capturés sans réussir à les éviter. Gerbera avait facilement ramené à elle trois loups, puis... sans hésitation, elle les frappa la tête contre le sol.

« Je suppose que c’est fini, » déclara-t-elle à la toute fin.

Il n’aura pas fallu longtemps pour que Gerbera puisse anéantir les loups.

***

Après ça, nous avions tenu une réunion stratégique.

En passant, même si nous avions tué six Crocs de Feu, parce qu’il était difficile de tout prendre avec nous même après que nous les ayons découpés d’une manière appropriée, la majorité serait abandonnée. Bien que toute la peau que nous avions dépecée de leur chef soit bonne, le reste n’était pas très joli.

« Alors, était-ce un succès ? » demandai-je.

Gerbera hocha la tête face à mes mots. « C’est le cas. Cependant, ne pas trouver de nouveau membre est un problème. »

« On ne peut rien y faire, » dis-je. « Pour commencer, je suis heureux qu’au lieu de l’essai-erreur qui nous a pris trois jours avant ça, cela nous ait pris moins d’une demi-journée avec cette méthode. »

Nous étions allés ailleurs et nous avions cherché dans la région proche de la source que Gerbera m’avait parlé plus tôt.

Comme l’avait dit Gerbera, beaucoup de monstres étaient apparus dans le voisinage et nous avions rencontré successivement trois monstres.

La dernière rencontre était le Croc de Feu que nous avions eu juste avant ça.

Il était plus efficace de chercher des groupes de monstres pour en rencontrer autant que possible. Avec les prouesses de combat de l’Arachne blanc, il n’y avait aucun problème à affronter ces ennemis.

Bien qu’il soit plus rapide de rencontrer un groupe depuis le début, ils peuvent également se déplacer de façon indépendante.

Les monstres n’ont pas de sentiment d’individualités. Cependant dans le monde dans lequel nous étions, ils avaient une intelligence proche de celle des animaux sauvages.

Dans ce cas, si je l’utilisais afin qu’il appelle ses compagnons, je pouvais les chercher plus efficacement.

Il s’agissait des détails de la bataille que nous avions eue il y a un peu de temps.

La stratégie que j’avais élaborée à l’avance s’était très bien passée et j’avais pu rencontrer huit monstres en seulement quelques heures.

« Si nous ne revenons pas bientôt, le soleil se couchera, » dis-je.

« C’est sûr, » dis-je.

Ce n’était pas une situation si mauvaise que ça.

Mais d’un autre côté, il ne restait plus beaucoup de temps.

Lily récupérait petit à petit et Rose allait bientôt remplacer tout l’équipement perdu.

J’avais donc besoin d’accélérer les choses...

En rentrant chez moi, je m’étais concentré afin de trouver des solutions.

***

Quand nous étions retournés au nid d’Arachne, j’avais été accueilli par Lily dont le visage entier souriait.

« Bon retour, Maître, » elle l’avait dit en enlaçant mon bras sans aucune fatigue visible.

« Je suis de retour... est-ce correct pour toi de ne pas t’allonger ? » demandai-je.

« Je vais déjà très bien, » répondit-elle. « Je me suis levée il y a quelques minutes. Et aussi, bienvenue à la maison Gerbera. »

« E-en effet. Je suis de retour, » répondit Gerbera.

Cela me fit me souvenir que c’était la première fois depuis plusieurs jours que Lily m’avait enlacé le bras de cette façon.

Était-il possible que parce qu’elle avait stocké ses désirs refoulés, elle semblât si heureuse maintenant ?

J’étais content que je puisse la toucher pendant qu’elle était heureuse comme ça. C’était un peu embarrassant et en même temps j’étais content.

C’était parce qu’il était évident que Lily était de nouveau en bonne santé et qu’elle pouvait donc se joindre à notre recherche.

Cependant, la recherche avec seulement Gerbera et moi était un peu plus pratique. Que devrais-je faire ?

*

Après ça, j’avais reçu un repas plein d’amour qui avait été préparé par Lily pendant que je pensais à la façon de la persuader.

Comme Lily avait récupéré, c’était la première fois que tous les membres se réunissaient depuis la nuit de cette féroce bataille.

Le repas était la viande habituelle du Croc de Feu. Comme je le pensais, c’était toujours dégoûtant. Malheureusement, même l’amour de Lily ne pouvait pas compenser le matériel de mauvaise qualité.

Je m’étais alors souvenu des hamburgers que je mangeais auparavant au Japon, ils étaient fabriqués artificiellement avec de la viande bon marché. Je n’avais jamais réalisé à quel point j’étais béni... jusqu’à mon arrivée ici.

« Je vais aller avec vous demain, » déclara Lily

« Je suggère de te reposer un autre jour de plus, » dis-je.

« Mais..., » répondit Lily.

« Même quand je me suis rétabli, j’ai fait attention pendant toute une journée avant de faire la moindre chose, » dis-je.

Après que je l’eus persuadée, Lily semblait insatisfaite. J’avais fait semblant de ne pas remarquer son expression et j’avais continué à manger.

C’était une mauvaise façon de gagner du temps. Très franchement, mes attentes étaient faibles quant à savoir si j’allais voir des résultats en un seul jour. Cependant, la chance était meilleure que zéro.

« C’est vrai. Cela me rappelle que j’avais besoin de parler avec toi, » dis-je.

J’avais un peu changé le sujet afin de couper les arguments de Lily.

D’ailleurs, c’était vrai que j’avais besoin de lui parler. Il y avait quelque chose que je compris à la suite d’avoir pu parler avec Gerbera alors que nous étions à la source d’eau en début de journée.

*

C’était quelque chose concernant cette source dont j’avais l’intention de parler — ou non.

J’avais simplement décidé d’éviter pour le moment la conversion que j’avais eue avec Gerbera il y a plusieurs heures concernant « Ne pas mettre un fardeau sur Lily » et « Ne pas pouvoir en parler à Rose ».

Cependant, cela n’était pas comme si c’était nécessaire de cacher l’existence de la source.

... Cependant, comme Gerbera était une mauvaise parleuse, elle pourrait faire une remarque insouciante sur cet endroit, alors, afin de cacher cela, j’avais changé de sujet.

« Gerbera m’a dit qu’elle est capable de s’échapper hors de cette forêt, » dis-je.

« Gerbera vous a dit ça ? » demanda Lily.

Quand Lily tourna les yeux vers Gerbera, Gerbera hocha la tête avec une expression ferme.

Il y avait toujours une mauvaise ambiance entre elles.

Bien que la posture de Lily soit naturelle, Gerbera semblait se sentir unilatéralement coupable.

C’était Lily qui avait été forcée de prendre du repos jusqu’à aujourd’hui parce qu’elle avait reçu le plus de dégâts parmi nous le jour où nous nous étions battus. Donc ça pourrait être quelque chose d’inévitable.

J’avais interrompu cela afin de continuer la discussion.

« Gerbera, as-tu bien été jusqu’au bord de la forêt ? » demandai-je.

« O-Oui, » répondit-elle.

Gerbera hocha la tête puis elle commença à parler avec difficulté. « Lily et Rose ne peuvent pas le savoir parce qu’il y a longtemps, il y a eu plusieurs fois où les humains sont venus dans la forêt en nombres. Cela s’est passé trois fois depuis que je suis née. En dehors de mon seigneur, ce sont les seules fois ou j’ai rencontré des humains. »

« Ah !! » À ce moment, Lily poussa un cri alors qu’elle avait remarqué quelque chose. « Il y avait d’autres humains qui ont été transférés dans ce monde avec le maître, n’étaient-ce pas eux ? »

J’avais eu la même pensée que Lily. Nous n’avions rencontré aucun être humain de cet autre monde.

Parce que nous avions été transférés si profondément dans la forêt et parce que Gerbera n’avait vu les humains que trois fois dans sa longue vie, il était peu probable que Lily ait vu un humain avant.

« Lorsque nous avons trouvé cette cabane, j’ai pensé qu’il y avait probablement d’autres personnes, » dis-je.

« Hmm, je vois. Cela me rappelle qu’il y avait bien des traces, » déclara Lily.

La cabine où nous étions tombés sur Kato était désormais en décombres.

Je pensais qu’il y avait des humains dans ce monde quand j’avais trouvé cela.

Cependant, il y avait la possibilité que le monde où nous avions été transférés fût maintenant dominé par des singes ou dans le pire des cas où qu’il soit gouverné par des limaces qui se tenaient debout. Comme il y avait des monstres, c’était une préoccupation sérieuse pour moi, et je ne pourrais jamais en rire..

Le fait d’entendre que Gerbera avait été témoin d’êtres humains était une information précieuse pour moi.

Gerbera continua à raconter une vieille histoire. « Naturellement, si beaucoup d’êtres humains entrent dans la forêt, des signes sont présents. Nous les monstres devrions facilement pouvoir le remarquer. Ils sont venus, vagues après vagues. Alors je me suis chargé d’eux. Alors que je pourchassais un humain qui s’était enfui, j’ai remarqué que j’avais été conduit au bord de la forêt. »

« Je pense que Gerbera a probablement combattu une armée humaine, » déclarai-je.

Selon l’histoire de Gerbera, le groupe était équipé de manière identique. Cependant, ils étaient déjà dans une situation chaotique quand Gerbera était arrivée et l’armée avait donc été désavantagée.

Ils avaient une armure qui protégeait le haut du corps, un casque, une épée à une main et un bouclier... D’après ce que j’avais entendu, je me demandais si c’était peut-être des soldats appartenant à un pays de ce monde. Il ne semblait pas qu’elle ait vu quelque chose comme une arme à feu.

Je pensais que la raison pour laquelle l’arme principale était une épée plutôt qu’une lance était l’avantage de pouvoir couper les obstacles dans la forêt.

« Il semble que le chemin le plus direct pour aller hors de la forêt est d’aller directement au nord d’ici, » dis-je.

« Je ne suis pas sûre de cela, mais c’est possible, » répondit Gerbera. « Car après tout, il y a aussi une possibilité que la limite de la forêt soit différente maintenant. »

« Néanmoins, n’est-ce pas plus de progrès que lorsque nous n’avons rien compris de la situation !? » Lily frappa ses mains ensemble et sourit à Gerbera qui riait à la suite de cette remarque.

Comme je le pensais, elle ne semblait pas non plus avoir quelque chose contre Gerbera. Ou plutôt, son sourire n’était en tout cas pas affecté par la présence de Gerbera.

Dans mon état actuel où j’étais trop enfoui dans mes pensées à propos de ces choses-là, la voir agir de cette façon avait soulagé une partie de mon anxiété.

« Hein !? » Les yeux de Lily devinrent écarquillés alors qu’elle réalisait quelque chose. « Mais... Si je ne me trompe pas, n’est-ce pas, l’est qui était la direction de la première expédition ? »

« Tout à fait, » répondis-je. « Il semble que la première expédition n’a pas eu de chance. »

Nous qui les suivions alors nous ne pouvions pas non plus être appelés chanceux.

Bien sûr, ils pouvaient avoir remarqué quelque chose en cours de route et avoir changé de cap. Dans ce cas, ils auraient laissé des informations à l’ami d’enfance de Kato et Miho Mizushima, Jun Takaya, qui étaient à la poursuite du premier corps d’expédition, mais il ne les avait jamais rattrapés d’après ce qu’on en savait.

« Bien que nous sortirons probablement de la forêt même si nous allons à l’est, » continuai-je.

Même cette forêt ne pouvait pas s’étendre à l’infini. En fait, la forêt semblait se terminer prochainement du côté nord.

« Alors, allons-nous au nord à partir d’ici ? » demanda Lily.

« ... Peut-être, mais pour te dire la vérité, je suis un peu hésitant, » dis-je.

Si j’allais vers l’est, il était possible que je puisse éventuellement rejoindre la première expédition.

C’était la meilleure option afin de garantir la protection de Kato. D’autre part, sortir de la forêt prendra plus de temps.

Je devais bientôt quitter cette forêt. C’était parce que le cadre de vie dans cette forêt était trop mauvais pour moi. La situation quant à la sécurité s’était considérablement améliorée maintenant que Gerbera nous avait rejoints, mais par exemple, le problème alimentaire ne s’améliorait pas même si nous avions plus de force physique de notre côté.

Je devrais sûrement quitter maintenant la forêt afin de pouvoir améliorer ça. Il y avait aussi la possibilité de trouver à l’avenir un village humain. Au contraire, les chances étaient assez bonnes. S’il y avait une armée, il pouvait donc y avoir aussi une nation, parce qu’une armée ne pouvait pas être organisée sans une société derrière elle.

Si je visitais un village, je pourrais obtenir les fournitures nécessaires.

Le problème était de savoir si je pouvais ou non trouver un endroit sûr pour Kato, mais...

« ... Eh bien, il n’est pas nécessaire de prendre une décision immédiatement, » dis-je.

J’avais conclu cela ainsi. Je pourrais faire une erreur si je me dépêchais. Il n’était pas nécessaire de décider maintenant non plus. Je ne devrais agir qu’après avoir soigneusement réfléchi.

« En parlant de ça..., » celle qui avait interrompu ma réflexion fut Kato qui avait écouté notre conversation.

« ... ! » Quand j’avais entendu sa voix, j’avais arrêté ma main qui attrapait inconsciemment une brochette de viande de Croc de Feu. « ... Quelque chose ne va pas, Kato ? »

J’avais répondu ça puis j’avais pris une bouchée de la brochette que j’avais attrapée sur le feu.

Parce que j’avais immédiatement repris le mouvement, Lily avait probablement remarqué mon étrange action et elle s’était blottie contre moi. Elle regardait le côté de mon visage de façon interrogative.

« Non. C’est juste que Gerbera a dit qu’elle n’a vu des êtres humains que trois fois en plus de nous, » déclara Kato.

« Ça devrait être le cas... non ? » demandai-je.

« Tr-Très certainement, » répondit Gerbera.

Quand je l’avais incitée à répondre, Gerbera avait hoché la tête comme un petit enfant. Kato, consciente du point faible de Gerbera avait continué.

« Les uniformes scolaires... avez-vous rencontré un humain portant des vêtements comme nous ? » demanda Kato.

« Ceux qui ressemblent à mon seigneur qui a été transféré ici ou ceux qui ont des capacités de triche ? Non, je n’en ai rencontré aucun de ces deux types, » répondit finalement Gerbera.

« Dans ce cas... senpai ? » demanda Kato.

Parce que Kato avait découvert ça, j’avais levé les yeux de ma brochette de viande.

Ces jours-ci où le trouble s’était installé.

Encore une fois, quand nos yeux s’étaient rencontrés, il y avait un battement étrange dans mon cœur.

« N’aviez vous pas trouvé un cadavre démembré auparavant ? » demanda Kato. « S’il est vrai que Gerbera n’a pas rencontré ceux qui ont été transférés, et si ce n’était pas par elle, le fait qu’ils aient été tués ne disparaît pas. »

« ... en y pensant, c’est bien arrivé, » dis-je.

Nous avions trouvé les cadavres démembrés de cinq personnes, dont un utilisateur de triche, avant de trouver Kato.

En dépit d’être un « guerrier » avec seulement de grandes capacités physiques et magiques, ces personnes-là n’étaient pas souvent tuées par des monstres. Avec leur capacité de combat injuste, si ce n’était pas un monstre de haut rang, ils ne seraient certainement pas tués. Ce serait difficile même pour Lily.

À l’origine, nous avions peur de rencontrer ce Monstre Supérieur dont nous avions trouvé des preuves et il avait été suggéré que nous devions nous éloigner de la grotte dans laquelle nous nous étions reposés. Ensuite, nous avions été pris en embuscade par une Arachne blanche qui était un monstre de haut niveau.

Alors, sûrement, je pensais inconsciemment : « Est-ce qu’elle a fait ça ? » — Je m’en étais presque forgé l’opinion et pour diverses raisons je n’y ai pas trop pensé — si vous y réfléchissez calmement c’était un peu bizarre.

Ce cadavre avait été mordu à mort par une bête.

Cependant, même si Arachne blanche est un Monstre Supérieur, ce n’était pas un monstre de type carnivore.

« Corps démembré ? Qu’est-ce que c’est ? » Comme je le pensais, Gerbera ne le savait pas.

Dans ce cas, à part elle, y a-t-il un monstre exceptionnel à proximité ?

Sinon, cela n’aurait pas de sens, mais si c’était le cas, il y a quelques problèmes.

Cela n’était pas certain que deux monstres supérieurs... ne puissent pas coexister, c’était juste que pour devenir un monstre de ce rang, ils devaient vivre longtemps et ne pas se croiser pendant tout ce temps-là serait difficile.

Les monstres ne venaient pas près du nid d’Arachne dans lequel nous étions maintenant. C’était parce que les monstres qui s’approchaient d’ici avaient été éliminés depuis longtemps.

Les monstres n’étaient pas seulement hostiles aux humains, mais aussi envers les autres monstres, sauf envers ceux de leur propre espèce. À certains égards, les JDR sur ordinateur étaient plutôt faciles. Les monstres de la même race étaient égaux et ne s’attaquaient pas les uns aux autres.

Nous étions à cinq jours de marche d’où nous avions vu les cadavres démembrés. Il était possible qu’un monstre puisse le faire en moins de temps.

J’étais submergé par la durée de la vie de Gerbera. Quelque chose semblait hors de propos avec deux puissants monstres coexistant dans une telle proximité pendant une si longue période.

Eh bien, il y a des choses comme ça, je suppose... ?

Comme il n’y avait aucune preuve pour pouvoir le nier, je ne pouvais que le rejeter.

« De toute façon, ça ne fait jamais mal de garder ça à l’esprit, » dis-je.

« C’est vrai, n’est-ce pas ? » déclara Kato.

Pourtant, Kato était excellente. Je réalisai que je ne l’avais pas remarqué correctement avant aujourd’hui.

Une personne capable... même si je devais dire que c’était un peu hors de propos. Kato avait des bons points. Même si vous soustrayez les mauvais points, à mes yeux, elle était une personne intelligente et sage.

Par comparaison, on dirait qu’elle tirait souvent la courte paille... mais c’était seulement parce qu’elle-même le provoquait à cause de son hésitation.

Qu’est-ce qui la fait faire ça ?

Quand j’y pense, c’est un mystère.

... Que pensez-vous et comment ?

C’est suspect quand j’y pense.

« ... »

Je serrai les dents et avalai mes pensées amères.

J’étais dégoûté de moi-même pour penser de cette façon à propos de ma sauveuse

Depuis que j’avais finalement pris conscience d’elle et que je pouvais y penser normalement... il n’y avait plus d’excuses pour penser de cette façon. Le fait qu’elle était en effet ma bienfaitrice et ma sauveuse ne pouvait être ignoré.

Dans tous les cas.

La seule chose qui était certaine, c’était qu’elle avait la capacité de couvrir une partie qui me manquait.

J’avais dit à Gerbera que si elle devait consulter quelqu’un, elle devrait parler avec Kato.

C’était vrai.

Après tout, je devais bientôt faire quelque chose au sujet de ses relations avec les autres.

Tout en confirmant que cela n’était pas possible maintenant, je m’étais déjà endormi afin de me préparer pour demain. Car cela sera la dernière précieuse occasion pour Gerbera.

... J’avais déjà réalisé que si c’était un échec, cela ne ferait que retarder les choses.

***

Chapitre 6 : Passage de l’esprit, la voie du Pouvoir Magique

Le lendemain, j’avais décidé de quitter le nid d’Arachne très tôt le matin.

« Monseigneur. J’ai fait comme vous me l’aviez demandé, » déclara Gerbera.

Juste avant de partir, Gerbera m’avait tendu des vêtements placés à l’envers

Il s’agissait des vêtements que j’avais demandé de faire à Gerbera.

Bien que Gerbera tissait à une vitesse impressionnante, la production d’un tel vêtement en si peu de temps semblait avoir été déraisonnable puisque la moitié des vêtements semblait être du précédent stock qu’elle avait.

La chemise était de conception simple avec de longues manches légèrement épaisses et durables afin de pouvoir marcher dans la forêt. Les pantalons étaient également blancs ce qui fit que je devenais blanc de la tête aux pieds.

L’allure semblait hors de propos et inhabituelle, mais se plaindre à ce sujet était un luxe que je n’avais pas.

« Ça vous va bien, Monseigneur, » dit-elle.

« ... Vraiment ? » demandai-je.

Quand j’étais revenu après avoir changé mes vêtements, Gerbera s’agita et ses joues deviennent rouges pour une raison inconnue.

Était-elle heureuse du fait que je portais les vêtements qu’elle avait faits ou était-ce parce qu’elle avait remarqué que nous portions des vêtements semblables ?

Ou alors..., peut-être était-ce parce qu’il s’agissait d’un fil d’araignée, et dans un certain sens, on pouvait dire que mon apparence « était celle de quelqu’un qui était enveloppé dans un fil qu’elle avait produit ». C’était peut-être ce qu’elle pouvait ressentir en me voyant.

De plus, quand je mettais sur le dessus l’armure noirâtre que Rose avait préparée pour moi... on pourrait dire que l’équilibre des couleurs avait été atteint.

Enfin, j’avais ajouté mon épée à la ceinture que j’avais faite avec une vigne et ainsi, mes préparatifs étaient terminés.

C’était parfait à l’heure actuelle. Le travail avait été divisé entre l’équipement fabriqué par Rose et les vêtements tissés par Gerbera. Je voulais qu’elles coopèrent encore plus dans le futur.

À l’heure actuelle, elles allaient coopérer pour moi, mais si l’état actuel de leur volonté de travailler indépendamment continuait à l’avenir, cela serait problématique.

Mais ceci ne serait pas immédiatement résolu, et donc, il n’était pas nécessaire de se presser. Après que tous leurs mauvais sentiments soient enterrés, cela devrait être possible d’avancer.

« Monseigneur ! »

Je remarquai soudainement que pour une raison inconnue, Gerbera se tortillait. Son expression semblait anxieuse alors qu’elle regardait mon visage.

« Qu’est-ce qui ne va pas ? » demandai-je.

« Eh bien ! J’ai pensé que Monseigneur avait l’air un peu pâle, » déclara-t-elle.

« Vraiment !? » m’exclamai-je.

J’avais involontairement touché mes joues.

La sensation au bout de mes doigts semblait un peu froide.

« Non, il n’y a rien de mal en particulier. Ne t’en fais pas pour ça, » dis-je.

Certes, j’avais beaucoup réfléchi récemment et je n’avais pas pu dormir beaucoup hier soir.

Cependant, ma condition physique n’était pas mauvaise et je ne me sentais pas endormi. Il y avait toujours de la fatigue liée au fait d’avoir marché jour après jour, mais c’était à un niveau où je pouvais parfaitement resté actif. Je ne pouvais pas me reposer pour si peu.

« Allons-y, » dis-je.

J’avais suggéré ça à Gerbera qui fronça anxieusement les sourcils en quittant le nid.

Elle avait également semblé comprendre que j’allais vraiment bien quand j’avais commencé à bouger et donc, elle n’avait rien dit de plus.

Après une heure de trajets, nous étions arrivés à la source d’eau qui était notre destination.

Comme il s’agissait d’une source d’eau utilisée par un grand nombre de créatures environnantes, la source était considérablement grande.

Nous avions continué à marcher pendant environ une heure et avions rencontré deux monstres.

L’un fut un Lapin Rugueux avec le corps d’un ours et la tête d’un lapin et l’autre fut un monstre du genre écrevisses d’environ un mètre de longueur qui avait brisé la surface de l’eau de la source et sauté vers nous.

C’était quelque chose que j’aimerais rencontrer un peu plus souvent

Parce que ces deux étaient des monstres que je rencontrais pour la première fois, je voulais les donner à Lily afin d’augmenter notre potentiel de guerre.

... Suffisait-il de l’absorber une fois ? Bien que ce soit une opinion raisonnable, je ne parlerais pas de ça.

Pour utiliser la capacité mimétique de Lily, vous deviez lui fournir la majorité du cadavre du monstre. En d’autres termes, cela signifie que nous ne pouvions pas manger le Lapin Rugueux et les Grands Ciseaux.

Bien sûr, notre situation alimentaire n’était pas si désespérée que je sois obligé de manger la viande de ces créatures.

Il y avait assez de viandes de Croc de Feu mis de cotées.

Simplement, même s’il n’y avait aucune raison de me mettre au défi de les manger, je voulais les manger.

... Franchement, j’étais fatigué de la viande Croc de Feu.

Je n’étais pas une personne particulièrement dérangée par un repas spécifique, mais j’étais fatiguée de manger cette même nourriture tout le temps.

Je voulais bientôt pouvoir manger la viande d’un animal différent. Autre qu’un lézard ou un rat.

En particulier, les Grands Ciseaux avaient l’air délicieux. Comme il s’agissait d’une écrevisse, il pourrait être un peu coriace et insipide, mais je croyais fermement que ce ne serait pas un problème. Quoi qu’il en soit, les conditions alimentaires actuelles étaient tout simplement trop mauvaises.

Cependant, je ne pouvais plus augmenter la quantité de bagages.

De plus, pendant que je continuais à chercher, j’avais hâte de ramener chez moi les prochains Grands Ciseaux comme nourriture.

Alors que je pensais à propos de ces choses-là, Gerbera avait terminé de mettre en paquet nos acquisitions

Parce que le Croc de Feu était énorme, le cocon qui l’enveloppait était très grand.

Le spectacle de la voir traîner ça était un peu humoristique.

« Bon travail, » dis-je.

« Monseigneur, votre travail aussi était bon, » répondit-elle.

Gerbera déclara des mots d’appréciation et présenta la flasque que Rose avait faite pour moi.

Même s’il y a une source à proximité, si le fait d’y boire causait un mal de ventre, alors cela serait embarrassant. J’avais donc utilisé ce que j’avais apporté comme eau potable.

Parce que l’eau était lourde, à part une petite quantité pour étancher ma soif en marchant, tout avait été confié à Gerbera alors que nous nous déplacions.

« Je te remercie, » j’avais exprimé ma gratitude et j’avais essayé de prendre le flacon.

À ce moment-là.

« ...tsu »

Le décor présent s’était mis à piquer mes yeux, et d’innombrables petites lumières scintillantes s’éparpillèrent devant mes yeux.

Ceci n’avait duré qu’un instant. Cependant, le moment n’était pas bien choisi.

Ma main avait échoué quand à recevoir le flacon Gerbera m’avait présenté.

« Ah. »

La flasque avait glissé entre mes doigts et était tombée au sol. Il y avait un bruit de glug glug alors que l’eau s’écoulait hors de là.

J’avais rapidement pris la bouteille, mais le contenu avait diminué d’environ un tiers.

... Maintenant que cela s’était produit...

Bien sûr, ce n’était pas comme si je ne regrettais pas d’avoir perdu de l’eau.

« Êtes-vous troublé, Monseigneur ? » Gerbera avait un air interrogateur et me regardait fixement. « Monseigneur, je ne sais pas ce qui vous arrive, mais vous vous comportez d’une manière étrange ces derniers temps. »

« ... Qu’est-ce qui est étrange ? » demandai-je.

« C’est seulement par moment, mais je vois que vous faites des erreurs inhabituelles, » répondit-elle. « Serait-ce que vous avez des secrets envers moi ? »

Elle avait déclaré ça alors qu’elle me regardait avec ses pupilles rouges. Pendant qu’elle me regardait, l’intensité de son regard ne s’était nullement adoucie.

Elle semblait être très certaine de ce qu’elle pensait.

Je pensais que je serais en mesure de la tromper, mais apparemment, cela semblait impossible.

Était-ce sans espoir, hein ?

En général, je passais la plupart de mon temps avec elle ces jours-ci. Elle m’avait soutenu, alors même si ce n’était pas cette fois-ci, elle l’aurait remarqué.

« Ce n’est pas très sérieux, » dis-je.

Après quelques remarques introductives nécessaires, j’avais décidé de divulguer ma situation à Gerbera.

« Pour une raison inconnue, mes yeux sont parfois étranges, » dis-je.

« Vos yeux ? » demanda Gerbera.

« Tout à fait. Ma vision devient toute floue et quand c’est vraiment mauvais, je peux voir des lumières blanches scintillantes..., » dis-je.

« Quoi, n’est-ce pas important ça !? » Gerbera sauta avec ses huit pattes avant d’aller serrer mon visage avec ses deux mains.

Ce n’était pas une vitesse que je pouvais éviter.

Cela m’avait permis de regarder les beaux traits de son visage de près, ce qui m’avait fait penser qu’ils avaient dû être faits par un dieu.

« Muu, » murmurai-je.

À une distance où son souffle pouvait m’atteindre, elle fixait attentivement mon visage.

J’avais été involontairement choqué, mais Gerbera n’avait pas du tout la moindre attitude amoureuse en ce moment à mon égard.

Elle regardait mon visage avec une expression si sérieuse qu’elle faisait peur.

Bien sûr, si vous pouviez comprendre l’état des autres en faisant cela, les médecins ne seraient pas nécessaires.

Il pourrait aussi y avoir des médecins dans ce monde... Ou peut-être qu’il n’y en a pas. Après tout, dans ce monde, il existait la magie.

« Cela n’arrive que quelques fois. Donc ce n’est pas grave. Je me sens bien en ce moment, » dis-je.

Quand j’avais rapidement fait des excuses, une petite ride se forma entre les sourcils de Gerbera. « Est-ce vrai ça ? »

« Tout à fait, » dis-je. « Quand les humains sont fatigués, il est normal que leur vision devienne floue. C’est quelque chose de tout à fait normal. »

« Mon seigneur a dit la même chose la veille, vous êtes-vous trompé ? » demanda-t-elle.

« ... Bon, allons-y, » dis-je.

En pensant à la phrase « tu récoltes ce que tu sèmes », je couvris la moitié inférieure de son visage de ma main et la repoussai avec force.

Bien que cela ait pu être un peu dur pour une femme, cependant, la Gerbera ne semblait pas s’en soucier. Elle croisa les bras et inclina la tête alors qu’elle y réfléchissait.

« Cependant, les lumières blanches. ... Eh bien ? » murmura-t-elle.

Ses beaux sourcils blancs purs se fronçaient légèrement.

« Qu’est-ce qui ne va pas, Gerbera ? » demandai-je.

« Ce n’est rien. Je suis juste curieuse à propos de ça, » dit-elle.

Après que j’eus demandé ça, Gerbera avait mis sa mince main droite devant mes yeux.

« Je n’en suis pas encore très sûr. Mais pourriez-vous regarder ma main ? » demanda-t-elle.

« Hm... Euh !? »

« ... Je ne suis pas très bonne pour ce genre de chose, mais..., » commença-t-elle.

Après ça, Gerbera avait commencé à déplacer sa main dans l’air.

« Hein !? » Alors que je regardais le bout des doigts de Gerbera, je laissais instinctivement sortir un son.

Une lumière blanche apparut sur le bout du doigt de Gerbera et elle se mit à scintiller. C’était la même lumière que je voyais parfois ces derniers jours.

« C-Comment... ? » demandai-je.

« C’est bien ce que je suspectais, » dit-elle.

Gerbera semblait un peu fatiguée alors qu’elle abaissa sa main. La lumière avait déjà disparu de son doigt.

« Je pensais que c’était impossible, mais..., » Gerbera laissa échapper un petit soupir, puis elle continua. « Monseigneur, vous avez obtenu la capacité de percevoir le Pouvoir Magique. »

« Le Pouvoir Magique ? » demandai-je.

« Effectivement, » répondit-elle.

Gerbera fit un grand signe de tête avec un visage sérieux. Je n’avais pas l’impression qu’elle blaguait.

Cependant, même si cela n’était pas impossible, je n’allais pas accepter ses mots comme si c’était une chose certaine.

« Tu devrais déjà le savoir Gerbera. Je ne devrais pas avoir la capacité d’utiliser la magie. Parce que dans la colonie, seuls ceux qui avaient une capacité de triche de type magicien pouvaient vraiment le faire. »

« Mais si vous me dites ça, cela reste très troublant, » dit-elle.

Alors même que je lui donnais mon opinion, Gerbera n’avait pas arrêté d’y réfléchir. « ... Cependant, si tout ceci est vrai, alors c’est certainement une histoire étrange. »

Gerbera plia ses jambes d’araignée afin de s’asseoir, puis elle commença à parler avec la tête inclinée sur le côté. « N’importe qui peut utiliser la magie tant qu’ils ont du Pouvoir Magique. Tant qu’ils ont un certain talent pour la magie, il n’est pas difficile de voir le Pouvoir Magique. Après tout, c’est un art indispensable pour ressentir la Puissance Magique lors de la manipulation de la magie. Cependant, la quantité ne change pas facilement. »

« Comment ça ? » demandai-je.

« ... Eh bien. Voilà ce que je pense. Selon moi, la quantité de Pouvoir Magique de Monseigneur a soudainement augmenté d’un coup, mais je ne sais pas pourquoi, » répondit-elle.

Pour certaines raisons...

Elle avait une expression désagréable clairement visible sur son visage.

Quand on y pense, ce n’était pas vraiment un désavantage que cela m’arrive. Mais ce qui me posait problème était que je n’en comprenais pas la cause.

« Est-ce à cause des monstres vaincus ? Quand j’étais à la colonie, ils ont essayé de renforcer le corps d’expédition en faisant de telles choses, » dis-je.

« Ce n’est pas une méthode efficace, » nia Gerbera. « Même si vous en aviez vaincu cent ou mille, je ne pense pas que vous pourriez sentir quelque chose. Quoique... Après tout, il y a vous, Monseigneur et il y a moi, et peut-être que cela ne fonctionne pas de la même manière pour nous deux. »

« Est-ce parce que la quantité de bases de Pouvoir Magique est différente entre nous ? » demandai-je.

« C’est comme vous le dite. Mais en y pensant, cela semble avoir commencé depuis que Monseigneur et moi sommes ensemble. Est-ce à cause de ça ? » demanda-t-elle.

« C’est aussi vrai ça, » dis-je.

« En d’autres termes, il existe des méthodes plus efficaces, et il est possible que Monseigneur ait inconsciemment pris de telles mesures, » dit-elle.

« C’est un peu difficile à imaginer ça. Si une telle méthode existe, je veux la connaître par tous les moyens, » dis-je.

Je voulais pouvoir me renforcer si mon Pouvoir Magique pouvait ainsi augmenter.

Combien d’effort était-il nécessaire pour survivre dans ce monde dur ?

« Cependant, ce n’est pas une mauvaise chose si je peux utiliser la magie, » dis-je.

« ... » J’avais conclu ainsi, et Gerbera me fit un étrange regard alors que j’avais mis le problème de côté.

« Que dites-vous, Monseigneur ? » demanda Gerbera.

« Hein !? » m’exclamai-je.

« Monseigneur, n’utilisiez-vous pas déjà la magie ? » demanda Gerbera.

Vous semblez être surprise, mais malheureusement je n’ai pas la moindre idée de ce que c’est, avant de lui dire ça, je lui avais demandé. « Qu’est-ce que c’est ? »

« Un lien est connecté entre nous et les maîtresses. C’est aussi un excellent type de magie, » répondit-elle.

« Vraiment !? » demandai-je.

« Monseigneur, comment cela se fait-il que vous ne le sachiez pas ? » demanda-t-elle.

« Même si tu me demandes ça..., » répondis-je.

Face à cette expression de surprise, j’avais gratté de ma tête.

Même si une personne n’avait pas de capacité spéciale, elle pourrait utiliser la magie. Il s’agissait d’une théorie qui avait été établie dans la colonie, mais qui n’avait pas vraiment pu être mis en valeur. Cela avait beau être une réalité, il n’y avait eu que quelques exceptions où des étudiants ordinaires du « groupe de réserve » avaient eu l’occasion d’apprendre la magie.

Pour les étudiants en âge de se marier et pleins de curiosité, le phénomène mystérieux appelé la magie présentait un grand intérêt. Par conséquent, j’étais également tombé sur une grande quantité d’informations.

Cependant, il y avait encore beaucoup de choses inconnues.

Bien que, maintenant qu’elle le mentionne, elle avait raison. Cette puissance mystérieuse qui nous reliait semblait être totalement différente. Il était impossible que cela soit de la magie, car elle était trop différente. C’était ce que j’avais pensé avant ça.

Bien qu’il y avait le sentiment que tous les phénomènes mystérieux pourraient facilement être étiquetés comme de la magie, souvent en pensant de cette façon dans ce monde, et cela ne sera pas faux.

Puis-je inconsciemment utiliser la magie ?

En d’autres termes, ma capacité de triche est-elle un type de magie toujours active ?

Une magie qui relie mon cœur avec celui des monstres.

Je me sentais un peu plus ragaillardi alors que je pensais ça.

« ... »

Maintenant que j’y pense, pourquoi ai-je une telle capacité  ? J’avais soudainement pensé ça.

Les personnes qui avaient été transférées dans ce monde avaient reçu des capacités. C’était ainsi qu’on le voyait. Bien que la cause ne soit pas claire, il était inévitable qu’il y ait des particularités dans ce monde.

Alors était-ce inévitable que j’eusse acquis cette capacité ?

Si c’est le cas, alors encore une fois, pourquoi ai-je ce pouvoir ?

... Bien que je puisse sembler me plaindre d’insatisfaction, je ne voulais pas me plaindre en particulier.

Peut-être que je n’aurais pas eu à faire face à de telles difficultés dans la colonie si j’avais une capacité facilement comprise. Peut-être qu’une capacité passive (toujours allumée) était beaucoup trop difficile à utiliser par rapport à celles-ci, bien que ma capacité semblerait très subtile.

Honnêtement, je ne voudrais pas me tenir à côté de quelqu’un qui se plaignait comme ça s’il était dans ma position.

Parce que je possédais cette capacité, j’avais maintenant pu rencontrer Lily.

Il était donc impossible d’émettre de telles plaintes.

Donc je me demandais juste ce qui s’était passé.

Pourquoi suis-je comme ça... ?

« Hein !? Attendez, si c’est le lien, » puis soudainement Gerbera s’était exclamée.

J’avais été surpris par ça, ce qui me fit sortir de mes pensées.

Alors que je la regardais, Gerbera semblait avoir remarqué quelque chose et avait arrêté de bouger.

Quelque chose ne va pas ?

... et à peu près au même moment où je pensais ça, avec un saut légèrement différent de celui d’il y a quelques minutes, Gabera m’avait saisi le visage avec ses deux mains.

Quoi encore ? Alors que je pensais ça, je voyais que la situation était légèrement différente.

« ... » Elle me regardait dans les yeux de la même manière qu’il y a un petit moment.

Cependant, ses yeux rouges semblaient se concentrer ailleurs cette fois-ci.

« ... Est-ce donc pour ça ? » murmura Gerbera.

« Hé ! Gerbera, » je ne pouvais pas le supporter et je l’avais donc appelée avec colère.

Même si je feignais le mécontentement alors même que je ne devrais peut-être pas le faire, je vis que ma voix semblait un peu trembler.

« S’il te plaît, pourrais-tu me l’expliquer vu que tu sembles avoir compris ? Et aussi, j’apprécierais si tu pouvais me lâcher, » dis-je.

C’était un peu irresponsable de dire ça, mais Gerbera devrait être plus consciente du fait qu’elle était attirante en tant que membre du sexe opposé.

En ce moment, elle me tenait avec une forte volonté ce qui me faisait vibrer en raison de l’excitation du moment.

Pour commencer, elle était une membre de ma famille. Elle était pour moi une existence particulière. Et d’ailleurs, hier, quand j’avais eu un moment de faiblesse, je l’avais laissée me gâter autant qu’elle le voulait.

En raison de la position peu claire que j’avais concernant la relation dans ma famille, je ne devais pas être irresponsable. Et parce que j’avais pris cette décision, je voulais défendre cette décision.

« Effectivement. Je m’excuse, » Gerbera m’avait docilement libéré comme je le lui avais demandé.

Cependant, elle n’arrêtait pas de regarder au fond de mes yeux. « S’il vous plaît, Monseigneur, écoutez-moi sans être surpris. »

Gerbera avait commencé à me parler alors que je me sentais mal à l’aise. « À l’intérieur de votre corps... »

« Hein... Hein !? » m’exclamai-je.

« Ma magie est présente..., » acheva-t-elle sa phrase.

« ... Hein !? » J’étais abasourdie par les paroles complètement inattendues de Gerbera. « ... C’est... quoi... Qu’est-ce que tu veux dire par là ? »

 

« Je ne peux pas vraiment le dire. Habituellement, quelque chose comme ça est impossible, » déclara-t-elle.

Gerbera secoua ses longs cheveux blancs avec une expression déconcertée.

« Cependant, je peux deviner que c’est ça, » continua-t-elle. « Peut-être, est-ce à cause de la connexion entre nous. C’est peut-être parce que cela nous relie, nous, les Maîtresses, avec Monseigneur. »

« Quoi !? Attends un instant, s’il te plaît, » commençai-je. « Est-ce que le Pouvoir Magique accru provient de ta part ? »

« Peut-être que Maitresse Lily et Maitresse Rose peuvent aussi être mélangés dans tout ça, » répondit-elle. « Mais cela serait en une si faible quantité que je ne suis pas capable de la détecter. »

« Une telle chose..., » murmurai-je.

J’étais sur le point d’objecter lorsque je remarquai qu’il n’y avait aucune preuve pour nier sa déclaration.

« C’est sûr... C’est sûr que je peux expliquer ainsi le phénomène de “scintillement devant mes yeux” vu que c’est depuis que j’ai fait de toi un membre de la famille, » dis-je.

Pour autant que je m’en souvienne, cette « lumière scintillante »... Cette détection du Pouvoir Magique avait commencé pendant que je conversais avec Lily le 2e matin après avoir fait de Gerbera un membre de la famille. En tout cas, avant que Gerbera ne devienne une membre de ma famille, cela ne s’était jamais produit.

« Mais pourquoi est-ce seulement depuis que tu es arrivée ? » demandai-je.

« N’est-ce pas simplement une question de la quantité de Puissance Magique que l’on possède ? » demanda-t-elle. « Par exemple, pourquoi ne pas penser que la Puissance Magique “fuit” dans notre lien ? Si tel est le cas, alors le fait d’avoir une grande quantité de puissance signifie aussi qu’encore plus de cette puissance peut se répandre, non ? »

« Je vois..., » dis-je.

Je n’avais pas pu remarquer si un phénomène similaire s’était produit jusqu’à ce que je fasse de Gerbera un membre de ma famille. Cela me faisait me souvenir que j’avais entendu dire dans la colonie que « la magie habite dans l’âme ».

J’étais simplement un étudiant tout à fait ordinaire qui ne pouvait pas dire quel genre était une âme est et ne pouvait pas distinguer une « âme » de choses comme le « cœur » ou « esprit ».

Cependant, si vous supposiez qu’ils étaient similaires... Même si ce n’est pas vrai, si vous supposez qu’ils étaient étroitement liés... alors même si ma connexion laissait passer le Pouvoir Magique, cela pourrait ne pas être étrange.

Bien sûr, cela n’était pas encore certain.

Néanmoins, ce n’était pas ce qui était important pour moi.

« En bref, comment est-ce ? » Après avoir humecté mes lèvres avec ma langue, j’avais haussé la voix et je lui avais demandé cela. « Plus ma famille augmente, et plus mon Pouvoir Magique va augmenter, est-ce bien ça ? »

« Oui, je m’attends à ce que ce soit comme ça, » répondit-elle. « Mais, peut-être que l’état de Monseigneur est parfait, auquel cas il est possible que la quantité de Pouvoir Magique augmente d’elle-même sans autre interaction. »

« Si c’est vrai... alors ce n’est pas mal, » dis-je.

Ma capacité n’était après tout pas si forte que ça. Même si elle offrait un certain potentiel de guerre, la chose la plus fatale avant tout était que je n’avais pas la force de me battre par moi-même.

Peu importe la force d’une armée que je rassemblerais, je restais le maillon faible qui serait probablement utilisé face à nous.

Cette découverte avait indiqué une possibilité que le point faible dans ma capacité puisse disparaître.

Après un très long moment, j’étais devenu très excité en raison de certaines choses.

« Voulez-vous immédiatement revenir pour demander à Lily de vous apprendre la magie ? » demanda-t-elle.

À l’origine, ce n’était pas une option, car je n’avais pas le talent pour la magie. Je préfère frapper avec une épée et entraîner mon corps.

Cependant, la situation avait maintenant évolué.

Si mes possibilités avaient quelque peu augmenté, je devrais peut-être aller dans la direction qui permettait aux mieux d’utiliser mes capacités.

« Si je fais cela, je regretterais d'être passer si longtemps hors de cet endroit sans m’en rendre compte »

Même si c’était vraiment mes sentiments, ça aurait pu être une erreur de le mettre en mots.

« Si je l’avais remarqué un peu plus tôt, Monseigneur aurait pu commencer un peu plus tôt. ... Ah non. Eh bien, » après qu’elle déclara ça, Gerbera fronça les sourcils en remarquant quelque chose. « C’est ma faute. »

« ... »

Je n’avais rien dit, car cela ce serait gênant si je disais que tout cela était ma faute, car je n’avais parlé à personne des choses inhabituelles qui se produisaient.

Je ne pouvais pas nier que Gerbera faisait partie de la raison de cette attitude.

Mais, c’était ainsi et elle n’avait pas besoin d’être concernée par cette affaire.

« Ce n’est pas ta faute en particulier, » dis-je.

J’avais caressé la tête blanche et pure de la Gerbera qui avait baissé les épaules.

« Monseigneur... »

« Les choses que je n’ai pas faites t’ont causé des problèmes. Pour le dire correctement, c’est quelque chose comme mon égoïsme qui me pousse à agir ainsi, » déclarai-je.

En fait, il me fallait mentir à mes camarades et prendre en compte divers autres facteurs entrelacés.

Mais cela pourrait aussi ne pas être une bonne chose.

Cependant, la situation récente avait changé.

Non. Je changerai.

Je devais changer.

Mes propres problèmes et les problèmes de mes membres féminins aussi.

Je devais tout régler.

Je dois faire ça.

Je devrais faire ça.

Pour moi, qui commandais à ces filles, c’était ma responsabilité...

« Umu? »

Et à ce moment-là.

Gabera m’avait regardé avec sérieux, puis elle fronça les sourcils. « ... Monseigneur ! »

Comme on pouvait s’y attendre de la part de la superstar de première classe, le changement était instantané.

L’atmosphère devient piquante et tendue.

Alors que j’étais ainsi regardé par Gabera, je m’étais levé à moitié. Afin de pouvoir réussir ces mouvements réflexifs, il se peut que je m’y fus maintenant habitué.

Mon œil avait attrapé l’ombre d’un animal au-delà des arbres de la forêt.

Je l’avais soudainement vu et j’avais pensé pendant un instant qu’il pourrait s’agir d’un Croc de Feu, mais l’ombre était trop petite.

C’était un chien de taille moyenne.

« ... Renard ? » murmurai-je.

Des oreilles triangulaires. Une queue gonflée.

C’était un monstre qui ressemblait au renard de mon monde.

Même si c’était un grand renard, parce que j’avais l’habitude de voir les formes géantes des Crocs de Feu, le renard semblait assez petit.

Naturellement, il n’y a rien de tel que la petite taille physique directement proportionnelle au niveau de danger.

Je m’étais souvenu des connaissances que j’avais acquises à la colonie.

« Ce truc... c’est un Renard Ballon ! » En même temps que je m’étais souvenu de ça, j’avais prononcé à haute voix le nom donné par la colonie.

Il avait aspiré de l’air avec un « psshhhhh » et le corps du renard s’était considérablement enflé.

En un instant, tout comme un ballon, ce petit corps s’était dilaté juste devant mes yeux afin de former une grosse chose.

Le renard qui était devenu une forme sphérique cinq fois plus grosse qu’à l’origine nous avait regardés avec une intention meurtrière.

Afin d’intimider les ennemis, il avait enflé comme un poisson-globe.

Non, c’était différent. Car c’était la manière dont attaquaient les Renards Ballons.

« GYAoOOO! »

Le corps enflé avait alors rétréci.

Mais en même temps que ce rugissement, trois boules de feu orange avaient été crachées dans ma direction.

« Monseigneur ! » cria Gerbera qui m’avait entre temps pris dans ses bras. Elle se mit alors à reculer.

En conséquence, les boules de feu évitées s’étaient écrasées dans l’arbre présent derrière nous.

À ce moment-là, la flamme qui était recroquevillée jusqu’à maintenant explosa.

Au moment de sa collision dans les arbres, cela avait éclaté, répandant des flammes dans toute la zone.

Gerbera avait immédiatement abandonné le « bagage » pour pouvoir fuir — le monstre enveloppé dans un cocon. Il avait encaissé une partie de la force de l’explosion ce qui l’avait emporté, le faisant disparaître quelque part plus loin.

En particulier, le Lapin Rugueux, semblait avoir être utilisé comme un poids pour contrebalancer son esquive.

C’était seulement après ça que cela s’était calmé. En voyant qu’il avait été ainsi emporté, je pouvais voir que la puissance explosive ajoutée à la boule de feu n’était pas normale.

« ... Nous avons rencontré un renard de feu vraiment terrible, » déclara Gerbera.

Bien que j’avais entendu ses paroles, c’était plutôt absurde.

La flamme que recrachait le Renard Ballon s’accompagnait également d’un choc physique.

C’était une conséquence de la compression de l’air et du soudain réchauffement.

Bien que la température soit inférieure à celle des Crocs de Feu, la puissance ne pouvait pas être comparée.

« Ne craignez rien. Ce n’est pas un adversaire pour moi, » Gerbera avait prononcé des mots d’encouragement après avoir senti la peur née dans mon esprit.

Ce qu’elle disait était raisonnable.

Prendre deux ou trois secondes afin de se préparer pour une attaque n’était pas nécessaire pour Gerbera.

Tout à l’heure, je ne m’étais pas placé en position, dans le cas où nous choisirions de courir. Mais maintenant, il était possible que nous puissions agir avant que le renard ne crache sa prochaine boule de feu.

En fait, elle l’écraserait instantanément si le Renard Ballon choisissait d’attaquer.

« Mais !? » m’écriai-je.

Cependant, cela ne s’était pas produit.

Dès que le Renard Ballon avait vu que sa première attaque avait été évitée, il avait courbé sa queue et s’était enfui

C’était... une décision vraiment splendide.

... Mais ce n’était pas une situation ou il fallait le complimenter.

« Il s’est enfui ! » criai-je.

« J’ai compris ! J’y vais, Monseigneur ! » répondit-elle.

Si mes souvenirs étaient corrects, Les Renards Ballons étaient les mêmes que les Crocs de Feu. Ils étaient tous deux le type de monstres qui avaient tendance à former des meutes.

Les chances de s’enfuir là où les autres étaient étaient assez élevées.

Nous avions commencé à poursuivre le Renard Ballon qui s’était échappé alors que nous prenions des dispositions comme nous l’avions fait avec le Croc de Feu de la veille.

***

Chapitre 7 : La tyrannie recommence

Le Renard Ballon fuyant semblait un peu plus rapide que le Croc de Feu que nous avions poursuivi hier.

Ou peut-être devrais-je dire que celui-ci était plus agile.

Avec son physique minuscule, c’était logique.

Nous pouvions gagner contre un Croc de Feu si nous options pour une approche directe. Mais si nous étions dans la forêt avec beaucoup d’obstacles, nous avions besoin de manœuvrer contre ce Renard Ballon.

Cela dit, cela faisait peu de différence. Ceci ne suffisait pas pour s’échapper face à Gerbera.

« ... il ne se joint pas à ses alliés, » après l’avoir poursuivie pendant quelques minutes, Gerbera murmura ça pour elle-même. « Peut-être, est-ce un vagabond ? »

Pendant que je faisais attention à ne pas me mordre la langue, je chuchotai au beau visage de Gerbera qui était littéralement juste devant mes yeux. « Ça pourrait très bien être possible. »

Tout en diminuant la distance d’avec mon visage jusqu’à être à moins de trois centimètres, Gerbera avait répondu dans un murmure. « Si nous devions le poursuivre plus loin, cela ne servirait plus à rien. »

« Oui, ça pourrait très bien bientôt le cas. S’il y a une autre occasion, le piégeras-tu pour moi ? » demandai-je.

« Compris..., parce que je progresse à travers les buissons, il sera difficile de l’attraper avec mon fil d’araignée et aussi, parce que je porte Monseigneur, je ne peux pas augmenter ma vitesse... Hein ? » Gerbera hocha la tête à ma demande quand soudainement elle avait froncé les sourcils. « Merde ! »

Ses yeux rouges se rétrécirent avant de crier. « Ce microbe ! C’était une erreur ! Il est allé dans un grand espace dégagé. »

Après que Gerbera avait dit ça, je pouvais voir une clairière dans la forêt à quelques dizaines de mètres plus loin.

Quand j’explorais la forêt, de temps en temps j’avais déjà traversé des endroits comme ceux-ci.

La largeur de cette zone était d’environ dix mètres. Il s’agissait d’une forme elliptique béante dans la forêt.

Tandis qu’il y avait un peu de broussailles, juste en regardant, on peut voir que le sol était d’un brun rougeâtre.

Peut-être qu’un incendie de forêt était récemment arrivé ici.

Au cours de la seconde qu’elle me fut nécessaire pour penser ça, Gerbera avait atteint la région.

Au même moment que Gerbera était sortie de la forêt, le Renard Ballon était entré dans les buissons de l’autre côté.

« Je ne te laisserai pas échapper ! » cria Gerbera.

Malgré le handicap de m’avoir dans ses bras, Gerbera sauta prestement dans la clairière et cela sans même qu’une branche ne me touche.

Et c’était ce qui avait provoqué le danger.

***

... Parlons de l’une des hypothèses ici.

Afin d’améliorer l’efficacité des rencontres de monstres, nous avions évolué pour allée du côté des « Attaques de groupes ». C’était devenu notre méthode.

Si j’en parlais à quelqu’un d’autre, que se passerait-il ?

Si je devais le dire à Lily, elle viendrait certainement ici inquiète.

Si je devais dire à Rose, je serais définitivement opposée et je ne serais pas ici.

Et si je devais consulter Kato, elle aurait certainement remarqué le piège dont j’avais été incapable de détecter.

De cette façon, dans tous les cas, nous aurions pu éviter le désastre qui se déroulait maintenant.

Je parle du fait que je venais de tomber à l’instant dans un traquenard. Je l’avais personnellement reconnu que cela ne serait pas arrivé dans les autres cas.

J’avais précédemment considéré ce scénario...

― S’il s’agissait de monstres normaux, ils n’étaient pas des adversaires dignes de Gerbera. S’il s’agissait de Monstre Rare et Supérieurs, alors ils étaient sous l’effet de ma capacité. En tout cas, s’il y avait une menace, ce ne seraient que les Monstres Supérieurs et il n’y avait qu’un très faible risque d’en rencontrer un...

Cela n’était pas en soit faux...

Cependant, j’avais oublié de prendre en compte un facteur dans mes calculs.

Je me faisais porter par Gerbera. Je crois que c’était un élément fatal dans mon plan.

Ceci était en soi la plus grande faiblesse de ma capacité. Je pensais que j’étais pleinement conscient de cela.

Cependant, j’étais toujours trop naïf.

Cela ne signifiait pas que j’avais oublié, mais mes considérations quant à ça étaient insuffisantes. Mes pensées étaient insuffisantes vis-à-vis de ça.

... Non. Je n’avais pas le temps de penser dans un tel cas.

Je devais résoudre les mauvais sentiments entre Gerbera et Rose, alors je n’avais pas réfléchi à autre chose ces derniers temps. Et j’avais aussi ma promesse non tenue avec Kato.

En plus des diverses autres choses que j’avais comprises et que je n’avais pas encore comprises

Il y a d’innombrables choses que je ne pouvais pas me permettre de ne pas penser. Et il y avait aussi ce qui ne pouvait pas être résolu en l’espace d’une seule journée. À cause de cela, c’était inévitable que certaines choses soient négligées.

Comme le fait que la nuit dernière je n’avais pas remarqué l’information sur le cadavre démembré jusqu’à ce que Kato me le mette devant les yeux. Cela pouvait être un exemple de ceci.

J’avais conclu que pour moi, il était impensable de dépasser Gerbera au niveau d’un combat.

Même si je ne me trompais pas, avoir cessé de penser à ce moment-là fut une erreur.

Certes, l’Arachne Blanche possédait un pouvoir écrasant.

Peu importe le monstre se trouvant dans cette forêt, attaquer et gagner avec une attaque frontale serait difficile.

Mais, il ne faut pas penser à « quoi qu’il arrive, tout irait bien. »

Après tout, elle n’était qu’un unique individu.

Mais il est évident que nous, les humains, ne pouvions tenir que ce que nous pouvions porter avec nos deux bras, et ne pouvions soutenir que ce que nos deux jambes pouvaient tenir en restant debout.

Dans le cas de Gerbera, elle pouvait bien avoir 8 pattes, mais il restait qu’il y avait une limite à ce que l’on pouvait faire avec. Il était courant de dire « il y a une limite à ce qu’une seule personne peut faire. »

« ... Quoi !? » m’écriai-je en écarquillant les yeux.

Le Renard Ballon que nous avions poursuivi avait couru dans les sous-bois. Soudainement, un autre qui était déjà largement gonflé était apparu dans cette zone.

Le nombre de monstres autour de nous quand nous étions arrivées au milieu de la clairière avait facilement dépassé les 30 individus.

Et puis je l’avais réalisé.

La chose que je devrais vraiment être conscient n’était pas de ne pas rencontrer de puissants monstres, mais j’aurais à la place dû penser à ne pas rencontrer une quantité de monstres qui ne pouvait pas être facilement géré par Gerbera.

À ce moment-là, la relation entre le chasseur et la proie avait été inversée.

Au moment où j’avais regretté mon étourderie, l’embuscade avait déjà été lancée.

« UaAaAA!? »

Plus d’une centaine de boules de feu étaient venues nous submerger.

C’était comme un mur de flammes qui se dirigeait vers nous.

Il venait de 360 ​​degrés tout autour de nous, il n’y avait plus de zone pour s’enfuir.

Contrairement aux flammes rouges, je me sentais entouré par l’obscurité du désespoir.

Il n’y avait aucun moyen de l’exprimer autrement que de dire que nous avions été négligents.

Mais les monstres n’avaient pas les émotions ou la volonté d’un humain, et ils possédaient un intellect allant au niveau d’un animal.

En prenant la Terre comme exemple, chasser dans une meute était une tactique courante des loups, des lions, des hyènes, etc..

Il n’était donc pas étrange que les monstres utilisent une méthode similaire.

La clairière dans cette forêt n’était alors qu’un terrain d’exécution pour nous qui puissions être attirés ici.

... C’était déjà sans espoir.

Je croyais vraiment ça que j’avais déjà commencé à voir ma vie défiler sous mes yeux.

Mais, à ce moment-là.

Gerbera qui me portait encore laissa échapper un hurlement représentant son esprit combatif. « Comme si je vous laisserais être blessé ! »

Gerbera agita sa main et brandit un tas de fil d’araignée comme un fouet.

Presque inconsciemment, ma ligne de vue avait suivi là où la main de Gerbera avait basculé. J’avais regardé par-dessus ça et il y avait une boule de feu qui approchait de nous.

Les toiles d’araignées qui étaient projetées comme un fouet, dansaient et se brisaient dans les boules de feu qui venaient voler vers nous.

Je m’étais souvenu de la destruction des arbres lors de l’explosion de la boule de feu utilisée par le Renard Ballon il y a un peu de temps.

Quand la boule de feu d’un Renard Ballon frappait quelque chose de solide, elle explosait.

Sans mentionner quand elle frappait un fil d’araignée envoyé avec la pleine puissance d’un Monstre Supérieur.

Il faut les faire exploser si vous ne pouvez pas les esquiver, cela avait dû être les pensées de Gerbera.

Les boules de feu frappées par le fil d’araignée explorèrent dans l’air les unes après les autres.

Il s’agissait d’une décision extrêmement violente et en même temps c’était le seul moyen d’en finir.

L’explosion s’était produite à seulement quelques mètres de nous. Mais c’était mieux que d’être pris directement dans l’explosion et naturellement le vent chaud surgit depuis la zone de l’explosion.

Gerbera me tenait fermement contre sa poitrine en utilisant son corps comme un bouclier pour me protéger, mais la vague de chaleur avait tout de même cuit ma peau sans montrer la moindre pitié.

La seule chose que je pouvais faire était de fermer les yeux et de supporter tout ça.

Mon cri au milieu du rugissement n’avait même pas atteint mes propres oreilles.

Résiste... Résiste.

Le temps où le vent surgissait ne dura pas très longtemps. Et après ça, le souffle passa à travers ma peau.

À moitié évanoui, j’avais à peine entendu la voix de Gerbera. « Ce n’est pas fini, Maître ! »

Plus vite que je ne pourrais penser... Quoi ? La situation avait changé.

« Uu,aAaAaaAa!? »

Avant que je puisse comprendre ce qui se passait, j’étais entouré par la chaleur qui avait à nouveau éclaté.

Vu que certaines boules de feu avaient explosé avec le fil d’araignée, Gerbera s’était déplacée dans cette zone ayant une densité inférieure de danger tout en me portant.

Le sol où une boule de feu comprimée avait explosé était chauffé et l’air était encore très chaud.

Il est heureux que la puissance de Gerbera soit si grande et que son déplacement ait ainsi été presque instantané.

À peu près au même moment, une grande explosion s’était produite derrière nous.

En ouvrant mes yeux fermés jusque là, je fus témoin d’une flamme rouge rugissante.

Un grand nombre de boules de feu crachées par les Renard Ballons avaient frappé le sol où nous étions il y a un instant et elles avaient explosé d’un coup.

J’avais frissonné en contemplant ça.

Si la décision de Gerbera avait été un instant plus tard, nous aurions été au milieu de cette explosion.

Peut-être que j’étais seulement capable de survivre grâce à Gerbera.

Mais moi qui étais avec elle ne pouvais pas sortir de cette situation.

Il serait douteux qu’un cadavre soit nécessaire ou non pour arrêter cette situation.

Même pendant l’actuel retrait, je souffrais de brûlures considérables au visage, aux mains et aux pieds.

Si je n’avais pas les vêtements confectionnés par Gerbera avant notre départ, je serais peut-être mort d’un choc causé par des brûlures sur tout mon corps.

« Retournons chez nous ! » Gerbera criait désespérément alors qu’elle sautait à plusieurs reprises.

Deux fois, trois fois.

Elle sautait et tentait de s’échapper de la meute de Renard Ballons.

Gerbera avait le bas de son corps plié pour le troisième saut... Cependant, une griffe au bout de l’une de ses pattes d’araignée s’était mal plantée dans le sol, l’empêchant de sauter correctement.

Elle ne pouvait pas y faire grande chose.

« Impossible... Ça ne peut pas être ainsi, » murmura-t-elle.

Le gémissement alors qu’elle crachait du sang ne lui convenait pas.

Quand j’avais aperçu ce qui l’avait mis dans un tel état, j’étais devenu empli de doute.

D’innombrables immenses nénuphars pendaient des arbres et fleurissaient.

C’était un monstre que je connaissais qui ressemblait à une vigne.

Parce que le monstre que j’avais chassé en cadeau pour Lily hier était ce monstre... c’était une Vigne-Fusil.

La Vigne-Fusil était un monstre parasite qui se nourrit des arbres et attaquait violemment les animaux.

Gerbera fuyait en me transportant avec elle et elle avait trébuché dans un endroit rempli de Vigne-Fusil.

Leurs réactions étaient féroces.

L’arme des Vignes-Fusils — à l’origine de son nom — était d’innombrables graines qu’elles utilisaient comme des balles tirées en provenance du centre de la fleur.

Je n’avais pu sentir que la première balle qui avait tiré dans le dos de ma main gauche.

Mais c’était loin d’être fini.

« GAa, ah ! aA ! »

J’avais été touché à l’épaule, ainsi que dans l’estomac et du sang avait également jailli de ma cuisse.

Peut-être que c’était une chance que mon corps était à moitié paralysé juste avant ça et que je ne pouvais pas sentir correctement la douleur.

Mis à part cela, c’était cependant une terrible malchance.

Non, peut-être était-il plus approprié de dire que ce genre de « La chance est mauvaise ».

La raison pour laquelle je pensais « Je suis malchanceux de venir dans une colonie de Vigne-Fusil lors d’une évasion » était-elle vraiment présente ?

Peu importe à quel point ma chance était, cela ne pouvait pas être une coïncidence.

Cela pouvait naturellement être inclus dans le piège mortel des Renards Ballons.

C’était le résultat du choix de Gerbera que la voie d’évacuation mènerait à une colonie des Vignes-Fusils. C’était probablement là où il y avait la plus grande probabilité de s’échapper — en d’autres termes, elle aurait dû traverser l’endroit de l’enceinte de Renards Ballons qui était la plus mince..

Ce piège avait été placé là.

Il semble que les Renards Ballons se soient associés aux Vignes-Fusils.

Contrairement aux Intelligences artificielles des monstres dans un jeu de JDR, les monstres dans ce monde ne se précipitaient pas directement dans les combats sans préparations.

Bien que, dans cette coopération, je ne savais pas quelle partie était celle qui était utilisée.

Telle était la nature de la situation.

Dans cette situation mortelle, j’étais à quelques pas de la mort, j’en étais certain.

Il était très probable que pour des monstres faibles comme les Renards Ballons, ils aient survécu dans la forêt en formant des groupes.

Je ne savais pas combien de coups avait reçus Gerbera et je ne savais pas combien d’autres m’avaient touché.

Elle avait désespérément essayé de me protéger de toute attaque mortelle, telle que ceux dans la tête.

Mais c’était futile.

Les environs étaient maintenant remplis de Vigne-Fusil.

Et un troupeau de Renards Ballons approchait depuis l’arrière.

Je parviens à supporter les attaques, et Gerbera était à peine capable de me protéger en ce moment.

Il était louable que je sois capable de survivre jusqu’à maintenant, mais ce combat ne pouvait plus durer, car je ne tiendrais pas longtemps.

Ma conscience commençait à s’estomper, je me préparais à la mort.

Cependant.

« Arrêtez... ne plaisantez pas, » une fois de plus, Gerbera avait reculé.

Peut-être qu’elle commençait à céder à la rage... ce mode de vie était celui comment elle avait dû survivre pour toutes ces années. Et peut-être, c’était comme ça qu’elle était devenue un Haut Monstre.

Semblable à l’époque où Kato avait démoli sa logique immature, elle avait perdu toute raison.

Elle était devenue ce genre de monstre, avec la même intelligence émotionnelle de bas niveau qu’un animal sauvage. Les Renards Ballons n’étaient pas préparés pour son attaque dévastatrice.

« Ne plaisantez pas avec moi ! » rugit-elle.

Gerbera criait en essayant de repousser l’avenir inévitable, alors même que j’essayais de retenir mon âme en place... comme si elle essayait de quitter mon corps.

Dès qu’elle en avait eu la possibilité, elle m’avait abrité avec la partie inférieure de son corps d’araignée.

J’étais allongé sur le dos et je regardais vers le ciel.

La silhouette réfléchie de l’Arachne Blanche, le Haut Monstre, pouvait être perçue dans mes yeux.

Depuis trop longtemps, elle était seule et solitaire.

Elle avait toujours combattu seule.

Elle n’avait pas l’habitude de protéger quelqu’un d’autre en combattant.

Sa vraie prouesse martiale était alors affichée.

Maintenant, j’étais protégée et elle était libre de faire ce qu’elle voulait.

Sans manquer une occasion, Gerbera avait commencé son agression très offensive. En une fraction de seconde, elle avait rattrapé un Renard Ballon et une Vigne-Fusil qui étaient tous deux en train de charger leurs prochaines attaques.

« Plus jamais ! C’est ma faute ! » cria-t-elle. « Je suis sur le point de laisser périr Monseigneur ! »

Maintenant que ses deux mains étaient libres, elle était capable d’utiliser tout le potentiel de son fil d’araignée. Des fils avaient été dispersés partout.

Des arbres, des monstres, et même des objets sans rapport.

Parce qu’elle n’avait pas visé, sa précision était réduite, mais elle s’en fichait complètement.

Ce n’était pas nécessaire.

Sa toile d’araignée s’accrochait indistinctement à tout, sauf moi, qui étais caché sous elle.

« AaAaaaAAAAA! » Le cri sanglant de la jeune fille fit frissonner tout ce qui se trouvait dans la forêt.

Les huit jambes de Gerbera se plantèrent dans le sol.

Ses griffes avaient percé profondément dans le sol, fixant le corps de Gerbera en place.

Et la terreur du monstre blanc était arrivée.

Ce que Gerbera avait fait était un simple exploit. « Elle avait tout simplement utilisé ses fils d’araignée ».

Cependant, ces simples actes de puissance brute étaient totalement monstrueux et seul un véritable monstre pourrait les exécuter.

... c’était comme si elle était le centre du monde, la scène était tout simplement dramatique.

Les yeux de tous ceux qui étaient présents se concentrèrent sur l’araignée blanche qui libérait une énorme intention meurtrière. Un arbre avait été arraché du sol, puis de nombreux autres arbres étaient envoyés dans les airs, et un fracas rugissant d’arbres rentrant en collision entre eux se fit entendre. Les Vignes-Fusils qui avaient été prises dans les tirs croisés avaient été déchirées et aplaties, tandis que les Renards Ballons avaient tenté d’esquiver en roulant sur le sol.

Tout avait été attrapé par les fils de l’araignée et avait été roulé en boule.

Tout ce qui avait été pris par ces fils avait été lié puis tout simplement écrasé.

Chaque chose avait été lancée dans les airs et était entrée en une collision mortelle.

Une pluie de fragments pleuvait du ciel comme des flocons de neige.

Rien n’était resté intact. Les formes originales s’étaient dispersées.

Malgré les circonstances, je ne pouvais pas m’empêcher de vouloir rire.

Quelle irresponsabilité !

... avoir échoué même si notre force avait été la plus grande. J’ai foiré, c’est complètement ma faute.

Comme c’était pathétique.

N’ai-je pas échoué en tant que Maître ?

J’ai tellement honte que je veux mourir.

Dans la situation où il semblerait que je pourrais mourir si on me laisse seul, c’était une chose stupide de penser à ça.

« Monseigneur ! » cria Gerbera.

Néanmoins, je ne pouvais pas mourir maintenant.

Cette vie n’était plus seulement la mienne, je devais protéger Lily et Rose. Et Gerbera essayait désespérément de me sauver.

J’avais une raison de vivre.

« Je vais immédiatement vous apporter auprès de Maîtresse Lily ! Ne perdez pas courage ! » cria Gerbera.

Le sang jaillissait de toutes les zones de mon corps.

Ma peau était brûlée, laissant voir des cloques rouges dues aux brûlures.

Chaque centimètre de ce corps était déplorable alors qu’il était couvert de blessures.

Vais-je... mourir ?

Comparé au temps où j’étais seul, ce que la mort signifie pour moi est complètement différent d’avant. Était-ce bien que je pensais ainsi ?

Alors que Gerbera traversait la forêt, elle me portait dans ses bras. Je ne pouvais que désespérément lutter pour rester en vie.

***

Chapitre 8 : La façon dont les sœurs devraient être

Gerbera me porta rapidement sous ses bras tout en se dirigeant directement vers son nid. Pendant tout le trajet, ma conscience était éphémère.

Peut-être en raison de mes brûlures, je n’avais pas ressenti beaucoup de douleur au cours de cette période.

Sans rencontrer de monstres sur le chemin, l’Arachne blanche m’avait ramené au nid à pleine vitesse.

« Maître !? »

« S.. senpai ! »

Rose se retourna et cria d’une manière particulièrement neutre, tandis que le visage de Kato pâlissait.

« Maître ! » Lily avait sauté vers moi et m’avait pris dans ses bras.

Après ça, j’avais été allongé sur le lit.

Elles avaient arraché mon armure et avaient enlevé mes vêtements ensanglantés.

Lily prit un moment afin de pouvoir reprendre son souffle.

Ou peut-être qu’elle avait refréné à l’intérieur d’elle le cri qui voulait jaillir en raison de ses émotions.

Après cela, une lumière blanche était apparue dans sa main et elle s’était répandue sur la surface de mon corps.

Il s’agissait de la magie curative.

Le flot de sang hémorragique sortant des blessures provoquées par les projectiles s’était peu à peu ralenti avant de cesser totalement.

C’était tout à fait normal que cela agisse ainsi en raison de l’utilisation de la magie curative. De plus, je m’étais calmé, et j’avais commencé à me sentir au chaud en raison de cette même lumière.

... Ou du moins, c’était ce que j’aurais fait si je le pouvais.

« aAaA,AAh, GAAaAA!? »

Au fur et à mesure que le traitement médical progressait, les nerfs qui avaient été auparavant insensibles en raison des blessures revinrent peu à peu à la vie, me faisant ainsi ressentir de nouvelles sensations oubliées jusqu’à maintenant.

Malgré toutes ses utilisations de la magie curative, mes blessures étaient loin d’être complètement cicatrisées.

Bien que dans une certaine mesure, la magie curative incluait un effet analgésique, ma situation actuelle était bien au-delà de ce que cet effet pouvait neutraliser et ainsi, je ressentais pleinement la douleur causée par mes nombreuses blessures.

Évidemment, comme des sédatifs plus puissants n’existent pas ici, je n’avais pas d’autre choix que de serrer les dents et d’endurer jusqu’à ce que le traitement soit fini.

Kato criait quelque chose, mais j’étais incapable de saisir ce qu’elle disait.

Après ça, Lily avait inséré son doigt dans ma bouche. J’avais compris qu’elle faisait ça afin que je ne me morde pas ma langue. Elle avait ainsi enfoncé son doigt afin de bloquer ma mâchoire.

Maintenant, c’était Lily qui criait, mais je ne comprenais pas à l’époque la raison.

Mon corps était totalement coincé par des jambes insaisissables. Pendant que mon corps se tordait de douleur, Rose devait être celle qui m’empêchait de bouger.

Seule la voix de Gerbera ne pouvait être entendue.

Je me demandais où elle était allée.

Une partie de mon esprit qui essayait désespérément d’échapper à la douleur pensait constamment à de telles choses.

« La magie curative peut en quelque sorte gérer les brûlures, mais les projectiles qui sont à l’intérieur... » J’avais entendu la voix en larme de Lily.

Pour une raison inconnue, elles se disputaient sur un sujet lui aussi inconnu à l’époque.

Comme j’avais régressé dans un état semblable à un animal, j’avais perdu la capacité de comprendre pleinement leurs paroles.

En ce moment, je n’avais plus rien, sauf bien entendu la douleur.

« ... Rose, donne-moi un couteau. »

Mes oreilles captaient des sons, mais mon cerveau n’arrivait pas à en comprendre le sens.

« Maître, je suis désolée. »

Matière étrangère... corps... à l’intérieur...

« UgoOh, UuOGAh, AaA!! »

Cela faisait mal, oui, cela faisait vraiment mal !!!

Des vagues de douleurs se répandaient dans tout mon corps et arrivaient finalement dans ma tête.

Si cela pouvait encore être appelé une douleur alors qu’est-ce que j’avais ressenti jusqu’à maintenant ?

À ce stade, je ne pouvais pas croire que ce soit quelque chose d’autre qu’une sensation créée afin de détruire mon être en lui-même.

Avec mon corps altéré par cette atroce agonie, tout ce que je pouvais faire était de me tordre de douleur.

Mes dents bloquées mordaient de toutes mes forces la peau de Lily qui imitait celle d’une jeune fille. On dirait qu’elle avait presque été arrachée de son corps.

Son doigt s’était retransformé depuis longtemps en slime afin de se répandre partout, permettant ainsi à mes dents de ne pas se briser.

Chaque fois que la douleur avait fait irruption dans mon corps telle une décharge électrique, mon corps s’était déplacé comme si ce n’était pas ma volonté qui le contrôlait.

Une paire de bras de marionnettes grinçaient en essayant de retenir mes propres bras, qui se débattaient par réflexe.

Bien que ma chair se couvrait d’ecchymoses, mon corps se déplaçait tout seul.

Estomac, épaule, clavicule, flancs, cuisses.

L’un après l’autre, les projectiles furent lancés autour du lit avec des sons humides après qu’ils furent retirés de mon corps.

Ce moment était pour moi un enfer sur terre.

C’était le prix que je payais en raison de ma folie.

Je préférerais perdre conscience, mais j’avais compris que je ne serais pas capable de le faire.

C’était comme les marins pris dans une tempête. Au moment où leurs mains lâcheraient, cela serait fini. Ils s’enfonceraient dans l’obscurité pour ne plus jamais pouvoir revenir à la lumière.

Je ne pouvais rien faire d’autre que d’attendre et endurer.

Je me demandais combien de temps s’était écoulé jusqu’à maintenant.

Au moment où je ne pouvais plus reconnaître la douleur comme étant une douleur, l’opération qui répandait partout du sang avait pris fin.

J’avais alors à nouveau été la cible de la magie curative.

La magie est vraiment puissante. Sans cela, je ne sais pas combien de fois je serais déjà mort avant aujourd’hui.

« Pourquoi est-ce que... ! »

Il m’avait fallu longtemps pour récupérer et ne plus être réduit à un état semblable à un animal.

« Tous les projectiles ont été enlevés. Les plaies ont toutes guéri, et même les brûlures... »

Je pouvais sentir la lumière blanche de la magie curative même à travers mes paupières fermées.

La douleur de mes blessures avait disparu.

Cependant, mon corps présentait une étrange torpeur.

Il était évident que le corps serait douloureux après une activité si stressante. Mon corps avait senti le danger qui m’avait fait venir si près de la mort, bien que je ne m’en souvienne pas parfaitement.

Se sentir épuisé était quelque chose évidemment à prévoir. Cependant... j’avais l’impression que ce sentiment terne n’était pas seulement causé par la fatigue.

En le disant simplement, j’avais la sensation qu'une chose était sorti de mon corps et avait disparu.

On dirait qu’il y avait encore quelque chose qui sortait en ce moment même hors de mon corps.

Pour donner un exemple, je me sentais comme un récipient avec un trou dans le fond.

Pour cette raison, je ne pouvais pas mettre de la force dans une partie de mon corps.

Je ne pouvais même pas faire bouger le bout de mes doigts.

En plus de ça, une brume blanche s’approchait de moi au bord de ma conscience.

Si je devais m’évanouir maintenant, je ne me réveillerais plus jamais. Un tel sentiment ne m’avait pas encore quitté.

Je me demandais si cela signifiait que les blessures que j’avais reçues étaient si graves.

Je comprenais bien que la magie curative n’était en aucun cas omnipotente.

Même Lily avait dû prendre plusieurs jours de repos afin de récupérer. De plus, il n’y avait pas de traitement possible si vous mouriez.

Peut-être que mon corps avait dépassé cette limite.

Si c’était le cas, allais-je mourir ainsi après tout ça ?

... Je ne voulais pas mourir.

Je ne pouvais pas me permettre de mourir ici.

Après tout, je n’avais toujours pas...

« ... de ma faute, » à ce moment-là, j’avais entendu la voix de Gerbera.

Je me sentais comme si cela faisait un moment que je l’avais entendue.

J’avais lentement ouvert les yeux.

Même cela m’avait demandé beaucoup d’efforts.

Seul un champ de vision restreint s’était ouvert devant moi.

Lily et Rose étaient à côté de moi.

La main de Lily s’était reformée et elle me l’avait poussée en fois de plus dans la bouche. Son autre main brillait en raison de la magie curative et elle était placée près de ma poitrine.

Plus tôt, Rose avait dû être à califourchon sur ma taille, mais maintenant elle était assise à ma droite. Elle avait l’air prête à me retenir au moment où je redeviendrais comme avant.

J’avais également vu Kato qui avait une expression raide et sa main posée sur l’épaule de Rose.

... Gerbera, où est-elle ?

Tout en étant seulement capable de bouger mes yeux, je la cherchais.

Je l’avais tout de suite trouvée.

Elle s’était assise sur un lit différent à environ trois mètres de moi, avec ses huit jambes repliées et son aspect global qui indiquait qu’elle était très déprimée.

« Tout ceci... est de ma faute ! » murmura-t-elle.

Ses épaules tombantes lui donnaient l’air déprimé.

Son visage était normalement blanc, mais maintenant sa peau ressemblait à du papier blanchi.

« ... Pourriez-vous expliquer ce qui s’est passé ? » demanda Lily.

Il n’y avait aucun moyen de dire ce qu’elle pensait avec sa voix étroitement contrôlée ou avec l’expression présente sur son visage. En ce moment même, je n’avais pas le sang-froid pour affronter ça.

« Nous..., » Gerbera commença docilement à parler de ce qui s’était passé.

Elle avait parlé à propos de comment nous avions commencé ensemble une investigation. Ce que nous essayions de faire, ainsi que la discussion que nous avions eue. Elle avait aussi dit que nous n’avions pas été en mesure de trouver des membres pour ma famille, que nous avions été à la recherche de différentes mesures à prendre, et que nous avions pensé qu’il devait y avoir de nombreux monstres à cause d’une source d’eau. Elle avait aussi parlé du fait d’avoir poursuivi le monstre afin d’attaquer sa meute tout en pensant que tout irait bien, mais que cela s’était finalement transformé en un désastre...

En résumé, ses souvenirs étaient les mêmes que les miens.

Sauf pour une chose qui était résolument différente.

« ... tout était de ma faute. » Elle était accroupie tout en tenant sa tête blanche dans ses mains. « Après tout, je ne pouvais pas changer. Je ne peux pas changer ma nature innée. À la fin, j’ai apporté la calamité sur Monseigneur. »

Elle se sentait obligée de prendre ses responsabilités.

Le fait de m’avoir blessée faisait maintenant partie des histoires qu’elle ne pouvait pas oublier.

À cause de ça, elle était maintenant tourmentée par une forme de traumatisme.

« Comme c’est idiot. J’aurais dû le savoir ! Si je suis avec vous tous, vous allez le regretter tôt ou tard ! » pleurait-elle.

J’avais fait beaucoup de projets pour elle. Si je n’avais pas son pouvoir de combat de mon côté, il n’y avait aucun moyen pour moi d’aller défier ces groupes de monstres.

Avec cette façon de voir, il était possible de dire que c’était la faute de Gerbera.

Mais même avec ce point de vue, celui qui avait échoué n’était finalement que moi.

Gerbera avait agi d’une manière tout à fait bonne.

Le fait que je puisse encore respirer maintenant était sans aucun doute le résultat de ses efforts.

Il n’y avait même pas un fragment de raison pour qu’elle se sente responsable de ce qui était arrivé. J’avais été blessé à cause de ce que j’avais moi-même fait, alors elle n’avait rien fait de mal.

Cependant, au moins dans son cœur c’était sa vérité qui comptait.

« En premier lieu, je n’aurais jamais dû être à ses côtés, » continua Gerbera.

Gerbera avait sombré dans la dépression, et avec cela mon plan s’était ainsi effondré.

Je comptais sur ça pour réparer ses erreurs précédentes afin que Rose la reconnaisse.

Au lieu de faire n’importe quel type d’amélioration, nous nous étions mis dans le pétrin.

Quelle que soit la raison, c’était un fait qu’elle n’avait pas pu me protéger.

À cause de moi, sa liste d’erreurs n’avait fait que s’augmenter.

Bien qu’elle soit ainsi déprimée, je ne pouvais même pas l’appeler avec mon corps dans cet état.

Je ne pouvais même pas lui faire des excuses à propos de ce que j’avais fait.

Même quand j’étais sur le point de perdre quelque chose d’important pour moi, je ne pouvais rien faire d’autre que regarder en silence.

... ah, merde !

Pourquoi tout cela doit-il finir ainsi ?

Ce n’est pas comme si je faisais une action sans y penser.

Je n’arrivais pas à avoir le moindre optimisme avec un état d’esprit à moitié embrumé.

Je pensais que ça irait si je pensais d’abord à ce que je ferais, puis je m’inquiéterais à ce sujet pendant un moment.

Mais j’avais fini par oublier tout ce qui était important, j’avais fait de mon mieux, mais à la fin, tout s’était transformé en un échec total.

J’étais passé à travers de telle douleur, j’étais presque mort et il semblerait que je pouvais toujours mourir encore maintenant.

Et enfin, j’étais sur le point de perdre quelque chose d’aussi important.

Vraiment, je me demandais pourquoi cela arrivait.

Si j’avais pu m’entendre bien avec tout le monde, je serais content de ça.

« Gerbera » À ce moment-là, une voix calme avait appelé son nom. C’était celle de Lily, même si je ne m’en étais pas rendu compte au début.

Elle s’était calmée jusqu’à ce point. Bien que j’étais dans cet état devant elle, elle était parfaitement calme.

Ses jolies dents mâchouillaient légèrement ses lèvres brillantes, mais elle gardait un visage calme.

Peut-être qu’elle avait délibérément affiché un tel sang-froid. Ce pourrait être du pur mimétisme. Après tout, elle était ce genre d’être et elle excellait à montrer aux autres ce qu’elle voulait.

Cependant, si c’était vrai, elle enfermerait ses sentiments en elle-même.

« As-tu dit que c’était de ta faute si le Maître a été blessé ? » Le ton de Lily était un peu plus bas que d’habitude. « Et qu’à cause de ça, tu ne devrais pas être à ses côtés ? »

Le sentiment qu’elle avait essayé de réprimer était apparu un peu à la fin de cette phrase.

C’était assurément de la colère.

Lily était en colère, mais elle la gardait silencieuse.

Cependant, il ne semblait pas que la colère soit dirigée contre mes maux.

« Penses-tu que c’est ce que le Maître souhaite ? » demanda Lily. « À ton avis, pourquoi le Maître a-t-il été si loin dans ses actes ? Veux-tu jeter tout ça comme si cela n’était rien ? »

Lily s’était mise en colère contre Gerbera qui s’était elle-même accusée de tout.

« Mais, je..., » commença Gerbera.

« Il n’y a pas de mais, » répliqua Lily. « Tu ne comprends rien. Vraiment, tu ne comprends rien du tout. Je parle des sentiments du Maître, ou nos sentiments... ! »

Lily secoua la tête et dirigea un regard cinglant sur Gerbera.

« Écoute-moi Gerbera. Avant de devenir l’une de nos camarades, toi, l’Arachne blanche, tu m’as appris quelque chose, » déclara Lily.

« L’ai-je fait ? » demanda Gerbera.

« Oui, » répondit Lily. « C’était que je manquais de force, et cela, aussi bien mentalement que physiquement. Je manque également d’expérience. J’ai très bien compris alors que je ne pouvais pas aider toute seule le Maître. Tu sais, c’était au point où j’ai vraiment détesté ça. »

Plutôt que de dire qu’elle avait été « enseignée », il était probablement plus approprié de dire qu’elle avait eu les faits qui lui avaient été jetés au visage.

Sa voix semblait amère, mais elle avait courageusement fait face à ses propres lacunes.

« Mais, à ce moment-là, nous avons réalisé que nous devions unir nos forces, » continua Lily. « Probablement, nous toutes dans cette famille manquons de certaines choses et c’est justement le genre d’êtres que nous sommes. C’est pourquoi, si nous ne travaillons pas ensemble en tant que sœurs et si nous ne nous complétons pas, ce sera sûrement sans espoir. »

La voix de Lily semblait avoir récupéré sa force et son calme.

Et il était probable que sa réponse au problème était sortie de son être intérieur.

« Je suis la première membre de la famille du Maître, » continua Lily. « Par conséquent, tu pourrais dire que je suis quelque chose comme la fille aînée du Maître. Pour cette raison, j’ai décidé de devenir quelqu’un digne de ce rôle. »

Alors que je la voyais faire cette déclaration si fièrement avec sa poitrine haute, elle semblait un peu plus impressionnante que la façon dont je me souvenais d’elle.

« Même si je ne suis pas une sœur aînée fiable, je ne refuserais ni n’abandonnerais ma petite sœur, » continua Lily.

« Lily-dono..., » murmura Gerbera.

« Peu importe ce que tu ressens en toi, je m’en fous totalement, » répliqua Lily.

Il s’avérait donc que Lily avait déjà pleinement accepté Gerbera et cela depuis le début, alors même que Gerbera m’avait blessé.

Je m’étais alors retrouvé à me demander comment cela avait-il pu arriver.

« Je veux que tu soutiennes également le Maître, » continua Lily. « Je pensais de cette façon avant et je pense encore que tu peux le faire. »

« Néanmoins... » Bien qu’elle eut tenu sa langue jusqu’à maintenant et qu’elle avait écouté attentivement, Gerbera commença à parler. « Je suis d’accord avec vous, Lily-dono, mais quelle aide croyez-vous que je pourrais fournir à Monseigneur dans cet état ? »

Contrairement à Lily qui pouvait utiliser la magie curative, Gerbera n’avait aucune compétence pour soigner les blessures subies lors d’un combat.

« Il n’y a rien que je puisse faire, » continua Gerbera. « Si j’avais quelque chose comme ça, j’aurais fait en sorte que les choses se passent différemment. Que dites-vous à quelqu’un qui ne peut pas le protéger ? »

« Non, il y a quelque chose que tu peux faire, » avec des yeux légèrement baissés, Lily avait rejeté les paroles de Gerbera.

Même si elle avait l’air si résolue avant, maintenant elle avait presque un regard d’excuse sur son visage.

« En fait, c’est peut-être quelque chose que seule toi peux faire, » continua Lily.

« Que je suis la seule à pouvoir faire ? Une telle chose existe-t-elle vraiment ? » demanda Gerbera.

D’un hochement de tête, Lily regarda dans ma direction. « Comme tu peux le voir, le Maître a perdu son énergie. As-tu une idée de pourquoi c’est ainsi, Gerbera ? »

« Je présume que c’est parce qu’il a subi un grand nombre de blessures graves, » répondit Gerbera. « J’ai entendu dire que les humains étaient des êtres faibles. »

« Oui, il s’agit là d’une réponse normalement correcte, » répondit Lily. « Mais, dans ce cas, ce n’est pas ça. »

Gerbera avait fait un froncement de sourcils montrant sa perplexité avant de demander. « Que voulez-vous dire par là ? »

« En moi réside le souvenir d’une humaine appelée Miho Mizushima, » expliqua Lily. « J’ai également les souvenirs de ma vie de monstre jusqu’à maintenant. Pour cette raison, je peux affirmer que la condition physique du Maître n’est pas normale. »

« Pas normal ? Que voulez-vous spécifiquement dire ? » demanda Gerbera.

« Les blessures du Maître ont été guéries depuis longtemps, » répondit Lily. « Ma magie curative était très certainement efficace. Donc, dans un tel cas, il devrait déjà être dans un état stable. »

L’expression de Gerbera devenait de plus en plus déconcertée avant qu’elle ne déclare. « Mais, le visage de Monseigneur ne devient-il pas de plus en plus pâle ? »

« C’est exact, » répondit Lily. « Voilà pourquoi il doit y avoir une raison différente quant à son affaiblissement. Je sais quelle est cette raison, mais je ne sais pas pourquoi cela arrive. »

« Hein !? » s’exclama Gerbera.

« Le corps du Maître n’a plus assez d’énergie magique, » annonça Lily.

Alors que Lily l’avait déclaré franchement, j’avais regardé dans la direction de Gerbera.

« Gerbera, ne détourne pas tes yeux et regarde attentivement. Tu devrais sûrement pouvoir le comprendre, » déclara Lily.

Gerbera avait commencé à regarder là où indiquait Lily comme elle le lui avait demandé. Jusqu’à présent, elle essayait de détourner le regard.

Poussée par Lily, elle tourna timidement ses yeux vers moi.

« ... C’est exact, il semblerait que l’énergie magique de Monseigneur soit épuisée, » confirma Gerbera.

Gerbera plissa les yeux rouges et marmonna en me regardant de la tête au pied.

Un peu avant ça, Gerbera avait été capable de voir l’augmentation de mon pouvoir magique et à cause de cela, Lily lui avait demandé d’investiguer avec elle afin de trouver la cause. J’étais sûr que le fait que je perds mon pouvoir magique était vrai.

Lily hocha la tête et ouvrit la bouche. « Tous les êtres vivants dans ce mot possèdent dans une certaine mesure un pouvoir magique. Les monstres ont un pouvoir magique particulièrement important, mais toute créature est dotée de magie. Bien que je ne sois pas sûre de la raison, mais les personnes d’un autre monde comme le Maître semblent aussi avoir un pouvoir magique, mais cela ne veut pas dire qu’ils ont une capacité spéciale, n’est-ce pas ? Après tout, si quelqu’un peut utiliser la magie alors tout le monde a le pouvoir magique. »

Lily s’arrêta un instant de parler. « Eh bien, ces choses ne nous importent pas vraiment pour le moment. Le problème est que le manque d’énergie magique provoque des effets anormaux. Il est probablement évident que c’est cela la cause. Par exemple, dans mon cas, je perdrais le contrôle de ma forme et Rose arrêterait d’avoir la capacité de se mouvoir. Je ne connais pas l’effet que cela aurait sur tout autre être vivant, mais il semblerait que même les personnes d’un autre monde soient affectées de façon négative quand elles viennent à manquer d’énergie. »

« ... Je pense avoir compris ce dont vous me parlez, » Gerbera avait eu une expression complexe après avoir compris les circonstances de ce qui m’arrivait. « Mais, que me suggérez-vous de faire ? Si la cause reste inconnue, aucun remède n’est possible. »

« C’est exact, un véritable remède est impossible, » déclara Lily. « Sans connaître la cause du problème, il est difficile de trouver un remède efficace. Cependant, nous pourrions être en mesure d’essayer une thérapie symptomatique. »

« Une thérapie symptomatique ? » demanda Gerbera.

« Tout à fait, » répondit Lily. « Je veux que tu partages avec le Maître une partie de ton pouvoir magique. »

Gerbera ouvrit ses yeux rouges en entendant la demande de Lily. « Mon pouvoir magique, dites-vous ? »

« Si je te disais de t’imaginer cela comme une transfusion sanguine... je pense que tu ne pourrais pas non plus le comprendre, » répondit Lily. « Alors, fondamentalement, la magie a un lien à travers lequel le pouvoir magique circule, n’est-ce pas ? Grâce à ce lien, le pouvoir magique a été canalisé afin qu’il puisse être augmenté. Par conséquent, ne devrait-il pas être possible de partager délibérément le pouvoir magique de cette façon ? »

« Lily, si je peux me le permettre, » Kato interjeta dans la discussion. « Pour moi, l’exemple d’une transfusion sanguine est facile à comprendre. Pour cette raison, je dois demander si nous devons nous inquiéter de quelque chose comme un groupe sanguin incompatible? »

Kato avait un teint maladif en raison de la situation, mais elle restait assez calme pour souligner les risques d’un tel traitement.

« Je comprends ce que vous voulez dire par là, mais tout ira bien, » les yeux de Lily regardèrent dans ceux de Kato. « ... Je le sais déjà. Le Maître a déjà reçu auparavant et sans problème de la magie de Gerbera, donc j’estimerais que les chances de complications sont extrêmement faibles. »

« Et que ferons-nous si des problèmes se manifestent ? » Gerbera avait presque crié en demandant ça.

Ce n’était pas étonnant. L’idée de Lily était simplement une conjecture. Une transfusion mal exécutée pouvait également entraîner la mort.

« Je comprends parfaitement où tu veux en venir, » répondit Lily. « J’ai également peur de ce qui pourrait mal tourner. Cependant, je n’ai pas besoin de dire à haute voix ce qui se passerait si nous ne faisions rien, n’est-ce pas ? »

Dans ce cas, je périrais à tous les coups.

Dans cette situation, je n’avais pas d’autre choix que d’accepter le pari.

« Peu importe pourquoi, la magie du Maître est actuellement en train de s’épuiser, » continua Lily. « Cependant, s’il pouvait être approvisionné en magie au même rythme... »

« Même si c’était possible en théorie, il faut trouver un moyen pour que je puisse l’exécuter correctement ! » déclara Gerbera. « Par exemple, que se passerait-il si je dépassais le maximum de pouvoir ? Si je... je pourrais le tuer à cause de ça... »

« Il n’y a pas d’autre choix que de croire en toi, » Lily l’avait déclaré avec une voix très douce.

Elle faisait semblant d’être calme à la surface.

Seul le doigt qui restait dans ma bouche tremblait légèrement.

« Dans tous les cas, je pense que tu es la plus adaptée pour ça, » continua Lily. « En outre, avec la quantité d’énergie magique que tu possèdes, je pense que tu devrais être en mesure de le soutenir en permanence. »

Vu que Lily contrôlait parfaitement deux attributs de la magie en plus de la magie curative, elle était très certainement douée pour contrôler la magie, mais elle ne pouvait pas continuer à lancer sa magie curative sur moi en continu. De plus, elle n’avait pas la grande quantité de magie que Gerbera possédait. Bien que Rose puisse créer beaucoup de pouvoir magique, elle n’était pas aussi douée pour le contrôler et Kato était complètement hors du sujet.

Comme Lily l’avait dit depuis le début, Gerbera était probablement la seule à pouvoir s’en sortir.

Toutefois...

Hypothétiquement parlant, combien de personnes couperaient dans le ventre d’une personne blessée même si elles savent que ne rien faire équivaudrait à la mort ?

Et encore moins si cette personne était un compagnon important.

Si elle était quelqu’un d’important pour vous, il serait très difficile de rester calme. Il était évident que des erreurs seraient commises si vous n’étiez pas calme. Il s’agissait du même raisonnement qui poussait les médecins à hésiter à opérer des proches.

« Mais, faire une telle chose... » commença Gerbera.

Pourrais tout à fait le tuer...

Évidemment, en pensant à quelque chose comme ça, on perdrait la volonté d’agir.

Oui, c’était évident.

Alors pourquoi Lily ne s’attendait-elle pas à ce que ça se termine ainsi ?

... Il n’y avait aucun moyen qu’elle n’avait pas prévu quelque chose comme ça.

« S’il te plaît, Gerbera, » Lily, qui regardait directement Gerbera, baissa lentement la tête. « Je sais que tu as peur de blesser le Maître. Je comprends que cet acte peut prendre la vie du Maître. Je sais bien que cette demande est cruelle. Néanmoins, je veux te confier cette tâche. »

Bien qu’elle comprenait parfaitement les circonstances, Lily baissa quand même la tête.

Ce qui pourrait l’obliger à faire une telle chose était déjà sorti hors de sa bouche. « S’il te plaît Gerbera. Aide notre maître. »

« Lily-dono..., » Gerbera fixait intensément Lily.

La peur de me blesser était évidente dans ses yeux, mais quand les cheveux blonds de la tête baissée de Lily se reflétèrent dans ses pupilles, la peur s’évanouit peu à peu.

Gerbera avait par nature peur de la solitude et ses sentiments de « vouloir devenir camarade » étaient inhabituellement forts en elle.

Les mots sincères de Lily avaient eu un grand effet sur elle à cause de ça.

Finalement, la faiblesse disparut des nobles traits de Gerbera et fut remplacée par une forte volonté.

Lentement, ses longs cheveux blancs se balançaient de haut en bas. « ... J’ai compris. » Fut son annonce.

« Gerbera ! » Lily leva la tête en l’appelant d’une voix emplie de joie.

Gerbera avait répondu avec un sourire maladroit sur son doux visage. « Laissez-moi me charger de ça ! »

L’araignée s’était alors accroupie tout en dépliant ses pattes. Puis Gerbera se leva et commença à avancer vers moi sur 8 pattes.

Trois mètres... deux mètres. La distance entre nous diminuait peu à peu.

« ... »

Cependant, ce qui était censé être une démarche résolue était soudainement devenu quelque chose d’un peu maladroit. Et la cause derrière tout ça était évidente.

« ... Rose-dono »

Bien qu’elle se soit maintenant calmée, la peur de Gerbera s’était soudainement réveillée.

Puisque Rose était si dévouée envers moi, il était naturel qu’elle soit encline à vouloir objecter contre ça.

Que penserait-elle à ce moment important, que dirait-elle ? Voilà à quoi pensait Gerbera. Gerbera ne pouvait probablement pas s’empêcher de penser à de telles choses.

Comme prévu.

« ... ... Qu’est-ce que vous faites là ? » demanda Rose avec son visage sans traits. « S’il vous plaît, dépêchez-vous de partager votre magie avec le Maître. »

« Hein !? » Gerbera laissa échapper un son stupide.

Sans comprendre ce qui venait d’être dit, elle cligna plusieurs fois des yeux.

La réponse à l’opposé à ce à quoi elle s’attendait avait dû la rendre confuse.

Je me sentais également ainsi.

« Est-ce que cela va aller ? » demanda Gerbera.

« Aller quoi ? » demanda en retour Rose.

« Ne vous méfiez-vous pas de moi ? » demanda Gerbera.

« ... » Rose avait alors gardé le silence face à cette question.

Elle ne semblait pas mécontente, mais semblait plutôt réfléchir à quoi dire face à ça.

Mais Rose n’était pas restée silencieuse pendant très longtemps.

Peut-être avait-elle pensé à sa relation avec Gerbera jusqu’à maintenant.

« Grande sœur Lily a dit la même chose plus tôt, alors je le répète, » déclara Rose. « Ou plutôt, je vais revenir sur quelque chose dont nous avons discuté auparavant. »

Rose préparait son argumentation avant ça. « Plus tôt, vous avez dit que le Maître avait été blessé à cause de vous. Est bien ça ? »

« O-Oui..., » balbutia Gerbera.

« Je m’excuse d’avance auprès de Grande Sœur Lily en raison de ce que je vais dire maintenant, mais je suis d’accord avec vous, » déclara Rose.

Gerbera avait l’air de pleurer face au regard de Rose. Il semblerait qu’elle pensait que Rose ne l’accepterait jamais.

Mais, elle sautait directement à une conclusion. « Cependant, la même chose pourrait être dite à propos de moi. »

Et ainsi, Rose avait continué à parler. « Non. En fait, ma propre responsabilité pèse beaucoup plus lourd. Je ne pouvais pas vous approuver. Je ne pouvais pas vous accepter. Ma franche honnêteté et mon obstination ont conduit à ces circonstances. »

« P-Pas du tout. Même Monseigneur savais que vous ne m’approuveriez pas, » déclara Gerbera.

« Quoi qu’il en soit, c’est le résultat et je ne peux pas m’excuser pour ça, » reprit Rose. « Dans tous les cas, vous condamnez la mauvaise chose. S’obstiner à commettre une autre erreur malgré tout cela serait une pure folie. » Après avoir dit cela, Rose secoua la tête. « Non, c’est encore quelque peu trompeur. Je dois le transmettre sans refréner mon cœur. »

Rose avait l’air de se convaincre. Elle tourna son visage vers Kato qui avait toujours sa main sur son épaule et regarda de nouveau Gerbera.

« Gerbera, » dit Rose. « Je ne suis pas capable de parvenir à vous aimer. En raison d’un “certain événement”, je suis en quelque sorte venue à comprendre un peu ce que vous essayiez d’accomplir. Parce que moi aussi, j’ai quelque chose que je dois accomplir, donc maintenant, je peux comprendre d’où vous venez. Cela ne change pas le fait que j’ai une mauvaise compatibilité avec vous. Le Maître a été blessé pour de telles raisons, et même maintenant je me souviens de la colère que j’ai envers vous. Toutefois... »

Il sembla que Rose avait pris un bref moment pour attirer son attention sur les sentiments qu’elle avait en elle et elle avait dit à Gerbera comment elle se sentait vraiment. « Toutefois, vous êtes ma petite sœur. »

« Rose-dono..., » les yeux rouges de Gerbera s’écarquillèrent.

« Et de même, je suis la petite sœur de grande sœur Lily, » continua Rose. « Ce n’est pas comme si je ressentais le besoin de vous accepter juste parce que le Maître vous a accepté. À la place, c’est plutôt que les sentiments de vouloir vous accepter en tant que sœur ne sont pas entièrement absente de moi. »

Rose, qui refrénait habituellement ses propres émotions, était maintenant confrontée à ses sentiments compliqués envers Gerbera... En y pensant, c’était peut-être la première fois que cela arrivait.

Par coïncidence, il existait une phrase facile à comprendre avec laquelle un compromis entre les deux pourrait être exprimé.

« En ce qui concerne le Maître, s’il vous plaît, entendons-nous bien, » déclara Rose.

En baissant la tête, Rose retira son corps comme s’il cédait le chemin à Gerbera.

Peut-être qu’une chance pour les deux individus de faire un compromis comme ça était nécessaire. Que cette chance ait dû prendre cette forme ne peut être appelé que comme était quelque chose de particulièrement pourri.

Cependant, il ne faisait aucun doute qu’elles avaient toutes deux été en mesure de résoudre certains des mauvais sentiments présents entre elles. Je devrais au moins considérer qu’il y avait un bienfait à ça.

« Monseigneur ! » Et ainsi, Gerbera était venue à mon chevet.

Il n’y avait aucune faiblesse apparente sur son visage.

J’avais compris que les paroles de Lily et Rose la soutenaient.

Gerbera parla. « S’il vous plaît, confiez-moi votre corps. »

Des fils blancs pendaient des cinq doigts de ses deux mains.

Divers endroits un peu partout sur mon corps avaient été connectés avec ses doigts.

« Je vais commencer, » tout en disant cela, Gerbera avait commencé à faire couler son énergie magique à travers les fils d’araignée.

Depuis ses doigts lisses apparut un éclat blanc qui coula le long des fils et circula dans tout mon corps.

La chose qui me manquait auparavant, comme si elle sortait de moi maintenant, avait l’impression d’être compensée.

Tout mon corps tremblait. C’était la première fois que j’éprouvais vraiment la véritable sensation de l’énergie magique.

Gerbera avait ainsi été immergée dans son travail avec une expression de sincérité

Lily et Rose la surveillaient en réponse à l’espoir qu’elles mettaient dans leur pari.

... Je suis sûr maintenant que cela ira, alors que je pensais ça, j’avais perdu la tension présente dans mon corps.

La somnolence s’était alors refermée sur ma conscience comme des vagues.

Sans pouvoir voir ses actes jusqu’au bout, j’avais finalement perdu conscience.

***

Chapitre 9 : Les liens avec le Maître

C’était seulement le lendemain que je m’étais finalement réveillé.

Heureusement, la diminution continue de ma puissance magique s’était stabilisée après une journée. Cela n’était pas certain puisque pour commencer la cause du phénomène n’était pas claire, mais il semblerait que je puisse être soulagé pour l’instant.

D’après ce que j’avais entendu, Gerbera était à mes côtés tout le temps en me donnant du pouvoir magique jusqu’à ce que mon état se stabilise.

Même avec l’obstination persistante de Gerbera, elle avait enduré la tâche de me fournir le pouvoir magique avec sa pure volonté. Après avoir assuré ma sécurité, elle s’était évanouie et était depuis endormie.

En parlant de cela, elle avait mentionné qu’elle était peu compétente quand il s’agissait du traitement de la puissance magique.

Je lui avais vraiment causé des problèmes.

« Bon travail que tu as fait hier, » dis-je en caressant la tête blanche. Les pattes d’araignées firent alors un son de cliquetis. *Kichikichi*

J’avais été charmé par le sourire qui était apparu sur le joli visage de la personne qui avait accompli cette tâche.

***

« Nous avons été sauvés cette fois, » j’avais appelé Lily qui était à l’arrière.

Nous nous étions tous deux déplacés dans une petite pièce installée dans le nid d’Arachne.

C’était une « salle de bains » construite par Rose pendant notre absence. Même si ce n’était qu’un espace cloisonné avec un bassin assez large pour qu’une personne puisse entrer, c’était mieux que rien.

Dans un endroit isolé avec personne d’autre à côté de moi.

Il y a longtemps que Lily et moi n’avions pas passé notre temps seuls tous les deux.

« Bien que cela soit lié à mon traitement, j’ai été sauvé malgré le problème avec Gerbera, » dis-je. « Si Lily, tu n’avais pas été là, que se serait-il passé... ? Désolé pour le problème que nous t’avons causé. »

« C’est bon, ce n’est pas nécessaire de dire de telle chose, » répondit Lily.

Lily avait répondu à mes excuses avec un sourire ironique et elle s’était assise devant moi et *SSssss* m’avait coupé les cheveux avec les ciseaux de Rose.

Après un mois de survie à l’état sauvage, mes cheveux étaient devenus plus longs. Cependant, une partie de mes cheveux étaient devenus inégaux en raison d’avoir été brûlés par les boules de feu des renards ballons.

J’avais demandé à Lily de couper uniformément mes cheveux. Après tout, cela me convenait même si je devrais les faire couper dans un salon de coiffure bon marché. Laisser un amateur les couper ne laissera aucune insatisfaction en moi. Tant que ce n’était pas moche, ça me convenait.

« Même si je l’avais déjà dit, je suis la grande sœur de tout le monde. Donc, c’est juste une chose naturelle pour moi de faire, » déclara Lily.

« Vraiment ? Cela me fait me rappeler que tu l’as déjà dit auparavant, » dis-je.

« À ce propos, je voudrais que vous complimentiez Rose. Car dans tous les cas, il était inattendu que Gerbera puisse être acceptée aussi facilement par elle, » déclara Lily.

« Ah, je pensais que cela prendrait plus de temps, » répondis-je. « J’étais peut-être inquiet que la relation entre les deux se brise parce que Gerbera n’avait pas réussi à me protéger. »

« J’ai aussi eu le même avis, » déclara Lily. « Je pensais que cet enfant serait plus têtu. Cependant, Rose a aussi pensé à Gerbera à sa façon, non ? »

« Oui, tu as tout à fait raison, » répondis-je.

« Certes, Gerbera a aussi travaillé durement, » déclara Lily. « Elle a certainement combattu courageusement jusqu’à maintenant. »

Tout en bavardant, les cheveux coupés par Lily étaient tombés à ma taille couverte de serviette.

De cette façon, comme j’étais semi-nu, je pouvais envisager de profiter de cette occasion pour laver toute la saleté et la sueur de mon corps tout en retirant les cheveux coupés.

Lily était celle qui m’aidait quand je prenais un bain. Parce que mon corps ne bougeait pas vraiment bien.

Ceci était simplement en raison d’un manque de force physique, plutôt que d’un effet secondaire de la magie reçue de Gerbera.

De toute façon, je me sentais lourd et mon corps ne bougeait pas correctement.

Heureusement, pour l’instant, il n’y avait pas d’autres symptômes. Il n’y avait pas de douleur particulière à part la marque de brûlure sur mon bras et la légère cicatrice qui était restée quand les projectiles avaient été retirés de mon corps.

Cependant, il se pouvait que je ne sois pas encore au courant du mauvais état de mon corps. Je devais tenir compte de la raison inconnue qui causait une perte de ma magie.

« C’est vrai. J’ai été sauvé par Gerbera. Et par Rose et par toi aussi. Il semble que tout le monde ait grandi sans que je le remarque..., » dis-je.

En écoutant les ciseaux faire les bruits de coupure, j’avais laissé sortir un soupir par réflexe.

« Je ne l’ai pas du tout remarqué... C’est la preuve que ma vision s’est rétrécie, » dis-je.

« On ne peut pas y faire grand-chose, » répondit Lily.

Après avoir coiffé mes cheveux, Lily avait commencé à * Skuic Skuic * couper les pointes de mes cheveux avec les ciseaux.

« Maître, je sais à quel point nous sommes importantes pour vous, » demanda Lily. « La discorde entre Rose et Gerbera est un gros problème pour le Maître. Comme c’est important, plus la discorde entre Rose et Gerbera est grande, plus il y a de problèmes pour le Maître. Mettre des efforts pour finalement voir que cela ne sert à rien, je pense que c’est normal pour les humains... »

Après ça, elle me demanda. « Oh, s’il vous plaît, fermez les yeux, Maître. »

Quand la coupe des cheveux fut finie, Lily commença à puiser de l’eau et commença à me laver les cheveux.

De minces doigts me serrèrent les cheveux et chatouillèrent mon cuir chevelu. De l’eau était versée sur ma tête et coulait le long de mon menton jusqu’au sol.

J’avais continué à parler en fermant les yeux. « C’est peut-être comme tu le dis Lily. »

« Oui !? » demanda-t-elle.

« Je parle du fait de me précipiter pour mettre en place des efforts qui ont fini par être infructueux, » dis-je.

En repensant à cela, je considère la situation où nous avions rencontré le renard pour la première fois. Le comportement insouciant que j’avais manifesté et qui nous avait amenés à faire face à un groupe si soudainement était probablement dû à mon attitude impatiente à ce moment-là.

« J’étais impatient et j’ai failli mourir, » dis-je. « Au contraire, parce que je n’étais pas capable de résoudre la discorde entre Gerbera et Rose, j’ai failli envenimer la relation entre Gerbera et Rose. »

Après que Lily ait nettoyé mon corps, je m’étais submergée dans l’eau de la baignoire.

Bien que cela serait mieux s’il y avait de l’eau chaude, être propre était une assez bonne chose.

Cependant, le plaisir de prendre un bain était réduit de moitié.

« C’est pathétique. Même si je suis ton Maître, » dis-je.

Était-ce parce que mes sentiments s’étaient un peu relâchés ? Le gémissement qui devrait être gardé au fond de ma poitrine s’était échappé hors de moi.

« À tout moment, il n’y a pas de place pour le doute et je suis poussé contre le mur à m’inquiéter pour tout le monde, » dis-je. « Le plan que j’ai fait avait plein de failles. Et finalement, je n’avais pas le pouvoir de résoudre vos problèmes. »

Au bord de la mort, à cause de ma perte rapide de pouvoir magique, le spectacle de tout ce qui avait failli se terminer s’était joué devant moi et j’avais alors pensé : « Pourquoi est-ce que ça s’est passé comme ça ? »

Si vous essayez de reconsidérer la chaîne des événements, la réponse était claire

C’était parce que j’étais incompétent.

Lily avait dit que mon impatience et mes efforts infructueux étaient « Ordinaires ».

Cependant, être la norme n’était pas une bonne chose, car j’étais le maître de ses monstres.

C’était parce que je n’avais pas la capacité suffisante que cela avait fini avec de telles erreurs et échecs. Grâce à Lily et à tous les autres membres de ma famille, nous avions pu surmonter ce danger.

Cela n’était rien d’autre qu’une réflexion après coup. Cela ne changeait rien au fait qu’il n’y avait rien que je puisse faire.

Elles étaient certainement en croissance en ce moment. Mais, j’étais encore inutile pour le moment.

« Être impatient, se déplacer sans but. Il n’y a rien que je puisse faire. Il n’y a rien que je puisse obtenir, » j’avais laissé échapper un lourd soupir et je m’étais senti déprimé. « Vraiment déplorable »

« Maître... » Lily m’avait enlacé et elle m’avait emmenée ailleurs dans la salle de bain. Incapable d’exercer une force dans mon corps, je l’avais regardée dans les yeux pendant ce temps.

Elle m’avait tranquillement regardé avec ses grands yeux.

Après que je l’avais observé d’un air interrogateur, elle avait baissé les yeux. Il semblerait qu’elle pensait à quelque chose, mais qu’elle ne voulait pas me le dire. Je me demandais à quoi elle pensait... J’étais incapable de lire dans son esprit en utilisant le lien entre les membres de ma famille.

Lily leva les yeux. Un sourire tel une fleur qui s’épanouissait était apparue sur son visage. « Pour ça, je suppose qu’on ne peut pas y faire grand-chose. »

C’était de gentils mots réconfortants... ou peut-être pas. Il y avait une aura étrange derrière son sourire, mais je ne savais pas vraiment ce que c’était.

« Li-Lily..., » balbutiai-je.

Je me sentais mal à l’aise et, inconsciemment, j’avais reculé face à elle. Mais l’endroit où j’étais en ce moment était pour ainsi dire un grand seau et il n’y avait pas d’échappatoires possibles pour moi.

Je voulais faire comme si je ne l’avais pas remarqué, mais malheureusement, il existait un lien entre les membres de la famille, alors j’étais obligé de le savoir, et elle le savait. Le sentiment très fort présent en Lily ne m’avait nullement échappé. En outre, elle n’avait pas l’intention de le cacher, elle voulait même que je le remarque.

« Maître, quant à moi... Eh bien ! Je suis en colère contre cet incident, » annonça-t-elle. Lily semblait protester vis-à-vis de la situation alors qu’elle se leva de sa posture agenouillée et qu’elle se rapprocha plus près de moi. Elle ne se soutirait nullement de l’eau présente dans la baignoire alors qu’elle s’approchait de moi. Et ainsi, son pull avait été mouillé, mais cela ne semblait nullement la déranger.

Au moment où j’avais essayé de positionner le haut de mon corps vers l’arrière, elle me poussait vers le sol. Puis, avec ses bras élancés qui avaient une force largement supérieure à celle d’une fille normale, elle avait saisi mes deux bras afin de m’empêcher de m’enfuir, ou même de m’éloigner d’elle.

Puis, me regardant dans les deux, elle se mit à m’interroger. « Pourquoi ne m’avez-vous pas consulté avant d’agir ? Pourquoi avez-vous gardé tout ça en vous sans en parler à personne ? Pourquoi n’avez-vous pas tenu compte de nous quant à ça ? »

« Penses-tu que je ne compte pas sur toi ? Qu’est-ce que tu racontes ? Il n’y a pas une telle chose dont tu me parles là, » déclarai-je afin de me défendre.

« Êtes-vous en train de dire que j’ai mal compris la situation ? » demanda Lily.

J’avais hoché la tête avant de protester verbalement. « Sans vous toutes, je serais déjà depuis longtemps dans l’estomac d’un monstre, ou six pieds sous terre. Comme prévu, même si je comprends bien ce que tu me dis avec tes questions. »

« Je n’y ai pas pensé ainsi. Hmm... c’est vrai, n’est-ce pas ? » Lily hocha la tête face à ce que je venais de lui mettre face à elle. Puis, un sourire doux-amer fit son apparition sur son visage.

« C’est comme vous venez de dire, Maître. Le Maître ne nous considérera pas comme non fiables, n’est-ce pas ? » tout en ayant un sourire qui avait l’air d’indiqué qu’elle était un peu triste, Lily m’avait dit cela. Puis elle avait repris la parole. « Cependant, vous ne comptez pas assez sur nous. »

« ... » Je ne savais pas trop quoi dire vis-à-vis de ce qu’elle venait de dire.

« Bien que le Maître ait pensé à nous en tant que “Compagnons fiables”, je préférerais être un “Compagnon sur lequel compter”. Voilà ce que je pense en ce moment, » déclara Lily.

« ... » Je n’arrivais pas trouver le mot de déni pour contrer ça. C’était un fait indubitable que j’avais refusé l’aide de Lily de toutes mes forces.

Et pour le dire honnêtement, c’était pareil pour Rose et Gerbera. Et cela avait été la même chose pour le problème avec Kato. Bien que Gerbera m’ait chuchoté une fois d’agir, je n’avais d’une manière ou d’une autre pas répondu à leurs attentes en laissant tout cela devenir ainsi. Et il en était de même avec d’autres détails mineurs tels que mon problème visuel qui avait également été gardé sous silence. J’avais essayé de franchir ce problème seul sans compter sur mes amis que je savais être fiable. Et vu que là, cela m’était clairement signalé, c’était encore plus visible que c’était dû à mon caractère, mais même ça, c’était tout simplement une excuse que je me cherchais.

« Pour vous toutes, j’ai un rôle que je dois tenir, et selon moi, il s’agit là de l’une des responsabilités inhérentes à ce rôle, » dis-je.

J’étais après tout le Maître de ces trois monstres. Je considérais donc que s’il y avait des querelles entre les filles, je devais en tant que Maître, retrousser les manches et les résoudre.

Pour moi, ces problèmes qui surgissaient de moi devaient être résolus par moi et par personne d’autre. C’était, aussi imparfait soit-il, le devoir du chef qui dirigeait un groupe. Même si je déplorais mon manque de force, il n’y a rien de mal quant à ma position elle-même.

Cela aurait dû être ainsi.

« Vous n’avez pas raison, », mais Lily avait secoué sa tête aux cheveux de la couleur du lin. « Pourquoi ne comprenez-vous pas ? Prendre tout cela par vous même, et essayer de les résoudre seule avant d’échouer est une question de cheminement. »

« Comme je te l’ai dit, c’est dû à mon manque de force, » essayais-je de protester.

« Qu’est-ce qui ne va pas avec un manque de force ? Pour compenser cela, n’avez-vous pas une Famille pour vous soutenir ? » s’exprima-t-elle clairement.

J’avais été attiré par les yeux légèrement levés de Lily, et en les voyant, j’avais été surpris. Celle que je voyais était devenue incapable de retenir en elle les émotions présentes, et ses yeux vacillaient comme des rides sur la surface d’un lac. Mais en eux, il y avait assez de pouvoir destructeur pour faire trembler violemment la petite fierté que je détenais en moi-même.

« Vous savez, c’est bien sûr quelque chose que je sais très bien, » continua Lily. « La personnalité du maître contient un sens aigu de la responsabilité. Mais une personnalité qui se punit d’elle-même est également présente en vous. Je sais très bien. Mais... »

Les larmes débordèrent et tombèrent en de grosses gouttes depuis les yeux de Lily. « Prendre des choses sur vos épaules, c’est déjà quelque chose et on ne peut pas y faire grand-chose, mais..., il vous faut compter un peu plus sur nous. »

« Lily..., » murmurai-je juste avant que je me souvienne de quelque chose, ce qui me força à arrêter de parler.

Cela se passait au moment où j’étais rentré dans un état lamentable après avoir être tombé de plein fouet dans le piège du renard ballon. Si je me souviens bien, au départ, Lily avait affiché une expression contrariée, mais après ça, elle avait agi sur la base de son propre jugement jusqu’à la fin.

Quand je pense à la Lily que je connaissais jusqu’à maintenant, je n’aurais pas été surpris de la voir paniquer. Mais à ce moment-là, elle n’avait pas montré l’ombre d’une larme. Mais tout cela n’était pas du tout équivalent à dire « Lily est devenue capable de ne rien ressentir. »

Sous un masque de résolution, elle avait réprimé son moi agité. Pour emprunter ses propres mots, elle se conduisait comme une « fille aînée » envers les deux autres. Et ainsi, en raison de cette résolution, elle avait enduré tout sans jamais faiblir.

Mais maintenant, dans cette pièce, il n’y avait que nous deux dans la pièce. Il n’y a pas de raison pour Lily d’agir ainsi en tant que sœur aînée.

« J’étais effrayée juste en pensant que le Maître pourrait mourir ce jour-là..., » avoua Lily.

Lily qui avait réprimé son moi agité, et qui avait accompli ses responsabilités en tant que sœur aînée, n’était plus la fille de quand nous venions de nous rencontrer, de quand elle venait d’absorber le corps de Miho Mizushima et d’avoir ainsi obtenu la capacité de se transformer en une fille.

Un changement était à coup sûr apparu en elle. Mais dans quel but ? « Je ne sais pas » était quelque chose que je n’aurais dit sous aucun prétexte. Il était évident quant à la raison de ce changement. Elle avait fait tout ça pour ainsi pouvoir me dire : « Je vous soutiens. »

Cependant, même si elle était le point central du groupe, je ne comptais pas sur elle, et donc, son dévouement n’avait pas été récompensé à sa juste valeur.

Même Rose et Gerbera, afin de me soutenir, elles avaient travaillé dur chacune de leur côté afin de m’aider.

J’avais l’intention de faire de mon mieux, mais j’avais probablement fait une erreur quelque part. Les larmes qui coulaient devant moi en étaient la preuve. En tout cas, ce n’était pas une bonne situation pour moi de m’abandonner aux regrets.

J’avais d’autres choses à faire et cette fois, je ne pouvais pas me permettre de faire une erreur.

« Je suis désolé..., » j’avais déclaré ça avant de tendre mes mains afin d’entourer une Lily en pleurs et de l’enlacer. Elle ne résista pas, et elle se confia à moi en laissant son corps se rapprocher de moi jusqu’à être serré contre moi.

Comme elle était dans mes bras, ses sanglots avaient commencé à couler sur mes bras. Je m’étais alors mis à penser que je l’avais vraiment rendue anxieuse en ayant agi de cette manière jusqu’à maintenant.

***

Nous étions restés blottis ainsi pendant un moment. Il s’agissait d’une période étrangement apaisante. Si cela pouvait être aussi calme, je serais sans doute resté indifférent face à cet échec.

Après un petit moment, le bruit de renifler *sniff sniff* avait disparu.

« C’est quelque chose que je dis en consultant les souvenirs de Miho Mizushima, mais..., » après avoir semblé s’être calmé, Lily avait parlé. « Il existe plusieurs types de chefs. »

« Des types ? » demandai-je.

Lily acquiesça.

Avec ses franges qui frottaient contre ma poitrine, c’était légèrement chatouilleux.

« Il existe ceux qui sont de types puissants qui mènent les autres avec force, ou ceux qui sont charismatiques et qui charment les autres..., » commença Lily.

Ce à quoi je répondis. « Aucun des deux n’est approprié pour moi. » J’avais fait un sourire ironique.

« Oui, vous avez raison, » répondit simplement Lily. Elle n’avait même pas tenté de nier mes paroles. « Mais, Maître, je ne pense pas que nous voudrions suivre ce genre de personnes. »

« ... » J’étais resté sans voix face à sa déclaration.

« “N’être jamais calme, coincé par des soucis personnels. Les plans auxquels je pense sont pleins de trous. Je n’ai pas le pouvoir de résoudre les problèmes de tout le monde.” Voilà ce que vous m’avez plus ou moins dit avant ça. Mais vous savez..., » Lily m’avait regardé droit dans les yeux alors qu’elle me disait ça. « Rester toujours calme, ne jamais s’inquiéter de rien, être capable de résoudre tous les problèmes, un chef avec la puissance de sauver tout ce qui se reflète dans ses yeux. C’est juste une sorte d’idéal, rien de plus. »

En retournant ma propre plainte, en me montrant clairement l’image que j’avais déclarée avant comme étant « En tant que chef de famille de ses filles, que devrais-je ou pas faire », et Lily avaient exprimé cela comme un Idéal que je devrais atteindre.

« Si une telle personne existait vraiment, je pense que ce serait une personne merveilleuse, » continua Lily. « Mais ce n’est que le héros des contes de fées que tout le monde rêve de voir. Nier un tel fait est quelque chose qui est impossible à faire. »

Lily secoua lentement la tête avant de continuer à parler. « Mais vous voyez, même s’il y avait une telle personne, je ne pense pas qu’on voudrait la suivre. Car après tout, ce n’est pas “Vous”. »

Dans les yeux de Lily qui me disait cela, le moi qui était perdu dans ses paroles était reflété. À ce moment, elle me regardait fermement.

« Celui que j’aime n’est pas une personne idéale, » continua Lily. « Il n’est pas quelqu’un tiré de cette forme idéale. Après tout, je ne peux pas aimer quelque chose qui n’est qu’une illusion. J’aime le Maître qui essaye de faire quelque chose pour nous, même s’il manque de puissance, mais qui essaye désespérément pour nous de le faire. Qu’il ait un pouvoir suffisant ou non, cela n’a aucune importance. »

« ... mais, je suis ton Maître, en tant que chef, je ne peux pas être un fardeau, » dis-je. « En tant que tel, je ne peux pas être si impuissant, n’est-ce pas ? »

« En vérité, il n’y a pas une telle chose, » répondit Lily. Lily pressa et frotta sa tête de lin dans ma poitrine. « Inversement, si nous étions inutiles, le Maître nous abandonnerait-il ? »

« Impossible ! » j’avais annoncé clairement et immédiatement cela. « Dans tous les cas, c’est impossible que je fasse une telle chose ! »

« ... D’accord. Si c’était de vous, je pensais bien que cela serait comme ça. Fufu. En tant que membre de la famille, être heureux pour une telle chose n’est pas une bonne chose, mais..., » déclara Lily tout en me regardant dans les yeux. Un sourire amer flottait sur le visage de Lily qui avait levé son visage. « Mais je suis heureuse. »

Lily serra doucement mes joues avec mes deux mains. « Mais Maître, le fait que ce soit la même chose pour nous, c’est quelque chose que je veux que vous compreniez. » La paume de Lily caressait affectueusement mes joues. « Laissez-nous vous soutenir. Faites-nous confiance. Ne faites pas l’impossible seul. Ce n’est pas grave de manquer de pouvoir, car après tout, chaque membre de la famille est une créature inutile à moins que nous unissions nos forces, mais... Le Maître est véritablement la même chose que nous toutes... »

« Suis-je... comme vous ? » demandai-je.

« Tout à fait. N’est-ce pas ainsi que les membres de la famille et le Maître doivent agir ? » demanda Lily.

La façon dont nous étions censés être, pensai-je.

Ce que Lily venait de me dire, je n’y avais jamais pensé jusqu’à maintenant. C’était parce que, pour moi, c’était quelque chose que je n’avais pas essayé d’y penser.

Il n’y a pas besoin d’y penser, c’était parce que j’étais sous une telle impression que je ne l’avais jamais fait. Je pensais que je devais les conduire tout le long de notre voyage, en étant toujours en avant des autres. J’avais décidé dans mon cœur que c’était comme ça que ça devait être.

Cependant, à l’origine ce n’était pas quelque chose à décider sans équivoque.

Comme Lily l’avait dit plus tôt, il existe plusieurs façons d’être un chef. Compte tenu de la personnalité du chef et de la nature du groupe, il n’y avait pas d’autre choix que de chercher individuellement des moyens de s’améliorer. J’avais négligé quelque chose d’aussi évident.

Et en y pensant maintenant, ce n’était pas comme si Lily disait quelque chose d’étrange. Et dès le départ, elle n’avait rien fait de plus que de souligner une évidence flagrante.

Certes, si quelqu’un était aussi charismatique que Dieu, avait le pouvoir de conduire les autres et avait l’intelligence de résoudre tout et n’importe quoi, il n’y avait rien qui puisse le surpasser.

Mais je n’étais rien de tout cela, sauf un étudiant normal que vous pouviez trouver n’importe où. C’était vexant, mais c’était ce que j’étais en ce moment. J’étais simplement un humain de dix-sept ans connu sous le nom de Majima Takahiro. C’était quelque chose que je ne pouvais pas nier.

Ce jour-là, à la frontière de la vie et de la mort dans cette grotte, réveillant le pouvoir que je possédais, je devins tout à coup le maître dirigeant Lily et le reste de la famille.

Cependant, rien n’avait vraiment changé en moi.

Sans aucune préparation, j’étais encore un gosse qui pouvait être trouvé n’importe où, et il n’y avait aucune chance que je puisse montrer la moindre chose bonne trouvable chez l’un de ces chefs stéréotypés.

Même en essayant toujours d’agir comme un « chef splendide », cela ne pouvait conduire qu’à des choses comme ce qui s’était passé avant aujourd’hui.

... Je dois tout faire par moi-même.

... Je dois tout résoudre seul.

Le fait d’avoir pensé ces choses... était dans un certain sens quelque chose de très vaniteux.

Celles qui me regardaient étaient celles qui m’avaient aidé jusqu’à maintenant. C’était aussi celles qui avaient dit qu’elles veulent me soutenir. Celles qui s’étaient jointes à moi, qui s’étaient concentré sur le même objectif et qui avait coopéré pour le faire.

Et il était probable que c’était vraiment ce que je devais viser à partir de maintenant.

Si c’était les personnes comme nous étions ainsi, nous devrions maintenant être en mesure de le faire.

Et tout cela c’était parce que, après avoir pris conscience de ma propre inexpérience et de mes limites, puis de les avoir accepté, je pouvais maintenant prendre des mesures appropriées dans ce but. Mais du côté de Lily et des autres, elles n’étaient en aucun cas des existences faibles qui devaient être dirigées par moi.

« Nous allons tous combiner nos forces. Nous allons vivre en nous soutenant mutuellement, » annonçai-je ma nouvelle résolution. « Si c’était la façon dont nous étions censés être à l’origine... alors je me suis trompé tout ce temps... »

Pour cette raison, c’était le nouveau point de départ pour moi et les filles.

Étrangement, de même que la fois où je me trouvais dans cette grotte, seule avec Lily dans un petit espace, j’avais placé une nouvelle détermination dans ma poitrine.

Tout le monde doit s’entraider et ainsi, nous survivrons dans cet autre monde. Pensai-je. Le pouvoir qui habite dans mon corps est après tout pour cela.

« Merci Lily. Merci à toi de m’avoir fait voir tout ça, » pour cette précieuse Lily qui m’avait enseigné tout cela, je l’avais remerciée tout en le lui démontrant en plaçant ça dans mon flot d’émotions.

« À partir de maintenant je compterai sur toi. S’il te plaît, aide-moi, » dis-je.

« Oui... D’accord. Maître ! » Alors qu’elle semblait être submergée par l’émotion, Lily serra mon corps encore plus fort que précédemment.

Et une fois de plus, je l’avais étreinte avec plus de force.

Nos visages bougeaient naturellement, se rapprochant encore plus alors même que la distance était déjà proche, et nous nous étions souri mutuellement.

Nos corps étaient entrés en contact à travers la texture du maillot mouillé.

Pas assez. Pas du tout assez.

Alors qu’elle me serrait avec force afin de combler certains manques, le lien entre nous m’avait informé des désirs refoulés jusqu’à maintenant de Lily.

Il s’agissait exactement des mêmes désirs que j’avais en ce moment en moi.

« Maître..., » tout en sellant nos regards l’un dans l’autre, le bout de nos nez se touchèrent, puis nos lèvres se rencontrèrent comme si nous essayions de sucer les lèvres de notre partenaire.

J’avais soudainement pensé que ça faisait longtemps que nous n’avions pas été seuls tous les deux.

Eh bien, cela ne voulait rien dire en particulier, mais j’étais tellement satisfait de la situation que je ne pouvais de toute façon pas bouger.

J’enlaçais fermement une Lily qui avait enveloppé ses bras derrière ma tête, tout en échangeant un long baiser, sentant son abondant renflement à travers le tissu trempé du maillot, et alors que je pensais à la suite...

« Ahhh ! » criai-je.

Une douleur apparut au niveau du dos de ma main gauche, je n’avais ainsi pas pu m’empêcher de pousser un petit cri de douleur.

« Ah, désolée, » face au petit cri qui venait de sortir de ma bouche, Lily se sépara de moi et s’excusa, pensant qu’elle en était responsable. Ses sourcils fins s’étaient abaissés.

« Tu n’as rien fait de grave. Ce n’est nullement toi qui m’as causé cette douleur, » alors que je disais ça, j’avais redressé mon corps qui s’était automatiquement recroquevillé en raison de la douleur, et j’avais agité la main.

« Pour une raison inconnue, ma main m’a soudainement fait mal..., » alors que j’avais commencé à le dire, j’avais été surpris par quelque chose.

« Qu’est-ce qui ne va... ? » Les paroles de Lily avaient également été coupées au milieu de sa phrase.

Elle regardait sans voix la même chose que moi. À l’arrière de ma main gauche où j’avais ressenti la douleur juste avant ça...

Là, une protubérance vert-émeraude avait grandi.

Une petite quantité de sang rouge coulait du bord de cette croissance. C’était probablement la raison de ma douleur. Le sang tombait goutte à goutte dans l’eau du bain avant de se diluer totalement.

La protubérance vert-émeraude avait là, à grandir rapidement comme si elle avait acquis une grande énergie. Puis, finalement, je réalisai que c’était comme une plante qui était en train de pousser là.

Dans une telle situation anormale, il n’y avait aucun moyen que ce soit juste la pousse d’une plante tout à fait ordinaire. À la pointe de celle-ci, comme un serpent soulevant son cou, une tête sans yeux ou nez et avec seulement une bouche était apparue.

« M.. aît... re »... Il me parla.

Bien que la prononciation soit maladroite et grinçante, c’était certainement l’appel d’un monstre de ma Famille qui aspirait à m’avoir moi en tant que maître. J’étais à court de mots face à cela.

Pourquoi est-ce qu’un monstre sortirait ainsi de mon corps ? Je ne comprenais pas du tout la situation. Quel est donc ce présage... ?

« Ah... »

Que ma tête embrumée était arrivée à cette vérité pourrait être quelque chose de miraculeux. J’avais alors appelé Lily qui semblait être aussi abasourdie que moi. « Lily »

« Quoi !? Maître ? » demanda-t-elle.

« Je n’ai aucun souvenir que tu m’as extrait un projectile de Vigne Fusil dans ma main gauche, est-ce correct ? » demandai-je alors.

Le premier projectile que j’avais reçu avec Gerbera était justement ma main gauche, et je me rendais compte à l’instant qu’elle n’avait jamais été enlevée à cet endroit-là.

Comme il s’agissait d’une scène extrêmement violente, ces souvenirs qui m’avaient fait me sentir si mal étaient encore présents dans ma mémoire d’une manière vraiment vivante.

Et, pendant l’opération où les graines avaient été extraites de mon corps, il n’y avait pas de souvenirs d’une graine extraite de ma main gauche.

Comme ma conscience était brumeuse à ce moment-là, je pensais que c’était juste que je ne m’en souvenais pas, mais comme c’était Lily qui avait effectué cette opération et qu’elle avait alors secoué la tête de côté après que je lui avais demandé ça, cette possibilité avait disparu.

Ce qui signifiait... que probablement.

« Par hasard, mon pouvoir magique qui était épuisé, ce pourrait-il que cela soit à cause de lui ? » demandai-je.

J’avais failli mourir à cause du manque de pouvoir magique. La Vigne Fusil était clairement un monstre parasite. Le fait d’absorber les nutriments de son hôte pourrait être considéré comme son mode de vie à cette vigne.

« Quand on y pense, cette chose est quelque chose qui parasite les arbres. N’est-ce pas totalement insensé que cela puisse ainsi poussé dans le corps d’une personne... ? » demandai-je.

« Ah, attendez Maître. Je pense que c’est un peu faux ce que vous dites, » Lily avait interrompu ce que je disais. « La méthode d’attaque de cette vigne est similaire à comment les fleurs de lys font jaillir les graines depuis leurs fleurs. C’est quelque chose d’évident, mais les graines sont généralement une méthode de reproduction, et non pas une méthode d’attaque. »

« C’est vrai ce que tu me dis là, » dis-je.

« Et pourtant, pourquoi pensez-vous que la Vigne lance des graines comme des balles ? » demanda Lily.

Une fois interrogé par elle, je me rendis compte qu’il semblerait que ce soit un phénomène étrange. Si je me basais sur mes connaissances relatives aux choses vivantes, créer des graines ou des fruits devrait être un événement qui nécessite beaucoup d’énergie. Donc, le fait d’utiliser cela comme une méthode jetable d’attaque est-il vraiment possible ?

Alors que je réfléchissais à cela sans avoir de réponse, Lily me donna la réponse. « La raison pour laquelle les Vignes Fusils utilise des graines comme méthode d’attaque, c’est parce que cela fait partie de leur cycle de vie. Ce type de plantes va tuer la proie et il va utiliser le corps afin d’y absorber les nutriments pour pouvoir faire germer une nouvelle génération. J’ai déjà vu jusqu’à maintenant plusieurs fois cela se produire. »

« Mais, dans ce cas, le fait qu’il grandisse ainsi dans mon corps n’est-ce pas impossible ? » demandai-je.

J’avais frissonné alors que je pensais à de la végétation qui poussait dans mon cadavre comme certains champignons que j’avais déjà vu dans des émissions.

Si Gerbera ne m’avait pas donné de son pouvoir magique, j’aurais été asséché et je serais déjà mort. Cette situation n’était finalement que le résultat de sa capacité qui avait agi au hasard...

« D’ailleurs, pour commencer, est-ce vraiment une Vigne Fusil ? » demanda Lily.

« Pourquoi dis-tu cela ? » demandai-je.

« C’est que je trouve qu’il n’a pas la même forme, et il semble très différent, » déclara Lily.

Maintenant que cela avait été mentionné, il semble que c’était bien le cas. Elle avait une forme différente des Vignes Fusils que j’avais déjà vus précédemment.

La plus grande différence était probablement le manque de fleurs ressemblant à un lilas. Si c’était le cas, alors cela voulait dire qu’il serait incapable de remplir sa fonction en tant que Vigne Fusil. Mais si c’était bien cela, alors...

« ... Elle est comme toi, Lily. Elle est un Monstre Unique, » annonçai-je.

Il se trouvait que la montre logée en moi était justement une occurrence extrêmement rare d’une espèce mutée parmi les monstres. Une telle coïncidence pourrait-elle vraiment se produire ?

Mais si on pensait à ça, la façon de penser inverse conviendrait beaucoup mieux.

« Est-ce parce qu’il s’est logé en moi que ce monstre a germé comme un Monstre Unique... ? » demandai-je.

Mon corps était quand même celui d’une personne possédant une capacité unique. C’était comme de tuer un dragon avec un seul coup, le genre de chose qui bouleversait totalement la logique. Peu importe ce qui se passait vis-à-vis de ça, ce ne serait en final pas si étrange que ça.

« ... Eh bien, si nous incorporions encore une fois d’autres graines dans mon corps, nous serions en mesure de le comprendre clairement..., » murmurai-je.

« Ne dites pas des choses si stupides ! » s’exclama Lily. « La prochaine fois, c’est sûr que vous allez mourir. »

« Je le sais, » répondis-je.

Il n’y avait aucune garantie que je puisse survivre une deuxième fois si un tel événement arrivait. Il était sûr que Gerbera essayerait de le faire une deuxième fois, mais nous ne savions pas si cela fonctionnerait. Et il n’y avait aucun moyen que je puisse proposer quelque chose qui jetterait de la boue sur son dur travail, c’était évidemment qu’une blague que je disais là.

« Alors, Maître, que faisons-nous avec lui ? » Alors qu’elle me faisait un regard noir après que je lui avais dit une mauvaise blague, Lily m’avait demandé cela.

Avec la main droite où il n’y a pas de monstre parasite qui poussait, j’avais gratté mes cheveux qui étaient devenus un peu plus courts. « Que faire... l’arracher n’est probablement pas une option. »

Je pouvais clairement sentir le lien avec ce monstre parasitaire, et par là, il n’y avait aucune hostilité qui m’était transmise en ce moment.

« Maî... tre ! »

Peut-être parce qu’il venait de naître, il ne semblait pas très intelligent. Il ne semblait pas pouvoir faire autre chose que m’appeler pour le moment.

Mais, je pouvais le comprendre sans détour, il m’adorait. Et donc, le retirer et ainsi le tuer était un acte qui me causerait des sentiments de culpabilité.

D’ailleurs, en y pensant, celui qui avait envoyé des graines dans mon corps était la Vigne Fusil qui était la mère de ce dernier, et après ça, cette créature avait germé en moi.

Même si la mère avait essayé de me tuer, cela n’était pas la faute de l’enfant qui était né après ça. La situation pourrait être légèrement différente, mais cette façon de penser n’était pas impossible.

« D’après ce que l’on peut voir, sa condition semble stable, il n’y a pas non plus de raison d’essayer de la tuer... En premier lieu, ce monstre pourrait-il vraiment être arraché ? » demandai-je.

Ses racines semblaient se répandre dans mon corps, mais à quel point elle avait pris racine était inconnue. Si c’était mal fait, il pourrait être nécessaire de me couper le bras. Le risque pour cela était bien trop élevé.

Quand une telle pensée avait été transmise vers elle, un bruit craquant avait indiqué en signe de protestation.

« Goshuji, maître ! Goshu, Sama ! Sama! »

« Je comprends je comprends. Je ne t’enlèverais pas de là, » dis-je.

« Est-ce que cela va ? Goshujin-sama? » À la question de Lily, j’avais hoché la tête.

Le sentiment d’être parasité par quelque chose qui avait essayé de tuer était délicat, mais si vous y réfléchissez, l’histoire avec Gerbera était aussi à peu près la même.

... Et, parce que j’avais pensé à ça.

« Monseigneur! Monseigneur, où êtes-vous !? »

Quand on parle du loup.

En même temps que la voix de Gerbera, je pouvais entendre des mouvements.

« ... Qu’est-ce qu’il y a cette fois ? »

Il y avait la présence de Gerbera qui me cherchait de l’autre côté du mur.

« Ah, vous êtes là-bas, Monseigneur ! » s’exclama-t-elle.

Après avoir marché en long et en large, elle semblait avoir déduit ma position et son bruit de marche particulier avait commencé à se déplacer vers notre direction.

« Monseigneur ! »

*Ban* avec un énorme bruit, la porte fut ouverte.

Avec des cheveux blanc battant, Gerbera était entrée en trombe dans la salle de bain. Il semble d’une manière ou d’une autre qu’elle s’était réveillée et avait directement couru ici, car ses cheveux étaient dans le désordre.

Quand sa présence arriva sous nos yeux, Lily et moi nous étions toujours enlacés l’un contre l’autre.

En voyant ça, l’allure de Gerbera semblait maintenant indiquer qu’elle était en état de choc.

« Gerbera, » je lui avais alors parlé. « Il y a quelque chose qui monte sur ta tête, n’est-ce pas ? »

Se promenant sur ses cheveux blancs qui avaient fait croire aux personnes que c’était de la soie d’araignée, il y avait une bête sans force.

Sa queue était enflée et ses oreilles pointues étaient triangulaires.

Sa fourrure était touffue et pelucheuse et une douce lumière brun rougeâtre était mise depuis son corps. Peu importe comment vous le voyez, cela dégage une atmosphère comme s’il venait juste de naître il y a quelques mois.

Le corps qui s’était complètement dilaté comme un ballon avait rétréci et de minces filets de fumées avaient été expulsés hors de sa bouche et s’élevaient dans les airs.

Il n’y avait pas d’erreur possible.

« Un renard ballon, » murmurai-je.

« ... Un bébé. Gerbera. Où l’as-tu trouvé ? » Alors que Lili avait prononcé la question que j’allais faire sortir, le renard ballon avait vomi et avait perdu son équilibre. Ceci fit que Gerbera devint énervée, et elle s’arrêta immédiatement de bouger.

« Je ne l’ai pas ramassé. Un peu avant maintenant, il est tout simplement venu de lui-même..., » répondit Gerbera.

« Venu de lui-même ? » demandai-je.

« Tout à fait, » répondit Gerbera. « Il vient de l’endroit où Monseigneur a failli mourir et il a fait le trajet jusqu’à ici. Il s’agit quand même d’une distance considérable. Ce n’est probablement pas si étrange pour ce renard d’avoir voyagé ici en 1 jour. »

En regardant de plus près, la fourrure de ce renard était vraiment très sale.

Pendant le temps où ma vie était suspendue à un fil, ce bébé renard avait probablement aussi fait face à un grand danger.

« Alors, pourquoi cette chose chevauche-t-elle ta tête ? » demandai-je.

« Je ne le sais pas. Ne me demandez pas. Demandez à la place à ce gosse, » répondit Gerbera.

« Eh bien, c’est bon si tu l’enlèves de là, » dis-je.

« J’ai peur que si je le touche, il aille s’effondrer. Une telle possibilité pourrait exister, » répondit Gerbera.

C’était impensable ! Gerbera qui me regardait avec des yeux qui semblaient indiquer qu’elle n’avait pas confiance en moi. Pour le moment, on dirait qu’elle avait oublié que ce renard était un monstre.

Dans cette atmosphère où je ne pouvais rien dire, j’avais regardé Gerbera. Après ça, Rose et Kato étaient toutes les deux arrivées et elles regardèrent à l’intérieur de la pièce.

« Maître, est-ce que quelque chose s’est produit ? Oh !? » s’exclama Rose.

« Pour une raison inconnue, tout cela est devenu quelque chose de gênant n’est-ce pas ? » dis-je.

Avec un bébé renard monté sur la tête de Gerbera, regardant la plante parasite qui poussait sur le dos de ma main, les filles regardèrent ça avec leurs yeux écarquillés.

En un clin d’œil, la salle de bain devient vraiment très vivante.

« Maître, » à l’intérieur de mes bras, Lili commença à s’agiter.

J’avais compris son intention et donc, j’avais enlevé mes mains, ce qui l’amena à faire un sourire amer.

« D’une manière ou d’une autre, cela ne s’est pas transformé en “Ce genre d’humeur”, n’est-ce pas... » dis-je.

« ... C’est tout à fait ça, » me répondit-elle.

J’avais également fait un sourire amer face au sien. Le temps où nous n’étions que nous deux en ce lieu était bel et bien terminé. C’était finalement un peu décevant.

« Maître ? » demanda Lily.

« Oui ? ... Ha oui, merci beaucoup, » dis-je.

Lily qui s’était remise debout m’avait aidé à sortir du bain après m’avoir tendu la main.

Alors que je lui prenais la main, Lily avait fait d’un coup une expression heureuse qui était comme surgie de nulle part.

« Mais, n’est-ce pas bien ainsi ? » demanda-t-elle.

« De quoi parles-tu là ? » demandai-je.

« Vous disiez avant ça que vous ne pouviez rien faire, car vous étiez sans force et qu’à cause de ça, vous ne pouviez rien obtenir par vous-même, » Lili pencha la tête vers moi et elle m’accueillit avec un sourire sincère. « Vous savez, cela n’était pas inutile pour le Maître et Gerbera d’avoir fait de leur mieux. »

Car ainsi, nous avions fini par agrandir notre Famille en ajoutant les quatrième et cinquième membres.

***

Chapitre 10 : Les scènes que je souhaite protéger

Comme nous devions nous reposer plusieurs jours de plus afin de pouvoir me rétablir complètement, j’avais décidé d’en profiter pour ainsi pouvoir discuter de nos projets avec mes compagnons.

Je voulais parler de notre prochaine direction... En d’autres termes, je voulais leur demander si elles préféraient rester ici ou chercher la civilisation humaine vers le nord, ou si nous devions viser à rejoindre la Première Unité Expéditonnaire. qui se trouvait à l’est.

« Ne devrions-nous pas nous diriger vers la civilisation ? Heureusement, avec le témoignage de Gerbera, nous savons que les humains existent dans ce monde ainsi que la direction pour sortir de cette forêt, » Lily soutient la motion de sortie de la forêt vers le nord. « Considérant le corps du Maître, je pense qu’il est préférable de réapprovisionner nos ressources dès que possible. »

Jusqu’à présent, il s’agissait de la même chose que ce que je pensais, cependant, Lily avait aussi des perspectives légèrement différentes de la mienne.

« Le Maître a reçu plusieurs blessures graves jusqu’à maintenant, n’est-ce pas ? » continua Lily. « Pour guérir, il faut beaucoup de repos ainsi que le fait de pouvoir consommer des nourritures très nourrissantes. Cependant, il est difficile de mettre la main sur ce dont nous avons besoin. Je suis inquiète qu’un jour, nous ne soyons pas en mesure de le faire. »

Lily avait souligné le fait que mon corps était devenu plus mince qu’auparavant.

Même si je ne le savais pas moi-même... comme elle m’enlaçait souvent, il semblerait qu’elle était plus sensible aux moindres changements de mon corps alors que je n’étais pas aussi attentif.

Peut-être en raison des avantages de la magie curative, cela avait rampé dans mon corps sans que je ressente les effets. Pour l’instant, je pouvais le cacher, mais il y avait une limite de temps pendant laquelle je pourrais continuer à le faire.

J’étais devenu plus lent depuis que j’avais été gravement blessé. Mais selon moi, je ne devais en aucun cas devenir un fardeau pour Lily et les autres, et mon intention réelle était pour le moment de le feindre.

Rose et Gerbera avaient soutenu son opinion après avoir entendu ce que Lily avait indiqué.

Ce qui restait à analyser était le problème posé par Kato. Cependant, la personne en question, Kato avait elle-même affirmé que nous devrions partir vers le nord.

Même si nous nous dirigeons vers l’est, il n’était pas certain que nous rencontrerions l’Unité Expéditionnaire. C’était son opinion et c’était un point tout à fait raisonnable.

Nous nous étions donc mis en tête de faire route vers le nord. Il ne restait plus qu’à décider quand partir.

Même si j’en avais délibérément discuté avec Lily et les autres, à la fin, le travail de prendre la décision définitive m’avait été laissé.

Le jour du départ était proche.

Je devais préparer mon esprit et mon corps pour l’arrivée de ce jour.

***

Ce soir-là, quand la fatigue de mon corps avait finalement disparu.

J’avais emmené Lily et nous étions à la sortie du nid d’Arachne.

Dans cette forêt sombre et lugubre, la silhouette vague du coucher de soleil ressemblait à une tache d’encre qui se dissolvait sous nos yeux.

Afin de vérifier l’état de mon corps, j’avais déplacé plusieurs fois mon épaule et ma ligne de vue était ainsi tombée sur les doigts de ma main gauche.

« Maintenant, commençons le test. Peux-tu le faire, Asarina ? » demandai-je.

« Goshuu, sama! » Ce qui répondit à ma question fut une voix tel le grincement de grands arbres. Cela provenait de la Vigne Fusil, non, plutôt de la Vigne Parasite.

Ce nom était venu après avoir discuté avec Kato. Asarina s’étendit vers le haut depuis mon bras gauche.

« Vas-y ! » criai-je.

Le monstre avait l’air d’un serpent sortant d’un terrier. Puis, s’étirant rapidement, il avait avancé vers sa cible.

Le serpent vert avait étiré son corps à la suite de mon ordre. Il avait parcouru la distance de cinq mètres qui le séparait de sa cible, avant de se planter dans l’arbre qui se trouvait juste en face de moi.

Des éclats d’écorces d’arbre et de feuilles s’éparpillèrent simultanément avec un bruit de tonnerre, suivi par la résonance sourde d’un objet dur qui s’enfonçait dans un tronc.

« Guu... Tout est bon, tu peux revenir, » dis-je.

Alors que j’avais ordonné à Asarina de revenir, j’avais enduré en serrant les dents comme si un fardeau était venu et que cela affectait depuis mon poignet jusqu’à mon épaule.

Nous avions pu confirmer l’efficacité de l’attaque. Le tronc d’arbre ciblé avec un trou de deux centimètres de large, pour trois centimètres de profond.

« Ce n’est pas si mal que ça, » alors que j’étais satisfait des résultats, j’acquiesçai et caressai avec le doigt de ma main droite Asarina dont la tête ondulait d’un côté à l’autre tout en s’enroulant autour de l’armure de mon bras gauche.

« Goshuu, shu, shu, sama! Sama! »

Asarina ne pouvait pas utiliser des projectiles comme les Vignes Fusils classiques comme elle n’avait pas les organes nécessaires pour le faire.

Je ne savais toujours pas si c’était quelque chose qui se développerait au fur et à mesure qu’elle arriverait à maturité ou si c’est un signe qu’elle était une nouvelle espèce, une déviante de la Vigne Fusil.

Il était dommage qu’elle ne puisse pas utiliser les projectiles de son espèce, mais en échange, Asarina avait des pouvoirs de manœuvrabilité plus importante que ses congénères. Son corps extrêmement souple était capable de mouvements comme celui d’un fouet, de frapper en ligne droite avec une attaque intense comme elle l’avait fait tout à l’heure.

Était-il possible de l’intercepter ou la couper en deux... ? Je m’inquiétais sérieusement de cela, mais je savais déjà que c’étaient des angoisses inutiles.

En fait, avant que le corps d’Asarina ne soit coupé en lambeaux, elle allait d’abord faire repousser sa tête. On pourrait dire que c’était la caractéristique d’une plante à avoir une forte vitalité.

Le sommet de la plante ressemblait à la tête d’un serpent, mais ce n’était pas comme si le système nerveux central s’y trouvait. Si je devais dire où il était, le véritable corps d’Asarina serait la racine qui était apposée sur mon bras gauche.

À cause de ça, il y avait un sentiment d’inconfort quand je bougeais mon bras gauche, mais je m’y habituerai probablement avec le temps.

Et donc, Asarina, qui avait pris racine dans ma main, consommait petit à petit ma magie. Elle faisait ça afin de maintenir sa vitalité et pour l’utiliser en cas d’urgence comme source d’énergie lorsqu’un combat éclatait.

Maintenant qu’Asarina était capable de penser, elle était différente de la période ou elle était en train de germer. Elle pouvait maintenant contrôler la quantité précise de magie qu’elle absorbait. Par exemple, quand ma magie était faible, elle absorbait de petites quantités de magie et quand j’en avais en excès, elle en absorbait plus.

D’un autre point de vue, le rôle d’Asarina pouvait être appelé quelque chose comme « un stockage externe pour mon excès de pouvoir magique inutilisé ».

D’un autre côté, je ne pouvais même pas utiliser mon propre pouvoir magique, mais elle pouvait quant à elle utiliser mon pouvoir magique comme combustible et m’aider comme ma force de combat.

C’était quelque chose d’important pour moi.

Grâce à elle, j’avais finalement reçu le pouvoir de survivre à un combat par moi-même..., le nombre de mes possibilités venait ainsi de s’élargir.

Bien sûr, c’est juste la puissance d’Asarina et non pas la mienne.

Cependant, tant que nous n’étions pas séparés l’un de l’autre, il n’y avait pas de sens à se battre en tant que deux personnes distinctes en considérant notre situation actuelle.

Comme d’habitude, il était malheureux de devoir compter sur la force d’un autre, mais cela ne servirait à personne si je devais être obstiné à ce sujet.

Je ne devrais jamais être réprimandé à nouveau par Lily au point qu’elle soit ainsi en larmes.

Je ferai tout simplement ce que je pouvais avec ce que j’avais entre les mains. Il s’agissait de mes véritables intentions à partir de maintenant.

« Il semble que sa puissance est quelque chose sur quoi nous pouvons avoir des attentes, » Lily qui regardait jusque là en position assise s’était levée et s’était approchée de moi. « Il ne reste plus qu’à utiliser le lien pour voir à quel point un ordre peut être détaillé... Comment ça se passe de ce côté-là ? »

« Eh bien, ça demande encore de la pratique, » répondis-je.

Elle ne serait probablement pas en mesure de le faire à temps si des instructions devaient être prononcées au milieu d’un combat. Considérant cela, le fait d’être capable de gérer Asarina comme si nous étions le même esprit était une compétence indispensable au combat.

Pour cela, voilà ce que je pensais. Pourquoi ne pas utiliser le lien pour ces ordres ?

De ce que je savais du lien jusqu’à présent, plus la distance était proche, plus le taux de transmission était élevé. J’avais basé cette conjoncture sur mes expériences passées, parce que quand il y avait un contact corporel, une quantité abondante d’informations avait été échangée. Il ne devrait donc pas y avoir d’erreur à ce sujet.

En plus, si vous aviez l’intention de transmettre ce qui était en vous à l’autre partie, nous savions que le contenu de l’information pouvait être augmenté dans une certaine mesure. Par exemple, la méthode de Lily afin de repousser Gerbera quand elle était une ennemie était une application de cette méthode.

Parce qu’Asarina avait pris racine en moi, on pouvait dire que c’était à un niveau insurmontable de contact direct. Ce qui restait à faire n’était rien d’autre que de s’exercer à transmettre des instructions avec précision.

Bien sûr, quand mes instructions n’étaient pas en mesure de le faire à temps, Asarina devrait avoir assez de jugement pour agir en conséquence. En ce sens, elle ne jouait pas seulement le rôle de mon arme, mais je m’attendais aussi à ce qu’elle travaille comme un système de défense semi-automatique.

« Ce serait une bonne chose si ça allait bien..., » alors que Lily jouait avec Asarina avec son doigt, elle se mit à parler. « Il s’agit après tout d’un énorme avantage de pouvoir être aux côtés du Maître à tout moment. »

« Eh bien, en premier lieu, c’est parce qu’il est physiquement impossible d’être loin, » répondis-je.

Au sein de ma Famille de Monstres, la capacité de combat d’Asarina était dans l’une des catégories les plus basses. Il était probable qu’il était même difficile pour elle de livrer une bataille frontale contre l’un des monstres normaux.

Mais en étant constamment avec moi, sa capacité faible de combat pouvait être compensée pour ainsi devenir un avantage. C’était ce que Lily m’avait dit précédemment.

Cependant, ce qui sortait de la bouche de Lily semblait être légèrement différent de ce que je pensais.

« Mais... voyez-vous... Être toujours avec le Maître est... ah..., » déclara-t-elle alors qu’elle retira sa main qui jouait avec Asarina et qu’elle plaçait ses deux mains derrière son dos.

Elle, qui regardait vers le haut afin de me regarder droit dans les yeux, avait placé ses lèvres en une légère moue. « Je... ressens une certaine jalousie envers elle. »

« ... »

Aussi nonchalamment que possible, Lily s’approcha de moi comme si elle n’avait rien de spécial en tête. Néanmoins, pour la personne visée, cela ne semblait pas être suffisant pour la tromper.

Eh bien, c’était ainsi pour un homme et une femme qui étaient dans une relation sans la présence de sentiments négatifs l’un envers l’autre.

Il était évident qu’il y avait le désir de vouloir être ensemble tout le temps. Il était naturel de trouver des excuses juste pour se coller à l’autre. Ce n’était pas comme si elle était particulièrement collante.

... C’était pareil même pour moi. C’était juste que j’étais incapable de le dire à haute voix.

« Il fait sombre, hein. Comme il semblerait que le repas sera bientôt prêt, ne devrions-nous pas y retourner ? » Alors que j’étais surpris par ses gestes mignons, je détournai les yeux de son adorable bouderie et je suggérai ça d’un ton peu enthousiaste.

« Oui, on dirait que c’est le cas. La maladie du Maître n’a pas complètement guéri, alors il serait bon de ne pas trop vous surmener, » Lily serra fermement mon bras droit alors qu’elle disait ça.

Même si je ne parlais pas, les sentiments liés à mon embarras seraient automatiquement connus d’elle. Et ce n’était certainement pas un mauvais sentiment que j’avais là.

***

Au moment où nous étions retournés au nid, les préparatifs pour le repas avaient été achevés.

Il y avait des ingrédients enfilés sur des brochettes qui étaient suspendus au-dessus d’un feu brûlant dans le foyer encastré que Lily avait fait.

Le menu d’aujourd’hui était la viande de Grands Ciseaux. Il s’agissait de quelque chose que Gerbera avait chassé ces derniers jours et elle nous l’avait ramené pour en faire un festin.

Quand j’avais essayé de le goûter la première fois, j’avais pu voir que la viande était moins goûteuse, mais c’était comme je m’y attendais déjà. Mais si je devais faire une comparaison, elle était plusieurs fois meilleure à tous les niveaux comparativement à la viande d’un Croc de Feu.

La viande avait seulement été grillée maintenant, car j’avais l’impression qu’il ne serait pas bien de le manger cru comme certaines viandes consommées au Japon. Kato pensa la même chose que moi et pendant le repas, j’avais commencé à parler à Rose, qui travaillait encore, au sujet des sushis, des sashimis et d’autres questions insignifiantes en provenance du Japon.

Dernièrement, la scène où nous discutions plus ou moins tous ensemble était devenue monnaie courante.

Pendant mon absence, ces deux filles avaient toujours été ensemble. Il se pourrait qu’elles aient eu l’occasion d’approfondir leur relation.

Il y avait d’autres endroits où la situation était différente du passé.

Je rendis grâce à Asarina qui étirait son corps mince pour mordre et récupérer une brochette de viande pour moi sans avoir de mon côté à déplacer le petit doigt. J’avais ensuite regardé la personne assise à ma gauche, Gerbera.

Les pattes courtes pendantes d’une jeune renarde qui était allongée sur son ventre pouvaient être vues sur la tête de Gerbera. Cela aussi c’était quelque chose qui était souvent vu récemment.

« Ceci... Ayame... Pourquoi le Maître m’a-t-il ordonné que je doive la garder ici ? » demanda Gerbera.

Ayame (Iris sanguinea) était le nom de la jeune Renard Ballon qui était rentrée dans ma Famille de Monstres.

En regardant Ayame qui se trouvait au sommet de sa tête, Gerbera fronça légèrement les sourcils comme si elle était troublée, bien qu’il ne semblait pas que Gerbera la déteste. Avec les capacités physiques d’une Arachne Blanche, cela devrait être une chose simple pour attraper la jeune Ayame. Comme elle ne l’avait pas fait, il était facile de deviner ce qu’elle pensait vraiment.

« Kuu, kuu. »

« Je serais troublé si tu cries comme si tu étais mécontente. Je devrais me plaindre à la place de toi. »

« Kuu. »

« ... Quel camarade ennuyeux. »

Il semble que la jeune Ayame aimait beaucoup Gerbera et qu’elle se retrouvait très souvent avec elle.

Bien qu’elle s’agitait beaucoup et qu’elle ne pouvait pas rester immobile tel un enfant, quand elle s’en rendait compte, elle escaladait alors l’abdomen plat de Gerbera et atteignait le sommet de sa tête blanche.

Gerbera, bien qu’étant désemparée par rapport aux actions d’Ayame, ne semblait pas avoir de pensées négatives envers l’existence de sa nouvelle sœur.

« Mais... pourriez-vous être tranquille pendant un moment ? » Tout en disant cela, Gerbera avait poursuivi Ayame pour être sûre que tout allait bien.

Des scènes agréables et ordinaires comme celle avec Ayame avaient été de plus en plus visibles pour moi. Ayame, comme si elle jouait avec Gerbera, courait à l’intérieur du nid.

Et enfin, du côté de Rose, elle était là à parler avec Kato.

« Oh mon Dieu ! Quel est le problème, Ayame ? C’est dangereux, tu sais, » Rose travaillait comme d’habitude, tandis que sa main droite tenait le couteau, sa main gauche tenait l’épée qu’elle avait découpée. Jouer trop près d’elle était donc quelque chose de dangereux.

Sans tenir compte des soucis de Rose, tout en émettant un son, Ayame se coucha sur l’un des genoux durs en bois de Rose.

« Je suppose que je ne peux pas faire autrement, » Rose avait arrêté son travail en plein milieu et avait posé sur le sol les objets qui étaient dans ses mains.

Ses mains hésitèrent un peu, se sentant perdues avant d’atterrir sur la tête d’Ayame pour la caresser avec raideur.

Et ensuite, Gerbera qui poursuivait Ayame jusqu’à maintenant arriva à côté d’elle.

« Mes excuses, Mademoiselle Rose. Ayame a été un problème pour vous, » déclara-t-elle.

« Non, cela ne me dérange nullement, » répondit Rose.

Ayame, que Gerbera regardait, s’était totalement affalée sur place alors qu’elle était caressée par Rose.

Il semblerait qu’elle voulait être gâtée par la sœur avec qui elle passait normalement peu de temps. Gerbera se tenait toujours là avec une expression maladroite.

Une telle Gerbera avait regardé le visage sans expression de Rose qui avait continué de son côté à caresser Ayame.

« Mignonne, n’est-ce pas ? » demanda Rose.

« O-Oui, » Gerbera hocha la tête et plia ses huit jambes.

« ... »

« ... »

Avec Ayame au milieu, Gerbera et Rose s’étaient assises l’une à côté de l’autre. Alors qu’elle regardait alternativement les deux filles, Ayame balançait sa queue moelleuse d’un côté puis de l’autre.

« ... »

« ... »

Les deux filles s’étaient complètement raidies sans dire un mot.

« Kuu? » Ayame pencha la tête tandis que Kato soupirait.

« Que diriez-vous de parler de quelque chose plutôt que de vous regarder en chiens de faïence ? » Kato avait déclaré ça avec un ton exaspéré après les avoir regardées pendant un moment.

« Regards, Ayame. Puisque tes deux sœurs ont l’air de vouloir converser, viens ici, » alors que Kato fit un léger bruit avec sa langue, Ayame regarda Rose et Gerbera avant de glisser entre les mains de Rose et de se diriger vers elle.

Les deux filles qui avaient été laissées derrière avaient échangé des regards.

Maintenant, c’était devenu une situation où ni l’une ni l’autre ne pouvaient se lever et partir sans avoir eu une seule conversation. Maintenant que c’était arrivé, il n’y avait pas d’autre choix que de l’accepter.

Et surtout, la plus jeune des sœurs les regardait attentivement avec de jolis yeux noirs et ronds.

N’allez-vous pas discuter ?

Pourquoi attendez-vous toujours ?

... De telles voix pourraient presque être entendues en raison des regards qu’elles se faisaient. On ne peut s’empêcher de dire que c’était une scène quelque peu gênante.

« Le Maître a-t-il dit quelque chose à ce sujet ? » Après plusieurs secondes de silence passées à chercher un sujet, celle qui avait déclaré ça était la sœur aînée, Rose. « Je parle du fait de combiner ma compétence particulière en fabrication d’objet magique et vos talents de tisserands afin de pouvoir fabriquer de meilleures armures. »

« C’est exact, » répondit Gerbera.

« Je pense que c’est un bon plan qui vaut la peine d’être considéré. Qu’en pensez-vous ? » demanda Rose.

« Je suis d’accord. Je pense aussi que c’est un bon plan. Quel genre de choses envisagez-vous, Mademoiselle Rose ? » demanda Gerbera.

« Laissez-moi réfléchir, » répondit Rose.

La conversation avait commencé ainsi.

Les deux filles sont des maîtres dans leur métier en production. Bien qu’elles puissent encore être gênées lors de conversations ordinaires, s’il s’agissait spécialement de produire des objets, il semblerait que c’était pour elles un sujet inépuisable.

Les actions d’Ayame avaient permis de créer cette opportunité, et maintenant, elle avait écouté la conversation des deux filles qui avaient fait de petits sourires alors qu’elle se pelotonnait en boule sur les genoux de Kato et qu’elle commençait à s’endormir en produisant un petit son mignon.

Bien qu’elle avait agi selon son rythme, c’était certainement grâce à Ayame que l’atmosphère s’était ainsi calmée. Le plus faible de nos compagnons avait sans doute ce genre de talents.

Sa mobilité était au niveau d’un chiot, et sa fourrure avait commencé à s’allonger alors que nous étions restés là à nous reposer ces derniers jours. Elle avait aussi une endurance de monstre, mais même si elle était capable de cracher des boules de feu — une spécialité de sa race — elle ne serait pas capable de survivre à une bataille par elle-même.

Cependant, l’existence d’Ayame nous avait donné un certain type de confort. Avec une telle disposition rare, elle était devenue une autre existence indispensable pour moi.

« Ne serait-ce pas génial si de tels jours devaient continuer pour toujours ? » Je hochai la tête tout en ressentant un flot d’émotions envers les mots de Lily, qui se blottissait à mes côtés.

« Aah. C’est vrai. Je le souhaite également..., » déclarai-je.

J’avais eu l’impression que c’était un souhait impossible.

En quittant cette forêt, je serais probablement dans un environnement qui serait un changement soudain de celui que j’avais laissé derrière.

Si je devais faire un pas dans le monde humain, je serais obligé de faire face à la race de mes semblables, les humains, que cela me plaise ou non.

Je suis un maître qui dirige une Famille de Monstres telle que Lily. Peu importe ce qui arriverait, nous nous entraiderons et vivrons ensemble. C’était ce que j’avais décidé dans mon cœur.

La formation de lien avec des monstres était mon trait spécial, mais je ne savais toujours pas comment les humains de ce monde réagiraient à ce moment-là.

En réalité, nous finirions par entrer en contact avec des individus de ma race... Je ne savais pas quel genre de connexion nous pourrions avoir avec des étrangers qui n’étaient pas des étudiants.

Je n’avais absolument pas besoin de les accepter, mais je souhaitais qu’ils n’aient au moins aucun antagonisme envers moi.

Néanmoins, s’ils devenaient hostiles... à ce moment-là, je devrais aussi me résoudre et je devrais me battre contre mes semblables, les humains afin de pouvoir protéger cette vue qui était devant moi en ce moment.

***

Quelques jours après avoir quitté le nid de l’Arachne...

Nous nous dirigeons vers le nord. Nous nous étions déplacés vers la lisière de la forêt et le monde humain qui s’étendait au-delà de là.

***

Chapitre 11 : Voyage vers le nord

Partie 1

Notre voyage vers le nord s’était déroulé sans heurt jusqu’à présent.

Avec, à mes côtés, la plus grande force de combat, l’Arachne blanche, Gerbera, ainsi que Lily qui pouvait imiter le sens de l’odorat d’un Croc de Feu en tant qu’éclaireur et Rose qui se battait résolument comme un mur humain, parfois même la multitude de monstres qui étaient apparus devant nous ne pouvait pas franchir cette défense.

Je voudrais si cela avait été possible impliquer les deux nouveaux membres à travailler ensemble, mais cela n’était pas encore le moment qui leur convenait le mieux pour briller.

Bien sûr, il serait encore mieux de ne pas rencontrer de telles situations. Cependant, le fait était que je ne pouvais pas dire cela tout le temps. Il était quand même préférable de préserver notre force de combat pour quand cela serait nécessaire.

Après avoir terminé la portion du voyage d’aujourd’hui, j’avais testé diverses simulations de combat avec Asarina après avoir fini de dîner.

« ... Ahhh. »

« Attendez un peu. Je vais vous soigner, » me voyant serrer les dents en raison de la douleur, Lily s’était empressée de me prodiguer des soins avec sa magie curative.

La zone ciblée était la main gauche où résidait Asarina. Après avoir été baignée par une douce et chaleureuse lumière, ma main douloureuse semblait me faire un peu moins souffrir.

Cependant, mes sourcils froncés étaient restés comme ils étaient avant ça.

« C’est un problème... n’est-ce pas ? » Sa voix semblait amère. Sans le savoir, son ton était devenu quelque chose comme un gémissement.

Aujourd’hui, cela faisait la troisième nuit consécutive de pratique au combat avec Asarina après avoir quitté le nid de l’Arachne.

Il était encore difficile de donner des instructions détaillées, mais des ordres simples pouvaient être transmis sans vocalisation à travers le lien qui nous unissait.

On pouvait dire que cela allait d’une manière un peu plus favorable que prévu. Cependant, un problème inattendu était à la place survenu.

« J’ai pensé que c’était dû à ma faiblesse, mais c’est seulement après être venu jusqu’ici que ça revient à me poser problème, » dis-je. J’avais ouvert et fermé mes doigts pour vérifier la récupération de ma main.

Il s’agissait de la main rugueuse d’un homme qui avait reçu beaucoup de petites blessures, essayant de survivre dans un autre monde. Pourtant, contrairement à l’extérieur, il s’agissait d’un corps faible et cette faiblesse était devenue un réel problème dans le cas présent. L’utilisation de ce monstre aura certainement des répercussions sur mon corps.

Même si nous nous trouvions dans le monde alternatif avec l’existence mystérieuse d’une chose telle que la magie, les règles du monde ne changeaient nullement. Il s’agissait des lois de la nature.

Si les humains qui n’avaient pas été entraînés frappaient imprudemment quelque chose, ils blesseraient leurs poings. En outre, il y avait des cas où leur poignet pourrait ainsi subir une entorse. Dans la même optique, c’était arrivé à mon corps et cela avait été dû au fait que je ne pouvais pas supporter l’impact des attaques d’Asarina.

Il ne serait pas utile de considérer l’option où je ne pouvais pas y aller à pleine puissance...

Le fait de retenir la force d’Asarina était déraisonnable et donc, le résultat de sa pleine puissance avait ainsi montré mon côté honteux et j’avais également failli m’évanouir à cause de la douleur de mon poignet et de mon coude. Telle était l’apparence désastreuse que je montrais en ce moment.

« Goshu, shu, sama... »

« Ce n’est pas ta faute. Ne te blâme pas pour une telle chose, » dis-je.

J’avais ensuite caressé avec mon doigt Asarina, qui s’était soudainement enroulée jusqu’à avoir une longueur d’un centimètre après avoir émergé du dos de ma main.

Cela avait eu un effet curatif sur mon esprit, mais la douleur causée par mon mal de tête était restée.

Même si Asarina était finalement devenue une arme pour moi, je ne pouvais pas faire ressortir toute sa puissance en raison de mon propre corps insuffisant.

« ... Que dois-je faire à ce sujet ? » dis-je.

En fin de compte, nous étions tous assis ensemble pour chercher une solution. Je me grattai la tête tout en soupirant à plusieurs reprises.

Ma ligne de vue avait atterri sur Lily qui était à côté de moi. Elle avait frappé son doigt contre ses lèvres et avait regardé comme si elle méditait sur quelque chose.

« Lily, as-tu des idées là-dessus ? » Après lui avoir demandé cela, Lily dirigea ses grands yeux noirs dans ma direction.

« Oui, ce n’est pas que je n’ai pas d’idée, mais..., » commença-t-elle.

« Vraiment ? » demandai-je.

« C’est juste que je ne suis pas sûre que ça va bien se passer. Mais je pense que ça vaut le coup d’essayer..., » répondit Lily.

Le fait d’avoir une telle pensée signifiait qu’elle avait une vague idée, mais n’avait pas encore consolidé cette idée pour qu’elle soit utilisable. Cela dit, tant qu’elle avait une idée avec une faible probabilité de fonctionner, cela valait la peine de la considérer.

« Pourrais-tu détailler un peu plus là-dessus ? » demandai-je.

« Bien sûr. Cependant, dans ce cas, j’aurais besoin d’avoir la coopération d’une autre personne, » annonça Lily.

« La coopération... de qui exactement ? » demandai-je.

« De Gerbera. Son aide m’est nécessaire pour ce dont je voudrais parler. Il faudra également redoubler d’efforts pour le faire, alors parlons-lui pour le moment, » déclara Lily.

Après que Lily eut dit ça, nous nous étions déplacés pour aller à côté de l’endroit où Rose et Gerbera étaient assises.

Nous nous étions assis en cercle autour du feu de camp.

En ce qui concerne nos positions, Lily était à ma gauche, Gerbera à ma droite, Rose et Kato étaient devant moi. Ayame semblait s’être déjà endormie, des sons de doux ronflement pouvaient être entendus en provenance du haut de l’abdomen de Gerbera.

« Et alors, que voudriez-vous me demander ? » demanda Gerbera.

Gerbera avait rapidement demandé et Lily avait parlé des problèmes que nous rencontrions concernant l’entraînement au combat avec Asarina.

« Je comprends maintenant la situation. Pourtant, je ne vois pas quelle aide je pourrais fournir..., » après avoir écouté l’histoire, Gerbera avait fait un sérieux visage alors qu’elle disait ça. « Lily-dono, avez-vous un plan en tête en ce moment ? »

« Oui. J’ai bien quelque chose en tête, et c’est pour cela que je dois te demander de l’aide, » Lily hocha la tête tout en répondant à l’interrogation de Gerbera. « Il faudrait que tu entraînes le Maître vis-à-vis de la magie. »

« Un entraînement à la magie ? » demanda Gerbera. Les yeux écarlates de Gerbera s’élargirent comme si ce que demandait Lily était vraiment très inattendu. « Hélas, n’est-ce pas le rôle de Lily-dono d’être l’enseignante ? »

Moi, qui avais vu une forte augmentation au niveau de sa Capacité Magique après que Gerbera soit devenue une membre de la famille, avais commencé un cours de base à la magie depuis environ trois jours sous la supervision de Lily.

Cela avait lieu après ma formation avec Asarina et c’était aussi ce qui était prévu pour ce soir. La demande de Lily était donc pour que Gerbera joue le rôle du professeur à partir de maintenant.

« Si c’est de la magie, à la place de me choisir, ne serait-ce pas mieux que vous soyez celle qui lui enseignerait la magie vu que vous êtes bien plus compétente que moi ? Ne voulez-vous pas continuer à enseigner la magie à Monseigneur ? » demanda Gerbera.

« Si cela concerne juste l’enseignement de la magie et des attributs de base, mon enseignement serait le plus efficace, cependant..., » commença Lily.

Tout en parlant, Lily tendit la main à Gerbera qui était assise de l’autre côté de moi et lui prit le poignet.

« Euhh ? » s’exclama Gerbera.

« Regards. Le Maître aussi devrait regarder et lever la main, » déclara Lily.

« ... ? Ahh. »

Alors que Gerbera faisait une expression négative, je tendis la main.

« C’est très bien ainsi, » déclara Lily.

Lily avait tiré nos mains ensemble et avait collé nos avant-bras.

Alors que j’étais positionné ainsi vis-à-vis de Gerbera, je pouvais sentir la température légèrement plus basse de Gerbera.

... D’une certaine manière, cela semblait embarrassant.

Gerbera semblait ressentir la même chose, car ses joues s’étaient légèrement rougies.

« La main de Gerbera est vraiment jolie, douce et chaude, et elle est si immaculée sans aucune marque de blessure, » déclara Lily.

« On peut dire la même chose de vous, Lily-dono, » répondit Gerbera.

« C’est parce que les miennes sont des imitations. D’ailleurs, comparé à Gerbera..., » commença Lily.

Lily laissa échapper un sourire ironique tout en disant cela, maintenant la silhouette de la beauté incontestée, Miho Mizushima, quand elle était en vie.

Mais il y avait une partie de son corps qui était légèrement différente de l’ancien corps. L’endroit qui avait été amélioré était à l’avant de son corps et sur la partie haute. Quant au reste du corps, elle avait précisément copié l’original. Bien sûr, son apparence était celle d’une fille douce et belle.

Cependant, être comparé à Gerbera était quelque chose de cruel. La beauté de Gerbera était à un niveau différent.

Elle avait une beauté inhumaine et impeccable, qui est dans une dimension complètement différente de Lily dont l’apparence était l’imitation d’un être humain.

Bien entendu, elles ne devaient pas être comparées à l’origine, et elles ne devaient pas non plus être comparées entre elles. Même si je devais les comparer, en tant que Japonais, il y a un certain sentiment de beauté présente chez Lily et dans ce sens, beaucoup d’hommes seraient d’accord avec moi. Mais dans tous les cas, c’était uniquement une question de préférences.

Mettons cela de côté...

« La conversation ne va-t-elle pas hors sujet ? » demandai-je.

« Oh, oui, vous avez raison, » Lily tira sa langue puis poursuivit la conversation. « Maître, je veux que vous compariez votre bras avec le bras de Gerbera. »

« Son bras ? » demandai-je. Après ça, j’avais observé le bras de Gerbera qui me touchait.

Il s’agissait du bras d’une jeune fille, rien de plus. Mon bras plein de blessures et de cicatrices ne pouvait même pas être comparé à ses bras magnifiques et souples.

« Le bras de Gerbera est plutôt mince. C’est tellement plus délicat que le bras du Maître qui ne peut supporter les attaques d’Asarina, » continua Lily.

C’était prévisible, disons. Je suis un homme, alors que Gerbera est un monstre, mais elle n’en est pas moins toujours une femme. Tous ces faits mis à part, le mien devrait être plus solide en apparence.

« Cependant, si vous deviez avoir un bras de fer avec Gerbera, le Maître ne gagnerait certainement pas, » continua Lily.

« Eh bien, je sais que c’est vrai, » répondis-je. Je n’avais même pas cherché à nier ce fait.

« Et si l’on met de côté le fait de gagner ou perdre, votre bras ne sera-t-il pas fracassé à la place ? » demanda Lily.

« Je ne ferais jamais une telle chose ! » Gerbera réfuta immédiatement. Mais j’étais presque sûr que ce que Lily avait en tête n’était pas du tout lié à ça.

Dans ma mémoire, je me souvenais de la récente et courageuse silhouette de Gerbera qui avait dévasté le groupe des vignes. À ce moment-là, je me rappelais encore du regard empli de sauvagerie qu’elle avait eu. Cette férocité était également selon moi une très belle scène à contempler.

Mais même si je devais m’entraîner pendant toute ma vie, je ne serais pas capable de faire la même chose.

... Attends, est-ce vraiment impossible pour moi de le faire ?

Mais j’avais l’impression que je comprenais déjà ce que Lily allait me dire.

« Nous sommes des monstres et le Maître est humain. Il peut donc y avoir des différences dans la structure des muscles. Mais dans tous les cas, les bras minces de Gerbera et la force monstrueuse ne correspondent pas. C’est à prévoir, car tout cela est à cause d’un phénomène particulier de ce monde, » expliqua-t-elle.

« Hein, pour le dire simplement, tu me parles de la magie, » dis-je.

Même si cela semblait impossible en utilisant les lois de la physique, ce monde avait également ses propres lois spécifiques. Si l’on pensait à de telles choses, alors des actes qui étaient en dehors de ce à quoi je m’attendais étaient rendus possibles.

« C’est bien le cas, » répondit Lily. Elle hocha la tête afin de montrer qu’elle était d’accord avec mes mots. Puis Lily sépara nos deux mains et se rapprocha de moi.

« Comme je suis un slime mimétique, je peux maintenir cette apparence avec de la magie. Rose étant une marionnette, la magie déplace le corps de poupée. C’est pareil pour la vigne parasite Asarina. Ayame, la Renarde Ballon est capable de produire du feu avec de la magie. Bien sûr, la même chose s’applique avec Gerbera. »

« Ah, avec la puissance de la magie, » dis-je.

Elle parlait donc du renforcement des capacités physiques en utilisant la magie.

Après cela, je m’étais rappelé de l’instant après que nous ayons tous été envoyés de force dans ce monde lorsque nous avions vu la silhouette de l’étudiant qui avait tué un dragon avec la pure force.

Ce genre de destruction permis par les capacités spéciales nécessitait également un énorme Pouvoir Magique pour pouvoir l’utiliser. Mais en vérité, selon cette conversation, c’était apparemment un acte qui ne nécessitait pas de capacités spéciales.

Dans un tel ça, même moi devrais être capable de le faire. Même si ce n’était pas à un tel niveau, si ce corps devenait encore un peu plus robuste, la situation changerait sûrement dans le bon sens.

***

Partie 2

Dans tous les cas, si j’étais capable de donner correctement des ordres à Asarina, qui était cachée dans le bras gauche de mon faible corps, alors ce ne serait pas un problème. L’ombre au tableau était le degré de difficulté que je devais surmonter pour ça.

« Ce que Lily-dono me propose de faire, c’est “d’enseigner à Monseigneur le renforcement du corps en utilisant la magie.” Mais..., » commença Gerbera.

« ... »

Gerbera fronça les sourcils en pleine confusion.

« Dans un tel cas, même si c’est Lily-dono qui le lui enseigne, alors cela ira. Ce genre de compétences n’est pas seulement maîtrisé par moi, » Gerbera déclara ça. Ce qu’elle disait était tout à fait raisonnable.

Avec cette logique, n’importe qui pourrait enseigner cette technique.

« Bien sûr, ce n’est pas comme si je détesterais enseigner ça à Monseigneur, » continua Gerbera. « Mais, d’abord, n’est-il pas convenu que Lily-dono enseigne ça à Monseigneur ? Est-ce d’accord ? N’allez-vous pas regretter la chance de l’enseigner à Monseigneur, et n’auriez-vous pas des regrets après ça ? »

« C’est un peu déplaisant, mais..., » Lily, en entendant Gerbera exprimer son inquiétude à propos de quelque chose d’autre que moi, bien qu’elle avait eu un sourire amer, n’éprouvait pas de mauvais sentiments envers sa petite sœur.

Les filles semblaient s’amuser quand elles m’apprenaient les fondamentaux de la magie. Quand j’avais réalisé cela, j’avais ressenti un léger embarras.

Même si elle allait abandonner ces moments agréables, il semblerait que Lily avait déjà considéré que Gerbera devrait être celle qui m’enseignera la magie liée au renforcement corporel.

Cette raison avait été énumérée directement à Lily.

« Je crois qu’il est fort probable que l’enseignement de Gerbera soit le plus efficace, » déclara Lily.

« Que voulez-vous dire par là ? » demanda Gerbera.

« Le pouvoir magique présent dans le corps de Maître est presque entièrement sur la même longueur d’onde que ton pouvoir magique. Je crois donc que de te laisser l’essayer maintenant est le meilleur raccourci, » expliqua Lily.

Ma puissance magique avait augmenté en raison du fait que Gerbera faisait maintenant partie de ma famille. Cela était dû au fait qu’une partie de la magie de Gerbera m’avait été transférée à travers le lien.

Avec la naissance d’Asarina, une partie de ce pouvoir magique était constamment drainée par elle, mais ce n’était qu’une petite partie.

Au début, la quantité de pouvoir magique que j’avais l’habitude d’avoir était tout simplement une quantité minuscule par rapport à maintenant. Mais la quantité actuelle de pouvoir magique que j’avais maintenant pouvait être considérée comme étant à peu près celle de Gerbera.

Donc, le fait d’avoir le propriétaire original de ce pouvoir magique qui enseignait la façon de l’utiliser était préférable et c’était le point de vue de Lily.

« Je vois. C’est donc ce genre de chose. Mais avec cela, il y a une chose de plus que je souhaite savoir, » Gerbera qui avait compris les paroles de Lily avait annoncé une autre question. « Puisque Lily-dono a enseigné à Monseigneur la magie des attributs dès le début, comment allons-nous faire ? Allons nous le faire en même temps ou est-ce que Monseigneur arrêtera cela et commencera à apprendre la magie du renforcement corporel ? »

« En ce qui concerne ce domaine, je vais laisser ce choix au Maître, » déclara Lily. « Je voulais juste demander si le plan pour être capable de résister au contrecoup des attaques d’Asarina était bon ou pas. »

Après l’échange de mots, elles m’avaient toutes deux regardée.

« Qu’allez-vous faire, Maître ? » Lily qui était la représentante avait demandé.

« Hmm..., » pendant un moment, je m’étais mis à plonger profondément dans mes pensées.

Les magies des attributs

Le Renforcement du corps,

Ou peut-être les deux.

J’avais analysé et pesé les paroles de Lily et Gerbera et j’avais décidé après ça de la prochaine ligne de conduite.

Il n’avait pas fallu longtemps pour prendre une décision.

« Je pense que je vais apprendre le renforcement du corps de la part de Gerbera, » j’avais adopté le plan de Lily. « Asarina est maintenant logée dans ma main gauche. Si je devais apprendre la magie des attributs, je serais certainement en mesure de fournir de la magie de soutien et éventuellement de faire des interceptions. Mais peu importe. L’insécurité sur la défense reste encore présente... À ce propos, si j’étais capable de renforcer mes capacités physiques, mon endurance contre les attaques des adversaires s’améliorerait plus ou moins. Si je veux garder mes distances et attaquer de loin, je dois me reposer sur Asarina. »

Je ne devais pas comprendre mal la situation. Ce qui était nécessaire pour moi, ce n’étaient pas seulement des choses qui étaient utiles au combat.

Mon travail consistait simplement à survivre. Pour survivre, il était essentiel que je n’entraîne pas ma famille dans un grand danger.

En raison du fait que j’étais tombé dans le piège des renards et que j’y avais presque laissé la vie, je le savais que c’était une chose extrêmement importante à faire.

« Lily a également fait remarquer que, comparé à la magie des attributs, le Renforcement corporel montrera les résultats plus rapidement, » continuai-je. « De plus, les attaques d’Asarina augmenteront proportionnellement avec ma force. Mémoriser la magie des attributs plus tard n’est pas un problème. »

Après mon propre monologue, j’avais déplacé mon regard vers Lily avec un regard plein d’excuses.

« Cependant, cela semble être quelque chose de désagréable pour toi, Lily, qui m’a enseigné la magie des attributs jusqu’à maintenant... »

« Non. Je suis celle qui a suggéré cela. De mon côté, tout est bon si cela va vous aider, » déclara Lily.

Sans paraître déprimée, elle afficha un visage souriant et enjoué.

Je lui avais répondu avec un léger sourire et cette fois, je m’étais tourné vers Gerbera. « Et Gerbera, je suis désolé de prendre de ton temps. »

« De même pour moi, ça ne me dérange pas du tout. Quant à moi, le fait d’enseigner la magie à Monseigneur me rend vraiment heureuse, » déclara Gerbera.

En affichant clairement qu’elle était heureuse, le visage blanc translucide de Gerbera avait été teint d’un rouge cramoisi.

Alors même qu’elle affichait un comportement franchement puéril, l’expression de Gerbera était devenue vraiment mignonne.

Ce n’était certainement pas une mauvaise chose de voir ça.

« Merci beaucoup, » dis-je.

Tout en me sentant exaltée après avoir dit des mots de gratitude à Gerbera, j’avais mis de la pression sur mes genoux avec mes mains, en préparation pour me tenir debout.

« Donc, puisque notre conversation est réglée, à partir de maintenant..., » commençai-je.

« Euh... Majima-senpai. »

Je voulais rapidement commencer les leçons, mais mes mots avaient été interrompus.

Cette voix venait d’une fille, qui jusqu’à maintenant, n’avait fait qu’écouter notre conversion sans jamais rien dire. « Je suis désolée, mais puis-je avoir un peu de votre temps ? »

Elle était assise directement en face de moi au niveau du feu de camp.

Derrière cette lueur orange scintillante produite par la flamme brûlante, il y avait la silhouette de Kato qui me regardait fixement.

***

J’étais redevable envers cette fille, Kato Mana qui était d’un an ma junior.

Ce jour-là, j’avais été kidnappée par l’Arachne Blanche, et elle m’avait sauvé. Mais rendre cette faveur avec quelque chose d’égale valeur serait impossible. Voilà comment je pouvais décrire la dette que j’avais envers elle.

J’avais senti mon corps se raidir en l’entendant parler. Je m’étais alors mis à parler. « ... Qu’est-ce qui ne va pas, Kato-san ? »

En y réfléchissant, cela fait longtemps que Kato n’avait pas directement conversé avec moi.

La dernière fois que je lui avais parlé, c’était quand nous donnions des noms à Asarina et Ayame. Cependant, à ce moment-là, il y avait eu un sujet principal à discuter et tout le monde y avait contribué de manière égale. Je n’avais pas du tout discuté de divers sujets avec elle.

Ainsi, cela faisait longtemps que je n’avais pas correctement conversé avec elle.

Cependant, je ne l’avais réalisé que maintenant. D’une façon ou d’une autre, depuis que j’avais été inconscient, il semblerait que j’avais évité d’entrer en contact avec elle.

« Je suis désolée. Bien que vous commenciez votre formation très bientôt, veuillez rester ici un moment, » demanda Kato.

« Ça ne me dérange pas vraiment, mais..., » commençai-je.

« Merci beaucoup, car j’ai des choses que je souhaite vous dire, » annonça Kato.

Avant de continuer, Kato avait laissé glisser la couverture légèrement sale dont elle était toujours vêtue et s’était assise droite à côté de Rose.

On dirait que c’était une conversation sérieuse.

« En fait, j’ai une demande à vous faire, Majima-senpai, » déclara Kato.

Le contenu de son souhait qu’elle m’avait confessé était quelque chose que je n’avais pas prévu.

« Si Lily est disposée à le faire, puis-je avoir la chance d’apprendre la magie avec elle ? » demanda Kato.

« ... La magie ? » demandai-je.

« Tout à fait, » répondit-elle. « Même si c’est moi, si je prends le temps de l’apprendre, je serai peut-être capable d’apprendre la magie. »

Si je devais dire si c’était possible ou non, je croyais que c’était possible.

Si on se basait sur la théorie de la colonie, « Même si nous n’avions pas de capacité spéciale, alors nous pouvons quand même apprendre la magie. » Pour le dire franchement, même moi, je n’avais pris conscience de mon pouvoir que bien plus tard. Par conséquent, les « personnes qui sont incapables de découvrir leur propre capacité » seront certainement capables de le faire. De plus, Kato était aussi l’une des personnes qui avaient été transférées, donc les conditions étaient remplies selon moi.

Il y avait une possibilité que cela fonctionne.

Cependant, j’étais incapable de donner une réponse agréable immédiatement,

« N’êtes-vous pas d’accord avec ça ? » demanda Kato.

« ... »

Actuellement, elle était incapable de découvrir sa propre capacité. En d’autres termes, Kato était purement comme une personne normale (avec le sens implicite de « on ne peut pas y faire grand-chose ») qui pouvait mémoriser la magie. Pour simplement être capable de l’utiliser pour l’autodéfense pendant la bataille contre les monstres, je croyais qu’il était difficile de pratiquer suffisamment.

Tout comme le moi du passé, même si elle avait pris le temps d’apprendre venant la magie des filles, il n’y avait aucun sens à ça.

Si nous devions considérer la situation où Kato apprenait la magie, puisque l’autre était un humain, une attaque-surprise était la seule option disponible.

... Par exemple, des attaques-surprises depuis l’arrière.

Il ne pouvait être utilisé qu’à ce niveau-là. Alors que je pensais à ce genre de chose, je m’étais cogné la tête.

Envers ma bienfaitrice qui avait fait de son mieux pour me sauver et avait même risqué sa vie pour moi, j’avais des doutes vis-à-vis d’elle.

Mais c’était un fait que même si Kato avait maîtrisé la magie, il n’y a pas d’autre application pour ça.

Et plus que cela, le doute que je lui portais ne peut être facilement balayé.

En premier lieu, « lui permettre d’apprendre la magie » signifie « lui fournir une arme ».

Si c’était possible, je voulais ne pas avoir besoin de m’inquiéter de la relation entre moi et elle.

« ... »

En conséquence, parce que j’étais resté silencieux jusqu’à présent, mon intention de rejeter sa demande lui avait été transmise.

Alors qu’elle me regardait, Kato avait à nouveau ouvert doucement la bouche. « La magie curative. »

« Hein !? » m’exclamai-je.

« Je voudrais apprendre la magie curative, » déclara Kato.

C’était une déclaration qui avait balayé tous mes doutes.

« Est-ce impossible ? » demanda-t-elle.

« C’est..., » commençai-je.

Si ce qu’elle allait apprendre était la magie curative, alors elle ne serait pas équipée d’une arme.

En moi, j’étais conscient que mon niveau de vigilance avait d’un coup chuté.

... Si c’était le cas, il ne devrait pas y avoir de problème à lui donner l’opportunité d’apprendre la magie.

Au moins, il était probable qu’il y avait de la place pour le considérer.

J’étais à mi-chemin de vouloir changer mes pensées. Mais j’avais été incapable de poursuivre mes pensées.

« Pour cette conversation, s’il vous plaît, pourriez-vous attendre un peu ? » demanda Gerbera.

« Gerbera ? » demandai-je.

Ses sourcils tombèrent comme si elle était désolée.

Cette paire d’yeux rouges regarda Kato à travers les flammes vacillantes du feu de camp.

« Je suis désolée, mais, s’il vous plaît, considérez ma demande d’avoir Lily-dono à mes côtés pour aider à enseigner la magie au Maître, » déclara Gerbera.

« Aide ? Dans quel sens ? » demanda Kato.

Gerbera qui n’aimait pas Kato, avait légèrement durci son expression et répondit en recevant le regard de Kato, qui attendait une réponse.

« Je suis un monstre, » répondit Gerbera. « Je ne comprends pas le mode de vie d’un humain. Je n’ai pas confiance quant à savoir si j’étais capable d’enseigner au Maître la magie. Sur ce point, si je devais emprunter la force de Lily-dono qui, tout en étant un monstre, a des souvenirs d’être humain, je me sentirais plus confiante. »

« Je vois. Au moins au début, juste pour m’en assurer, je suppose que c’est mieux que je t’aide, » déclara Lily. Elle semblait d’accord avec l’opinion de Gerbera.

« Vous ne pouvez pas nous enseigner tous les deux en même temps ? » demanda Kato.

Face à la question de Kato, Lily hocha négativement la tête. « Je crois que ce serait difficile. Si Kato-san commençait à utiliser la magie, vous devez commencer par saisir la sensation de magie. »

Personne n’était capable de s’en occuper si elle était incapable de la voir ou de la saisir.

Pour pouvoir utiliser la magie, il fallait d’abord que la personne puisse ressentir la puissance magique.

« Cela prendra du temps. Et progresser au même rythme que Maître n’est pas quelque chose que vous pouvez faire, » déclara Lily.

Au commentaire de Lily, Kato fronça les sourcils en montrant qu’elle avait des doutes.

« S’il s’agit du fait d’incapable de percevoir la magie qui rend tout cela inutile, je peux comprendre. Mais Majima-senpai n’est-il pas dans le même cas ? » demanda Kato.

« Je suis désolée, mais en ce qui concerne ce cas, le Maître est spécial, » répondit Lily.

« Spécial, dites-vous ? » demanda Kato.

« Tout à fait, » répondit Lily. « Vous pouvez dire que c’est un cas exceptionnel. »

Face aux paroles exagérées de Lily, Kato avait affiché un visage un peu honteux.

« En parlant de..., êtes-vous maintenant capable de percevoir la magie ? » demanda Kato.

« C’est certainement le cas. Par rapport à vous, Kato-san, j’ai un avantage, mais ce n’est pas au point d’être exceptionnel, » déclarai-je.

Si vous aviez une certaine quantité de pouvoir magique, n’importe qui pourrait voir la magie.

Lily, n’utilise pas des mots tels que « spécial » ou « exception » si c’est dans cette mesure.

Ce que Lily voulait dire, c’était que mes circonstances étaient uniques. Et c’était seulement qui pouvait le faire à travers l’entrelacement inattendu du destin.

« Il y a quelques jours, le Maître n’a-t-il pas failli mourir à cause du manque de pouvoir magique ? » demanda Lily. « Grâce à Gerbera qui lui a donné du pouvoir magique, le Maître a pu rester en vie. À ce moment-là, la capacité de percevoir le pouvoir magique a été conférée de façon inattendue au Maître. »

En écoutant les paroles de Lily, je m’étais naturellement souvenu de ce qui s’était passé à ce moment-là dans mon esprit.

Je parlais du sentiment lorsque mon corps avait été rempli par du pouvoir magique à travers les fils d’araignée alors que malgré moi, j’étais sur le point de tomber inconscient. Mais je pouvais quand même me rappeler facilement jusqu’à maintenant.

Le sentiment de corps se remplissait..., et si je devais le dire, c’était une sensation qui était plutôt agréable.

En premier lieu, c’était précisément parce que j’avais été drainé à sec en mana que j’avais ressenti ce sentiment agréable d’être réapprovisionné. Il s’agissait d’une expérience qui ne pouvait pas être facilement reproduite. C’était une période où j’avais partagé ma douleur avec une autre personne.

« Pour commencer, transférer le pouvoir magique n’est pas quelque chose qui peut être fait par n’importe qui, » déclara Lily. « Même si nous l’avons fait une fois, nous ne savons pas s’il réussira ou non la prochaine fois. Le Maître était également dans une situation inattendue où il était à la porte de la mort en raison de l’épuisement de son pouvoir magique. Par conséquent, vous pouvez dire que c’est un cas extrêmement exceptionnel. »

« Certainement... Alors il est peu probable que je puisse obtenir le même résultat de la même manière, » déclara Kato.

Si elle utilisait le même raccourci que moi, Kato me rattraperait.

Cependant, il s’agissait d’une expérience qui m’avait été accordée. Cette fille était incapable de m’imiter.

« Je suis différente de Majima-senpai, » déclara Kato. « Je suppose que c’est un fait que je dois faire les choses d’une manière normale. »

« Oui, ce genre de chose, » répondit Lily. « Si vous êtes incapable de percevoir le pouvoir magique, il n’y a rien que vous puissiez faire... Tout d’abord, vous pouvez commencer par toucher les personnes quand elles manipulent la magie afin de saisir le flux de la magie. Cependant, ce que le Maître va apprendre maintenant, c’est le renforcement du corps. Par conséquent, en réalité, il va se déplacer pendant la formation. »

« S’il le fait, il devient de plus en plus difficile pour moi d’être en contact avec lui, » résuma Kato.

« En premier lieu, enseigner aux personnes ayant différents niveaux d’expertise n’est guère efficace, n’est-ce pas ? » demanda Lily. « Car il ne s’agit pas de bachotage à l’école ou d’une participation à des cours. »

« C’est également vrai, » déclara Kato.

Comme prévu, les choses que nous faisions maintenant n’avaient pas de marge d’erreur.

« Comme c’est regrettable, » déclara Kato.

Kato comprenait aussi notre situation actuelle et la raison pour laquelle nous nous déplacions continuellement jusqu’à maintenant. La fille avait rapidement retiré sa demande.

« Est-ce vraiment d’accord pour vous ? » demanda Lily.

« Si c’est au point de troubler Majima-senpai et les autres, alors oui. Pour commencer, ce n’est pas comme si j’avais besoin d’apprendre la magie, » déclara Kato.

Face à la question de Lily, elle avait répondu sans regret.

Elle avait une expression rafraîchissante sur son visage. « Je suis désolée d’avoir demandé quelque chose de gênant. »

Kato s’inclina rapidement.

« ... »

Alors que je regardais sa tête, je sentais un sentiment amer au milieu de mon cœur.

... Est-ce vraiment correct ainsi ?

J’ai une dette envers Kato-san. J’ai une obligation envers elle. Je suis redevable envers elle.

Si c’était une petite demande, je n’avais pas besoin d’hésiter à le lui accorder.

Bien que je pensais à de telles choses, j’étais incapable de le dire avec ma bouche.

« Bon sang, » Lily qui regardait derrière ses épaules murmura et se leva avec force.

« Mu... » En même temps, Gerbera, à côté de moi, avait étiré ses jambes.

Ayame, qui dormait sur son ventre, se déplaça et avec un rugissement *Gurururu*, elle regarda les profondeurs de la forêt derrière moi.

Rose avait déjà dégainé ses haches, finissant ainsi ses préparatifs pour la bataille.

Puis Kato et moi avions fait de même en remarquant le désastre imminent.

Alors que je me tournais dans la direction que mes amies regardaient, j’avais vu, à travers les profondeurs sombres de la forêt qui se présentaient dans mon champ de vision, les silhouettes de plusieurs humanoïdes venir à notre rencontre.

***

Chapitre 12 : Un vœu de poupée

Partie 1

Dans la sombre forêt, une ombre s’approchait un pas à la fois. Parce que ma vision était seulement celle d’un humain, il m’avait fallu quelques secondes pour discerner le fait que l’ombre avait des contours humains.

Même s’ils avançaient dans des buissons qui étaient à peu près de leur taille, je pouvais voir qu’il y avait cinq silhouettes.

Ils étaient à environ cinq mètres de moi. Le clair de lune et la lueur du feu ne les atteignaient pas encore.

Étaient-ils des résidents de ce monde étrange, ou était-ce quelqu’un qui avait été transféré tout comme moi ?

J’avais plissé les yeux, mais j’avais immédiatement réalisé que je ne serais pas capable de les identifier.

Ils avaient tous la tête couverte par quelque chose comme des casques, dont l’arrière se répandait comme une jupe afin de couvrir leur cou. Les visières fermées recouvraient complètement leurs traits faciaux, et une armure gris foncé protégeait leur corps.

Ils ressemblaient à des personnes en armure de plaques que j’avais vues dans les films. Il s’agissait de la tenue de soldats armés jusqu’aux dents.

Tout en faisant claquer ma langue, je m’étais rendu compte que ces individus allaient être un problème.

Je ne connaissais pas l’identité de l’autre groupe. Par conséquent, je ne savais pas leur motif.

C’était un problème sérieux que je n’ai pas pu découvrir qui ils étaient plus tôt. Si possible, je voulais confirmer avant le contact quel genre d’être humain ils étaient, mais...

... Non. Cela ne servait à rien de le regretter maintenant.

De toute façon, je devrais essayer de négocier.

Je m’étais levé et j’avais essayé de me mettre en face de Lily, mais elle m’arrêta avant même que je puisse le faire.

« Que se passe-t-il... ? » demandai-je.

« Maître, restez en arrière, » déclara Lily.

J’avais été empêché d’avancer par le bras tendu de Lily.

« Même si vous essayez une telle chose, cela ne servira à rien, » déclara Lily.

Les soldats que Lily voyait devant nous étaient déjà considérés comme l’ennemi.

« Lily ? Qu’as-tu... ? » commençai-je.

Je m’étais mise en garde. Je suppose que nous étions un peu malchanceux. Si nous n’étions pas dans une telle situation, il aurait été impossible pour eux de nous remarquer.

« Regardez. Vous devriez bientôt pouvoir le voir par vous-même, » déclara Lily.

J’avais fait ce qu’elle m’avait dit, et j’avais plissé les yeux pour voir qui étaient ces personnes, car elles avaient continué à se rapprocher.

Il y avait cinq soldats...

Mais je pouvais le voir. « ... Arg, » murmurai-je.

Enfin, la lumière du feu avait montré les corps des cinq soldats.

Les cinq soldats avaient tous des casques. Cependant, l’un d’entre eux avait eu son casque cassé et donc il était facile de voir son visage.

Après avoir confirmé le visage du soldat, j’avais involontairement gémi.

Le visage baigné de lumière ne présentait aucune ressemblance avec la personne d’origine. Il y avait une marque de morsure sur le visage, d’ailleurs tout ce qui était sous la mâchoire manquait. Bien qu’il puisse encore être déterminé que le soldat était caucasien, mais c’était à peine un humain.

L’armure de plaque aurait dû couvrir tout le corps, mais certaines de ses parties avaient disparu. Elle avait été brisée ou cabossée, et il y avait même certain dont l’un des bras manquait. C’était sûrement à cause d’une blessure mortelle qu’ils avaient reçue il y a quelque temps.

Dès que j’avais remarqué qu’il y en avait qui se promenaient en traînant leurs organes internes sur le sol, je pouvais sentir les sucs gastriques jaillir depuis le fond de ma gorge.

Depuis que j’étais venu dans ce monde, j’avais déjà vu des morts tragiques. Cependant, voir ce corps blessé se promener était vraiment horrible.

« Aa, Aa... »

De la bouche des morts qui étaient à moitié ouvertes vint un gémissement sans signification. La sensation de la mort qui caressait mon oreille faisait que ma peau frissonnait, j’étais horrifiée.

... Il ne faisait aucun doute.

Cela s’était déjà produit une fois dans la colonie. C’était assurément l’un de ces monstres morts-vivants. C’était presque un nom tabou dans la colonie, le nom donné au monstre appelé « Zombie ».

Pas étonnant que Lily ait dit que cela n’avait aucun sens. Même quand la silhouette d’une personne avait été à peine conservée, ils étaient quand même des monstres, et donc, il n’y avait pas de place pour la négociation.

« Oh, Oh Aaaaaa ! »

À la seconde d’après, les cinq zombies qui avaient émergé de la forêt s’étaient précipités vers nous avec la vitesse d’animaux sauvages.

« Arg ! » dis-je.

Face à la vue des cadavres qui nous chargeait, mon corps avait été involontairement paralysé.

C’était même un problème pour ceux qui avaient des capacités spéciales dans le corps expéditionnaire... des monstres morts-vivants étaient à craindre. Les humains étaient déjà naturellement réticents à blesser d’autres humains ou des choses qui ressemblaient à des humains. Quand quelque chose d’anormal comme un cadavre revenait à la vie et attaquait, il était naturel que les humains soient instinctivement intimidés. Mais cela ne s’appliquait qu’aux personnes qui étaient humaines.

Mon groupe était composé de monstres, qu’ils soient humains ou non. Il n’y avait aucune raison pour que les filles aient peur.

*Shiiii !*

La hache de bataille que Rose avait lancée avait affiché très clairement notre hostilité. La lame de la hache toucha la poitrine de l’un des monstres qui étaient tombés au sol avec une force terrible. Bien que l’armure avait protégé partiellement, la zone de la poitrine avait été divisée en deux, causant de sérieux dommages. Mais même si le corps était encore en mouvement, il avait été épinglé au sol par la hache lancée.

Les quatre autres zombies s’étaient précipités sur nous sans se soucier de leur camarade abattu. Ils n’avaient pas une chose comme de la camaraderie entre eux.

Ils avaient réduit la distance entre eux et nous. Mais, Rose avait immédiatement commencé à bouger en même temps qu’ils l’avaient fait.

« Je voudrais qu’ils n’approchent pas trop d’ici, » déclara Gerbera. « Il ne convient pas à Monseigneur de tomber malade à cause d’eux. » Après avoir dit ça, elle avait commencé à projeter des fils d’araignée dans leur direction.

Le fil d’araignée était éparpillé pour couvrir un large éventail, s’accrochant au corps et à divers objets des soldats environnants.

Le fil d’araignée d’une telle araignée était collant, et bien qu’il ne soit pas possible d’empêcher complètement le mouvement à pleine puissance d’un zombie, cela suffisait pour gagner du temps.

Alors que les zombies étaient ainsi retardés, Lily commençait à créer un cercle magique.

Il s’agissait de la magie de l’eau de deuxième rang révisée, les Trois Épées !

Des épées d’eau transparente apparurent et avancèrent dans l’air. Elles avaient transpercé le casque d’un soldat, ne manquant pas leur cible.

Les zombies avaient été détruits. Ils avaient eu leur cerveau transpercé par les épées et donc, ils étaient tombés sur le sol. Il avait déjà été confirmé dans la colonie que leur cerveau était leur noyau, ceci étant un rappel.

Maintenant, quant aux zombies restants...

« A, a, Aaaa~tsu. . . »

Le zombie restant avait totalement coupé le fil d’araignée.

« GyaO! » Il avait été frappé avec une boule de feu venant d’Ayame.

Qu’il n’ait pas pensé à éviter l’attaque, ou qu’il n’ait pas réagi parce qu’il s’agissait d’une attaque inattendue, la boule de feu s’étaient dirigée vers le zombie avant de la frapper. Une explosion de petite taille s’était produite et avait arrêté l’avancée du zombie.

« Laissez-le-moi ! » cria Rose.

Rose s’était précipitée avec une hache de rechange à la main.

*Shiii ! — Tsu*

Elle frappa avec sa hache et l’écrasa sur la tête du soldat.

Après ça, j’avais posé mon grand bouclier avant de pousser un profond soupir de soulagement.

Il ne s’était même pas écoulé dix secondes depuis le début du combat, et les corps des zombies avaient tous été détruits au cours de ce combat.

***

Après avoir mis mon épée dans le premier zombie que Rose avait bloqué au sol avec sa hache, nous avions décidé de nous diviser en deux groupes, l’un pour inspecter les zombies, et l’autre pour installer un nouveau camp.

Ce n’était pas très hygiénique de rester avec des cadavres en décomposition trop proches de nous. Bien qu’ils aient été tués avant d’avoir pu s’approcher, dormir près de plusieurs entrailles dispersées à portée de bras n’était pas vraiment bon pour la santé. C’était aussi bien physiquement que mentalement le cas.

Rose et moi avions décidé d’inspecter les cadavres.

Rose était celle qui allait réellement toucher les cadavres tandis que mon travail serait uniquement d’observer.

Il y avait suffisamment de main-d’œuvre pour faire du camp, et il avait été décidé qu’un humain devrait faire partie de l’inspection proprement dite.

Kato pourrait remplir ce rôle, mais je ne pensais pas que les femmes devraient observer lors de l’inspection des cadavres. En ce moment, elle divertissait Ayame.

« Qu’en pensez-vous, Maître ? Sont-ils des habitants de ce monde ou ceux qui ont été transférés ici comme vous ? » demanda Rose.

Rose me demanda cela alors qu’elle lavait leurs objets personnels dans de l’eau, pendant que j’étais derrière elle.

J’avais hoché la tête alors que je regardais les corps qui étaient disposés sur le sol.

« Eh bien, on dirait qu’ils ont des caractéristiques différentes de Kato et moi, » dis-je.

Le cadavre qui avait été dépouillé de son armure semblait être un homme adulte. Le zombie qui était endommagé et à qui il manquait sa mâchoire était difficile à identifier, mais il semblait être caucasien.

« Il y a une certaine ressemblance... ce pourrait être quelqu’un de l’occident qui est arrivé dans ce monde, » déclarai-je.

Une fois que j’avais commencé à penser à cette possibilité, je ne pouvais plus la nier. Mais à un moment donné, cela ne servait à rien de continuer à y penser.

« Au moins, je ne reconnais pas cette langue..., » j’avais dit ça en regardant la lettre qu’ils portaient près de leur poitrine.

Elle était noire et tachée de sang, mais je pouvais au moins dire que c’était un alphabet que je n’avais jamais vu auparavant. C’était probablement la langue de ce monde étrange.

Si je devais dire quelque chose, alors la forme du caractère était similaire à l’écriture cursive du kanji. Malheureusement, je n’avais pas assez de connaissances pour pouvoir faire une distinction.

« Cela dit, je ne peux pas dire avec certitude. Je ne peux pas le dire parce que je ne connais pas l’origine de l’alphabet de ce monde, » déclarai-je.

Cela dit, je ne pouvais pas nier que cela pourrait être une langue de mon monde. Le cadavre ne me disait rien. Il serait tout à fait déraisonnable d’en recevoir une réponse.

Je laissais involontairement échapper un soupir.

Je pensais que nous allions enfin pouvoir rencontrer des habitants de ce monde. Les personnes dans ce monde semblaient être difficiles à trouver.

« Rose, as-tu remarqué quelque chose ? » demandai-je.

« Eh bien..., » commença Rose.

Rose me tendit le dernier objet qu’elle avait lavé.

« Un anneau ? » demandai-je.

« Tout à fait, » répondit Rose. « On dirait qu’ils en portaient tous un. »

Il semblerait l’avoir placée sous l’armure. C’était un anneau de métal mince et rond qui ne gênait pas quand il serrait le poing.

Une petite pierre jaune avait été aménagée en décoration, et différents caractères blancs avaient été gravés sur l’anneau. Peut-être, cela pourrait être une sorte d’identification pour cette unité militaire.

« Avez-vous remarqué autre chose ? » demanda Rose.

Rose m’avait montré l’une des mains du cadavre.

« Ils ne semblent pas avoir beaucoup pourri. Ils sont morts que depuis quelques jours, » expliqua Rose.

J’étais sur le point de demander comment cela pouvait s’être produit, quand j’avais réalisé ce qu’elle essayait de me dire.

« Rose, qu’est-ce qui s’est passé... ? Que dis-tu, ces individus ont-ils été tués à quelques jours de marche d’ici ? » demandai-je.

« Oui, » répondit Rose.

Contrairement aux humains normaux, ces personnes étaient maintenant des zombies, et ils n’avaient probablement pas besoin de se reposer. Cependant, même s’ils n’avaient pas arrêté de marcher... Cela aurait dû leur prendre au moins de 10 jours pour arriver ici depuis l’orée de la forêt.

Je pouvais honnêtement dire que nous serions en mesure de faire cette distance sans problème.

« En d’autres termes, il est possible que leur base soit à proximité, » déclara Rose.

« Même si leur base n’est pas là, je suis sûr qu’il y a des gens là-bas, » déclarai-je. « Sinon, il devrait au moins y avoir des indices. Maintenant, le problème est de savoir comment y arriver. »

« Grande Soeur (Lily) peut probablement utiliser le sens de l’odorat du Croc de Flammes pour suivre leur odeur et suivre leurs traces dans le sens inverse. Et aussi, il venait du nord-ouest et il est fort probable qu’ils n’aient pas dévié de leur route, » déclara Rose.

« La route ne changera pas de celle-là, si nous échouons. Et si nous échouons, nous ferons ce que nous avons fait avant et continuerons tout droit vers le nord, » déclarai-je.

Nous allions vraiment dans une direction assez vague donc je suppose que nous avions bien fait. Cela valait la peine d’essayer.

« Parlons à Lily. Rose, tu as fait du bon travail en les examinant, » déclarai-je.

« Eh bien, ce n’est pas grand-chose, » répondit Rose.

« Ne sois pas modeste. Ce sont des choses que je n’ai pas remarquées, » dis-je.

« Non. C’est quelque chose que n’importe qui peut remarquer, » répondit Rose.

« Je vois... En parlant de cela, y avait-il quelque chose d’utile dans ce qu’ils avaient sur eux ? » demandai-je.

« Il y avait de la nourriture, mais comme elle est gâtée, il vaudrait mieux ne pas le prendre, » répondit Rose.

« Et les armes ? Toutes leurs armures semblent être brisées, mais qu’en est-il des épées à leur taille ? » demandai-je.

« Je les ai inspectées. Je ne pense pas qu’il y avait quelque chose d’utilisable, » répondit-elle.

« Je vois. C’est regrettable, mais je suppose que nous ne garderons rien... Attends, » dis-je.

J’étais sur le point de le dire, mais je m’étais mis à réfléchir.

« Nous ne prendrons que la bague, » dis-je.

« L’anneau ? » demanda Rose.

« Eh bien, si nous rencontrons quelqu’un qui savait ce que les caractères voulaient dire, cela pourrait être utile, » dis-je.

Nous pourrions être en mesure de gagner quelqu’un en tant qu’alliés avec lui.

J’avais mis la bague que je tenais dans la poche de mon pantalon.

« Eh bien, dépêchons-nous et enterrons-les dans une tombe où ils ne pourront pas se relever, » dis-je..

« D’accord, » déclara Rose.

« Une fois que tu auras éliminé les armes et l’armure, creuse un trou décent et profond... Il semble que ce serait mieux si nous augmentons la main-d’œuvre. Les préparatifs pour partir devraient être maintenant terminés, appelons Lily, » dis-je.

J’avais alors commencé à marcher vers Lily et les autres. Parce qu’il était dangereux d’être trop loin dans la forêt, elles étaient assez proches pour entendre si je criais.

Bien sûr, même si c’était une courte distance, ce serait toujours dangereux. Par conséquent, Rose m’avait escorté vers le feu.

« ???? »

Sauf que je n’entendais pas de pas. Je m’étais arrêté et j’avais regardé en arrière.

« Qu’est-ce qu’il y a, Rose ? » demandai-je.

« Maître..., » répondit-elle.

Je pouvais voir que Rose n’avait pas encore bougé.

« Mais hm... Il y a quelque chose que j’aimerais vous dire... Est-ce d’accord ? » demanda Rose.

« ... Bien sûr. Cela ne me dérange pas, » répondis-je.

***

Partie 2

Son comportement me donnait l’impression comme si elle était perdue dans ses pensées. J’avais froncé les sourcils avec étonnement.

En premier lieu, il était rare que Rose exprime son opinion sans que je la demande.

En fait, c’était la première fois. Si vous voyiez une telle attitude, vous penseriez que c’est suspect.

Eh bien, il n’y avait rien à faire avant d’avoir entendu ce qu’elle avait à me dire.

« De quoi veux-tu parler ? » demandai-je.

Alors que je l’exhortais, Rose demanda en hésitant « Je voudrais faire une suggestion. »

Une suggestion ? J’avais légèrement incliné ma tête... Je me demande si ce sera au sujet des soldats que nous venons d’examiner. Cependant, il aurait été bien si elle avait demandé à ce sujet plus tôt. Si ce n’est pas ça, alors qu’est-ce que c’est... ?

Rose serra le poing et leva la tête. Elle semblait avoir pris une décision.

Elle avait alors demandé. « Ce n’est pas vraiment une suggestion, c’est à propos de ce que Kato-san a demandé plus tôt. »

« ... Quoi ? » demandai-je.

« À propos de l’apprentissage de la magie, me laisseriez-vous être celle qui lui apprendrait ça ? » demanda Rose.

Rose rassembla ses doigts et toucha les parties de sa poitrine qui ressemblaient à un mannequin blanc et qui avait été refaite à cause des dégâts reçus lors de la bataille avec l’Arachne Blanche.

« Si c’est seulement lui apprendre à comprendre le sens de la magie, je devrais être capable de l’aider sur au moins ça, » continua Rose.

Pour cette première étape, il était vrai que l’enseignant n’avait pas besoin de savoir comment utiliser la magie. Pour ce rôle, Rose serait suffisante. Sa suggestion avait donc du sens.

« Quand je fais des objets magiques, naturellement je peux sentir la magie. Pendant que je travaille, je serai capable d’enseigner à Kato-san comment ressentir la magie, » continua Rose.

« Cela n’entravera-t-il pas ton travail ? » demandai-je.

« Bien sûr que non, » répondit Rose.

J’avais seulement besoin de confirmer ce point. Je ne pensais pas que Rose abandonnerait son travail. Elle était beaucoup trop fidèle quant à la tâche qui lui avait été confiée. Voilà pourquoi j’étais surpris qu’elle soit prête à assumer la tâche supplémentaire d’enseigner à Kato.

« Au début, je vais lui enseigner, mais plus tard, je prévois d’avoir Grande Sœur Lily qui fasse correctement les autres choses, c’est ce que je pensais, » déclara Rose. « À ce moment-là, la formation du Maître devrait progresser, même sans l’aide de Grande Soeur Lily. »

Ce n’est pas mauvais comme idée. Il s’agissait de mon impression honnête quant à la suggestion de Rose.

Sa proposition avait soigneusement contré tous les désavantages qui avaient surgi avec l’enseignement de Kato. Et aussi, comme elle m’avait aidé, j’avais le sentiment de vouloir satisfaire sa demande. C’est ce que j’ai vraiment senti.

« ..., » mais pendant que je pensais à ça, j’avais commencé à hésiter à donner mon consentement.

Je me demande, est-ce que ça va vraiment aller ?

Une telle idée m’était venue et elle m’avait fait hésiter quant à ma décision.

En théorie, ça devrait aller. Si, c’était juste la magie curative qu’elle apprendrait. La magie curative ne pouvait rien faire de mal.

Je ne lui donnais pas d’arme, donc il n’y avait aucune raison pour que je refuse ça.

Je pensais que ça irait tant que son but était seulement d’apprendre la magie curative.

C’était comme si... elle avait lu dans mes pensées.

En fait, compte tenu du caractère de Kato, elle avait peut-être prévu de faire sa demande après avoir vérifié ma réaction.

Elle s’était limitée à la magie curative parce qu’elle savait que j’avais des doutes à son sujet.

Cela signifiait qu’elle avait bien compris les doutes que j’avais vis-à-vis d’elle.

La personne elle-même réalisait sa situation ingrate, devenant timide... un doute avait commencé à se former en moi.

Peu importe quoi, je ne pouvais pas complètement faire confiance en Kato parce qu’elle était humaine. Cela devait être désagréable pour elle. Pourtant, elle avait risqué sa vie pour m’aider.

Maintenant, pour nous aider encore plus, elle voulait apprendre la magie curative.

Pourquoi ? Pourquoi, fait-elle tellement de choses pour nous ?

Je ne sais pas à quoi pensait Kato.

Est-ce parce qu’elle est seule dans ce monde ? Est-ce parce qu’il n’y a personne d’autre sur qui compter ?

Avant, j’avais essayé de deviner ce qu’elle pensait. Je ne pensais pas que ce serait aussi simple de faire ça. Je ne pensais pas pouvoir rationaliser ce qu’elle pensait à partir de son attitude.

Par exemple, Lily m’avait dit : « Avoir toujours plus de puissance est une bonne chose. »

Même pour les filles, ma famille, je dirais : « Même si tu es inutile, je ne t’abandonnerai pas ».

L’existence de chacune d’elles était spéciale pour moi, et c’était quelque chose d’irremplaçable.

C’est pourquoi, même si elles étaient inutiles, cela ne me dérangeait pas. Et c’était aussi pour cette raison que quand je n’avais pas compté sur elles, elles en avaient encore plus souffert.

Mais Kato était différente de Lily. Elle n’était pas de ma famille et je n’étais pas son maître. Cela signifiait que je n’étais pas une existence spéciale pour elle. J’étais simplement quelqu’un qui la protégeait à cause d’une réunion fortuite dans la cabane.

C’était tout à fait naturel.

Mais quand même, Kato, sans chercher à obtenir des récompenses, ce qui pourrait être considéré comme normal pour une autre personne, avait risqué sa vie pour me sauver.

Ça ne devrait pas être comme ça.

C’était plutôt comme si pour elle, plus que les monstres comme Lily, il lui manquait quelque chose en tant qu’être humain.

Si mes pensées étaient correctes, elle devait avoir une sorte d’arrière-pensée. Ce n’était pas clair pour moi. Je ne comprenais pas la façon dont elle pensait.

Même si elle est en train de préparer quelque chose, je ne serai pas capable de deviner de quoi il s’agissait.

Ah, merde ! Eh bien, ce n’est pas bon.

Quand je m’étais demandé : « À quoi penses-tu... ? ». J’avais seulement le doute de... « Est-ce qu’elle est en train de comploter quelque chose ? »

C’était déjà devenu comme une maladie pour moi. Plutôt qu’une maladie, c’était plus comme un trouble mental. J’avais alors reconnu le fait que j’étais tombé dans un état de paranoïa.

Grâce à Gerbera, j’étais capable de reconnaître la partie morbide en moi. Je reconnais que penser trop profondément dans un tel état donnait que de terribles résultats.

Cependant, même si je le comprenais, cela ne signifiait pas que je pouvais l’arrêter. Voilà pourquoi c’était une maladie mentale.

« Maître ! »

À ce moment...

Quand j’étais profondément dans mes pensées et complètement immobile, la voix d’une femme avec une voix dans un murmure m’avait appelé.

Il s’agissait de la voix familière de Rose.

Une fois que j’avais réalisé cela, j’étais sorti du fil de mes pensées. J’avais alors levé les yeux qui fixaient avant ça le sol.

Puis, involontairement, j’avais écarquillé les yeux. J’avais réagi ainsi parce que je voyais Rose avec la tête baissée.

« S’il vous plaît, Maître, » dit Rose en inclinant encore plus la tête. « S’il vous plaît, je veux l’aider quant à son souhait, Maître. »

« ..., » j’étais surpris de ça.

Je ne m’attendrais jamais à ce que Rose dise ce genre de chose. Je ne pouvais pas comprendre comment je devrais agir.

« ... » À cause de ça, j’étais resté silencieux.

Rose, comprenant mal la situation, baissa la tête encore un peu plus.

« Je comprends que je sois présomptueuse. Il est raisonnable que vous soyez en colère. Je recevrai respectueusement la réprimande. Cependant, cependant, s’il vous plaît..., » continua Rose.

« A-Attends un peu. Je ne suis pas fâché, » déclarai-je.

Je m’étais dépêché de nier la conclusion hâtive de Rose. Il serait impossible pour moi d’être ainsi. Je ne pouvais pas me mettre en colère contre elle pour quelque chose comme ça. C’est vrai, ça ne pourrait pas être ça, car après tout, c’était quelque chose que je voulais aussi.

Alors que je ne pouvais toujours pas parler à Rose, je réfléchissais. Qu’est-ce qu’elle veut ? Que veut-elle de moi ? Je veux l’entendre d’elle. Voilà ce que j’avais souhaité.

Mais pour son premier désir, cela avait été. « Je souhaite accorder le souhait de Kato-san. » Je ne m’attendais pas à ça, mais cela ne changeait rien au fait que je devrais en être heureux.

« Rose, le fait que tu as une opinion et que tu énonces ton désir, c’est pour moi une chose vraiment merveilleuse, » déclarai-je.

Voilà comment je me sentais en ce moment. Mais d’autre part...

Je lui avais demandé. « Si cela ne te dérange pas, peux-tu me le dire ? Pourquoi es-tu prête à aller jusqu’à incliner la tête pour Kato-san ? »

Quelque chose avait changé en Rose que je ne connaissais pas. Bien entendu, je voulais savoir ce que c’était.

« C’est..., » commença Rose. Elle cherchait le mot juste.

Même si c’était moi, je ne pouvais pas arrêter de penser à son cœur de poupée comment étant une substance inorganique. Ah ! Mais il n’y a pas d’erreur, j’avais de telles pensées.

Sa timidité lui avait toujours donné l’apparence d’une adolescente. Mais cela pouvait aussi être la raison.

« C’est parce qu’elle est mon amie, Maître, » Rose serra son poing sur sa poitrine et répondit à ma question.

La réponse qu’elle m’avait donnée avait mis un coup de poing mystérieux dans ma poitrine.

« Une amie ? » demandai-je.

Je m’étais souvenu des silhouettes de Rose et Kato qui s’entendaient bien. Je venais juste de réaliser qu’elles parlaient comme si elles étaient amies.

Cela pourrait expliquer le changement de Rose. Une personne pouvait être changée pour le meilleur ou le pire selon ses amis et cela même si cette personne était une poupée.

Ce n’était que la pointe de l’iceberg dans la façon dont Rose allait changer, qui était venue exprimer ses opinions et ses désirs.

Quand je regardais pour Rose, l’existence de Kato avait été une bonne influence sur sa croissance. Il semblerait dans tous les cas que Kato soit une bonne amie pour Rose.

« Je comprends, » dis-je.

J’avais l’impression que mes précédentes pensées noires ne s’étaient jamais produites et que je pouvais parler maintenant.

« Rose, tu peux enseigner à Kato-san les bases de la manipulation magique, » déclarai-je.

« Vraiment ? » demanda Rose.

« Oui, » répondis-je.

Rose n’arrivait pas à cacher sa surprise lorsqu’elle m’avait demandé la confirmation.

J’avais donc hoché la tête alors que je lui répondais.

En faisant cela, elle avait attrapé ma main qui était devenue assez moite.

... Je me souvenais encore que lorsque la colonie s’était effondrée, les sourires moches des camarades de classe qui m’avaient battu à mort.

Le moi en ce moment ne semblait pas pouvoir surmonter les sombres souvenirs qui me hantaient.

Bien que c’était pathétique, je le comprenais bien. Parce que j’étais un humain, je ne pouvais pas être aussi fort.

C’est pourquoi le fait que je ne faisais pas confiance à Kato, parce qu’elle est humaine, ne changerait pas de sitôt.

Mais...

« Je crois en toi, Rose. Avec toi rien de mal n’arrivera, » dis-je.

Rose n’avait probablement pas compris la véritable signification dans mes paroles.

Elle pensait probablement que si elle enseignait à Kato, que tout irait bien.

Mais cela m’allait ainsi.

Les mots que je lui avais dit n’avaient pas vraiment transmis mes intentions.

Je ne pouvais que me rendre face à la signification de mes propres mots. Si c’était Rose, je pouvais croire en elle. Kato était après tout son amie. Elle disait qu’elle voulait aider sa première amie.

Ce n’était pas seulement ça. Pour moi, Kato était la précieuse amie de Rose. N’était-ce pas naturel de l’accommoder ?

« Rose, je vais te laisser t’occuper de Kato-san. Est-ce que ça va ainsi ? » demandai-je.

C’était la meilleure des choses que je pouvais faire pour rembourser un peu Kato. Je devais faire de mon mieux pour raisonner de cette manière.

« ... » Rose ne répondit rien pour le moment.

Je pouvais dire que mes sombres pensées avaient cessé. J’avais lentement expiré.

Rose inclina à nouveau la tête. « Merci beaucoup, Maître. »

« Ne t’en fais pas, et c’est moi qui devrais te remercier, » dis-je.

Parce qu’elle ne comprenait pas ce que je voulais dire, Rose leva les yeux vers moi avec curiosité.

« Je suis désolée, Maître, mais qu’est-ce que cela signifie exactement ? » demanda-t-elle.

« Si tu ne comprends pas, alors c’est bon, » je lui avais répondu en rigolant légèrement.

Nous devions appeler Lily afin d’obtenir de l’aide pour creuser des trous.

Rose me suivait.

« ... Oh, c’est vrai, » dis-je.

Après quelques pas, je m’étais arrêté et j’avais regardé par-dessus mon épaule.

« Eh bien, c’est ce que voulait Kato-san, mais y a-t-il quelque chose que tu veux ? » demandai-je.

Même si je remerciais Rose, elle ne comprendrait pas la raison pourquoi je la remerciais.

Alors, remboursons-la pour m’avoir aidé inconsciemment, en lui faisant une faveur. C’était du moins ce que je pensais.

« Tu as vraiment bien fait. Y a-t-il quelque chose que je peux te donner ? » demandai-je.

« Quelque chose d’autre... ? » demanda Rose.

« C’est bien ce que je dis, tu n’as pas besoin de te retenir. S’il te plaît, réfléchi à quelque chose pour toi, » je lui avais à nouveau demandé. Je m’attendais à moitié à un refus.

Rose se retenait toujours, même si j’affichais mon intention de respecter mes mots.

Elle avait répondu pendant que je réfléchissais à mes propres mots. « Alors... il y a une seule chose. »

Elle semblait hors de son élément. En contraste de juste avant où elle était totalement différente... là, si c’était pour elle-même, elle devenait très nerveuse.

« Ça ne me dérange pas si c’est juste quelques jours, s’il vous plaît donnez-moi le temps de faire autre chose que des armes, » demanda Rose.

« Tu voudrais que je te donne du temps libre, est-ce ça ? » demandai-je.

Alors que j’y pensais, je m’étais rendu compte que je l’avais fait travailler nuit et jour depuis notre rencontre. Par rapport aux autres membres, Lily était capable de trouver le temps d’être intime avec moi et aimait passer du temps avec Gerbera.

Rose ne semblait pas beaucoup pouvoir se détendre. C’était un oubli de ma part. Rose avait probablement aussi besoin de temps pour elle.

Heureusement, nous n’étions pas dans une situation d’urgence. De plus, si nous fabriquions en masse des armes, nos bagages deviendront volumineux et nous ralentiront. Nous n’avions pas vraiment beaucoup de place, donc il ne servait à rien d’en produire trop.

Bien que « quelqu’un qui fait des choses même quand ils ont du temps libre » semble bien décrire Rose.

« Ça ne me dérange pas, fait ce que tu veux, » dis-je.

« M-Merci beaucoup, » déclara Rose.

Bien qu’elle soit une poupée sans expression, quand j’avais donné mon approbation, elle semblait heureuse. Pendant que j’essayais de dire ces choses avec désinvolture, j’étais contente de sa réaction.

« Quoi qu’il en soit, que vas-tu faire ? » demandai-je.

« C-C’est..., » commença-t-elle.

« Oui ? » demandai-je.

Je me demande ce que c’est.

Le corps de Rose semblait s’être raidi à cause de ma question. Je ne comprenais pas pourquoi ma question la bouleverserait tant.

« Pour ça... eh bien... quelque chose de kawaii (mignonne) ? » avoua Rose.

« Qu’est-ce que c’est, cette chose kawaii ? » demandai-je.

Je n’avais pas compris ce que Rose essayait de dire.

Peut-être qu’elle était embarrassée ?

Si c’était le cas, j’avais découvert que la chose que Rose essayait de faire était embarrassante pour elle. L’indice était que c’était une chose « kawaii ».

« Pour faire une plus jolie poupée, n’est-ce pas ? » demandai-je.

« Oui, c’est vrai, » répondit Rose.

Je le disais seulement comme une blague, mais elle avait rapidement répondu positivement.

C’était surprenant.

La Rose de ce soir ne cessait jamais de m’étonner.

Mais j’étais content parce que c’était une bonne surprise. Il semblerait que j’étais venu à connaître un nouveau côté à Rose. Cela m’avait rendu heureux.

« Même Rose est une fille, hein ? » demandai-je.

« Ah, euh. Hmm, plus ou moins, » répondit-elle.

Rose se comportait d’une manière exceptionnellement suspecte. Elle n’avait plus l’air d’être timide.

Mais elle ne semblait pas agir avec son caractère normal. Mais selon moi, la manière d’agir de Rose n’était pas mauvaise en soit.

Bien que si elle était vraiment timide, il serait mauvais de trop rester sur ce sujet. En pensant à cela, j’avais décidé de mettre fin à ce sujet. Mais j’avais ajouté une dernière chose.

« Montre-le-moi quand cela sera fini, » déclarai-je.

J’étais intéressé par ce que Rose voulait faire.

« Ahh, oui. J’ai compris. Quand j’aurais fini, je vous le montrerais, » déclara Rose.

« J’attends cela avec impatience, » j’avais répondu avec un sourire et recommençais à marcher.

J’avais fait quelques pas, puis je m’étais à nouveau arrêté. Après ça, pendant un petit moment, j’avais médité sur la conversation.

***

Chapitre 13 : Le petit chemin dans la forêt

Partie 1

Le lendemain, nous avions commencé à suivre les empreintes des zombies.

Bien que légèrement sinueux, le parcours des zombies semblait être venu directement du nord-ouest.

Même si le sens de l’odorat de Lily n’était pas aussi bon que la vraie créature, nous étions toujours capables de les suivre facilement en raison du sang et des nombreuses traces qu’ils avaient laissées derrière eux.

On dirait que nous nous rapprochions des humains, je me sentais comme si je devais penser à la façon d’interagir avec les habitants ici.

Alors que j’étais assis autour du feu au cours d’une nuit, j’avais évoqué l’idée avec ma famille. « Je pense que quand nous trouverons des personnes, ce devrait être Lily, Kato et moi qui aurons le premier contact. Tous les autres devront rester en arrière. »

Devrais-je dire « comme prévu ? » Tout le monde avait commencé à élever des objections.

« Quoi !? Monseigneur, que voulez-vous dire par là ? » demanda Gerbera.

« Le Maître sera en danger. S’il vous plaît, permettez-nous de vous accompagner, » déclara Rose.

« Même si vous me dites ça, je ne peux pas agir autrement. À part Lily, vous ne pouvez pas cacher que vous êtes des monstres, » dis-je.

Je comprenais l’opposition de Rose et de Gerbera, même si en moi, je ne voulais pas me séparer d’elles dans un tel cas de figure.

Mais quand je serai en contact avec des humains, je croyais vraiment qu’il me faudrait mentir quant à mes capacités. Je voulais faire ça parce je ne savais pas quel genre de réaction les humains auront vis-à-vis des monstres. Je ne devrais pas montrer ma puissance à la légère. Et c’était d’autant le cas avec les autres qui avait été transféré avec moi. De cette façon, cela pouvait être un atout dans la manche.

Par la nature même de la situation, les personnes que je pouvais prendre avec moi étaient limitées.

Parce qu’Asarina ne pouvait pas se détacher de mon bras gauche, elle devait venir et la seule autre que je peux apporter était Lily.

À ce stade, ma famille comprendrait sûrement mon raisonnement, et qu’elles soient d’accord ou non était une autre affaire.

« Monseigneur devrait m’amener ! Monseigneur pourrait être en danger ! Mais il pourrait y avoir une manière pour moi de venir avec vous, » déclara Gerbera.

Gerbera était un peu trop excitée, je pouvais entendre le son de ses jambes d’araignée. Je regardais la partie inférieure du corps d’araignée.

« Même si tu dis ça, je ne pourrai pas tricher. À quoi penses-tu exactement ? » demandai-je.

« Ce à quoi vous pensez, c’est que la moitié inférieure qui pose problème. La partie supérieure qui n’est pas bien différente des humains ! Alors, je devrais l’arracher ! » déclara Gerbera.

« ... C’est impossible de faire ça... Quel genre de film d’horreur dont tu me parles là ? » demandai-je.

La partie la plus fondamentale n’avait pas été résolue. Comme prévu, même une Arachne Blanche ne survivrait pas sans sa moitié inférieure.

« Mais..., » commença Gerbera.

Avait-elle réalisé qu’elle avait dit quelque chose d’impossible ? Gerbera avait produit un gémissement.

Elle avait été très émue aujourd’hui. Elle le comprend probablement, mais quand son sang commençait à bouillir, elle ne pouvait pas penser clairement. La persuader prendrait probablement du temps.

Ayame qui dormait sur la tête de l’Arachne blanche avait fait un reniflement. Elle, qui s’était allongée langoureusement sur la tête de Gerbera avant ça, se leva et s’élança avec énergie.

Alors que tout le monde la regardait, elle s’approche de Lily. Non, dire qu’elle avait sauté serait probablement un meilleur choix de mots.

Lily attrapa immédiatement ce petit corps. Elle se débattit entre les mains de Lily, s’échappa et enfonça sa tête dans la chemise de Lily et rampa pour pouvoir rentrer dans ses habits.

« A-Attends, Ayame ? » demanda Lily.

Si elle continuait à glisser dans sa chemise, elle finirait par tomber sur le sol. Lily avait dû s’en rendre compte puisqu’elle avait commencé à tenir l’ourlet de sa chemise.

Tandis qu’Ayame faisait des bruits et se mettait en boule, elle avait sorti la tête entre les deux monts de la poitrine de Lily.

Ses yeux mignons et ronds reflétaient Gerbera. Les yeux rouges de Gerbera s’étaient élargis en voyant ça.

« Y vas-tu à ma place ? » demanda Gerbera.

En entendant la question de Gerbera, Ayame fit un petit grognement pour lui répondre.

Ayame la regardait avec des yeux brillants comme si elle disait « laisse-moi me charger de ça ». Apparemment, elle était sérieuse.

« ... Tu es de la taille d’une paume. Mais, il ne sera peut-être pas possible de te cacher sous les vêtements, » déclarai-je.

J’avais involontairement interrompu leur conversation.

En fait, une partie de la poitrine de Lily était maintenant en train de sortir et tout cela semblait tellement faux.

Mais un endroit pour cacher le renard était venu d’un endroit inattendu

« Peut-être pas, Maître, » déclara Lily.

Alors que Lily disait ça, elle avait mis ses mains sous sa chemise. Elle tenait Ayame avec une main et roulait sa chemise avec l’autre.

Je voyais son ventre si lisse et son joli nombril qui étaient ainsi exposés. Je pouvais maintenant voir le bas de deux globes légèrement enfoncés sous la chemise, sans soutien-gorge en vue. Pendant que je regardais, sa peau avait lentement perdu sa couleur de chair et s’était transformée en une substance liquide claire.

« Si je fais cela..., » déclara Lily.

Quand Lily avait changé son estomac de chair en slime, il y avait un petit creux qui était présent là. Lily avait mis Ayame là-dedans.

Dans ma tête, je commençais à applaudir, c’était comme un tour de magie. Cette méthode pouvait cacher la masse supplémentaire que représentait Ayame. C’était la méthode de transport que seule Lily, qui était un slime, pouvait faire. Elle pouvait être légèrement serrée, mais Ayame devrait être capable de le supporter.

Ayame regarda Gerbera comme pour lui demander « Comment est-ce ? »

Gerbera qui avait encore l’air d’un peu douter avait souri puis elle avait marché. En raison du comportement d’Ayame, Gerbera semblait avoir retrouvé sa rationalité.

Gerbera tapota doucement la zone où la tête d’Ayame devrait être. Ayame fit un petit reniflement sur le bout des doigts de Gerbera. Ayame commençait à apparaître très fiable.

Une goutte d’eau tomba sur la main tendue et je levai les yeux.

« De la pluie ? » demandai-je.

Des nuages avec une couleur très foncée étaient comme suspendus au-dessus des arbres. C’était vraiment une mauvaise chose là.

***

Nous utilisions toujours le sens de l’odorat de Lily alors que nous suivions les traces des zombies. La pluie allait effacer l’odeur des zombies. Nous allions perdre l’un de nos indices.

Bien sûr, il avait plu depuis que nous avions quitté notre première base. Mais, il n’avait pas plu depuis un moment alors j’avais été négligent.

Même si je prenais cela en considération il n’y avait toujours rien que nous aurions pu faire.

Il serait regrettable de perdre un indice qui avait pris tant d’efforts pour l’obtenir. Alors nous nous dépêchions.

Nous avions rencontré beaucoup de monstres avec différents degrés de difficulté, mais nous les avions rapidement vaincus afin que nous puissions poursuivre rapidement notre route.

Nous avions parcouru cette distance, mais nous ne savions toujours pas d’où venaient les zombies. En échange, nous n’avions pas vu de Croc de Flammes ni de Marionnette Magique.

Vers midi, il avait commencé à pleuvoir encore plus fortement. Il serait difficile de suivre les zombies sur le seul sens de l’odorat.

Mais ce n’était pas un gros problème. Nous avions trouvé quelque chose d’intéressant.

Au niveau d’une piste d’animaux, nous avions trouvé des traces de bottes. C’était des traces d’humains.

Tout en restant prudents, nous avions suivi la piste qui était à moitié enfouie dans l’herbe.

Nous avions ensuite trouvé des armes, le même type que les zombies avaient, dispersé dans une vaste zone. Il y avait aussi des arbustes piétinés et des arbres endommagés. Il s’agissait des signes qu’il y avait eu une bataille ici. Nous n’avions pas pu trouver le cadavre de soldat. Il se pourrait que les corps aient été mangés ou que les survivants les aient emportés. Mais dans le dernier cas, n’auraient-ils pas aussi emporté les armes ?

De toute façon, cela doit être le chemin que cette personne avait utilisé. Le sentier devait le ramener à leur chez-soi. Nous avions finalement trouvé un nouvel indice.

Mais nous ne l’avions toujours pas suivie d’une manière hasardeuse. Nous avions décidé de rester dans la forêt et de suivre la piste en parallèle. De cette façon, nous pouvions observer toutes les personnes que nous trouvions et éviter tout contact si nous voulions.

À ce moment, cela faisait plus d’une semaine depuis que nous avions eu le contact avec les zombies.

***

L’éclairage était réduit même pour une forêt. Il était encore tôt le matin. Je n’avais même pas encore pris mon petit déjeuner. Pourquoi me levais-je si tôt ? C’était pour que je puisse former mon corps au renforcement à l’aide de la magie.

« ... »

J’étais conscient de l’existence de la magie en moi. La magie commençait à bouger à travers mon corps. Cela manquait de forme et était plutôt moche comparé à la magie que Gerbera utilisait.

Si la magie de Gerbera était comme un torrent, la mienne était comme de la boue qui pourrait être emportée par un ruisseau.

Mais même dans ce cas, si je faisais circuler ma magie à travers mon corps comme ça, l’effet devrait être évident.

Par exemple, en ce moment, ma force de préhension pourrait probablement rivaliser avec un culturiste de deux mètres de haut. Pourtant, ce n’était que la limite d’un humain, mais ma force et mon endurance étaient en constante augmentation.

Mais même ainsi, avoir simplement de la force n’avait pas de sens, il y avait encore le besoin d’apprendre à le contrôler.

« HA..., » dis-je.

J’étais en position et j’avais frappé avec mon épée.

C’était vraiment difficile. Je pouvais utiliser la magie de renforcement, mais si je le faisais n’importe comment, le mouvement de mes mains et de mes pieds deviendrait maladroit et lent. Pendant plusieurs jours, je tombais en essayant de courir. Il s’agissait d’un souvenir que j’aimerais oublier.

L’épée avait déchiré l’air. La vitesse de l’épée était devenue raisonnable même sans améliorations magiques... malheureusement, mes bras n’avaient pas encore une mémoire musculaire, j’étais seulement au niveau où je pouvais utiliser une épée comme si c’était une massue. Malgré cela, une arme mortelle était toujours une arme mortelle. Il était intrinsèquement dangereux de mal gérer une telle arme.

La jambe d’araignée qui se déplaçait pour me contre-attaquer avait été arrêtée à la dernière seconde par le bouclier sur mon bras gauche. Les jambes avaient fait un bruit de terre déplacé pendant qu’elles creusaient dans le sol. Avec cette seule attaque, mon bras gauche était devenu engourdi.

Alors que je perdais ma concentration, j’avais trébuché. Mon dos frappa alors durement le sol. Récemment, j’avais été en mesure d’effectuer des attaques relativement correctes.

J’avais repris mon souffle en roulant, et une patte d’araignée perça l’endroit où j’étais il y a quelques secondes. Dangereux, le combat avait presque fini là.

J’avais alors ressenti un impact sur ma poitrine. J’avais baissé la garde.

Gerbera avait huit pattes, dont chacune fonctionnait comme des créatures indépendantes.

Mes poumons avaient été écrasés et vidés de leurs airs. La douleur et l’oppression m’attaquaient en même temps que je perdais presque conscience. La chute seule m’avait presque tuée. Après ma chute, il était même difficile de se relever.

« P-Pas encore ! » criai-je.

En restant sur place, Gerbera m’attaqua à nouveau. L’attaque était si détendue que Gerbera bâillait alors qu’elle effectuait l’attaque. Mais c’était un coup si puissant que je ne pouvais pas l’arrêter à moins que je ne m’y attarde vraiment.

L’attaque ne passait pas à travers ma défense, mais je pouvais sentir la fatigue dans le bras gauche chaque fois que la jambe d’araignée frappait mon bouclier. J’étais étendu contre le sol alors que tout mon corps souffrait d’une importante douleur. Malgré la douleur, si je montrais des ouvertures, la patte d’araignée entrera et me ferait perdre. J’avais alors éjecté le contenu de mon estomac, et j’étais presque évanoui en raison de la douleur. C’était à peu près la même chose que lors de mes autres sessions d’entraînement.

« Arg ! » criai-je.

Ma fatigue s’était accumulée et je pensais que mon pied avait finalement été cassé. Par la seule force mentale, j’étais à nouveau debout, mais mon expérience me disait que je pouvais encore m’attendre à une autre attaque. Je forçais mon bras gauche à rester en place.

Asarina, la vigne qui poussait au niveau de ma main gauche, avait volé dans les airs tels un fouet. Asarina avait réduit la distance en un clin d’œil. Gerbera sauta en arrière en évitant la vigne comme chaque fois. Je me sentais étourdi par le manque d’oxygène, mais je me débarrassais de ma sueur et saisis à nouveau la poignée de mon épée. J’avais fait un pas en avant.

« Ahh ! »

*Flash*

Mon épée s’était retrouvée libérée. Je l’avais sentie quitter ma main.

« ... Ah !? » m’exclamai-je.

J’étais stupéfait en regardant l’espace vide.

« Monseigneur, la fin est venue, » déclara Gerbera.

Un léger impact avait frappé mon dos. Je semblais avoir été frappé par l’une de ses jambes. Bien que cela soit arrivé tellement de fois, je n’avais pas eu besoin de le voir. C’était déjà un sentiment familier. Avec cela, ma posture avait été brisée. Cette petite quantité de force avait assez de force pour faire claquer mon visage dans le sol. Je pouvais seulement regarder le sol s’approcher rapidement de mon visage.

*Bang !*

« Uwaaa... ! » criai-je.

Mon cri idiot avait retenti dans la forêt encore sombre.

***

Partie 2

Alors que mes articulations me faisaient mal, j’avais tourné mon corps avec mes bras affaibli.

J’étais fatigué, alors j’avais regardé le ciel et la forêt pendant que je reprenais mon souffle.

« Allez-vous bien, Monseigneur ? » demanda Gerbera.

Alors que je m’étais retourné, j’avais regardé dans sa direction. Elle était apparue avec ses cheveux blancs et une expression douce, mais présentant aussi de l’anxiété dedans.

*toux* « Je... Je vais... bien ! » dis-je tout en toussant à plusieurs reprises *toux* *toux*

« Essayons d’abord de faire que vous puissiez avoir une meilleure maîtrise de votre respiration, » déclara Lily.

Gerbera avait plié ses jambes et s’était assise à côté de moi. Je pouvais sentir l’amour couler depuis ses bras humains pendant qu’elle me berçait la tête.

Lily, qui nous regardait, était venue et avait fait sa constatation.

Elle avait changé sa forme inférieure pour le lit que j’utilisais la nuit. Tout en maintenant cette forme, elle me souleva afin que je puisse m’étendre sur elle.

Après avoir vérifié l’intégralité de mon corps et avoir guéri avec de la magie la moindre blessure, elle avait fait un signe de tête indiquant qu’elle était maintenant satisfaite.

« OK, tout est guéri, » constata Lily.

« Vous obligez à faire cela tous les matins, désolé, » dis-je.

« C’est bon, » déclara Lily.

Le haut du corps de Lily qui avait germé près de ma tête, avait souri et avait regardé mon visage. On dirait que je recevais un coussin de genoux de la part de Lily, bien qu’aujourd’hui, ce soit une variante différente. L’élasticité à l’arrière de ma tête se trouvait être les cuisses d’une jeune fille, mais en même temps le sentiment de fraîcheur était celui d’un slime.

Depuis qu’elle s’était transformée ainsi, elle ne portait rien sur le bas de son corps. Même si elle avait l’air d’être assise en position de seiza, la partie inférieure de son corps était toujours celle d’un slime, et du point de vue de l’autre, cela pourrait être une position incroyable.

« Le Maître a une certaine compétence maintenant, » constata Lily.

« Je me souviens seulement de pouvoir tomber pitoyablement bien, » déclarai-je en dérision.

« Le nombre de fois où vous êtes tombé n’a-t-il pas diminué par rapport au début ? » demanda Lily.

« ... »

« Je rigole. C’était juste une petite plaisanterie. Mais quand même, vous progressez très bien, Maître, » déclara Lily.

« Selon moi, Monseigneur devient plus fort. Vous progressez plus vite que je ne le pensais, » déclara Gerbera.

En nous regardant de côté, j’entendais la jambe de Gerbera bouger. Je ne peux pas m’empêcher de faire un sourire ironique.

« Je peux les éviter pendant un moment, mais même si vous dites que..., » commençai-je à répondre aux deux filles.

Même si vous dites que je suis devenu plus fort, je ne me sentais pas ainsi.

Je laissais échapper un soupir, ce qui était une chose tout à fait naturelle

« J’ai compris comment gérer le pouvoir magique... d’une manière ou d’une autre, » dis-je.

Quand je remplissais tout mon corps de magie, mon corps commençait à grincer. La magie commençait à bouger en moi comme de la boue collante. J’étais heureux que, avec l’aide de l’enseignement de Gerbera, je sois capable d’utiliser la magie du renforcement du corps. C’était probablement comme quand un bébé apprenait d’abord comment marcher.

Avec ça, je peux me battre !

Le sentiment d’excitation m’avait fait réaliser que, même si j’étais un homme de 17 ans, j’aspirais toujours à la force pure.

C’était Gerbera qui avait rapidement mis fin à mon excitation.

En termes d’utilisation de la puissance magique dans la magie de renforcement du corps, le fait de m’entraîner au combat avec elle n’avait vraiment rien changé. Je ne pouvais même pas la toucher avec mon épée, et même avec Asarina, je ne pouvais pas la frapper. De toute évidence, après avoir été un peu affaibli, j’avais réussi à esquiver ses jambes, mais je m’étais fait frapper dans le dos. Et peu importe à quel point j’étais agacé, cela disparaissait immédiatement.

« ... »

« Maître, êtes-vous déprimé ? » demanda Lily.

Alors que je me souvenais des résultats de l’entraînement depuis ce matin, Lily colla sa joue contre la mienne.

Pour mon corps fiévreux, la sensation froide de cette fille était agréable.

C’était un peu déprimant, et ce n’était vraiment pas cool ce qu’elle me demandait.

Avant que je puisse lui répondre, Lily était venue jeter un coup d’œil dans mes yeux. Il y avait un sourire clairement visible sur son visage.

« Mais, ce visage semble être très heureux, » constata Lily.

« ... Eh bien, je suppose que oui, » dis-je. J’avais fait un signe de tête pour lui répondre.

C’était un fait que lorsque vous n’aviez pas de talent, cela pouvait sembler creux, mais c’était aussi un sentiment d’enrichissement.

Dans ce monde qui avait une puissance mystérieuse appelée la magie, il n’y avait rien pour un gars ordinaire comme moi à faire, sauf aller de l’avant, un pas à la fois. Je l’avais compris, donc je n’étais pas sérieusement déprimé.

C’était une chance que je puisse être dans ce monde dangereux et avancer lentement.

D’ailleurs, il y avait quelqu’un qui me regardait avec un sourire. Il serait trop gourmand de vouloir plus que ça.

« Prenons bientôt le petit déjeuner, » dis-je.

J’avais fait une petite tape aux joues de Lily alors que je me levais. Lily avait alors essuyé la terre présente sur moi. Nous ne manquions pas de vêtements grâce à Gerbera. Mais tous les vêtements faits par elle étaient blancs.

Parce que l’endroit où j’étais tombé aujourd’hui était exceptionnellement terreux, cette fois-ci, j’étais très sale. Je pensais que ce serait mieux si je me changeais avant de manger.

Je regardais autour de moi tandis que je pensais à de telles choses. Ce qui était entré dans mon champ de vision était une poupée blanche, et une fille enveloppée dans une couverture assise ensemble.

« Oh, donc vous êtes aussi éveillée, Kato-san ? » demandai-je.

« Bon matin, Majima-senpai, » répondit Kato.

Alors que j’approchais, je leur avais parlé. Kato lâcha ses paumes qui saisissaient l’avant-bras de Rose, puis elle se retourna et me salua cordialement.

Elle s’entraînait afin d’apprendre la magie. Et tout comme je le faisais, elle se préparait pour le futur. Bien que pour elle, cela consistait juste à toucher l’endroit où Rose utilisait la magie lorsqu’elle créait des objets avec sa magie. Elle essayait de sentir le flux de la magie.

« Avez-vous fait des progrès ? » demandai-je.

« C’est difficile, » répondit Kato. « Je suis inexpérimentée et même si je peux le sentir, je ne sais toujours pas comment toucher le pouvoir magique. »

Kato avait fait une expression amère. Pour une raison inconnue, cela ne semblait pas aller bien pour elle.

« C’est inévitable. Ne vous attendiez-vous pas à ce que ça soit difficile dès le début ? » demandai-je.

« Oui. Mais ça fait plus d’une semaine et il n’y a pas eu de progrès, » répondit-elle.

« C’est la même chose de mon côté, » dis-je.

« Majima-senpai, vous êtes maintenant capable de bouger. Je regardais du coin de l’œil et vos mouvements commençaient à paraître bien, » répondit Kato.

Est-ce vrai ? Non, elle essaye probablement de me réconforter, c’est juste l’étiquette sociale. Si c’était quelqu’un avec qui j’étais intime comme Lily alors peut-être. Mais nous ne sommes pas encore si proche.

Notre relation pouvait être plutôt du genre « un ami d’amis »... ou peut-être même « le père d’une amie ».

Pourtant, nous parlions mieux maintenant par rapport à avant.

« Eh bien, si vous avez besoin d’aide, tant que je suis là, n’hésitez pas à me demander et je vous aiderai autant que possible, » dis-je.

« Merci beaucoup, » répondit-elle.

C’est un compromis... mais je ne sais pas si je peux vraiment l’aider.

Il y avait aussi un sens différent. Kato avait dû l’apprendre depuis un certain laps de temps. Nous devions trouver des humains, et pas seulement des fournitures. Une fois que nous l’aurions fait, nous leur confierons Kato. Nous avions déjà trouvé des traces d’humains. Selon la situation, nous pourrions bientôt nous séparer. Avec elle qui était une amie de Rose, j’avais décidé de m’en occuper aussi longtemps que je le pouvais. J’allais essayer de rembourser sa gentillesse envers Rose d’ici là. C’était ce que je pensais actuellement.

« Puis-je avoir un peu de votre temps, Maître ? » demanda Rose.

Parce que Rose m’avait appelé, j’avais quitté mes réflexions. Je détournai les yeux de Kato pour maintenant regarder vers Rose.

« Il y a quelque chose que je voudrais vous donner, » déclara Rose. « Je travaillais dessus avec Gerbera et je l’ai terminé hier soir. »

« ... !? Vraiment !? » demandai-je.

« Oui, voulez-vous l’inspecter maintenant ? » demanda Rose.

Rose m’avait tendu un tissu blanc, soigneusement plié. Je pouvais voir après l’avoir ouvert que c’était un maillot à manches longues. Je pouvais également constater que le tissu cousu avait été fabriqué par Gerbera, mais il avait été intégré avec les plaques d’armure de Rose. Celles-ci avaient été faites avec du pseudo acier de damas, et même s’elles étaient minces, je pouvais espérer une bonne défense de l’ensemble.

« C’est bon. Cela à l’air mieux que prévu, » dis-je.

« Merci beaucoup, » déclara Rose.

Je voulais que ce soit prêt pour quand nous allions rencontrer d’autres humains. J’étais content qu’il soit prêt à temps. J’allais immédiatement faire un essai.

« Mais avant cela, je pense que je devrais me laver afin d’enlever ma sueur avant de le porter, » dis-je.

« Cela pourrait être la meilleure des choses à faire, » déclara Rose.

Rose se tourna vers Lily.

« Alors, Grande Soeur préparera le bain. Je vais me charger du feu en attendant, » déclara Rose.

« D’accord, alors Gerbera aidera Rose pour les préparatifs, » déclara Lily. « Gerbera, pourquoi es-tu si agitée ? »

Lily avait une expression curieuse.

Gerbera s’impatientait et regardait autour d’elle sans réfléchir. « Je ne peux pas voir Ayame. »

« Maintenant que tu le mentionnes..., » déclarai-je.

Alors que je regardais autour de moi, je ne pouvais pas voir la jeune renarde. Ayame avait un esprit très libre et sauvage à ce sujet. On pouvait généralement la voir jouer dans nos yeux.

Bien que je pensais que c’était le rôle d’un enfant de jouer. Gerbera semblait être assez inquiète.

« Je pensais qu’elle était sûrement avec Rose, » déclara Gerbera.

« Non. Je pensais que la Grande Soeur Lily la tenait occupée pour moi, » déclara Rose.

« Je ne sais pas... oh ? » s’exclama Lily.

En même temps que Lily parlait, il y avait eu un bruissement dans les buissons.

Quand on parlait du loup... du renard..., alors que nous parlions d’Ayame, elle était apparue devant nous.

Elle n’alla pas s’installer même après qu’elle soit sortie du buisson. Une fois qu’elle m’avait vu, elle avait couru droit jusqu’à moi.

« Quel est le problème ? » demandai-je.

Elle avait mordu l’ourlet de mon pantalon et avait commencé à me tirer. Je regarde la renarde et je pouvais ressentir son excitation. Elle me scrutait avec de grands yeux et semblait surprise.

« Qu’as-tu trouvé ? » demandai-je.

Ayame avait cessé de tirer sur mes vêtements et elle l’avait lâché.

Apparemment, c’était la bonne réponse.

Est-ce que le sens de l’odorat d’Ayame était le même que le sens du Croc que Lily imitait ?

Pendant que nous nous entraînions, elle aurait pu trouver quelque chose.

Quelque chose...

Je pouvais sentir quelque chose.

D’une voix ferme, j’avais donné des instructions. « Que tout le monde se prépare pour le départ. Soyez conscient quant à l’environnement. Ayame va nous guider. »

Le petit déjeuner avait été remis à plus tard. Nous étions immédiatement partis pour commencer la recherche. Lily était juste derrière Ayame dans le cas où il y avait des problèmes. Elle pouvait percevoir le danger plus vite que quiconque.

Combien de minutes avons-nous marché ?

Ayame s’était arrêtée aux pieds de Lily et Lily avait rapporté avec une voix faible. « Je l’ai trouvé. »

Voici le chemin que nous avions longé au cours de ces deux derniers jours. Je m’étais caché à l’ombre des arbres et j’avais regardé le chemin.

Là ! Après un long moment, j’avais pu voir la silhouette d’un humain.

***

Chapitre 14 : Protection et informations

Partie 1

Je regardais en ce moment le petit espace ouvert se trouvant un peu à l’écart des arbres.

Dans ce chemin, je pouvais voir approximativement 20 personnes qui faisaient une pause. Il y avait une dizaine de garçons et de filles qui portaient des uniformes scolaires.

En plus de cela, le reste des personnes étaient des soldats vêtus de la même armure complète. Il s’agissait d’un groupe qui ressemblait à ceux qui avaient été transformés en zombies. Ces soldats se reposaient tout en faisant attention aux alentours.

« ... Alors, des étudiants et des habitants de ce monde, hein ? » Je m’attendais à rencontrer l’un ou l’autre, mais pas du tout à les rencontrer quand ils étaient ensemble...

Pour être honnête, cette tournure dans les événements était un peu inattendue.

Cependant, la surprise en elle-même n’était pas très grande, car après tout, c’était une situation qui était assez plausible quand on y pense.

« On dirait que d’autres personnes sont entrées en contact avec les habitants de ce monde avant nous, » chuchota Lily.

« Vraisemblablement, » je lui avais répondu moi aussi en chuchotant.

Ce à quoi je devais maintenant prêter attention, c’était le genre de position qu’avaient les soldats et le genre de relation qu’ils avaient avec les étudiants qui venaient du même monde que moi.

En d’autres termes, cela révélait quel genre de relation nous pouvions construire. En ce sens, la quantité d’informations obtenues par l’observation augmentait, donc cette situation inattendue était plus commode pour nous.

« Maître, je pense qu’ils font probablement partie du groupe qui était resté en arrière, » tirant l’ourlet de mes vêtements, Lily avait attiré mon attention. « Après tout, s’il s’agissait de ceux ayant des capacités qui étaient dans l’Unité Expéditionnaire, alors tout le monde ne devrait pas avoir un visage si fatigué. »

Quand j’avais regardé ce qu’elle disait afin de le confirmer, il semblerait que cela soit bien le cas. Bien que je ne puisse pas voir avec exactitude leurs expressions faciales en raison de la distance, beaucoup des garçons qui avaient à peu près le même âge que moi semblaient être fatigués.

« Des survivants d’après l’effondrement de la colonie ? » murmurai-je.

Il s’agissait des étudiants qui étaient dans la même situation que Kato, ignorant leur propre capacité.

Mais tout d’abord, j’étais surpris par le nombre de personnes qui avait survécu. Et aussi, je m’étais même rendu compte que j’avais eu un petit sentiment de soulagement qui avait rempli mon cœur quant au fait qu’il y en avait qui avait survécu. J’étais soulagé de ce fait.

Cette partie était la même que ce qui était arrivé avec Kaga.

Je ne pouvais toujours pas croire aux humains et je ne pensais pas que je voudrais les rejoindre sans but. Mes priorités étaient claires avec Lily et les autres, et je ne pardonnerai pas à ceux qui s’opposaient à nous.

Cependant, après avoir dit cela, je doutais que je finisse par penser d’une manière si destructrice que je croirais que tout le monde devrait tout simplement mourir.

Bien que ce soit une opinion à demi assermentée, je pensais que c’était bien comme ça.

Vivre, c’est bien mieux que de mourir. Ce genre de pensée que tout le monde semblait avoir était encore vivant en moi.

Je croyais que ce genre de processus de pensée était important. Parce que, après tout, si je perdais mes sentiments en tant que personne, je finirais probablement par penser finalement à Lily et aux autres comme à un outil.

« ... Mais, ils ont survécu grâce à cela, » murmurai-je.

De toute façon, ce n’était pas le moment d’être immergé dans de tels sentiments.

Comme si elle pouvait voir à travers tout ce à quoi je pensais, Lily était venue me voir.

« Je suis sûre qu’ils ont retenu leur souffle et ont vécu dans cette forêt en se cachant jusqu’à maintenant, » déclara-t-elle. « À un moment donné, ils ont été placés sous la protection de ces soldats. »

« Si cela est vrai, ils ont dû avoir beaucoup de chance et ont été menés par un excellent chef, » dis-je.

« Peut-être ont-ils été protégés par une personne ayant une capacité. Il n’y a aucune chance qu’une telle personne qui était restée dans la colonie ait été anéantie, » déclara Lily.

« Aah, il y avait aussi une telle possibilité, » j’avais continué à les observer en parlant avec Lily.

Dans cet espace ouvert, plusieurs étudiants qui avaient encore de l’énergie se parlaient et semblaient converser avec les soldats. En raison de la distance, je ne pouvais pas entendre leurs voix, mais au moins je voyais qu’il n’y avait aucun abus.

À ce stade, le danger de contact avec eux ne semblait pas être trop élevé.

Si c’est... Par exemple..., serait-il possible de leur demander des conseils pour un hameau humain quelconque ?

Si c’est possible, que dois-je faire pour arriver à cela ?

Bien que ce soit nécessaire, il serait bon d’attendre la prochaine opportunité, dans la mesure du possible, car je ne voulais pas faire d’erreur.

Je voulais absolument savoir quelles étaient les circonstances qui avaient amené ces étudiants à coopérer avec les soldats de ce monde. Si je pouvais obtenir cette information, il y aurait de la place pour la négociation.

Ou il y avait la possibilité de les suivre pendant un moment. Mais ils ne se promèneraient pas éternellement dans cette forêt. En les suivant tout en nous cachant, nous devrions naturellement arriver dans un village.

« Que devrions-nous faire, Maître ? » demanda Lily.

« ... Pour l’instant, faisons en sorte qu’il nous soit acceptable d’entrer en contact avec eux à tout moment, » répondis-je.

Il serait préférable de prendre des mesures, de sorte que peu importe dans quelle situation nous tombons, nous serions prêts. Les préparatifs avaient déjà été faits à l’avance.

J’avais rapidement enlevé la chemise faite par Gerbera, puis j’avais mis les sous-vêtements que Rose avait faits récemment et pour finir, j’avais mis mon chandail.

Ainsi, la première étape de mes préparations était achevée.

J’avais l’intention de cacher ma capacité à diriger des monstres, mais si je faisais cela, le premier problème serait mes vêtements. Parce que si ce que je portais était l’œuvre de Gerbera, il y avait une possibilité que d’autres personnes transférées comme moi puissent soupçonner la source.

Mais si je ne faisais pas ça, le simple fait de ne porter qu’une armure me rendrait nerveux dans une situation dangereuse.

Et donc pour résoudre ce problème, j’avais eu ces sous-vêtements que j’avais fait préparer par Rose. Cela pouvait être porté sous le maillot, et cela avait un degré de défense raisonnable.

J’avais tout de même enveloppé un tissu mince préparé par Gerbera autour de mon bras gauche.

Naturellement, c’était pour cacher Asarina qui avait poussé sur le dos de ma main gauche.

« Goshu, sama! Sama! »

« Désolé, de te faire sentir à l’étroit, » dis-je.

« Sama! »

Parce que c’était un tissu conçu avec le fil d’araignée de Gerbera, il avait également une défense raisonnablement élevée. En plus de cela, sur mon bras gauche, il y avait encore les restes des marques de brûlure de la rencontre avec les Renards Ballons. Il n’était donc pas contre nature d’avoir un pansement.

« La suite est l’épée, » murmurai-je.

Comme avec les vêtements, il y avait aussi la possibilité de suspicion vis-à-vis de l’épée. Par conséquent, j’avais également préparé quelque chose pour cela.

J’avais demandé à Rose de préparer une sorte de fourreau pour la lame qui ressemblerait à une épée d’une marionnette magique normale. En bref, le fourreau était camouflé pour ressembler à une épée de bois.

Le plan était qu’en plaçant mon épée en pseudo acier de damas dedans, il semblerait que ce soit juste une épée fabriquée par une marionnette magique.

... Bien qu’il soit facile de le dire, bien sûr, cela n’était possible que si vous aviez la capacité de préparer de telles choses.

Comme il semblait qu’elle n’avait pas pensé à utiliser ce genre de truc, elle avait l’air tout à fait impressionnée par ma demande.

Je me souvenais encore du sentiment inconfortable d’avoir été loué par elle pour l’idée.

Pour Rose, faire des choses était finalement tout simplement une partie de sa nature, alors que cela pourrait être différent pour une personne moderne habituée aux livres, aux mangas, aux jeux, etc. Quelqu’un comme moi pourrait facilement trouver. Mais dans le cas présent, cela pourrait ressembler à l’invention du siècle.

De plus, le plan que j’avais transmis avait fait l’objet de plusieurs modifications le lendemain, mais même ainsi, cela ne semblait pas infaisable en termes d’applicabilité et de vraisemblance.

Quoi qu’il en soit, étant donné que l’équipement habituel dans la colonie était les armes obtenues en battant les marionnettes magiques, il ne devrait pas sembler suspect tant qu’elle était déguisée. Un revêtement similaire avait été appliqué sur le bouclier noir méticuleusement fabriqué par Rose.

Je n’avais pas non plus oublié de rendre mes vêtements et mon corps sales. C’était parce qu’il ne serait pas naturel d’être trop propre.

J’avais mis le sac à dos de Kaga sur mon dos, sans oublier de mettre l’anneau du soldat qui était devenu un zombie dans la poche de mon pull. Les préparatifs étaient ainsi complets.

Lily et Kato qui m’accompagnaient avaient aussi fini leurs préparatifs et nous étions retournés à la surveillance des humains.

« Pourtant, ils ont pris une longue pause, » dis-je.

« Je pense que c’était en considération des étudiants affaiblis, » répondit Lily.

« Peut-être que c’est bien ainsi. Pendant ce temps, essayons de faire tout ce que nous pouvons, » dis-je.

Nous avions également fait un usage efficace de ce temps et avions fait quelques plans pour des actions futures.

La situation avait changé après que des dizaines de minutes se soient écoulées depuis que nous les avions trouvés.

« Un nouveau membre ? » demandai-je.

Un groupe d’une dizaine de soldats était venu de l’autre côté du chemin.

La direction d’où ils venaient était la même que nous, le Sud. Alors qu’ils étaient tous à pied, ils se déplaçaient à un tel rythme qu’il était difficile de croire qu’ils étaient équipés d’une armure de plaque.

Ils avaient rejoint le groupe qui se reposait à l’origine dans la clairière. Je pensais qu’ils prenaient une pause anormalement longue, mais apparemment ils attendaient que l’autre groupe les rattrape.

« ... Hmm ? » murmurai-je.

J’avais remarqué qu’il y avait un soldat lourdement armé en armure de couleur terne avec un motif de bandes noires sur un fond blanc.

Plusieurs soldats le saluèrent. Ils semblaient avoir reçu des instructions. Peut-être qu’il était le chef de ce groupe.

Je le regardais en pensant à ça et j’avais été un peu après ça.

Il bougea la tête, couverte d’un casque blanc, comme s’il cherchait quelque chose, et comme je le pensais, son regard s’arrêta sur nous.

Mais c’était impossible. Il n’aurait pas pu nous voir.

Nous étions à une distance considérable et nous nous cachions dans les buissons à titre de précaution supplémentaire. Même si nous étions en mesure de les voir dans la clairière à venir, ils ne devraient être aucun moyen pour eux de nous voir...

Cependant, mon jugement antérieur avait été brisé d’un coup.

« Qui êtes-vous !? » cria-t-il.

Une voix de défi avait résonné à travers la forêt, me laissant avec une sensation comme si un poignard était planté dans mon cœur, ce qui m’avait fait reculer.

« Nous avons été détectés... ! » murmurai-je.

Je pensais que c’était ridicule et impossible, mais il semblerait que le chef des soldats était convaincu que nous étions ici. En face de nous, il dégaina l’épée qui pendait à sa taille.

« Tout le monde, faites attention ! Il y a quelque chose qui nous cible ! » La voix claire résonna à travers la forêt. Elle sonnait comme si elle venait de quelqu’un de jeune, presque enfantin. Peut-être qu’il avait le même âge que moi, peut-être même plus jeune.

L’avertissement qu’il avait déclaré avait incité un flot de mouvements dans la clairière.

Les individus, qui comme nous, avaient voyagé d’un autre monde, avaient poussé un cri et s’étaient rassemblés à un endroit pendant que les soldats avaient créé un périmètre de sécurité autour d’eux.

Le cercle avait été immédiatement complété.

Il semblerait que cela soit une formation orientée vers la défense. C’était probablement parce que beaucoup d’étudiants deviendraient un fardeau.

Heureusement pour nous, il ne semblerait pas qu’ils prendront leurs épées et viendront nous charger de sitôt, mais ce ne sera pas forcément le cas pour toujours.

Lily qui regardait la clairière en se collant à mes bras les serra légèrement plus fort.

« Que devrions-nous faire, maître ? » demanda-t-elle.

« ... Puisque nous avons été découverts, il ne semble pas que nous ayons de choix sauf de partir, » dis-je.

Malheureusement avec cela, les suivre dans un village humain n’était plus un choix viable.

L’autre option que je pourrais avoir était d’aller négocier avec eux pour qu’ils nous emmènent dans un village humain et je serais en mesure de recueillir des informations sur eux. Cependant, cela ne pouvait pas être fait, alors abandonnons pour le moment.

J’aurais dû prendre la décision par la suite, et cela signifiait simplement qu’il était maintenant temps de le faire. Nous devions juste nous préparer au pire.

« Il semble y avoir un compagnon de classe là-bas, ça devrait suffire pour les négociations, » dis-je.

Bien sûr, le pire des cas était qu’ils allaient utiliser leurs épées sur nous.

Bien que nous soyons étudiants, ils ne nous accepteront pas forcément.

Lors de la réunion de stratégie, nous avions déjà décidé que Gerbera chargerait si les choses tournaient mal. Je pensais que Gerbera pouvait facilement vaincre l’ennemi, mais nous nous efforcerons de causer une perturbation et de nous échapper. Rose serait responsable de la route d’évacuation.

À ce stade, j’avais dit aux autres qui était resté derrière moi. « Rose, Gerbera. Cela ne durera pas longtemps, mais c’est au revoir. Faites tout comme discuté dans la réunion »

« Compris. Je prie pour votre sécurité, » déclara Rose.

« S’il te plaît, Ayame, protége Monseigneur, » déclara Gerbera.

Rose baissa la tête et Ayame, caressée par Gerbera, jeta un coup d’œil dans le coin et se glissa dans l’espace sous le pull de Lily.

Maintenant, les préparatifs pour le départ étaient achevés. J’avais analysé la situation une dernière fois afin de confirmer que rien n’avait été oublié.

Peu importe comment je me méfierais, vous ne pouviez jamais être trop prudent. Pour ma famille, je ne pouvais pas mourir, et je devais rester en vie pour pouvoir vivre plus longtemps.

Par conséquent, j’avais planifié tout en détail et je m’étais préparé en conséquence. Tout ce qui restait à faire pour moi était de faire de mon mieux, ici et maintenant.

« ... Tout est bon. Allons-y ! » dis-je.

Oui, je pense que c’est tout ce qu’il y a à faire.

Mais une préparation parfaite était impossible. Peu importe ce qu’on faisait, on pouvait toujours faire des oublis. C’était déjà une fatalité.

L’un de ces accidents s’était alors produit maintenant.

« Kato-san ? » derrière moi, Rose avait haussé une voix soupçonneuse.

J’avais aperçu la silhouette de Kato qui était restée debout à l’endroit où j’avais regardé par réflexe pour voir si quelque chose n’allait pas.

Comme je l’avais déjà dit, elle allait les rencontrer avec nous. Cependant, après avoir fait le premier pas, elle avait arrêté de marcher pour une raison inconnue.

« Ahh... ? »

Pourquoi est-ce ainsi ? La personne elle-même semblait ne pas comprendre la raison. Une voix étrange était sortie hors de la gorge de la fille.

Bientôt, cela avait été remplacé par un halètement qui semblait être douloureux.

Le visage de Kato qui me regardait était devenu pâle.

Non, c’est différent.

J’avais immédiatement remarqué mon malentendu.

Kato ne me regardait pas. Elle était devenue gelée, fixant par-dessus mon épaule les personnes avec qui nous avions prévu d’entrer en contact.

« ... Ah »

Le corps de Kato avait laissé fuir un petit cri, et elle s’était mise à trembler d’une manière inattendue.

« Kato-san ! » Rose, qui avait remarqué son comportement étrange en premier, avait attrapé le petit corps par-derrière alors qu’elle était prête à s’effondrer.

Que quelque chose soit arrivé à son corps ou non, l’état de Kato était clairement inhabituel.

Tout son corps tremblait, sa respiration était irrégulière et clignait des yeux de façon anormale. Il semblait qu’elle essayait de se lever, mais elle avait déjà perdu toutes ses forces dans ses jambes.

À l’heure actuelle, elle ressemblait à un flocon de neige qui se casserait si elle était le moindrement déplacée.

Est-ce une crise causée par une maladie ? ... Non. Le moment pour que cela se déclenche est bien trop étrange.

Si je devais dire à quoi ressemblait Kato maintenant, alors je dirais qu’elle était au bord de la panique.

Peur, panique, dépression. Actuellement, elle ne ressemblait nullement à la personne intelligente qu’elle affichait.

Pourquoi cela a-t-il pu arriver... ? Je m’étais alors remémoré ce que Kato avait vu avant de s’effondrer ainsi.

Il s’agissait d’un grand groupe d’individus. Et en particulier, les hommes représentaient la plus grosse majorité de ces personnes.

Quant à une raison de l’anomalie, il n’y avait rien de plus facile à comprendre.

Après que Kato soit arrivée dans ce monde, elle avait vécu une expérience extrêmement traumatisante.

Même si elle avait peur à ce stade, il n’y avait rien de mal à cela, on pourrait même dire qu’elle réagissait d’une manière tout à fait naturelle.

Alors, pourquoi n’avais-je pas pu prévoir cela ?

Pour commencer, Kato, elle-même ne s’attendait même pas à cela.

C’était une chose logique. Kato n’avait jamais eu une telle attitude pour quoi que ce soit jusqu’à présent, pas même une fois.

« Désssssolééeee, Senpai, » balbutia-t-elle.

Je ne pouvais pas la reconnaître dans cette petite fille qui était si fragile alors qu’elle tremblait comme ça.

Elle n’avait pas peur de moi, ni dégoûtée de moi. Parce qu’elle n’avait jamais eu de problème avec moi, je pensais qu’il n’y aurait pas de problème avec d’autres personnes. En fait, je n’avais même jamais douté qu’il y ait un problème avec ça.

En y repensant, après l’avoir vue comme ça, son état jusqu’à maintenant était beaucoup plus étrange.

Pourquoi est-elle bien avec moi... ? Non. Ce n’est pas le moment de penser à de telles choses. Après être sorti de mes pensées, j’avais vérifié l’état de Kato.

La fille semblait plus rouge, même ses lèvres commençaient à devenir violettes. Elle ne respirait même pas correctement. Je ne pouvais pas le laisser comme ça.

« Rose. » Je regardais Rose qui avait Kato dans ses bras.

« J’aimerais que tu prennes Kato-san avec toi, et que tu partes immédiatement, » ordonnai-je.

Je dois calmer Kato dès que possible. Pour ce faire, il faut d’abord la déplacer loin de cet endroit.

Il semblait raisonnable de confier Kato à Rose, comme Kato était actuellement incapable de marcher. Puisque Rose était une amie, Kato pourrait se sentir plus à l’aise, alors je pourrais la laisser à Rose.

« D’accord, » Rose avait rapidement répondu.

Elle se cramponnait à une Kato tremblant comme si elle manipulait un objet brisé

Rose avait prise Kato dans ses bras comme elle était maintenant. Naturellement, Kato ne pouvait plus nous accompagner, mais c’était quelque chose qui n’était plus sous notre contrôle.

« Dé... so... lée... Senpai. Je... suis... désolée, » murmura Kato.

Kato s’excusa comme si elle était fiévreuse, mais la blâmer pour cela serait inutile.

« Ne vous inquiétez pas. Ce niveau de problème peut être surmonté, » dis-je.

« Senpai..., » balbutia Kato.

***

Partie 2

Après avoir légèrement ri, j’avais tourné mes yeux vers Rose. « Je te laisse te charger de Kato-san. »

« Compris, » répondit Rose.

Rose qui tenait Kato dans ses bras et Gerbera qui allait veiller sur elles avaient disparu dans la forêt.

Il ne restait plus que Lily, Ayame qui sortait du chandail et moi.

Lily avait étroitement tiré l’ourlet de mes vêtements. « Maître. »

« Ça va, je comprends, » dis-je.

J’avais pris une profonde inspiration et avais calmé mon esprit.

La condition physique de Kato était inquiétante, mais nous avions notre propre tâche à faire.

Le plan avait été légèrement modifié, mais les tâches restaient les mêmes.

Je devais contacter les humains, négocier des conseils pour le village, acheter si possible des biens, et trouver un endroit pour y laisser Kato.

« Eh bien, y allons-nous aussi ? » demandai-je.

« Oui, Maître, » répondit Lily.

« Hmm. »

Nous avions chacun hoché la tête en nous blottissant l’un contre l’autre et en commençant notre marche vers les humains.

 

☆☆☆

 

Nous avions traversé la forêt en faisant le plus de bruits possible.

J’avais fait ça pour étouffer les mouvements de Rose qui s’était séparée de nous et pour les alerter que nous approchions.

« S’il vous plaît, veuillez baisser vos épées ! Nous ne sommes pas des monstres ! » criai-je.

Je m’étais assuré de les appeler bien en avance afin que nous soyons vus par le côté opposé.

Il serait insupportable d’être attaqué à cause d’un malentendu, ou plutôt, je trouvais troublant que ce ne soit pas un malentendu puisque nous étions en vérité des monstres.

C’était pour cette raison que dire quelque chose était très utile, car cela permettait à l’autre partie de faire ses propres suppositions. La raison en était que la plupart des monstres n’avaient aucune volonté claire et étaient donc incapables de comprendre le langage humain.

Cependant, c’était finalement de la pure spéculation de ma part. Il y avait la possibilité que j’aie oublié certaines circonstances, alors quelque chose pourrait arriver alors que c’était sous ma supervision, ou un sortilège pourrait tout à coup venir frapper notre chemin.

Ce voyage angoissant me donnait l’impression que mon cœur et mon estomac avaient été saisis par l’angoisse. La tension me donnait l’impression comme si vous êtes à un pas du bord d’une falaise. Si je n’avais pas la fille qui marchait à côté de moi, j’aurais pu être saisi par des vertiges.

Heureusement, j’avais deviné juste. Nous avions réussi à nous rapprocher sans être attaqués par les hommes, qui attendaient dans une formation circulaire.

Une agitation s’était répandue parmi les étudiants et les soldats après notre apparition dans la petite clairière.

« Impossible, un humain... ? » murmura quelqu’un.

J’avais saisi cette chance de parler. « Vous avez raison. Je suis un humain et non pas un ennemi. Pourriez-vous baisser vos armes ? »

À mon appel, j’avais vu des hésitations nées au bout des lames pointées vers nous.

C’est bien. Avec ça, la première étape est franchie. Pour l’instant, j’ai été capable de gagner de la place pour la discussion.

« J’aimerais parler avec votre représentant. Qui est-ce ? » demandai-je.

J’avais respectueusement et soigneusement lancé la question. Lily s’approcha de moi afin de me donner le courage dont j’avais besoin.

Une agitation s’était à nouveau levée, et le regard des étudiants s’était rassemblé en un point.

« C’est moi, » attirant l’attention quand il était sorti du groupe, comme je m’y attendais, c’était le casque blanc qui avait été le premier à remarquer notre présence.

Rengainant son épée, il marcha vers nous seul.

Il était plus petit que je ne le pensais. Les soldats qui étaient devenus des goules avaient une carrure plus large que moi, et pourtant il était encore plus petits que moi. Son visage pouvait ne pas être visible, mais son âge ne devrait pas être si différent du mien. Peut-être qu’il pourrait même être plus jeune que moi.

En considération de notre vigilance, le casque blanc s’était arrêté à deux mètres de nous.

« ... ? »

Soudain, j’avais vu quelque chose qui scintillait flottant au-dessus de son épaule, ce qui m’avait fait plisser les yeux pour avoir un regard plus clair.

C’était un orbe jaune, légèrement scintillant et pelucheux.

Sa taille était légèrement plus petite qu’un poing fermé. Il y avait une poupée faite d’argile, avec des membres et deux creux ressemblant à des globes oculaires qui brillaient.

... Qu’est-ce que c’est ?

Une créature de ce monde ? Peut-être, un monstre ? ... Dans tous les cas, cela ne semblait pas dangereux, et il se tenait là en tournant lentement alors qu’il flottait.

J’avais rapidement regardé les autres soldats, mais aucun d’entre eux ne possédait quelque chose comme ça. Cela ne semblait pas être commun pour les autres personnes du monde.

Franchement, qu’est-ce que c’est ? Je suis vraiment curieux à ce sujet. Néanmoins, je devrais d’abord me concentrer sur la personne devant moi.

Comme il était peu probable que ce soit quelque chose de dangereux, j’avais décidé de laisser cette affaire pour plus tard, puis j’avais fixé mon regard sur le casque blanc.

« Merci d’avoir répondu à mon appel. De plus, je suis désolé de vous avoir espionné, » dis-je.

« C’est bon. Considérant que nous sommes armés, votre méfiance est justifiée, » répondit-il.

« Merci de votre compréhension. Je m’appelle Majima Takahiro. Cette personne est Miho Mizushima, » avais-je dit.

« Je m’appelle Silane. Je suis la vice-chef de cet ordre chevaleresque, » répondit Silane.

Le casque blanc, ou plutôt, Silane avait fait une simple salutation.

Puis, j’avais soudain réalisé mon malentendu.

Il était... elle était une femme. La voix sévère et basse d’avant qui venait du bas du casque était un peu étouffée, alors j’avais mal compris. Mais, comme je m’approchais pour échanger des mots, il y avait une douceur particulière à une dame dans le son de sa voix.

Elle avait baissé la tête. Une action pour informer ses soldats... non, s’ils lui obéissaient je suppose qu’ils devraient être vus comme des chevaliers ?

« Les voyageurs venant d’un autre monde sont rares, » déclara Silane.

On était arrivé là. L’énorme exagération. Sa bizarrerie, est-ce dû à ses caractéristiques ? Ou juste quelque chose qui est unique aux autres gens du monde ?

En tout cas, ce qui était dit n’était pas faux.

J’avais hoché la tête, puis j’avais demandé après ça. « Oui, c’est comme vous l’avez dit. Je peux voir qu’il semblerait que vous êtes avec d’autres personnes venant d’un autre monde. Serait-il acceptable pour nous de supposer que vous connaissez nos circonstances ? »

« Tout à fait, » répondit-elle. « Ils ont été gardés en sécurité jusqu’à maintenant. »

Ces paroles ne dissimulaient aucune intention claire.

Tant qu’elle n’agissait pas, ils ne semblaient pas avoir l’intention de nous faire du mal.

Au contraire, il y avait même des indications qu’ils étaient heureux que nous soyons en sécurité.

La preuve de ceci fut quand Silane nous avait fait cette proposition. « Ça a dû être difficile. Nous adressons une invitation à vos frères pour venir dans notre pays. Si cela ne vous dérange, pourquoi ne viendriez-vous pas avec nous ? »

« C’est... justement ce que je voulais, » dis-je.

J’étais un peu perplexe.

Des informations sur le chemin vers la civilisation humaine étaient ce que nous avions l’intention de demander à l’origine. De la façon dont les choses s’étaient passées, ce développement avait été totalement favorable.

Attends un peu, notre position est assez mauvaise.

« Est-ce vraiment d’accord ? Vous faites venir des personnes suspectes jusqu’à chez vous, » demandai-je.

En prenant le bon sens en considération, les habitants d’un autre monde n’étaient pas des résidents d’une petite maison avec la prairie.

Je ne savais pas comment le bon sens fonctionnait ici, mais même si le phénomène du transfert depuis un autre monde était bien connu, nous étions des étrangers... En d’autres termes, cela ne changeait pas le fait qu’ils devraient se méfier des personnes suspectes.

« Bien sûr, ça n’a pas d’importance, » répondit-elle.

Par conséquent, je me méfiais de l’existence d’un motif sous-jacent. Mais l’attitude sincère de Silane montrait que nous étions invités à la suivre, nous, des habitants d’un autre monde.

Même l’humeur affichée donnait l’impression que c’était quelque chose de naturel à faire.

« C’est parce que vos visiteurs de si loin sont nos invités d’honneur, » continua Silane.

« Invités d’honneur... ? » demandai-je.

En quelque sorte, en entendant ces mots, cela m’avait fait redresser mon dos. En dehors de cela, il ne semblerait pas y avoir d’intention malveillante dans ses paroles.

Après Silane m’eut regardé avec une expression sincère, j’avais l’impression qu’elle ne faisait pas semblant. Par conséquent, un sentiment était venu en moins en raison de la différence de logique entre les deux mondes.

Par exemple, je me considérais comme un intrus dans ce monde, mais l’autre côté semblait penser à nous en tant qu’invité d’honneur.

Il y avait une différence dans chacune de nos perspectives. Voilà pourquoi nos pensées ne correspondaient pas.

Puisque l’autre personne venait d’un monde différent, c’était une conclusion évidente, et une affaire si simple... Bien qu’il soit facile de le dire, ne pas être capable de comprendre les pensées de l’autre était plus dangereux que tout. Même si la situation actuelle était favorable, je ne peux pas prédire quand cela allait changer.

« Je suis désolé, Silane-san. Que voulez-vous dire en disant que nous sommes des invités d’honneur ? » demandai-je.

« C’est..., » commença-t-elle.

En répondant à ma question, Silane avait remarqué quelque chose et avait coupé sa parole au milieu de la phrase.

... Zut. Étais-je trop rapide ?

Je voulais faire claquer ma langue en raison de ma propre impatience, mais Silane ne semblait pas remarquer mon malaise.

« Je suis vraiment désolée, Takahiro-dono. Nous devrions avancer avant de pouvoir parler un peu plus longtemps. Si nous nous attardons ici trop longtemps dans cette “Mer d’Arbres”, cela pourrait nous être fatal. » Silane avait dit cela en mettant ses talons ensemble et en baissant la tête.

C’était une expression sincère selon moi.

« Je comprends votre inquiétude de ne rien comprendre du tout, mais ne pourriez-vous pas commencer par venir avec nous ? » demanda-t-elle. « Nous serons en mesure d’atteindre notre destination très bientôt. Je vais tout vous expliquer après notre arrivée. »

Silane avait levé la tête. De sous son casque blanc, elle me regardait avec des yeux pleins de sincérité.

« ... Je comprends, » répondis-je.

Dans ce genre de situation, je ne pouvais pas plus longtemps lui demander des réponses. J’avais donc accepté son offre.

Une Silane qui ne connaissait pas mes pensées semblait rire de l’intérieur de son casque. « Alors, venez avec nous. Nous vous souhaitons la bienvenue. »

 

☆☆☆

 

Immédiatement après notre présentation, nous étions partis de là.

Les chevaliers en armures s’étaient divisés en deux afin de protéger le groupe de l’avant et de l’arrière.

Sur le devant se trouvait Silane, menant l’ensemble du groupe des chevaliers.

Au total, 15 étudiants, dont Lily et moi, et nous étions protégés par eux.

En premier lieu, les étudiants semblaient être divisés en différents groupes et interagissaient les uns avec les autres. Les nouveaux venus étaient allés dans les groupes d’origine et s’étaient déplacés ensemble. Grâce à ça, me coller avec Lily n’était pas vue comme étant bizarre.

« Jusqu’ici, avez-vous erré dans cette forêt ? Vous avez bien fait de survivre. »

« Maintenant, c’est bon. »

« Ces personnes nous protègent maintenant. Nous sommes sauvés. »

« Je pensais que ce ne serait que temporaire, mais nous sommes vraiment sauvés. »

« Eh bien, Majima-san a eu de la chance ! Je suis content que vous soyez encore en vie ! »

Les étudiants fatigués nous avaient adressé de chaleureux mots de bienvenue, à nous qui venions de les rejoindre.

Puisque nous avions décidé de partir peu de temps après nos présentations, je ne connaissais que leurs noms et je n’avais pas encore compris leurs personnalités. Cependant, il y en avait encore quelques-uns dont je me souvenais.

L’un d’eux était un garçon qui semblait être plus âgé que moi. Son nom semblait être Taichi Miyoshi.

À l’origine, ses compagnons étaient deux garçons et deux filles, mais il parlait avec tout le monde sans faire de cas.

En d’autres termes, est-il le médiateur de classe ? En vérité, il semble juste être un camarade de classe.

Je m’étais souvenu d’un autre étudiant, mais pas dans le bon sens.

Il était plus jeune que moi et s’appelait Sakagami Gouhuta. Je ne connaissais pas personnellement son nom, mais j’avais été informé par une Miho amère.

Pour le dire simplement, Sakagami était un délinquant. Tout en grattant ses cheveux blonds et sales, il nous avait regardés avec brusquerie. Quand son regard s’était tourné vers Lily, il avait fait un sourire indécent... Je suppose que c’était la raison de son regard. L’apparence de Lily était actuellement celle de Miho Mizushima, une belle fille, et c’était quelque chose qui manquait à leur groupe actuel.

Il y avait seulement une personne qui accompagnait Sakagami. Il s’agissait d’un petit étudiant qui semblait faible. Il portait un grand sac à dos qui semblait contenir à la fois ces propres affaires et les bagages de Sakagami, ce qui le faisait tituber en marchant. Même ici, les individus opprimaient les autres. Et personne n’arrêtait un comportement aussi déraisonnable.

Vous pourriez dire que plusieurs autres étudiants, y compris Miyoshi, étaient amers au sujet de la présence de Sakagami et du comportement en regardant simplement leurs yeux.

Eh bien, je comprenais bien leurs sentiments. Je n’aimais pas non plus ce que je voyais.

En les regardant, je m’étais remémoré des souvenirs de notre vie antérieure à l’école, qui étaient maintenant comme un passé lointain.

Les élèves de différentes années étaient mélangées alors que nous traversions actuellement une forêt. Mais cela ressemblait quand même à une salle de classe que vous trouveriez n’importe où au Japon.

Néanmoins, les étudiants ne se seraient jamais attendus à être transférés ici et être mis dans ce genre de situation.

« Est-ce que Majima-kun et Mizushima-san sont encore fatigués ? »

« Non, cela va. Merci de vous en inquiéter. »

« Miho-san, n’êtes vous pas encore un peu fatiguée ? »

« Haha. Une fille s’inquiète pour moi. Je fais de l’athlétisme sur de longues distances. Je ne vais pas me fatiguer facilement. »

De temps en temps, quelqu’un laisse échapper des mots d’encouragement alors que les trente chevaliers et les élèves traversaient la piste des animaux en étant le reste du temps silencieux.

L’une des raisons à cela était la grande fatigue que tout le monde ressentait.

L’autre raison était parce qu’il était imprudent de s’engager dans des conversations oisives tout en marchant dans la forêt. Même un enfant comprenait qu’un bruit excessif rendait plus difficile la détection des monstres qui s’approchaient.

« ... »

En tant que membre du groupe d’étudiants, j’avais continué tout en marchant silencieusement. Ce faisant, j’avais ressenti un malaise.

Un danger est présent, ce n’est pas ce que j’ai ressenti.

Cela semblait être la même chose que j’avais ressentie lors de l’échange avec Silane il y a un moment.

Je me sentais comme si j’étais un objet étranger ici. Inutile de dire que j’étais en vérité un corps étranger dans ce groupe.

Ce qui avait prouvé que j’étais un étranger ici, c’était que depuis que j’avais rejoint le groupe, je ne m’étais jamais séparé de Lily. Bien que je ne savais pas à quoi cela ressemblait de leur point de vue... Je pouvais sentir les regards un peu jaloux dans leurs yeux. En fait, il y avait un sentiment de distance et de méfiance à mon égard, même de la part des gardes.

Donc, il était certain que j’étais un étranger ici... Pourtant, ce n’était pas la cause des sentiments de mon malaise.

L’origine du sentiment venait d’autre chose. Mais je devais encore comprendre ce que c’était.

« Majima-kun. » Lily s’agrippa à ma main alors que j’étais perdu dans ses pensées.

Ses yeux étaient remplis de préoccupation, me fixaient intensément.

En même temps qu’elle faisait ça, des regards emplis de jalousie étaient dirigés vers moi, eh bien, peu importe...

« Est-ce que tu vas bien, Majima-kun ? » Cette fois, Lily ne m’appelait pas maître. Elle jouait le rôle de Miho Mizushima jusqu’à la fin. Mais cela ne changeait pas notre relation.

« Tout va bien, » lui avais-je dit.

Dans tous les cas, elle était debout et elle se tenait toujours à mes côtés. À cause de ça, je vais supporter d’aller avec les autres personnes transférées jusqu’à ce que ce sentiment de mal-être se concrétise. En d’autres termes, j’avais réfréné mes émotions et avais continué à avancer.

Nous avions bientôt commencé à grimper une pente de plus en plus abrupte. Immédiatement après ça, nous étions arrivés sur une colline et notre champ de vision devant nous s’était d’un coup élargi.

Des cris de joie avaient éclaté parmi le groupe.

La forêt qui avait constamment obscurci notre vue n’était plus devant nous.

Au lieu de ça, il y avait l’apparition d’un grand bâtiment, composé de dizaines de milliers de briques.

Il y avait une énorme forteresse où se trouvait autrefois la forêt dense, et ses murs étaient maintenant colorés en brun à cause du passage du temps.

***

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